La Chambre reprend l'étude, interrompue le 23 février, de la motion portant que le projet de loi , soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
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Monsieur le Président, à écouter le débat, comme je l'ai fait, on ne s'en rendrait pas compte, mais il existe une inquiétude sourde, mais croissante au pays. On la ressent dans nos conversations un peu partout, avec les gens qui travaillent dans les bureaux, avec les personnes qu'on côtoie peut-être à l'école et avec les gens sur le terrain de pickleball. Quand un jeune couple se fait demander quand il va devenir propriétaire, le silence qui précède sa réponse est criant. Il y a le travailleur de la construction qui examine constamment les annonces, les articles sur les litiges qui mettent en cause des personnes qui étaient à un cheveu de conclure la transaction sur leur logement acheté sur plans, mais sans succès.
Le marché immobilier au Canada n'est pas simplement en train de s'essouffler. Pour ces gens, pour ceux qui veulent accéder à la propriété, c'est carrément mort.
À Toronto, le nombre de mises en chantier n'a jamais été aussi bas en 30 ans. Le mois dernier, moins de 300 maisons et moins de 100 condos ont été vendus dans toute la ville. C'est près de 90 % sous la moyenne, et 75 % des personnes qui ne sont pas propriétaires d'un logement dans cette ville croient qu'elles ne le seront jamais.
Pensons-y un instant. C'est maintenant la réalité au Canada. Les trois quarts des gens qui ne sont pas propriétaires ont déjà abandonné l'idée de le devenir. Je l'ai répété parce que je veux marquer l'esprit des députés. Le Canada est un pays où l'accès à la propriété est un rêve qui a toujours existé et qui devrait continuer d'exister.
Il ne s'agit pas d'une correction du marché. Il ne s'agit pas d'un cycle. C'est toute une génération qui perd l'espoir d'obtenir ce que ses parents, ses grands-parents et ceux qui les ont précédés avaient dans notre pays. C'est dans de tels moments, en pleine crise, que l'initiative et les actions concrètes prennent toute leur importance.
Quand une maison est en feu, on n'appelle pas les pompiers pour passer en revue des écrits sur la combustion, et c'est exactement ce dont nous parlons. C'est exactement ce que le gouvernement fait en proposant une autre mesure législative sur le logement. Les flammes sont évidentes, les jeunes sont exclus du marché, les locataires sont pris à la gorge, les constructeurs sont bloqués, et les emplois disparaissent. Maintenant, imaginons qu'au lieu d'apporter de l'eau, le gouvernement arrive avec un tout nouvel ensemble de planchettes à pince. Il annonce la création d'un groupe de travail sur les flammes. Il crée un bureau de la sensibilisation aux incendies. Il tient une conférence de presse sur les cibles historiques de réduction des risques d'incendie, mais la maison continue de brûler.
Pendant un moment, on a eu l'impression que les libéraux comprenaient le degré d'urgence. Pendant un moment, ils ont parlé d'un nouveau gouvernement et d'un nouveau plan. Ils ont promis le plan de logement le plus ambitieux jamais vu en près d'un siècle. Ils ont employé des mots tels que « révolutionnaire », « transformateur » et « historique ». Ce sont leurs paroles, mais qu'ont obtenu les Canadiens, en fait? Ils ont obtenu le projet de loi , qui ne contient rien de ce qui avait été promis. Il ne prévoit que de timides mesures, toujours les mêmes idées qui nous ont menés là où nous en sommes aujourd'hui.
Les députés souhaitent-ils connaître l'élément phare du projet de loi? C'est incroyable. C'est encore une autre bureaucratie en matière de logement, la quatrième. Quels ont été les résultats des trois premières? Elles ont fait doubler le prix des maisons. Elles ont fait doubler les loyers. Elles ont fait doubler les coûts hypothécaires et elles ont entraîné la construction de maisons dans une spirale descendante. Cette année, selon les chiffres du gouvernement, nous sommes censés construire 500 000 nouveaux logements rien que pour répondre à la demande. Cette nouvelle bureaucratie en ajoutera 5 000, ce qui est une erreur d'arrondi, pour un coût de 13 milliards de dollars, ce qui n'est pas une erreur d'arrondi. Ce sont 13 milliards de dollars pour un gouvernement qui estime que, si l'on étudie une crise suffisamment longtemps, que l'on rédige suffisamment de rapports et que l'on fait suffisamment d'annonces, la réalité se manifestera d'une manière ou d'une autre à coups de communiqués de presse.
Voici la vérité. Personne ne peut vivre dans un accélérateur de construction de logements. Cela faisait partie de leur premier plan. Personne n'élève ses enfants dans un groupe de travail fédéral. C'était leur deuxième plan. Personne ne considère la bureaucratie comme son foyer. Les constructeurs construisent des maisons. Les travailleurs construisent des maisons. Les collectivités construisent des maisons. Le rôle du gouvernement est de se tasser du chemin au lieu de barrer la route.
