:
Monsieur le Président, chers collègues, chers Canadiens et chères Canadiennes, lorsque j'ai pris la parole à la Chambre pour déposer le budget de 2025, j'ai présenté un plan ambitieux pour faire face aux défis actuels et mettre à profit les nombreux atouts du Canada afin d'assurer le succès de notre pays pendant des décennies.
Les changements dont nous sommes témoins sont soudains et sans précédent. Entre les turbulences géopolitiques et les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement, en passant par les avancées technologiques rapides, notamment en matière d'intelligence artificielle, le monde évolue rapidement et le Canada doit s'adapter et prospérer.
C'est pourquoi le a invité les Canadiens et les Canadiennes à saisir l'occasion et à bâtir ce grand pays avec une rapidité et une ampleur inédites depuis des générations pour bâtir un Canada fort, pour bâtir de façon durable et responsable et pour bâtir un Canada pour tous, parce que nous croyons dans le Canada.
[Traduction]
Dans le Budget de 2025, nous avons présenté des investissements de portée historique pour bâtir les communautés, donner aux Canadiens les moyens d'agir et protéger notre pays. Et aujourd'hui, nous poursuivons notre route. Pour atteindre notre objectif, nous tirons parti des forces et des capacités qui distinguent le Canada. Notre main-d'œuvre est la plus scolarisée, ce dont nous pouvons tous être fiers.
Des voix: Bravo!
L'hon. François-Philippe Champagne: Oui, monsieur le Président, nous devrions applaudir toutes les personnes fortes qui composent le Canada.
Nous disposons d'une base industrielle très forte, capable de fabriquer des navires, des voitures et des avions. Nous possédons les minéraux critiques qui alimentent l'économie du XXIe siècle. Nous sommes une superpuissance dans les énergies renouvelables, dans l'énergie conventionnelle et dans l'énergie nucléaire. Nous sommes le seul pays du G7 à avoir conclu des accords de libre-échange avec tous les autres pays du G7, ce qui nous donne un accès préférentiel à 1,5 milliard de personnes dans le monde.
Nous pouvons être fiers du Canada. C'est un pays fort, ambitieux et confiant. Et avant tout, comme l'a exprimé si bien le , nous ne comptons plus uniquement sur la force de nos valeurs, mais également sur la valeur de notre force. Le Canada est résilient. Le Canada est ingénieux. Les Canadiens sont des gens débrouillards. Tous ensemble, nous pouvons définir la voie à suivre pour dissiper le brouillard d'incertitude, car le Canada possède ce que le monde recherche et ce dont il a de plus en plus besoin.
Nous avons un plan clair et ambitieux. Nous bâtissons en grand, nous faisons avancer les choses, et le plus beau dans tout ça — ce n'est que le début. Je sais que, dans leur for intérieur, mes collègues conservateurs pensent la même chose. Cela se voit de l'autre côté de la Chambre. Nous vivons des moments difficiles et la population canadienne s'attend à ce que nous assurions une saine gestion de notre économie et que nous fassions preuve de rigueur budgétaire judicieuse dans notre gestion des finances publiques.
[Français]
Au cours des six derniers mois, nous avons aidé les Canadiens avec des mesures concrètes qui rendent la vie quotidienne plus abordable tout en renforçant notre économie. Nous avons bâti la deuxième économie avec la croissance la plus rapide du G7, tout en réduisant notre déficit prévu pour 2025‑2026 de plus de 11 milliards de dollars.
[Traduction]
Être de bons gestionnaires des finances publiques, c'est avant tout faire les bons choix qui profiteront autant aux Canadiens d'aujourd'hui qu'aux générations futures. Notre économie est résiliente, stimulée par la croissance du PIB, la hausse des revenus et, bien entendu, la création d'emplois.
Permettez-moi d'être clair: ce sont d'excellentes nouvelles pour les Canadiens. Cela signifie que notre économie est plus forte et plus productive. Nous y sommes parvenus au moyen d'investissements ciblés et pragmatiques pour faire du Canada le pays du G7 qui offre le régime le plus compétitif pour les investissements, y compris la superdéduction à la productivité et notre Stratégie de diversification commerciale. Nous avons veillé à ce qu'au fur et à mesure que les revenus augmentaient, les deux tiers de cette augmentation au cours de la dernière année aient été consacrés à des mesures d'abordabilité qui améliorent la vie des Canadiens. C'est cela, au fond, être Canadien.
Guidé par notre engagement à dépenser moins afin d'investir davantage, et en s'appuyant sur l'examen exhaustif des dépenses, notre gouvernement continue de réduire les dépenses, d'améliorer l'efficience et d'offrir une meilleure valeur aux Canadiens. Par conséquent, le déficit projeté est moins élevé au cours de la période de projection. Nous restons également fermement sur la bonne voie pour équilibrer les dépenses de fonctionnement quotidiennes avec les revenus d'ici 2028-2029 et maintenir le ratio du déficit au PIB sur une trajectoire descendante constante.
Notre pays connaît une croissance d'une rapidité encore jamais vue. Pour mettre les choses en perspectives, il faut savoir que l'économie canadienne connaît la deuxième croissance en importance parmi les pays du G7. Notre croissance équivaut presque au double de celle de l'Allemagne et du Japon et presque au triple de celle de l'Italie. C'est parce que les Canadiens sont des gens débrouillards. C'est parce que nous avons un plan clair et ambitieux. C'est parce que, pour nous les Canadiens, tout devient possible.
[Français]
Les Canadiens comprennent qu’en dépensant moins, nous pouvons investir plus. Notre situation financière est solide et elle nous permet de bâtir un Canada fort et équitable.
[Traduction]
C'est un Canada qui profite à tous, tout le temps, pas seulement à certains, la plupart du temps. Notre plan ambitieux de bâtir l'économie la plus forte du G7 est en bonne voie. Nous mettons en œuvre notre plan au moyen du Bureau des grands projets, chargé d'accélérer la réalisation de 15 projets qui devraient créer plus de 60 000 emplois et générer 126 milliards de dollars en nouveaux investissements. Nous mettons en œuvre notre plan au moyen d'une stratégie industrielle de défense qui augmentera de 50 % nos exportations dans le secteur de la défense, soutiendra 125 000 carrières bien rémunérées et devrait produire des retombées économiques en aval de 125 milliards de dollars d'ici 2035. Nous mettons en œuvre notre plan au moyen d'une stratégie pour le secteur automobile qui protégera un pilier de notre économie tout en faisant croître une industrie qui soutient 500 000 emplois. Nous mettons notre plan à exécution parce que nous croyons au Canada.
Le moment est venu pour les Canadiens de prendre les devants et pour notre pays de se montrer ambitieux. Nous construisons rapidement. Nous construisons avec des matériaux canadiens. Nous construisons de manière durable. Des projets d'expansion de mines de cuivre et d'or en Colombie‑Britannique au nouveau projet nucléaire de Darlington, en Ontario, nous préparons la prochaine ère de prospérité. Dans le Nord, nous sommes fiers de soutenir un projet d'énergie renouvelable détenu par les Inuits à Iqaluit, qui mettra fin à la dépendance de l'Arctique au diésel et redonnera leur souveraineté énergétique à nos gens.
Je vois des sourires de l'autre côté de la Chambre.
Il y a d'autres bonnes nouvelles. Nous élargissons également ce modèle de réconciliation économique au Programme de garantie de prêts pour les Autochtones, en appuyant la participation économique des Premières Nations aux grands projets, comme celui de la ligne de transport d'électricité entre Chatham et Lakeshore. À Terre‑Neuve‑et‑Labrador, nous avons grandement fait progresser le projet Bay du Nord, qui donne au Canada le statut de fournisseur de choix à un moment où la sécurité énergétique est au cœur des préoccupations.
[Français]
Ces projets et bien d’autres partout au pays créent des milliers d’emplois bien rémunérés pour les Canadiens et renforcent les communautés d’un océan à l’autre.
Pour accroître la prospérité économique, il faut aussi bâtir un avenir plus durable. Cela inclut de se doter de politiques climatiques concrètes qui favorisent la croissance, réduisent les coûts et améliorent la compétitivité du Canada. Nous sommes sur la bonne voie pour assurer la conservation de 30 % des terres et des eaux du Canada d’ici 2030.
[Traduction]
Je suis heureux de pouvoir dire aux députés que le Canada fait rêver. De plus en plus, les jeunes se voient en train de bâtir un Canada fort, et nous allons les aider à le faire.
[Français]
Notre vision est claire: un Canada fort à l’échelle nationale et un Canada stratégique à l’étranger. Sur la scène internationale, le Canada est perçu comme un pays qui avance avec pragmatisme et détermination. Au cours de la dernière année, nous avons démontré que le Canada est une destination de choix pour les investissements directs étrangers. Nous avons attiré près de 100 milliards de dollars en investissements, un niveau inégalé depuis près de deux décennies, et nous avons conclu une vingtaine de nouveaux partenariats économiques et de défense sur quatre continents.
[Traduction]
Et ce n'est qu'un début. Tous les députés seront heureux d'apprendre qu'en septembre, nous accueillerons à Toronto le tout premier Sommet canadien de l'investissement, pour ouvrir la voie à encore plus de possibilités, en mettant à profit notre stratégie de diversification des échanges énoncée dans le budget de 2025.
