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Lib. (MB)
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2020-02-04 12:34 [p.888]
Monsieur le Président, le système qui a été conçu pour protéger le public a manifestement échoué dans cette situation.
Tout d’abord, j’aimerais adresser mes condoléances à la famille et aux amis de Marylène Levesque. Il est évident qu’elle n’aurait jamais dû connaître cette fin tragique et il ne fait aucun doute qu’elle provoque chez eux et chez les Canadiens un grand malaise, à mesure que nous en apprenons chaque jour un peu plus sur ce qui s’est passé. Je crois que quiconque réfléchit à ce qui s’est produit souhaite que justice soit rendue d’une manière ou d’une autre dans cette affaire.
C’est pourquoi cette mort tragique ne peut pas rester sans suite et ne restera pas sans suite du point de vue de la justice. Comme on l'a souligné, deux enquêtes seront menées, à savoir une enquête criminelle et une enquête interne plus générale.
Je suis le débat et quatre conservateurs ont parlé du sujet. Trois d’entre eux ont fait référence à Tori Stafford. Je le mentionne parce que je me demande pourquoi les conservateurs ont parfois tendance à faire passer l’aspect politique d’une question avant ce qui est vraiment important.
J’étais à la Chambre quand les conservateurs ont évoqué l’affaire Tori Stafford lorsque Terri-Lynne McClintic a été transférée dans un pavillon de ressourcement. Le Parti conservateur en était scandalisé. Je me rappelle avoir entendu plus d’un député donner une description visuelle incroyable de ce qui est arrivé à Tori Stafford. Ils voulaient faire croire que c’était la faute du gouvernement du Canada, comme si le gouvernement avait, en fin de compte, autorisé le placement en pavillon de ressourcement de Mlle McClintic. Je rappelle aux conservateurs que, le débat avançant, nous avons découvert que c’était en fait le gouvernement de Stephen Harper qui l’avait fait transférer dans un établissement à sécurité moyenne, ce qui lui a permis de demander son placement en pavillon de ressourcement. Nous avons également découvert que, sous le gouvernement Harper, d’autres meurtriers d’enfant ont été placés dans des établissements à sécurité moyenne.
Pourquoi en parler? Un autre député conservateur a déclaré que notre système ne fonctionne pas. Il est maintenant question de cette mort tragique et, de nouveau, les conservateurs semblent plus soucieux de montrer du doigt le gouvernement du Canada, comme si nous étions responsables de ce décès tragique.
Je crois que tous les députés, quel que soit leur parti politique, comprennent ce qui s’est passé. Nous sommes tous choqués qu’une personne en liberté conditionnelle ait commis ce meurtre horrible. Mme Levesque est la victime en l’espèce. C’est pourquoi j’ai commencé par adresser mes condoléances à sa famille et à ses amis, alors que nous essayons tous de mieux comprendre la situation. Il me semble que la réaction du gouvernement jusqu’ici est très respectueuse de tous aspects des questions qui lui ont été soumises.
L’examen interne est un bon point de départ. Il nous permettra, en tant que législateurs, de mieux comprendre non seulement comment on en est arrivé à la mise en liberté de cette personne en particulier, mais aussi certains des commentaires du gestionnaire de cas sur ce dossier particulier. J’estime que c’est un pas dans la bonne direction.
Quand je pense aux commentaires que j’ai entendus sur le processus de nomination, je n’ai aucune hésitation à faire une comparaison. Les députés de l’opposition ont déclaré que c’est le gouvernement qui nomme les membres de la Commission des libérations conditionnelles. Ils laissent entendre que c’est, au fond, ce qui a conduit à cette tragique affaire. Encore une fois, je n’en crois rien.
En fait, comme la secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique l’a fait remarquer, le vice-président régional a été nommé par Stephen Harper. Tout nouveau membre de la Commission qui entendra des cas doit être approuvé par ce vice-président. Il suit aussi une longue formation.
Il est tout simplement inacceptable que les conservateurs laissent entendre que le gouvernement est, en quelque sorte, coupable directement ou indirectement de ce qui est arrivé. J’ai entendu plus d’un député d’en face le dire. Ils ont eu quatre intervenants sur ce sujet et au moins trois l’ont laissé entendre.
S’ils sont sincères dans ce qu’ils tentent de faire aujourd’hui, et il s’agit d’une préoccupation légitime, ils n’ont pas à recourir à ce procédé. En effet, certains faits importants doivent faire l’objet d’un examen et d’une enquête, mais à mon avis, le processus de nomination actuel est nettement supérieur à ce qu’il était sous le précédent gouvernement conservateur. Il suffirait de l’examiner.
Je suis vraiment intrigué par l’élargissement du débat, qui est une très bonne chose, à mon sens. Il y a des années, j’ai soulevé la question de la violence faite aux femmes et aux filles, notamment dans nos collectivités autochtones, et j’ai demandé une enquête publique. J’ai été très heureux de voir le gouvernement agir à cet égard. J’ai été très heureux aussi quand l’ancien ministre de la Sécurité publique a déposé un projet de loi visant à permettre aux victimes de viol, par exemple, d’obtenir les enregistrements des audiences de libération conditionnelle et d’être présentes à ces audiences.
Je voulais faire adopter un amendement que l’opposition officielle jugera, je l’espère, amical. Étant donné que la Commission des libérations conditionnelles du Canada s’est explicitement opposée à autoriser le délinquant à se rendre dans un salon de massage, nous cherchons à modifier la partie a) de la motion.
Je propose donc, appuyé par le député de Fleetwood—Port Kells, que la motion soit modifiée en remplaçant les termes « condamne la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada qui a mené à la mort d’une jeune femme par un détenu alors qu’il était en semi-liberté en janvier de cette année » par « condamne la gestion de ce délinquant, qui peut avoir contribué au meurtre d’une jeune femme ».
Mme Cheryl Gallant: Pourquoi haïssez-vous les femmes?
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