:
Merci beaucoup, monsieur le président.
Tout d'abord, je tiens à rappeler que la demande en vertu du paragraphe 106(4) du Règlement a été envoyée 48 heures à l'avance, soit l'équivalent de deux dodos. J'ai donc respecté les délais; nous avons respecté les délais. Nous nous sommes entendus pour discuter de ma demande en vertu du paragraphe 106(4), et je sais qu'il y a également eu des discussions du côté des libéraux.
En ce moment, des journalistes, particulièrement au Québec, reçoivent des appels de la part de centaines d'aînés qui ne reçoivent pas leurs prestations depuis neuf mois — c'est ce qu'on peut voir dans la lettre —, à cause des difficultés liées au système informatique Cúram. Nous n'avons pas les chiffres, nous n'arrivons pas à le savoir.
J’ai reçu un message de la part d'un employé de la , qui disait que si on avait des problèmes, on pouvait lui écrire. Toutefois, ce n'est pas de ça qu'on a besoin.
J'ai fait une demande en vertu du paragraphe 106(4) et j'ai déposé une motion afin qu'on fasse la lumière sur le nombre exact d'aînés qui ont des problèmes relativement au traitement de leur pension.
Nous voulons que le Comité invite à témoigner, pendant deux heures chaque, Mme Patty Hajdu, la ministre de l’Emploi et des Familles, accompagnée de fonctionnaires; et M. Joël Lightbound, le , afin que ceux-ci répondent aux questions du Comité au sujet du logiciel Cúram, dans le but d'élaborer un plan d'action rapide et efficace pour résoudre les problèmes liés au traitement des demandes de prestations de la Sécurité de la vieillesse et de faire le point sur les dépassements de coûts passés et à venir. Nous demandons aussi que les ministres témoignent au plus tard le 26 février 2026.
Les aînés qui attendent ont le droit d'avoir des réponses, tout comme les fonctionnaires, qui ont donné la note de 1 sur 10 au logiciel Cúram. Nous cherchons à obtenir des réponses, tout simplement.
:
Le Comité reprend ses travaux. La séance n'est plus suspendue.
Je veux simplement clarifier quelques points.
Madame Larouche, le préavis de 48 heures est simplement une directive pour moi, dans mon rôle de président, pour convoquer une réunion. Il ne vous donne pas la priorité pour proposer quoi que ce soit. La lettre que j'ai reçue en vertu de l'article 106(4) du Règlement est dûment et correctement signée. Le président doit ensuite, dans les 48 heures, prévoir une réunion, et la réunion doit avoir lieu dans les cinq jours.
Nous n'en étions pas encore là. Il s'agissait d'une réunion régulière, mais le Comité, comme tous les comités, par majorité ou par consensus, peut modifier l'ordre du jour de la réunion. Une motion a été proposée pour que nous passions en séance publique. Nous avons commencé la réunion à huis clos pour examiner l'étude. La motion visant à poursuivre la séance en public a été approuvée.
Voilà où nous en sommes. Vous avez levé la main, puis ce sera au tour de Mme Koutrakis. Nous sommes maintenant en séance publique.
Madame Larouche, je crois que vous aviez la parole lorsque nous avons suspendu la séance, mais vous parliez d'une motion que vous vouliez présenter. J'allais ensuite donner la parole à Mme Koutrakis et à Mme Goodridge.
Allez‑y, madame Larouche.
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Comme je le disais, la motion vise simplement à faire la lumière sur une situation au sujet de laquelle il manque encore énormément d'éléments. Je pense que la ministre doit rendre des comptes aux aînés et qu'elle doit venir s'expliquer.
Une journaliste a reçu des centaines d'appels de la part de gens qui attendent leurs prestations depuis neuf mois. On a commencé par se faire dire qu'il n'y avait pas de problème. Puis, on a dit qu'il y avait 30 cas, ce qui représentait 0 % et des poussières. Maintenant, on dit que ça peut aller jusqu'à 2 %. Il y a des années où c'est un peu moins et des années où c'est un peu plus, mais disons que, en moyenne, 500 000 nouvelles personnes prennent leur retraite. Deux pour cent, ça représente quand même plus de 10 000 personnes. On est passé de « pas de problème » à 30 cas, et ensuite à 2 %. Quelle est la réalité? C'est ce que nous voulons savoir, tout simplement.
On voit qu'il s'agit d'un problème sérieux. Il y a eu des discussions entre les whips de tous les partis politiques, une réunion a été demandée conformément à l'article 106(4) et une motion est maintenant présentée.
Hier, je parlais avec un groupe important au Québec, soit la FADOQ. Elle disait que les appels commencent à peine à entrer. Il est sûr que le fait d'en avoir parlé dans les journaux incite peut-être des gens à dire qu'ils n'ont pas reçu leur pension ou à dire qu'ils n'ont pas eu de problème. Il faut en parler pour être capable de faire la lumière sur tout ça.
Je rappelle que le système informatique Cúram, en plus, est à l'essai, mais que d'autres prestations fédérales, dont celles de l'assurance-emploi, vont relever de ce système. Pour éviter que des problèmes se reproduisent, pour les gens qui vont avoir besoin de leurs prestations, faisons la lumière là-dessus maintenant, avant qu'il y ait plus de cas.
Trouvons des solutions au sujet de Cúram en parlant avec la et le .
Je pense que le Comité peut faire ça. Nous proposons de tenir deux réunions, soit une avec chaque ministre, pour faire la lumière là-dessus et pour trouver des solutions. Ensuite, nous pourrons voir quels seront les prochains travaux du Comité.
Je pense que ces deux réunions, ces deux heures avec chacun des ministres, sont essentielles. Les aînés ne sont pas tous des gens riches, et il y en a qui ont besoin de leur pension pour payer leur logement et l'épicerie. Si ça fait neuf mois qu'on ne reçoit pas son chèque, ça peut faire qu'on entre dans une spirale de pauvreté. Ce n'est pas ça qu'on veut.
Je pense que nous pouvons faire ça en adultes et poser des questions aux ministres. Jusqu'à maintenant, les réponses aux questions qu'on pose à la Chambre varient beaucoup. La proposition qu'on nous a faite, c'est simplement de dire que, si on a des problèmes, on peut écrire au ministère. C'est essentiellement ce qui était mentionné dans le courriel que j'ai reçu. Ce n'est pas un avis de rencontre. Rencontrons-nous et parlons-nous. Il faut que les ministres viennent nous expliquer la situation, afin que nous trouvions des solutions.
:
J'invoque le Règlement. J'ai deux rappels au Règlement, parce que je constate un problème de procédure.
Le premier porte sur le concept d'amendement favorable, qui n'existe pas dans notre Règlement. La greffière pourrait peut-être le vérifier.
Mme Koutrakis a proposé un amendement. Je crois que, même s'il y a consensus, il faut noter qu'il s'agit d'un amendement qui a été adopté. Nous pouvons ensuite revenir à la motion initiale. Nous savions déjà qu'il y aurait un deuxième amendement, mais nous devrions d'abord régler le premier amendement.
Je pense simplement que, aux fins du compte rendu...
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Merci, monsieur le président.