Le Canada est perçu comme un partenaire de confiance qui offre la sécurité énergétique et alimentaire dont le monde a besoin, maintenant et pour les décennies à venir. Dans ce monde marqué par l'instabilité, les investisseurs choisissent le Canada pour une raison: nous offrons une stabilité inégalée, de la prévisibilité et des possibilités. Nous allons continuer en faisant du Canada un pays fort. Les gens veulent investir dans ce pays, et nous serons là avec eux.
Cela dit, nous réalisons que pour beaucoup de Canadiens, l'abordabilité est le problème le plus urgent.
Des voix: Oh, oh!
L'hon. François‑Philippe Champagne: Monsieur le Président, je pense qu'ils devraient écouter.
Nous nous concentrons inlassablement sur ce que nous pouvons contrôler: offrir un appui ciblé là où il compte le plus, pendant que notre plan économique prend effet. Afin de rendre le coût de la vie plus abordable pour les Canadiens, nous prenons des mesures qui profiteront à la population aujourd'hui et qui serviront de tremplin vers l'avenir.
[Français]
Le 5 juin prochain, plus de 12 millions de Canadiens recevront une aide supplémentaire grâce à la nouvelle Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels. Des millions d'autres bénéficient déjà de notre réduction d'impôt pour la classe moyenne et du versement automatique des prestations fédérales qui visent à garantir que les gens reçoivent le soutien dont ils ont besoin. La suspension de la taxe d'accise fédérale sur l'essence et le combustible diésel dans tout le pays vise à réduire les prix pour les Canadiens; jusqu'à 10 ¢ le litre pour l'essence et 4 ¢ le litre pour le diésel. C'est une mesure qui se fait déjà sentir par les consommateurs partout au pays.
Nous avons également rendu permanent, avec le , le Programme national d'alimentation scolaire, qui permet maintenant à 400 000 enfants partout au pays d'avoir accès à des repas sains et aux parents d'économiser 800 $ par année en épicerie. Les acheteurs d'une première habitation économisent jusqu'à 50 000 $ depuis que nous avons éliminé la TPS à l'achat d'une propriété de 1 million de dollars et moins. Grâce au Régime canadien des soins dentaires, près de 9 millions de personnes au pays ont désormais accès à des soins dentaires abordables.
[Traduction]
Dès le départ, les gens et l'abordabilité ont figuré au cœur de notre plan économique. Nous sommes conscients que ces pressions sont réelles et exigent des mesures immédiates, car nous croyons en un Canada pour tous. Cela m'amène à la mise à jour économique du printemps que le nouveau gouvernement dépose aujourd'hui.
[Français]
Notre objectif est clair: bâtir une économie plus forte, une économie plus indépendante et une économie plus résiliente. Ce travail commence par des investissements dans notre avenir et en donnant aux Canadiens et aux Canadiennes la possibilité de participer à sa construction.
[Traduction]
Dans le cadre de notre initiative phare, nous lançons le premier fonds d'investissement souverain au pays — le Fonds pour un Canada fort, une mesure qui devrait susciter la fierté de tous les Canadiens sous le gouvernement actuel. Le moment est historique. Des générations se rappelleront le , le gouvernement et la présente législature et se diront que nous étions là pour elles. Nous bâtissons de la richesse et de la croissance à long terme.
Des voix: Oh, oh!
L'hon. François-Philippe Champagne: Monsieur le Président, je sais que mes collègues d'en face sont emballés, parce que je peux les entendre crier.
Un fonds souverain, et je vais l'expliquer clairement pour les gens qui regardent à la maison, est essentiellement un compte national d'épargne et de placement dont l'objectif est de générer de la richesse pour les générations futures. L'idée est d'agir aujourd'hui pour les générations futures. Le fonds investira dans des entreprises et des projets canadiens stratégiques. Il créera des emplois. Il soutiendra l'innovation. Il rendra le Canada plus compétitif. Les Canadiens pourront eux-mêmes participer directement en investissant dans le Fonds, prenant ainsi part à cette croissance et contribuant au pays que nous bâtissons tous ensemble. Parce que nous sommes tous engagés pour le Canada.
[Français]
Investir dans l’avenir signifie aussi investir dans les gens qui le bâtissent. C’est pourquoi cette mise à jour met l’accent sur l’appui aux travailleurs et aux jeunes Canadiens et Canadiennes afin qu’ils acquièrent les compétences, l’expérience et le soutien dont ils ont besoin pour réussir et qu’ils puissent saisir les occasions qui s’offrent à eux.
[Traduction]
Grâce aux nouveaux débouchés que nous créons en lançant l'initiative Une Équipe Canada forte, un effort à l'échelle nationale visant à recruter, à former et à embaucher de 80 000 à 100 000 nouveaux travailleurs de métiers spécialisés, les jeunes Canadiens auront la chance de redonner à leur pays. Il s'agit d'un changement radical dans notre façon d'aborder cette question. Nous allons rassembler des gens de toutes les régions pour bâtir ensemble notre pays. Cela se traduira par de vraies possibilités rémunérées vers les métiers spécialisés, avec de la formation et de l'expérience pratique. Cela signifie que les employeurs auront davantage d'occasions d'embaucher et de former des jeunes travailleurs. Et que les personnes qui obtiennent leur accréditation Sceau rouge recevront une prime de 5 000 $. Mais surtout, cela signifie que vous contribuez à bâtir un Canada plus fort. Ce sera une source d'inspiration pour une nouvelle génération de jeunes dans notre pays.
Nous rendons aussi les études plus abordables en prolongeant l'augmentation des bourses d'études canadiennes et des prêts d'études canadiens sans intérêt pour des milliers d'étudiants. Mes collègues et moi, ainsi que le , avons parcouru le pays et écouté les jeunes. Ils nous ont demandé de leur donner un coup de main maintenant afin qu'ils puissent étudier et participer à ce processus, et nous leur avons répondu. Nous sommes heureux de fournir notre part d'efforts pour nos jeunes.
Nous allons réaliser bien davantage de choses, car la croissance dépend des gens et des outils qu'on leur donne pour réussir. Il s'agit d'un des principes phares d'un Canada pour tous.
[Français]
C’est grâce à cette nouvelle génération de bâtisseurs que nous pourrons construire suffisamment de logements au pays. Cela m’amène à l’un des défis les plus pressants auxquels font face les Canadiens aujourd’hui: le logement. Le logement est l’un des piliers clés de l’abordabilité, et nous avons accompli des progrès significatifs et tangibles pour bâtir plus de logements abordables à l’échelle du pays.
[Traduction]
Depuis les sommets atteints, les prix des habitations et les loyers ont diminué de 20 % et de 9 %, respectivement, à l'échelle nationale. Pour bien des familles, il s'agit d'un véritable soulagement. Tous les députés conviendront toutefois qu'il reste encore du travail à faire. La mise à jour s'appuie sur les efforts de Maisons Canada en proposant d'améliorer l'offre, de réduire les coûts et d'aider davantage de Canadiens à se trouver un logement sûr et abordable. Nous réduisons les formalités administratives afin de construire des logements plus rapidement; nous favorisons l'innovation dans la construction; nous débloquons plus de 7 milliards de dollars en financement à faible coût; nous stimulons l'offre de logements et nous protégeons les emplois dans le secteur de la construction partout au pays, en partenariat avec les provinces et les territoires.
Nous aidons les personnes les plus démunies en prolongeant l'aide aux personnes en situation d'itinérance dans tout le pays et en veillant à ce que les victimes de violence fondée sur le genre aient accès à un logement sécuritaire, car nous croyons en un Canada pour tous.
Je vais parler de la défense.
[Français]
La sécurité commence au pays, mais elle s’étend bien au-delà de nos frontières. Nous sommes engagés dans une mission importante visant à reconstruire, à réarmer et à réinvestir dans les Forces armées canadiennes. Au cours de la dernière année seulement, nous avons investi plus de 63 milliards de dollars dans la défense et la sécurité de notre pays. Il s'agit d'un virage historique pour appuyer nos militaires et il produit déjà des résultats concrets.
En mars dernier, l’OTAN a confirmé que le Canada avait atteint son objectif de consacrer 2 % de ses dépenses à la défense, et ce, cinq ans plus tôt que prévu.
[Traduction]
S'il y a une chose que je pensais que l'opposition applaudirait, c'est celle-là. Il y a des limites à ce qu'on peut demander.
[Français]
Nous continuerons à renforcer nos capacités de défense, à doter nos forces d’équipement moderne fabriqué au Canada et à investir dans nos travailleurs ainsi que dans notre industrie de la défense. Comme la sécurité nationale commence par les personnes qui servent notre pays, nous avons annoncé la plus forte augmentation salariale pour nos militaires depuis une génération, et le recrutement a maintenant atteint son niveau le plus élevé depuis 30 ans.
[Traduction]
C'est parce que nous sommes tous engagés pour le Canada.
Monsieur le Président, permettez-moi de vous parler de communautés plus fortes et plus sûres. Les communautés fortes sont des communautés sûres et des communautés qui rassemblent les gens. C'est pourquoi dans cette mise à jour, nous investissons dans les choses qui rendent nos communautés plus fortes, plus sûres et plus liées.
Nous donnons suite à la création d'une Agence des crimes financiers et d'une Stratégie nationale antifraude, qui contribueront à protéger la population, notamment les aînés, et qui renforceront sa confiance dans notre système financier. Nous prenons également des mesures pour améliorer la sécurité des communautés, à l'aide d'outils plus efficaces de lutte contre les crimes et d'une meilleure protection des espaces publics.
Nous avons écouté les communautés à travers le pays. Nous avons écouté les gens et nous comprenons qu'ils ont besoin de se sentir en sécurité dans leurs lieux de culte. Nous sommes là pour eux.
