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Lib. (QC)
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2020-05-26 11:56 [p.2415]
Monsieur le Président, c'est pour moi un honneur de prendre la parole à la Chambre des communes au sujet de la question dont nous sommes saisis, à savoir comment nous organiserons les séances du Parlement à venir dans ce contexte de pandémie.
Je n'ai sûrement pas besoin de rappeler aux députés à la Chambre que nous traversons une période exceptionnelle. Alors que nous nous prononçons sur la manière dont nous nous réunirons à l'avenir, nous devrons être soucieux de l'exemple que nous donnons aux Canadiens et des messages que nous leur véhiculons.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais remercier sincèrement le greffier de la Chambre des communes et toute l'équipe administrative de l'excellent travail qu'ils font pour nous présenter différentes options afin que nous puissions continuer de nous réunir et d'effectuer nos travaux pendant la pandémie de COVID-19.
Nul besoin de rappeler que nous vivons une période extraordinaire. Avant de parler de la substance de mes remarques, j'aimerais tout d'abord adresser mes plus sincères remerciements aux membres de la sécurité, de l'Administration de la Chambre des communes et à tout le personnel de la Chambre. Ceux-ci se joignent aux centaines de milliers de Canadiens qui continuent à travailler dans nos secteurs essentiels. Que ce soit dans nos CHSLD, nos dépanneurs, nos pharmacies ou nos hôpitaux, leur dévouement permet de continuer à faire rouler notre société.
Pour en venir maintenant à la discussion sur les prochaines étapes à suivre pour la tenue de nos séances à l’avenir, les arguments que font valoir mes collègues d’en face me laissent un peu perplexe. Je me permets encore une fois de préciser pour les Canadiens que les députés se réunissent, que les ministres rendent des comptes et qu’ils répondent aux questions. De fait, en l'espace de seulement trois jours, les députés ont posé plus de 300 questions, et le gouvernement y a répondu. Par comparaison, en temps normal, lorsque la Chambre siège pendant cinq jours, les députés ont la possibilité de poser, en moyenne, environ 190 questions.
Pendant le débat d'hier sur la motion dont nous avons été saisis, j’en suis venue à comprendre que la reddition de comptes, qui continuera indéniablement d’exister aux termes de la proposition dont la Chambre a été saisie, n'est pas ce qui pose problème aux conservateurs. Ils font plutôt valoir que les députés doivent être assis dans leur siège, en suivant le règlement habituel, pour avoir l’impression de travailler.
Je suis une députée de relativement fraîche date. En effet, j’ai été élue il y a un peu plus d'un an seulement, et c’est peut-être pour cette raison que je vois les choses un peu différemment de mes collègues. En ce qui me concerne, il n’y a rien de plus important que le travail que j’accomplis dans ma circonscription, au service de mes concitoyens.
Pour ma part, et c’est probablement le cas de nombreux autres députés, je travaille 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 — littéralement 7 jours par semaine — de très tôt le matin jusqu’à très tôt le lendemain matin. Je parle avec des aînés dans des établissements de soins de longue durée qui sont préoccupés par leur santé et leur sécurité. Je m’entretiens avec des personnes qui aimeraient bien comprendre comment avoir accès à la prestation d’urgence de 2 000 $ par mois que plus de huit millions de Canadiens ont demandée et reçue. Je parle aussi avec des mères qui demandent de l’aide pour ramener au pays un enfant se trouvant à l’étranger dans le cadre d’un programme d’échange. Je discute avec des étudiants qui prennent contact avec un député pour la toute première fois de leur existence parce qu'ils veulent discuter des mesures que nous avons mises en place pour leur venir en aide et de leurs perspectives d’emploi cet été. Je trouve que c’est un travail important.
Dans quelle mesure est-ce important que les organismes de bienfaisance ou à but non lucratif qui viennent en aide aux populations vulnérables, en donnant littéralement de quoi manger aux familles qui en ont besoin, reçoivent un financement de l'État? C’est essentiel, et nous sommes ici pour les soutenir.
Nos organismes locaux travaillent fort. Je pense notamment à la cafétéria communautaire MultiCaf, à Côte-des-Neiges, au Refuge Le Chaînon, qui vient en aide aux femmes vulnérables, à la Mission communautaire Mile-End, qui offre à manger aux résidants dans l'est de ma circonscription, à Jeunesse au soleil , qui fait un travail colossal afin de livrer de la nourriture partout à Montréal, et à bien d'autres. Je travaille sans relâche pour épauler nos organismes de bienfaisance à Outremont, à Côte-des-Neiges et dans le Mile-End.
