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Lib. (MB)
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2020-10-30 10:03 [p.1469]
Madame la Présidente, je peux dire que presque depuis son arrivée à la tête du Parti libéral, le chef du parti, qui est maintenant le premier ministre, fait des peuples autochtones une priorité: l'établissement d'une relation de nation à nation est l'un de ses plus forts engagements.
En réfléchissant à ce que le gouvernement est parvenu à accomplir ces dernières années, nous pouvons tous reconnaître les précieuses contributions que les députés de tous les partis ont faites, en tant que législateurs, dans ce dossier très important. Les députés connaissent très bien les appels à l'action par rapport à la réconciliation. Il y a 94 appels à l'action qui demandent aux gouvernements et à d'autres organismes de faire ce qu'ils peuvent pour faire progresser le processus de réconciliation.
Le projet de loi dont nous débattons aujourd'hui, et dont nous sommes saisis depuis quelques jours, s'inscrit directement dans ce cadre. Il répond à l'un des appels à l'action. J'encourage tous les députés à envisager sérieusement d'appuyer cette mesure législative.
J'ai eu la possibilité d'être le député Winnipeg-Nord; je le suis et j'en suis très fier. La population y est intéressante et diversifiée. L'une des communautés les plus grandes et qui croît le plus est celle des Autochtones, qui représentent entre 18 à 22 % de la population, à peu près, voire plus dans certains secteurs de ma circonscription. J'aime à croire que la collectivité de Winnipeg-Nord souhaite, pour son avenir et partout où c'est possible, promouvoir la réconciliation en prenant les mesures nécessaires pour assurer une plus grande harmonie dans notre société.
Nous avons une collectivité très belle et diversifiée. J'estime personnellement que le projet de loi dont nous débattons aujourd'hui sera très utile. Le Canada, quelle que soit la région ou la personne qui la représente au Parlement, bénéficiera de la désignation de ce jour férié.
J'ai décidé de citer certaines observations faites par des résidants de ma circonscription — je ne fais pas cela très souvent —à propos de ce projet de loi. Je vais présenter les propos tenus par deux personnes ayant des racines autochtones. J'ai indiqué que j'allais discuter du projet de loi C-5 et de la nécessité d'avoir un jour férié et je leur ai demandé ce qu'ils en pensaient. Je vais vous lire certains des commentaires qui m'ont été faits.
J'aimerais vous lire un message que j'ai reçu d'une personne de ma circonscription qui dit ceci: « En tant que parents, nous parlons à nos enfants de la fée des dents et du père Noël, mais lorsqu'ils grandissent, nos enfants finissent par se rendre compte qu'il s'agit d'histoires fictives inventées de toutes pièces. Comparons cela au phénomène du racisme et à l'ignorance de certains Canadiens au sujet des pensionnats — les écoles réservées aux Indiens — et des traités qui ont été négociés avec mon peuple, qui constituent le fondement juridique du Canada. Cette méconnaissance fait en sorte que de nombreux enfants canadiens grandissent en apprenant une version erronée de l'histoire et deviennent ensuite des adultes intolérants, comme ceux qu'on peut voir dans les hôpitaux au Québec ou sur les quais de pêche en Nouvelle-Écosse. L'éducation est la seule solution pour parvenir à la compréhension, et la compréhension est la bête noire du racisme et des faussetés. Le 30 septembre devrait être un jour axé sur la culture, la langue, l'histoire, la compréhension, la vérité et le processus de réconciliation, à l'occasion duquel tous les Canadiens réfléchissent à la vraie histoire du pays et à toutes les épreuves que doivent encore surmonter les Autochtones. »
Une autre personne de ma circonscription, une mère d'origine autochtone, cette fois, m'a envoyé ceci. Elle dit: « Comme le dit le rapport de la Commission de vérité et réconciliation, la réconciliation doit inspirer les Autochtones et les non-Autochtones à transformer la société canadienne afin que nos enfants et nos petits-enfants puissent vivre ensemble dans la paix, la dignité et la prospérité sur ces terres que nous partageons. Imaginons les possibilités pour les familles, les particuliers et les entreprises d'approfondir leur compréhension et de réaliser des progrès vers la réconciliation, puis de transmettre cela d'une génération à l'autre. Imaginons les événements qui seraient organisés dans les collectivités d'un océan à l'autre. La réconciliation est la responsabilité de tous les Canadiens. On ne peut se fier uniquement à certains secteurs, tel qu'à l'enseignement dans les écoles, pour y parvenir. Cela ne suffit pas. En tant que gouvernement et en tant que Canadiens, à titre individuel et collectif, nous devons, en partenariat avec les peuples autochtones, honorer l'esprit et l'intention de l'appel à l'action numéro 80 et établir comme jour férié une journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
J'ajoute une brève citation de sa fille de 12 ans dont la grand-mère, soit dit en passant, a fréquenté un pensionnat. Elle dit: « Ce serait tellement mieux si tout le monde pouvait participer plutôt que de souligner la Journée du chandail orange à l'école seulement. »
La Commission de vérité et réconciliation du Canada a mené un examen public exhaustif de ce que nous devons faire en cette période de l'histoire du Canada où il est vraiment important de faire amende honorable. La Commission de vérité et réconciliation a produit 94 recommandations. De ces 94 recommandations, 76 sont, au moins en partie, du ressort du fédéral. Au cours des dernières années, le gouvernement, avec l'appui d'autres partis, s'est notamment occupé de questions relatives aux langues et au bien-être des enfants. Des mesures budgétaires ont été adoptées pour appuyer les principes de la réconciliation sous différentes formes.