Si le gouvernement manque d'idées, je serai ravie de l'aider. En fait, nous allons l'aider tout au long de ce débat, et peut-être qu'un projet de loi que nous pourrions appuyer sera présenté à la Chambre.
Ceux qui font obstacle ne peuvent en aucun cas être récompensés. Il faut inciter les villes à construire des maisons, et non à remplir des formalités administratives. Il faut vendre les terrains fédéraux. Il faut vider les bâtiments afin que des familles puissent y vivre. Il faut réduire la TPS fédérale sur les nouvelles maisons pour tous, jusqu'à 1,3 million de dollars, afin d'inciter les acheteurs à acheter et les constructeurs à construire. Je sais qu'ils y pensent, car le plan qu'ils ont proposé pour réduire la TPS pour les acheteurs d'une première maison de moins de 1 million de dollars ne fonctionne pas, et ils le savent. J'invite les libéraux à refaire leurs devoirs. Peu m'importe la manière dont ils s'y prennent. Ils doivent simplement le faire. Ce n'est pas sorcier.
S'accrocher à une idéologie, c'est se bander les yeux. Les libéraux ne font jamais que la moitié du chemin. On peut parfois se demander s'ils ne sont pas à l'aise avec cette nouvelle réalité où les jeunes dont j'ai parlé ne croient pas pouvoir un jour acheter une maison.
Peut-être est-ce là tout le plan. Peut-être le plan consiste-t-il à abandonner le rêve d'accéder à la propriété pour créer une classe permanente de locataires. Le seul problème, c'est que ce n'est pas la promesse canadienne. Ce n'est pas ainsi que nous vivons depuis des générations. Ce n'est pas ainsi que quiconque souhaite vivre. La promesse canadienne était très simple. Les gens travaillent dur, épargnent et respectent les règles pour se construire une vie. Ils ne louent pas cette vie pour toujours.
La crise actuelle a été provoquée par une ingérence excessive du gouvernement. C'est certainement ce que nous constatons aujourd'hui, et la réponse ne peut pas être une autre étude ou une autre agence. Chaque mois qui se passe à attendre avec le même plan, encore et toujours, fait en sorte qu'un autre jeune croit que le rêve n'est pas pour lui.
C'est peut-être même le but recherché. Un pays dans lequel les gens cessent de croire qu'ils peuvent se construire un avenir est un pays qui va dans la mauvaise direction. C'est un pays qui se vide de sa substance, car les personnes les plus jeunes et les plus brillantes de notre société, qui souhaitent réellement concrétiser le rêve qui leur a été promis, finissent par aller voir ailleurs.
Malheureusement, le projet de loi dont nous sommes saisis démontre que le gouvernement ne comprend toujours pas. Les Canadiens n'ont pas besoin d'un autre programme gouvernemental qui semble prometteur dans un communiqué de presse, mais qui échoue dans la réalité. Le projet de loi ne permettrait pas de réaliser ce que le gouvernement actuel a lui-même reconnu devoir accomplir au début de son mandat. Un an plus tard, on nous sert une autre annonce concernant une autre bureaucratie fédérale dirigée par un autre privilégié.
Les gens ont besoin de logements. Nous avons besoin d'offre. Ils ont besoin que les coûts baissent. Ce n'est vraiment pas si compliqué. Les constructeurs disent exactement la même chose au gouvernement concernant ce qui est nécessaire: il faut se tasser du chemin, réduire les impôts, alléger les formalités administratives et les laisser construire. Malheureusement, le projet de loi ne ferait rien de tout cela.
Les conservateurs croient qu'il existe une solution à la crise du logement, mais ce n'est pas un gouvernement plus imposant. C'est la construction de plus de logis. Tant que le gouvernement ne comprendra pas cette réalité fondamentale, les Canadiens continueront d'en payer le prix. Au cours des 10 dernières années et de l'année écoulée sous le prétendu nouveau gouvernement, avec les mêmes ministres occupant les banquettes ministérielles et les mêmes personnes s'exprimant sur la même politique, nous avons vu les prix des maisons doubler, les loyers doubler et les paiements hypothécaires doubler, et nous assistons maintenant à un arrêt complet de la construction de nouveaux logements.
