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Lib. (QC)
propose que le projet de loi C-5, Loi modifiant la Loi sur les lettres de change, la Loi d’interprétation et le Code canadien du travail (Journée nationale de la vérité et de la réconciliation), soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
— Monsieur le Président, je tiens d'abord à souligner que nous nous trouvons sur les terres ancestrales du peuple algonquin anishinabe.
C'est un grand honneur pour moi de prendre la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi C-5, un projet de loi important visant à créer un nouveau jour férié fédéral, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Nous devons absolument féliciter et remercier Georgina Jolibois d'avoir présenté ce projet de loi au cours de la législature précédente, mais, surtout, de défendre les droits des peuples autochtones non seulement de sa circonscription, mais de partout au Canada. J'aimerais aussi remercier et saluer le député de Burnaby-Sud de son appui en faveur de cet important projet de loi.
J'ai déjà eu l'honneur de prendre la parole à la Chambre au sujet du cheminement de notre pays vers la réconciliation, et je sais que la réconciliation n'est pas la responsabilité d'un seul parti ou d'une seule personne, mais de tous les Canadiens.
Ce projet de loi est un pas important sur le parcours que nous réalisons ensemble. Je suis fier de travailler avec des députés de tous les partis politiques sur cette mesure législative.
Certains députés de la Chambre ont peut-être eu le privilège d'assister aux témoignages présentés au Comité permanent du patrimoine canadien lors de son étude du projet de loi de Georgina Jolibois, durant la dernière législature. Les témoignages que nous avons entendus ont renforcé notre conviction qu'il est important d'adopter ce projet de loi.
Une grande partie de ces témoignages ont évoqué de manière frappante et puissante les retombées potentielles d'une journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Par exemple, le chef national Robert Bertrand, du Congrès des peuples autochtones, a dit:
Un jour de fête légale offrira une occasion importante de réfléchir à la diversité des patrimoines et des cultures de notre peuple, ce qui demeure essentiel au tissu social de notre pays. Ce faisant, chacun d'entre nous s'efforcera de parvenir à une véritable réconciliation entre les Autochtones et les non-Autochtones.
Mme Theresa Brown, présidente du cercle des survivants du Centre national pour la vérité et la réconciliation, a elle aussi livré un témoignage éloquent. Elle a évoqué en ces termes l'importance d'une journée nationale de réflexion pour les survivants des pensionnats indiens:
Une journée spéciale et distincte où nos petits-enfants pourraient déposer une couronne, déposer du tabac, prier et se souvenir est importante pour moi et pour les autres survivants. C'est aussi l'occasion pour notre pays de se souvenir et d'affirmer: « plus jamais ». Nous voulons avoir l'assurance que, lorsque nous serons partis, cet esprit de vérité et de réconciliation survivra pour les générations futures.
M. Natan Obed, président de l'Inuit Tapiriit Kanatami, a témoigné de ce qui suit:
[...] la création d'un jour férié a plus de poids et permet de sensibiliser davantage les gens à l'aide d'une plus grande tribune. Quand on pense aux congés, aux jours fériés et à la façon dont ils ont été désignés au fil du temps, on constate qu'ils sont de nature coloniale et qu'ils se rapportent au fondement du pays, sans nécessairement tenir compte des peuples autochtones établis au Canada. On se démarquerait ainsi considérablement de cet héritage.
Il a également ajouté:
Ce jour férié peut contribuer dans une grande mesure à garantir que dès leur plus jeune âge, tous les Canadiens auront un lien positif avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis.
Le premier point soulevé par M. Obed souligne l'importance et le statut des jours fériés nationaux au Canada. Je voudrais rappeler à la Chambre que le fait de créer un jour férié est, en lui-même, tout-à-fait significatif. En ce moment, il y a neuf jours fériés sous réglementation fédérale au Canada. Une journée nationale de la vérité et de la réconciliation aurait le même statut que la fête du Travail ou le jour du Souvenir, ce qui soulignerait l'importance et la portée de cette journée.
Durant les témoignages que nous avons pu entendre, de nombreux groupes ont exprimé des points de vue similaires à ceux que je viens de citer sur le sens et les retombées d'une journée de commémoration.
