(i) plus de 5 000 emplois ont été supprimés dans le secteur automobile depuis l’arrivée au pouvoir du premier ministre,
(ii) le nombre de voitures fabriquées au Canada a diminué de moitié par rapport à 2016, passant de 2,3 millions en 2016 à 1,2 million en 2025,
(iii) le premier ministre a mis en place une stratégie automobile qui subventionne les véhicules électriques produits à l’étranger,
(iv) le plan du premier ministre oblige désormais les travailleurs canadiens à payer des impôts qui servent à subventionner des véhicules étrangers qu’ils ne peuvent pas s’offrir,
la Chambre demande au gouvernement de revoir sa stratégie automobile en:
a) supprimant les subventions touchant les véhicules électriques étrangers importés au Canada, qui obligent les travailleurs canadiens à subventionner des voitures neuves coûtant 50 000 $;
b) supprimant la TPS sur les véhicules fabriqués au Canada;
c) utilisant ses pouvoirs pour réduire le montant de l’impôt retenu sur les indemnités de départ versées aux travailleurs de l’usine GM CAMI d’Ingersoll.
— Conformément à l'article 43(2)a) du Règlement, j'aimerais informer la Chambre que les périodes d'intervention restantes du Parti conservateur seront partagées en deux.
Avant de parler de notre importante motion de l'opposition, j'aimerais dire quelques mots au sujet des événements tragiques qui ont frappé Tumbler Ridge, une belle communauté paisible de la Colombie‑Britannique, il y a deux jours. Je sais que nous sommes tous bouleversés par ce qui est arrivé aux familles touchées. Ce qui s'est passé là-bas est le pire cauchemar d'un parent. Au nom de Kildonan—St. Paul et de Winnipeg, je tiens à offrir mes condoléances à cette collectivité. Nous partageons leur douleur. Que Dieu les accompagne en ces moments difficiles.
Les députés sont envoyés à Ottawa pour représenter leur région et les Canadiens, et l'opposition officielle a pour mission de demander des comptes au gouvernement au sujet de ses promesses et de ses actions. Les ministres du cabinet fantôme ont la responsabilité supplémentaire de demander des comptes aux ministres au sujet des décisions prises dans leurs ministères.
La semaine dernière, en compagnie du , la a présenté aux Canadiens la stratégie du gouvernement pour remédier à la situation actuelle du secteur automobile, qui est très préoccupante. Je parlerai d'ailleurs de quelques-uns des problèmes que posent tant l'annonce que l'approche choisie.
La situation est très grave. Cinq mille familles se retrouvent déjà sans emploi en raison des droits de douane imposés par le président Trump et de leurs répercussions sur le secteur automobile canadien. Dans 5 000 foyers, un des soutiens de famille a perdu son emploi. Cela s'ajoute aux dizaines de milliers d'emplois perdus dans le secteur manufacturier, ainsi qu'aux nombreux emplois indirects liés à l'industrie automobile et à d'autres secteurs manufacturiers.
Cette situation survient après une décennie de déclin de notre secteur automobile. Les députés se souviendront peut-être qu'en 2016, 2,3 millions de voitures ont été fabriquées au Canada. Moins de 10 ans plus tard, ce chiffre est tombé à 1,2 million. En une décennie, la production du secteur automobile — les voitures que nous fabriquons — a diminué de près de moitié, et nous essuyons maintenant une perte de 5 000 emplois dès la première année de la guerre commerciale menée par le président Trump, avec toutes les conséquences que cela entraîne pour le secteur automobile canadien.
Les libéraux sont au pouvoir depuis 10 ans. Comment le gouvernement libéral traite-t-il cette question? Il y a quelques années à peine, en 2022, si je ne m'abuse, il a annoncé, en partenariat avec l'Ontario, les subventions les plus importantes de l'histoire du Canada pour les véhicules électriques. Ces subventions ne visaient pas les véhicules à essence, dont la production déclinait depuis une dizaine d'années, ni les secteurs qui subissent aujourd'hui les pertes les plus importantes. Il y a quelques années à peine, des subventions totalisant 52 milliards de dollars ont été annoncées pour mettre en place une chaîne d'approvisionnement en batteries pour véhicules électriques et pour soutenir la production de ces véhicules.
Malheureusement, depuis quelques mois, bon nombre de ces engagements tournent au fiasco. Ainsi, la pièce maîtresse des 52 milliards de dollars d'investissements était l'usine NextStar Energy à Windsor, censée produire des batteries pour véhicules électriques destinées à Stellantis, un des principaux constructeurs automobiles au pays. Or, tout récemment, Stellantis a annoncé qu'elle allait vendre sa participation de 49 % dans cette usine à LG Energy. Il est donc possible qu'elle fabrique désormais non seulement des batteries pour voitures, mais aussi des cellules de batterie. Quoi qu'il en soit, elle ne sera plus la pièce maîtresse de la production de batteries pour véhicules électriques qu'elle devait être lorsqu'on a pris ces énormes engagements financiers.
En regardant plus loin, on constate d'autres pertes dans ce secteur. Par exemple, le mois dernier, la société GM, qui bénéficiait aussi de ces subventions, a annoncé qu'elle inscrirait des charges de 6 milliards de dollars à son bilan, en lien avec ses activités de production de véhicules électriques. Elle a ajouté qu'elle pourrait enregistrer d'autres pertes liées à ses véhicules électriques au courant de l'année. Parallèlement, le gouvernement du Québec tente de récupérer près d'un quart de milliard de dollars auprès de l'usine Northvolt, qui appartient à un constructeur suédois de véhicules électriques aujourd'hui en faillite.
De plus, la société Ford a annoncé qu'elle inscrirait des charges de 19,5 milliards de dollars à son bilan, en lien avec ses chaînes de montage de véhicules électriques, après avoir tenté pendant des années de les rentabiliser sur le marché nord-américain. En fait, le directeur général de Ford a dit qu'il n'était pas logique de continuer à investir des milliards de dollars dans des produits qui, selon lui, ne généreraient pas de profits.
Cela correspond à ce que le PDG de la société Stellantis a récemment déclaré: « Les sommes passées en charges exceptionnelles annoncées aujourd'hui s'expliquent en grande partie par une surestimation du rythme de la transition énergétique, ce qui nous a éloignés des besoins, des moyens financiers et des désirs réels de nombreux acheteurs ». En réalité, il a indiqué que les préférences des clients étaient à l'origine des difficultés auxquelles la société faisait face sur le marché des véhicules électriques. Ce qui avait été promis aux Canadiens, avec les subventions les plus importantes de l'histoire du pays, a plongé les entreprises dans une situation très difficile.
Les entreprises ont déclaré que, malgré cet engagement massif de fonds publics de la part du gouvernement libéral et du gouvernement de l'Ontario, ce projet n'est tout simplement pas rentable. Il est vraiment incroyable de penser, par exemple, que l'usine de batteries NorthStar bénéficiait d'une subvention de 100 % et que, malgré cela, le constructeur automobile affirmait que ce projet n'était pas rentable et qu'il se désistait.
Autrement dit, ce projet ne semble pas fonctionner sur le marché nord-américain. Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Les véhicules électriques sont populaires dans d'autres pays qui ne sont pas confrontés, par exemple, aux mêmes conditions climatiques que le Canada. Notre climat est très froid, et notre pays est le deuxième plus vaste au monde. Les gens parcourent de très longues distances. Pour se rendre d'une ville à l'autre, les gens doivent recharger leur voiture plusieurs fois, surtout en hiver. Les véhicules électriques posent de sérieux défis. L'abordabilité constitue aussi un problème majeur, car ces véhicules sont très dispendieux.
La semaine dernière, le gouvernement libéral a tenté de remédier à la situation, et je vais en parler. Il a annoncé une subvention de 2,3 milliards de dollars pour encourager les Canadiens à acheter des véhicules électriques. Le gouvernement libéral injecte donc des milliards de dollars supplémentaires dans le secteur des véhicules électriques. Malgré les pertes, les échecs et les retards, il continue de financer cette initiative.
Les dépenses sont groupées au début du programme. La a dit explicitement que le but était de rendre le programme le plus généreux possible durant la première des cinq années de sa mise en œuvre. Elle a justifié sa décision en disant que le gouvernement veut encourager les gens à acheter des véhicules électriques rapidement, et en grand nombre. Tant mieux si c'est la politique du gouvernement, sauf que notre secteur de l'automobile est en difficulté et perd des milliers d'emplois à cause de la guerre tarifaire. On pourrait penser « Parfait, les gens pourront acheter des véhicules électriques fabriqués au Canada ». Le problème, c'est qu'on ne fabrique qu'un seul véhicule électrique, la Dodge Charger, qui est essentiellement un bolide électrique. Même si c'est une excellente voiture, je ne sais pas si ce serait le premier choix de bien des familles. Quoi qu'il en soit, je suis certaine que c'est une très bonne voiture, et je suis heureuse que des Canadiens la fabriquent. C'est juste que les Canadiens sont limités dans leurs options s'ils veulent soutenir les emplois canadiens avec cette subvention de plus de 2 milliards de dollars financée par les contribuables et subventionnée par les travailleurs canadiens. Les travailleurs du secteur de l'automobile eux-mêmes subventionnent maintenant l'achat de véhicules électriques.
Où les Canadiens vont-ils acheter des véhicules électriques? Ce seront des véhicules provenant de l'étranger. La dernière fois que les libéraux ont offert une subvention semblable, elle a bénéficié à 99 % au secteur automobile à l'étranger parce que le Canada ne construit pas de véhicules électriques. Les Canadiens choisissent donc d'en acheter qui ont été fabriqués à l'étranger. C'est bien; les Canadiens peuvent acheter le véhicule qu'ils veulent. S'ils veulent un véhicule électrique, grand bien leur fasse! C'est parfait. Ils peuvent acheter toutes sortes de voitures. Voici le hic. Si nous dépensons des deniers publics, des deniers qui sont enlevés aux travailleurs du secteur canadien de l'automobile sur le point de perdre leur emploi, ne vaudrait-il pas mieux affecter cet argent à ce secteur?
Pourquoi le gouvernement libéral subventionne-t-il le secteur de l'automobile à l'étranger avec cet argent? Je répète qu'il s'agit d'une aide très généreuse, soit 5 000 $ pour chaque véhicule acheté la première année. Comme il s'agit d'un programme particulièrement attrayant d'emblée, les plus grandes ventes auront sans doute lieu cette année, selon les propos de la .
Cela m'amène à mon dernier point. Nous voyons que 5 000 emplois ont été perdus à cause des décisions du gouvernement Trump. Les droits de douane imposés par les États-Unis au secteur canadien de l'automobile nous coûtent des milliers d'emplois, et nous en perdrons sans doute beaucoup d'autres, malheureusement. Le gouvernement libéral a créé une subvention pour l'achat d'un véhicule électrique, et les véhicules électriques construits aux États-Unis ne sont pas exclus. Les impôts versés par les contribuables canadiens, y compris les travailleurs du secteur de l'automobile, serviront à subventionner l'achat de véhicules électriques américains. Pourquoi diable le secteur américain de l'automobile devrait-il tirer profit des impôts canadiens et des dollars durement gagnés par les travailleurs de notre secteur de l'automobile?
Pour nous, c'est inadmissible. Nous proposons plutôt d'introduire une réduction de la taxe de vente sur tous les véhicules neufs fabriqués au Canada. Voilà ce que nous ferions. Ainsi, le marché de l'automobile canadien aura du soutien, et les ventes s'accroîtront partout au Canada. C'est ce que les conservateurs proposent. C'est une approche plus équitable qui vient en aide aux travailleurs qui fabriquent des véhicules au Canada, et non au secteur américain des véhicules électriques. Nous ne devrions pas appuyer celui-ci.
Il est inadmissible que les impôts payés par les travailleurs de l'automobile mis à pied servent à subventionner l'achat de véhicules électriques fabriqués aux États-Unis de Trump.
:
Madame la Présidente, c'est un honneur de prendre la parole au sujet de la motion de l'opposition. Avant de commencer, je tiens moi aussi à exprimer mes sincères condoléances aux habitants de Tumbler Ridge, en Colombie‑Britannique. Il s'agit d'une tragédie bouleversante, et je tiens à ce qu'ils sachent que les gens de Barrie‑Sud—Innisfil et moi-même pensons à eux. Nous leur envoyons notre amour et notre réconfort en ces moments inimaginables. Ayant nous-mêmes vécu des tragédies, avec la perte de deux policiers en 2022, nous savons que les prochains jours seront sombres pour la population de Tumbler Ridge, mais le pays entier leur envoie amour et réconfort. Nos collègues l'ont parfaitement exprimé hier.
Nous sommes saisis d'une motion de l'opposition sur les exigences relatives aux véhicules électriques. Je vais me concentrer sur 3 demandes de l'opposition. Premièrement, il faut éliminer les subsides pour les véhicules électriques étrangers qui sont importés au Canada, car ils obligent les travailleurs canadiens à subventionner des voitures neuves qui se vendent 50 000 dollars. Deuxièmement, il faut exempter de TPS les véhicules fabriqués au Canada. Cette mesure figurait dans le programme électoral conservateur pour les dernières élections afin de stimuler la vente au pays de véhicules fabriqués au Canada. Enfin, le gouvernement doit utiliser les pouvoirs que lui confère l'article 153 de la Loi de l'impôt sur le revenu pour donner un coup de pouce aux travailleurs d'Ingersoll, qui sont dévastés par la perte de leur emploi et qui, pire encore, ont dû payer sur-le-champ des impôts sur leur indemnité de départ. Nous essayons d'aider ces travailleurs à ce chapitre.
En 2023, le gouvernement Trudeau a exigé que, d'ici à 2035, 100 % des véhicules vendus au Canada soient alimentés par l'électricité. Depuis des années, les conservateurs canadiens affirment ouvertement que l'obligation pour les véhicules neufs d'être strictement électriques d'ici à 2035 est irréaliste et qu'elle laisse dans l'incertitude les fabricants et les travailleurs qui doivent prendre des décisions d'investissement à long terme. S'il y a une chose que les entreprises ne peuvent pas se permettre, c'est l'incertitude et le doute au moment de prendre des décisions.
En annulant récemment l'obligation relative aux véhicules électriques, le et les libéraux ont fait savoir et par le fait même admis que les conservateurs avaient raison depuis le début. Cependant, leurs solutions continueront de désavantager les Canadiens et les travailleurs du pays. Les Canadiens ne peuvent pas se permettre de continuer à subventionner l'achat de véhicules électriques qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter et qui ne sont pas construits par nos travailleurs. L'annonce du gouvernement se solde par un gaspillage de 97 millions de dollars dû à sa croisade environnementale et à son idéologie. Là-dessus, 84 millions seront affectés à des bornes de recharge pour véhicules électriques dans tout le pays, sans qu'existe un lien entre la taille du financement et le nombre de bornes livrées. À franchement parler, cela jette de l'huile sur le feu allumé la semaine dernière par l'annonce disant que les libéraux dépenseront 2,3 milliards de dollars en subventions qui serviront principalement à acheter des véhicules électriques étrangers.
En examinant les chiffres, les conservateurs ont constaté qu'en 2023, 99 % des remboursements accordés visaient l'achat de véhicules construits à l'étranger. Un seul véhicule électrique est construit au Canada et donne droit au remboursement: la Dodge Charger. Ce véhicule est inabordable pour la plupart des Canadiens; ils ne peuvent tout simplement pas se le permettre s'ils font partie de la classe moyenne.
Le secteur canadien de l'automobile en arrache, et des travailleurs du pays perdent leur emploi. Depuis 2016, la production de véhicules a diminué de près de moitié, passant de 2,3 millions de véhicules par année à 1,2 million en 2025. Le PIB réel dans le secteur de l'automobile a chuté de 10 % de plus en novembre, et 5 000 travailleurs du secteur ont été mis à pied au cours de l'année dernière.
À titre de député venant du centre de l'Ontario, je suis très fier de l'investissement que la société Honda Manufacturing a fait à Alliston. Non seulement les députés de cette région, mais aussi ces travailleurs, ces milliers de travailleurs, sont très inquiets, et bon nombre d'entre eux vivent dans la circonscription de Barry‑Sud—Innisfil. Ils sont très préoccupés par la situation actuelle dans le secteur de l'automobile sous le gouvernement libéral.
Dans le cas des 1 200 travailleurs de l'usine CAMI qui ont été mis à pied à Ingersoll, l'indemnité de cessation d'emploi et le paiement forfaitaire sont réduits parce qu'assujettis au taux d'imposition minimum, ce qui signifie que plus de 50 % de ce paiement forfaitaire est retenu par le gouvernement jusqu'à ce que ces travailleurs produisent leur déclaration de revenus.
Les conservateurs du Canada demandent aux libéraux d'utiliser leur pouvoir pour réduire le montant retenu sur ces sommes, ce que le pourrait facilement faire en vertu de l'article 153 de la Loi de l'impôt sur le revenu.
Au lieu de cela, le gouvernement présente l'aide publique aux travailleurs licenciés comme une forme d'incompétence, a annoncé un remboursement qui subventionnera les véhicules électriques fabriqués aux États-Unis et a engagé une importante somme pour le financement public de bornes de recharge pour véhicules électriques. Donald Trump continue d'imposer des droits de douane supplémentaires à nos travailleurs de l'automobile et le a décidé de donner accès aux Américains à cette subvention de 2,3 milliards de dollars.