[Français]
Nous investissons dans la vitalité de nos communautés ainsi que dans les programmes et les personnes qui les soutiennent. Cela comprend le plus important investissement dans le sport depuis 20 ans.
[Traduction]
J'aurais cru que le fait d'applaudir lors d'événements sportifs était, d'une certaine manière, typiquement canadien.
[Français]
L'émotion m'a emporté, mais je vais le redire parce que je pense que cela mérite d'être dit. C'est le plus important investissement dans le sport depuis 20 ans.
[Traduction]
Je leur ai donné une autre chance d'applaudir.
[Français]
C'est pour donner aux jeunes le meilleur accès et pour donner le meilleur soutien aux athlètes de haut niveau grâce à un financement additionnel de 755 millions de dollars. Les Canadiens de partout au pays comprennent le pouvoir du sport, sa capacité à rassembler et l'effet mobilisateur qu'il exerce au sein de toutes nos communautés. Nous l'avons vu l'an dernier lors des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver et nous le voyons chaque jour sur nos patinoires, dans nos centres sportifs et dans nos cours d'école. Un Canada pour tous doit aussi être un Canada où le sport est accessible à tous et à toutes.
[Traduction]
Notre stratégie, qui consiste à investir dans le sport — des terrains de jeux au podium —, aura des effets réels, unira notre pays et inspirera une génération de jeunes Canadiens, d'une manière purement canadienne! Voilà le Canada sous son meilleur jour. Nous soutiendrons les jeunes et les jeunes athlètes d'ici.
Au large de nos côtes, ce même esprit de passion et de communauté anime nos ports pour petits bateaux. Est-ce qu'on peut faire un sourire en l'honneur des ports pour petits bateaux? Je veux des sourires. Les ports pour petits bateaux ne sont pas seulement des infrastructures, ils sont une assise des communautés côtières: où ils donnent un gagne-pain à plus de cinq millions de Canadiens, où ils maintiennent les traditions autochtones et où ils sont une source de milliers d'emplois dans l'industrie de la pêche et des fruits de mer. C'est pourquoi nous investissons près d'un milliard de dollars pour réparer et renforcer ces ports essentiels.
Peu importe de quel côté de la Chambre siègent les députés, ils savent que, quand nous investissons, nous investissons dans les gens qui dépendent de ces investissements. Il ne s'agit pas de mesures disparates. Ce sont des investissements qui sont réalisés dans un but précis. Je vais expliquer à mes collègues députés ce que cela signifie concrètement. Dans le budget de 2025, nous avons fait des investissements de portée historique dans les infrastructures pour bâtir des communautés plus solides, ce qui se traduit par des avantages tangibles partout au pays.
Maintenant, l'initiative Une Équipe Canada forte permettra à une nouvelle génération de travailleurs de ces mêmes communautés de contribuer à bâtir les infrastructures locales dans lesquelles le gouvernement investit. Qu'il s'agisse de construire des maisons, des installations sportives ou des réseaux de transport en commun, ces projets seront réalisés par des travailleurs de nos communautés et pour nos communautés, car lorsque nos communautés sont fortes, sûres et liées, les Canadiens s'épanouissent ensemble, parce que nous sommes tous engagés pour le Canada.
J'aurais encore beaucoup de choses à dire, mais je sais que les Canadiens comprennent que nous bâtissons un Canada fort.
[Français]
En conclusion, la Mise à jour économique du printemps de 2026 met en évidence les progrès que nous avons réalisés et l'important travail qu'il reste à faire: bâtir un Canada fort tout en veillant à ce que les progrès et la croissance économique profitent à tous les Canadiens partout au pays.
[Traduction]
Il s'agit d'en faire davantage — pour nos entreprises, pour nos entrepreneurs et nos travailleurs, pour nos agriculteurs et nos pêcheurs, et pour les Canadiens de tous les horizons. Il faut s'assurer que les projets qui bâtissent notre nation vont de l'avant, et que les gens reçoivent l'aide dont ils ont besoin pour réussir, en particulier ceux qui sont touchés par des droits de douane injustifiés. Nous pensons tous à eux et nous pouvons leur dire que nous sommes là pour eux. Chacun des députés est là pour eux. Nous pensons à eux.
[Français]
Il s'agit de bâtir un Canada fort pour tous.
[Traduction]
Quand nous bâtissons un Canada fort pour tous, il n'y a pas de limites à ce que nous pouvons accomplir. Comme nous l'a montré l'astronaute canadien Jeremy Hansen, lors de son récent voyage autour de la lune, tout devient possible!
C'est le moment d'agir. Soyons ambitieux. Bâtissons tous ensemble un Canada fort.
:
Monsieur le Président, tout d'abord, je voudrais féliciter l'honorable ministre pour sa présentation et je voudrais le remercier d'avoir proposé la simplification du crédit d'impôt pour personnes handicapées. Comme père de famille, j'apprécie ça. Nous sommes prêts à travailler avec lui afin de simplifier le système et aider plus de gens. J'ai déjà rempli ces formulaires et je peux dire que c'est très compliqué. C'est donc une proposition qui a du mérite.
Malgré ça, on apprend aujourd'hui que le libéral a doublé le déficit laissé par Justin Trudeau, le faisant passer de 31 milliards de dollars à 65 milliards de dollars. Personne ne croyait que c'était possible d'emprunter et de dépenser plus que Justin Trudeau, mais le premier ministre libéral actuel l'a fait. Ce budget à crédit va engendrer plus de coûts, plus de taxes et plus de dettes sur la carte de crédit nationale. Le premier ministre est juste un autre libéral.
Aujourd'hui, le premier ministre libéral se félicite d'avoir un 11e budget libéral avec la carte de crédit nationale. De plus, il dit aux Canadiens que le coût de la vie n'a jamais été aussi bon depuis 10 ans. Toutefois, nous devons oublier les illusions pour regarder la réalité de M. et Mme Tout-le-Monde. Notre pays subit la pire inflation alimentaire du G7. Au Québec, la situation est très grave pour les personnes âgées. Selon Le Journal de Montréal, le tiers d'entre elles ont des revenus de moins de 25 000 $ par année. Plusieurs doivent choisir entre payer le loyer, faire une bonne épicerie et s'acheter des médicaments. Une retraitée a dit au Journal de Montréal qu'elle serait dans la rue si elle n'avait pas trouvé une solution à la dernière minute alors que le coût des loyers explose. Plusieurs aînés vivent avec moins de 1 900 $ par mois. Ils disent qu'ils doivent sauter des repas chaque jour. On retrouve les mêmes histoires partout au Canada.
Le budget à crédit des libéraux, ça veut dire une inflation et des prix plus élevés aujourd'hui et des taxes et des impôts plus élevés à l'avenir. Tout ça pendant qu'une petite élite libérale bien connectée continue de s'enrichir grâce à des subventions, du favoritisme d'État et des paradis fiscaux, ce que le premier ministre utilise aussi.
Voici les faits de la mise à jour économique libérale. C'est plus de coûts, plus de dettes et plus de taxes sur la carte de crédit national. Le premier ministre est juste un autre libéral.
Le premier ministre a brisé sa promesse de réduire la dette par rapport au PIB, qui va augmenter pendant chacune des quatre prochaines années. Le premier ministre a brisé sa promesse de réduire les dépenses. En fait, les dépenses augmentent de 5 % cette année au-delà des dépenses de Justin Trudeau et au-delà de la croissance économique et l'inflation combinées. Aujourd'hui, il a annoncé 37 milliards de dollars en nouvelles dépenses. Ça, c'est net, sans les petites économies promises.
Depuis son arrivée au pouvoir, le premier ministre a créé 13 nouvelles agences. C'est plus de bureaucratie. À l'exception de la COVID‑19, c'est le plus gros déficit de l'histoire du Canada, et les dépenses gouvernementales représentent maintenant la plus grande partie de notre économie depuis 1996. Les intérêts sur notre dette nationale sont maintenant de 59 milliards de dollars. C'est plus que ce qu'on dépense en santé et plus que ce qu'on récolte avec la TPS. Ça veut dire que quand un Canadien paie la TPS, chaque sou va aux banquiers et rien ne va aux infirmières et aux médecins. Chaque famille canadienne va devoir payer 3 400 $ en intérêt sur la dette nationale cette année. Il n'y a rien pour les services.
Une part de plus en plus grande des dépenses s'en va aux petits amis libéraux. On le voit avec le nouveau fonds souverain, qui ne contient aucun fonds. C'est sa nouvelle patente à gosses qui n'a pas de fonds. On va encore payer ça avec la carte de crédit, et l'argent ira aux amis et aux gens bien connectés au gouvernement. C'est un grand risque financier.
On voit d'autre gaspillage favorisant l'élite mondiale. On voit notamment qu'il y a 3 milliards de dollars pour le financement international de la lutte contre les changements climatiques. C'est le même stratagème financier que ce libéral avait utilisé pour s'enrichir chez Brookfield et au moyen de l'Alliance bancaire Net Zéro, qu'il avait lancée et qui est maintenant en faillite. On voit qu'il y a 2,3 milliards de dollars pour subventionner des voitures électriques qui sont fabriquées ailleurs et qui vont mettre en péril les emplois des Canadiens. Une somme de 11 millions de dollars est aussi consacrée à une grande rencontre des élites financières pour discuter de la manière dont on va dépenser l'argent des contribuables. De plus, la mise à jour économique prévoit une baisse de la croissance économique et une hausse de l'inflation.