Le système des pensionnats autochtones a été une véritable tragédie nationale. Pendant 130 ans, plus de 150 000 enfants des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont été placés dans des pensionnats. On a séparé de force ces enfants de leurs parents, de leur foyer, de leur culture, de leur langue, de leur terre, de leur réseau de relations et de leur communauté.
Cette journée est importante. Elle offre l'occasion de réfléchir aux maux qui ont été infligés aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis tant au fil de notre histoire que de nos jours en raison des séquelles des pensionnats. Ce préjudice, nous nous efforçons de le réparer en mettant en oeuvre les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.
L'appel à l'action 80, lancé par la Commission de vérité et réconciliation, demande à notre gouvernement
d'établir comme jour férié, en collaboration avec les peuples autochtones, une journée nationale de la vérité et de la réconciliation pour honorer les survivants, leurs familles et leurs collectivités et s'assurer que la commémoration de l'histoire et des séquelles des pensionnats demeure un élément essentiel du processus de réconciliation.
Aujourd'hui, nous voulons répondre à cet appel à l'action.
Après des consultations respectueuses et une mûre réflexion, on a choisi la date du 30 septembre en raison de sa signification. À l'heure actuelle, le 30 septembre est la date du mouvement populaire appelé Journée du chandail orange, créé par la formidable Phyllis Webstad et ainsi nommé en l'honneur du chandail orange que Mme Webstad avait reçu de sa grand-mère pour son premier jour au pensionnat, mais qu'on lui a confisqué dès son arrivée. Son chandail orange symbolise toute la vitalité des cultures, des langues, des traditions, des identités et des enfances qui ont été réprimées au sein du système des pensionnats. Il symbolise également les survivants comme Mme Webstad et les efforts monumentaux déployés par les Premières Nations, les Inuits et les Métis afin de protéger et de revitaliser leurs cultures et leurs langues pour les futures générations.
Durant les témoignages en comité, nous avons appris que septembre était une période douloureusement symbolique pour les familles et les communautés autochtones. C'est durant ce mois que les enfants étaient séparés de leurs proches et de leur communauté, chaque année pour retourner à l'école. Il convient donc de souligner cette souffrance par une journée solennelle pour se souvenir du passé, y réfléchir et apprendre ensemble à mieux connaître l'histoire et les séquelles des pensionnats.
J'ai toujours été convaincu que l'un des piliers de la réconciliation est l'éducation. L'établissement d'une Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est de l'éducation en action. Pour tous ceux et celles qui vivent au Canada, ce serait une journée de commémoration, mais aussi une journée pour apprendre à connaître une partie sombre de notre passé. Ce serait une façon de se souvenir de ne jamais oublier et de ne jamais nous arrêter sur le chemin vers la réconciliation.
Les étudiants retournent encore à l'école chaque année en septembre. Au-delà de l'importance symbolique du 30 septembre, cette date proposée, pour une journée nationale de la vérité et de la réconciliation, est aussi une occasion d'apprentissage au sein de nos réseaux scolaires sur notre parcours vers la réconciliation. Les enseignants et les enseignantes de partout au pays pourront s'appuyer sur des discussions déjà en cours dans de nombreuses écoles sur les pensionnats. Les familles auront une raison de parler de la réconciliation à la maison. Les Canadiens et les Canadiennes auront une journée pour réfléchir à notre histoire et à nos valeurs en tant que société.
J'aime à penser au jour où les écoles de tout le pays marqueront ce jour férié par des cérémonies, une journée d'apprentissage. J'espère qu'elles inviteront des aînés ou des survivants, des détenteurs de savoir et des éducateurs autochtones à venir en classe pour parler avec les enfants.
Je pense à la manière dont les écoles du pays tout entier se servent du jour du Souvenir comme d'un outil d'apprentissage pour les enfants de tous âges afin de les renseigner sur les conflits passés auxquels le Canada a participé, de leur faire comprendre les atrocités de la guerre et, surtout, d'honorer les hommes et les femmes qui ont tant sacrifié au service du pays. J'estime qu'une nouvelle journée de la vérité et de la réconciliation serait une excellente occasion d'apprentissage au sujet de ce chapitre de notre histoire qui est tout aussi important que les autres.