Les contribuables canadiens ne devraient pas avoir à subventionner les véhicules électriques produits aux États-Unis alors que le conflit commercial avec ce pays a déjà coûté 5 000 emplois dans le secteur automobile canadien et 37 000 emplois dans le secteur manufacturier depuis l'entrée en fonction du . Il doit expliquer pourquoi l'argent des contribuables canadiens servirait à subventionner les véhicules électriques américains, et mettre fin à cette insulte envers les travailleurs qui ont vu la production partir aux États-Unis. Ce sont eux qui en paient maintenant le prix.
Je vais vous donner quelques exemples de véhicules fabriqués aux États-Unis dont le prix suggéré par le constructeur au Canada est inférieur à 50 000 $ et qui pourraient être admissibles à cette mesure: la Volkswagen ID.4, offerte à 46 000 $, est assemblée à Chattanooga, dans le Tennessee; la Chevy Bolt est fabriquée à Kansas City; la Tesla Model Y est fabriquée à Austin, au Texas; et la Ford Escape hybride est fabriquée à l'usine d'assemblage de Louisville, dans le Kentucky.
Voici d'autres véhicules électriques admissibles qui sont fabriqués hors des États-Unis: la Chevy Equinox électrique est assemblée au Mexique; la Hyundai Kona électrique est fabriquée en Corée du Sud; la Fiat 500e est fabriquée en Italie; et la Nissan Leaf est fabriquée au Japon. Il y a d'autres exemples de véhicules fabriqués en Corée du Sud, au Japon, aux États-Unis et dans d'autres pays, comme le Mexique, où les travailleurs canadiens subventionneront l'achat de ces véhicules électriques dans le cadre du nouveau programme annoncé par le gouvernement.
Les travailleurs de l'automobile perdent leur emploi. Il y a actuellement des contribuables de la classe moyenne qui travaillent dur et qui peinent à subvenir à leurs besoins de base. Dans le cadre de ce nouveau programme, on leur demande de subventionner des véhicules qui ne seront pas fabriqués au Canada, ce qui entraîne davantage d'incertitude et de doutes au sein du secteur automobile quant à la destination de cet investissement.
À titre d'exemple, la députée de a dit que 53 milliards de dollars ont été investis dans le secteur des véhicules électriques, ce qui revient essentiellement à jeter cet argent par les fenêtres. Nous assistons actuellement à une réduction des investissements relatifs aux exigences en matière de véhicules électriques par les constructeurs automobiles et le secteur automobile, en grande partie parce que le plus grand marché de consommation du monde, à savoir le marché américain, a renoncé à ces exigences. Cependant, ici, au Canada, nous doublons la mise sur une politique inefficace fondée sur l'idéologie; cet échec coûtera aux travailleurs canadiens des milliards de dollars supplémentaires durement gagnés pour subventionner non seulement une industrie moribonde, mais aussi des véhicules fabriqués aux États-Unis.
Aujourd'hui, les conservateurs du Canada défendent non seulement les travailleurs de l'automobile et les 600 000 personnes qui travaillent dans ce secteur, directement ou indirectement, mais aussi les travailleurs canadiens qui paient leurs impôts, qui ont du mal à payer leurs factures et à qui le gouvernement libéral demande maintenant de subventionner des véhicules qui seront fabriqués à l'étranger. C'est inacceptable, et cette motion tente de remédier à la situation. C'est une autre solution proposée par les conservateurs du Canada afin de remédier à ce qui a mal tourné au cours des 10 dernières années en raison des politiques économiques et idéologiques inefficaces du gouvernement libéral.
:
Madame la Présidente, je suis heureux d'avoir l'occasion de m'adresser à la Chambre aujourd'hui sur cette question très importante.
Au nom des habitants de Taiaiako'n—Parkdale—High Park, j'aimerais d'abord offrir mes condoléances à la population de Tumbler Ridge et aux Anishinabeg de Kitigan Zibi à la suite des terribles attaques des 48 dernières heures. Que la lumière que nous portons tous en nous les aide et rayonne autour d'eux dans ces moments de noirceur.
Je tiens à remercier mes collègues de et de de leurs interventions. Cette question est importante parce que nous sommes un pays producteur d'automobiles, un pays d'automobilistes. La production d'automobiles occupe une place fondamentale non seulement dans l'économie du Sud de l'Ontario, mais partout au Canada. Prendre le volant est fondamental pour presque tous les Canadiens.
[Français]
Nous entrons dans la cinquième ère de la production manufacturière d'automobiles au Canada. Le a rappelé les débuts de l'industrie automobile au Canada, une histoire qui a commencé au XIXe siècle. Pendant une grande partie des années 1900, le Canada possédait ses propres usines de fabrication d'automobiles.
[Traduction]
Le Pacte de l'automobile a réellement introduit la deuxième ère de la construction automobile.
[Français]
L'entente sur les produits de l'industrie automobile entre le Canada et les États‑Unis a vraiment fait croître l'économie automobile du Canada, surtout dans le Sud de l'Ontario. Elle a généré des milliers d'emplois et des milliards de dollars pour notre économie.
Cette ère a été bénéfique pour notre économie. Elle a permis de développer les installations automobiles et la main-d'œuvre. Ce sont ces travailleurs qui continuent aujourd'hui de diriger le secteur automobile, dont nous dépendons encore, surtout dans le Sud de l'Ontario.
Toutefois, l'arrivée des manufacturiers japonais, ainsi que leurs méthodes et leur capacité à fabriquer des automobiles de façon plus efficace, a influencé les politiques gouvernementales suivantes, ici comme partout en Amérique du Nord, de même que les préférences du public, qui a voulu acheter davantage d'automobiles japonaises.
Nos prédécesseurs, les dirigeants du pays, les responsables des politiques publiques ont alors décidé, dans les années 1980, d'inviter les manufacturiers japonais à s'installer au Canada, surtout dans le Sud de l'Ontario. Nous en avons tiré des avantages: cela a créé davantage d'emplois et de nouvelles installations de fabrication et cela a fait croître notre économie. Cette ère a duré environ 20 ans, elle aussi.
Nous sommes ensuite entrés dans la quatrième ère de l'économie de l'automobile en Amérique du Nord. Ce fut l'ère des subventions accordées par les gouvernements partout dans le monde. Cela a été accéléré par la crise économique de 2008 et les gouvernements ont choisi d'établir des partenariats plus étroits avec les manufacturiers, non seulement les manufacturiers américains, mais aussi ceux du Japon et d'autres pays. Alors que nous arrivons à la fin de cette quatrième ère, nous avons vu des gouvernements être en partenariat avec les manufacturiers pour attirer les investissements dans le secteur de l'automobile.
Nous entrons maintenant dans la cinquième ère de l'industrie manufacturière automobile au Canada et partout en Amérique du Nord. Cette nouvelle ère est influencée, comme l'a décrit le , par la rupture du système de libre‑échange, de l'ordre géopolitique, ainsi que par la nécessité, pour des pays de puissance moyenne comme le Canada, de trouver de nouveaux partenaires.
[Traduction]
Nous nous trouvons maintenant dans la cinquième ère de la construction automobile au Canada. Nos anciennes alliances et nos méthodes subissent des pressions énormes, ce qui est dû principalement à la menace commerciale qui vient du Sud, mais aussi aux nouvelles technologies, aux nouveaux goûts des consommateurs et à notre volonté de bâtir le pays d'une façon différente. Cette ère ouvre de nombreuses possibilités pour le Canada.
La stratégie automobile que nous avons proposée s'appuie sur une base financière extrêmement solide. Elle s'appuie sur la technologie et dépend des consommateurs et de nos travailleurs, qui sont les meilleurs au monde, comme je vais vous l'expliquer dans un instant. Cette stratégie nous permettra de réaliser cette transition afin de ne plus dépendre d'un marché unique. Les consommateurs et les travailleurs jouiront équitablement de l'avenir qu'elle nous assure.
Comme mes collègues le savent probablement, ce secteur apporte une énorme contribution à l'économie du Canada, surtout dans le Sud de l'Ontario. En 2025, il a généré environ 16,8 milliards de dollars du PIB et créé 125 000 emplois directs dans les secteurs de l'assemblage et des pièces détachées, ainsi que des emplois connexes chez les concessionnaires et dans les services d'entretien.
Au Canada, toute l'économie du transport liée à l'automobile est fort robuste. Environ 90 % des 1,2 à 1,3 million de véhicules que nous fabriquons actuellement sont exportés aux États-Unis. L'opposition raconte une petite histoire sur le secteur manufacturier. Elle semble sous-entendre que nous vendons principalement aux Canadiens. Évidemment, les Canadiens achètent certains véhicules fabriqués au pays, mais actuellement, la principale destination des véhicules fabriqués au Canada n'est pas le Canada, mais l'étranger.
Notre stratégie automobile repose sur une solide approche en trois volets qui renforce et défend le secteur.
Tout d'abord, elle met concrètement l'accent sur les nouveaux investissements et repositionne le Fonds de réponse stratégique. Nous disposons désormais d'un Fonds de réponse stratégique de 3 milliards de dollars réservé à l'automobile. Ce fonds permet au gouvernement fédéral de s'associer à d'autres acteurs qui réalisent ces nouveaux investissements dans leurs usines.
Nous savons que les nouveaux investissements dans la construction automobile, comme tant d'autres investissements dans le secteur manufacturier, ne créent plus autant d'emplois qu'auparavant, mais ce n'est pas grave. Ils créent des emplois dérivés bien rémunérés qui continuent de dépendre de nos excellents travailleurs qui se spécialisent dans ce secteur depuis des décennies. Ces investissements s'appuient sur l'empreinte automobile qui existe déjà.
Le Fonds de réponse stratégique de 3 milliards de dollars consacré au secteur de l'automobile, qui fait partie de notre stratégie automobile, contribuera à lancer la cinquième ère de production automobile au Canada. Le fonds s'inscrit aussi dans le contexte récent en matière d'investissement. La est en discussion active avec plusieurs entreprises en vue d'attirer plus d'investissements. Soulignons que la motion conservatrice ne mentionne pas certains des investissements qui ont été annoncés récemment à Windsor et à St. Thomas. Ford investit actuellement pour réoutiller son usine à Oakville. Par ailleurs, à Cambridge et à Woodstock, des investissements ont permis à Toyota de ne fabriquer que des véhicules hybrides RAV4, ce qui témoigne de l'évolution des goûts des consommateurs.
Les nouveaux investissements sont essentiels à la croissance économique. La stratégie automobile est justement porteuse de nouveaux investissements. C'est la première partie de cette stratégie.
La deuxième partie de notre stratégie automobile porte sur l'électrification et la durabilité. Elle comporte divers éléments que je vais passer en revue à tour de rôle.
Tout d'abord, ma collègue de a mentionné la norme sur la disponibilité des véhicules électriques. Nous avons décidé, en consultation avec le secteur, de supprimer cette exigence et d'adopter une norme sur les émissions d'échappement. J'ai été déçu par la réponse de notre collègue à ma question, car la motion laisse entendre, pour reprendre ce qu'a dit l'opposition, qu'il n'est pas nécessaire d'abandonner cette politique pour corriger la stratégie automobile, un élément essentiel de notre approche. Je pense qu'il y a un désaccord assez fondamental.
Je continue d'être déçu. Je suis maintenant à la Chambre depuis neuf mois. Je n'ai encore entendu aucune idée que les députés d'en face auraient formulée sur la lutte contre les changements climatiques et qui les aurait intéressés.
Les volets de la politique portant sur l'électrification et la viabilité sont intimement liés à cette cinquième ère. J'ai évoqué la troisième ère, au cours de laquelle les fabricants japonais d'automobiles offraient les genres de véhicules que les consommateurs voulaient en suivant des types de normes de production qui n'étaient pas encore connus des Canadiens. Les décideurs politiques de cette époque ont fait un choix audacieux en acceptant cela, malgré les retombées politiques, malgré la possibilité que ces normes aliènent certaines personnes qui faisaient alors partie du secteur et malgré le fait qu'elles risquaient d'amoindrir une part de notre sentiment d'identité nationale. En effet, en ce qui concerne la production automobile, notre identité nationale était étroitement liée au secteur américain de la construction automobile.
Ces choix qu'ont faits les décideurs politiques il y a des décennies ont eu l'avantage d'attirer des constructeurs automobiles auxquels sont maintenant attribuables presque les trois quarts de la production automobile au Canada cette année. Ce sont ces choix, dont l'objet était d'inviter de nouveaux investissements et d'adopter une nouvelle façon de faire les choses, qui nous ont permis d'en arriver là où nous en sommes aujourd'hui: nous construisons encore des centaines de milliers de véhicules, même en dépit de formidables menaces commerciales.
La stratégie nationale d'électrification, qui fait partie de notre stratégie automobile, épouse la direction où vont les gens. Je précise qu'elle comporte d'éventuelles mesures incitatives à l'achat, non pas pour les entreprises, mais pour les consommateurs. Ce sont les consommateurs qui profiteront de ces mesures. Ils achèteront des véhicules comportant souvent des pièces faites au Canada. Il y aura aussi des mesures incitatives pour les fabricants, auxquels nous faisons activement la cour pour qu'ils viennent établir de nouvelles usines ici au Canada. Ce sont des mesures qui vont dans le sens d'une politique préconisée par des géants de la construction automobile tels que la Corée, le Japon et le Mexique, qui offrent tous des mesures incitatives à l'achat de véhicules électriques et qui en fabriquent. Cela fait partie du mouvement auquel les Canadiens et le secteur adhèrent.
Il y a deux autres éléments clés. J'ai mentionné la norme sur les émissions d'échappement. À l'heure actuelle, l'administration américaine envisage des mesures qui compromettraient complètement l'autorité qui fixe cette norme aux États‑Unis, ce qui veut dire que le Canada doit se poser de sérieuses questions. Pour ce qui est de la prochaine génération de véhicules automobiles, qui seront électriques, conformément à l'évolution des normes et des goûts des consommateurs et aux priorités climatiques que nous partageons tous, où allons-nous? Quels types de normes souhaitons-nous? Quels types de normes environnementales souhaitons-nous?
Cette nouvelle stratégie automobile mise sur le recours à des normes sur les émissions d'échappement, qui se sont révélées très efficaces. Le Canada a toujours suivi les normes californiennes, qui ont contribué à alléger l'empreinte manufacturière de l'Amérique du Nord et du monde. Nous disons aujourd'hui que les normes sur les émissions d'échappement sont efficaces, qu'elles réduisent nos émissions et qu'elles favorisent, concrètement et en collaboration avec les constructeurs automobiles, les types de gains d'efficacité et de mesures de réduction des changements climatiques dont nous avons besoin.
J'ai été très déçu d'apprendre, et c'était une surprise pour moi, que l'opposition n'approuve pas ces normes sur les émissions d'échappement incluses dans la stratégie automobile. J'aimerais bien savoir ce qu'ils proposent à ce sujet.
Je voudrais également mentionner l'infrastructure de recharge qui fait partie de l'annonce. On y consacre plus de 1 milliard de dollars. Nous savons que dans les régions rurales du Canada et dans les régions froides du pays, on souhaite multiplier les infrastructures de recharge. Nous savons que dans les villes, comme celles de ma circonscription de Taiaiako'n—Parkdale—High Park, les immeubles résidentiels à logements multiples qui disposent de peu de places de stationnement dans la rue ont besoin de plus de bornes de recharge électriques. Cette stratégie permettra de libérer le potentiel d'un secteur canadien important qui est prêt et motivé à embrasser l'avenir électrique en fournissant des investissements. Je pense notamment à des entreprises comme Parkland, qui offre des services énergétiques conventionnels; dans son cas, ses investissements seront profitables non seulement pour le Sud de l'Ontario, mais aussi pour l'ensemble du Canada.
C'est le type d'investissement que recherchent les consommateurs. Ils recherchent cette aide pour réduire leur angoisse liée à l'autonomie des véhicules. Ils cherchent ce petit coup de pouce qui les aidera à se décider: « Oui, je veux ce véhicule électrique, qui est meilleur pour la planète, qui est agréable à conduire et qui me permet de me déplacer d'un endroit à l'autre. » Ils souhaitent avoir l'assurance qu'ils pourront effectivement se déplacer d'un endroit à l'autre avec un peu d'aide pour charger leur véhicule en cours de route. Cet investissement et l'annonce d'une stratégie nationale d'électrification sont essentiels à cet égard.
Encore une fois, la cinquième ère de la construction automobile au Canada repose sur les usines et les pièces, mais aussi sur les logiciels. Elle concerne l'infrastructure électrique que nous devons construire d'un océan à l'autre et qui permettra au secteur automobile canadien de se propager au-delà du Sud de l'Ontario et de créer des retombées économiques partout au Canada.
C'était la deuxième partie de la stratégie.
La troisième partie de la stratégie est un ensemble important de mesures de soutien aux travailleurs. Ma collègue, la , a évoqué l'importance de veiller à ce que les travailleurs mis à pied aient droit aux prestations d'assurance-emploi et à ce qu'ils puissent les recevoir rapidement. La stratégie prévoit également 570 millions de dollars pour permettre à 66 000 travailleurs de participer à un programme de travail partagé. Voilà le genre de mesure qu'il nous faut si nous voulons nous serrer les coudes.