L'appel à l'action dont il est question aujourd'hui est l'appel à l'action no 80. Je vais citer les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation:
Nous demandons au gouvernement fédéral d’établir comme jour férié, en collaboration avec les peuples autochtones, une journée nationale de la vérité et de la réconciliation pour honorer les survivants, leurs familles et leurs collectivités et s’assurer que la commémoration de l’histoire et des séquelles des pensionnats demeure un élément essentiel du processus de réconciliation.
Que ce soit en raison des remarques de mes concitoyens ou des appels à l'action, ce sont de bonnes raisons pour les députés de reconnaître l'importance d'un tel jour férié. Ils l'ont fait pour diverses communautés. Il n'y a pas si longtemps, je réclamais la désignation de juin comme le Mois du patrimoine philippin, et je demandais aux députés de reconnaître le mois d'avril comme le Mois du patrimoine sikh. À bien des reprises, je suis intervenu pour souligner l'importance de désigner des jours, des semaines ou des mois pour célébrer le patrimoine des communautés.
Nous croyons qu'il faut instaurer un jour férié pour reconnaître la gravité réelle de ce qui s'est produit afin de pouvoir aller de l'avant, prendre part au processus de réconciliation de manière positive, réfléchir aux nombreux discours prononcés ici sur la grande diversité de notre pays, ainsi que comprendre et apprécier à sa juste valeur ce que le projet de loi  C-5 nous offre à tous. Nous avons aujourd'hui l'occasion d'envoyer un message fort et percutant aux peuples autochtones canadiens.
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PCC (AB)
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2020-10-30 10:13 [p.1470]
Madame la Présidente, je dirais que cette question jouit d'un soutien pratiquement unanime.
Je me questionne cependant sur certaines autres questions qui faisaient partie du rapport de la Commission de vérité et réconciliation, ainsi que sur la relation que nous entretenons avec les peuples autochtones au pays.
Je viens d'une circonscription où l'on retrouve 14 communautés autochtones dans le Nord de l'Alberta. Une des frustrations qu'on me rapporte souvent concerne les membres des bandes qui vivent hors des réserves. On se demande comment ils peuvent s'intégrer à ceux qui vivent dans les réserves et pourquoi des services qui sont offerts dans les réserves ne le sont pas nécessairement hors de celles-ci. Voilà le genre de questions qu'on me pose.
J'ai récemment rencontré Denise, une résidante de ma circonscription, qui a abordé le sujet. Elle se dit frustrée que la Loi sur la transparence financière des Premières Nations ne soit pas appliquée. Sa communauté est récemment parvenue à une entente en matière d'agriculture, mais elle ne sait pas comment l'argent est utilisé. Elle aimerait vraiment savoir si les libéraux ont l'intention d'appliquer la Loi sur la transparence financière des Premières Nations.
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Lib. (MB)
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2020-10-30 10:14 [p.1470]
Madame la Présidente, les problèmes sont nombreux. Il a fallu bien des années pour arriver où nous en sommes aujourd'hui, et tous les problèmes ne se régleront pas du jour au lendemain. Je crois que nous devons maintenant nous concentrer davantage sur une stratégie à mettre en œuvre dans la société pour les Autochtones en milieu urbain.