On assiste à des choses extraordinaires. Il y a même des nouveaux organismes qui apparaissent en réponse à la crise actuelle. Le travail d'un député est de les appuyer. La Fondation Aide Outremont COVID-19 fait un travail extraordinaire pour soutenir nos résidants âgés et vulnérables. Cette magnifique équipe constituée de bénévoles du quartier a déjà effectué des centaines et des centaines de livraisons d'épiceries et de médicaments.
À titre de secrétaire parlementaire de la ministre de la Petite Entreprise, au cours des 10 dernières semaines, j’ai parlé à des milliers d’entrepreneurs de ma circonscription et d'ailleurs au pays. Ils avaient besoin de discuter avec un membre du gouvernement. Ils avaient besoin de réponses, et, pour ma part, je me devais de les écouter jusqu’au bout.
Le travail que nous accomplissons avec le secteur privé et les propriétaires d’entreprises est justement ce qui a permis d’apporter les ajustements et les modifications nécessaires aux programmes d’aide. Les commentaires que j’ai reçus jusqu’ici à la suite de tous ces appels et de toutes ces réunions virtuelles, ce sont: « Ouah, merci. Merci d’être à notre écoute. Merci d’être là. Merci de travailler pour nous. » C’est la raison d’être d’un gouvernement.
Le travail que nous accomplissons au service des Canadiens dans notre circonscription respective est absolument nécessaire. C'est insultant pour moi, et aussi pour les Canadiens, de laisser entendre que nous ne travaillons pas lorsque notre derrière n'est pas bien calé dans notre fauteuil. Je trouvais important de mettre les points sur les i pour le compte rendu.
Je vais maintenant vous donner plus de détails sur ce que nous proposons. Notre proposition nous permettrait de poursuivre ce travail important dans nos circonscriptions. Nous pourrions nous réunir dans cette enceinte tout en respectant la distanciation physique et d’autres consignes de santé et de sécurité, et les députés de toutes les régions du pays pourraient participer virtuellement à ces séances et, surtout, nous pourrions continuer à rendre compte aux députés de l’opposition et à répondre à leurs questions.
Je vais entrer un peu dans les détails de l'approche proposée d'un modèle hybride. Pour les députés qui sont présents physiquement à la Chambre, il n'y aura aucun changement et l'expérience sera la même que lors d'une séance normale. Les députés seront en mesure d'entendre leurs collègues participant de manière virtuelle en utilisant l'oreillette et pourront les voir sur deux écrans installés de chaque côté du fauteuil du Président.
Pour les députés participant virtuellement, l'accès aux débats de la Chambre se fera au moyen d'une plateforme de vidéoconférence en ligne très facile à utiliser qui est intégrée dans l'infrastructure et dans les systèmes préexistants de la Chambre des communes. Quand les députés participeront par vidéoconférence, ils seront en mesure d'assister aux affaires se déroulant à la Chambre lorsque les autres députés auront la parole. Ils auront aussi accès à une vidéo de leurs collègues participant virtuellement. En tout temps, tous les députés auront accès à l'interprétation simultanée et tous les députés, y compris ceux qui participent par vidéoconférence, pourront s'adresser à la Chambre pendant les débats ou faire un rappel au Règlement.
Après que le modèle des séances hybrides de la Chambre eut été établi, l'Administration de la Chambre a effectué une simulation du déroulement du débat, et les résultats ont été excellents. En conséquence, le Président de la Chambre a écrit aux leaders de la Chambre pour les aviser que le modèle hybride pouvait être utilisé.
En créant un modèle de séances hybrides, l’Administration de la Chambre a pu examiner les différentes solutions que d’autres assemblées législatives au Canada et dans le monde ont adoptées pour relever les défis inhérents à cette pandémie, tout en veillant à ce que les affaires parlementaires urgentes soient traitées. En particulier, l’Administration a consulté 30 parlements et collaboré de près avec plusieurs assemblées législatives dont les besoins étaient similaires. Cette collaboration a consisté entre autres à tester des solutions et à partager quotidiennement des stratégies opérationnelles, des expériences et des résultats.
En plus de collaborer avec d’autres assemblées législatives, l’Administration a mené une vaste étude de marché indépendante et travaillé avec des chefs de file de l’industrie et des partenaires internationaux de la sécurité nationale. Dans le cadre de la collaboration avec ces partenaires, l’Administration s’est fixé pour objectif de veiller à ce que la diffusion d’une séance se fasse sans accroc et que la couverture publique demeure d’excellente qualité. C’est la proposition que nous présentons.
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