Notre contexte commercial sous-tend cette stratégie en trois parties qui porte sur l'investissement, l'électricité durable et les travailleurs, et j'en parlerai un peu plus longuement à la fin de mon intervention. J'ai été quelque peu déçu que la motion ne mentionne pas le contexte commercial. L'opposition officielle nous a posé des centaines de questions sur la stratégie automobile et la politique automobile, que ce soit ici ou dans les comités, mais elle n'a presque jamais mentionné le contexte commercial qui nous a placés dans cette situation.
J'invite les députés de l'opposition à se joindre à nous pour condamner, dans toutes leurs interventions, les droits de douane illégaux et injustifiés, comme je le fais maintenant et comme le font, d'ailleurs, les régions de production automobile des États-Unis, afin que nous puissions être unis, riposter et montrer que nous sommes tous concernés. Si nous le faisons, je pense que nous aurons plus de chances d'obtenir un résultat commercial plus favorable pour le Canada.
Heureusement, nous n'avons pas besoin de nous contenter de paroles. Nous disposons de politiques qui contribuent à renforcer notre position commerciale, notamment le renforcement du cadre de remise dans la stratégie sur l'automobile. En substance, si nous les construisons ici, nous pouvons importer davantage de voitures pour les vendre en franchise de droits. Voilà en gros les grandes lignes de la stratégie de remise commerciale. Nous pensons qu'elle fonctionne et qu'elle permettra d'apaiser certaines préoccupations de l'opposition officielle.
Dans l'esprit de collaboration multipartite qui règne ces derniers jours, j'aimerais mentionner deux ou trois points. J'ai eu le privilège d'être présent à l'usine Toyota lors du lancement du nouveau RAV4 hybride édition 2026 à Woodstock. J'étais accompagné de mes collègues d' , de et de . Nous avons entendu parler de l'usine, des équipiers et de la qualité de cette usine. Il s'agit d'une usine qui a été reconnue par JD Power et par Toyota en interne comme étant l'une des meilleures au monde. C'est une entreprise qui n'a jamais procédé à des licenciements au cours de ses 40 années d'existence au Canada. À ce moment-là, les députés que j'ai mentionnés et moi-même étions sur la même longueur d'onde. Ce fut un moment de fierté pour le Canada et le Sud de l'Ontario. C'était un signe de ce qui peut être accompli.
C'était également un signe de l'avenir de ce secteur, car Toyota a effectivement le potentiel de fabriquer une plateforme de véhicules électriques à l'usine de Woodstock. Elle ne fabrique actuellement que des véhicules hybrides, passant d'un moteur à combustion interne exclusif à une option de véhicule hybride. Cela présente l'avantage d'aller dans le sens des attentes des Canadiens, de l'évolution de la fabrication et des consommateurs.
Je n'ai pas accompagné mes collègues, mais je sais que le député de est ravi de la présence de l'usine NextStar. Je sais que mon collègue d' est heureux de la présence de l'usine PowerCo et les investissements du gouvernement dans cette région. Peut-être qu'ils ne peuvent pas dire qu'ils appuient les investissements gouvernementaux dans ces emplois, mais nous savons qu'ils se réjouissent des emplois qui y sont créés. Nous savons que ces collectivités en bénéficient. Nous savons que lorsque le maire de St. Thomas dit que personne ne l'a vu cesser de sourire, c'est parce qu'il a le sentiment que la direction que nous prenons pour attirer les investissements, miser sur la main-d'œuvre dont nous disposons et embrasser l'avenir durable de l'électrification que nous, la planète et les consommateurs voulons et dont nous avons besoin est bonne pour sa collectivité.
J'invite les députés d'en face à réfléchir à la façon dont ces mesures profiteront à leurs collectivités. Cette stratégie, qui met l'accent sur l'investissement, la durabilité de l'électrification et les travailleurs, fait partie d'une cinquième ère de construction automobile au Canada. Nous avons toujours des liens étroits avec les États‑Unis, mais nous devons accroître notre interdépendance pour attirer de nouveaux investissements d'autres pays et en faire bénéficier l'ensemble du Canada. Cette stratégie reconnaît que nous sommes liés, mais qu'en prenant ces mesures, nous pouvons être plus souverains.
Il s'agit d'un ensemble de choix audacieux, et j'exhorte les députés de l'opposition et tous les Canadiens à examiner les avantages de cette stratégie. Pour ces raisons, je m'opposerai à cette motion.
:
Madame la Présidente, nous débattons aujourd'hui d'une motion dans le cadre de la journée de l'opposition des conservateurs. Mardi, il y a aussi eu une autre journée de l'opposition des conservateurs.
J'y reviens, parce que, mardi, en voyant le sujet de la journée de l'opposition, je me suis dit que pour la première fois les conservateurs avaient choisi un thème qui n'était pas lié à la promotion du pétrole ou à l'abandon de la lutte contre les changements climatiques. Il faut croire que ça ne pouvait pas durer, parce que c'est déjà de retour: la motion d'aujourd'hui nous dit, grosso modo, qu'on ne veut pas d'autos électriques, qui sont la pire chose qui puisse arriver au pays.
Je me confesse tout de suite auprès de mes collègues conservateurs: j'ai une voiture électrique. En fait, j'en ai même deux, parce que ma conjointe a aussi une voiture électrique. Je suis peut-être l'incarnation du diable, mais je l'assume. Pour ma part, j'ai plutôt l'impression que c'est une façon de consommer moins de pétrole et d'émettre moins de gaz à effet de serre, d'autant plus que, en tant que députés, nous faisons beaucoup de kilométrage au cours d'une année. Évidemment, je pense que, grâce à mon choix, j'évite la production de beaucoup de gaz à effet de serre. Je ne veux pas pour autant culpabiliser les gens qui font un choix différent. Je comprends que nous avons tous différentes situations personnelles.
Cela étant dit, je voudrais aller plus loin au sujet de la motion. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a des demi-vérités dans ce qui est présenté.
Avant d'aller plus loin, je mentionne que j'ai l'intention de partager mon temps de parole avec le député d'.
Le point de la motion mentionne que plus de 5 000 emplois ont été supprimés dans le secteur automobile depuis l'arrivée au pouvoir du . On peut peut-être mettre ça en perspective.
D'abord, on laisse entendre que les 5 000 emplois perdus l'auraient été à cause des autos électriques. Or on sait très bien que si des emplois ont été perdus dans le secteur automobile canadien, c'est surtout la conséquence des politiques tarifaires américaines qui veulent récupérer ces emplois aux États‑Unis. Ce n'est pas lié aux politiques d'électrification des transports. Il faut le dire clairement et ne pas inventer des histoires.
Ensuite, pour ce qui est des emplois, on peut réfléchir et se demander si des emplois sont générés par l'électrification des transports. Y a-t-il de telles occasions? En tout cas, au Québec, nous avons une expertise en la matière. Un rapport d'Ernst & Young daté de 2025 mentionne qu'au pays, plus de 130 000 emplois ont été créés par l'industrie des véhicules électriques au cours des 10 dernières années. Moi, je trouve que ce n'est pas si mal, 130 000 emplois.
Je pense que ça vaudrait la peine de soutenir ce secteur. Pour ma part, j'ai rencontré beaucoup des représentants d'organismes du domaine de l'électrification des transports au cours de la dernière année. Ils s'inquiétaient grandement des politiques du gouvernement, inspirées des politiques conservatrices en reculant sur les enjeux liés à la lutte contre les changements climatiques et à l'électrification des transports. On m'a même dit qu'on était inquiets pour l'avenir de l'industrie d'électrification des transports au pays. Ils voyaient que les signaux que le gouvernement donnait étaient dangereux pour la pérennité de l'industrie du pays. Je crois qu'il faut garder ça en tête.
Par ailleurs, dans le texte de la motion des conservateurs qui est devant nous, on mentionne au point (iii) que « le premier ministre a mis en place une stratégie automobile qui subventionne les véhicules électriques produits à l’étranger ». En fait, il faut comprendre que la politique qui a été mise en place ne vise pas à favoriser les véhicules produits à l'étranger, elle vise à inciter les fabricants à vendre des véhicules électriques et à ce qu'on subventionne ces véhicules. La politique dit que ce sont les produits issus des pays avec lesquels le Canada a un accord de libre-échange qui peuvent être admissibles à la fameuse subvention de 5 000 $.
Quand on dit qu'on aide les Américains, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Il semble que, justement, le fameux accord avec les Américains serait remis en question. À mon sens, au contraire d'être proaméricaine, c'est plutôt une politique qui dit que si on n'arrive pas à une entente de libre-échange, il se pourrait que les véhicules américains ne soient plus admissibles à cette subvention. Les Américains ont alors tout intérêt à négocier.
Pour les producteurs canadiens, il y a un bonbon de plus. En effet, un manufacturier canadien n'est même pas assujetti au plafond de valeur des véhicules de 50 000 $. J'ai l'impression que je me fais le promoteur du programme, mais je dois dire que ça arrive au gouvernement de faire des bonnes choses, et ce, même s'il ne va pas aussi loin que ce que nous voudrions. En fait, il joue souvent sur les deux tableaux: d'un côté, en travaillant pour les politiques pétrolières et, de l'autre, en faisant un petit peu de choses pour l'électrification des transports ainsi qu'en en donnant juste assez pour qu'on ne meure pas de faim.
Cela étant dit, je voudrais soulever un autre point dans la motion conservatrice d'aujourd'hui. Au point (iv), on mentionne que « le plan du premier ministre oblige désormais les travailleurs canadiens à payer des impôts qui servent à subventionner des véhicules étrangers qu’ils ne peuvent pas s’offrir ». Selon les conditions pour obtenir la fameuse subvention de 5 000 $, il faut que le véhicule vaille 50 000 $ et moins. Est-ce que les consommateurs ne peuvent pas se payer ça?
C'est sûr que 50 000 $, c'est un montant substantiel. Or, on constate que le prix moyen de vente des véhicules au Canada était de 63 400 $ en 2025; on est donc en dessous du prix moyen des véhicules. Si les gens s'achètent des véhicules au prix moyen de 63 000 $, comment peut-on que dire qu'à 50 000 $, c'est trop cher pour la moyenne des gens? Il y a quelque chose d'un peu dichotomique dans ce que nous présentent les conservateurs. Je ne dis pas que tout le monde a les moyens de s'acheter une auto à 60 000 $ ni à 50 000 $, mais ce sont justement les véhicules qui coûtent moins de 50 000 $ qui sont admissibles à la subvention. Les autos qui coûtent 25 000 $, 30 000 $ et 40 000 $ seront admissibles.
Dans cette perspective, nous espérons que le Canada va travailler à faire en sorte que les véhicules moins coûteux, entre autres en provenance de l'Union européenne, pourront éventuellement être admissibles ici; présentement, il n'y a pas cette ouverture-là. Ça fait partie des choses que nous trouvons problématiques. Il faut évidemment que les véhicules électriques soient abordables pour que M. et Mme Tout-le-Monde puissent se permettre de les acheter. Pour ce faire, il faut inciter les manufacturiers d'ici à produire ces véhicules. Pour l'instant, il semble y avoir une résistance et, malheureusement, ça semble être le cas entre autres du manufacturier Honda qui est établi au Canada. Évidemment, c'est triste de voir ce manufacturier reculer, alors qu'il aurait tout intérêt à se tourner vers l'avenir, surtout qu'il vend énormément de Honda Civic. Je pense qu'il n'y a à peu près rien qui était plus populaire que ça au Québec dans ma jeunesse.
Pendant ce temps-là, au Québec, le marché de l'électrification augmente. On ne se le cachera pas: il y a un marché de l'électrification au Québec. Les Québécois sont friands des voitures électriques. Honda aurait donc avantage à s'intéresser à son marché de prédilection, où il est très populaire au Québec.
Au point c) de la motion, les conservateurs mentionnent que le gouvernement devrait utiliser « ses pouvoirs pour réduire le montant de l’impôt retenu sur les indemnités de départ versées aux travailleurs de l’usine GM CAMI d’Ingersoll. »
C'est une entreprise qui est probablement basée en Ontario et qui a connu des pertes d'emploi importantes. Encore une fois, que voit-on? On voit que la motion conservatrice se focalise sur l'industrie automobile ontarienne et sur les intérêts pétroliers. On voit aussi, à travers ça, un manque de sensibilité complet à l'égard des entreprises québécoises dans le domaine manufacturier, notamment celles où il y a eu des pertes d'emplois. On peut penser aux gens de chez Paccar, à Sainte‑Thérèse, où 700 emplois ont été perdus. Pourquoi les conservateurs n'ont-ils pas intégré les gens de chez Paccar à leur motion? C'est probablement parce que le Québec est le dernier de leurs soucis.
Ce qu'on constate en lisant la motion à l'étude, c'est que c'est une motion qui vise complètement à nuire à ce qui s'en vient. On veut inscrire ça dans une espèce de dynamique où, de plus en plus, on voudrait nous faire croire qu'il faudrait reculer en matière d'électrification, que le monde a changé et qu'on est ailleurs. Les libéraux sont malheureusement trop souvent là-dedans. Or, quand on parle du monde, il faut regarder le vrai monde, pas seulement ceux qui sont au Sud de la frontière, avec l'administration Trump, un gouvernement temporaire aux États‑Unis. Quand on regarde les chiffres dans le monde, que voit-on? On voit qu'en ce moment, c'est entre 20 et 25 % des parts de marché à l'échelle mondiale qui sont électriques. En Chine, on parle de plus de 50 %. En Norvège, c'est 88 %. C'est une augmentation des ventes d'à peu près 20 % dans la dernière année, en 2025.
L'électrification a de l'avenir. Malheureusement, le pétrole en a moins.
:
Madame la Présidente, j'aimerais commencer par adresser mes sincères condoléances et mes prières à tous les habitants de Tumbler Ridge. Ce que nous avons vu et entendu est bouleversant. En tant que père, je partage leur douleur. En tant que Canadiens, nous sommes tous solidaires de la collectivité et nous prions pour les premiers répondants, les victimes et leurs familles. Que Dieu les bénisse tous en cette période éprouvante. Les Canadiens de toutes les régions de notre pays sont solidaires avec eux.
Je vais maintenant passer au sujet à l'étude, qui touche beaucoup ma circonscription. Le comté d'Oxford, généralement connu comme la capitale laitière du Canada, compte de nombreux agriculteurs et une importante activité agricole. Le secteur automobile y est également bien implanté. Des députés ministériels nous ont récemment rendu visite. Nous venons de célébrer une étape importante à Woodstock, à l'usine Toyota, qui a commencé la production de la nouvelle génération de RAV4. J'ai visité l'usine et parlé avec les travailleurs qui produisent ces remarquables RAV4. Toutes les 30 secondes, un nouveau véhicule sort de la chaîne de montage.
Cela n'est possible que grâce au travail acharné, au dévouement et à l'engagement des travailleurs. Les travailleurs de l'industrie automobile sont parmi les meilleurs au monde. Dans ma circonscription et à Windsor, à Oshawa, à Brampton et au Québec, il y a énormément de ces personnes remarquables et avant-gardistes dans le secteur de la fabrication.
Nous assistons à une attaque contre l'industrie automobile canadienne, et nous la ressentons parfois de l'intérieur en raison de certaines des politiques adoptées par le gouvernement actuel. Le gouvernement a fait beaucoup de promesses en ce qui concerne le secteur automobile, avec de multiples séances photo, de nombreux sommets prestigieux et beaucoup de discours.
Cependant, les belles paroles ne correspondent pas à la réalité. Pour ma circonscription, cela a de graves conséquences, et pas seulement sur le plan des pertes d'emplois. Je vois ce que les travailleurs de l'automobile et l'industrie font pour nous. Ils sont présents dans la collectivité et ils redonnent aux organismes de bienfaisance. Ils sont généralement les premiers à soutenir des événements comme la Nuit la plus froide de l'année, un organisme de bienfaisance national qui vient en aide aux sans-abri. Ils redonnent quand ils le peuvent. Ils forment une communauté forte et soudée. L'industrie et les travailleurs se sentent actuellement trahis par le gouvernement.
Jetons un œil au bilan du au cours de la dernière année. Cinq mille emplois ont été perdus dans l'industrie, des emplois directs à Brampton, à Ingersoll et à Oshawa, ainsi que chez Paccar, au Québec. De plus, des dizaines de milliers d'emplois indirects existent en raison des emplois dans le secteur manufacturier.
La production automobile a été réduite de moitié sous le gouvernement actuel, en raison du manque de leadership des libéraux. En 2015, plus de 2 millions de voitures étaient fabriquées au Canada; aujourd'hui, le chiffre s'élève à un peu plus de 1 million. Notre industrie automobile est menacée. Le gouvernement a eu l'occasion de défendre les travailleurs, de manifester sa solidarité et de lutter contre les droits de douane injustifiés qui touchent ma circonscription, mais il ne l'a pas fait. Les libéraux ne font preuve d'aucun leadership.