Toutes les politiques de ce premier ministre libéral font augmenter le coût de la vie et font baisser les salaires des travailleurs pendant qu'une petite élite libérale s'enrichit. Après un an, notre économie est en déclin et le coût de la vie augmente. Je dis ça simplement pour qu'on fasse face à la réalité et qu'on puisse mettre en place un plan pour renverser la tendance.
Le plan conservateur a quatre piliers. Premièrement, nous misons sur une énergie abordable et abondante, sans aucune taxe sur l'essence ni aucune taxe sur le carbone. Deuxièmement, nous visons une inflation très basse et des impôts très bas grâce à des coupes dans la bureaucratie, dans le recours aux consultants, dans l'aide sociale aux entreprises, dans l'aide aux pays étrangers et dans d'autres formes de gaspillage. Troisièmement, nous misons sur la concurrence du libre marché. Quatrièmement, nous visons l'autonomie nationale, parce que nous pouvons libérer nos ressources naturelles afin de subvenir à nos propres besoins ici, chez nous. C'est ainsi que nous devons et pouvons rendre le Canada plus abordable chez nous, plus fort chez nous et plus grand chez nous.
[Traduction]
Aujourd'hui, je tiens à féliciter le de son discours. Moi qui suis père de famille, je le remercie de son engagement à simplifier le crédit d'impôt pour personnes handicapées. Nos concitoyens devraient passer leur temps à vivre leur vie plutôt qu'à remplir des formulaires. Nous voulons simplifier la vie de ceux qui traversent déjà assez de difficultés.
Malheureusement, il y a aussi de mauvaises nouvelles. Le libéral a fait doubler le déficit laissé par Justin Trudeau: il est passé de 31 à 65 milliards de dollars. Tout le monde pensait qu'il serait impossible de dépenser plus que Justin Trudeau l'insouciant, mais le nouveau premier ministre libéral s'est fait un défi personnel de le supplanter. Aujourd'hui, alors qu'il se félicite d'avoir financé un 11e budget libéral avec la carte de crédit du Canada, et qu'il affirme à la population que « l'abordabilité est en meilleure posture qu'elle ne l'a été depuis plus d'une décennie », n'oublions pas que ses illusions ne sont pas représentatives de la réalité.
Comme le prix des aliments au Canada augmente plus rapidement que dans tous les autres pays du G7, la semaine dernière, le 25 avril, des milliers de familles ont fait la file pendant des heures devant la banque alimentaire Guru Nanak's Free Kitchen, et bon nombre d'entre elles avaient des valises pour pouvoir repartir avec les 80 000 livres de pommes de terre et d'aliments gratuits parce qu'elles n'ont pas les moyens de se nourrir. À Moose Jaw, la banque alimentaire doit limiter le nombre de visites à une par mois au lieu de deux. Je ne sais pas ce que les gens font le reste de l'année. Sous le gouvernement libéral, la demande auprès de cette banque alimentaire a augmenté de 150 %. À l'échelle nationale, les banques alimentaires enregistrent près de 2,2 millions de visites par mois. C'est deux fois plus qu'il y a sept ans. Des parents qui travaillent doivent sauter des repas pour que leurs enfants puissent manger. Les aînés doivent choisir entre payer leur épicerie ou leurs médicaments. Les jeunes familles voient leurs paiements hypothécaires augmenter à mesure que les dépenses inflationnistes du gouvernement font grimper leurs coûts hypothécaires.
Tout cela entraîne une véritable détresse chez les gens, un coût humain bien réel que l'on voit clairement dans l'indice du Rapport mondial sur le bonheur. Le Canada, qui figurait autrefois parmi les pays les plus heureux au monde, est passé du 5e au 25e rang. Si l'on prend les Canadiens de moins de 25 ans, nous nous classons maintenant au 71e rang, derrière les États‑Unis, le Royaume‑Uni, l'Australie et même le Kazakhstan, le Vietnam et la Moldavie. Qui aurait cru que les jeunes du Kazakhstan, du Vietnam et de la Moldavie seraient plus heureux que les jeunes du Canada au printemps de leur vie?
C'est la tragédie de la gestion budgétaire à crédit des libéraux, qui a fait grimper le coût de la vie. Voici comment cela fonctionne: les libéraux paient la facture du pays avec la carte de crédit nationale et ils obligent les Canadiens à payer leurs factures avec leur carte de crédit personnelle. Entretemps, un petit groupe d'élites libérales et d'initiés du milieu des affaires s'enrichissent énormément grâce aux subventions, aux renflouements et aux exceptions du gouvernement. La mise à jour économique présentée aujourd'hui par les libéraux entraîne une augmentation des coûts, de la dette et des factures qui seront payées avec la carte de crédit nationale. Le n'est qu'un libéral comme les autres.
Voici les faits. Le premier ministre a doublé le déficit, qui est passé de 31 milliards de dollars à 65 milliards de dollars. Le a rompu sa promesse de réduire le ratio dette-PIB au cours de l'horizon budgétaire. Aujourd'hui, il a annoncé que le ratio dette-PIB allait augmenter, non seulement au cours de l'horizon budgétaire, mais aussi chaque année où le gouvernement actuel sera au pouvoir. Il a rompu sa promesse de dépenser moins, et, année après année, les dépenses augmenteront de 4,9 %, ce qui est bien plus que l'inflation et la croissance économique combinées, et environ deux fois plus que l'inflation et la croissance démographique combinées. Seulement dans cette mise à jour économique, le premier ministre a ajouté 37 milliards de dollars de nouvelles dépenses, en plus des dizaines de milliards de dollars déjà annoncés au cours de la dernière année.
Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, le libéral a créé 13 nouveaux organismes gouvernementaux. Si on exclut la période de la pandémie, le déficit de l'année dernière a été le plus important de l'histoire du Canada, et les dépenses de cette année sont les plus élevées, en pourcentage du PIB, depuis 1996. Les intérêts sur la dette nationale atteindront 59 milliards de dollars cette année, soit plus que ce que nous transférons pour les soins de santé et plus que ce que nous percevons en TPS. Cela signifie que chaque sou que nous payons en TPS va aux banquiers et aux créanciers obligataires, plutôt que d'aller aux médecins et au personnel infirmier. Chaque Canadien paiera 3 400 $ en intérêts.
Ce n'est toutefois pas tout le monde qui souffre, puisqu'une part de plus en plus importante des dépenses va à l'élite libérale et aux initiés du monde des affaires. Le soi-disant fonds d'investissement souverain du , qui n'a pas de fonds à investir, dépend à 100 % de la carte de crédit nationale. Aujourd'hui, nous avons appris que le gouvernement va dépenser des millions de dollars pour mettre en place un bureau de transition qui va éventuellement mettre en place un bureau permanent pour emprunter sur la carte de crédit nationale afin de parier sur les entreprises choisies par les libéraux.
Ensuite, il y a 3 milliards de dollars pour le financement international de la lutte contre les changements climatiques, le même stratagème financier que le a utilisé pour s'enrichir à Brookfield et dans le cadre de son alliance pour la carboneutralité, qui est maintenant en faillite. J'ai vu quelqu'un de Brookfield applaudir, là-bas. C'est l'ancien ministre de l'Environnement. Il a peut-être l'impression d'avoir été acculé à la faillite, là-bas dans son coin, mais il n'a pas à s'inquiéter: l'alliance pour la carboneutralité du premier ministre est aussi en faillite, alors il n'est pas seul.
Soit dit en passant, le a eu tort sur toute la ligne. Il nous dit tous les jours à quel point il est intelligent. Il a eu tort de dire que nous avions besoin d'une taxe sur le carbone plus élevée et plus étendue, tort de s'opposer au pipeline vers le Pacifique, tort de dire qu'il y aurait une déflation après la COVID, tort de dire qu'imprimer des billets ne ferait pas augmenter les prix et tort de dire que nous devrions laisser 50 % de notre pétrole dans le sol. Comment pouvons-nous nous attendre à ce qu'il fasse quelque chose de bien alors qu'il se trompe depuis si longtemps?
Un investissement de 11 millions de dollars est prévu pour organiser un sommet. Une réunion avec un groupe d'élites financières mondiales coûtera 11 millions de dollars. Au cas où quelqu'un s'inquiéterait que ce soit une idée nouvelle, Justin Trudeau a tenu la même réunion avec les mêmes personnes dans un hôtel Shangri-La il y a 10 ans pour mettre en place la Banque de l'infrastructure, et quel a été le résultat?
Sous l'actuel , le Canada affiche désormais le niveau d'endettement des ménages le plus élevé du G7, le marché immobilier le moins abordable du G7, l'investissement par travailleur le plus faible du G7, le deuxième taux de chômage le plus élevé du G7, et il se classe au deuxième rang pour ce qui est de la pire productivité. Un demi-billion de dollars d'investissements nets ont fui vers les États‑Unis. Les sorties de capitaux ont été deux fois plus importantes que les rentrées. Deux fois plus de Canadiens créent des entreprises à l'étranger qu'au pays. En fait, l'année dernière, plus d'entreprises canadiennes ont ouvert leurs portes aux États‑Unis qu'au Canada. Au congrès libéral de la semaine dernière, on a proposé une solution pour remédier à l'exode de ces personnes et de ces fonds. On a dit vouloir instaurer une taxe de départ: un gigantesque mur fiscal destiné à empêcher les gens de fuir les politiques coûteuses du premier ministre. Or, quand un pays en vient à punir ses citoyens parce qu'ils le fuient, c'est qu'il n'y a plus d'espoir.