Les libéraux connaissent le problème. Ils l'ont admis. En fait, la solution qu'ils ont proposée avant ce projet de loi faisait partie du problème. Je sais qu'ils envisagent d'annoncer une réduction plus importante de la TPS, mais on nous sert toujours le même refrain et cela ne se produit jamais. Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas inclus cette mesure dans le projet de loi. Au moins, nous aurions pu appuyer une partie du projet de loi: une réduction totale de la TPS pour les maisons de moins de 1,3 million de dollars pour tout le monde, sans exception. Il faudrait qu'ils prennent quelques autres mesures, mais nous aurions au moins pu appuyer celle-ci. J'espère que le gouvernement révisera ce projet de loi afin d'y inclure certaines de nos suggestions visant à réduire les droits d'aménagement, à alléger les formalités administratives et à diminuer le coût du logement afin que les jeunes puissent un jour s'offrir une maison dans ce pays.
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Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec la députée de .
Je suis très fière d'avoir l'occasion aujourd'hui de parler du projet de loi , et plus particulièrement de l'importance de Maisons Canada pour soutenir l'économie canadienne et de la politique « Achetez canadien » du gouvernement fédéral.
Depuis septembre 2025, Maisons Canada est un organisme de service spécial qui, grâce à son travail rapide et efficace, a déjà entamé des projets considérables pour offrir davantage de logements abordables aux Canadiens. En tant que société d'État, Maisons Canada disposera de la souplesse et de l'autonomie opérationnelle nécessaires pour remplir son mandat, et elle suivra un cadre de reddition de comptes clair envers le gouvernement. C'est pourquoi la loi sur Maisons Canada est une mesure législative décisive.
Le gouvernement du Canada doit renforcer sa capacité à faire face à la crise du logement, à accroître l'offre de logements et à accélérer l'innovation dans la construction résidentielle. Trop de Canadiens et de Canadiennes éprouvent encore des difficultés à trouver un logement abordable. La mission de Maisons Canada est d'accélérer la construction de logements abordables. Les coûts du logement augmentent et l'offre ne suit pas la demande. En regroupant des fonctions qui étaient autrefois dispersées entre plusieurs ministères, organismes et programmes, nous renforcerons la capacité du gouvernement à obtenir des résultats concrets. Nous savons que cela dérange nos collègues de l'opposition quand nous offrons des résultats concrets, mais nous allons le faire. Les approches traditionnelles en matière de construction et de financement ne suffisent plus, à elles seules, à livrer les résultats rapides et à grande échelle dont les Canadiens ont besoin. Maisons Canada sera à la fois promoteur, bailleur de fonds, rassembleur et catalyseur d'innovation dans le secteur du logement. Les Canadiens ont besoin de plus de logements et la loi sur Maisons Canada permettra de bâtir plus rapidement, plus efficacement et à l'échelle requise.
Maintenant, j'aimerais parler un peu de la situation économique et de la façon dont Maisons Canada se situe dans ce contexte économique qu'on connaît partout au pays. Récemment, l'économie mondiale a connu un changement qui a profondément transformé l'ordre mondial traditionnel. Le Canada ne peut plus compter sur sa relation commerciale la plus importante. Devant cette situation, nous devons renforcer notre capacité ici, au pays. Nous établissons des relations plus solides entre tous les ordres de gouvernement — municipal, territorial, provincial — et avec nos partenaires autochtones. Nous effectuons des investissements stratégiques pour bâtir une économie plus forte, plus durable et plus résiliente. Nous travaillons à réduire la bureaucratie, à éliminer les obstacles au commerce intérieur et à conclure de nouveaux accords pour stimuler les économies locales.
En cette période d'incertitude, le gouvernement du Canada prend des mesures décisives dès maintenant pour transformer notre nation et la rendre plus résiliente, pour qu'elle puisse passer de la dépendance à la résilience. L'objectif est de faire du Canada l'une des économies à la croissance la plus rapide et la plus compétitive au monde, et d'ouvrir une nouvelle ère de sécurité économique et de prospérité pour les Canadiens. Le gouvernement du Canada atteint ces objectifs en s'appuyant sur la solidité de nos industries et en mettant en œuvre des mesures comme Maisons Canada et la politique « Achetez canadien », qui permettent d'investir dans l'avenir et de stimuler la croissance de notre économie.
En tant que société d'État, Maisons Canada sera financée par l'enveloppe initiale de 13 milliards de dollars annoncée dans le budget de 2025. Maisons Canada n'est pas un programme. C'est une agence d'investissement qui pourra aller chercher d'autres investissements et rassembler d'autres institutions financières autour de la table. Maisons Canada a été créé pour centraliser le soutien fédéral au logement abordable, en coordination avec les autres ministères et organismes. Elle va agir rapidement, mettre à profit des terrains fédéraux, soutenir des approches de construction novatrices et former des partenariats dans tous les secteurs afin de bâtir davantage de logements.