Il est absolument important que nous étudiions la question parce que, franchement, la débâcle du centre de paye Phénix fait en sorte que des fonctionnaires ont encore du mal à se faire payer. C'est un problème dont nous commençons à entendre parler.
Une aînée a communiqué avec mon bureau en août pour me faire part de ses préoccupations: elle attendait depuis extrêmement longtemps ses prestations de la Sécurité de la vieillesse. Elle avait décidé d'attendre d'avoir 67 ans pour recevoir ses prestations. Elle a présenté sa demande, après avoir parlé à son comptable et planificateur financier. Cent-cinquante jours plus tard, elle n'avait toujours rien reçu. Lors de ses appels téléphoniques pour obtenir de l'aide, elle a dû généralement patienter de 25 à 30 minutes; c'était très stressant.
Cette personne âgée a communiqué avec notre bureau non pas parce qu'elle avait un besoin urgent de toucher ses prestations, mais parce qu'elle était vraiment frustrée par le système et savait très bien que d'autres — qui ne sont peut-être pas aussi nantis et privilégiés qu'elle — connaissaient ce problème et vivaient toutes sortes de frustrations. Il est vraiment important d'examiner cette question.
Il y a de nombreux reportages sur ce problème qui sévit au Québec, et les aînés se tournent vers les journalistes parce que — c'est ce que j'en déduis — ils ne sont pas écoutés. Ces aînés ont essayé de s'adresser à leurs députés libéraux et n'ont pas pu obtenir de réponse. Je sais que, lorsque nous avons soulevé cette question, nous n'avons obtenu aucune réponse.
Il est probablement crucial que nous examinions ce problème pour nous assurer que tout est en ordre et qu'il ne devienne pas le prochain fiasco digne du centre de paye Phénix. En effet, si nous prévoyons de déployer ce système à d'autres programmes gouvernementaux versant des prestations aux Canadiens, il nous faut l'assurance qu'il n'y a pas de bogues dans le système. Des résidents de ma circonscription qui travaillent à la 4 e Escadre Cold Lake reçoivent encore des payes gonflées ou incomplètes. Cet échec notoire aurait pu être évité si le gouvernement n'avait pas déployé le système défaillant qu'est le centre de paye Phénix.
:
Monsieur le président, nous verrons combien de temps les ministres vont venir témoigner. Je pense que, deux heures, ça passe extrêmement rapidement — ils doivent faire leur déclaration d'ouverture et nous leur posons des questions. Dans ce dossier, les coûts ont explosé de 277 %, ce qui n'est pas banal.
La ministre Hajdu va venir témoigner, mais je rappelle que nous voulons savoir ce qui se passe et quelle incidence ça a sur les aînés. Les réponses que nous avons jusqu'à maintenant varient énormément. Je pense que, essayer de faire la lumière sur la situation et connaître le nombre de cas, ce sera quelque chose.
Je rappelle aux membres qu'il y a eu un dépassement de coûts, comme je le disais. En 2017, on prévoyait que le coût serait d'un peu plus de 1 milliard de dollars, mais il est passé à près de 7 milliards de dollars. Il s'agit donc d'une explosion des coûts de 277 %, ce qui est quand même énorme. C'est sur ça que porteraient les questions que nous poserions à M. Lightbound.
Il y a eu d'autres logiciels pour lesquels les coûts ont explosé par le passé. La Chambre a pris le temps de bien faire les choses. Il faudra donc aller voir, par exemple, les cas d'autres logiciels; je pense que c'est vraiment important, parce qu'il y en a eu quelques-uns par le passé.
Pour cette raison, je garderais les deux heures proposées. Pour moi, c'est important. On a proposé un amendement favorable, selon lequel nous leur laissons plus de temps avant leur témoignage; ils ont jusqu'au 12 mars pour venir témoigner ici. Nous avons quand même été collaboratifs, nous avons parlé avec nos homologues, et je sais que les whips des trois partis se sont parlé. De notre côté, nous sommes quand même de très bonne foi depuis le début.
Par contre, je me questionne. Comme je l'ai dit au départ, on nous a répondu qu'il n'y avait pas de cas, mais la réponse a changé par la suite. Je pense qu'il y a une forme de mauvaise foi. Je ne veux pas revenir là-dessus indéfiniment, mais vous avez dit d'entrée de jeu que le délai de 48 heures n'avait pas été respecté. L'avis de réception a été reçu mardi à 13 h 53. Pour convoquer une réunion en vertu de l'article 106(4) du Règlement, il faut donner un avis de 48 heures.
Nous avons fait ça de bonne foi jusqu'à maintenant. Je pense que l'amendement prévoit que les ministres ont jusqu'à la mi-mars pour venir témoigner. Pour le reste, je laisserais la motion telle quelle, pour nous donner des possibilités.
Il est possible que les ministres puissent venir témoigner pendant deux heures, alors il ne faut pas nous limiter en demandant qu'ils témoignent pendant une heure. Ils vont venir faire la lumière sur l'explosion des coûts, afin que nous ayons une idée réelle du nombre d'aînés touchés. J'ai peur que, en une heure, on ne soit pas capable de faire le tour de l'explosion des coûts de 277 %. Au départ, on a dit qu'il n'y avait pas de cas, puis on a dit qu'il y en avait 30 et, enfin, on a dit qu'ils étaient de l'ordre de 2 %.
Pour toutes ces raisons, je garderais les deux heures prévues par la motion, et je ne limiterais pas ça à une heure.
J'aimerais proposer une motion tout de suite.
Je demande à Mme Desrochers, si les libéraux ne sont pas prêts à prendre une décision à ce sujet, de simplement nous le faire savoir.
Je propose:
Que, conformément à l'alinéa 108(2)a) du Règlement, le Comité entreprenne une étude d'au moins six réunions sur les mises en chantier dans le cadre des programmes fédéraux au Canada; que le Comité invite le ministre du Logement et le président et chef de la direction de la Société canadienne d'hypothèques et de logement à comparaître séparément pendant au moins deux heures chacun; que le Comité invite d'autres témoins choisis par ses membres à comparaître; et que le Comité fasse rapport de ses conclusions et recommandations à la Chambre.
Nous savons que les mises en chantier sont en baisse, et le Comité n'a pas eu l'occasion d'étudier le logement — un énorme portefeuille — au cours de cette session. Nous aimerions le faire immédiatement après avoir terminé l'étude sur la motion du Bloc québécois que nous venons d'adopter — la lettre en vertu de l'article 106(4) du Règlement.
Les libéraux peuvent bien entendu en discuter pendant quelques instants s'ils le désirent. Nous savons que la ministre sera ici dans 15 minutes et nous aimerions profiter de sa présence dès son arrivée au Comité.
:
Monsieur le président, très brièvement, nous sommes d'avis que le minimum de six réunions est approprié.
Pendant la pause, en particulier, j'ai visité plusieurs campus universitaires d'un bout à l'autre du pays — une dizaine de campus dans cinq provinces différentes — pour demander aux jeunes s'ils considèrent qu'ils s'en tirent mieux ou moins bien que la génération de leurs parents. Les jeunes m'ont répondu, en très grande majorité, qu'ils pensent que leur situation est pire que celle de la génération de leurs parents, et ce, pour deux raisons principales: la difficulté d'acheter une maison et la difficulté de trouver un emploi.