Les travailleurs de ma circonscription n'appuient pas la nouvelle stratégie annoncée par les libéraux. Je reçois des appels et des courriels à mon bureau. Les gens se demandent pourquoi le gouvernement subventionne la fabrication de véhicules électriques aux États‑Unis avec l'argent de leurs impôts. Nous devrions investir ici, au Canada, d'autant plus que Donald Trump impose des droits de douane sur les automobiles fabriquées au Canada. Les libéraux ont dit qu'ils tiendraient tête à Donald Trump; nous avons vu la campagne disant qu'il fallait jouer du coude. Dans des dossiers comme celui-ci, les libéraux ne jouent pas du coude. Maintenant, ils présentent leur obligation relative aux véhicules électriques avec un nouveau nom et un nouvel emballage pour donner l'impression que c'est une nouvelle mesure intéressante. Or, il s'agit du même projet dont les conséquences sur l'économie seront les mêmes.
Les constructeurs automobiles canadiens n'étaient pas favorables aux exigences relatives aux véhicules électriques. Brian Kingston et d'autres dirigeants y étaient opposés. Ils ont déclaré que les libéraux ne savaient pas de quoi ils parlaient et qu'ils s'acharnaient à poursuivre leurs expériences qui s'étaient soldées par des échecs. Résultat: nous avons perdu en compétitivité et notre industrie a été déstabilisée, ce qui a entraîné des pertes d'emplois. C'est pourquoi nous avons proposé, il y a longtemps, de supprimer ces exigences. Nous le demandons depuis plus d'un an.
Nous devrions augmenter la demande de production dans notre pays. Nous avons les meilleurs travailleurs, les plus vaillants. Ils veulent travailler. Ils veulent se retrousser les manches pour construire le Canada. Au lieu de supprimer la TPS sur les véhicules fabriqués au Canada, ce qui stimulerait notre économie locale, car cela représenterait pour les Canadiens une économie de 2 500 $ sur un véhicule de 50 000 $, les libéraux vont envoyer cet argent aux États‑Unis.
Les Canadiens ne veulent pas que leurs impôts servent à financer des véhicules de luxe qu'ils ne peuvent pas s'offrir, surtout en période de crise du coût de la vie, alors que cet argent pourrait être utilisé pour stimuler notre économie locale et faire en sorte que nos travailleurs obtiennent les emplois dont ils ont besoin pour nourrir leur famille et qu'ils n'aient pas à faire la queue devant les banques alimentaires, comme nous le voyons depuis quelque temps sous le gouvernement actuel. Le gouvernement est complètement déconnecté de la réalité.
Des travailleurs du comté d'Oxford m'ont appelé la semaine dernière après avoir été licenciés par l'usine d'Ingersoll. Quand ils ont commencé à recevoir leurs indemnités et qu'ils ont constaté que plus de la moitié de leur salaire était retenu en impôts, ils ont été choqués. Ils ne trouvaient pas les mots pour expliquer ce que cela allait signifier pour leur famille. Ils ne savent pas comment ils vont payer leur hypothèque, leur loyer et d'autres factures ni comment ils vont nourrir leur famille. Ils font maintenant des changements pour l'été, comme retirer leurs enfants de leurs ligues sportives.
Tout ce qu'ils voulaient, c'était que le gouvernement fasse ce qu'il faut et les soutienne, car c'est ce qu'il avait promis. Il fait de grandes déclarations et dit soutenir les travailleurs, mais quand il s'agit de les défendre à la Chambre, il ne le fait pas. Nous avons donc présenté une proposition qui, en vertu de l'article 153 de la Loi de l'impôt sur le revenu, système régi par le gouvernement fédéral, apporterait un peu de soulagement. Il me semble que, lorsque notre économie se porte mal, les travailleurs devraient bénéficier d'un allégement, ce qui leur permettrait de nourrir leur famille et leur donnerait un peu de répit.
Nous avons dit à la ministre que nous voulions collaborer de bonne foi. Nous avons dit que nous voulions travailler en collaboration avec le gouvernement. Les libéraux ont rejeté notre proposition du revers de la main. Ils l'ont qualifiée de faute professionnelle politique. Je peux dire aux députés que ne pas soutenir les travailleurs qui contribuent autant à notre pays est une faute professionnelle politique. Les libéraux ont tourné le dos à ces travailleurs. Ils font de beaux discours, mais ils ne joignent pas le geste à la parole.
Par conséquent, nous demandons à tous les partis de collaborer avec nous. Reprenons les discussions. Abolissons les exigences relatives aux véhicules électriques; peu importe le nom qu'on leur donne, elles devraient être éliminées. Nous devrions envisager d'éliminer les subventions qui financent des entreprises au sud de la frontière, ramener cet argent chez nous et faire passer les emplois et les travailleurs canadiens en premier. Éliminons la TPS sur les véhicules fabriqués au Canada. Donnons à nos travailleurs le répit dont ils ont besoin en ces temps difficiles. C'est ça, être Canadien. Il est temps de défendre et de soutenir l'industrie automobile.
:
Madame la Présidente, le parti libéral répond que nous sommes en pleine guerre commerciale lorsque le Parti conservateur soulève le sujet des nouveaux licenciements dans le secteur de l'automobile, du bois d'œuvre, de l'acier et de l'aluminium. Ils le répètent pour justifier leur incapacité de conclure un accord avec les Américains sur ces droits de douane.
Soyons clairs: ce sont les États-Unis qui ont déclenché cette guerre commerciale. C'est le président Trump qui l'a fait. Il a imposé des droits de douane injustifiés et illégaux sur les produits canadiens. C'est lui qui a agi ainsi, ce qui rend la position des libéraux sur ce projet de loi totalement incompréhensible.
Lorsque Donald Trump impose des droits de douane à l'économie canadienne, et en particulier à l'industrie automobile, il dit qu'il souhaite que tous les emplois canadiens dans le secteur de la construction automobile soient transférés aux États-Unis. C'est son objectif déclaré. Pour ce faire, il impose des droits de douane considérables sur les automobiles canadiennes. Ces droits de douane déciment l'industrie de l'automobile canadienne. Deux usines ont fermé. Des milliers de Canadiens qui fabriquaient des voitures ont perdu leur emploi. C'étaient de bons emplois syndiqués qui permettaient aux gens de subvenir aux besoins de leur famille, de payer leur hypothèque et toutes ces choses.
C'est le résultat des droits de douane. On pourrait penser qu'au milieu d'une guerre commerciale provoquée par les Américains, nous ne subventionnerions pas les véhicules électriques américains, mais c'est pourtant le cas. C'est déplorable.
J'ai passé la journée de mardi à rencontrer le conseil des métiers spécialisés d'Unifor et des travailleurs qualifiés. Tous les travailleurs à qui j'ai parlé étaient indignés que le gouvernement envoie un seul sou aux États-Unis pour un véhicule électrique. Pourtant, c'est bien ce qu'il fait avec les incitatifs.
Tous les véhicules électriques américains devraient être exclus du programme d'incitatifs. Que les libéraux ne les excluent pas est insultant. Ils pourraient le faire d'un simple trait de plume. Le aime faire ses annonces ronflantes avec un stylo à la main. Il a prétendu supprimer la taxe sur le carbone en signant un document. Nous nous en souvenons tous. Il pourrait en faire autant dans le cas présent. D'un simple trait de plume, les libéraux pourraient faire en sorte que les véhicules électriques américains soient inadmissibles aux subsides payés avec l'argent des contribuables, et ce, jusqu'à ce que les Américains lèvent leurs droits de douane illégaux et injustifiés sur notre secteur de l'automobile, mais ils ne le font pas. Ils s'inclinent devant Donald Trump avec cette politique, et je ne comprends pas pourquoi ils agissent ainsi.
Les libéraux ont fait campagne tout du long en disant qu'ils allaient jouer du coude, qu'ils concluraient un marché avec Donald Trump et qu'ils lui tiendraient tête, mais voilà qu'ils sont en train de subventionner la promotion des produits étatsuniens de Donald Trump, qui veut que chaque automobile vendue en Amérique du Nord soit construite aux États-Unis.
J'ai parlé franchement aux travailleurs de l'automobile de cette politique, et ils en sont indignés. Les libéraux disent avoir eu des conversations avec des gens. Je mets au défi n'importe quel député libéral de venir parler à un employé de l'usine de Brampton, maintenant fermée, et de lui dire: « Nous sommes désolés que vous ayez perdu votre emploi, mais sachez, en passant, que nous allons accorder des incitatifs pour l'achat de véhicules électriques construits aux États-Unis. » Je peux dire dès maintenant que la réunion serait très houleuse, parce que les travailleurs de cette usine sont outrés, tout comme moi d'ailleurs.
Nous ne devrions faire bénéficier les Américains d'aucun subside pour l'achat de leurs véhicules électriques, tant qu'ils n'auront pas annulé tous les tarifs illégaux qu'ils infligent aux produits canadiens. Mais les libéraux n'agiront pas en ce sens, et c'est honteux.
Parlons maintenant des mesures bénéfiques que nous pourrions prendre pour le secteur de l'automobile canadien, et non de celles que les libéraux adoptent et qui font du tort à ce secteur par le biais d'incitatifs sur l'achat de véhicules électriques étatsuniens. J'ai aussi parlé aux travailleurs de l'automobile au sujet de notre politique, qui consisterait à supprimer la TVH sur tous les véhicules construits au Canada, sans en exclure aucun, contrairement à ce que les libéraux ont fait. Il y a un véhicule électrique canadien qui pourrait bénéficier de cette subvention, soit le Charger de Dodge. C'est un véhicule électrique puissant de 95 000 $. Il n'y a pas beaucoup de gens qui l'achètent. En fait, en 2025, 600 véhicules Charger de Dodge ont été vendus au Canada.
Au lieu d'un programme qui profitera surtout aux États-Unis et à d'autres pays, pourquoi ne pas en établir un qui aidera nos travailleurs de l'automobile?
Ce sont les travailleurs de l'industrie automobile qui ont proposé d'exonérer toutes les voitures produites au Canada de TVH. Je le sais parce que je les ai rencontrés, j'ai discuté avec eux et je leur ai demandé: « Quelle politique nous permettrait d'aider chacun d'entre vous à protéger son emploi et de récupérer des emplois dans le secteur de la production? » C'est ce qu'ils m'ont dit, car plus de 95 % des véhicules produits au Canada ne sont pas électriques.
Les 125 000 Canadiens qui travaillent dans le secteur automobile au Canada dépendent de la production de véhicules non électriques. Les subventions ciblées qu'accordent les libéraux pour soutenir le programme « Buy America » de Donald Trump n'aident pas le secteur automobile, bien au contraire.
Cette mesure inciterait les Canadiens à acheter des véhicules. La suppression de la TVH de 13 % en Ontario sur un véhicule qui coûte 50 000 $ représenterait une économie d'environ 7 000 $. Nous sommes en pleine crise du coût de la vie, et beaucoup de Canadiens font très attention au prix des choses qu'ils achètent. S'ils pouvaient acheter une voiture canadienne pour 7 000 $ de moins qu'une voiture américaine, japonaise ou provenant de tout autre pays, ils achèteraient le véhicule canadien.
C'est pourquoi il est difficile de comprendre pourquoi les libéraux refusent d'adopter notre politique, alors que les travailleurs du secteur de l'automobile veulent une politique comme la nôtre, qui sera bénéfique pour toute la production d'automobiles. Elle n'enverrait pas un seul sou provenant des contribuables canadiens à Donald Trump et à son programme favorisant l'achat de produits étatsuniens. Ce serait le contraire du programme de subventions des libéraux pour les véhicules électriques, que je qualifie une fois de plus d'absolument scandaleux et inacceptable alors que nous sommes en pleine guerre commerciale avec les États-Unis.
Je voudrais aborder brièvement la stratégie. La stratégie des libéraux en matière de véhicules électriques consiste à en produire beaucoup plus. C'est ce qu'ils disent vouloir faire. Il pourrait y avoir un léger problème à cet égard. Dans une annonce, Stellantis a dit cette semaine qu'elle délaissait les véhicules électriques et allait désormais axer sa production sur la demande, plutôt que sur les prescriptions d'une économie dirigée, car la demande réelle porte sur les véhicules non électriques. L'un des plus grands constructeurs d'automobiles au monde, Stellantis, dit que le moment est mal choisi pour miser davantage sur les véhicules électriques, car la demande des consommateurs n'est pas là.
Pourtant, les libéraux comptent redoubler d'efforts dans ce domaine. Ils redoublent d'efforts pour donner de l'argent États-Unis de Donald Trump et pour mettre en œuvre une stratégie dont les constructeurs d'automobiles s'éloignent. La situation empire. La société Ford vient d'annoncer aujourd'hui avoir subi une perte de 1,1 milliard de dollars au quatrième trimestre de 2025. Elle perd 27 000 $ pour chaque véhicule électrique qu'elle construit. Elle aussi dit vouloir se réorienter et axer sa production sur la demande des consommateurs, mais les libéraux ont décidé de faire le contraire.
Cela n'a aucun sens. Nous devons laisser les conditions du marché déterminer les types de véhicules que les gens vont acheter, comme le RAV4 hybride dont a parlé mon collègue d'. Pourquoi ce véhicule n'est-il pas admissible à ces subventions? Pourquoi est-ce que ce sont les libéraux qui choisissent les gagnants? Cette personne est un gagnant, disent-ils. Ce véhicule est un gagnant. La Tesla d'Elon Musk est gagnante, mais pas les véhicules fabriqués au Canada.
Une chose très simple pourrait se produire au cours de cette législature. Premièrement, le gouvernement pourrait modifier le projet de loi pour que l'argent des Canadiens ne serve à subventionner des véhicules construits aux États-Unis de Donald Trump. C'est très simple, et tous les Canadiens appuieraient cette mesure.
Deuxièmement, le gouvernement pourrait supprimer la TVH sur les véhicules construits au Canada afin de soutenir les 125 000 hommes et femmes qui travaillent dans la chaîne d'approvisionnement du secteur de l'automobile, au Canada. Parmi ces travailleurs, 95 % participent à la production de véhicules qui ne sont pas électriques. Supprimer la TVH stimulerait la demande. Cela pourrait même ramener certains emplois au pays. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne prend pas cette mesure. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement voudrait allouer le moindre sou canadien à des véhicules construits aux États-Unis, alors que Donald Trump a déclaré une guerre commerciale au Canada. Les libéraux devraient présenter leurs excuses aux Canadiens à ce sujet.
:
Madame la Présidente, c'est toujours un honneur pour moi de prendre la parole ici pour représenter les formidables habitants d'Essex. Comme toujours, je tiens à remercier mon Seigneur et Sauveur, Jésus‑Christ, sans qui rien de tout cela ne serait possible.
Au nom des habitants d'Essex, j'aimerais dire que la journée d'hier a été très émouvante à la Chambre. Nous avons vécu un moment de solidarité, de recueillement et de prières pour les familles, les victimes et les survivants de Tumbler Ridge, mais aussi, et c'est ce qui m'a probablement le plus touché, pour les premiers intervenants et pour ce qui les attend aujourd'hui, demain et dans les semaines, les mois et les années à venir. Je suis moi‑même un premier intervenant, alors je sais que le chemin est long et j'espère qu'ils savent qu'il y a toujours quelqu'un à qui parler. Il y a toujours du soutien. Je pense à eux et je prie pour eux.
D'abord et avant tout, je tiens à remercier mon collègue de . Il a vraiment bien résumé une grande partie de mon discours. J'ai eu la chance de vivre juste à côté du passage frontalier international le plus achalandé en Amérique du Nord, où on inaugurera bientôt le pont international Gordie‑Howe. Pendant six ans et demi, j'ai coprésidé le caucus conservateur de l'automobile. J'ai rencontré des dizaines et des dizaines de fabricants de tout le pays, mais plus particulièrement de la région de Windsor-Essex. Ces fabricants ont investi des sommes gigantesques pour créer des emplois et établir une assiette fiscale solide dans notre région. Ce qui me frustre probablement le plus, c'est qu'ils ont investi tout cet argent, puis on est venu changer les règles du jeu.
Il y a 10 ans, le Canada fabriquait environ 2,3 millions de véhicules par année. Nous en sommes maintenant à 1,2 million par année. Ces gens ont investi tout leur argent dans les véhicules électriques. Je parle des moulistes et des ateliers d'usinage, qui ont dû réoutiller leurs usines parce que le gouvernement libéral leur avait dit que de nouvelles obligations seraient imposées. Et maintenant qu'ils ont fait tous ces investissements, que se passe-t-il? On leur dit que nous allons revenir aux moteurs à essence parce que le gouvernement s'est rendu compte que la vaste majorité des consommateurs ne sont pas prêts à acheter ces véhicules électriques. Du coup, les règles vont encore changer. Même s'ils ont fait tous ces investissements, le gouvernement ne leur fournit aucun soutien pour couvrir ces coûts, et il parle maintenant d'imposer une nouvelle norme sur les combustibles.
Il y a environ un mois, je suis rentré d'un voyage au Mexique avec le Groupe interparlementaire Canada—États‑Unis. C'était un excellent voyage, où j'ai rencontré des personnes très influentes au Mexique, de même que des sénateurs mexicains. J'ai remarqué qu'ils étaient beaucoup plus avancés que nous dans leurs négociations avec les États‑Unis, surtout dans le secteur automobile. Franchement, notre gouvernement est très loin de la ligne d'arrivée dans ce domaine.