Il faut faire confiance aux dirigeants autochtones et les encourager à toutes les occasions. Je remercie le député de la question et d'avoir dit qu'il serait...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Nous revenons aux questions et observations. Le député de Rivière-des-Mille-Îles à la parole.
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BQ (QC)
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2020-10-30 10:15 [p.1470]
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours.
Ce projet de loi C-5 est vraiment passionnant et intéressant. Il interpelle beaucoup les Québécois comme on le sait, ces derniers ayant toujours été proches des peuples autochtones et désireux de maintenir cette proximité.
Quand on parle du droit de réparation dans le projet de loi, il s'agit du droit des victimes d'obtenir une réparation pour les préjudices qui leur ont été causés. Cela se manifeste par le devoir qui incombe à l'État de satisfaire les victimes, soit en leur restituant leur statut passé, en les compensant justement pour les préjudices causés ou en leur offrant une possibilité de réhabilitation.
Par rapport à la motion du Bloc québécois, qu'est-ce que le gouvernement a à nous dire? C'est exactement cela que nous demandons: qu'il y ait réparation et des excuses de la part du gouvernement fédéral.
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Lib. (MB)
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2020-10-30 10:16 [p.1470]
Madame la Présidente, je ne suis pas sûr. Le député parle-t-il de la motion d'hier?
Nous parlons aujourd'hui de la vérité et de la réconciliation. Le projet de loi à l'étude représente une étape essentielle pour reconnaître que tous les Canadiens ont un rôle important à jouer afin de promouvoir la réconciliation. Je dirais que c'est un pas dans la bonne direction. Pendant ce jour férié, je m'attends à ce qu'on organise une foule d'activités instructives pour tout le monde.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Madame la Présidente, je suis d'accord avec l'idée de désigner une journée nationale de la vérité et de la réconciliation. C'est un pas important dans la bonne direction. Cependant, ce qui est encore plus important, c'est que le Canada reconnaisse la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Je me demande combien de temps il faudra pour adopter un projet de loi à cet égard, car on constate partout au Canada qu'on en a grandement besoin.
Quand ce projet de loi sera-t-il présenté?
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Lib. (MB)
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2020-10-30 10:18 [p.1471]
Madame la Présidente, le premier ministre et le gouvernement, c'est-à-dire les députés libéraux, ont déclaré très clairement qu'ils y sont très favorables. À mon avis, ce n'est qu'une question de temps. On a déjà tenté de le faire, mais le projet de loi, qui s'était pourtant rendu assez loin, a malheureusement été bloqué au Sénat. Je remercie la députée de sa question.
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NPD (MB)
Voir le profil de Leah Gazan
2020-10-30 10:18 [p.1471]
Madame la Présidente, je suis honorée de prendre la parole afin d'appuyer le projet de loi C-5. Je tiens à saluer l'important travail de sœur Georgina Jolibois, qui est à l'origine du projet de loi, et à féliciter le gouvernement de ses efforts pour concrétiser celui-ci. C'est une mesure législative cruciale, un petit hymne à la justice tandis que nous commençons à cheminer dans notre apprentissage de la véritable histoire du Canada. Il s'agit d'une histoire qui m'appartient, à moi aussi, en tant que personne qui a dû elle-même composer avec des répercussions intergénérationnelles.
Ma mère était membre de la Première Nation Lakota de Wood Mountain, du territoire issu du Traité 4, en Saskatchewan. Elle était une enfant de la rue, qui a été prise en charge par les services de protection de l'enfance après que ma grand-mère l'ait abandonnée, ainsi que son jeune frère, dans une chambre de motel alors qu'elle était âgée de cinq ans. Comme elle était l'aînée, ma grand-mère lui avait donné des instructions précises pour qu'elle rationne le pain, le beurre d'arachide et la confiture qu'elle leur laissait pour les cinq jours où elle serait absente, à la recherche d'argent.
