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Lib. (ON)
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2019-12-12 16:23 [p.361]
Madame la Présidente, j'ai eu l'occasion de prendre la parole à la Chambre hier, mais j'aimerais profiter de l'occasion pour remercier mes concitoyens de Milton de m'avoir donné la chance de siéger ici, pour vous féliciter de votre nomination au poste de vice-présidente et pour féliciter tous les députés ici présents d'avoir été élus à cette 43e législature du Parlement du Canada. J'aimerais réitérer que je considère comme un honneur et un privilège de pouvoir servir mes concitoyens de Milton.
Mes voisins et moi avons mené une très longue campagne, plus d'un an. Nous avons frappé aux portes pendant environ 400 jours. Nous avons parlé à beaucoup de nos concitoyens, et ce sont eux que je veux remercier en premier, c'est-à-dire les gens qui m'ont envoyé ici pour les représenter.
J'aimerais aussi remercier mon directeur de campagne, Geoff Carpenter, l'équipe de bénévoles, ma mère Beata, mon père Joe, mon frère Luke et mon chien Cairo. C'est un chien de rue égyptien et il est un peu capricieux. Beaucoup de bénévoles peuvent en témoigner. Quand ils venaient au bureau, Cairo y allait parfois un peu fort sur les aboiements. Je remercie aussi les voisins qui ont toléré ces aboiements dans une certaine mesure, ce qui parfois n'a pas dû être facile.
Je tiens aussi à remercier la députée qui représentait la circonscription de Milton avant moi, Lisa Raitt. Elle a fait un excellent travail à ce titre pendant neuf ans, et je sais qu'il ne me sera pas facile de lui succéder.
J’ai promis à mes voisins de faire entendre leur voix à Ottawa et de ne pas simplement amplifier la mienne ou la voix d’Ottawa à Milton. Je vais parler de deux ou trois choses que mes voisins m’ont dites quand je suis allé frapper à leur porte ou pendant des rencontres avec des gens à mon bureau depuis mon élection. J’aimerais en soulever quelques-unes, car je pense qu’elles sont vraiment importantes.
Qu’ils l’aient fait sur le pas de leur porte, lors d'une assemblée publique du mouvement Vendredi pour l'avenir à Milton ou avec l'organisme citoyen Greensville Against Serious Pollution, bien des gens de Milton voulaient parler d’environnement, car la crise environnementale est mondiale, comme l'ont indiqué beaucoup de députés dans cette enceinte aujourd’hui.
J’aimerais lire une citation d’une spécialiste du climat, la professeure Katharine Hayhoe:
Est-ce qu’un thermomètre nous donne différentes réponses selon que nous sommes libéraux ou conservateurs?
Bien sûr, la réponse est non. Si un thermomètre nous dit que la planète se réchauffe, alors nous devons prendre les mesures nécessaires pour avoir davantage recours à des sources d'énergie propre et pour utiliser l'énergie avec une plus grande efficacité. Nous devons réduire nos émissions.
En tant que législateurs et utilisateurs d'énergie, nous devons faire un meilleur travail. Nous devons assumer cette responsabilité envers les jeunes comme Greta Thunberg et les milliers d'autres qui se sont inspirés d'elle pour devenir des militants.
J'ai étudié les sciences à l'université et je tiens à adopter une approche scientifique, fondée sur des données probantes, à l'égard de certaines de ces solutions. La personne qui a eu l'idée de tarifer le carbone a remporté le prix Nobel de l'économie parce que c'est une solution extrêmement efficace. Je suis heureux que le gouvernement ait décidé d'adopter un régime de tarification du carbone partout au pays. Grâce à nos investissements dans l'énergie verte et les infrastructures vertes, nous nous rapprocherons de notre cible de zéro émission d'ici 2050.
À l'échelle locale, mes voisins s'opposent farouchement à des projets d'extraction des ressources, de mines de granulats et d'infrastructure intermodale. Je vais veiller à ce que leurs voix soient entendues à la Chambre.
Deuxièmement, la question de l'immigration a souvent été mentionnée. Quand j'avais 26 ans, j'ai eu l'honneur de porter le drapeau du Canada lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques tenue dans le stade en forme de grand nid d'oiseau, à Pékin. À ce moment-là, un des membres d'Équipe Canada s'est mis à chanter Ô Canada. Rapidement, environ 300 autres membres de la délégation canadienne et héros sportifs se sont joints à lui. Quand je me suis retourné et que j'ai soulevé le drapeau, j'ai jeté un coup d'oeil sur le défilé des athlètes des quatre coins du monde. J'ai remarqué que les membres d'Équipe Italie ressemblaient à des Italiens et que les membres d'Équipe Norvège ressemblaient à des Norvégiens. Quand j'ai regardé les membres d'Équipe Canada, j'ai vu des gens représentatifs du monde entier, comme les députés réunis dans cette enceinte. Je ne pense pas que nous devrions tenir cette diversité pour acquise. Nous devons constamment nous en faire les champions.