Malheureusement, seule la moitié des Canadiens et des Canadiennes connaissent l'histoire du système de pensionnats autochtones et ses effets à long terme sur les peuples autochtones.
Le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada affirme qu'un trop grand nombre de Canadiens ne savent pas grand-chose, voire rien du tout sur les racines historiques et profondes de ces conflits. Le manque de connaissances historiques a d'importantes répercussions pour les Premières Nations, les Métis et les Inuits, ainsi que pour l'ensemble du Canada. Le fait d'avoir chaque année une journée pour prendre le temps de reconnaître cette histoire douloureuse nous aidera à connaître et à comprendre les réalités des pensionnats. C'est une façon positive de cheminer vers la réconciliation. Ce type de commémoration est un acte collectif et public de reconnaissance.
Ce sera aussi une journée d'écoute et de guérison pour le pays tout entier. Ensemble, nous pourrons poursuivre notre conversation sur la justice sociale.
Comme l'a dit Mme Marie Wilson, ancienne commissaire de la Commission de vérité et réconciliation, lorsqu'elle a comparu devant le Comité permanent du patrimoine canadien:
Ainsi, tout le monde devra y porter attention, se souvenir et faire preuve de respect, et espérons [...] que l'apprentissage à ce sujet le sera également. Nous ne nous contentons pas de parler de guerres; nous parlons de la paix dans la discussion sur les guerres. Dans le contexte des pensionnats, nous pouvons parler des erreurs du passé et de ce que nous tentons de faire pour nous attaquer aux problèmes à l'avenir.
M. Tim Argetsinger, conseiller politique de l'Inuit Tapiriit Kanatami, est du même avis lorsqu'il affirme:
[...] je crois qu'il y a une façon de trouver un juste équilibre de sorte que l'attention d'une journée se concentre sur les violations des droits de la personne commises dans le passé à l'encontre des peuples autochtones et que ces derniers cherchent à surmonter. Cette journée pourrait, en même temps, être une occasion de nous concentrer sur notre responsabilité de prendre des mesures positives pour résoudre certaines des difficultés qui découlent des expériences du passé.
Je veux souligner la priorité constante que notre gouvernement accorde à la réconciliation et à la promotion des droits des Autochtones. Certains diront qu'une simple journée ne résoudra pas les horreurs du passé et n'améliorera pas les conditions de vie inacceptables de certaines communautés encore aujourd'hui. Je crois toutefois que ce souvenir du passé est un moyen efficace de s'assurer que l'histoire ne se répète pas.
Le racisme systémique et les actes de racisme sont présents au Canada, mais cela ne les rend pas et ne les rendra jamais acceptables. Nous avons été encore une fois témoins, dernièrement, des conséquences horribles qu'ils peuvent avoir. Les événements qui ont précédé la mort de Joyce Echaquan nous ont tous choqués. Ils nous ont scandalisés, mais ils n'auraient pas dû nous étonner, car il ne s'agissait pas d'événements isolés.
Pour éradiquer le racisme systémique de nos institutions, il faut pratiquer l'écoute active, il faut créer des politiques publiques rigoureuses et il faut que toutes les couches de la société soient également représentées. Rendre hommage aux victimes du racisme institutionnel, quelle que soit la forme qu'il a pu prendre au fil des ans, nous rapproche un tant soit peu de ce but. Tout faire pour que cessent à tout jamais les atrocités dont sont victimes les peuples autochtones sera notre plus grande priorité.
La future journée nationale de la vérité et de la réconciliation sera l'occasion pour les Canadiens de réfléchir à leurs propres préjugés et idées reçues et de les remettre en question. Pour les faire tomber, il faudra toutefois que les efforts collectifs que nous devrons tous déployer s'étendent bien au-delà du 30 septembre.
J'implore les députés de la Chambre d'écouter attentivement les témoignages des survivants et des leaders autochtones qui nous disent comment une journée nationale de reconnaissance aiderait à guérir les blessures du passé, à honorer les survivants et à avancer ensemble vers la réconciliation
Nous devons également continuer à travailler d'arrache-pied pour résoudre rapidement de nombreux problèmes auxquels sont confrontées les communautés autochtones aujourd'hui. L'accès à l'eau potable, par exemple, est essentiel.
