Madame la présidente, la question du secrétaire parlementaire traduisait une réflexion très poussée. Personne ne sera surpris, à la Chambre, de ce que je sois en accord total avec lui.
Depuis plus de 50 ans, depuis que la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada a demandé instamment au gouvernement de mettre en place un système universel d'apprentissage et de garde des jeunes enfants, cette cause est désormais défendue par les féministes du pays tout entier. Ce qui est différent aujourd'hui, je crois, c'est que l'on reconnaît pleinement dans notre pays, et dans le monde entier en fait, qu'un système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants est aussi essentiel d'un point de vue économique pour stimuler la croissance.
Aujourd'hui, nous avons la chance d'avoir parmi nous le sous-ministre des Finances, Michael Sabia. Le sous-ministre Sabia et son équipe ont calculé que la mise en place d'un système universel d'apprentissage et de garde des jeunes enfants partout au Canada stimulera la croissance économique bien plus qu'aucune autre politique mise en œuvre par le Canada depuis l'ALENA, et la croissance augmentera de plus de 1,2 %.
En terminant, j'aimerais saluer de nouveau les femmes et les féministes du Québec, qui ont démontré au reste du Canada ce que l'on peut faire et ce que l'on doit faire.