En ma qualité d'athlète, j'ai pu faire beaucoup de travail auprès d'organisations comme Right to Play et WaterAid en agissant comme ambassadeur et comme une personne qui peut contribuer à la réalisation de projets très importants partout dans le monde.
J'ai été un peu découragé de voir que, dans leur plateforme, d'autres candidats nous proposaient de réduire les fonds que nous consacrons à l'aide étrangère et le travail que nous effectuons dans d'autres pays. À mon avis, l'aide étrangère est un investissement vraiment important dans la sécurité mondiale. Il s'agit d'un investissement dans notre propre sécurité ici, au Canada, et un rappel de la situation avantageuse des Canadiens. Nous vivons dans l'un des plus grands pays du monde et nous sommes très chanceux. Dès que nous en sommes conscients, nous avons l'obligation de mettre la main à la pâte un peu partout dans le monde.
Le meilleur aspect de la campagne a été la possibilité d'apprendre une foule de choses sur d'autres cultures. J'ai beaucoup voyagé en tant qu'athlète, mais cette année, en faisant du porte-à-porte, j'ai pu jeter un regard neuf sur la diversité et le multiculturalisme à Milton. Je tiens à remercier les membres des diverses communautés qui m'ont accueilli, qu'ils soient pakistanais, camerounais ou nigérians. Peu importe l'endroit où ils m'ont accueilli — cuisines, églises, temples, gurdwaras, mosquées ou patinoires de hockey —, ce fut une expérience vraiment formidable. J'ai appris à connaître beaucoup de gens de différentes cultures, des gens que je n'aurais probablement pas connus autrement. Je suis prêt plus que jamais à exprimer, ici, à la Chambre des communes, leurs besoins, leurs préoccupations et leurs problèmes.
Il y a des gens, des personnes seules et des familles, qui viennent de partout au Canada pour s'installer à Milton. C'est bon pour la diversité du pays et pour notre économie. C'est une des raisons qui expliquent notre forte croissance au cours des quatre dernières années.
Je suis heureux que le gouvernement libéral renouvelle ses engagements envers l'OTAN, l'aide étrangère et les activités de maintien de la paix des Nations unies. Nous voulons améliorer l'égalité entre les sexes partout dans le monde.
Une bonne partie du travail que j'ai fait auprès de WaterAid et de Right To Play avait pour but de veiller à ce que les filles et les jeunes femmes aient accès à l'éducation, aux sports et, plus particulièrement, à des mesures d'hygiène. WaterAid fait un travail fantastique et je suis heureux de pouvoir le souligner aujourd'hui.
La diversité fait la force de notre pays et que ce soit en tant que député pour une collectivité d'une grande diversité comme Milton ou que secrétaire parlementaire de la ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse et du ministre du Patrimoine canadien (Sport), ce sont toutes des valeurs que je vais continuer de défendre.
J'ai grandi dans un logement communautaire à Oakville-Nord. Les coopératives d'habitation ne sont pas un endroit où la pauvreté existe, elles sont une solution à la pauvreté, et la coopérative Chautauqua, où j'ai grandi, en est la preuve. En juin dernier, ma coopérative Chautauqua a fini de rembourser une hypothèque de 35 ans. Cela signifie que, depuis 35 ans, la coopérative Chautauqua offre à plus de 80 familles un endroit sûr et sécuritaire où vivre chaque année.
Nous devons créer plus de logements abordables au Canada. Comme je l'ai dit, je suis un enfant des coopératives. Ma mère construit et gère des coopératives depuis plus de 30 ans. J'ai siégé au conseil d'administration d'une coopérative lorsque j'avais 13 ou 14 ans et j'ai réalisé que l'une des façons d'atténuer la pauvreté consiste à réduire les profits de sorte que, lorsque les gens paient leur loyer, ils n'aient pas à s'assurer que quelqu'un fait de l'argent. Il s'agit vraiment d'une excellente solution, et je défendrai toujours ardemment le logement coopératif.
