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PCC (ON)
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2020-04-29 16:59 [p.2263]
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Peace River—Westlock.
D'abord, je voudrais dire que, lorsque j'étais jeune, Oshawa était une ville un peu différente. Elle avait la fierté de pouvoir offrir de nombreux bons emplois d'été aux étudiants à l'usine d'assemblage de GM. Je me souviens avoir travaillé pendant huit ans dans cette usine; la paie était bonne, et c'était une expérience formidable. Bon nombre de mes amis qui étudiaient dans d'autres programmes — génie, administration, métiers ou ressources humaines — ont acquis une expérience incroyable dans cette usine.
Comme vous le savez, monsieur le Président, je suis chiropraticien. On pourrait se demander quel genre d'expérience utile à un chiropraticien on peut bien acquérir dans une usine de GM. Ce travail m'a permis de tisser des liens avec les gens de ma collectivité et, lorsqu'ils venaient me voir, de comprendre ce qu'ils vivaient. À la blague, je dis souvent que cette expérience m'est probablement également utile en politique. J'ai déjà dit que je venais à Ottawa pour m'assurer que les politiciens se tiennent droits. Avoir l'occasion de travailler dans sa collectivité est une expérience merveilleuse.
Aujourd'hui, la vie est fort différente à Oshawa, et il n'y a plus autant d'occasions d'emploi. L'usine d'assemblage a fermé. Le secteur automobile offre encore de bons emplois, tout comme les secteurs de la santé et de l'éducation, qui connaissent une certaine croissance, mais ma circonscription compte encore beaucoup d'étudiants, et le projet de loi à l'étude est exactement ce dont ils ont besoin.
Entre l'Ontario Tech University, le campus de la Trent University et le Durham College, Oshawa accueille véritablement des milliers d'étudiants. En 2019, l'Ontario Tech University comptait 10 348 étudiants. Le Durham College compte plus de 13 600 étudiants de niveau postsecondaire et en apprentissage à plein temps, dont plus de 2 000 étudiants étrangers venus de plus de 60 pays, ainsi que des milliers d'étudiants inscrits à des programmes d'études professionnelles, à temps partiel et en ligne. Le campus de la Trent University compte plus de 1 600 étudiants de premier cycle et 41 étudiants des cycles supérieurs. Nos jeunes nous disent que cela va mal pour eux, contrairement aux années précédentes.
Les jeunes veulent la même chose que ce que nous, nous voulions. Ils veulent un emploi; ils ne veulent pas qu'on leur fasse l'aumône. Ils veulent un avenir, de l'expérience, une vie meilleure et des débouchés. J'aime côtoyer les jeunes parce qu'ils m'inspirent vraiment. Ils savent que le Canada est le meilleur pays au monde où vivre et celui qui a le plus fort potentiel.
Ce projet de loi concerne les étudiants et leur avenir. Les étudiants de ma circonscription me disent qu'ils ont besoin d'aide dès maintenant, comme leur famille. Je suis très heureux d'être ici aujourd'hui pour appuyer ce projet de loi. Les conservateurs ont travaillé très dur pour aider le gouvernement à améliorer ces projets de loi et à mettre de meilleurs programmes à la disposition des étudiants et des Canadiens qui en ont besoin.
Les conservateurs ont négocié plusieurs modifications à ce projet de loi, notamment pour exiger que le gouvernement aiguille tous les demandeurs vers le Guichet emplois du Canada et les renseigne sur les emplois offerts avant qu'ils soumettent leur demande, pour exiger un examen parlementaire des dispositions législatives et des prestations, et pour que l'on mette en place une disposition de caducité par voie législative de manière à ce que l'on ne puisse pas étendre les prestations par voie réglementaire et à ce qu'il y ait des comptes à rendre.
Nous sommes conscients que, dans certaines régions du pays, le taux de chômage est extrêmement élevé à cause de cette pandémie, que certains de ces emplois ne sont tout simplement pas accessibles, et qu'il faut donc que les Canadiens et les étudiants obtiennent une aide concrète dès maintenant. En situation normale, les étudiants commenceraient actuellement leur nouvel emploi d'été pour faire des économies en vue de la prochaine année scolaire et pour pouvoir payer leur loyer et l'épicerie.