Nous avons entrepris une étude rigoureuse sur le chômage chez les jeunes. Nous la poursuivrons. À la lumière des commentaires des jeunes au sujet de leur situation actuelle et de leur avenir, à savoir que les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour l'achat d'une maison et trouver un emploi sont les enjeux prioritaires, je pense qu'il est pertinent de mener aussi une étude sur le logement suffisamment exhaustive et d'une durée assez longue.
Concernant l'article 109 du Règlement, cela a été présenté sous forme d'un seul amendement, alors nous voterons contre. Cela n'empêche pas le Comité de décider plus tard qu'il souhaite obtenir une réponse du gouvernement, car il n'est pas nécessaire qu'une telle demande figure dans la motion initiale. Je suppose que nous nous demanderons une réponse du gouvernement. C'est la chose à faire lorsqu'un rapport s'accompagne de recommandations.
Il est certain que nous n'appuyons pas cet amendement, principalement parce que nous sommes en désaccord avec le premier point, tandis que le deuxième n'est tout simplement pas nécessaire.
:
Je veux simplement faire un commentaire au sujet du nombre de réunions.
[Français]
On ne va pas mourir au combat pour six réunions ou quatre réunions, même si je pense qu'il s'agit d'une question importante. Par contre, je veux juste noter que, ici, on parle des mises en chantier, un sujet quand même assez limité, et on veut tenir six réunions là-dessus. Ça ne me dérange pas, mais, ce qui va se passer, c'est qu'on va faire comme quand on a commencé les premières études, c'est-à-dire qu'on va constamment ajouter des choses et qu'on va commencer à sortir du cadre. C'est la seule chose.
Quand on parle de mises en chantier, on parle aussi de la disponibilité de la main-d'œuvre ainsi que des réglementations municipales et provinciales. Au fédéral, nous n'avons évidemment pas de baguette magique et nous n'avons pas d'emprise sur tous les éléments qui font que les mises en chantier sont ce qu'elles sont en ce moment. Nous avons des programmes qui visent à accélérer ça.
Je suis prête à entendre ce que les autres ont à dire à cet égard; peut-être que Mme Larouche a quelque chose à dire.
:
Encore une fois, je pense que c'est un sujet intéressant. Je vais voir ce qu'il en sera. Je pense que nous allons pouvoir passer au vote sur la motion dans les prochaines minutes.
Madame Desrochers, je pense que la tenue de cette étude, tout comme l'étude sur le logiciel Cúram, est une bonne utilisation des deniers publics. Si j'étais une aînée et que je vous entendais dire qu'il faut accélérer le processus relativement au logiciel Cúram, puisqu'il faut faire une bonne utilisation des deniers publics, je pense que je serais quand même un peu fâchée.
Comme on le sait, les coûts ont augmenté de 277 % depuis juin dernier. Je pense donc que tenir une étude est une bonne utilisation des deniers publics. C'est aussi le cas pour ce qui est de l'étude où il sera question de Maisons Canada.
Après, je vais voir ce qu'il en sera. Je laisse mes collègues débattre de la motion, mais nous allons pouvoir voter dans les prochaines minutes.
:
Concernant l'amendement, je tiens à dire que j'appuie fortement l'idée de demander une réponse au gouvernement, en tant que parlementaire, car si l'on consacre autant de semaines pour faire une étude importante, ce qui est le cas, à mon avis, cela s'accompagne nécessairement de recommandations, j'en suis sûr, et le pouvoir exécutif devrait être tenu de répondre.
C'est ainsi que le Parlement et le pouvoir exécutif devraient fonctionner, en fait. Donc, si vous êtes convaincus que cette étude est importante et que la crise du logement exige la tenue d'une enquête parlementaire et l'engagement du gouvernement, vous demanderez une réponse. Cela oblige le gouvernement à prendre ce rapport parlementaire au sérieux. Par conséquent, les comités parlementaires devraient automatiquement en faire la demande.
En outre, comme M. Genuis l'a indiqué, cela pourrait être ajouté plus tard, mais il est possible de rédiger le rapport en tenant compte du fait que le gouvernement sera tenu d'y répondre. Cela donne une orientation sur la façon de procéder, et cela a son importance. De plus, le Comité pourrait retirer cela plus tard s'il décidait de ne pas présenter des recommandations, mais comme Canadien, j'espère vraiment que le Comité aura des recommandations.
J'appuie fortement l'amendement visant à exiger que le gouvernement dépose une réponse au rapport.
:
Sur ce, puisque nous sommes en séance publique, nous allons passer au point à l'ordre du jour du Comité pour la deuxième heure.
J'aimerais souhaiter la bienvenue à l'honorable Patti Hajdu, la ministre de l'Emploi et des Familles. Nous accueillons également ce matin, du ministère de l'Emploi et du Développement social, M. Paul Thompson, qui est sous-ministre; M. Robert Wright, sous-ministre du Travail et sous-ministre délégué de l'Emploi et Développement social; M. Cliff Groen, sous-ministre délégué de l'Emploi et Développement social et chef de l'exploitation de Service Canada.
Bienvenue, madame la ministre. Vous avez la parole pour un maximum de cinq minutes pour faire une déclaration préliminaire, si vous le souhaitez.
:
Merci beaucoup, monsieur le président.
C'est un plaisir d'être avec vous ici, sur le territoire traditionnel non cédé de la Première Nation algonquine anishinabe. Vous avez présenté les sous-ministres qui servent le vaste ministère de l'Emploi et du Développement social, et je suis très reconnaissante de leur présence.
Merci beaucoup, messieurs.
Écoutez, je sais que le Comité a étudié le travail qu'accomplit le gouvernement pour rendre abordable la vie de tous les jours et faire une réelle différence dans le quotidien des Canadiens. Aujourd'hui, je suis venue parler du budget de 2025, qui prévoit des investissements générationnels pour bâtir un Canada fort, protéger nos collectivités et notre mode de vie, et donner aux Canadiens les moyens d'agir en rendant le coût de la vie plus abordable.
Face à l'incertitude, les aspects que nous ne pouvons pas contrôler sont nombreux, mais les mesures incluses dans le budget ne sont pas que des chiffres pour les familles; ce sont des bouées de sauvetage en cette période de grande incertitude. Elles reflètent une vérité simple: chaque famille mérite la stabilité, la dignité et la possibilité de s'épanouir.
[Français]
Des services de garde de grande qualité ne devraient pas coûter une fortune. C'est pour cette raison que nous avons créé le système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants.
[Traduction]
Aujourd'hui, près d'un million de familles bénéficient de services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants plus abordables et de grande qualité, ce qui leur permet d'économiser des milliers de dollars chaque année. Je suis heureuse de dire que toutes les provinces ont maintenant des ententes qui ont été prolongées au‑delà du 31 mars 2026. Partout au pays, des parents viennent spontanément me voir pour me dire à quel point les services de garde abordables ont changé leur vie. Alors que l'abordabilité et le coût de la vie sont au cœur des préoccupations, les frais des services de garde d'enfants sont parmi les coûts que les familles ont vu diminuer. Elles économisent jusqu'à 16 200 $ par année.