Les femmes autochtones ne pouvaient compter sur aucune forme de soutien dans les années 1930. Il n'y avait pas de filet social et pas de droits de la personne. Le sexisme et le racisme étaient omniprésents. Ma grand-mère autochtone élevait ses enfants toute seule et elle n'avait personne vers qui se tourner, alors elle les a abandonnés. Ma mère m'a raconté que mon oncle et elle ont dévoré goulûment le pain qu'elle leur avait laissé, ce qui veut dire qu'ils avaient avalé en une seule journée toute la nourriture qui devait leur en durer cinq. Affamée, apeurée et seule, ma mère a décidé de contacter les services d'aide à l'enfance. À l'âge d'à peine 5 ans, ma mère connaissait déjà les airs de la rue, alors comme elle n'avait pas d'autre parent vers qui se tourner, elle a contacté les autorités. Son frère et elle devaient manger. Ils avaient faim.
C'est extrêmement difficile d'imaginer, surtout pour ceux dont les droits fondamentaux n'ont jamais été bafoués, qu'une mère puisse laisser ses enfants en bas âge dans un motel. Pour bon nombre de personnes privilégiées, c'est tout simplement impossible de comprendre les événements qui ont obligé ma mère, du haut de ses 5 ans, à s'organiser pour que son frère et elle aient de quoi se nourrir. Ma mère savait qui appeler quand elle avait besoin de manger et comment se débrouiller dans le réseau d'aide à l'enfance. Elle a appris à survivre, comme ma grand-mère, qui n'avait ni les ressources ni le soutien pour subvenir à ses besoins, l'avait fait avant elle. Ma grand-mère était tellement dans la dèche que je doute que le tintement des clochettes de sa robe traditionnelle parvenait encore jusqu'à ses oreilles et réussissait à la rasséréner. Le bruit des clochettes était éclipsé par celui de sa misère quotidienne. Elle n'avait pas le temps de prendre soin d'elle ni de s'adonner à l'introspection. Elle était seule, elle avait faim et, à l'époque, l'État s'employait à éradiquer son peuple et à l'empêcher de survivre, elle.
Si ma grand-mère a choisi de laisser ses jeunes enfants dans une chambre, ce n'est pas parce qu'elle ne les aimait pas. Après avoir vécu dans la rue pendant son enfance, elle était devenue alcoolique une fois adulte pour tenter d'oublier le violent génocide qu'elle avait vécu à titre d'enfant et de femme autochtone. Arrachée à sa famille pour des motifs liés directement à la Loi sur les Indiens de 1876 et aux bouleversements institutionnels, comme les pensionnats et le système d'aide à l'enfance, qui avaient chamboulé la famille, elle n'avait personne vers qui se tourner et aucun endroit où aller. Elle n'était même pas considérée comme un être humain par le gouvernement du Canada puisque, selon la Loi sur les Indiens de 1876, l'expression « personne » désignait un individu autre qu'un Sauvage. Les populations non autochtones n'ont souvent pas conscience de cette histoire coloniale violente, puisque les gouvernements ont réussi, de façon magistrale, à faire du génocide un vilain secret bien gardé. La dissonance cognitive qui s'est ainsi créée au Canada a ouvert la voie à d'incessantes violations des droits des personnes à l'endroit des peuples autochtones.
Il n'est pas étonnant que beaucoup d'Autochtones souffrent actuellement de traumatismes coloniaux non résolus et que cette souffrance soit perpétuée par les violations des droits de la personne que commettent délibérément les gouvernements. Pour prendre conscience des effets à long terme qu'ont, sur les nations autochtones, les violations des droits fondamentaux de la personne, il suffit de regarder le nombre d'enfants autochtones qui sont actuellement placés en famille d'accueil, un nombre encore plus élevé qu'au plus fort de la période des pensionnats.
Le système contemporain de protection de l'enfance, que j'aime qualifier de dépotoir de la société, est là pour camoufler les séquelles des perturbations culturelles, sociales et familiales qui découlent du colonialisme.
Il est impératif de comprendre les répercussions du colonialisme au Canada si nous voulons progresser dans le respect de la dignité de tous. Il est impératif de revenir sur notre histoire commune et de réfléchir aux perturbations du passé pour mieux comprendre pourquoi les choses sont ce qu'elles sont aujourd'hui. Pour le Canada, il s'agit d'exposer la vérité et de dépasser toutes les dissonances cognitives qui alimentent sa maladie. Pour les familles et les communautés qui ont vécu le génocide, il s'agit de réapprendre comment être ensemble en tant que familles, communautés et nations. C'est le cheminement que j'ai eu à faire pour essayer de comprendre les raisons qui ont poussé ma grand-mère à agir comme elle l'a fait et qui ont tant fait souffrir ma mère, que j'aime profondément. Ce fut un parcours très difficile pour moi.