Maisons Canada est un élément clé de la nouvelle stratégie industrielle du Canada, stimulant ainsi un secteur de la construction résidentielle plus productif. Maisons Canada va dynamiser l'industrie du logement en permettant la construction de milliers de nouvelles habitations. À mesure que la construction s'intensifiera, nous allons assurer la croissance, la formation et le soutien de la main-d'œuvre qualifiée du Canada, tout en créant des emplois bien rémunérés. En plus de bâtir de nouveaux logements, nous allons aussi appuyer la mise en place d'infrastructures essentielles au logement, comme les réseaux d'aqueduc et d'égout. Maisons Canada va accorder la priorité aux projets qui utilisent des matériaux fabriqués au Canada, comme le bois massif, le bois d'œuvre, l'acier et l'aluminium.
Elle va favoriser des méthodes de construction modernes comme les logements modulaires et préfabriqués afin de réduire les délais de construction, le gaspillage de matériaux et l'impact environnemental.
Le gouvernement fédéral met à profit les relations clés qu'il entretient avec les promoteurs privés, les entreprises, les organismes communautaires et à but non lucratif ainsi qu'avec d'autres partenaires gouvernementaux et autochtones. En travaillant ensemble, nous créons des possibilités d'emploi ici, au pays, et nous soutenons la main-d'œuvre canadienne. Nous faisons tout ça en bâtissant des logements plus efficacement et au profit de tous: constructeurs, promoteurs, investisseurs, acheteurs et travailleurs.
En décembre 2025, nous avons lancé la politique « Achetez canadien ». C'est une politique qui a été créée pour protéger et prioriser les industries et les travailleurs canadiens et pour renforcer l'économie du Canada. Cette politique garantit que le gouvernement fédéral accorde la priorité aux fournisseurs canadiens et au contenu local dans ses processus d'approvisionnement. Cette approche s'applique à l'ensemble des sources de financement fédérales et aux sociétés d'État. La politique « Achetez canadien » fournit aussi une feuille de route aux provinces et aux municipalités pour qu'elles puissent appliquer des normes similaires à leur propre processus d'approvisionnement.
Étant donné la taille du défi auquel nous faisons face, nous nous devons de l'attaquer de tous les fronts. Ces changements aux règles d'approvisionnement contribueront à créer une chaîne d'approvisionnement canadien solide et à aider les industries canadiennes à devenir plus autonomes et plus résilientes face aux fluctuations de l'économie mondiale. Cette politique soutient les industries canadiennes de la construction et de la défense et elle s'applique à des projets tels que les bâtiments, les ponts et bien plus encore. Elle exige que les achats fédéraux importants en matière de construction et de défense utilisent des produits d'acier, d'aluminium et de bois fabriqués au Canada.
La politique va aussi contribuer à protéger l'industrie canadienne contre les perturbations du commerce mondial et les droits de douane étrangers. Alors que nous cherchons à bâtir et à renforcer notre nation, nous créons des emplois bien rémunérés et soutenons d'importantes industries canadiennes comme celles de l'acier, de l'aluminium, des minéraux critiques et du bois d'œuvre résineux. Grâce à la nouvelle politique « Achetez canadien », nous faisons du gouvernement un moteur de l'édification de la nation. Nous devenons notre propre meilleur client. Nous protégeons les entreprises canadiennes et donnons aux travailleurs les moyens d'avoir accès à des emplois bien rémunérés qui renforcent la prospérité chez nous.
En conclusion, le gouvernement du Canada met en avant des mesures législatives comme la loi sur Maisons Canada pour renforcer nos capacités ici, au pays. Nous investissons dans les industries canadiennes et nous créons de bons emplois pour les jeunes, les emplois de demain. Maisons Canada fait partie des efforts stratégiques déployés par le gouvernement fédéral pour investir dans notre nation, protéger les intérêts canadiens et faire de notre économie l'une des plus fortes du G7.
En faisant de Maisons Canada une société d'État, le gouvernement sera mieux placé pour veiller à ce que les Canadiens aient accès à des logements abordables. Partout au pays, nous voulons construire davantage de logements rapidement et efficacement en utilisant des matériaux canadiens, une main-d'œuvre canadienne et des entreprises canadiennes. Nous voulons construire des logements pour que tous les Canadiens aient un chez-soi qui est adapté à leur budget et à leurs besoins.
La loi sur Maisons Canada va permettre au gouvernement fédéral d'exercer une influence accrue et positive sur le système du logement au Canada. Ensemble, les investissements effectués par Maisons Canada en collaboration avec des partenaires clés aideront à renforcer notre économie et à créer des avantages économiques durables pour les collectivités de tout le pays.
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour appuyer le projet de loi , non seulement en tant que ministre des Affaires du Nord et de l'Arctique, mais aussi en tant que femme membre des Premières Nations et première femme membre des Premières Nations à occuper ce poste.