Pour les femmes, l'accès à des services de garde abordables représente un soutien direct à la participation au marché du travail en réduisant les obstacles liés à l'emploi ou à la fréquentation scolaire, et en renforçant la sécurité économique des familles tout en appuyant la productivité et la croissance. En fait, 74 000 mères de 25 à 54 ans ayant de jeunes enfants ont fait leur entrée sur le marché du travail depuis 2019.
On le voit au Québec depuis des années. Lorsque les services de garde sont plus abordables, plus de femmes travaillent, les familles sont plus en sécurité et l'économie croît. Nous constatons maintenant que ces avantages s'étendent à l'échelle du pays grâce aux investissements continus du gouvernement fédéral, des provinces et des territoires dans la création d'un système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants. Il s'agit d'une véritable collaboration dans l'ensemble de la fédération, car ce n'est pas seulement une mesure d'abordabilité; il s'agit de stimuler la productivité et l'économie canadiennes.
Les témoignages que l'on entend partout au pays — et je suis certaine que vous en avez entendu dans vos circonscriptions — font écho à l'histoire de Kendra, de Carlyle, en Saskatchewan. Elle a dit que le programme de garderies à 10 $ par jour a permis à sa famille d'envoyer ses deux enfants à la garderie, et de faire croître la petite entreprise familiale dans leur collectivité. Sans ce programme, a‑t‑elle dit, ils n'auraient pas eu les moyens financiers pour se lancer. Voilà ce que signifie l'abordabilité. Il s'agit d'une infrastructure sociale qui appuie les parents, renforce le soutien aux familles et ouvre la porte à la prochaine génération.
Au cours de la présente législature, nous avons beaucoup parlé de nourriture et de l'insécurité alimentaire, et tout le monde est d'accord pour dire qu'aucun enfant ne devrait aller à l'école le ventre vide. Voilà pourquoi, comme recommandé par de nombreuses organisations, dont Banques alimentaires Canada, le budget de 2025 rend permanent le Programme national d'alimentation scolaire. Les enfants qui ont accès à des repas nutritifs apprennent mieux, et lorsque les parents savent que leurs enfants ont à manger, cela réduit le stress à la maison.
[Français]
Cet investissement annuel de 216 millions de dollars aidera jusqu'à 400 000 enfants, chaque année, à participer à des programmes d'alimentation scolaire. Pour une famille participante ayant deux enfants qui fréquentent l'école, cela peut se traduire par une économie annuelle de 800 $.
[Traduction]
Les experts ont qualifié cette mesure de colossale. Des parents m'ont dit qu'elle fait toute la différence, car au lieu d'être inquiets lorsqu'ils envoient leurs enfants à l'école, ils ont confiance, sachant qu'ils ont les outils nécessaires pour s'épanouir. On ne parle pas seulement des parents à faible revenu. Bien des parents envoient leurs enfants à l'école. Oublier d'apporter un lunch peut parfois arriver. Passer la journée en ayant faim peut être difficile pour un enfant qui a besoin d'énergie pour apprendre.
Cela dit, nous allons plus loin avec l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels. Le gouvernement augmente l'ancien crédit de TPS de 25 % pour cinq ans, à compter de juillet 2026. Cela aidera les Canadiens à composer avec la hausse des coûts des produits de première nécessité.
Pour appuyer les familles qui ont besoin d'une aide immédiate, nous attribuons 20 millions de dollars au Fonds des infrastructures alimentaires locales afin d'aider les banques alimentaires et les organismes communautaires de partout au pays à fournir plus d'aliments nutritifs. Pour nous attaquer aux causes profondes de l'insécurité alimentaire, nous travaillons à l'élaboration d'une stratégie nationale sur la sécurité alimentaire qui vise à renforcer la production alimentaire nationale, soutenir les producteurs et améliorer l'accès à des aliments abordables et nutritifs dans tout le pays. Ce sont toutes, encore une fois, des mesures recommandées par les banques alimentaires.
Il me reste beaucoup de choses à dire.
:
Merci, monsieur le président.
Merci, madame la ministre, de votre présence.
Madame la ministre, comme vous le savez, nous avons soulevé de nombreuses préoccupations au sujet de ce qui suit, qui figure dans le budget:
Dans le budget de 2025, le gouvernement annonce son intention de proposer des modifications législatives et réglementaires afin de régler les problèmes d'intégrité liés aux établissements d'enseignement privés. L'objectif serait de réserver de manière générale la bourse d'études canadiennes pour étudiants à temps plein aux étudiants fréquentant des établissements d'enseignement publics et des établissements privés sans but lucratif au Canada.
Comme je l'ai souligné, cette proposition formulée dans le budget éliminerait le financement pour les étudiants qui suivent une formation professionnelle essentielle qui n'est offerte que dans des établissements privés, en fait. Je tiens à souligner que le projet de loi d'exécution du budget, dont nous discutons aujourd'hui, ne met pas en œuvre les dispositions annoncées dans le budget à cet égard. Il apporte certains changements, mais ils sont très différents de ce qui se trouve dans le budget.
Le gouvernement maintient‑il son engagement à l'égard de la politique énoncée dans le budget, ou a‑t‑il décidé de changer de cap à cet égard?
:
Merci, monsieur le président.
Merci beaucoup, madame la ministre.
Je remercie également les fonctionnaires qui participent à la réunion.
[Traduction]
Je tiens d'abord à vous remercier pour l'important travail que vous faites. Je salue le leadership dont vous avez fait preuve pour faire en sorte que le budget de 2025 maintienne les programmes essentiels qui fournissent à la population canadienne les filets de sécurité sociale auxquels elle s'attend dans les moments difficiles. Ces programmes ont façonné le Canada d'aujourd'hui et ils sont très importants.
Nous savons que le budget de 2025 était un exercice d'équilibre. Ce que nous avons réussi à accomplir est remarquable. Je pense au système canadien de services de garde d'enfants, au Programme national d'alimentation scolaire et à sa pérennisation, au Régime canadien de soins dentaires et, plus récemment, à l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels, qui viendra en aide à plus de 12 millions de Canadiennes et de Canadiens.
Madame la ministre, pouvez-vous nous parler des répercussions et des objectifs des mesures liées à l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels?
:
Je pense que vous avez mis le doigt sur une situation à laquelle les familles canadiennes accordent beaucoup d'importance en ce moment, soit la guerre commerciale qu'elles savent que nous livrons. Elles savent aussi que le monde change. Elles sont très inquiètes par rapport à ce que l'avenir leur réserve, et à ce que l'avenir réserve à leurs amis et à leurs voisins. Partout au pays, la population canadienne se serre les coudes.
C'est incroyable, par exemple, de voir, dans les épiceries locales, le nombre de produits agricoles qui sont maintenant cultivés au Canada. Voilà pourquoi, à mes yeux, l'annonce de l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels ne constitue pas seulement un allégement fiscal pour la population canadienne et un soutien pour les Canadiennes et les Canadiens à faible revenu; elle représente aussi un investissement dans notre capacité à produire nos propres aliments à l'échelle locale.