La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante rapporte qu'après un an de ce libéral, il y a eu plus de fermetures que d'ouvertures d'entreprises, que nous sommes confrontés à une pénurie d'entrepreneurs, que les coûts élevés, les formalités administratives et l'incertitude étouffent la prochaine génération, qu'il y a eu plus de fermetures que de démarrages d'entreprises pendant six trimestres consécutifs, et que plus de la moitié des petites entreprises ont déclaré dans un sondage qu'elles ne recommanderaient pas à quelqu'un de démarrer une entreprise au Canada aujourd'hui. La Fédération conclut que les fondements économiques du Canada sont en train de s'effriter. Nous ne pouvons pas étouffer l'ambition dans notre économie par la réglementation et la fiscalité et espérer bâtir un pays fort.
Rien n'a changé. Tout coûte plus cher. Il n'y a pas de réforme fiscale digne de ce nom, si ce n'est la taxe sur le carbone qui a été rebaptisée norme sur les combustibles propres. Le avait promis de réduire les formalités administratives, mais aucune loi anti-développement n'a été éliminée. Comme je l'ai dit, 13 nouveaux organismes ont été créés. Le premier ministre a dit que nous construirions des logements à une vitesse jamais vue depuis des générations. Pourtant, même après l'adoption de lois lui conférant des pouvoirs légaux sans précédent, le nouveau bureau issu de ces lois n'a approuvé aucun grand projet national.
Il y a ensuite le pipeline vers le Pacifique qu'il avait promis. Or, il n'y a ni permis, ni tracé, ni investisseurs, ni date de début ou de fin, ni point de départ ni point d'arrivée. De plus, la seule entreprise connue capable de construire le pipeline, Enbridge, affirme que les lois et les taxes libérales rendent impossible la production de pétrole nécessaire à la réalisation du projet. Enfin, le veut que l'Alberta injecte 20 milliards de dollars dans un projet de captage du carbone déficitaire, un projet qui n'a jamais été présenté comme une condition préalable à la construction du pipeline.
Que dire du fameux discours du à Davos sur les alliances de puissances moyennes? Il a produit quantité de protocoles d'entente, mais aucun nouvel accord de libre-échange. Les annonces ne sont pas des résultats, et les beaux discours ne paient ni les hypothèques, ni l'essence, ni l'épicerie.
À la base, le maintient toujours la même idéologie libérale, fondée sur un contrôle descendant de la part du gouvernement, qui concentre le pouvoir et la richesse entre les mains des initiés comme lui. Cette philosophie a doublé notre dette, étouffé la croissance et fait en sorte que les familles n'ont plus les moyens de subvenir à leurs besoins essentiels. Il a toujours eu tort sur toutes ces questions. Après un an sous ce premier ministre, notre économie est affaiblie, plus coûteuse et moins prometteuse. Je présente ces dures réalités parce que nous devons remplacer l'illusion par la réalité si nous voulons réparer ce que les libéraux ont brisé.
On dit que l'optimisme sans réalisme est une illusion, et que le réalisme sans optimisme est une capitulation. Nous ne nous bercerons pas d'illusions quant à la dure réalité et nous ne baisserons pas les bras devant les échecs des libéraux. Aujourd'hui, les conservateurs parlent d'un Canada différent, plus prometteur et meilleur, un Canada qui est le pays le plus autonome et où la vie est la plus abordable au monde.
Tout au Canada devrait être très bon marché parce que nous avons les plus grandes étendues de terre pour construire des logements, extraire des ressources et cultiver des aliments. Aucun pays au monde n'a jamais eu autant de ressources par personne. Une maison avec une cour, du chauffage en hiver, un réservoir rempli d'essence; tout ça devrait facilement être abordable. Avec de vastes terres agricoles, le coût des aliments ne devrait même pas être une préoccupation.
Dans ce pays extraordinaire, riche de ressources exceptionnelles, nous devrions pouvoir nous permettre ce que nous voulons. C'est à la fois notre droit naturel et notre potentiel. L'objectif d'un pays abordable, autonome et fort est à notre portée. Nous disposons du troisième plus important gisement d'uranium au monde, du plus grand potentiel hydroélectrique et du gaz naturel le moins cher pour produire une électricité abondante à prix raisonnable. Nous avons la plus grande réserve de pétrole du G7 et les distances d'expédition les plus courtes des Amériques vers l'Asie et l'Europe. Nous avons de loin la plus grande superficie par habitant de tous les pays du G7 pour construire des logements. Le Canada occupe le troisième rang mondial pour la superficie des terres agricoles par habitant. C'est donc ici que la nourriture devrait coûter le moins cher.
Les conservateurs croient en une économie de libre marché ambitieuse et ouverte, qui libère le potentiel de chacun, protège la valeur de notre monnaie, renforce le pouvoir d'achat et respecte la liberté individuelle. Notre plan repose sur quatre principes: premièrement, une énergie abordable et abondante; deuxièmement, une inflation et des impôts bas grâce à la réduction des coûts de l'appareil gouvernemental; troisièmement, la libre concurrence; et quatrièmement, l'autonomie nationale.
L'énergie est au cœur de tout ce que nous faisons. Voilà pourquoi les conservateurs proposent d'éliminer toutes les taxes sur l'essence à longueur d'année et de se débarrasser, une fois pour toutes, des taxes sur le carbone. Les travailleurs et les agriculteurs paieraient moins, et les camionneurs pourraient transporter les marchandises à meilleur coût.
Nous avons également besoin d'une monnaie forte. Une monnaie forte récompense le travail et l'épargne. Comme la Suisse, nous équilibrerons les budgets à moyen terme en réduisant les dépenses consacrées aux consultants, aux bureaucrates, aux entreprises parasites, à l'aide étrangère et aux faux réfugiés. Nous annulerons l'inutile projet de train Alto à 90 milliards de dollars, et nous appliquerons une règle stricte selon laquelle chaque nouveau dollar dépensé devra être accompagné d'une économie de 1 $ ailleurs.
Nous libérerons et débloquerons le système de la libre entreprise. Nous mettrons fin aux subventions aux entreprises parasites. Nous réduirons le fardeau fiscal. Nous mettrons fin aux impôts sur la construction de logements, l'énergie et les réinvestissements, et nous réduirons les impôts pour les travailleurs en simplifiant et en abaissant les taux prévus dans la Loi de l'impôt sur le revenu. Nous débloquerons la construction de logements et l'extraction des ressources en éliminant les retards. Nous ferons tout cela parce que nous croyons en une économie qui sert les vaillants travailleurs du Canada.
Le choix est clair: nous pouvons avoir une économie axée sur les lobbyistes et les cadeaux, ou nous pouvons avoir une économie axée sur l'ardeur au travail et la concurrence. Entre l'aristocratie politique et la méritocratie économique, je choisis la méritocratie.
Le dernier principe, bien sûr, est celui de l'autonomie. Notre loi sur la souveraineté du Canada ramènera les chèques de paie et la production au pays en misant sur la libre entreprise plutôt que sur les subventions. Nous abrogerons les dispositions issues du projet de loi , la loi anti-développement, et nous lèverons le moratoire sur les pétroliers le long de la côte nord de la Colombie‑Britannique. Nous supprimerons la taxe sur le carbone pour les industries, nous réduirons le fardeau réglementaire de 25 % en deux ans, et nous mettrons en place une règle du deux pour un, selon laquelle il faudra éliminer deux anciens règlements chaque fois qu'on voudra en adopter un nouveau.
Nous instaurerons ici le régime de délivrance de permis le plus rapide au monde. Nous mettrons en place des permis préalables exécutoires afin que les projets puissent être mis en œuvre rapidement et que l'économie reprenne son essor. Nous permettrons la construction d'une dizaine d'usines de gaz naturel liquéfié. Nous créerons une réserve stratégique d'énergie et de minéraux en prévision de crises futures et pour renforcer notre pouvoir de négociation, et nous nous servirons notamment de ce pouvoir de négociation pour lutter en faveur d'un commerce sans droits de douane avec les États‑Unis. Cela signifie qu'il faut renforcer notre pouvoir de négociation pour être en mesure de mettre fin aux droits de douane inutiles sur l'acier, l'aluminium, les automobiles et le bois d'œuvre. La création d'un nouveau pacte de l'automobile nous permettra aussi de travailler avec nos amis américains afin d'augmenter la production des deux côtés de la frontière.
Nous chercherons à relancer le pipeline Keystone pour acheminer des centaines de milliers de barils de pétrole supplémentaires au sud de la frontière, et nous ne chercherons pas à rompre de façon permanente avec notre plus proche client au profit d'un partenariat stratégique visant un nouvel ordre mondial avec la dictature de Pékin.
Le Canada vend 20 fois plus aux États‑Unis qu'à la Chine, et cela ne changera pas vraiment, même si le multiplie les illusions et les faussetés dans ses promesses. Le premier ministre le sait. C'est pourquoi 91 % de ses placements sont investis aux États‑Unis et non au Canada. Ses propres placements font partie de ceux qui ont malheureusement quitté le pays depuis qu'il est premier ministre.