Qu'est-ce que cela signifie concrètement? Cela signifie davantage de pertes d'emplois au Canada. Dans la région de Windsor‑Essex, 24 000 travailleurs dépendent, directement ou indirectement, de l'industrie automobile. Je suis sûr que beaucoup d'entre eux se réveillent le matin en se demandant si l'usine de Stellantis repassera de trois quarts de travail à deux.
Depuis de nombreuses années, j'ai l'occasion de m'entretenir avec Brian Kingston, David Adams et Huw Williams. Ils représentent l'Association canadienne des constructeurs de véhicules et l'association des constructeurs mondiaux automobiles. J'ai rencontré des fabricants de moules canadiens. Depuis six ans et demi, ils me répètent que ce n'est pas l'industrie qui stimule la demande, mais plutôt les consommateurs, et qu'il faut donc supprimer les exigences en matière de véhicules électriques. Nous avons réclamé à grands cris l'élimination de ces exigences. Le gouvernement a finalement entendu notre appel et les a supprimées. Cependant, il a de nouveau modifié les règles du jeu. Tout le monde doit maintenant repartir de zéro.
La semaine prochaine, je serai au salon de l'auto de Toronto, où je participerai une fois de plus à des tables rondes avec des dirigeants de l'industrie. Je ne peux qu'imaginer la tournure que prendront ces discussions. Cependant, ce qui compte le plus, ce sont les travailleurs. Depuis toujours, ce sont les travailleurs qui sont au cœur de cette industrie. Mon père disait toujours qu'on peut avoir le meilleur gadget au monde, mais que, sans les gens, on ne peut ni le fabriquer ni le vendre.
Dans Windsor—Essex, on trouve certains des travailleurs qualifiés les plus compétents au monde, les meilleurs outilleurs-ajusteurs et machinistes au monde. L'infrastructure existe déjà, mais le gouvernement continue de lier les mains de ces entreprises de deuxième et de troisième niveaux et des équipementiers, qui essaient simplement de créer des emplois bien rémunérés pour permettre aux Canadiens de tout le pays de gagner leur vie.
J'ai rencontré ces gens dans les ateliers. Je peux garantir aux députés que les travailleurs de Windsor-Essex ne sont pas très enthousiastes quand, après s'être levés tôt le matin pour aller travailler, ils découvrent que chaque jour de paye, une partie de leur salaire servira à subventionner un emploi aux États‑Unis ou dans un autre pays. Je ne peux qu'imaginer leur colère. Je ne peux qu'imaginer les conversations dans les ateliers. Les députés peuvent-ils imaginer se lever le matin pour aller travailler en sachant qu'à la fin de l'année, l'argent de leurs impôts, pour lequel ils ont travaillé si dur et qu'ils ont versé au gouvernement, ira à un autre pays, à une autre entreprise, afin qu'ils nous mangent littéralement la laine sur le dos? C'est complètement absurde. Je dirais même que c'est révoltant.
Ces travailleurs ont bâti notre industrie. Ce sont eux qui, comme ceux d'Unifor, parrainent plein d'équipes de hockey et de soccer et toutes sortes d'activités. Nous les voyons partout. Ce sont eux qui ont leur communauté à cœur, et ils ne méritent pas d'être traités de cette manière. Voilà pourquoi les conservateurs donneront toujours la priorité aux travailleurs et aux constructeurs automobiles canadiens.
Les conservateurs ne cherchent pas à subventionner d'autres pays, mais à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Voilà pourquoi le projet de loi prévoit la suppression de la TVH sur les véhicules fabriqués au Canada. Cela équivaut à environ 2 500 $ sur un véhicule de 50 000 $. En passant, les véhicules de 50 000 $ sont un peu hors de portée et sont pratiquement des véhicules de luxe pour les Canadiens aujourd'hui, à cause du prix des aliments et des produits de consommation. Mes collègues et moi-même présentons ce projet de loi afin de rendre la vie plus abordable, et j'en suis très fier.
Le gouvernement a dit à l'industrie: « Voici les règles du jeu; voici ce que vous devez faire », et l'industrie l'a écouté. Maintenant, le gouvernement lui dit: « Nous savons que vous avez fait d'énormes investissements, mais nous n'allons pas vous aider avec ça et, en passant, nous venons de changer encore les règles du jeu. » Il n'est pas étonnant que les entreprises canadiennes soient nombreuses à quitter le pays quand le gouvernement fait en sorte qu'il soit aussi dispendieux de brasser des affaires au Canada.
Les conservateurs sont là pour veiller à ce que nous fassions partie de la solution, et non du problème.
:
Monsieur le Président, permettez-moi tout d'abord d'offrir mes condoléances et mes prières aux habitants de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, après les événements tragiques de ces derniers jours. Je me joins au , au et à d'autres pour leur exprimer notre amour et nos prières.
Je vais en dire un peu plus sur l'approche holistique que nous adoptons à l'égard de l'industrie automobile, un secteur qui constitue depuis de nombreuses années un pilier du secteur manufacturier canadien. En fait, nous pouvons remonter à Lester Pearson en 1965 et à la signature du Pacte de l'automobile. J'ai déjà parlé de cet accord dans le passé, lorsque nous étions, je crois, le troisième parti, et peut-être à nouveau une fois que nous formions le gouvernement. C'était un accord important à l'époque.
Tout comme Lester Pearson était un visionnaire à l'égard de l'industrie automobile dans les années 1960, nous avons aujourd'hui même un qui a élaboré une solide stratégie automobile pour bâtir une industrie florissante et un Canada fort.
Il n'y a pas si longtemps, je travaillais comme pompiste dans une station Turbo. Si l'on se replonge dans les années 1970 et dans l'industrie automobile de l'époque, il y avait GM, Ford, Chrysler et American Motors. C'était tout: les quatre grands au Canada. Ils représentaient à eux seuls ce que l'on considérait comme l'industrie automobile.
Nous savons qu'American Motors a été rachetée par Chrysler, et que Chrysler est devenue Stellantis. Nous avons aujourd'hui Honda, Toyota, Stellantis, GM et Ford. Je pense que la plupart des Canadiens seraient très surpris de savoir quelles voitures sont en fait fabriquées au Canada aujourd'hui. Dans les années 1970, les gens disaient qu'il ne fallait pas acheter de voitures importées. Eh bien, Toyota et Honda produisent, en fait, beaucoup plus de voitures ici, au Canada, que les autres constructeurs réunis. Cela n'enlève rien aux trois autres, GM, Stellantis et Ford, mais l'industrie automobile a changé au fil des ans.
Aujourd'hui, les conservateurs présentent une motion comme s'ils savaient vraiment quoi faire. En réalité, les députés se rappellent leurs années au gouvernement. Ils veulent isoler l'Ontario. L'un des plus grands coups portés à l'industrie est survenu lorsque le est resté les bras croisés au sein du caucus conservateur, alors que l'industrie manufacturière ontarienne était en plein effondrement.
Voyons ce que disent les conservateurs. Ils demandent comment nous pouvons verser aux constructeurs américains une subvention pour les véhicules électriques. Sérieusement, ne comprennent-ils pas que nous avons une industrie automobile intégrée? Bon nombre des pièces utilisées dans ces véhicules électriques de l'autre côté de la frontière sont en fait fabriquées ici, au Canada, puis acheminées aux États‑Unis pour y être installées. Nous avons un système intégré. Je crois sincèrement que les conservateurs ne le comprennent tout simplement pas.
Le nombre total de voitures fabriquées au Canada aujourd'hui dépasse légèrement le million; je pense qu'il s'élève à environ 1,3 million. Si l'on examine les achats de voitures des Canadiens, on constate qu'environ 10 % d'entre eux achètent des voitures fabriquées ici. Cependant, il y a beaucoup de contenu canadien dans les voitures qui viennent des États‑Unis. Je ne vais pas défendre Donald Trump, les États‑Unis ou leurs objectifs politiques concernant l'industrie automobile, loin de là.
Le et tous les députés libéraux sont très préoccupés par l'avenir de l'industrie et par le sort des travailleurs et de leur famille. Nous devons faire preuve de plus d'empathie envers ces familles et envisager l'avenir sous l'angle de la relève. Si ces travailleurs ont des fils ou des filles qui souhaitent suivre leurs pas, nous ferions mieux de commencer à réfléchir à l'avenir et à l'orientation que prendra l'industrie dans son ensemble.
Il y aura une augmentation considérable de la production de véhicules électriques, directement et indirectement. Les conservateurs se ferment les yeux et font fi de cela, comme s'il ne fallait pas s'en soucier. À l'instar de Lester Pearson qui, en 1965, s'est rendu compte de l'importance de conclure un pacte de l'automobile, qui a littéralement procuré des centaines de milliers d'emplois de qualité pour la classe moyenne et aidé à construire le pays que nous avons aujourd'hui, le actuel nous dit que nous ne pouvons pas rester les bras croisés, surtout en présence d'un président américain imprévisible. Nous ignorons ce que le président dira demain.
Nous devons chercher des moyens de faire croître notre économie au-delà de la frontière canado-américaine. C'est ce que le , les ministres et le caucus libéral croient que nous devons faire. C'est pour cela que le premier ministre voyage à l'étranger et attire littéralement des milliards de dollars au Canada en investissements, tout en cherchant des façons de continuer à exporter. Rien ne nous empêche d'exporter un plus grand nombre d'automobiles construites au Canada au-delà des États-Unis. Aujourd'hui, plus de 90 % de nos exportations sont destinées aux États-Unis.
Après tout, nous devons tous être fiers de la qualité de la main-d'œuvre de notre industrie automobile. La Dodge Charger a été reconnue à Détroit comme étant la voiture de l'année. Selon moi, c'est parce que les employés et l'entreprise ont travaillé ensemble pour produire cette voiture de l'année. Le RAV4 de Toyota est un véhicule très populaire au Canada et à l'étranger. Ces véhicules, qu'il s'agisse de ces deux-là ou de n'importe quel autre véhicule produit au Canada, sont reconnus pour leur qualité. Le et le présent gouvernement ont affirmé que nous devons non seulement protéger l'industrie automobile canadienne, mais aussi chercher des moyens de lui donner de l'ampleur ici même au pays. C'est pourquoi la chaîne d'approvisionnement en batteries est tellement importante.
Contrairement aux conservateurs, nous ne faisons pas à l'autruche. Nous comprenons que la production de véhicules électriques et de véhicules hybrides se poursuivra, et nous voulons être de la partie. Les conservateurs, eux, ne veulent pas, au prix de lourdes conséquences.
En regardant ce qui se passe non seulement au Canada, mais aussi partout ailleurs dans le monde, on peut voir que le Canada a le potentiel d'être un chef de file mondial. Nous devons être prêts à aller de l'avant. Que se passerait-il si nous faisions ce que préconisent les conservateurs? J'imagine les conservateurs dans les années 1920. Ils diraient: « Vous savez quoi? Ces roues de charrette créent beaucoup d'emplois. Nous voulons que les charrettes continuent de rouler. » Les technologies évoluent, et le gouvernement doit s'adapter. Voilà pourquoi la première chose que j'ai demandée aux conservateurs, c'est de nous expliquer leur stratégie pour l'avenir de l'industrie automobile. Où est cette stratégie? Ils n'ont absolument rien présenté aux Canadiens.
J'écoute ce que les conservateurs disent au sujet des véhicules électriques, ici à la Chambre. Ils affirment que le gouvernement fait fausse route en offrant des subventions pour encourager les gens à acheter des véhicules électriques. Or, les députés savent que certaines provinces ont reconnu l'importance d'encourager leurs citoyens à acheter des véhicules électriques, et qu'elles aussi ont offert des incitatifs financiers à cette fin. Nous savons que certaines provinces investissent activement dans les infrastructures nécessaires pour soutenir les véhicules électriques.
À ma connaissance, il n'y a qu'une seule entité politique au Canada qui rejette catégoriquement les véhicules électriques et refuse qu'on encourage leur adoption. Ce parti s'oppose même à ce que nous développions les infrastructures dont nous avons besoin au pays. Il s'agit du Parti conservateur du Canada, le Parti conservateur d'extrême droite du Canada. C'est la seule entité qui n'a aucune véritable stratégie pour l'industrie automobile.
Les conservateurs veulent donner l'impression qu'ils se soucient des employés. Ils profitent de ce qu'on entend aux nouvelles pour essayer de susciter de la colère envers le gouvernement, alors qu'ils n'ont eux-mêmes aucune stratégie pour assurer l'avenir de cette industrie. Le gouvernement du Canada est au front. Il collabore avec les citoyens et avec les travailleurs et consulte les familles et les entreprises afin de s'assurer non seulement d'avoir une stratégie, mais surtout d'avoir une stratégie qui donnera des résultats en mettant à profit les réussites du passé.
Les conservateurs n'ont aucune stratégie, mais je ne parle ici que des conservateurs d'extrême droite. Quand je dis ça, certains députés me demandent pourquoi je parle d'extrême droite. C'est parce qu'ils sont bel et bien extrêmes. Il n'y a qu'à regarder les choses de plus près. Il y a des premiers ministres progressistes-conservateurs provinciaux qui soutiennent l'industrie des véhicules électriques. Même le Parti conservateur uni de l'Alberta a soutenu l'expansion des bornes de recharge pour les véhicules électriques, au moins indirectement. Le fait est que tous les principaux partis connus de la plupart des Canadiens, qu'il s'agisse des progressistes-conservateurs, des néo-démocrates, des verts, des bloquistes ou des libéraux, reconnaissent que les choses évoluent et que nous devons nous adapter et mettre en œuvre des stratégies pour bâtir l'avenir. Seul le Parti conservateur fait bande à part.
On m'a fourni des chiffres intéressants à propos de l'importance des usines d'automobiles et de batteries. Pensons un peu aux municipalités. Pensons à Windsor, Oakville, Oshawa, Ingersoll, Brampton, Alliston, Woodstock et Cambridge. Toutes ces localités se trouvent en Ontario, mais à l'avenir, on trouvera aussi des usines ailleurs au pays. C'est même déjà le cas. Dans ma province, le Manitoba, je pense à l'usine de fabrication d'autobus New Flyer, à Winnipeg. Je tiens à souligner aussi le travail qu'accomplissent le Red River College et l'Université du Manitoba.
Un député: Fabrique‑t‑on des véhicules électriques au Manitoba?
L'hon. Kevin Lamoureux: Monsieur le Président, on fabrique des véhicules électriques au Manitoba. Les meilleurs autobus au monde sont fabriqués dans ma ville, Winnipeg, et ce sont des véhicules électriques. Mes collègues d'en face sont stupéfaits. Le silence est assourdissant quand les gens se rendent compte de ce qui se passe vraiment.
Même si nous avons beaucoup parlé de l'Ontario aujourd'hui, cette industrie touche tout le monde et toutes les régions de notre pays. C'est pourquoi je prends la parole aujourd'hui pour parler de ces localités, et de la province de l'Ontario en général, pour dire que nous nous soucions de ce qui se passe. Je suis un député des Prairies, mais je me soucie des emplois qui sont touchés, comme tous les députés libéraux.
Nous avons parlé de l'usine de Toyota à Woodstock, qui emploie 2 500 personnes. C'est là que le modèle RAV4 est produit. Je crois que quelqu'un a dit tout à l'heure qu'une voiture sort de la chaîne de production chaque minute ou toutes les 30 secondes. À Cambridge, il y a bien plus de 5 000 emplois dans le secteur, près de 6 000, en fait. Il y a aussi l'usine de Honda à Alliston, qui emploie elle aussi des milliers de personnes. Comme je l'ai dit plus tôt, ces deux entreprises effectuent plus de 50 % de la production automobile du Canada. Regardons les chiffres. Dans les années 1980 et 1990, je n'aurais jamais pensé que cela se produirait. Ces entreprises ont répondu à l'appel.
On parle de créer un RAV4 hybride, qui pourrait être fabriqué ici au Canada, du moins dans une certaine mesure. Je vais me renseigner auprès de Toyota. Nous devrions peut-être adopter une résolution pour soutenir certaines industries aussi progressistes. Le RAV4 est un véhicule fantastique, et j'espère voir un modèle hybride.
Cependant, Stellantis, que ce soit à Brampton ou à Windsor, suscite de réelles inquiétudes, tout comme General Motors à Ingersoll, Oshawa et St. Catharines, sans oublier Ford. Nous sommes très préoccupés. Nous voulons que Ford se porte mieux et prenne de l'expansion.
Parlons de la chaîne d'approvisionnement. Quelqu'un m'a dit plus tôt aujourd'hui que NextStar avait atteint le million de batteries fabriquées. Bon nombre des initiatives que nous avons prises en tant que gouvernement pour soutenir l'industrie automobile et développer l'industrie des véhicules électriques sont en fait également financées par des fonds publics provenant du gouvernement de l'Ontario. Soit dit en passant, Doug Ford est un progressiste-conservateur.
Bref, le gouvernement collaborera avec les Canadiens, les intervenants de l'industrie, les familles et les travailleurs pour faire en sorte que nous ayons une industrie automobile solide et saine dont tous les Canadiens peuvent être fiers. Cela signifie qu'il y aura des changements, mais nous persévérerons. Ce que Lester Pearson a fait pour le Pacte de l'automobile, le le fera pour l'avenir de l'industrie automobile canadienne, et nous continuerons à connaître la prospérité.
