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PCC (ON)
propose:
Que, étant donné que,
(i) les Canadiens connaissent actuellement des temps d’attente inacceptables dans les aéroports du Canada, même si ceux-ci fonctionnent toujours à capacité réduite,
(ii) selon plusieurs experts, les restrictions actuellement en vigueur sont inefficaces et ajoutent aux retards, aux coûts, à la confusion générale et aux pénuries de main-d’œuvre,
(iii) les alliés du Canada ont commencé à lever les restrictions associées à la COVID-19 dans les aéroports et les autres points d’entrée,
(iv) le Canada perd des occasions d’affaires et des débouchés économiques,
la Chambre demande au gouvernement de rétablir immédiatement les règles et les niveaux de service qui étaient en vigueur avant la pandémie en ce qui concerne les voyages.
— Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Mégantic—L'Érable.
C'est toujours pour moi un honneur d'intervenir au nom de mes concitoyens de Thornhill.
Il y a plus de deux ans maintenant, de nombreuses activités de la vie normale, notamment les voyages, ont été complètement paralysées. Partout dans le monde, des pays ont fermé les frontières, les aéroports et à peu près tout, et ces mesures s'imposaient. Le monde était confronté à un nouveau virus au sujet duquel nous ne savions que très peu de choses. Il fallait réagir de cette façon jusqu'à ce que nous trouvions le moyen de vivre avec la COVID. De telles restrictions s'imposaient tant que nous n'en saurions pas davantage.
Il y a deux ans, tous nos alliés étaient dans la même situation. Tous, y compris le Canada, ont fermé leurs frontières et ont imposé des restrictions. Aujourd'hui, les choses ont changé. Des pays, partout dans le monde, ont levé les restrictions et les exigences relatives à la vaccination. Le Canada n'est plus sur la même longueur d'onde que le reste du monde. Le Canada est en marge. Nous savons que la plupart des gouvernements fondent leurs décisions sur les données scientifiques, les études et les recommandations des experts. Tous les alliés du Canada lèvent les restrictions; ils ne peuvent pas tous faire fausse route. Les données scientifiques sont les mêmes partout, y compris au Canada.
Nous pourrions peut-être comprendre le processus de réflexion du gouvernement à ce sujet s’il nous faisait part des conseils qu’il a reçus et de la date à laquelle il les a reçus des experts qui, selon lui, lui ont donné ces conseils. Cependant, il refuse de dire aux Canadiens quels paramètres il utilise, de quel plan il s'inspire et sur quelles preuves ces règles sont fondées. En fait, nous n’avons pas été en mesure de trouver quelqu’un qui ait dit au gouvernement de maintenir en place les anciennes restrictions en matière de santé et les atteintes aux droits à la libre circulation. Cela nous amène à croire, de ce côté-ci de la Chambre, qu’il n’y a pas de preuves, qu’il n’y a pas de paramètres et qu’il n’y a pas de bonne raison, si ce n’est la volonté idéologique de punir ceux qui ne sont pas d’accord avec le gouvernement.
Non seulement ces restrictions sont vindicatives et discriminatoires, ce que nous avons beaucoup dit ici parce que c’est vrai, mais elles provoquent le chaos dans nos aéroports, ce qui devrait inquiéter la Chambre et le ministre des Transports. Nous avons tous vu des photos de passagers faisant la queue pendant des heures, sans aucune chance d'attraper leur vol à temps. Ils attendent sur le tarmac, puis sont dirigés vers une file d’attente qui dépasse la taille de l’aérogare ou du hall de l’ASFC. Les délais de traitement des passagers ont quadruplé, et en comité, cette semaine, des experts de l’industrie nous ont dit directement que ces restrictions et ces exigences sont, en partie, à blâmer.
Nos aéroports sont célèbres pour toutes les mauvaises raisons, et nous pouvons remédier à cela aujourd’hui, du moins, en partie. Le monde s’ouvre et les gens voyagent enfin, ce qui est une bonne chose. Les entreprises prospèrent à nouveau. Le Canada devrait être une destination de calibre mondial où les gens peuvent travailler et se divertir, mais que voient les gens de l'étranger? Ils voient de longues files d’attente, le chaos et un endroit dont ils ne veulent rien savoir. Ils voient des restrictions liées à la COVID que leurs pays ont supprimées depuis des mois. Ils voient des files d’attente qui durent plus longtemps que les vols eux-mêmes. Ils voient un grand panneau au néon à la frontière indiquant que le Canada est fermé pour les affaires. Ils choisiront d’aller ailleurs.
La chambre de commerce de la région de Toronto a déclaré qu’environ 50 % des voyageurs à l’aéroport Pearson, l'aéroport de ma région et celui du ministre des Transports, puisque c'est l'aéroport où il se rend le plus souvent, ont subi des « retards importants » la semaine dernière. Comment cela peut-il créer une bonne première impression? Notre secteur du tourisme, nos petites entreprises et notre pays ne peuvent supporter cela.
Cela fait deux longues années. Ces entreprises ont besoin de toute l’aide qu’elles peuvent obtenir, et il ne s’agit pas seulement d’argent. Il s’agit du gagne-pain de personnes, de leurs années de dur labeur et des économies de toute une vie. Il est tout simplement hypocrite de la part du gouvernement de prétendre qu’il soutient les entreprises alors qu’il continue à s’entêter et à défendre des mesures qui touchent maintenant tout le monde, et pas seulement ceux qui s’opposaient à ses vues au départ. La Chambre de commerce du Canada, les associations touristiques, le Conseil des aéroports du Canada et maintenant les médecins ont tous demandé la fin des restrictions aux frontières, des exigences liées à la vaccination et de l’application ArriveCAN qui ne fonctionne plus. Ils veulent simplement retrouver leur gagne-pain.