Bref, nous devons supprimer les obstacles, les droits de douane, les taxes, la paperasse et la bureaucratie. Il y a d'autres obstacles à supprimer au gouvernement. En gros, le gouvernement doit se tasser du chemin. La question qui se pose n'est pas ce que le gouvernement doit faire, mais plutôt ce qu'il doit cesser de faire. Comme l'a dit le célèbre auteur français Saint‑Exupéry: « La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer. »
En éliminant les fardeaux, les taxes et la paperasse imposés par les libéraux, nous libérerons la population canadienne pour qu'elle s'épanouisse enfin. En enlevant les fardeaux imposés par les libéraux pendant 11 ans, nous libérerons l'énergie, l'ambition et le génie canadiens. Le Canada vit dans le cœur de tous les immigrants, les pionniers et les Autochtones dont les origines remontent à des temps immémoriaux. Voilà, quand nous sommes libres, nous pouvons accomplir tout ce que nous voulons. Notre promesse n'est pas un souvenir; c'est notre destin.
Imaginons une jeune personne de métier capable d'acheter une maison comme celles qu'elle construit. Imaginons une mère qui remplit avec insouciance son panier d'épicerie et qui choisit de bons aliments pour ses enfants sans crainte de vider son compte de banque. Imaginons les familles qui reprennent leur souffle, les entrepreneurs qui lancent leurs concepts le jour même où ils en ont eu l'idée, ou encore nos ressources qui sont valorisées ici et qui enrichissent les Canadiens plutôt que de garnir les coffres d'intérêts étrangers. Rien ne limite le potentiel des Canadiens lorsqu'ils sont libres de poursuivre leurs idées. Soyons réalistes et optimistes, parce que le réaliste calcule des probabilités que l'optimiste change. Soyons les deux.
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Monsieur le Président, je remercie mon collègue.
Essentiellement, le répète que le monde a changé. Pour lui, le monde change toujours, alors la situation est grave. Voici ce qui a changé récemment.
Il y a un peu plus de deux semaines, le président américain a signé un nouveau décret modifiant le calcul des droits de douane sur les biens exportés par le Québec et le Canada. Auparavant, environ 85 % de nos exportations étaient protégées par l’ACEUM. Aujourd’hui, un grand nombre de biens sont assujettis à des droits de douane de 25 %, même s’ils sont couverts par cet accord.
Ainsi, aujourd'hui, près de 50 % des exportations du Québec et de l’Ontario sont touchées par des droits de douane, selon une étude récente de l’Université de Calgary. Les fermetures ont commencé. On a vu une situation critique dès le premier jour chez BRP. Il y a le cas de Meubles South Shore, et il y en a d’autres. Cela commence à ressembler à un château de cartes. Nous avons posé des questions au gouvernement afin de savoir si des mesures allaient être prises. Notre travail, comme parti de l’opposition, consiste à poser des questions.
Il y a deux semaines, à la période des questions orales, nous avons demandé au ce qu’il comptait faire face à ce nouveau calcul des droits de douane qui fait en sorte que l’ACEUM ne nous met plus dans une bulle. Il y a deux semaines, le premier ministre n'avait aucune espèce d'idée de ce dont nous parlions à la période de questions orales. Il a été honnête et franc, il nous a dit qu’il reviendrait avec une réponse. Nous lui avons accordé une semaine.
La semaine dernière, à la période des questions orales, nous avons demandé au premier ministre ce qu'il allait faire, étant donné que des entreprises avaient commencé à fermer. Mes collègues, qu'ils soient libéraux, conservateurs ou du Bloc québécois, dont la circonscription abrite un tissu industriel reçoivent des messages d’entreprises qui sont en difficulté depuis deux ou trois semaines et qui sont inquiètes, notamment des PME dont les marges de crédit sont épuisées. La réponse du premier ministre a été de dire d’attendre la mise à jour économique, qu'il y aurait des solutions là-dedans. Je n'ai pas dormi pendant une semaine, je n'ai jamais vécu autant de suspense de ma vie. Je me disais qu'il allait régler ce problème-là.
J'ai lu la mise à jour économique une première fois, puis une deuxième fois. Je me suis dit que le premier ministre n'avait pas pu avoir oublié nos entreprises. Or, si, il a oublié nos entreprises. Aujourd'hui, bien qu'elles soient couvertes par l'ACEUM, elles font face à des droits de douane de 25 %, pour lesquels nous demandions à très court terme une subvention salariale.
Le premier ministre et le ministre des Finances ont annoncé des mesures liées à la formation de la main-d’œuvre. C'est vrai que cette mesure peut être porteuse dans d'autres provinces, mais, au Québec, la formation de la main-d’œuvre a fait l'objet d'une dévolution complète vers le gouvernement du Québec depuis déjà plusieurs décennies. La stratégie de formation de la main-d'œuvre est à Québec. La formation professionnelle est à Québec. Des stages sectoriels pour le marché du travail y sont administrés.
Pour former rapidement de la main-d’œuvre dans des domaines d'emploi qui sont porteurs aujourd'hui, il faut verser l'argent à Québec. Ici, on est allergique au fait de verser l'argent à Québec, puisqu'on aime s'ingérer dans les champs de compétence du Québec. Je vois la , qui sait que je l'aime. Son ministère aime bien faire cela. Au Comité permanent des finances, nous faisons une étude sur le pouvoir de dépenser et, de l'autre côté, on ne sait même pas de quoi on parle. C'est troublant. Il n'y a donc pas de mesures pour les entreprises.
La réalité, c'est que les États-Unis vont rester notre principal partenaire commercial, et ce, pendant longtemps. C'est d'autant plus vrai pour les PME qui sont touchées par ces nouveaux droits de douane. Les grandes entreprises, notamment celles dans la filière de l'aluminium, ont la capacité industrielle de rediriger leurs exportations, parfois assez rapidement, vers d’autres marchés, même si ce n'est pas idéal. Par contre, les PME, comme celles de chez nous à Mirabel, sur le boulevard Curé-Labelle et ailleurs, n’en ont pas la capacité. Toute leur infrastructure bureaucratique et technique est conçue pour exporter leurs produits aux États-Unis et elles n'ont pas les moyens de se défendre.
Ces entreprises ne sont pas des pétrolières — mon collègue a parlé tout à l'heure des subventions accordées aux pétrolières. Ce ne sont pas des grandes banques. Elles n'ont pas les moyens d'avoir des lobbyistes pour convaincre le gouvernement de leur octroyer des crédits d'impôt. Elles ont été oubliées.
On voit dans la mise à jour que le gouvernement se vante d'avoir un bon bilan économique. On nous dit que les exportations vers les États‑Unis ont chuté de 10 %, ce qui est dramatique, car c'est un partenaire qui représente 80 % de nos exportations, alors que le Canada est une petite économie très ouverte. On nous dit, à raison, que les exportations vers les pays qui ne sont pas les États‑Unis ont augmenté de près de 30 ou 40 %.
C'est une bonne nouvelle, d'autant plus qu'il n'y a pas un pays, parmi ces pays-là, avec lequel le a signé un nouvel accord commercial. On cherche les nouvelles exportations. Le premier ministre a voyagé, il a brûlé du kérosène, il a fait son king partout sur la planète. On pourrait donc penser qu'il a signé des accords. Or, il n'y a pas un pays où on a augmenté nos exportations de cette manière, car le premier ministre n'a pas signé d'accord commercial. Ce qui a augmenté, ce sont les exportations de pétrole et de gaz vers l'Europe et l'Asie.
Sait-on ce qui a profité à ce bon bilan-là? C'est l'augmentation des exportations d'aluminium vers l'Europe. Nos producteurs d'aluminium ont envoyé ça en Europe parce que le premier ministre n'a pas été capable de régler le problème avec les États‑Unis. C'est ça qu'il cache.
On nous dit que le déficit est moins important que prévu. Ça, c'est l'autre bonne nouvelle du . C'est vrai. Le déficit est de 11,5 milliards de dollars de moins que prévu pour l'an dernier. Je le rappelle: les grandes banques ont réduit leurs prévisions de croissance économique pour l'année prochaine et l'année d'après. Ça, c'est le déficit de l'année passée. Il y a eu plus de croissance, c'est vrai, nous le reconnaissons. Il y a eu plus d'inflation aussi. L'augmentation du niveau général des prix, ça génère des revenus pour le gouvernement. Or, les deux tiers du montant auquel fait référence le ministre des Finances, qu'est-ce que c'est? Ce sont des crédits d'impôt pour les batteries, des crédits d'impôt à l'investissement dans l'énergie propre qui n'ont pas été réclamés parce qu'il n'y a pas eu assez d'investissements, alors que le ministre des Finances se présente comme M. Investissement.
Le reste du montant, c'est le fonds pour les catastrophes naturelles. C'est peut-être parce que le ministre des Finances n'a pas assez fait de danses de la pluie, mais il semble qu'il n'y a pas eu assez d'inondations et de feux de forêt cette année pour que l'argent soit dépensé, le tout pour un total de 7,5 milliards de dollars.
Ce que ça veut dire, c'est qu'il faut se recentrer sur les vrais problèmes. Il n'y a pas beaucoup de nouveau contenu dans ce document. Je peux montrer le document, car il a été déposé. J'en profite. Il n'y a pas grand-chose, mais il y a des mesures porteuses qui ont déjà été annoncées. Il faut le saluer quand le gouvernement fait des stratégies et se prend en main. Nous le saluons.
Il y a la stratégie nationale de la défense, la stratégie nationale automobile, la stratégie nationale des infrastructures. Il y a la stratégie nationale sur les minéraux critiques, à laquelle nous avons fait ajouter le phosphate dans le cadre du projet de loi . Cela avait été oublié par le gouvernement, qui a eu la présence d'esprit d'accepter notre amendement au budget. Il y a aussi une stratégie nationale pour la nature. Qu'est-ce qui manque encore? Il n'y a pas de stratégie nationale de l'aéronautique.
