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PCC (QC)
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2020-06-17 17:10 [p.2510]
Monsieur le Président, je tiens à remercier ma collègue d'Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill de son travail.
C'est une très mauvaise journée pour le Canada. Le premier ministre, qui a joué sa réputation, celle du Canada, et qui a placé toutes ses billes diplomatiques pour obtenir un siège au Conseil de sécurité de l'ONU, a perdu son pari. Après avoir dépensé des millions de dollars des contribuables, après avoir tenté de convaincre des dictateurs de partout dans le monde d'appuyer le Canada et après avoir mis de côté des valeurs canadiennes très importantes de protection des droits et des libertés et de protection des personnes homosexuelles, le premier ministre a démontré au monde le peu d'influence qu'il a eu sur l'issue de ce vote.
Très malheureusement, le premier ministre doit assumer lui-même cet échec. Je ne veux pas que cet échec soit mis sur le dos de l'ensemble des Canadiens et des Canadiennes, parce que c'est vrai que les Canadiens et les Canadiennes sont bien vus partout dans le monde. Le Canada est un bon pays dont tout le monde peut être fier. Malheureusement, le premier ministre, par ses agissements, par sa politique étrangère pleine de trous, a fait en sorte qu'aujourd'hui on obtient le résultat de toutes ces années lors desquelles il nous a fait honte sur la scène internationale.
Je peux rappeler quelques situations. Il a réussi à confondre le Japon et la Chine lors d'une rencontre qui était très importante. Le premier ministre a embarrassé nos alliés lors de la signature du Partenariat transpacifique. Je me souviens très bien des images. Il y avait les chefs de tous les pays signataires du Partenariat transpacifique qui attendaient le premier ministre du Canada pour une séance de signature très importante. Le premier ministre du Canada ne s'est jamais montré à cette fameuse séance de signature. Il a échoué lamentablement à représenter les intérêts du Canada en Chine.
J'étais à l'époque porte-parole en matière d'agriculture et je peux dire que c'était absolument lamentable de voir le peu d'énergie que le Canada mettait afin de trouver une solution. On travaillait très fort, on mettait en place des comités, mais jamais le premier ministre n'a voulu défendre lui-même les producteurs canadiens qui étaient pris dans cette situation. Est-ce que je dois prendre quelques minutes pour rappeler aux gens le désastreux voyage en Inde?
C'est un voyage qui a fait parler de lui partout dans le monde. Partout, les gens parlaient de notre premier ministre et de son voyage en Inde, et pas pour les bonnes raisons, malheureusement. Cela a été le début de la fin de la petite période de grâce, de la lune de miel qu'avait le premier ministre du Canada avec la diplomatie internationale. Quand on l'a vu agir en Inde, plusieurs pays ont décidé de tourner le dos à ce premier ministre, qui accorde plus d'importance à l'image qu'aux intérêts et aux valeurs de son propre pays.
Alors qu'il a fait la promotion du Canada sur toutes les tribunes en disant que le Canada allait jouer un rôle important au sein de l'ONU pour la protection des personnes et des pays qui ont de la difficulté, le Canada s'est déjà retiré d'une mission de Casques bleus au Mali à laquelle on lui avait demandé de participer. On ne sait pas pourquoi.
En ce qui a trait à nos relations avec les États-Unis, est-il utile de rappeler les concessions qui ont été faites au détriment de l'industrie laitière et l'incapacité de trouver des solutions acceptables dans le dossier du bois d'œuvre? On n'a pas été capable de l'inclure. On a mis cela de côté et on a encore des problèmes aujourd'hui. On n'a pas réussi à régler cette situation. Pendant les négociations, on n'a pas réussi à convenir d'une belle entente pour protéger les travailleurs de l'aluminium canadiens. C'est échec, sur échec, sur échec. Le Canada a perdu ce vote, pas parce que le Canada est le Canada. Je ne veux surtout pas que les Canadiens pensent que cette défaite est la leur. Cette défaite est celle du premier ministre lui-même, qui a placé toutes ses billes, tout son poids et l'argent des contribuables canadiens et qui a mis de côté les valeurs canadiennes pour parler avec des dictateurs du Qatar, d'Oman, du Rwanda et de l'Ouganda pendant la période de la pandémie, au lieu de défendre les valeurs canadiennes auprès de ces pays.
C'est beau de vouloir un siège au Conseil de sécurité de l'ONU, mais c'est beau aussi de se tenir debout pour les valeurs canadiennes. On a vu ce que cela coûte quand on met de côté ses valeurs et ce à quoi on croit et quand on utilise l'argent des contribuables canadiens pour faire sa propre promotion. Nos pays alliés ont tourné le dos au Canada. Voilà ce qui est arrivé.
Sur la scène internationale, nous voulons pouvoir établir une relation de confiance avec les pays. Or certains pays qui veulent négocier sur la scène internationale et qui tentent de pousser un peu plus loin la machine essaient d'abord avec le Canada, puisqu'ils savent que le Canada ne réagira pas. On a vu cela dans le cas de la Chine, de l'Italie dans le dossier du blé dur et de l'Inde. Cet échec est celui du premier ministre et nous sommes extrêmement déçus aujourd'hui que cette défaite rejaillisse sur la réputation internationale du Canada.
La ministre du Développement international regrette-t-elle d'avoir mis la réputation du Canada en jeu, d'avoir abandonné les valeurs canadiennes et d'avoir fait qu’aujourd'hui, le Canada n’est plus vu comme étant le pays à consulter? Elle a mis toutes ses billes dans le processus pour obtenir un siège au Conseil de sécurité de l'ONU. On constate aujourd'hui le résultat: le Canada a terminé troisième.
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