Interventions à la Chambre des communes
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PCC (SK)
Monsieur le Président, j'ai été élu député à la Chambre en 2004 à l'âge vénérable de 25 ans. À bien des égards, j'ai grandi à la Chambre, quoique beaucoup diraient que je n’ai pas encore atteint la maturité. J'avais à peine terminé mes études. J'étais jeune marié et nous attendions notre premier enfant. Depuis, j'ai eu cinq magnifiques enfants, dont l'aîné est maintenant âgé de 14 ans. Il est tout en bras et en jambes. Je crois qu'il sera très bientôt plus grand que moi.
J'ai passé d'innombrables heures à faire l'aller-retour entre Regina et Ottawa et à me rendre aux quatre coins de notre magnifique pays. Mes amis du caucus conservateur et moi-même avons accompli beaucoup de choses, tant du côté du gouvernement que du côté de l'opposition. Nous avons réussi à maintenir la force et l'unité de notre parti, ce qui importe le plus.
Voilà pourquoi j'ai cru bon aujourd'hui de parler à mes amis et collègues de la Chambre de l'une des décisions les plus difficiles que j'ai eues à prendre. Je viens d'informer mes collègues du caucus conservateur que je vais démissionner à titre de chef du Parti conservateur du Canada.
Je vais demander au Conseil national du Parti conservateur d'entamer immédiatement les démarches pour lancer une course à la chefferie. Tandis que notre parti s'apprête à élire le nouveau chef conservateur et le prochain premier ministre du Canada, processus captivant s'il en est, j'ai l'intention de demeurer chef du parti et de l'opposition officielle.
Servir comme chef du parti que j'adore a été pour moi une chance et un défi sans pareil. Ce n'est pas une décision que j'ai prise à la légère. Je l'ai prise au terme des nombreuses et longues conversations difficiles que j'ai eues avec mes amis et ma famille dans les deux mois qui ont suivi la campagne électorale.
Pour notre famille, il a été extrêmement difficile de composer avec les efforts soutenus qu'il faut être prêt à déployer lorsqu'on mène un caucus et un parti vers des élections générales, et mon épouse, Jill, a fait preuve d'un courage exceptionnel. Cependant, pour guider notre parti et notre mouvement, il faut quelqu'un qui soit prêt à s'y consacrer entièrement. Au terme de mes conversations avec mes enfants et mes proches, j'ai senti qu'il était temps de me consacrer d'abord à ma famille.
Notre équipe conservatrice est toujours plus forte lorsqu'elle est unie. Lorsque les conservateurs sur le plan financier, les conservateurs de gauche, les conservateurs sur le plan social, les libertariens, les nationalistes québécois et les conservateurs des régions rurales et urbaines du pays unissent leurs efforts, d'est en ouest, ils peuvent accomplir de grandes choses. Ils peuvent alors faire élire des gouvernements conservateurs forts qui allègent le fardeau fiscal, réduisent la taille de l'État, accordent plus de liberté et défendent plus vigoureusement les droits de la personne. Le parti que nous avons tous bâti ensemble est beaucoup plus important qu'une seule personne.
Notre parti n'est pas un culte de la personnalité. Il n'est pas façonné par celui ou celle dont le nom figure sur le papier à en-tête, mais par les centaines de milliers de partisans conservateurs qui plantent des affiches sur les pelouses, qui siègent à leur association de circonscription et qui font don de quelques dollars chaque mois.
Alors que notre parti s'apprête à saisir une occasion emballante, celle de faire élire un nouveau chef, je demande seulement une chose à mes collègues conservateurs. Restons unis. Restons concentrés sur notre objectif commun et notre priorité commune: former un gouvernement conservateur fort qui peut unir notre pays et améliorer la vie de tous les Canadiens — des travailleurs de l'industrie pétrolière au chômage aux personnes âgées qui doivent choisir entre se nourrir ou se chauffer —, en plus de renforcer la position du Canada sur la scène internationale.
Je crois en ce parti. Je crois en notre mouvement et je crois que nous formerons le gouvernement après les prochaines élections. Je me suis engagé dans ce parti dès l'adolescence parce que je l'aime profondément. Je me suis présenté aux élections parce que j'aime ce parti et je me suis présenté comme chef parce que je voulais aider ce parti.
Je vais continuer à servir le caucus conservateur et je vais continuer à servir les gens formidables de la merveilleuse circonscription de Regina—Qu'Appelle.
Je suis fier de ce que nous avons accompli pendant que j'étais chef du parti. Nous avons gardé notre parti uni et fort. Nous avons réduit le gouvernement libéral à une minorité et nous avons augmenté le nombre de nos sièges partout au pays. J'appuierai sans réserve la personne qui sera choisie par les centaines de milliers de conservateurs de tout le pays pour diriger notre parti jusqu'aux prochaines élections.
J'ai un message pour le premier ministre et les libéraux à la Chambre, que voici. Lors de la course à la direction, ils ne l'auront pas plus facile à la Chambre des communes. Nous nous sommes déjà remis au travail. Nous avons eu une moyenne au bâton de 1 000 % pendant une brève période, mardi soir. Nous verrons bien si nous pouvons faire encore mieux.
Nous continuerons de siéger ici jour après jour pour représenter les électeurs de nos circonscriptions et nous acquitter de nos fonctions comme parlementaires. Nous ferons passer les Canadiens et le Canada en premier.
Je vous remercie, monsieur le Président, de m'avoir permis de faire cette déclaration. Je tiens à remercier mes collègues du Parti conservateur.
Ce fut le plus grand honneur de ma vie professionnelle que d'être le chef du Parti conservateur. Je remercie tous mes collègues de leur appui et de leur confiance au cours des trois dernières années.
J'ai pris cette décision, car c'est la meilleure pour notre parti.
Notre parti a besoin d'une personne qui peut s'y dévouer corps et âme. J'ai toujours fait preuve d'honnêteté envers mes collègues et envers les gens. Je sais qu'à cause du chemin qui reste à parcourir et du stress que cela imposerait à ma famille, je ne pourrais pas me dévouer à 100 %.
Je sais que la personne qui me remplacera le pourra, et je sais que je peux dire au nom de toute mon équipe que la prochaine personne qui prendra les rênes de notre parti bénéficiera de l'appui nécessaire de la part des occupants de ces banquettes afin de remporter les prochaines élections.
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