Ça fait deux ou trois décennies que toute l'industrie en demande une. Ceux qui connaissent ça pour vrai, ceux qui produisent des avions, des hélicoptères et des pièces, ceux qui sont chez nous à distance de marche de mon bureau, qui sont sur la Rive-Sud et à Dorval, demandent une stratégie nationale. Pourquoi? C'est pour que les produits puissent être développés en parallèle avec ce dont la défense et le gouvernement ont besoin, parce que c'est une industrie à cycle long. Il faut une stratégie pour que, le jour où on veut commander des produits, on puisse en commander.
Il ne s'agit pas de faire des conférences comme le font le et les députés libéraux. En ce moment, ils font des conférences. Des syndicats viennent nous avoir après avoir rencontré des députés libéraux. Ils leur en parlent et ils se font répondre que ce serait injuste pour l'aéronautique de Winnipeg et du Manitoba s'il y avait une stratégie centrée sur le Québec. Nos syndicats au Québec se font dire ça par des députés libéraux. Alors ça, ça aiderait.
J'ai écouté soigneusement le . Ce n'est pas toujours facile, mais je l'écoutais. Il disait qu'il aimerait que, pour une fois, le Bloc québécois soit avec le gouvernement, que ce serait bien que le Bloc québécois soit avec le gouvernement. Il disait que les députés du Bloc québécois sont bien partisans, qu'ils sont bien difficiles et bien fermés d'esprit. Ça se joue à deux, ce jeu-là. Ça se joue à deux, l'idée de faire des propositions structurantes pour notre industrie. Pourquoi faudrait-il que nous soyons là à faire des câlins aux libéraux alors qu'ils font la sourde d'oreille à nos propres propositions?
Je vais dire pourquoi il n'y a pas de stratégie de l'aéronautique. Nous savons ce qui se passe dans le secteur automobile en Ontario: beaucoup de main-d'œuvre manufacturière vit des problèmes structurels et importants. Nous savons aussi que le gouvernement voudrait idéalement déplacer une partie de l'industrie, possiblement vers l'Ontario. Je ne sais pas si c'est vrai. Cependant, je sais que c'est une inquiétude et qu'il n'y en a pas, de stratégie.
C'est ce qui manque dans l'énoncé économique. Ce qui manque dans la paperasse d'Ottawa, c'est l'appel de la réalité du terrain. Ce sont des exemples comme ça. Le nous dit qu'il faut être avec lui. Chaque fois qu'il y a un budget, chaque fois qu'il y a un énoncé économique, nous faisons des demandes. Les demandes sont chiffrées. Elles s'autofinancent. Elles sont sur cinq ans. Nous le faisons même si nous savons que nous ne gouvernerons pas. Je peux assurer à tout le monde que je renouvelle toujours mon permis de conduire. Je sais que je n'en aurai pas, de limousine. C'est moi qui vais continuer à conduire mon auto. Ce n'est pas grave. Je m'assois. Nous nous assoyons, la gang du Bloc québécois, et nous faisons parfois ce qui est reconnu comme étant les meilleurs exercices budgétaires en campagne électorale. Ce fut le cas la dernière fois.
La première chose que nous demandons, c'est qu'on élimine les subventions aux gazières et aux pétrolières. C'est l'étape un. Cela représente 10 milliards de dollars par année. Imaginons combien de programmes d'alimentation scolaire on financerait avec ça au lieu de nourrir des pétrolières qui, ces jours-ci, n'ont pas de problème à survivre. Jamais nous n'avons reçu de réponse à cet appel qui est tout à fait raisonnable, rationnel et dans l'intérêt public. Une autre chose que nous demandons, c'est qu'on restaure la taxe sur les services numériques. Sur 5 ans, cela représente 7,5 milliards de dollars. Je vois des gens de l'autre côté hocher de la tête ou faire la moue. Ces gens-là nous ont dit qu'ils avaient fait ça pour le bien du Canada. Je cite le gouvernement, qui nous a dit, il n'y a pas si longtemps: nous n'accepterons pas de payer un prix d'entrée pour négocier avec le gouvernement Trump. Les libéraux nous ont dit ça. Ils nous ont dit: nous sommes fiers, nous bâtissons un Canada fort.
Nous savons qu'ils bâtissent un Canada fort. Nous sommes un peu tannés de l'entendre. D'ailleurs, nous ne savons pas quand il va arriver, ce Canada fort. Ils nous disent donc qu'ils ne paieront pas de prix d'entrée et qu'ils ne feront pas de concessions avant d'aller négocier. Toutefois, la première affaire qu'a faite le en arrivant au pouvoir, c'est faire des concessions et s'agenouiller devant l'administration Trump. Le gouvernement veut bâtir un Canada fort, veut se tenir debout et veut montrer qu'il ne paie pas de prix d'entrée dans une négociation. Il leur faut donc reculer sur cette mauvaise chose et restaurer la taxe sur les services numériques. Si les députés libéraux veulent être des fiers Canadiens, qu'ils se comportent comme tels. Eh bien, la réponse de leur part est non. Pendant ce temps, nos médias sont incapables d'arriver à survivre.
Parlons des médias. Il y a une crise dans le secteur des médias. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le ministre des Finances, à la page 121 de sa mise à jour économique. C'est une bonne page. J'ai beaucoup aimé ça. Le ministre nous dit: « [...] le journalisme de radiotélévision forme un élément essentiel du tissu social. » J'insiste sur le mot « essentiel ». Moi, je l'aime, le ministre des Finances. C'est un révolutionnaire. Il nous dit: « [...] le gouvernement annonce son intention de solliciter l'avis de la population et des intervenants sur la possibilité d'élargir le Crédit d'impôt pour la main-d'œuvre journalistique canadienne [...] ». Ça, c'est une révolution. Si le avait été là pendant la Révolution française, il se serait installé un kiosque en face de la Bastille, il aurait fait un sondage sur le prix de la brioche et on serait aujourd'hui rendu au roi Louis XLIX. C'est ça, ne pas agir pour le Québec. Si on veut des exemples concrets, c'est exactement ce qu'on a.
Nous demandons une forme de subvention salariale d'urgence pour les entreprises. Nous rencontrons les gens des entreprises et ils nous disent avoir besoin de maintenir le lien d'emploi. Il y a des entreprises qui sont productives et qui sont capables d'exporter dans un contexte de libre-échange et dans un contexte où le nous dit qu'on va finir par en signer un accord. Pour ces gens, la solution n'est pas de les renvoyer à l'école. La solution est de faire en sorte qu'on baisse le coût de production pour ces entreprises à l'aide d'une subvention salariale et qu'on vienne amoindrir le choc de productivité dû aux droits de douane en attendant que ça passe, pour que nos régions ne ferment pas. Les libéraux nous disent non. Je me suis demandé pourquoi, parce que c'est une bonne proposition. Nous tendons la main au .
Je me suis dit que le gouvernement attendait peut-être que Cúram soit prêt pour verser les subventions salariales avec Cúram. En effet, pour Cúram, il a de l'argent, mais, pour des subventions salariales, il n'en a pas.
Parlons de l'assurance-emploi, qui sert à traverser des périodes de crise. Nous sommes aujourd'hui en période de crise. Le ministre nous dit que le monde a changé et que nous sommes en période de crise. Le taux de chômage s'est comporté un peu mieux qu'on le pensait. On s'attendait à pire. Alors, ça prend un régime d'assurance-emploi qui couvre plus que la moitié des travailleurs. Un peu plus de la moitié des travailleurs canadiens sont couverts par l'assurance-emploi. Il n'y a personne ici à la Chambre qui réussirait à renouveler son prêt hypothécaire s'il disait à son prêteur hypothécaire qu'il a une assurance pour le feu qui a une chance sur deux de le couvrir. Ça n'arrive pas. Toutefois, on est prêt à faire endurer ça aux travailleurs.
On a demandé des mesures temporaires et elles ont été mises en place. C'était tellement nécessaire, les mesures temporaires, qu'on les a remises en place. Depuis je ne sais plus combien d'années, il y a des projets pilotes dans les régions. Ce sont des projets pilotes qui sont devenus presque permanents. Si on veut une démonstration de la nécessité d'une réforme de l'assurance-emploi, elle est là.
Parlons des 814 millions de dollars qui ont été volés au Québec. Il me semble que ça devrait intéresser le ministre. J'ai lu le livre du . Il est bien en vue dans ma bibliothèque. Ça s'appelle Values. Le premier ministre, avant de faire de la politique, se promenait et parlait de ses valeurs. Il parlait du fait que les valeurs passent avant le marché. Il parlait du fait que l'économie de marché et le capitalisme sans valeurs faisaient de nous, comme société, des gens sans boussole. Toutefois, il s'est présenté en politique et il a acheté des votes. Où sont les valeurs?
Le premier ministre a décidé de rembourser une taxe sur le carbone. On connaît les paramètres du modèle. Pour qu'il y ait de l'acceptabilité sociale, c'était remboursé avant que les gens paient. Alors, il a décidé de rembourser dans sept provinces un montant qui n'avait jamais été payé pour acheter des votes.
Les Québécois ont payé ça. Comme le directeur parlementaire du budget l'a dit et comme les fonctionnaires du ministère des Finances nous l'ont dit en comité, il y a 814 millions de dollars qui sont dus au Québec. Où sont-ils, ces 814 millions de dollars? Ils sont partout, sauf au Québec, présentement. Il me semble que ce serait un bon pas à faire.