Les 1 250 $ que les étudiants recevront, dans le cadre de la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants, les aideront à payer leur loyer et l'épicerie, mais cette somme ne leur permettra pas de payer leurs livres et les droits de scolarité en septembre. Il leur faut davantage. Les étudiants doivent pouvoir travailler dans un environnement sain et sécuritaire afin de pouvoir non seulement payer leurs factures, mais aussi acquérir une expérience de travail dans le domaine de leur choix ou même dans un autre secteur où ils pourront acquérir une expérience précieuse.
Ce qui m'encourage, lorsque je parle à des étudiants, c'est qu'ils croient en l'avenir du Canada. Nombre de gens de partout dans le monde viennent étudier au Canada, si bien qu'un jeune d'Oshawa peut se faire de nouveaux amis qui viennent de tous les coins du monde et apprendre en les côtoyant. Tous comprennent l'importance d'acquérir de l'expérience et de saisir les occasions qui leur sont offertes au Canada.
Les étudiants croient aussi au rêve canadien. C'est pourquoi j'aime écouter leurs idées. Le gouvernement a parfois du mal à définir la classe moyenne, mais pas les étudiants à qui j'ai parlé. Ils savent à quoi ils aspirent. Ils souhaitent faire partie de la classe moyenne et contribuer grandement à l'économie canadienne. Ils veulent faire leur part et contribuer à l'avenir du pays. Ils désirent s'établir, poursuivre une carrière, élever une famille, réaliser leurs rêves et s'assurer que le Canada demeure le meilleur pays au monde.
En ce moment, les étudiants souffrent. Ils vivent dans l'incertitude et la crainte, et ce n'est pas uniquement à cause du coronavirus. Ils s'inquiètent pour leur avenir et leur famille. Des étudiants adultes ayant des personnes à charge sont venus me parler. Cette crise les préoccupe. Leurs craintes sont bien réelles. Ils se soucient beaucoup du fait qu'ils doivent payer leurs factures, tout en subvenant aux besoins de leurs enfants. Ils veulent pouvoir terminer leurs études et obtenir un bon emploi dans leur domaine de compétence. Ils souhaitent également pouvoir, s'ils le désirent, se marier, inscrire leurs enfants au hockey ou au volleyball, acheter une maison, acheter une voiture ou partir en vacances une fois par année pour échapper aux rigueurs de l'hiver canadien qui, comme tout le monde le sait, est glacial. Les étudiants savent ce qu'ils veulent. Ils comprennent la définition de la classe moyenne et en quoi consiste le rêve canadien. C'est quelque chose qu'ils savent.
Nous, les conservateurs, voulons améliorer les programmes gouvernementaux en cette période de crise. Nous avons de très bonnes idées, qui ont été présentées à la Chambre aujourd'hui. Nous voulons réaliser des progrès pour aider les étudiants à long terme et de manière efficace. Nous présentons ces idées au gouvernement à des fins d'examen pour contribuer à améliorer les programmes actuels et à en créer de nouveaux.
Donc, en plus du projet de loi, la liste des priorités devrait inclure l'élargissement de la portée du programme Emplois d'été Canada et la mise sur pied d'une base de données centrale. Celle-ci servirait à jumeler les étudiants à des emplois essentiels pour leur permettre d'acquérir de l'expérience et de gagner de l'argent afin de réduire leur endettement. Ce programme devrait accorder la priorité aux emplois dans le secteur agricole. En effet, les gens sont de plus en plus inquiets à propos de la chaîne d'approvisionnement en denrées essentielles, tandis que les agriculteurs ont de plus en plus de difficulté à trouver de la main-d'oeuvre. Parallèlement, nous voulons mettre à contribution nos étudiants de manière efficace pour leur offrir de l'expérience de vie pratique afin de les aider dans leur cheminement professionnel.