En raison de mon histoire familiale, j'ai grandi sans famille élargie pendant une grande partie de ma jeunesse. En fait, nous étions tellement dépourvus de liens familiaux que mes parents ont demandé à un ami proche si nous pouvions l'appeler « oncle » Larry. Mes parents voulaient ainsi nous faire vivre l'expérience de la famille en dehors du noyau familial. Je me souviens combien j'étais excitée à l'idée de rencontrer mon oncle Larry. C'était la première fois que j'appelais quelqu'un « mon oncle », et je pouvais enfin parler à mes amis des contacts que j'avais avec des membres de la famille élargie. Pour autant, je n'étais pas proche de Larry. En fait, si je le voyais aujourd'hui, je ne le reconnaîtrais même pas. Je ne me souviens même pas de son nom de famille, mais notre relation m'a fait sentir normale.
Je n'avais pratiquement jamais rencontré des membres de ma famille élargie jusqu'à l'âge de 13 ans, où j'ai pu faire connaissance de mes tantes, oncles et cousins du côté de ma mère, qui avaient été séparés par les services de protection de l'enfance. J'avais l'impression de les connaître depuis toujours. Nos histoires de résistance, de lutte, de survie, d'espoir et de fierté de nos ancêtres nous avaient instantanément rapprochés.
Nous sommes les descendants de Sitting Bull, l'un des leaders les plus vénérés d'Amérique du Nord. En fait, l'histoire de notre nation a été récupérée par Hollywood, qui l'a souvent romancée dans des films comme Dances with Wolves, où le rôle principal, une femme lakota, est joué par une actrice caucasienne dont le visage brun est l'oeuvre de maquilleurs professionnels. Son personnage est emporté par un soldat blanc de l'armée américaine. Ils tombent amoureux et elle choisit de quitter sa famille pour construire une nouvelle vie avec son héroïque colon blanc. Pendant les deux années qui ont suivi la sortie du film Dances with Wolves, je ne pouvais pas faire référence à mes origines lakota sans que les gens s'extasient et fassent immédiatement le lien avec le film. Cette réaction me donnait la nausée, car elle incarnait parfaitement le mythe du gentil colon blanc vivant en harmonie avec les peuples autochtones, dans une relation empreinte de respect et d'amour; bref, le grand mensonge colonial.
Ce mythe tourne en dérision les violentes attaques coloniales contre la nation des Lakotas et contredit les récits historiques transmis oralement par mes ancêtres qui se sont installés à Wood Mountain après la bataille de Little Bighorn. Cette bataille entre l'armée américaine et les nations autochtones, y compris la nation des Cheyennes, constituait un acte de résistance à la dépossession injustifiée de nos terres ancestrales. Sous la direction du chef Sitting Bull, les Autochtones se sont courageusement battus pour défendre nos terres contre l'armée américaine. Sous l'influence du racisme barbare du général George Custer et sous son commandement d'une grande brutalité, des colons blancs ont tenté d'empiéter sur notre territoire.
Bien qu'on parle souvent de la triste mort du général Custer au cours de cette bataille dans les livres d'histoire, j'entends rarement parler du grand nombre de femmes et d'enfants qui ont été violemment assassinés lorsque l'armée a tenté d'attaquer l'un de nos camps. À mes yeux, le général Custer symbolise le colon blanc avide, à la moralité douteuse, qui a volé nos terres.
Notre histoire n'est pas celle de l'arrivée des grands sauveurs blancs, mais plutôt celle d'un massacre commis par une armée américaine raciste agissant sous le commandement d'une brute, le général George Custer. Il y a maintenant plus de 150 ans que le Canada est une nation qui vit sur des terres qu'elle a volées aux Autochtones et parler de réconciliation avec les peuples autochtones semble être devenu la nouvelle tendance.
Or, sans justice, il ne peut y avoir de réconciliation et il apparaît de plus en plus évident que le gouvernement libéral actuel n'a pas envie d'aller au-delà des beaux discours. Je suis de plus en plus agacée par ce que je vois aux nouvelles chaque jour, mes frères et soeurs autochtones obligés de lutter pour obtenir justice sans que les gouvernements en place ne fassent quoi que ce soit. Qui a vraiment besoin de réconciliation?