:
Monsieur le Président, c'est toujours un honneur de prendre la parole à la Chambre au nom des gens honnêtes et travaillants de Windsor‑Ouest. En leur nom, je souhaite offrir mes plus sincères condoléances aux bonnes gens de Tumbler Ridge, qui traversent la période la plus pénible de leur vie.
Windsor est une ville frontalière. Chez nous, quand le commerce va, tout va, mais quand une guerre commerciale éclate, Windsor en subit les conséquences de plein fouet. Les décisions qui sont prises ici, à Ottawa, ont de graves répercussions chez nous.
Il convient d'expliquer le rôle névralgique que joue Windsor pour le pays. Windsor est la capitale de l'automobile au Canada. Le corridor Windsor‑Detroit est la pierre angulaire de nos relations commerciales, car chaque jour, environ le tiers de tous les échanges commerciaux entre le Canada et les États‑Unis traversent la frontière, pour une valeur de plus de 1 demi-milliard de dollars par jour.
Windsor est le point d'ancrage d'une des chaînes d'approvisionnement les plus intégrées au monde. Les pièces d'automobiles fabriquées au Canada traversent plusieurs fois la frontière canado-américaine avant qu'un véhicule finisse d'être assemblé. Lorsque des droits de douane sont imposés et que l'incertitude augmente, les répercussions sont immédiates. Un retard à Windsor peut contraindre une usine du Michigan à tourner au ralenti. Un ralentissement au Michigan peut entraîner la fermeture d'un fournisseur en Ontario. C'est pourquoi, si nous voulons accorder la priorité aux travailleurs canadiens, il est essentiel de mettre en place une bonne politique dans le secteur de l'automobile.
Lorsque je discute avec des travailleurs de ma circonscription, je constate qu'ils savent très bien quand nos problèmes ont commencé. Ils en attribuent eux aussi la cause aux droits de douane que le président Trump nous a imposés. Tout comme nous, les habitants de Windsor estiment que ces droits de douane sont injustifiés. Ils pensent qu'ils visaient notre secteur manufacturier et notre secteur automobile, et qu'ils ont heurté de plein fouet les travailleurs canadiens de l'automobile. Pas plus tard qu'hier, même le Congrès américain a dit que ces droits de douane contre le Canada sont injustifiés.
Cependant, le plus important, c'est l'inquiétude et la frustration qui règnent de notre côté de la frontière, en raison de la façon dont le gouvernement a réagi à la guerre commerciale jusqu'à présent. Au lieu de protéger l'industrie manufacturière et les travailleurs canadiens, le gouvernement a annoncé des milliards de dollars de subventions pour les véhicules électriques. À première vue, cela semble encourageant, mais lorsque les travailleurs y regardent de plus près, ils comprennent où va la majeure partie de cet argent. Une part importante va à des véhicules construits aux États‑Unis, dans l'Amérique de Trump, et ailleurs à l'étranger. Alors que les droits de douane imposés par le président Trump nuisent aux travailleurs canadiens, l'argent des contribuables canadiens sert à soutenir la production américaine. Les travailleurs des usines sont perplexes devant le manque total de bon sens de cette politique.
Ce n'est pas tout. Les travailleurs de Windsor ont une excellente mémoire. Ils se souviennent qu'on leur avait promis un accord commercial avant le 21 juillet 2025. Ils se souviennent qu'on leur avait dit que de l'aide allait arriver, mais cet accord n'a jamais été conclu. Il n'y a eu ni accord, ni certitude, ni protection. Beaucoup de gens à Windsor sont déçus. Ils sont pris entre les droits de douane injustes du président Trump d'un côté, et les politiques nationales qui ne parviennent pas à assurer la production ni à garantir des emplois bien rémunérés de l'autre. Les gens comprennent que les négociations commerciales sont complexes, mais ils comprennent aussi lorsque les promesses ne sont pas tenues.
Cet enjeu dépasse largement le cadre des trois grands constructeurs automobiles. La production a diminué de moitié depuis 2016, passant de 2,3 millions à 1,2 million de voitures par an. Cette baisse s'est produite sous le gouvernement libéral-néo-démocrate.
À Windsor et dans tout le Sud‑Ouest de l'Ontario, les fabricants de pièces et les ateliers d'outillage sont gravement menacés. Il s'agit de petites entreprises, souvent familiales, qui sont hautement qualifiées et absolument essentielles à la chaîne d'approvisionnement automobile. Cependant, lorsque les chaînes de montage ralentissent le rythme, les commandes de ces petites entreprises disparaissent, et lorsque l'incertitude persiste, les licenciements commencent discrètement. Je peux affirmer à la Chambre que cela se produit malheureusement des deux côtés de la frontière. J'ai entendu dire que des ateliers d'outillage ont déjà licencié des travailleurs. Des fournisseurs de pièces éliminent des quarts de travail. C'est ainsi que les dommages économiques se propagent. La situation n'est pas visible depuis Ottawa, mais elle se fait profondément sentir dans des villes comme Windsor, London, Hamilton, Brampton, Oshawa et Québec.
Il y a une autre préoccupation qui revient continuellement, à savoir que les investissements en capital quittent le Canada. Soit dit en passant, les banques ont publié des études à ce sujet. En plus de Brookfield Asset Management, d'autres entreprises canadiennes choisissent d'investir au pays de Donald Trump, et ce n'est pas parce que les travailleurs canadiens n'ont pas les compétences voulues ni parce que les usines canadiennes ne suffisent pas à la tâche. Les constructeurs me disent que les règles au sud de la frontière sont plus claires, que les organismes de réglementation là-bas cherchent à les aider plutôt qu'à leur nuire, que les coûts semblent moins élevés et que la voie vers la rentabilité semble plus stable. Certains m'ont dit que les formalités administratives de notre côté de la frontière prennent les entrepreneurs à la gorge. Quand le gouvernement va-t-il régler ce problème?
J'ai également eu l'occasion de m'entretenir avec quelques travailleurs qui m'ont parlé de la politique sur les véhicules électriques. Ils m'ont dit que la production du Charger électrique de Dodge, dont on vient de parler, a été interrompue, bien que ce véhicule ait remporté des prix au salon de l'auto de Detroit, sans compter que, depuis janvier 2026, Stellantis élimine progressivement le modèle hybride branchable Pacifica.
Ces travailleurs ne débattent pas des objectifs climatiques: ils demandent de la clarté. Ils apprennent qu'il n'y a plus d'exigences relatives à la vente de véhicules électriques, mais ils ne sont pas contents que l'argent public serve à subventionner des véhicules construits au pays de Donald Trump. Je leur ai parlé de la proposition des conservateurs d'exempter les véhicules construits au Canada de TPS afin de soutenir les emplois dans le secteur manufacturier canadien, et les députés peuvent imaginer leur réponse: ils y sont tout à fait favorables.
Avant de poursuivre, je tiens à parler brièvement du pont Gordie‑Howe, qui est en construction depuis huit ans. Le projet a été entièrement approuvé en 2015, mais le gouvernement libéral ne l'a mis en chantier qu'en 2018. Ce pont est essentiel au commerce international de Windsor et du Canada.
Il a été question des commentaires du président et des conversations subséquentes qu'il a eues avec le , mais les habitants de Windsor sont dans l'attente et ils voient les retards s'accumuler. Aujourd'hui, ils sont encore plus incertains de la date d'ouverture du pont et même de la date de l'annonce du montant des droits de péage. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le gouvernement libéral et sa société d'État n'ont pas établi les droits de péage après avoir lancé le projet, il y a plus de huit ans. C'est absolument incroyable. Le manque de certitude et d'information sur les droits de péage empêche les entreprises de logistique, qui planifient des mois à l'avance lorsqu'elles soumissionnent pour des contrats, de soutenir efficacement la concurrence.
Il faut que cela change. Le gouvernement doit fournir un échéancier précis pour l'ouverture du pont. Les gens de Windsor et de tout le Sud‑Ouest de l'Ontario ont besoin de cette information, et le plus tôt sera le mieux.
De quoi les gens de Windsor ont-ils vraiment besoin? Les Windsorois sont raisonnables, et leurs attentes aussi. D'abord et avant tout, ils veulent que le gouvernement défende les emplois au Canada, qu'il cesse d'envoyer l'argent de nos impôts au président Trump et qu'il conclue un accord commercial qui protège les Canadiens tout en évitant que les investissements quittent le Canada. Mes concitoyens ne demandent pas des garanties, mais bien de l'honnêteté et de l'intégrité.
Voici la situation actuelle à Windsor: les dommages ont commencé avec les droits de douane injustifiés du président Trump, et l'absence de réaction judicieuse de la part des libéraux a aggravé la situation. Au bout du compte, les travailleurs, les fournisseurs et les petits fabricants en paient le prix.
Windsor n'est pas en marge de l'économie canadienne, c'est l'un de ses moteurs, je dirais même un moteur important. Si l'on veut vraiment faire passer les intérêts des Canadiens en premier, si l'on veut vraiment que les travailleurs de Windsor aient l'assurance que le gouvernement fédéral reconnaît leur valeur, il faut prendre la situation de Windsor et de ses travailleurs au sérieux. Les Windsorois comptent sur la Chambre des communes pour trouver une solution adéquate afin que l'avenir leur sourie, tout comme à leur famille, et que leurs enfants bénéficient de ce que notre grand pays a de mieux à offrir.
:
Monsieur le Président, je crois comprendre que nous menons 4-0 dans le grand match d'aujourd'hui. Nous faisons véritablement partie de l'équipe canadienne, comme en témoigne le magnifique maillot derrière moi.
Imaginons que nous puissions travailler en équipe pour ce qui est des achats et de la production dans le secteur de l'automobile. Imaginons la satisfaction que l'on pourrait ressentir au volant de sa nouvelle voiture en sachant non seulement qu'on a obtenu un excellent prix pour une excellente voiture qui nous permettra d'exercer notre emploi de chauffeur à temps plein pour conduire nos enfants à leurs matchs de hockey, mais aussi que chaque sou de notre achat a servi à soutenir des travailleurs canadiens, à nourrir des familles canadiennes, à acheter de l'acier canadien, de l'aluminium canadien, du plastique canadien et des automobiles assemblées au Canada.
Telle est notre mission. C'est ainsi que nous rendrons notre pays abordable, sûr et fort. Nous devons réindustrialiser notre pays. Nous devons redynamiser la production d'acier, d'aluminium, de plastique, de minéraux et d'autres produits pour lesquels nous devrions avoir un avantage naturel considérable.
C'est alors, et alors seulement que les salaires des Canadiens augmenteront. C'est alors, et alors seulement que le Canada sera abordable et autonome. C'est alors, et alors seulement que nous restaurerons la puissance industrielle qui caractérisait autrefois l'économie canadienne. Les conservateurs ont un plan pour créer cette puissance industrielle et les véhicules abordables fabriqués au Canada que je viens de décrire.
Il s'agit d'un plan visant à accélérer l'octroi de permis, à réduire le coût de l'énergie et à diminuer les impôts, un plan visant à faire de notre pays l'économie la plus importante et la plus ouverte au monde pour produire, fabriquer, réparer et transporter des produits, extraire des ressources et livrer des résultats pour les consommateurs canadiens. Nous disposons de ressources et d'une main-d'œuvre qu'aucun autre pays ne peut égaler, mais après 10 ans de gouvernement libéral, nous avons connu la pire croissance économique du G7, la pire productivité et les pires résultats en matière d'investissement. Cinq cents milliards de dollars d'investissements nets ont quitté notre pays pour les États‑Unis, les impôts et les politiques anti-développement des libéraux ayant poussé les investisseurs à quitter notre pays.
Sous le gouvernement libéral, la production automobile a diminué de moitié, passant d'environ 2,2 millions de voitures par an à 1,2 million. Tout cela s'est produit alors que l'actuel libéral était en fait le ministre de l'Industrie. Le nouveau gouvernement ressemble beaucoup à l'ancien.
Le libéral avait promis qu'il serait différent. Un an plus tard, où en sommes-nous? Il y a eu de grands discours, des annonces et des cérémonies de signature de déclarations non contraignantes. Tout cela n'est qu'illusion. Il suffit de regarder les résultats.
Il a promis de négocier un accord avantageux avec les États‑Unis avant le 21 juillet. Il n'y a toujours aucun gain, aucune entente et aucun emploi. Il a promis que nous aurions la plus forte croissance du G7. Désormais, selon Bloomberg, l'économie se contracte. Il a promis des aliments abordables, mais leur prix augmente maintenant plus rapidement au Canada que dans tout autre pays du G7. Le PIB réel du secteur de l'automobile a chuté de 10 % en novembre. Il a promis des emplois dans ce secteur. Il en a perdu 5 000. En fait, le secteur manufacturier a perdu 37 000 emplois depuis qu'il est arrivé au pouvoir en promettant de renforcer le Canada, et 5 000 de ces emplois sont dans la production automobile. À Brampton, où j'ai eu l'honneur de me tenir, sous la pluie, aux côtés des excellents travailleurs d'Unifor qui ont été mis en lock-out, il y a eu 3 000 pertes d'emplois. Il y a eu 1 200 emplois perdus à l'usine CAMI de GM; 500 à l'usine de GM à Oshawa; et 725 à Paccar au Québec.
Nous pouvons jeter le blâme sur les droits de douane injustes du président Trump, et c'est ce que nous faisons, mais la question demeure: que faisons-nous à propos de ce que nous pouvons contrôler? Comme le l'a dit, et il a raison sur ce point, personne ne peut contrôler ce que le président Trump fait ou dit. Je suis d'accord avec le premier ministre. Ce que nous pouvons contrôler, c'est ce que nous faisons de ce côté-ci de la frontière.
Voici la réponse du . Il veut prendre 2,3 milliards de dollars aux contribuables canadiens, y compris aux travailleurs canadiens de l'automobile, pour les consacrer à une subvention destinée exclusivement à des véhicules fabriqués à l'étranger, et en particulier aux États‑Unis. Alors que le président Trump impose des droits de douane à notre secteur automobile, le premier ministre libéral subventionne le secteur automobile américain.
Soyons très clairs. Les libéraux prétendent que, pour une raison ou pour une autre, les subventions serviront à l'achat d'automobiles canadiennes. Or, voici les faits: en 2023, dans le cadre du précédent programme libéral d'incitatifs pour l'achat de véhicules électriques, qui était à peu près identique au programme proposé actuellement, 99 % des subventions ont servi à l'achat de véhicules électriques fabriqués à l'étranger: 31 % sont allés aux États-Unis, 25 % à la Chine, 19 % au Japon, 16 % à la Corée du Sud, et 1 % au Canada. Soyons clairs: seulement 1 % des véhicules électriques achetés au Canada sont fabriqués au Canada, malgré les 52 milliards de dollars de subventions publiques à la chaîne d'approvisionnement des véhicules électriques. Les gouvernements libéraux ont beau distribuer des cadeaux et des subventions, ils ne parviennent pas à transformer ces dollars en une production suffisante pour alimenter ne serait-ce qu'une infime partie du marché canadien.
Les libéraux disent que nous ne devrions pas nous concentrer sur le présent, mais sur l'avenir. Là encore, c'est une illusion. Voici la réalité: les achats de véhicules électriques sont en chute libre. Entre décembre 2024 et novembre 2025, la part de marché des véhicules électriques au Canada a chuté de près de la moitié, passant de 18 % à 11 %. Les Canadiens achètent beaucoup moins de véhicules électriques. En dollars, les ventes ont diminué de 37 % au cours de cette période. C'est une baisse vertigineuse. En fait, si quelqu'un essayait de prédire l'avenir — et je ne crois pas que les gouvernements soient en mesure de le faire —, il est clair, ne serait-ce qu'en se fondant sur la tendance, que les véhicules électriques ne sont pas en voie de conquérir le marché, loin de là.
L'approche conservatrice permettrait au libre marché de décider des véhicules qui sont achetés. De cette façon, les consommateurs peuvent choisir ce qu'ils veulent acheter. Nous savons qu'ils préféreront les véhicules offrant la meilleure qualité au plus bas prix, et il se trouve que ces véhicules sont, dans bien des cas, des véhicules à combustion interne fabriqués au Canada. C'est la réalité, et nous avons un plan pour que les véhicules comprennent le plus possible des composants fabriqués par des travailleurs canadiens. Nous allons réindustrialiser le Canada. Nous allons en faire une puissance industrielle et nous allons faire en sorte qu'une personne puisse acheter une voiture en sachant qu'elle soutient ainsi l'industrie canadienne.
J'enrage en pensant au travailleur de l'automobile qui a été mis à pied et qui voit 50 % de son indemnité de cessation d'emploi disparaître en impôts, sachant que l'argent de ses impôts servira à subventionner des véhicules fabriqués aux États‑Unis, ce même pays qui lui a fait perdre son emploi à cause des droits de douane. Il n'a pas à endurer cela; nous avons un plan.