Notre gouvernement s'est engagé à mettre fin à tous les avis d'ébullition de l'eau, à long terme, dans les communautés des Premières Nations vivant dans les réserves. Nous reconnaissons et affirmons le droit des communautés à avoir accès à une eau potable et sûre. Dans le cadre de cet engagement, 95 avis d'ébullition d'eau ont été levés depuis 2015.
Au cours de la législature précédente, nous avons adopté une loi importante, afin de réformer le service de protection de la jeunesse et de la famille, dans le but de réduire le nombre d'enfants autochtones pris en charge. Cette loi permet également aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis d'exercer leur pleine autorité sur les services de protection de la jeunesse, afin qu'ils puissent prendre les décisions nécessaires pour le bien-être de leurs enfants, leurs familles et leurs communautés. Une crise est en cours dans les communautés autochtones. Trop d'enfants sont retirés de leurs foyers et de leur communauté.
Nous sommes également engagés vers la réappropriation, la revitalisation et le renforcement des langues autochtones. En effet, la Loi sur les langues autochtones a reçu la sanction royale le 21 juin 2019. Il s'agit d'une loi historique. Elle a été élaborée en collaboration avec les peuples autochtones. Elle reconnaît les droits linguistiques des peuples autochtones et elle indique comment nous allons les soutenir.
Patrimoine canadien s'emploie activement, en collaboration avec ses partenaires autochtones, à la mise en œuvre de la Loi sur les langues autochtones. Il consulte les gouvernements autochtones, les autorités concernées ainsi qu'une panoplie d'organismes concernant, d'une part, la nomination du futur commissaire aux langues autochtones et de ses trois directeurs et, d'autre part, l'élaboration d'un modèle de financement pour les langues autochtones. Il s'agit d'avancées remarquables, mais nous sommes tous conscients qu'il reste encore beaucoup à faire.
Qu'il s'agisse de ce dossier ou de nombreux autres tout aussi importants, je suis impatient de poursuivre les progrès entamés, en collaboration avec les peuples autochtones de partout au Canada.
Le Canada est engagé sur la voie de la réconciliation. À chaque pas, les Canadiens et les Canadiennes ont l'occasion de mieux comprendre la vie, les luttes et les points de vue des peuples autochtones d'hier et d'aujourd'hui.
En présentant ce projet de loi visant à créer une Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le gouvernement du Canada souhaite encourager les gens de tout le pays à apprendre leur histoire, à s'engager et à se rapprocher afin de soutenir et d'accélérer la marche vers la réconciliation dans leur communauté.
Bien que nos parcours et nos expériences soient variés, chaque personne au Canada a un rôle unique et vital à jouer sur ce chemin que nous parcourons ensemble vers la réconciliation et l'édification d'un Canada plus fort et plus résilient.
J'estime qu'il est tout naturel pour moi de terminer mon allocution sur les mots de Mme Georgina Jolibois, qui a dit: « Les Canadiens [sont tout à fait capables de] pleurer le passé, [de] célébrer le présent et [de] se réjouir de l'avenir. » Je presse tous les députés d'appuyer ce projet de loi afin que le Canada puisse honorer les survivants et clore l'histoire des pensionnats autochtones par une journée dédiée à la reconnaissance, à la réflexion, à la commémoration, à la conscientisation et à l'entraide.
Enfin, il est important de reconnaître que d'autres sont venus avant nous pour tracer cette voie. Les commissaires de la Commission de vérité et réconciliation ont tant donné d'eux-mêmes pour que les voix des autres puissent être entendues. Ceux qui ont apporté des témoignages, les dirigeants et les communautés autochtones de tout le Canada ainsi que les parlementaires actuels et anciens, notamment Georgina Jolibois, ont demandé que des mesures soient prises pour créer une telle journée, comme le propose ce projet de loi. Je les remercie toutes et tous.
Meegwetch, marsi.