Cependant, il ne s'agit pas de moi, mais des collectivités du Nord qui doivent vraiment trouver les solutions aux problèmes auxquels elles sont confrontées au quotidien, notamment en matière de logement. Il s'agit également des collectivités dont je suis originaire, Churchill—Keewatinook Aski. Quand on pense aux générations de femmes autochtones et du Nord qui ont porté leurs familles, leurs langues, leurs nations et leurs communautés à travers les épreuves et l'espoir, et qu'on pense à ce moment, le projet de loi revêt une réelle signification et offre de réelles possibilités.
Quand on pense à une maison, c'est plus que quatre murs et un toit. C'est la pierre angulaire de la santé, de la sécurité, des possibilités et de l'identité. Quand les familles s'endorment le soir, l'idée de logements trop encombrés leur cause parfois du souci. Il peut être épuisant pour les aînés de ne pas avoir d'endroit qu'ils peuvent considérer comme leur foyer dans leur vieillesse. Ils veulent vieillir sur les terres qui les ont vu grandir. Ils veulent que leurs enfants aient un espace où étudier et rêver et que leurs communautés puissent prospérer. Dans le Nord et l'Arctique, les gens attendent depuis beaucoup trop longtemps de bénéficier de conditions élémentaires que la plupart d'entre nous, dans le Sud, tiennent pour acquises.
Quand on envisage l'avenir du point de vue de l'Inuit Nunangat, il est important de noter que plus de la moitié des Inuits vivent dans des logements surpeuplés, et que ce pourcentage est encore plus élevé au Nunavut. La réalité des bâtiments dans le Nord est différente de celles du reste du Canada. Les coûts de construction, d'exploitation et d'entretien sont élevés, les saisons de construction sont courtes et les chaînes d'approvisionnement dépendent du transport maritime, des routes d'hiver et du transport aérien. Dans le Nord, un retard n'est pas seulement un inconvénient mineur, il peut repousser un projet à la saison suivante et augmenter considérablement les coûts. Les retards que cela entraîne pour les familles sont épuisants.
C'est pourquoi la Loi sur Maisons Canada est importante. Cette mesure législative ferait de Maisons Canada une société d'État, ce qui lui donnerait l'indépendance et les outils nécessaires pour construire plus de logements plus rapidement et plus efficacement. Le projet de loi renforcerait la capacité du gouvernement fédéral à établir des partenariats avec les communautés autochtones du Nord, qui peuvent construire plus rapidement et à grande échelle.
Le gouvernement souhaite s'assurer qu'il utilise mieux les terres publiques et qu'il emploie des méthodes de construction modernes adaptées aux réalités du Nord. Maisons Canada contribuerait à développer la construction hors site et modulaire, des approches qui peuvent améliorer la rapidité et la prévisibilité lorsque les conditions météorologiques et les saisons courtes rendent la construction sur site difficile. La société aiderait également à regrouper les projets afin que les petites communautés et les communautés éloignées ne soient pas laissées pour compte. Elle soutiendrait le bois d'œuvre, l'acier et les travailleurs canadiens, renforcerait les chaînes d'approvisionnement nationales, créerait de bons emplois et permettrait de construire davantage de ce dont nous avons besoin ici, chez nous, et dans le Nord.
Nous ne partons pas de rien. Depuis son lancement en septembre 2025, Maisons Canada a déjà fait avancer 6 projets de construction directe et conclu des partenariats représentant plus de 7 500 logements.
Le mois dernier, le Canada, le Nunavut et Nunavut Tunngavik Incorporated ont signé une entente de principe visant à construire jusqu'à 750 logements indispensables dans l'ensemble du territoire, y compris des logements publics, abordables et dotés de services de soutien. Il est important de noter que, compte tenu de la courte saison au Nunavut, une partie de ces maisons sera construite à partir de composants fabriqués en usine, afin de réduire les retards et d'assurer une plus grande prévisibilité de livraison. Vingt-cinq de ces maisons seront livrées selon un modèle dirigé par les Inuits, reflétant la politique Inuit Nunangat et le droit des Inuits de concevoir et de fournir des solutions de logement qui leur conviennent, à eux et à leur communauté.
C'est le genre de partenariat que ce projet de loi rendrait possible. Il est pratique, dirigé par la communauté et ancré dans le leadership autochtone et les réalités du Nord. C'est le genre de partenariat dont la Chambre devrait être fière.
Le projet de loi va aussi dans le sens du grand programme du gouvernement concernant le logement, programme qui repose sur un partenariat avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis, de manière que le logement soit le reflet des priorités autochtones et que soit créée une capacité durable.