Quand on pense à Oshawa, on pense aux automobiles. Je suis très fier de cette tradition, mais beaucoup de personnes ne savent pas que la région de Durham contribue à hauteur de 300 millions de dollars, chaque année, à la production agricole de l'Ontario. En 2017, il y avait 3 400 emplois dans les secteurs forestier, halieutique et cynégétique. La région de Durham compte plus de 200 exploitations agricoles. Celles-ci produisent des aliments de qualité pour les Canadiens. Qu'il s'agisse de bœuf, d'agneau, de miel, de cidre, de fruits, de légumes ou de vins, nous sommes très fiers des produits provenant de la région de Durham.
Nous avons déjà traversé des périodes difficiles, mais parfois celles-ci comportent un élément positif: elles permettent de rapprocher les gens. Je pense que l'idée des conservateurs aidera vraiment les employeurs qui veulent offrir aux étudiants l'expérience dont ils ont besoin, mais qui n'ont pas les moyens de le faire. Notre solution permettra de donner plus d'argent aux étudiants pour que, lorsqu'ils retourneront aux études, à l'automne 2020, ils aient moins de prêts et plus d'argent dans leurs poches.
En fin de compte, même si la Prestation canadienne d'urgence pour étudiants offre une aide à court terme aux étudiants, il est important que les jeunes et les étudiants plus âgés puissent obtenir le soutien dont ils ont besoin en prévision du semestre d'automne 2020, que les cours se donnent en ligne ou dans un environnement légèrement modifié. En élargissant le programme Emplois d'été Canada, on fournirait aux employeurs la main-d'œuvre dont ils ont besoin et on assurerait la chaîne d'approvisionnement tout en mettant plus d'argent dans les poches des étudiants et en leur permettant d'acquérir de l'expérience qui leur servira toute leur vie.
La solution que proposent les conservateurs est avantageuse sur toute la ligne. Elle est avantageuse pour les étudiants, pour les entreprises et pour les Canadiens et nous garantirait donc à tous un avenir dont nous pourrons être fiers.
Je m'attends à ce que mes collègues me posent d'excellentes questions à ce sujet.
Mr. Speaker, I will be sharing my time with the member for Peace River—Westlock.
I wanted to start off by saying that when I was younger, Oshawa was a bit of a different town. Oshawa was proudly able to support many students who were working in good summer jobs at the GM assembly plant. I remember working eight years in that plant, and it was a good wage and a great experience. Many of my friends in different programs, whether engineering, management, trades or labour, gained great experience at that plant.
As you know, Mr. Speaker, I am a chiropractor. One may ask what kind of experience I received working on the floor at GM to be a chiropractor. It has allowed me to connect with my constituents and know what they are going through when they came to see me. I always joke that it even maybe helped me in politics. I have said that I have come to Ottawa to straighten out those politicians. When one gets to work in one's community, it is a wonderful experience.
Today it is a different environment in Oshawa, and there are no longer the same opportunities. We have lost our assembly plant. There are still good opportunities in the auto sector, as well as some growth in health care and education, but students still make up a great part of my constituency and this bill hits home.
Between the Ontario Tech University, Trent University Durham campus and Durham College, Oshawa is home to literally thousands of students. In 2019, Ontario Tech University has a total of 10,348 students. Durham College has more than 13,600 full post-secondary and apprenticeship students, with more than 2,000 students from over 60 countries, along with thousands of students in part-time, professional and online studies. Trent University Durham campus has over 1,600 undergraduate students, with 41 graduate students as well. Unlike years past, I am hearing from our young people that they are hurting.
Young people want the same thing that we wanted. They want a job; they do not want a handout. They want a future, experience, a better life and they want opportunities. I love hanging around young people because they really inspire me. They know Canada is the best country in the world with the best potential and that it is the best place to live.
This bill is about students and their futures. I am hearing from the students in my riding that they are in immediate need, as are their families. I am very happy to be here today to support this bill. Conservatives have been working very hard to help the government to better these bills and make better programs available for students and Canadians who need them.