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PCC (AB)
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2020-10-23 10:23 [p.1154]
Monsieur le Président, je pense qu'aucun député ne peut contester qu'il faille absolument créer une journée de commémoration, mais cette idée a suscité beaucoup d'inquiétudes parmi les Autochtones de ma circonscription parce qu'ils craignent que ce nouveau jour férié où les fonctionnaires fédéraux auraient congé ne soit préjudiciable à la population autochtone.
Les besoins des populations autochtones sont immenses, et je veux que le ministre donne son assurance aux Autochtones de ma circonscription qu'il y aura bien quelqu'un pour répondre au téléphone pendant la journée nationale de commémoration, s'ils ont besoin d'aide.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, le gouvernement fédéral et la fonction publique fédérale travaille pour fournir aux peuples autochtones de ce pays tous les services nécessaires dont ils ont besoin, et elle continuera de le faire.
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours.
Je salue le dépôt de ce projet de loi. Il est important de prendre le temps de réfléchir et de se remémorer, mais je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin. Ce projet de loi répond à l'appel à l'action no 80 du rapport de la Commission de vérité et réconciliation.
J'aimerais qu'on porte notre attention sur l'appel à l'action no 43, qui demande au gouvernement fédéral de mettre en œuvre et d'adopter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. J'aimerais savoir si mon collègue est d'accord pour dire que nous devrions mettre en œuvre cette Déclaration pour véritablement accomplir la réconciliation. Demandera-t-il à son gouvernement d'en faire une priorité?
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question.
Nous nous sommes évidemment engagés à le faire. C'est une priorité pour notre gouvernement et nous irons de l'avant avec l'adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
Voir le profil de Brian Masse
NPD (ON)
Voir le profil de Brian Masse
2020-10-23 10:25 [p.1154]
Monsieur le Président, j'aimerais remercier le ministre d'avoir rendu hommage, avec beaucoup de classe et de respect, à Georgina Jolibois et à son travail. Elle a travaillé sans relâche à ce projet et a aussi fait preuve d'un grand esprit de collaboration, c'est-à-dire l'esprit dont nous voudrions marquer cette journée. Elle a vraiment essayé de convaincre non seulement les communautés, mais aussi les députés.
Comme le ministre le sait, le projet de loi est auparavant mort au Feuilleton du Sénat. Il est très important que nous portions ce projet de loi tous ensemble, au Parlement. J'aimerais savoir si le ministre a l'intention de s'investir pour qu'il soit rapidement adopté à la Chambre et au Sénat.
Je le remercie encore une fois d'avoir rendu hommage à Georgina. J'ai vu tout le travail qu'elle a fait dans ce dossier, les efforts qu'elle a déployés et l'importance que ce projet revêt pour elle. Il s'agit d'une question primordiale pour tout le monde et il est important que nous puissions avancer, mais nous devons prendre conscience du passé et l'inscrire dans notre avenir.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, il faut rendre à César ce qui appartient à César, comme on dit. C'est un geste tout à fait naturel pour nous. Je tiens à assurer à mon collègue que nous travaillerons assidûment avec tous les députés et tous les sénateurs pour que ce projet de loi soit adopté aussi rapidement que possible.
Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
Voir le profil de Julie Dabrusin
2020-10-23 10:27 [p.1154]
Monsieur le Président, je suis heureuse que ce projet de loi ait été présenté et que nous en débattions aujourd'hui. Je faisais partie du comité chargé d'examiner le projet de loi présenté par Georgina Jolibois, au cours de la législature précédente. Je sais à quel point c'est un projet de loi important. Je suis convaincue que les témoins que nous avons entendus alors seront ravis d'apprendre que nous réalisons des progrès dans ce dossier et que nous en faisons une priorité.
Le ministre en a parlé brièvement dans son discours, mais j'aimerais savoir pourquoi on a choisi cette date. Je sais qu'il y a eu des discussions à ce sujet, mais pourquoi a-t-on convenu que le 30 septembre serait la meilleure date pour tenir la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation?