Nous relancerons la production canadienne. Nous supprimerons la TPS sur les automobiles fabriquées au Canada, ce qui permettra aux gens d'économiser 2 500 $ sur un véhicule canadien. Il pourrait s'agir, par exemple, de la Chrysler Pacifica, de la Chrysler Grand Caravan, de la Dodge Charger, du Toyota RAV4, du Lexus NX, de la Honda Civic, du CR‑V, de nombreux véhicules de Ford et du Chevrolet Silverado, parmi bien d'autres. Nous éliminerions la taxe sur le carbone pour les industries qui frappe l'acier, l'aluminium et le plastique canadiens utilisés dans la fabrication de véhicules avec de l'acier canadien. Nous mettrions fin à l'imposition des gains en capital réinvestis dans les usines d'automobiles canadiennes. Nous abolirions la nouvelle taxe libérale sur les combustibles pour qu'il soit possible de déplacer les pièces plus rapidement et à moindres frais, parce que l'énergie bon marché est la clé de la réindustrialisation du pays.
Ce sont des solutions. Ce sont des idées positives pour faire du Canada une puissance industrielle exceptionnelle, où les Canadiens patriotes pourront à la fois économiser de l'argent et sauver des emplois, et où le Canada gagnera non seulement sur la glace, mais aussi chez les concessionnaires automobiles, dans ses rues et dans ses usines.
Je le dis: « Le Canada en premier et le Canada toujours ».
:
Monsieur le Président, je vais...
Des voix: Oh, oh!
L'hon. Mark Gerretsen: Monsieur le Président, je n'en suis qu'à dire que je vais partager mon temps de parole, et ils me chahutent déjà.
Je partagerai mon temps de parole avec la députée d'.
Je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qui se passe au sein du parti d'en face, dont les députés sont vraiment déterminés à ne pas tenir compte de la réalité du monde où nous vivons et du fait que les industries automobiles du pays se transforment et évoluent.
Je souhaite proposer quelque chose aux députés. Je les invite à imaginer, pendant un instant, que les véhicules électriques sont déjà la norme. Je les invite à prétendre pendant un instant que les véhicules à essence n'existent pas et qu'il n'y a que des véhicules électriques.
Je demande aux députés d'imaginer ceci: chaque matin, à leur réveil, leur voiture est branchée, et la batterie est pleinement rechargée. Lorsqu'ils se promènent en voiture, il n'y a ni bruit, ni gaz d'échappement, ni grondements de moteurs. Les rues et l'air sont plus propres, et les enfants qui se rendent à l'école à pied respirent donc un air plus pur.
J'invite les députés à imaginer ce scénario pour un instant. Tout le monde conduit des véhicules électriques, qui nécessitent très peu d'entretien. Nous n'avons plus besoin de vidanger l'huile, de remplacer ou d'ajuster les courroies de distribution ni de nous occuper des problèmes de transmission. Nous disposons également d'une source d'énergie stable et à prix raisonnable. C'est le monde où j'imagine pendant un instant que nous vivons.
Imaginons maintenant que j'essaie de convaincre les députés de passer des véhicules électriques aux véhicules à essence. Voici mes arguments. Pour commencer, notre voiture ne serait plus rechargée à notre réveil. Elle pourrait être à sec, ce qui nous obligerait à trouver une station-service pour faire le plein. Il faudrait alors retirer le tuyau d'une pompe à essence pour injecter du carburant inflammable dans le réservoir de notre véhicule.
J'invite également les députés à songer à l'entretien nécessaire. Au lieu d'un véhicule électrique, qui ne nécessite pratiquement aucun entretien, nous aurions soudainement un véhicule qui comporte des centaines de pièces mobiles, un véhicule doté d'un moteur où, des milliers de fois par minute, de petites explosions miniatures se produisent pour le faire fonctionner. Voilà l'argumentaire que je présenterais aux députés.
De plus, il faudrait faire la vidange d'huile à l'occasion, tous les 5 000 ou 10 000 kilomètres. Il faudrait périodiquement remplacer les bougies d'allumage. Il faudrait changer des courroies, des pompes et des filtres. On finirait par devoir tout remplacer. De surcroît, les véhicules seraient plus bruyants en soi et ils feraient davantage de bruit dans les rues. Soit dit en passant, il y aurait un tuyau à l'arrière qui cracherait des gaz toxiques que nous respirerions tous. Voilà l'argumentaire que je présente en faveur de l'abandon des véhicules électriques.
Il y a aussi l'argument du prix du carburant. Au lieu du prix stable et prévisible de l'électricité, il faudrait payer l'essence en fonction des cours mondiaux, qui sont fixés par des influenceurs étrangers. De plus, il faudrait dépenser des milliers de dollars en réparations et en entretien. Le budget nécessaire serait tout à fait imprévisible.
Ce que je veux dire, c'est que si je devais essayer de convaincre les députés que nous devrions abandonner les véhicules électriques au profit des véhicules à essence, ce serait tout à fait absurde. C'est pourtant la réalité actuelle. Nous nous trouvons dans une situation où un parti politique qui, à l'égard de la plupart des mesures, était autrefois assez progressiste en matière d'environnement et d'acceptation du changement, semble n'avoir conservé qu'une seule chose de son passé, c'est-à-dire le mot « conservateur ».
Tout ce que veulent les conservateurs, c'est préserver le statu quo en nous empêchant carrément d'évoluer ou de changer. Il existe ce qu'on appelle la courbe de l'innovation. C'est essentiellement une courbe en cloche qui nous indique à quel stade nous en sommes actuellement dans la diffusion de différentes technologies. Au début de la courbe se trouve la fourchette de 0 % à 2 %. Les personnes qui adoptent une innovation au bas de cette courbe sont appelées des innovateurs. Ce sont des personnes qui ont les moyens d'adopter certaines technologies parce que celles-ci leur plaisent et qu'elles aimeraient les utiliser. Ce sont les innovateurs.
Ensuite, les utilisateurs précoces font leur entrée. On parle alors de 2 % à 10 % de la population. Ces personnes ne disposent pas tout à fait d'autant de ressources que les innovateurs, mais elles s'intéressent tout de même beaucoup à la technologie. Elles peuvent être motivées par des considérations non seulement économiques, mais aussi sociales.
Toujours selon la courbe, il y a ensuite la majorité précoce. À ce moment-là, la nouvelle technologie a pénétré de 10 % à 40 % du marché. C'est là que les choses commencent vraiment à décoller. Le véritable point charnière se situe à environ 7,5 %: c'est ce qui est considéré comme le point de bascule. À ce stade-là, il ne reste plus qu'à laisser la courbe de l'innovation suivre son cours.
Lorsqu'on atteint entre 40 % et 70 %, on parle de la majorité tardive. Les gens qui en font partie adhèrent à l'idée un peu à contrecœur. Ils réalisent que ce choix sera plus économique et ils décident de l'acheter. Ils ne veulent pas vraiment la nouvelle technologie, mais ils se plient au fait que le reste du monde l'adopte volontiers.
Au bout de ce processus, quand on arrive enfin à une pénétration du marché de 70 à 100 %, il y a ce qu'on appelle les retardataires. Ce sont des personnes qui utiliseraient encore un téléphone à cadran si elles le pouvaient, mais qui n'ont toutefois pas d'autre choix que d'utiliser un téléphone à clavier parce que le monde a évolué autour d'elles. Les retardataires, ce sont les conservateurs. Ils sont vraiment fermés aux changements technologiques.
À l'heure actuelle, 1 voiture sur 5 vendue dans le monde est un véhicule électrique. C'est donc dire que, dans la courbe de l'innovation, nous en sommes actuellement à 20 % d'adoption, solidement dans la phase de majorité précoce. Nous avons largement dépassé le point de bascule, et il n'y aura pas de retour en arrière.
Préférons-nous être à l'avant-garde de l'évolution actuelle ou être des retardataires, comme les conservateurs? Voulons-nous attendre de n'avoir absolument aucun autre choix que d'adopter cette technologie que le reste du monde a déjà jugée être la seule voie à suivre?
Ma position à ce sujet, c'est que nous avons la possibilité d'être à l'avant-garde. Nous avons l'occasion de faire en sorte qu'une partie des investissements en la matière se fassent ici même, dans notre pays, et de pouvoir du même coup exporter dans le reste du monde au lieu de nous contenter d'importer.
Je sais que les conservateurs soutiendront qu'il y a très peu de véhicules et qu'il n'y en a qu'un ou deux au Canada qui sont électriques. Ils vont inventer toutes sortes de faux-fuyants, comme ils le font toujours, comme s'ils essayaient en quelque sorte de préserver, au nom de leur parti politique, l'idée qu'il est impossible d'évoluer et que les choses ne peuvent jamais changer. Nous avons la possibilité d'agir, d'être à l'avant-garde et de participer à l'évolution des véhicules qui s'en vient inévitablement.
Nous avons largement dépassé le point de bascule. La question n'est pas de savoir si ce changement se produira, mais quand il se produira. Les véhicules électriques deviendront bientôt la norme...
Des voix: Oh, oh!
L'hon. Mark Gerretsen: Monsieur le Président, j'entends les députés rire en ce moment. Qu'ils veuillent ou non monter à bord et conduire l'un de ces véhicules n'a pas d'importance, car, au bout du compte, ils finiront par le faire. Ce ne sera peut-être pas demain, dans un an ni dans cinq ans, mais je garantis que tous les conservateurs finiront par conduire un véhicule électrique.
Je conduis des véhicules électriques depuis 2011. Je conduis un Ford F‑150 Lightning, que je stationne ici. J'ai parcouru 112 000 kilomètres avec ce véhicule, et je ne l'ai jamais apporté au garage pour un entretien. Des moteurs électromagnétiques propulsent le véhicule. Il ne possède pas de moteur à essence. Aucune explosion n'est nécessaire pour le faire avancer. C'est tout ce dont j'ai parlé tout à l'heure, et c'est la réalité.
J'espère vraiment que nous pourrons en arriver à un point où les conservateurs commenceront enfin à se rendre compte que le monde qui les entoure est en train de changer, et qu'il importe peu qu'ils veuillent ou non y participer, car il changera de toute façon. Pour notre part, nous voulons être à l'avant-garde de ce changement. Nous invitons les conservateurs à se joindre à nous.
:
Monsieur le Président, je suis ravie de prendre part au débat d'aujourd'hui.
Comme on le sait très bien, les temps changent, et dans un contexte marqué par l'incertitude, le gouvernement se concentre sur ce qu'il peut contrôler. Grâce à la nouvelle stratégie industrielle canadienne, nous transformons l'économie en diversifiant nos partenariats commerciaux et en cherchant à dynamiser la croissance par des investissements sans précédent.
Depuis plus de 100 ans, l'industrie automobile canadienne constitue un pilier du secteur de la fabrication de pointe, elle stimule l'innovation et génère des centaines de milliers d'emplois bien rémunérés partout au pays, notamment à Oakville. Il n'a jamais été aussi crucial d'agir pour préserver et renforcer l'industrie automobile au Canada. Nous avons d'ailleurs l'occasion rêvée de le faire.
Voilà pourquoi, le 5 février, c'est avec fierté que j'ai accompagné le pour le dévoilement d'une nouvelle stratégie destinée à transformer l'industrie automobile canadienne. Conscient que l'avenir du secteur repose sur l'électrification et la connectivité, le gouvernement mise sur le développement de toute la chaîne de valeur des véhicules de nouvelle génération. D'ici cinq ans, les véhicules électriques devraient représenter environ 40 % des ventes mondiales. Il est important que le Canada figure parmi les chefs de file de cette transition.
Bien que l'abrogation de la norme sur la disponibilité des véhicules électriques permette aux constructeurs d'utiliser de nouvelles technologies pour répondre aux préférences des consommateurs et stimuler la demande nationale de véhicules électriques, ceux-ci doivent devenir plus abordables pour les travailleurs canadiens. C'est pourquoi le gouvernement lancera un programme quinquennal de 2,3 milliards de dollars visant à rendre les véhicules électriques plus abordables. Dans le cadre de ce programme, il y aura des incitatifs à l'achat ou à la location pouvant atteindre 5 000 $ pour les véhicules électriques à batterie et à pile à combustible, et jusqu'à 2 500 $ pour les véhicules hybrides rechargeables dont le prix total ne dépasse pas 50 000 $, fabriqués dans des pays avec lesquels le Canada a conclu des accords de libre-échange. Afin de soutenir l'industrie automobile canadienne, ce plafond de 50 000 $ ne s'appliquera pas aux véhicules électriques et hybrides rechargeables fabriqués au Canada.
Le gouvernement renforcera également, dans le cadre de la stratégie automobile, le réseau de bornes de recharge des véhicules électriques, grâce à des investissements de 1,5 milliard de dollars, notamment dans ma circonscription, Oakville-Ouest. Grâce à l'initiative visant les infrastructures de recharge et de ravitaillement en hydrogène, les conducteurs pourront recharger leur véhicule facilement, où qu'ils se trouvent.
Afin d'accélérer les investissements dans le secteur de la fabrication automobile au Canada, le gouvernement allouera également 3 milliards de dollars provenant du Fonds de réponse stratégique et jusqu'à 100 millions de dollars provenant de l'Initiative régionale de réponse tarifaire pour aider l'industrie automobile à s'adapter, à croître et à se diversifier. Nous tirerons également parti de la superdéduction à la productivité et réduirons les taux d'imposition des sociétés pour les fabricants de technologies carboneutres afin d'encourager les investissements dans les technologies propres et les véhicules électriques, et renforcer le cadre canadien de remise pour l'industrie automobile, afin de récompenser les entreprises qui construisent au Canada.
Le gouvernement établira également un régime commercial complet qui renforcera le secteur automobile grâce à de nouveaux partenariats. Par exemple, le Canada a récemment resserré son partenariat stratégique avec la République de Corée en signant un protocole d'entente visant à renforcer la collaboration industrielle canado-coréenne pour la mobilité future. La nouvelle relation avec la Chine, annoncée récemment, vise à stimuler les nouveaux investissements chinois dans des coentreprises au Canada et à permettre l'importation d'un volume fixe de véhicules électriques chinois sur le marché canadien. Bien que les contre-mesures tarifaires sur les importations automobiles en provenance des États-Unis soient maintenues, le gouvernement continuera de faire progresser sa stratégie automobile dans le cadre d'une industrie automobile nord-américaine intégrée.
En réalisant des investissements stratégiques et en consolidant ses partenariats commerciaux, le Canada se positionne comme un chef de file mondial dans le domaine de l'électrification des véhicules et des technologies autonomes et sans conducteur, ainsi que des chaînes d'approvisionnement des batteries qui alimenteront la mobilité future.
Je tiens également à mentionner l'aide que nous offrirons aux travailleurs de l'automobile qui construiront ces véhicules dans un contexte d'incertitude à court terme. Afin de protéger les travailleurs et les entreprises du secteur automobile canadien contre les pressions immédiates tout en les aidant à se tourner vers l'avenir, le gouvernement apportera son soutien aux employés grâce à une nouvelle subvention pour le partage du travail, qui permettra d'éviter les licenciements et de favoriser le maintien en poste des travailleurs, afin que les entreprises puissent planifier l'avenir. En outre, jusqu'à 66 000 travailleurs partout au Canada, y compris les travailleurs du secteur automobile touchés, recevront une aide à l'emploi et un soutien au recyclage dans le cadre d'un investissement de 570 millions de dollars.
Ces décisions stratégiques et ces investissements de portée historique visent à solidifier le secteur automobile du Canada, où les travailleurs canadiens construisent les voitures de demain. Fort d'une main-d'œuvre de première classe, de fournisseurs de pièces reconnus mondialement et d'activités de recherche et développement de pointe, le secteur automobile canadien construit les véhicules d'aujourd'hui et contribuera à construire ceux de demain.
:
Monsieur le Président, on se retrouve encore une fois aujourd'hui devant une attitude de nos collègues conservateurs qui n'a rien de constructif, entre autres sur la lutte au changement climatique. Ce qu'il faut comprendre, c'est que, derrière leur motion, se cache essentiellement une volonté, qui a réussi en partie jusqu'à maintenant, d'enlever presque toutes les politiques de lutte contre les changements climatiques au Canada.
En fait, leur motion cache le fait qu'ils sont tout simplement opposés à l'électrification des transports et opposés aux véhicules électriques. Je pense qu'ils auraient avantage à avoir le courage de dire clairement les choses. On voit depuis plusieurs mois, même des années, des propositions de politique qui sont essentiellement celles des pétrolières et des gazières. Il faut comprendre que les pétrolières et les gazières sont vertement opposées à l'électrification des transports parce que, évidemment, ça mène à une réduction de la consommation de pétrole au pays.
Quand on regarde l'électrification des transports au Canada, c'est au Québec qu'on a davantage d'électrification, plus que dans toutes les autres provinces. On a plus de véhicules électriques qui ont été vendus au Québec, on a plus de bornes installées au Québec et ce n'est pas pour rien. C'est parce qu'il y a un avantage financier significatif à faire la transition vers l'électrification des transports au Québec.
Du point de vue économique, on parle quand même de plus de 10 milliards de dollars par année que les Québécois et les Québécoises paient en achat de pétrole. Ça, ce sont 10 milliards de dollars qui sortent de la province et qui ne sont donc plus dans les poches des Québécois et des Québécoises.