En ma qualité de ministre des Affaires du Nord et de l'Arctique, je perçois le logement comme étant le fondement de tout, y compris la santé, l'éducation, la participation économique et le bien-être communautaire. J'y vois aussi un lien avec la souveraineté. La souveraineté de l'Arctique ne se limite pas à des tracés sur des cartes. Elle se rapporte à des personnes et à la question de savoir si les familles peuvent choisir de rester là où elles ont grandi, si les travailleurs peuvent vivre là où il y a des possibilités pour eux et si les communautés peuvent prospérer dans leurs terres pendant encore de nombreuses générations.
Le projet de loi offre une occasion de jumeler urgence et capacité et de remplacer retard par exécution. J'exhorte tous les députés de la Chambre à soutenir ce projet de loi. Le Nord attend depuis trop longtemps. Avec cette loi, nous pourrions bâtir un avenir où les familles nordiques et autochtones n'attendraient plus pour avoir un logement, mais où elles aideraient à façonner ce lieu, où elles le construiraient et s'y installeraient enfin en s'y sentant chez elles.
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Je vais partager mon temps de parole, monsieur le Président.
Je prends la parole non seulement pour discuter d'un projet de loi, mais d'une génération qui a fait tout ce qu'il fallait. Ces gens ont étudié avec application, travaillé avec acharnement, épargné avec diligence et respecté les règles, mais ils n'ont toujours pas les moyens d'acheter une maison dans le pays qu'ils aiment et qu'ils considèrent comme leur patrie, le Canada.
Aujourd'hui, nous débattons du projet de loi des libéraux intitulé Loi sur Maisons Canada. Les libéraux disent de lui qu'il est audacieux, transformateur et de portée historique, mais pour le jeune couple qui passe en revue des annonces de maisons qu'il ne pourra jamais se payer, pour la famille de nouveaux immigrants qui cumule deux emplois et qui vit toujours dans un appartement d'une chambre, et pour la personne de métier qui construit des maisons toute la journée, mais qui ne peut s'en acheter une le soir venu, ce projet de loi libéral ressemble moins à un espoir qu'à un déjà-vu des années passées sous le premier ministre libéral précédent. Si on fait abstraction des beaux discours libéraux, que reste-t-il? Une autre annonce libérale, un autre acronyme libéral, une autre bureaucratie libérale, un autre organisme fédéral employant des bureaucrates d'Ottawa hautement rémunérés et liés au Parti libéral, et une autre promesse libérale sans objectif précis. Une chose est claire, cependant: les libéraux ne se soucient pas de construire des maisons. Ils ne font que créer des obstacles et accumuler des retards, tout en anéantissant les espoirs de toute une génération.
Dans ma propre collectivité, je rencontre des jeunes professionnels, des créateurs de logiciels, des ingénieurs et des comptables qui me prennent discrètement à part lors d'événements et disent qu'ils ont abdiqué, non pas parce qu'ils sont paresseux ou manquent d'ambition, mais parce que, même avec de bons revenus et des économies, les chiffres ne cadrent tout simplement pas. Un jeune couple m'a confié avoir économisé pendant 10 ans, 10 ans de discipline et de petits sacrifices sur deux revenus à temps plein. Tout ce qu'ils souhaitent, c'est une modeste maison en rangée pour fonder une famille, mais les prix sont hors de leur portée. Ils m'ont confié avoir renoncé à avoir des enfants et à fonder une famille en raison de la crise du logement provoquée par le gouvernement libéral. D'autres m'ont indiqué qu'ils retournaient vivre dans le sous-sol de leurs parents parce qu'ils veulent au moins avoir un peu d'argent à la fin du mois après avoir payé leur loyer, afin de pouvoir se nourrir et subvenir à leurs besoins essentiels.
Voilà le résultat de la crise du logement sous les libéraux. Elle a normalisé la souffrance et le désespoir. Que nous apprennent les dernières « Perspectives du marché de l'habitation » que publie la Société canadienne d'hypothèques et de logement, la SCHL, autrement dit l'organisme gouvernemental chargé du logement? Elles nous disent que la situation ne s'améliore pas. En fait, elle empire, aussi incroyable que cela puisse paraître. La SCHL dit que le Canada a besoin de 430 000 à 480 000 mises en chantier de logements par an pendant la prochaine décennie, rien que pour rétablir l'abordabilité et répondre à la demande prévue. Combien de logements les libéraux ont-ils fait construire l'an dernier? Seulement 259 028. D'ici 2028, les mises en chantier devraient s'établir à 212 000 par an, ce qui marque une baisse de 18 % et est inférieur de 55 % à ce que la SCHL estime être nécessaire.