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, lorsque des consultations ont eu lieu, au cours de la dernière législature, sur l'ancêtre de ce projet de loi et lorsque des témoignages ont été entendus par l'entremise de la Commission de vérité et réconciliation, il est devenu évident que le 30 septembre, qu'un mouvement populaire mené par les peuples autochtones partout au pays a désigné comme la Journée du chandail orange, est véritablement la date la plus significative pour créer ce jour férié national et commémorer l'histoire et le traitement réservé aux Autochtones par les autorités canadiennes dans le passé. Nous voulons faire en sorte que les Canadiens, mais surtout les jeunes Canadiens, comprennent cette période de notre histoire pour que jamais une telle chose ne se reproduise.
Voir le profil de Colin Carrie
PCC (ON)
Voir le profil de Colin Carrie
2020-10-23 10:28 [p.1154]
Monsieur le Président, l'un des privilèges que j'ai eus en tant que député a été de prendre conscience de ma propre ignorance et de m'instruire sur la réconciliation et la nécessité de se réconcilier.
Le ministre souligne, avec raison, le besoin d'éduquer les Canadiens, car un si grand nombre ne sont pas au courant de cette page sombre de notre histoire. Or, le projet de loi ne prévoit pas la création d'une stratégie en matière d'éducation. Il dit que ce jour serait célébré un peu comme le jour du Souvenir. Le jour du Souvenir, le gouvernement fédéral, les écoles et l'ensemble de la population font véritablement un effort pour permettre aux jeunes et à l'ensemble des Canadiens d'en apprendre davantage sur ces périodes tragiques de notre histoire.
J'aimerais que le ministre me dise ce qui est prévu au chapitre de l'éducation. Je trouve préoccupant que le projet de loi n'ait pas de volet éducationnel. Lorsque nous avons débattu du jour du Souvenir, je me souviens que l'on avait soulevé la même préoccupation. On voulait éviter que cette journée devienne simplement un jour de congé et s'assurer que ce soit une occasion d'apprendre.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, c'est un élément fort important, d'ailleurs, Patrimoine Canada a prévu des programmes d'activités éducatives relatifs à cette journée. Il s'agit d'une chose que nous voulons poursuivre dans l'avenir et même bonifier. C'est un excellent point.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2020-10-23 10:31 [p.1155]
Monsieur le Président, je remercie le ministre de son discours.
J'aimerais savoir s'il reconnaît que la loi fédérale sur les Indiens est une loi raciste et désuète qui doit être complètement changée.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
Je pense qu'il y a énormément de choses que nous devons faire sur le plan de la quête vers la réconciliation envers les peuples autochtones. De plus, je ne prétends pas que le projet de loi que je présente aujourd'hui va régler tous les problèmes.
Toutefois, c'est l'une des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et c'est l'une des choses que nous avons entendues d'un bout à l'autre du pays dans le cadre des consultations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et du Comité permanent du patrimoine canadien.
C'est un pas vers la réconciliation, mais il y a beaucoup d'autres pas à franchir.
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Monsieur le Président, je remercie le ministre d'avoir poursuivi et repris le travail de mon ancienne collègue, Georgina Jolibois, et je le remercie des bons mots qu'il a eus pour elle aujourd'hui.
Dans cet esprit de réconciliation, de dialogue et de pas en avant, je voudrais lui demander s'il est prêt à engager son gouvernement à cesser de contester en cour le jugement du Tribunal canadien des droits de la personne en lien avec les services de protection des enfants autochtones.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Rosemont—La Petite-Patrie de sa question.
Je l'ai dit tout à l'heure en réponse à la question du député de Joliette et je le répète, ce projet de loi est l'un des éléments vers la réconciliation avec les peuples autochtones. Il y a beaucoup d'autres choses que nous devons faire.
Je parlais par exemple dans mon discours de la mise en œuvre de la Loi concernant les langues autochtones, laquelle est un élément absolument nécessaire. Nous tenons des consultations actuellement dans tout le pays sur la mise en œuvre de cette Loi et j'entendais une intervenante dire que les langues, c'est la culture et que la culture, c'est les langues. Je ne peux qu'être d'accord avec cela.
Il y a beaucoup d'éléments que nous devons mettre en place. Notre gouvernement s'est engagé sur cette voie de la réconciliation avec les peuples autochtones et c'est un processus qui va prendre encore beaucoup de temps.
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