Je pense à la région de Windsor-Essex, où l'on trouve d'immenses exploitations agricoles qui produisent toutes sortes d'aliments pour le pays. Cette région pourra tirer profit du soutien offert par le gouvernement pour redoubler ses efforts. Je pense aussi aux petits producteurs dans ma propre région, le Nord de l'Ontario. On n'y pratique pas beaucoup l'agriculture, mais on y trouve des éleveurs de bovins, des producteurs de porc et des serres. Je détiens des actions de Sleepy G Farm... En fait, il s'agit plutôt de parts. Vous achetez une part et vous recevez des produits agricoles pendant tout l'été. Les fermes locales de ce genre ont accueilli l'annonce avec beaucoup d'enthousiasme parce que les mesures les aideront à accroître leur capacité non seulement à produire des aliments, mais aussi à les entreposer et à les distribuer au sein des économies alimentaires locales.
C'est l'objectif des mesures annoncées récemment. Elles visent non seulement à venir en aide directement aux familles à faible revenu, mais aussi à soutenir l'écosystème en entier dans le but de renforcer notre souveraineté sur le plan de la production alimentaire aux échelles et locale et industrielle.
:
Merci beaucoup, madame Desrochers.
Madame la ministre, je vous remercie de votre présence.
Comme vous le savez, je représente une circonscription qui est largement en région. En fait, ma circonscription comprend une bonne partie, soit plusieurs arrondissements, de la ville de Sherbrooke et 35 municipalités rurales, dont la population varie entre 100 habitants et un peu plus de 9 000 habitants. Elle subit le vieillissement de la population et la dénatalité, et il y a assurément une pénurie de main-d'œuvre, qui est criante en région, entre autres en agriculture, en tourisme et dans le secteur manufacturier.
J'ai accueilli vraiment positivement la partie du budget où on mentionnait qu'on allait travailler à la régionalisation de l'immigration, reflétant une pensée particulière pour les régions rurales ou éloignées, mais aussi pour les entreprises touchées par les tarifs douaniers.
En reconnaissant que l'immigration économique relève d'abord et avant tout du gouvernement du Québec, chez nous, comment votre ministère utilise-t-il les leviers fédéraux pour permettre d'avoir davantage de main-d'œuvre en région?
:
Il y a l'approche du Québec, que nous respectons. Il est vrai qu'il y a une pénurie de main-d'oeuvre dans certaines régions, comme les régions très rurales. C'est la même chose chez moi, par exemple, dans le nord-ouest de l'Ontario.
[Traduction]
C'est la raison pour laquelle nous devons faire très attention au calibrage des mesures liées à l'immigration.
À titre d'exemple, des projets pilotes d'immigration dans les communautés rurales et du Nord sont en cours aux quatre coins du pays. Il y en a un à Thunder Bay, en Ontario. L'objectif est d'attirer non pas des travailleurs temporaires, mais plutôt des résidents permanents ayant des compétences précises qui peuvent aider les petites et moyennes entreprises à s'adapter et à croître.
La réalité de l'immigration n'est pas la même d'un océan à l'autre. Certaines collectivités, où les nouveaux arrivants sont nombreux, demandent de resserrer les contrôles de l'immigration. C'est exactement ce que fait le gouvernement. Cependant, d'autres collectivités font face à de graves pénuries.
J'ai rencontré les responsables d'une entreprise située à l'extérieur de Québec qui produit de l'acier inoxydable. C'est l'un de nos seuls producteurs d'acier inoxydable. L'entreprise emploie des travailleurs étrangers temporaires qu'elle voudrait rendre permanents, car ils travaillent pour elle depuis de nombreuses années et ils ont des compétences précises liées à ses activités. L'entreprise s'appelle Julien, et ses produits en acier inoxydable sont très convoités partout dans le monde.
Nous devons travailler ensemble pour faire en sorte que les niveaux d'immigration soient justes, pour que le Québec puisse maintenir son indépendance et poursuivre sa stratégie en matière d'immigration, et pour réussir à régler les problèmes de pénuries de main-d'œuvre dans les régions très rurales.
:
Merci beaucoup, monsieur le président.
Madame la ministre, je vous remercie de votre présence.
Vous êtes ici pour répondre à nos questions sur des sujets quand même importants, mais c'est aussi une occasion de réitérer à quel point le Québec a été précurseur dans plusieurs domaines dont vous avez parlé, notamment la question des garderies. Je rappelle que les centres de la petite enfance sont un modèle québécois qui a été mis en place par une femme, Mme Pauline Marois. Comme nous l'avons vu, il suscite l'envie, non seulement ailleurs au Canada, mais aussi ailleurs dans le monde — il a inspiré d'autres endroits dans le monde.
C'est un modèle intéressant, qui a fait ses preuves et a permis de sortir les femmes de la précarité financière. Des études économiques ont démontré que ce modèle a vraiment permis aux femmes de retourner sur le marché du travail et de prendre part à l'économie. Nous y croyons donc énormément.
Vous avez parlé de la question des garderies dans vos remarques liminaires, alors j'ai voulu réitérer la spécificité du Québec à ce sujet.
Avant de vous poser mes questions, j'aimerais revenir sur les travailleurs étrangers temporaires. C'est une chose dans le milieu agricole, mais il y a d'autres secteurs, comme le secteur manufacturier ou celui de l'usinage, qui n'ont pas les mêmes normes que le secteur agricole.
Lundi dernier, des gens sont venus sur la Colline du Parlement, dont des représentants de petites et moyennes entreprises québécoises, des membres de l'Alliance main-d'œuvre étrangère, de la Fédération des chambres de commerce du Québec, du Conseil du patronat du Québec et de Manufacturiers exportateurs du Québec. Ils sont venus demander au gouvernement fédéral de diminuer les restrictions actuelles en lien avec le Programme des travailleurs étrangers temporaires. Évidemment, il y a aussi tout l'arrimage qui doit être fait entre Ottawa et Québec. Ça menace directement le succès et la survie des compagnies québécoises. On réclame donc une clause de droits acquis et des mesures transitoires, afin de permettre aux entreprises de s'adapter et d'éviter d'aggraver les difficultés auxquelles elles sont confrontées.
J'ai rencontré ces gens, mais j'aimerais savoir ce que vous avez à répondre à la demande qu'ils ont faite, lundi, sur la Colline du Parlement.
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Comme je l'ai dit, c'est une question très pressante et très importante pour les régions rurales. J'ai aussi eu des rencontres avec ces entreprises.
[Traduction]
Nous avons été en communication directe.
Vous avez aussi raison lorsque vous dites qu'il s'agit d'une relation entre le Québec et le gouvernement fédéral. Nous sommes prêts à aider le Québec à faire ce qu'il veut faire pour pérenniser les liens entre les travailleurs étrangers temporaires et les entreprises.
