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Lib. (QC)
Monsieur le Président, il y a 30 ans aujourd'hui, à l'École polytechnique de Montréal, 14 femmes ont été assassinées lors d'un attentat antiféministe; 30 ans depuis que Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau et Barbara Daigneault ont été tuées de sang-froid; 30 ans depuis que les vies d'Anne-Marie Edward, de Maud Haviernick, de Maryse Laganière, de Maryse Leclair et d'Anne-Marie Lemay se sont terminées dans les circonstances les plus tragiques; 30 ans depuis qu'on a perdu Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault, Annie Turcotte et Barbara Klucznik-Widajewicz.
Nous nous rassemblons aujourd'hui pour pleurer la perte de ces femmes, de ces filles, de ces sœurs, de ces amies et de ces collègues.
Chaque année, en décembre, lorsque nous rendons hommage à ces 14 femmes, aux survivants et à leur famille, nous nous engageons à faire mieux, mais la réalité, c'est que, depuis 30 ans, la situation ne s'est pas suffisamment améliorée. Encore aujourd'hui, les femmes, les filles et les personnes de tous les genres subissent une violence inacceptable qu'on pourrait empêcher, une violence qui détruit des vies, des familles et des collectivités entières. Il est grand temps de redresser la situation.
Il est grand temps de mettre fin à la violence fondée sur le sexe — je pense notamment à la tragédie nationale des femmes et des filles autochtones assassinées ou portées disparues —, car il faut maintenant bâtir un pays où tous se sentent en sécurité et où les droits de chacun sont reconnus et respectés.
Autour de nous, les gens nous montrent la voie à suivre. Partout au pays, ils disent d'une seule voix que la situation a assez duré. Des étudiants, des parents, des femmes et des hommes disent qu'il faut mettre fin à la misogynie, au sexisme, à la haine et à la discrimination.
Le courage des survivants, des personnes qui défendent ces causes et de tous les Canadiens qui s'impliquent est inspirant. Nous serons toujours derrière eux.
Nos gestes en disent plus long que nos mots. C'est pourquoi nous nous appuierons sur les progrès réalisés grâce à la Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe pour élaborer un plan d'action national. C'est également pour cette raison que nous investissons dans des organisations menées par des femmes au Canada et ailleurs dans le monde. Nous ne pouvons pas nous arrêter ici, cependant. Nous devons en faire plus parce que, encore aujourd'hui, des gens dans nos communautés pleurent la perte de leurs proches en raison de la violence armée.
Cet automne, j'ai annoncé que nous allions resserrer le contrôle des armes à feu et que nous interdirions le type d'armes qui ont servi à l'École polytechnique. Ces armes, conçues pour tuer le plus grand nombre de personnes le plus rapidement possible, n'ont pas leur place dans les rues et les collectivités canadiennes. Elles ont déjà fait trop de victimes, et ce ne sont pas les pensées et les prières qui empêcheront qu'une autre tragédie ne survienne. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour enrayer la violence liée aux armes à feu au Canada.
Le 6 décembre 1989, j'étais au cégep, à quelques coins de rue de l'École polytechnique. Je me souviendrai toujours de cette soirée meurtrière.
Aujourd'hui, alors que nous nous souvenons tous de cet événement terrible d'il y a 30 ans, nous devons agir pour faire en sorte que cela ne se reproduise jamais; pour nos sœurs, pour nos filles, pour nous tous.
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