À ça s'ajoutent également tous les impacts sur la qualité de l'air, liés à la combustion du pétrole et du gaz. Quand on parle de qualité de l'air et d'impact économique, évidemment, on parle de milliards de dollars de coûts en soins de santé, mais il faut aussi parler des décès, des morts prématurées, qui sont directement liés à la mauvaise qualité de l'air. Il faut parler également des problèmes de santé, des hospitalisations, des problèmes cardiovasculaires, particulièrement chez les personnes âgées, les personnes qui sont à risque. On peut régler une partie de ces problèmes en électrifiant les transports. Si on retarde l'électrification comme veulent le faire les conservateurs, on est perdants non seulement d'un point de vue économique, mais c'est également d'un point de vue environnemental, en lien avec la lutte contre les changements climatiques, ainsi que du point de vue de la santé de la population et du point de vue du portefeuille.
Ce sont les portefeuilles des individus qui sont actuellement otages de pétrolières et de gazières, qui d'ailleurs sont majoritairement détenues par des investisseurs états-uniens. Quand on nous parle du nationalisme canadien et de la souveraineté canadienne, il faut garder en tête que plus de 50 % des actionnaires des pétrolières au Canada sont aux États‑Unis. Au Québec, c'est presque la moitié du pétrole qu'on importe qui vient également des États‑Unis. Non seulement nous avons tout à gagner à prendre notre argent et à l'investir dans l'électrification des transports, mais nous avons tout à gagner d'un point de vue du développement économique et du maintien des emplois aussi.
Chaque fois qu'on remplace un litre d'essence par des électrons au Québec, c'est de l'argent qu'on envoie à Hydro‑Québec, c'est de l'argent qui reste chez nous et c'est de l'argent qui permet par la suite de réinvestir dans nos services: les services de santé, les services sociaux, les écoles, les routes, les infrastructures, le transport collectif, et ainsi de suite. On a donc tout à gagner à faire ça.
Ce qui se passe actuellement, malheureusement, c'est encore une fois la pression des pétrolières qui est renforcée par nos collègues conservateurs et qui fait plier le gouvernement depuis son entrée au pouvoir. Depuis ce nouveau gouvernement, on a vu des reculs comme on n'en a jamais vu du point de vue de la lutte contre les changements climatiques. Ça a même mené à la démission de l'ancien , qui s'est retiré de son rôle de ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes parce qu'il était en désaccord sur tous les reculs fédéraux, que ce soit la proposition de pipeline, que ce soit le financement supplémentaire pour les pétrolières et les gazières qu'il y a eu dans le dernier budget, que ce soit le projet de loi qui permet de suspendre des lois, dont plusieurs en environnement, et des règlements pour accélérer la mise en place d'infrastructures fossiles et de pipelines entre autres de gaz naturel liquéfié.
Quand on regarde ce qui se passe en matière d'électrification des transports, on se rend compte malheureusement qu'on a perdu un an. L'année passée, le gouvernement a suspendu les incitatifs à l'achat de véhicules électriques, ce qui a mené à une baisse de près de 50 % des ventes de véhicules électriques au Canada; une baisse de près de 50 % en un an. Pendant que toute la planète augmente la vente de véhicules électriques, le Canada a reculé. Il y a à peu près juste les États‑Unis qui ont stagné. Le Canada est presque le seul pays à avoir reculé. Ça n'a aucun sens, et le gouvernement en est directement responsable.
Maintenant, les libéraux nous reviennent avec des incitatifs, et les conservateurs déchirent leur chemise. On ne les a jamais entendus parler des subventions données aux pétrolières et aux gazières, qui sont de l'ordre de 10 milliards de dollars par année. Jamais les conservateurs n'ont proposé une motion pour enlever ça. Donner de l'argent aux pétrolières et aux gazières, c'est correct pour eux, mais aider les gens à s'acheter des véhicules électriques, ce n'est pas correct.
Une de nos préoccupations majeures, évidemment, c'est l'abordabilité des véhicules. Ils sont présentement extrêmement coûteux, en particulier les véhicules électriques. Pourquoi? C'est entre autres parce qu'il y a actuellement des barrières à l'entrée et à la concurrence de véhicules électriques d'outre-mer, d'Europe par exemple, qui pourraient venir ici au Canada. Il y a plein de modèles qui seraient beaucoup plus abordables, beaucoup plus économiques pour les gens. Or le gouvernement ne permet pas l'entrée de ces véhicules ici, alors qu'ils entrent au Mexique, par exemple. On avance comme prétexte que les véhicules européens ne seraient pas sécuritaires et qu'ils ne respecteraient pas les normes canadiennes. Nous n'avons pas ces véhicules ici. Ça nous prend donc un accès à des véhicules abordables.
Oui, à court terme, ça prend des incitatifs, et nous pensons que les incitatifs devraient être modelés en fonction du revenu des ménages. Cela veut dire que, évidemment, les plus riches de ce monde ne sont pas ceux qui ont besoin de financement pour l'achat de véhicules électriques, et on devrait limiter le nombre de recours aux subventions parce que ça n'a pas de sens d'envoyer autant d'argent.
Une fois que cela est dit, il faut forcer les manufacturiers à produire davantage de véhicules électriques abordables. Actuellement, au Canada, le plus gros lobby qui freine l'électrification, ce sont certains manufacturiers automobiles qui ont tellement pris de retard au Canada qu'ils se retrouvent à ne pas être capables de faire concurrence aux autres fabricants de véhicules sur la planète, d'où les barrières à l'entrée de ces véhicules ici. Ouvrir les frontières pour avoir des véhicules, c'est un enjeu majeur, mais il ne faut pas les ouvrir en se mettant la tête dans le sable et faire, par exemple, comme s'il n'y avait pas de problèmes liés à la production des véhicules en Chine, où on parle de travail forcé des enfants, de non-respect des droits de la personne, ce qui est flagrant et documenté. Nous avons déposé un projet de loi visant à inverser le fardeau de la preuve pour que ce soit aux exportateurs de démontrer sans l'ombre d'un doute que leurs produits, notamment ceux en provenance de la Chine, ne sont pas en train de bafouer les droits de la personne et de contribuer au travail forcé.
Des solutions, il y en a. Il faut les mettre en place. Le Bloc québécois en a proposé plusieurs. Évidemment, nous sommes inquiets de voir le gouvernement reculer sans cesse. Non seulement les libéraux ont suspendu pendant un an les incitatifs, mais là, ce qu'ils ont annoncé, c'est que le mandat qui allait forcer les manufacturiers à produire et à vendre davantage de véhicules électriques a été mis de côté, à la grande satisfaction de l'Ontario et à la grande satisfaction des manufacturiers automobiles. Ce qu'il faut comprendre, c'est que si on ne force pas les manufacturiers à le faire, ils ne le feront pas.
Le gouvernement propose une alternative qui fait en sorte que, au lieu d'avoir 100 % de véhicules électriques vendus en 2035, le Canada en aura 75 %. C'est un recul, encore une fois. Ça va retarder l'électrification, alors qu'on voit des États comme la Californie, qui, elle, garde le cap. L'Europe est plus ambitieuse également. La Chine est à 60 % de véhicules électriques neufs vendus. Aujourd'hui, au moment où on se parle, le Canada est à 9 %. Non seulement il faut renforcer les politiques et non pas les diminuer et les affaiblir comme le fait le gouvernement, mais c'est pressant de le faire.
Évidemment, nous allons nous opposer à la motion des conservateurs. Nous voyons clair dans leurs intentions: c'est le programme des pétrolières et des gazières camouflé sous le prétexte de vouloir défendre le commun des mortels.
:
Monsieur le Président, nous sommes ici aujourd'hui pour parler de l'industrie automobile du Canada. Pour ma collectivité, cette discussion va bien au-delà des chiffres sur une feuille de calcul, des statistiques dans un rapport ou des paroles prononcées ici au Parlement. Il s'agit des moyens de subsistance, des familles et de l'avenir d'un secteur qui a façonné notre identité. À Cambridge et North Dumfries, l'industrie automobile fait partie intégrante de notre identité. Les salaires versés dans le secteur automobile aident les familles à se nourrir et à se loger. Les entreprises elles-mêmes redonnent à la collectivité de manière considérable, en parrainant les équipes sportives des enfants et en soutenant les organismes de bienfaisance et les banques alimentaires dont dépendent aujourd'hui tant de nos concitoyens.
Depuis plus de 40 ans, Toyota fabrique fièrement des véhicules dans la ville où j'habite, créant ainsi des milliers d'emplois bien rémunérés dans le secteur manufacturier, soutenant des dizaines de milliers d'autres dans les domaines de la fourniture de pièces détachées, de la logistique, de l'outillage et de la construction, et d'innombrables petites entreprises dans toute la région. Grâce à ces emplois, notre collectivité s'est développée et a prospéré, et le pays s'est forgé une réputation de constructeur automobile de première classe et de terre d'accueil pour les innovateurs.
Le Canada compte tellement d'innovateurs que le gouvernement pourrait soutenir. Notre propre Université de Waterloo mène des recherches de pointe sur une nouvelle batterie qui se recharge plus vite et qui dure plus longtemps. Les innovations, les nouvelles technologies et les nouvelles possibilités sont autant de raisons d'être fiers ici même, au Canada. Il est essentiel de soutenir les innovateurs et les créateurs d'emplois locaux.
Il y a quelques semaines à peine, j'ai eu l'honneur de me joindre aux employés de Toyota à l'occasion du dévoilement de la sixième génération du RAV4 hybride, qui sera fabriqué à Woodstock et à Cambridge. J'ai vu de mes propres yeux la fierté dans le regard des personnes qui ont construit ces véhicules, la fierté de savoir que les voitures qu'ils ont contribué à fabriquer roulent sur les routes de toute l'Amérique du Nord. Il s'agit là d'une autre réussite canadienne remarquable, qui n'est pas propre à Cambridge. Nous verrons la même fierté à Ingersoll, à Windsor, à Oshawa, à Oakville et partout où l'on construit des automobiles en Ontario et dans le reste du pays.
Récemment, cependant, cette fierté est éclipsée par la peur et l'anxiété, car la vérité est indéniable: le secteur automobile canadien est gravement menacé. Depuis l'arrivée au pouvoir du , le Canada a perdu plus de 5 000 emplois dans le seul secteur automobile. La production de véhicules a chuté, passant de 2,3 millions de véhicules en 2016 à seulement 1,2 million l'année dernière, soit une baisse de près de 50 %. Oui, ce sont les faits. La production s'est effondrée de près de 50 % sous le gouvernement actuel, qui n'a pas réussi à conclure un accord à temps avec les États-Unis. Alors, les travailleurs paient le prix d'une instabilité commerciale et de droits de douane qui ont continué bien après que le premier ministre a promis qu'ils disparaîtraient.
La réponse du gouvernement à cette crise, car il s'agit bien d'une crise, ne soutient pas l'emploi ici, au Canada. En fait, elle subventionne des véhicules produits à l'étranger. Sa nouvelle remise sur les véhicules électriques, qui peut atteindre 5 000 $ pour l'achat d'un véhicule électrique, fait sans doute bel effet dans un communiqué de presse, mais lorsque nous y regardons de plus près et que nous levons le voile, un scénario très différent se dessine, un scénario réaliste et non théorique.
Environ 95 % des véhicules admissibles à cette remise ne sont pas fabriqués au Canada, mais importés. Le gouvernement ne soutiendra pas la fabrication des Honda à Alliston, des camions Chevrolet à Oshawa ou des RAV4 à Cambridge. Il distribue plutôt l'argent des contribuables pour inciter les gens à acheter des Volkswagen fabriquées au Tennessee, des Ford construites au Kentucky et, oui, même des Tesla.
À l'heure actuelle, notre industrie automobile lutte pour sa survie. Des dizaines de milliers d'emplois sont en jeu. Les familles se demanderont comment elles pourront acheter des produits alimentaires plus chers, garder un toit au-dessus de leur tête ou offrir à leurs enfants les mêmes possibilités que celles qui leur ont été offertes en grandissant. Ici même, au Canada, notre propre gouvernement utilise l'argent des contribuables pour encourager les gens à acheter des voitures fabriquées dans le pays avec lequel nous sommes en guerre commerciale. Une véritable stratégie automobile repose sur un principe simple: les fonds publics doivent d'abord soutenir les emplois canadiens.
Soyons clairs: il ne s'agit pas de s'opposer aux véhicules électriques, mais de renforcer la capacité de production canadienne plutôt que de la compromettre.
Ce programme de remise pour les véhicules électriques présente un autre problème grave dont nous devons parler. Il s'agit de savoir qui profite de cette politique. Aujourd'hui, un véhicule électrique neuf peut coûter près de 50 000 $. Après 10 ans de flambée des coûts du logement, qui ont doublé, un taux de chômage des jeunes deux fois supérieur à la moyenne nationale et une augmentation des dépenses alimentaires, la plupart des gens de ma collectivité peuvent à peine se permettre un plein d'essence, et encore moins un véhicule électrique neuf. Cependant, cette politique demande à chacun de faire un petit effort supplémentaire.
Une mère seule qui occupe un emploi dans le secteur des services au salaire minimum et une personne âgée qui doit reprendre un emploi à temps partiel pour joindre les deux bouts sont désormais tenues de subventionner l'achat d'un véhicule électrique de 50 000 $, qu'elles ne pourront peut-être jamais s'offrir. On demande aux ouvriers licenciés et aux travailleurs de l'automobile qui ont vu leurs heures de travail réduites de subventionner une politique qui compromet activement leur propre sécurité économique. Ce n'est pas de l'équité, c'est de la cruauté déguisée en politique environnementale.
Lorsque j'ai fait du porte-à-porte pendant la dernière campagne électorale, j'ai fait une promesse aux gens de ma collectivité. Je leur ai promis de défendre les emplois locaux et le rêve canadien. C'est pourquoi je prends la parole aujourd'hui pour défendre nos travailleurs, nos familles et notre collectivité, qui dépendent tous de l'industrie automobile. Je suis fière de faire partie d'une équipe conservatrice qui propose des solutions simples et pratiques.
Premièrement, nous estimons que l'argent des contribuables canadiens ne devrait jamais servir à subventionner l'achat d'un véhicule qui n'est pas fabriqué au Canada avec de la main-d'œuvre canadienne, des pièces canadiennes et l'ingéniosité canadienne.
Deuxièmement, nous proposons de supprimer la taxe fédérale sur tous les véhicules construits ici, au Canada. Imaginons l'impact de cette mesure. Elle permettrait aux familles d'économiser plus de 2 000 $ sur l'achat d'un véhicule fabriqué au Canada. Parallèlement, cela stimulerait la demande de camions et de voitures assemblés à Woodstock, à Cambridge et ailleurs au Canada. Une demande accrue signifie une production accrue. Une production accrue signifie plus d'emplois. Plus d'emplois, c'est ce qui rend une collectivité plus forte pour tout le monde.
Troisièmement, nous demandons au gouvernement de traiter équitablement les travailleurs licenciés. Ils ne devraient pas avoir à payer pour le refus du gouvernement d'accorder un allégement fiscal sur les indemnités de licenciement. Le gouvernement a le pouvoir de le faire, et il devrait exercer ce pouvoir sans hésitation. Le gouvernement a laissé tomber les travailleurs de CAMI à Ingersoll. Le moins qu'il puisse faire, c'est de veiller à ce que ces familles, qui se demandent aujourd'hui d'où viendra leur prochain repas, soient traitées avec équité et dignité pendant l'une des périodes les plus difficiles de leur vie.
Rien de cela ne devrait être controversé. Soutenir les travailleurs canadiens ne devrait pas être controversé. Conserver l'argent des contribuables canadiens au Canada pour soutenir les emplois canadiens ne devrait jamais être controversé. Défendre les collectivités qui reposent sur l'industrie manufacturière ne devrait pas être controversé. Le gouvernement a aujourd'hui l'occasion de se joindre à nous pour soutenir les travailleurs de l'automobile de ma collectivité et de tout le pays et de se mettre enfin au travail pour tenir les promesses qu'il a faites il y a si longtemps.
Nous avons tout ce qu'il faut pour réussir ici même, au Canada. Nous avons les ressources. Nous avons les chaînes d'approvisionnement. Nous avons la capacité de fabrication. Surtout, nous avons la main-d'œuvre qualifiée et compétente pour rendre tout cela possible. Ce dont nous avons besoin, c'est un gouvernement qui prend enfin les choses en main ici, chez nous, au lieu de se mettre à plat ventre devant Donald Trump et Elon Musk. Nous avons besoin d'un gouvernement qui donne enfin la priorité aux travailleurs canadiens, un gouvernement qui renforce les emplois dans le secteur manufacturier dont nous dépendons au lieu de les marginaliser.
Notre avenir, l'avenir du Canada, repose sur les décisions qui seront prises à la Chambre. Cependant, c'est au gouvernement qu'il revient de décider comment il votera sur les politiques qui permettront de concrétiser ces objectifs, même s'il s'agit de politiques conservatrices, de politiques visant à soutenir la production automobile à Ingersoll, à Woodstock ou à Cambridge, la ville où je suis fier de vivre. D'abord, il doit appuyer cette motion, défendre l'équité et la dignité, et lutter pour préserver tous les emplois du secteur manufacturier canadien.
Unissons-nous et luttons pour soutenir le Canada.