Ce que les entreprises nous disent, c'est que dans certains cas, elles emploient les mêmes travailleurs temporaires depuis six, sept ou huit ans. Le défi, c'est qu'elles ne veulent pas les remplacer par d'autres travailleurs étrangers temporaires; elles veulent plutôt pouvoir les intégrer à leur effectif de manière permanente. Elles veulent aussi que les membres de leur famille, dont plusieurs habitent ici avec eux — et paient des impôts —, obtiennent la résidence permanente. C'est le défi qu'expriment les entreprises. Cela étant dit, elles recherchent également une solution à court terme: pour ne pas perdre leurs travailleurs, elles veulent que leur statut temporaire soit prolongé en attendant qu'ils obtiennent la résidence permanente.
Ces discussions sont en cours entre la province de Québec et le gouvernement du Canada. Nous allons agir conformément à la volonté du gouvernement du Québec. C'est lui qui dirige le processus, et nous sommes prêts à le suivre dans la direction qu'il prendra.
Étant donné la quantité de projets de loi qui ont été déposés, je n'ai pas tous les numéros en tête, mais je dirais que le remboursement de la TPS va s'appliquer à toutes les personnes qui le reçoivent déjà.
Je vois les députés d'en face rire, mais puisque je dirige un ministère très vaste, je me concentre surtout sur le travail que je fais pour les Canadiens, et mémoriser le numéro des projets de loi n'est pas une priorité absolue à mon avis. Ma priorité absolue est de produire des résultats pour les Canadiens dans le cadre des responsabilités qui me sont confiées.
Je remercie la députée de ses questions. Tout le travail que nous faisons est conforme aux orientations du Québec. Le crédit de la TPS en particulier s'appliquera à tous les Canadiens qui y ont droit.
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Je remercie la secrétaire parlementaire de son aide dans ce dossier. C'est un énorme dossier qui revêt une grande importance pour les Canadiens, particulièrement pour les jeunes, et à n'en pas douter, comme cela a été mentionné, pour les familles et les enfants.
Vous avez raison de poser des questions sur le chômage des jeunes. Nous consentons beaucoup d'efforts pour trouver des moyens à court et à long terme de réduire le taux de chômage des jeunes. Les jeunes ont visiblement de la difficulté à décrocher un emploi. Ils manquent parfois d'expérience dans un domaine en particulier qui pourrait étoffer leur curriculum vitæ et faire démarrer leur carrière.
Cet été, par exemple, nous avons fait augmenter de 40 000 le nombre d'emplois étudiants au Canada. Il y aura 100 000 emplois étudiants au Canada, y compris dans bon nombre des circonscriptions de mes collègues. Même s'ils votent contre le programme, leurs électeurs, eux, en sont très friands. J'espère que mes collègues savent à quel point ce programme est important pour les jeunes issus des localités qu'ils représentent.
Nous avons aussi élargi le Programme de stages pratiques pour les étudiants, qui créera 55 000 stages pour les étudiants en 2026‑2027. Ce programme est très important parce qu'il procure aux étudiants une expérience de travail rémunérée dans leur domaine d'étude. La recherche démontre d'une part que les stages accroissent le sentiment d'appartenance des jeunes envers le milieu de travail, et d'autre part, qu'ils permettent aux employeurs de mettre à l'essai sur une longue période des jeunes qui sont souvent impressionnants et qui se font d'ailleurs souvent offrir un emploi permanent par un employeur donné.
Finalement, nous continuerons à soutenir plusieurs programmes par l'entremise des ententes de transfert relatives au marché du travail et en intervenant directement auprès de diverses organisations efficaces et dévouées partout au pays qui aident des jeunes dont la situation est très particulière et très complexe.
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C'est une question capitale parce que l'incertitude et ses répercussions sur certains secteurs tels que l'automobile, l'acier, la foresterie, le bois d'œuvre et l'aluminium entraînent inévitablement des mises à pied. Même si les statistiques dénotent une certaine stabilité, chaque perte d'emploi est une perte de trop, sans parler de la grande inquiétude que cela suscite chez bon nombre de personnes.
J'ai reçu des prestations d'assurance-emploi lorsque j'étais dans la vingtaine. Plusieurs personnes dans la salle connaissent quelqu'un qui en reçoit, ou en ont peut-être elles-mêmes déjà reçu. Les femmes qui ont eu des enfants ont obtenu des prestations. C'est mon cas. En un mot, l'assurance-emploi est un filet de sécurité sociale qui a résisté au temps, d'où la décision prise dès le début par le de renforcer le programme et d'instaurer de nouvelles mesures visant à soutenir les personnes qui ont été soudainement mises à pied.
Une chose qui n'existait pas auparavant est la possibilité pour les travailleurs de recevoir simultanément une indemnité de départ et des prestations d'assurance-emploi. Ils conservent donc l'intégralité de leur salaire et ne sont pas soumis au délai de carence de l'assurance-emploi. En fait, il n'y a plus de période d'attente. Le délai de carence d'une semaine a été levé.
Les travailleurs de longue date obtiennent 20 semaines supplémentaires parce que les personnes qui travaillent depuis longtemps dans une industrie ou pour un employeur en particulier ont parfois besoin d'une période d'ajustement.
Nous avons également prévu environ 400 millions de dollars supplémentaires que les provinces et les territoires affecteront aux efforts d'ajustement de la main-d'œuvre tels que la mise à jour des curriculum vitæ, le soutien à la recherche d'emploi et la recension des formations professionnelles qui pourraient être données sur‑le‑champ. Nous travaillons en collaboration avec les provinces pour nous assurer que les travailleurs obtiennent du soutien, peu importe leur situation.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Madame la ministre, il est intéressant de vous entendre parler d'assurance-emploi. Aujourd'hui, nous devions étudier un rapport sur le travail de l'industrie saisonnière et le régime d'assurance-emploi. Il y a énormément de recommandations et de choses à changer dans le système, selon ce qui est indiqué dans le rapport. J'espère que nous aurons l'occasion d'y revenir, afin qu'il soit adopté. Une chose est certaine, vu le nombre de recommandations qui ont été faites en matière d'assurance-emploi, il faudrait une réelle réforme et une réelle modernisation de l'assurance-emploi. C'est d'ailleurs ce que demande le Bloc québécois. Nous avions déposé un projet de loi à cet effet. J'espère que nous pourrons revenir à ce rapport lors d'une future réunion.
Ma question concerne le projet de loi , visant la mise en application du budget. Pourquoi ce projet de loi ne prévoit-il aucun mécanisme de retrait avec pleine compensation pour le Québec?
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Je ne connais pas les numéros moi non plus.
Le gouvernement intervient en Chambre chaque semaine pour parler des projets d'intérêt national et du manque de travailleurs dans les métiers spécialisés. Un des problèmes les plus pressants au pays dans le domaine des métiers spécialisés est la rétention des travailleurs. Pendant de nombreuses années, le gouvernement fédéral a offert la Subvention à l'achèvement de la formation d'apprenti, qui octroyait 2 000 $ à chaque apprenti ayant terminé son programme. Le gouvernement a aussi offert la Subvention incitative aux apprentis, qui versait également une somme totale de 2 000 $ par apprenti, mais échelonnée pendant la durée du programme. Il y avait aussi la Subvention incitative aux apprentis pour les femmes, qui octroyait une somme totale de 6 000 $ aux femmes dans les métiers spécialisés. Ces subventions ont considérablement amélioré le maintien en poste des travailleurs. J'ai moi-même reçu ce soutien lorsque je suivais un programme d'apprentissage il y a 18 ans.