Parlons des transferts en santé. Il n'y a aucune hausse des transferts en santé. Le ministre est content, car il était prêt à faire un déficit de 80 milliards de dollars. Toutefois, nous demandons des hausses des transferts en santé. Nous le voyons dans nos hôpitaux. On sait que les coûts de système augmentent de 6 % à 7 % par année dans un contexte de vieillissement de la population. On sait que jamais un gouvernement n'a mis en place ou appliqué autant de programmes basés sur le pouvoir fédéral de dépenser que le gouvernement Trudeau. C'est le choix que ce gouvernement a fait. Pendant ce temps, les gens croupissent dans les corridors d'hôpitaux et ne sont pas capables d'obtenir une chirurgie. Est-ce que la seule source du problème est le financement fédéral? Ce n'est peut-être pas le cas, mais c'est un très gros morceau, et ça fait partie des solutions. On sait aussi qu'il y aura des coupes à partir de la prochaine année financière. Il n'y a rien à ce sujet.
Il y a aussi la question du Supplément de revenu garanti. Les libéraux nous parlent du coût de la vie, mais il n'y a rien pour le coût de la vie là-dedans. Les libéraux ont bonifié le chèque pour l'épicerie, ce qui est très bien. Nous avons salué cela. Ils l'ont fondé sur le remboursement de TPS, qui tient compte de la composante de la structure familiale, des prestations familiales que les gens reçoivent, etc.
Toutefois, pour le gouvernement, il y a encore des bons et des mauvais aînés. L'âge légal de la retraite au Canada, c'est 65 ans. Si cela a changé, personne ne me l'a dit. Alors, il y a des bons et des mauvais retraités pour le gouvernement. Il y a les gens de 75 ans et plus qui ont une pension bonifiée de 10 %, et il y a les gens de 65 à 74 ans, à qui on dit d'aller paître et d'attendre de vieillir de 10 ans pour avoir droit à leurs prestations de Sécurité de la vieillesse. C'est une discrimination entre deux classes d'aînés. On dit vouloir aider les gens en ce qui concerne le coût de la vie. Les aînés de 65 à 74 ans sont la catégorie manquante, mais il n'y a rien à ce sujet. Le nous dit que nous sommes une bande de partisans épouvantables et que nous devrions appuyer le gouvernement, qui veut prendre soin des aînés.
Il y a aussi la bonification du Fonds pour le transport en commun du Canada. Il y a des problèmes en matière de transports en commun et ça prend des investissements en infrastructure. Ça, c'est porteur de croissance verte et durable. La moitié des fonds sont allés en Ontario. D'abord, les libéraux ont réduit le Fonds, qu'ils ont fait passer de 30 milliards de dollars à 25 milliards de dollars sur 10 ans. Ils ont donné la moitié des fonds à l'Ontario. De plus, comme ça relève des compétences du Québec, il y a encore une fois un bras de fer et ça niaise. La somme qui est due au Québec, plutôt que d'être versée pour des projets de transport en commun, est bloquée ici. Les libéraux vont peut-être mettre ça dans leur fonds souverain. Je ne sais pas ce qu'ils vont faire de cette somme, mais ça niaise ici.
Parlons des garanties de prêt pour le secteur forestier. Nous avons un secteur forestier qui paie des droits compensateurs à l'avance. Souvent, des années après, ils vont gagner en cour. Ils se font rembourser ces droits, mais, pendant ce temps, ils ne sont pas capables d'obtenir du crédit, parce qu'ils ne peuvent pas utiliser les sommes versées aux Américains, ces Américains que le aime dans ses communications publiques. Ils ne sont pas capables d'aller chercher l'argent. Nous avons besoin d'aide pour le secteur forestier. Où est l'aide pour le secteur forestier? Pour le ministre, le monde a changé, mais il n'a pas changé pour la forêt. C'est ce qui est en train d'arriver.
Rembourser au Québec les sommes pour les demandeurs d'asile, soit 733 millions de dollars demandés unanimement par l'Assemblée nationale du Québec, est-ce partisan ou est-ce que les 125 personnes qui siègent au Salon bleu à Québec ne valent rien? C'est le salon rouge ces jours-ci, mais ça va redevenir bleu, éventuellement.
Les libéraux nous disent que la productivité et l'innovation sont importantes, mais ils ferment les centres de recherche en agriculture au Québec, dans la circonscription même du . Je ne sais pas ce qu'il veut transformer en agriculture, mais ça ne va pas bien. En plus, le salaire de ces chercheurs représente environ 28 millions de dollars sur cinq ans. À l'échelle du budget fédéral, c'est zéro. Il n'y a rien dans ce budget pour ça.
Je ne sais pas qui est partisan dans tout ça. Je ne sais pas à quoi nous devrions nous attendre quand il y a une mise à jour économique comme celle d'aujourd'hui. Il faut aider les gens, il faut être sur le terrain, il faut être à l'écoute et il faut proposer des mesures. La réponse à ça, c'est un fonds souverain. Hier, ils nous disent qu'ils vont faire un fonds souverain. Une annonce, un spectacle, ils s'en vont à HEC Montréal. Ça applaudit comme des pingouins autour. Nous posons des questions. Ils ne donnent pas de détails et nous disent que nous allons avoir les détails aujourd'hui, lors de la mise à jour économique. Nous ouvrons le document de mise à jour économique et nous allons à la section sur le fonds souverain, nous ne nous possédons plus. Ce que nous y avons trouvé, c'est que nous aurons des nouvelles dans quelques mois. Pas un détail, à part ce nouveau détail sur le fameux fonds souverain: les projets qui seront financés par ce fonds, c'est les projets qui auront été approuvés par le Bureau des grands projets, dans lequel le premier ministre a déjà les deux mains. Ils nous disent que le fonds sera indépendant, mais il sera indépendant de dire oui au premier ministre.
Tout à l'heure, nous avons demandé aux fonctionnaires s'il y aurait un comité d'investissement indépendant. Ils nous ont répondu qu'ils ne le savent pas, que le conseil d'administration sera sûrement indépendant, mais, pour le reste, on verra. Ils n'ont pas d'idée du coût de financement de ce fonds; ils ne savent pas avec quel type d'obligation ils le financeront; ils n'ont pas d'idée des règles de gouvernances et ils n'ont même pas idée de combien d'investissement privé ça va attirer. Ils mettent 25 milliards de dollars et nous leur demandons combien ça va attirer en investissement privé. Ils ne le savent pas parce qu'ils n'y ont pensé qu'hier. Il faudrait que nous ne soyons pas partisans et que nous applaudissions ça, mais ces questions sont légitimes. C'est un fonds qui, de toute évidence, ne sera pas indépendant du Bureau du premier ministre, parce que c'est lui qui sélectionne les grands projets. Ça traîne sur son bureau et c'est lui qui les signe. On nous dit que le capital de ceux qui vont mettre de l'argent dans le fonds souverain sera garanti et qu'ils ne prendront pas de risques. Or, on parle de projets qui sont tellement risqués que personne ne veut investir dedans si le gouvernement n'y met pas ses pattes. Qui paiera à la fin, pour ces projets?
Des fonds souverains, il y en a partout au monde et il y en a de toutes les sortes. Il y a celui de la Norvège, où le pays investit en devises étrangères, ce que le Canada aurait déjà dû faire pour ne pas souffrir de la maladie hollandaise. Les exportations de pétrole de la Hollande tuent son secteur manufacturier. Au Canada, nous n'en avons jamais vraiment eu, à part un exemple semblable en Alberta. Il y a des fonds souverains qui servent à manipuler la géopolitique, comme en Chine, avec les Chinois qui achètent des infrastructures. Il y a des fonds souverains qui servent à aller jouer sur le marché des changes. Le Fonds des générations au Québec était une forme de fonds souverain. Dans tous les cas, on savait toujours pourquoi on mettait un fonds en place.
Le , lui, fait un fonds pour faire une annonce. Nous devrons un jour savoir pourquoi il met ce fonds souverain en place. Je suis curieux et nous posons des questions. Nous sommes un parti de l'opposition et notre travail, c'est de poser des questions. Le travail du ministre, c'est d'y répondre; il devra éventuellement répondre à ça.
Si on veut savoir si nous sommes contents de cette mise à jour économique, la réponse est non, parce qu'elle ne met rien à jour. Nous savions que ce ne serait pas un gros document étant donné que nous avions eu des discussions avec le ministère. Nous ne nous attendions pas à un budget, mais pas à rien. Si le ministre est pour déranger tout le monde pour annoncer le chiffre du déficit, nous pouvons attendre les chiffres officiels, au mois d'octobre. Nous allons les recevoir dans nos courriels.
Nous ne pouvons pas avoir des changements aussi importants en matière de droits de douane et dans l'environnement géopolitique du commerce mondial et nous faire dire que nous venons ici seulement pour des empiétements dans les compétences du Québec. Les libéraux sont majoritaires, nous le savons. Nous voulons contribuer, nous l'avons toujours fait. Nous voulons faire des propositions. Cependant, quand quelqu'un propose, il faut que quelqu'un écoute. Il faut que quelqu'un agisse. Il faut qu'une personne de l'autre côté de la Chambre ait développé la sensibilité de reconnaître que tous ceux qui sont de ce côté-ci de la Chambre ont été élus par quelqu'un qui mérite d'être représenté et dont les idées méritent d'être écoutées. Je pense que ce sens de l'écoute devrait être développé et je crois que c'est possiblement le défi le plus urgent de ce nouveau gouvernement majoritaire.