Il y a une grave pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur, nous le savons, et si le ministre blâme les voyageurs en disant qu’ils ont perdu l’habitude des voyages, nous savons que le problème vient en partie de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, qui relève de sa compétence. Parmi les agents de sécurité qui ont perdu leur emploi pendant la pandémie, 10 à 30 % n’ont jamais été remplacés.
Il est certain qu’une salle pleine de gens, dont beaucoup utilisent régulièrement les aéroports, l’amènerait à faire preuve d’une once d’humilité et à écouter, au lieu de répéter des pratiques dépassées et des points de discussion encore plus dépassés.
L’aéroport d’Ottawa a besoin à lui seul de 350 employés pour fonctionner correctement. À l’heure actuelle, il y en a 172 qui sont pleinement formés et autorisés. C’est moins de 50 %. Dans tous les sens du terme, c’est un échec, et on le voyait venir.
Les Canadiens doivent savoir que l’ACSTA est un modèle d’utilisateur-payeur. Cela signifie que ceux qui l’utilisent paient pour elle. Il ne s’agit pas d’une agence gouvernementale ordinaire. Elle devrait être la meilleure.
Le gouvernement fait des profits sur le dos des voyageurs. Qu’est-ce que les voyageurs achètent avec leur argent? Ils achètent des files d’attente plus longues, des contrôles parmi les plus archaïques du monde occidental et des vols manqués. Au Canada, les compagnies aériennes sont punies pour les retards et le mauvais service, mais quelle est la responsabilité du gouvernement lorsqu’il est responsable?
Même le président de l’ASPC a dit aux transporteurs et aux aéroports qu’il supprimerait les tests dans les aéroports en janvier. Nous sommes en mai. Au lieu de cela, le gouvernement a lancé une nouvelle consultation sur la stratégie cette semaine. Je ne peux imaginer un recours plus inutile dans ce contexte: un gouvernement qui ne peut pas fournir des services qui ont déjà été payés par le voyageur va élaborer une stratégie pour des personnes qu’il a déjà punies et blâmées.
Les travailleurs qui n’ont pas encore été licenciés sont eux aussi victimes de cette incompétence. Ils sont obligés de garder des familles dans des avions par une température de 30 degrés Celsius. Il y a plus d’indignation lorsqu’un chien est trouvé enfermé dans une voiture en été dans le stationnement d’un Costco.
Pourquoi les libéraux n’écoutent-ils pas? Nous savons qu’ils ont du mal à accepter la diversité de pensée et les points de vue différents, mais sont-ils sérieusement assez vindicatifs pour continuer à laisser notre économie souffrir, juste pour prouver quelque chose?
Une voix: Oh, oh!
Mme Melissa Lantsman: Ils en rient, monsieur le Président. Nous entendons les députés d'en face rire de la souffrance des Canadiens.
Les voix que notre parti fait entendre à la Chambre chaque jour peuvent sembler étrangères à ceux qui rient de l’autre côté de la Chambre. Ce ne sont pas des étrangers.
Certains députés oublient que ceux qu’ils ont ostracisés, ceux qu’ils continuent de dénigrer et de mépriser activement, sont aussi des personnes. Ce sont des parents et des grands-parents, des infirmières et des gens de métier. Ce sont des Canadiens ordinaires que nous connaissons dans nos collectivités. Ils ont raté des anniversaires, des mariages, des fêtes et des funérailles. Ils souffrent. Maintenant, la croisade idéologique qui les vise touche tout le monde. Elle touche tous ceux qui ont fait tout ce qu’on leur a demandé de faire pendant cette pandémie.
Les exigences relatives à la vaccination imposées par le gouvernement fédéral ne limitent pas seulement les voyages. Ils restreignent aussi notre main-d’œuvre.
Le ministre des Transports a reconnu que les problèmes que nous observons dans les aéroports ne seront pas résolus immédiatement. Certains disent que ces retards et ces longues files d’attente pourraient durer jusqu’à Noël, voire plus tard.
Nous ne disons pas que la suppression des restrictions est une solution miracle. Elle ne résoudra pas tous les problèmes du jour au lendemain, mais il est certain que les compagnies aériennes, les associations, les syndicats, les chambres de commerce, les entreprises et maintenant les médecins ne peuvent pas tous se tromper en affirmant que ces restrictions provoquent des retards. Nous leur devons de les soutenir après deux années de fermetures et de confinements dans ce pays.
Nous devons à nos électeurs d’écouter leurs préoccupations. Nous le devons aux millions de Canadiens en difficulté qui veulent simplement voir leur économie rouvrir et qui veulent recommencer à recevoir de vrais chèques de paie. Nous devons aux voyageurs de leur permettre enfin de voyager rapidement et facilement. Nous le devons à tous ceux qui vivent dans ce pays et à tous ceux qui viennent dans ce pays.
Le gouvernement fait sûrement assez confiance aux Canadiens pour leur permettre de voyager librement. Les députés veulent assurément que notre économie reprenne des forces. Ils veulent certainement soutenir notre secteur touristique et nos petites entreprises. Par conséquent, ils voteront naturellement avec notre parti pour lever les exigences relatives à la vaccination, mettre fin aux restrictions et revenir immédiatement aux règles et aux niveaux de service prépandémiques pour les voyages. Notre économie en dépend.
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