La nation Lakota, elle, avait un seul objectif: demeurer sur ses terres, maintenir ses familles intactes et conserver sa culture. Nous avons fait ce que toute communauté aurait fait devant un groupe venu pour la chasser de ses terres sans raison. La première chose qu'elle a faite a été de défendre ses terres, une réaction normale. Si le même groupe continuait ensuite de violer ses droits fondamentaux, les tensions ne pourraient que s'intensifier, obligeant cette communauté à agir. C'est exactement ce que nous avons fait.
Ma magnifique nation, les Lakotas, a été victime de violence et d'exploitation, et ses femmes et ses filles ont été marquées par la violence inouïe de ses colonisateurs. De grands dirigeants, comme Crazy Horse et Sitting Bull, nos femmes et nos filles, des enfants, des grands-mères et des grands-pères ont été assassinés ou obligés de fuir notre territoire ancestral pour laisser la place aux colons. Nous avons été chassés du territoire que nous avions occupé depuis des temps immémoriaux. Notre merveilleux mode de vie a été perturbé par un colonialisme violent, qui n'est pas terminé.
Au Canada, des gouvernements continuent à violer nos modes de vie au moyen d'actes délibérés et violents, dans un mépris presque total des droits fondamentaux des Autochtones. C'est le genre de colonialisme violent que ma grand-mère a connu toute sa vie. Elle est née dans la violence coloniale et, en conséquence, elle n'a jamais été respectée en tant que donneuse de vie et en tant qu'être humain. Contrairement au personnage principal du film Il danse avec les loups, elle n'a pas pu se débarrasser du brun de sa peau pour ainsi profiter de tous les privilèges qu'une pigmentation de peau peut offrir. Elle a dû endurer le racisme violent dont on a fait preuve contre elle tous les jours. En dépit de tous les obstacles qu'elle a dû surmonter, elle a survécu. Sa vie n'a peut-être pas ressemblé à l'histoire de My Fair Lady, mais elle a survécu. Sa vie n'est pas une histoire de faiblesse, mais de résilience en tant que femme autochtone qui a trouvé son chemin en dépit des violations quotidiennes de ses droits.
Ma grand-mère était un être humain; elle méritait d'être aimée et d'être heureuse. La violence et le racisme sournois consacrés par la Loi sur les Indiens de 1876 l'ont cependant brimée dans ce droit. Les choix qui s'offraient à elle étaient limités. Lorsqu'on prive les gens des choses essentielles dont ils ont besoin pour être heureux, comme le fait d'avoir un logement, de pouvoir se nourrir et d'être en sûreté, il leur est difficile de devenir des personnes accomplies. C'était vrai aussi pour ma grand-mère, dont le parcours de vie a été défini par l'appauvrissement systémique des peuples autochtones qui a commencé par la dépossession de leurs terres. La doctrine de la découverte sert à justifier le refus d'accorder aux Autochtones le droit à l'autodétermination et la poursuite des violations délibérées de leurs droits fondamentaux de la personne. C'est précisément cette croyance, appliquée au moyen de mesures législatives et de politiques coloniales, qui a fait que ma grand-mère s'est retrouvée sans abri.
J'ai rencontré ma grand-mère à deux reprises seulement. La dernière fois, c'est lorsque ma mère l'avait invitée à venir habiter chez nous avant de subir une opération aux poumons qui mettrait fin à sa vie. Ma mère, qui avait été abandonnée dans une chambre d'hôtel, l'a accueillie sous son toit malgré tout. Elle a partagé des moments d'amour, de compassion, de rires et de tendresse avec ma grand-mère dans les derniers jours de sa vie, malgré les propres difficultés qu'elle a dû surmonter en tant qu'enfant en centre d'accueil. La bonté de ma mère était exempte de jugement et emplie d'amour et de compassion.
Je me souviens d'avoir demandé à ma mère comment elle pouvait accueillir ma grand-mère chez elle alors que celle-ci l'avait abandonnée lorsqu'elle était enfant. Elle a répondu que sa mère avait dû se débrouiller pratiquement seule dès l'âge de 12 ans. Elle était complètement seule au monde. Elle n'avait ni droits ni moyen d'assurer sa subsistance. À l'époque, il n'existait aucun filet de sécurité sociale, et elle a fait du mieux qu'elle a pu avec les outils qu'elle avait.