Pourriez-vous expliquer pourquoi, malgré toute cette discussion sur les projets d'intérêt national et la pénurie de travailleurs dans les métiers spécialisés, le gouvernement fédéral a décidé d'annuler ces programmes en mars 2025 et de ne rétablir aucune de ces mesures incitatives dans le budget de 2025?
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Merci beaucoup, monsieur Reynolds, de représenter les travailleurs qualifiés au Parlement. C'est formidable d'avoir une personne de métier ici. Il y en a peut-être d'autres, mais vous avez certainement souvent partagé votre expérience, et c'est utile. Mon fils est également un travailleur qualifié.
Je suis très contente que vous ayez pu vous prévaloir de la subvention aux apprentis. Nos données montrent que peu de gens l'utilisent. Elle ne favorise pas l'achèvement des formations comme prévu.
Nous avons la ferme intention de rétablir le soutien financier et les subventions aux apprentis. Je suis d'accord avec vous pour dire que l'argent peut être un obstacle.
Nous travaillons avec les Syndicats des métiers de la construction du Canada et d'autres organisations de métiers spécialisés pour comprendre comment offrir cet appui d'une manière réellement innovante. D'après l'expérience de mon échantillon d'une personne, le parcours peut être très précaire pour les personnes confrontées à, par exemple, des mises à pied et du travail saisonnier.
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Merci, monsieur le président.
Merci, madame la ministre.
Je trouve vraiment dommage de voir que, pour les conservateurs, il y a des programmes qui n'existaient pas. Je peux confirmer que, dans ma circonscription, Longueuil—Saint-Hubert, nous avons La Cantine pour tous et La Tablée des chefs, deux organismes qui bénéficieront du Programme national d'alimentation scolaire du Canada. Beaucoup d'enfants vont bénéficier des repas dans nos écoles.
Tantôt, Mme Larouche nous a interpellés concernant la Sécurité de la vieillesse. Tandis que vous êtes là, je vais peut-être vous donner l'occasion de parler de ces dossiers. Des médias québécois ont récemment rapporté des retards et des problèmes relativement aux services touchant les personnes âgées qui reçoivent la Sécurité de la vieillesse.
Pouvez-vous préciser quelles mesures notre gouvernement met en place afin d'assurer que les aînés de Longueuil—Saint-Hubert et ceux de partout au Québec et au Canada reçoivent leurs prestations de façon fiable et dans les délais prévus? C'était ma première question.
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Ce travail est très urgent, et le ministère travaille sur le système pour régler le problème de certains aînés. Le nombre de personnes touchées est très bas.
[Traduction]
Comme vous le savez, nous avons remplacé un très vieux système — vieux de 68 ans — par un système numérique qui est non seulement plus rapide et plus précis, mais qui permettra également de soumettre des demandes par soi-même. Je pense qu'il permet déjà l'envoi de demandes en ligne, ce qui, dans l'ensemble, réduira la charge de travail pour les humains et fera en sorte que les gens puissent accéder rapidement, par l'entremise d'un portail numérique, à du soutien de façon automatisée.
Plus de 98 % des demandeurs reçoivent leurs prestations sans délai. Cela ne veut pas dire que les quelque 85 000 autres personnes qui se trouvent dans des situations compliquées ne méritent pas d'être traitées de toute urgence. C'est exactement ce dont s'occupe le ministère. Nous avons un plan d'action pour réduire et éliminer le nombre de personnes qui subissent des retards, dont certains sont liés à des informations manquantes. Dans certains cas, il s'agit d'un processus manuel. Il y a des demandes soumises à la main et qui doivent être entrées dans un nouveau système numérique.
Je dirais que les employés arrivent à utiliser ce nouveau système beaucoup plus rapidement. C'était en partie un problème de formation, et cette formation est en cours. Nous constatons une augmentation de la capacité de la part du personnel du ministère.
Enfin, s'il y a des cas urgents, nous avons été très clairs: veuillez nous les faire parvenir. Nous pouvons leur accorder la priorité. Certaines des personnes comptées dans ce chiffre ne dépendent pas de la Sécurité de la vieillesse. C'est une prestation supplémentaire à laquelle ils ont droit, et ils recevront toutes leurs prestations. D'autres personnes dépendent de la Sécurité de la vieillesse, et nous voulons savoir qui elles sont, si elles s'adressent à vous dans votre circonscription, afin d'accélérer le traitement de leur dossier. Nous pouvons le faire. En fait, nous l'avons fait pour certaines personnes au Québec.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Merci, madame la ministre, d'avoir pris le temps de venir nous parler. Nous vous sommes reconnaissants de votre présence à notre comité.
Comme on l'a déjà dit au cours de cette réunion, les prix des aliments sont absolument hors de contrôle. Nous savons que le recours aux banques alimentaires a presque doublé depuis 2019, et 2,2 millions de Canadiens, y compris des enfants, s'y rendent chaque mois.
Près d'un utilisateur de banque alimentaire sur cinq a un emploi, ce qui signifie qu'ils travaillent et n'ont quand même pas les moyens de payer l'épicerie. Une famille de quatre personnes dépense près de 17 600 $ par année pour manger. C'est environ 1 000 $ de plus que l'année dernière. Le programme d'alimentation scolaire et le supplément de la TPS aident certaines familles. Le gouvernement a tellement aggravé la situation que toute aide est la bienvenue, mais ces mesures ne font pas baisser le prix des aliments. Ils ne compensent pas entièrement la flambée des prix des produits alimentaires et, en fin de compte, ils laissent pour compte des millions de Canadiens.
Ma question est la suivante: quel est votre message aux travailleurs canadiens qui ne sont pas admissibles à ces programmes, qui ne reçoivent aucune aide et qui n'arrivent toujours pas à se nourrir parce que la nourriture coûte de plus en plus cher?
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Merci, monsieur le président.
Madame la ministre, une des initiatives du gouvernement dont je suis la plus fière, c'est le Régime canadien de soins dentaires. Au début, beaucoup de gens, incluant des députés de l'opposition, disaient que ce régime ne fonctionnerait pas et que ce serait trop complexe. Il y a à peu près 110 000 habitants dans ma circonscription. De ce nombre, 32 000 personnes sont inscrites au Régime canadien de soins dentaires, ce qui est un nombre très élevé.
Est-ce que vous pouvez nous parler des résultats concrets qu'on voit partout au pays en lien avec le Régime canadien de soins dentaires?
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Chaque nouveau programme est très complexe, c'est vrai. Cependant, après un certain temps, le programme devient très utile pour plusieurs Canadiens.
[Traduction]
Vous avez tout à fait raison. Outre les garderies, c'est l'un des sujets qui reviennent le plus souvent dans les discussions que j'ai avec les gens en tant que députée.