Les parents ne devraient pas avoir à choisir entre payer le loyer, mettre de la nourriture sur la table et inscrire leurs enfants à une activité sportive. Je peux dire honnêtement que je n'aurais pas pu me rendre jusqu'aux Jeux olympiques si ce n'avait pas été du logement coopératif, et j'espère que les enfants de demain pourront aussi profiter de ces possibilités et que les parents n'auront pas à faire le choix difficile de mettre de la nourriture sur la table ou d'inscrire leurs enfants à une activité sportive. Il ne devrait y avoir aucun obstacle financier entre une mode de vie sain et actif et les buts et aspirations des jeunes au Canada. Je pense qu'apprendre à développer ses habiletés physiques est tout aussi important que d'apprendre à lire, à écrire et à compter.
Je suis très heureux que la plateforme du Parti libéral comprenne une stratégie sur le logement de 40 milliards de dollars, et je suis emballé à l'idée de travailler sur ce dossier.
J'aimerais parler un peu du régime universel d'assurance-médicaments.
La semaine dernière, mon ami Simon Ibell aurait eu 43 ans. Simon Ibell a consacré toute sa vie à se battre pour pouvoir faire ce qu'il voulait, mais il parlait aussi beaucoup des maladies rares et du programme de médicaments pour les maladies orphelines. Le Canada doit se doter d'une plateforme sur les maladies rares, et elle devrait faire partie de notre régime universel d'assurance-médicaments.
En plus de parler de l'histoire de Simon, je vais un peu parler de celle de mon père, Joe, qui a la maladie de Parkinson. Depuis qu'il est à la retraite, il peine à payer les médicaments qu'il doit prendre pour continuer à vivre sa vie, et pourtant, ils sont abordables.
Je vais parler de la situation de certains parents de ma circonscription qui éprouvent le même genre de difficultés.
Le fils de Brandon et de Chrissy est atteint d'amyotrophie spinale, et le traitement de cette maladie rare est très coûteux. Wyatt et d'autres enfants, comme Chloe, Lennon et Eva, ainsi que des retraités comme mon père ont besoin d'une assurance-médicaments. Chloe, une fillette que j'ai connue lors de mon porte-à-porte, est atteinte du diabète de type 1. Il faut trouver une solution pour ceux qui vivent la même chose que Chloe. Liam, un petit garçon de ma circonscription, souffre de fibrose kystique, et son traitement coûte plus de 100 000 $.
Bien que ce ne soit pas en lien direct avec l'assurance-médicaments, j'ai aussi entendu le témoignage de parents d'enfants autistes, comme Max, Dante et bien d'autres, qui souhaitent désespérément que le gouvernement fédéral adopte une stratégie nationale pour l'autisme. Je me suis réjoui d'entendre le premier ministre aborder le sujet dans l'un de ses récents discours.
Le point fort de ma campagne, cet été, je l'ai vécu sur l'eau. Je suis allé au camp Oochigeas et je me suis assis pour déjeuner. Ce camp fait vivre une expérience de camping à des enfants dont la vie a été touchée par un cancer. J'ai été très emballé de voir que j'étais assis à côté d'un garçon prénommé Matteo, dont j'avais rencontré la mère à l'entrée. Matteo se remet d'un cancer. Cela m'a vraiment fait plaisir de l'amener en canot. Nous avons passé une journée vraiment agréable.
Comme athlète, j'ai travaillé avec mes collègues et des équipes d'autres pays dans notre intérêt mutuel. Que les gens vivent à Pond Inlet, au Nunavut, à Prince George, en Colombie-Britannique, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, à Trois-Rivières, au Québec, ou à Milton, en Ontario, ils méritent un gouvernement qui déploie plus d'efforts pour défendre leurs intérêts que pour se faire élire ou réélire. Je signale aux députés que j'ai mentionné une circonscription de chaque parti.
Les élections sont terminées. Le moment est venu pour nous d'arrêter de nous battre pour l'équipe rouge, l'équipe orange, l'équipe verte ou l'équipe bleue et de commencer à nous battre pour l'équipe Canada. Comme parlementaires, nous avons le devoir de remplir nos fonctions avec respect et intégrité, et je pense que nous pouvons être en désaccord sans être désagréables. Nous devons nous conduire dans cette distinguée assemblée de la manière qui convient à la fonction que nous avons tous le privilège d'occuper. L'esprit sportif est tout aussi important pour moi à la Chambre qu'il l'était sur l'eau.
Sur ce, je souhaite à tous les députés et à toutes les personnes qui nous regardent un joyeux Noël, de joyeuses Fêtes et une nouvelle année prospère.
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