Conservatives have negotiated several changes to this proposed legislation, which includes requiring the government to connect all applicants to the Canada job bank and providing them with job availability information before applying, requiring parliamentary review of the legislation and benefit and instituting a legislated sunset clause so the benefit could not be extended through regulation and there would be accountability.
We recognize unemployment in some parts of the country is extremely high because of this pandemic and that some of these jobs just are not available, so Canadians and students need real help right now. In normal times, this would be a time when students would be starting their new summer jobs so they could save up for the next school year and pay for their rent and groceries.
While the $1250 that students will be receiving through the Canada emergency student benefit is a step that will help them pay their rent and buy their groceries, it will not place them in a position to pay for their books and tuition come September. They need more. Students need to be able to work in a safe, sanitary environment that will not only pay their bills but also give them experience in their chosen field or even in a field that gives them valuable experience.
What energizes me when I talk to students is that students believe in the future of Canada. Many students come here from all over the world, and a kid in Oshawa can make new friends and learn from friends who come from all parts of the world. They all understand the importance of experience and the potential that Canada offers these students.
Students also believe in the Canadian dream. That is why I love listening to their ideas. The government sometimes has a difficult time defining what the middle class is, but the students I have talked to know what that means. They know what they are aiming for. They want to join the middle class and contribute in a significant way to the Canadian economy. Students want to do their part. They want to contribute to Canada's future. They want to settle down, pursue their careers, raise their families, reach for their dreams and help continue to make Canada the best country in the world.
Right now students are hurting. There is uncertainty. There is fear. It is not just about the COVID virus; they are worried about their future and their families. I have been hearing from mature students with dependants. They have concerns with this ongoing crisis. This is real. They are very concerned about paying their bills while also taking care of their kids. They want to be able to graduate and get a good job in their field, and, if they want, get married, pay for their kids' hockey or volleyball, buy a house, buy a car or go on vacation once a year to get away from our famously frigid Canadian winters. Students know what they want. They understand the definition of middle class and what a Canadian dream is. Students know this.
As Conservatives, we want to help improve these government programs in these trying times. We have some really good ideas, which we have heard in the House today. We want to put them forward to help students in the long term and in an effective way. We offer these ideas for the government's consideration, and we want to help it develop and improve its programs.
Therefore, along with this bill, there should be a priority to expand the Canada summers job program and create a central database to ensure that these critical jobs are filled and students not only receive valuable experience, but limit their student debt by making more money during the summer. This program should focus on jobs in the agricultural sector, because we are hearing more and more concerns about our critical supply chains and the difficulty people in our agricultural sector are having in getting the labour they need. At the same time, we want to put our students to work in a helpful and meaningful way that gives them practical life experience, which can also be valuable for their future careers.
When people think of Oshawa, they think about cars. I am really proud of that history, but many people do not realize that the Durham region adds $300 million every single year to Ontario's farm production. In 2017, there were 3,400 jobs in the forestry, fishing and hunting sectors. There are over 200 farms in the Durham region. These farms produce high-quality food for Canadians. Whether it is beef, lamb, honey, cider, fruit, vegetables or wine, we are very proud of the products we produce in the Durham region.
We have been hit with hard times before, but sometimes the hard times have a silver lining: They bring people together. I think our Conservative idea will really help benefit employers who are looking to give those students the experience they need but maybe cannot afford it right now. It will give students more money so that when they get back to school in the fall of 2020, they will have fewer loans and more money in their pockets.
In the end, although the Canada emergency student benefit provides assistance to students in the short term, it is important that our young people and mature students are able to get the supports they need so they can be prepared for the opening of the fall 2020 semester, whether it is online or in a slightly modified environment. This can be done by expanding the Canada summer jobs program so employers can get the help they need and supply chains can be secure, all while putting more money in the pockets of students and giving them experience that will last a lifetime.
What the Conservatives want to do is offer Canadians a win-win-win. The program we are offering gives students a win, businesses a win and Canadians a win. When Canadians, students and businesses win, it ensures we all have a future we can be proud of.
I anticipate some great questions from my colleagues on this.
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