En fait, dans ma circonscription, si je peux vous raconter une petite anecdote, un couple d'entrepreneurs d'âge moyen qui possédait une petite entreprise n'avait pas d'assurance dentaire et n'avait pas reçu de soins dentaires depuis longtemps. Ce n'est pas un couple dont on aurait pu penser qu'il se passait de soins dentaires. Ils avaient une petite entreprise florissante, mais « florissante » signifie qu'elle leur permettait de subvenir à leurs besoins quotidiens et à ceux de leur famille. Pour eux, les soins dentaires n'étaient pas vraiment quelque chose d'envisageable. Or, à l'occasion d'une activité auquel je prenais part, ils sont venus me voir spontanément pour me dire à quel point l'accès à ces soins avait changé leurs vies.
Ce sont des travailleurs canadiens. La députée Falk vient de parler de la façon dont nous soutenons les travailleurs canadiens. Beaucoup de travailleurs canadiens n'ont pas d'avantages sociaux dans le cadre de leur emploi. Les soins dentaires ne sont pas quelque chose dont il est simplement plaisant de se prévaloir. Ils deviennent un besoin urgent lorsque vous souffrez et que vous avez des caries.
Juste avant les dernières élections, j'ai rencontré un homme à l'épicerie, un ouvrier. Il est venu me voir et m'a dit à quel point sa vie avait été profondément changée par le fait d'avoir accès à des soins dentaires. Il est allé jusqu'à me montrer ses nouvelles dents, ce qui était à la fois très émouvant et très drôle, car il était très fier du sourire qu'il pouvait enfin arborer.
Je suis sûre que vous entendez des histoires similaires dans votre circonscription. Il s'agit d'un changement générationnel. C'est une véritable question d'équité, et c'était la pièce manquante de notre système national de santé dont tant de gens sont fiers.
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Effectivement, à long terme, ça a des effets importants sur la santé de la population. Dans une perspective économique à long terme, les coûts des soins de santé vont être réduits pour le gouvernement, parce qu'on maintient la santé des gens, incluant leur santé dentaire.
Dans une circonscription comme la mienne, les populations sont parfois difficiles à rejoindre. On offre beaucoup de prestations, mais certaines personnes sont privées de ces prestations parce que, par exemple, elles ne remplissent pas leur déclaration de revenus.
Quel genre de mesures peut-on prendre pour faire en sorte que les gens aient plus facilement accès à toutes les prestations et à tous les crédits que le gouvernement offre? Je pense particulièrement aux régions de ma circonscription qui sont plus rurales, où le seuil de pauvreté est parfois assez élevé.
Comment le gouvernement peut-il faire en sorte que les gens aient plus facilement accès aux prestations?
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C'est une observation très importante, et c'est pourquoi j'étais très enthousiaste ces derniers mois à l'idée d'annoncer la production automatisée de déclarations de revenus, qui profitera à certains des Canadiens les plus démunis. En fait, j'ai vu récemment un titre qui disait qu'il y avait environ 2 milliards de dollars de crédits d'impôt fédéraux non réclamés, qu'il s'agisse de l'Allocation canadienne pour enfants, de l'accès aux soins dentaires ou des nombreux autres crédits d'impôt auxquels les Canadiens ont droit.
Il est parfois difficile pour les gens de produire leur déclaration de revenus, et ils peuvent accumuler du retard. Cette nouvelle mesure qui vise à inscrire automatiquement les gens est un projet pilote. Bien sûr, nous voulons nous assurer que la mesure fonctionne bien et qu'elle sera utile. Le cas échéant, les Canadiens pourront commencer à se prévaloir des prestations auxquelles ils ont droit.
Il s'agit de quelque chose que les militants contre la pauvreté réclament depuis très longtemps au Canada. En effet, ils savent entre autres que les Canadiens ne bénéficient pas des avantages auxquels ils ont droit.
Par exemple, l'Allocation canadienne pour enfants s'élève à 7 000 $ par enfant, et cette aide se poursuit tout au long de la vie de l'enfant. C'est une somme d'argent considérable pour une famille à faible revenu. Or, le fait qu'une telle famille ne se prévale pas de cette aide est tout à fait préjudiciable.
Je ne sais pas pour vous, mais dans nos bureaux, nous travaillons sur des dossiers. Certaines des histoires les plus émouvantes sont celles où quelqu'un finit par régler ses arriérés d'impôts complexes pour découvrir qu'il va recevoir 40 000 $ d'arriérés au titre de l'Allocation canadienne pour enfants. Dans de nombreux cas, j'ai entendu parler de mères qui envisageaient d'acheter un véhicule pour pouvoir se déplacer plus facilement avec leurs enfants, ou d'utiliser cet argent pour verser un acompte sur une maison, ce qui s'est produit à Thunder Bay, en Ontario. C'est tout à fait faisable.
Je crois que davantage de Canadiens devraient être mis au courant de ce genre d'histoires afin qu'ils puissent voir à leur tour comment nous pouvons les aider à obtenir ces prestations.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Madame la ministre, je me posais des questions alors que j'écoutais celles des autres. Si j'ai bien noté la réponse que vous avez donnée à M. Joseph, vous avez parlé de 85 000 personnes. Vous avez dit que 98 % des aînés recevaient leurs prestations, malgré les défis que pose le logiciel Cúram. C'est peut-être un système que vous avez voulu moderniser, mais, 85 000 personnes, c'est quand même beaucoup.
Bref, je trouve que ça revient à minimiser la situation. Un aîné qui ne reçoit pas ses prestations, c'est un aîné de trop qui peut se retrouver dans une situation précaire. Je sais que nous avons adopté une motion pour que vous reveniez à notre comité afin de parler de ce problème, madame la ministre. Comme un collègue libéral a déjà ouvert la porte, je vais me permettre de vous demander votre avis.
Ne considérez-vous pas que ce sont des aînés de trop? Quelqu'un de votre ministère m'a écrit pour me dire que, si je le voulais, nous pourrions toujours avoir une discussion. Cependant, je pense que la meilleure façon de faire la lumière sur ce système, c'est que vous veniez au Comité pour répondre à nos questions à cet égard. Qu'est-ce que vous pensez du fait que 85 000 aînés, ou 2 %, c'est quand même trop?
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Je suis d'accord. En fait, une seule personne âgée, c'est trop.
[Traduction]
Je suis d'accord avec vous. C'est précisément pour cette raison que j'ai demandé au ministère de se focaliser intensément sur le traitement des retards relatifs au versement des prestations de la Sécurité de la vieillesse.
Je tiens à préciser qu'il s'agit de nouveaux demandeurs et que rien n'a changé pour les demandeurs qui reçoivent déjà la Sécurité de la vieillesse. Leurs prestations sont versées à temps et traitées, mais certains cas ont été plus difficiles à traiter, et le ministère s'efforce de régler cela.
Comme je l'ai répété, si une personne âgée a des besoins financiers particuliers et qu'elle a besoin de régler des choses immédiatement, veuillez nous communiquer son nom. Nous avons communiqué avec votre bureau. Vous ne nous avez pas encore communiqué de noms, mais si vous en avez, veuillez nous les communiquer. Nous veillerons à traiter ces cas sur‑le‑champ.