Le a promis 500 000 logements par an. Il a déclaré que nous devons construire à un rythme jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Malheureusement, nous construisons deux fois moins vite que ce qu'il a promis, et nous allons encore réduire la cadence. À Toronto, les mises en chantier ont diminué de 31 % par rapport à l'année précédente. Dans d'autres grandes villes de l'Ontario, elles ont diminué de 13 %. En janvier, il ne s'est vendu que 269 maisons neuves dans toute la région du Grand Toronto, ce qui représente une baisse de 36 % par rapport à l'année dernière. C'est 80 % de moins que la moyenne décennale, ce qui en fait le niveau le plus bas depuis le début des années 1990. Ce n'est pas un ralentissement. C'est une paralysie libérale. Les acheteurs ne peuvent pas acheter, les constructeurs ne peuvent pas construire et les vendeurs ne peuvent pas vendre, et la réponse des libéraux est de créer un quatrième organisme fédéral chargé du logement dans le cadre de la soi-disant Loi sur Maisons Canada.
Les libéraux ne veulent pas construire de logements. En fait, ils mettent des obstacles aux constructeurs en leur imposant des formalités administratives, ils étouffent le marché avec des taxes et ils brisent les rêves de jeunes acheteurs. Le chien de garde budgétaire du gouvernement, le directeur parlementaire du budget, estime que, même lorsque l'on finira par construire des logements sous le gouvernement libéral, ce ne sera pas plus de 5 000 par an, c'est-à-dire 1 % des 500 000 logements promis par les libéraux. Le libéral a lui-même admis qu'aucun objectif précis n'a été fixé quant au nombre de logements à construire. Vraiment, aucun objectif précis? Imaginons qu'on dise à une personne de 35 ans, qui a l'impression que le temps lui file entre les doigts, que le gouvernement n'a pas d'objectif concret.
La seule chose audacieuse chez le gouvernement, c'est la rapidité de son échec. La transformation à laquelle assistent les Canadiens est celle de l'espoir en rêves brisés. Cette crise provoquée par les libéraux est visible dans tous les indicateurs. La SCHL elle-même dit que de nombreux ménages vont reporter l'achat d'une maison et continuer à louer, car les prix devraient continuer d'augmenter au cours des trois prochaines années. Réfléchissons-y. L'organisme gouvernemental chargé du logement dit en substance que les jeunes Canadiens doivent attendre plus longtemps pour acheter une maison, mais qu'ils devront payer plus cher. La situation est tout aussi douloureuse pour les locataires. Le loyer moyen d'un appartement de deux chambres a augmenté de 5 % l'année dernière, après avoir plus que doublé sous le dernier premier ministre libéral. Dans la région du Grand Toronto, une personne qui gagne un revenu moyen doit dépenser 42 % de son revenu après impôt pour se payer un appartement d'une chambre tandis qu'une personne qui travaille au salaire minimum doit dépenser les deux tiers de son revenu juste pour louer un studio.
Les Canadiens étouffent dans l'enfer immobilier libéral. Un rapport a révélé que plus de la moitié des personnes qui envisagent d'acquérir leur première maison au cours des cinq prochaines années estiment que l'accession à la propriété est totalement hors de portée. Il n'est donc pas surprenant que les jeunes Canadiens attendent pour se marier et avoir des enfants et retournent vivre chez leurs parents. Beaucoup quittent même leur collectivité et le pays.
Nous devons également être honnêtes quant aux causes de la crise du logement sous le gouvernement libéral. Au cours de la dernière décennie, les droits d'aménagement municipaux ont augmenté de 700 %. À Toronto, les acheteurs paient désormais plus de 130 000 $ par appartement rien qu'en taxes municipales, et près de 98 000 $ par condo à Mississauga. Pour les maisons individuelles, Toronto et Markham facturent plus de 180 000 $ par maison, et 135 000 $ à Mississauga. Ce sont là des taxes à payer avant même de couler les fondations ou de poser la première brique.
Les libéraux avaient promis, pendant la campagne électorale, de réduire ces droits d'aménagement de 50 %, mais, comme on pouvait s'y attendre, ils n'ont pas tenu leur promesse. Ils ont plutôt versé des centaines de millions de dollars aux villes sans aucune condition, dont près de 400 millions de dollars à la région métropolitaine de Vancouver, alors même que certaines régions prévoient désormais de tripler les droits d'aménagement par rapport aux niveaux de 2024. Les promoteurs immobiliers préviennent que cela ajoutera des dizaines de milliers de dollars au prix d'un logement et ralentira encore davantage la construction. Les libéraux dépensent l'argent des contribuables, mais produisent des résultats contraires.
Parallèlement, la taxe libérale sur le carbone fait augmenter le coût du ciment, de l'acier et du verre. Il y a des taxes libérales sur les matériaux, sur les permis, sur les terrains et sur les investissements et les réinvestissements. Ensuite, les libéraux pensent que la création d'un nouvel organisme fédéral permettra d'une manière ou d'une autre de résoudre la pénurie que ces taxes et ces formalités administratives ont contribué à créer. Lorsqu'un pays dirigé par les libéraux complique la construction d'une maison, il ne faut pas s'étonner que les Canadiens aient plus de mal à se construire une vie.