Ce fut la plus grande leçon de pardon qu'on m'ait jamais enseignée dans ma vie. Quand je pense à ma grand-mère et au sentiment d'isolement qu'elle a dû ressentir, cela me donne envie de pleurer. Comme il est triste que, à cause de politiques racistes, paternalistes et misogynes, ma grand-mère n'ait jamais eu la même chance que les autres d'être heureuse. Au contraire, sa vie a consisté en une recherche constante de moyens de survivre aux obstacles érigés par la violation des droits de la personne qui se perpétue encore aujourd'hui dans les politiques canadiennes et la Loi sur les Indiens.
Ma mère comprenait bien ce que ma grand-mère avait vécu et, plutôt que d'avoir du ressentiment, elle s'est concentrée sur l'amour dont avait fait preuve sa mère au moment de sa grossesse. Ma grand-mère était alcoolique, mais elle a réussi à arrêter de boire lorsqu'elle était enceinte de ma mère pour assurer la santé de sa fille à naître. Je me souviens que ma mère ait dit que, même si ma grand-mère était alcoolique, « elle a cessé de boire de l'alcool pendant qu'elle était enceinte de moi, afin de me donner la capacité physique de réussir dans la vie et, pour cette raison, je l'ai toujours aimée ». Ma mère comprenait que, en raison de la colonisation, les relations étaient compliquées et les choix éthiques avaient une portée plus grande que le choix individuel, parce que les injustices font que les gens se retrouvent sans la possibilité de faire des choix.
Je me demande souvent ce qui arriverait s'il était possible de voir à quoi ressemble un cœur brisé ou blessé. Peut-être que cela amènerait les gens à être plus doux, plus gentils et plus aimables et à être moins tentés de porter des jugements et d'être blessants. Malheureusement, la vie de ma grand-mère me rappelle que, lorsqu'on déshumanise une personne, on ouvre la porte à des gestes impensables et on se permet d'ignorer la souffrance humaine.
Je pense que je suis quelque peu imprégnée de sa souffrance et de son chagrin. C'est le genre de traumatisme intergénérationnel qui fait que l'on ne se sent pas digne d'être aimé et d'être heureux. C'est d'ailleurs ce que nous ont appris les institutions canadiennes qui tentaient de nous assimiler. Parfois, j'entends encore ces voix dans ma tête et dans mon cœur, mais j'ai trouvé des façons de les faire taire. J'y arrive grâce à la résilience que m'ont léguée mes ancêtres, le genre de résilience dont ma mère faisait preuve.
Contrairement à ma grand-mère, qui a vécu une vie dominée par les traumatismes, ma mère a été en mesure de surmonter des obstacles imposants. Elle est considérée comme un miracle selon les statistiques, et c'est pour cette raison que j'ai eu la chance d'avoir une belle vie. Comment peut-on s'attendre à surmonter les difficultés auxquelles ma mère s'est heurtée et à en ressortir sain d'esprit? Elle a été capable de le faire en dépit du génocide qui sévissait et des violations flagrantes des droits de la personne dont elle a été victime dès l'enfance. Ma mère est l'une des premières infirmières psychiatriques autochtones de la Saskatchewan. C'était une chercheuse primée, une érudite et une défenseure de la justice sociale qui a participé à la réforme des lois sur les services à l'enfance afin de venir en aide aux personnes qui étaient autrefois prises en charge par l'État et pour défendre les droits des personnes atteintes de troubles de santé mentale. Ma mère était d'une beauté et d'une grâce inégalées.
Je rends hommage à ma mère et à ma grand-mère aujourd'hui. C'est un jour, un jour pour se souvenir, un jour pour rendre hommage. Nous avons besoin de cette journée, comme en ont besoin les milliers et milliers de Canadiens qui sont prêts à découvrir la vraie histoire en constante évolution de notre relation avec les peuples autochtones. Sans justice, il n'y a pas de réconciliation. C'est pourquoi j'affirme haut et fort ici que nous devons honorer ce petit hymne à la justice.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam Vaughan
2020-10-30 10:37 [p.1473]
Madame la Présidente, j'ai souvent dit que l'un des grands privilèges qu'il y a à être parlementaires, c'est de pouvoir écouter des discours comme celui-là à la Chambre. Même si nous devons faire cela à distance à cause de la COVID, j'aimerais remercier la députée d'en face de nous rappeler la honteuse et triste histoire dont nous avons hérité au pays, mais aussi le travail essentiel que nous devons faire à l'avenir.