Il faut déjà neuf ans au gouvernement fédéral pour aliéner des biens immobiliers excédentaires, mais les libéraux envisagent maintenant d'acquérir des terrains privés, alors qu'ils ne parviennent même pas à bâtir efficacement sur les terrains qu'ils possèdent déjà. Le directeur parlementaire du budget a constaté que, selon la formule d'abordabilité que les libéraux eux-mêmes utilisent, un logement de deux chambres coûterait 2 168 $ par mois pour un ménage médian, soit près du double du loyer médian national de 1 100 $. Même leurs logements dits abordables dépassent les limites du raisonnable et du réaliste.
Après 10 ans de stratégies, de fonds, d'accélérateurs et d'annonces de la part des libéraux, la crise du logement libérale est devenue une catastrophe libérale. Entre 2011 et 2021, l'accession à la propriété chez les jeunes Canadiens âgés de 30 à 34 ans a chuté, passant de 60 à 52 %. La baisse est encore plus marquée pour les cohortes plus jeunes. De 2019 à 2024, pour chaque augmentation de 100 personnes au sein de la population adulte, il n'y a eu que 12 mises en chantier destinées à la propriété, soit moins de la moitié du taux des décennies précédentes. Les Canadiens sont conscients de la situation. Pas moins de 87 % d'entre eux se disent préoccupés par l'état actuel du marché immobilier, un taux qui grimpe à 90 % pour la génération Z et les millénariaux.
La crise du logement provoquée par les libéraux est en train de remodeler nos collectivités. Selon 69 % des Canadiens, l'enjeu de l'abordabilité est en train de modifier la composition de leur quartier, et près de la moitié des jeunes Canadiens ont envisagé de quitter leur ville ou leur province parce que le logement y est tout simplement trop cher. Il ne s'agit pas d'un déséquilibre du marché, mais d'un signal d'alarme générationnel. Imaginons ce que c'est que de ne pas parvenir à se bâtir un avenir même après avoir tout fait correctement. Voilà comment le gouvernement libéral a bouleversé toute une génération.
Voilà des années que les conservateurs tirent la sonnette d'alarme au sujet de la pénurie de logements. Les libéraux ont enfin admis qu'il y a un problème, mais ils n'ont pas encore reconnu que le problème, c'est eux. La situation est telle que 38 % des constructeurs déclarent qu'eux-mêmes ou leurs sous-traitants ont dû licencier des travailleurs à cause des conditions du marché. En 2020, 69 % des mises en chantier étaient destinées au marché de la propriété, contre 31 % pour le marché locatif primaire. En 2025, cinq ans plus tard, la part pour le marché de la propriété n'est plus que 49 %, un changement radical qui nuit aux familles qui souhaitent devenir propriétaires.
Plus inquiétant encore, 86 % des constructeurs se demandent maintenant si leur entreprise survivra aux 12 prochains mois, et 27 % sont très inquiets, ce qui est nettement plus que les 16 % enregistrés à la fin de 2023. Quand ceux-là mêmes qui construisent nos maisons licencient des travailleurs et craignent pour leur survie, il est clair que cette crise du logement ne touche pas que les acheteurs, mais aussi les travailleurs et l'économie.
Les Canadiens n'ont pas besoin d'un autre responsable du logement à Ottawa pour débiter les discours et la propagande des libéraux. Ils ont besoin de résultats et d'espoir. Voilà pourquoi les conservateurs ont présenté un plan concret. Nous réduirons la TPS sur toutes les maisons neuves de moins de 1,3 million de dollars, ce qui permettra aux familles d'économiser jusqu'à 65 000 $ et stimulera la construction de nouveaux logements. Nous lierons les fonds fédéraux destinés aux infrastructures à l'octroi de permis de construire des logements. Les municipalités devront autoriser au moins 15 % de logements supplémentaires par an, et nous réduirons de moitié les droits d'aménagement. Enfin, nous supprimerons l'impôt sur les gains en capital en cas de réinvestissement dans de nouveaux logements afin de débloquer des milliards de dollars d'investissements privés.
Les jeunes Canadiens ne demandent pas que l'on crée une nouvelle agence. Ils demandent d'avoir la possibilité d'épargner, d'acheter et de se bâtir une vie. Jadis, la promesse canadienne était simple: en travaillant dur, on peut finir par avoir sa propre maison. Sous le gouvernement libéral, cette promesse a été rompue.
Cessons de multiplier la bureaucratie et commençons à construire des logements. Laissons les constructeurs se mettre au travail afin que les jeunes Canadiens puissent enfin se bâtir une vie. L'espoir n'a pas encore disparu pour les Canadiens; il attend simplement d'être rebâti.