J'ai écouté une histoire dont on peut dire qu'elle est à la fois bouleversante et heureuse en raison de la direction qu'elle nous fait prendre en tant que pays et de la transformation qu'une famille a vécue. Alors que nous nous apprêtons à reconnaître cette journée, j'aimerais savoir quelles seraient, selon elle, les principales façons de souligner cette journée, ce que les enfants, les membres du gouvernement, les éducateurs, toute la société canadienne devraient faire pour que cette journée ne soit pas une journée de réconciliation, mais plutôt de célébration des acquis de la réconciliation dont nous nous réjouirons un jour, je l'espère.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
Voir le profil de Leah Gazan
2020-10-30 10:39 [p.1473]
Madame la Présidente, il est important de reconnaître cette journée comme un jour de réflexion. Aujourd'hui, j'ai fait part, entre autres, de certaines de mes réflexions, notamment sur cette journée. Or, malgré la grande importance de désigner une telle journée, nous devons allons plus loin.
Ce que je veux dire par cela, c'est qu'une telle initiative ne change en rien la réalité quotidienne des Autochtones au Canada, que ce soit la nécessité de défendre nos terres ou l'hypersexualisation dont je suis victime comme femme autochtone quand je marche dans la rue. Nous devons nous assurer que cette journée influence nos gestes quotidiens et qu'il s'agit non seulement d'une journée où les Autochtones peuvent réfléchir à leurs expériences, mais aussi où leurs alliés et concitoyens canadiens apprennent ce qui s'est passé et trouvent des moyens de faire mieux.
Voir le profil de Philip Lawrence
PCC (ON)
Madame la Présidente, je tiens d'abord à féliciter la députée du bel hommage qu'elle a rendu à sa mère. Je me demande quels conseils, selon elle, sa mère donnerait aux nouveaux arrivants, qui ont peut-être fui des situations fort difficiles, pour les aider à s'en tirer comme elle l'a fait.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
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2020-10-30 10:40 [p.1474]
Madame la Présidente, d'abord, en ce qui concerne les nouveaux arrivants sur l'île de la Tortue, l'une des premières étapes consiste à leur enseigner la véritable histoire du Canada. Pour beaucoup de gens de ma circonscription, qui est très diversifiée, la découverte de la véritable histoire du Canada est un choc. C'est un premier pas, mais il faut aller au-delà pour montrer la nécessité de changer les systèmes et ainsi permettre aux gens de s'épanouir, et non simplement de survivre.
J'ai parlé de la vie de ma grand-mère à une époque sans filet de sécurité sociale. Aujourd'hui, depuis le début de la pandémie de COVID-19, on constate que le filet de sécurité sociale est inadéquat. Il faut aller au-delà des récits inspirants. Il faut mettre en place des programmes et des services, ainsi que des mesures législatives qui protègent les droits de la personne, afin que tous aient accès aux ressources nécessaires pour survivre et s'épanouir.
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BQ (QC)
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2020-10-30 10:41 [p.1474]
Madame la Présidente, je tiens à féliciter ma collègue et sa famille pour la résilience et la force dont elles ont fait preuve pendant ces épreuves.
Les Premières Nations, les Inuits et les Métis ont grandement souffert. L'instauration d'une journée de commémoration constitue un premier pas. Je pense à différents événements, comme les kidnappings faits par Jacques Cartier, l'idée du général Amherst de donner des couvertures contaminées avec le virus de la variole et les actions génocidaires de Macdonald avec la loi hautement raciste de 1876 — j'ai de la misère à la nommer, parce que son titre est raciste. Cette loi est toujours en vigueur.
En plus de la journée de commémoration, ma collègue ne pense-t-elle pas qu'une réelle et sincère réconciliation n'est possible que si la loi de 1876 est profondément réformée?
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NPD (MB)
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2020-10-30 10:42 [p.1474]
Madame la Présidente, comme je l'ai dit plus tôt, c'est un petit hymne à la justice. Il est essentiel que nous adoptions et mettions en œuvre pleinement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Les actes de génocide qui ont été perpétrés contre les peuples autochtones constituent sans l'ombre d'un doute des violations violentes et délibérées des droits de la personne.
Cependant, il faut faire plus qu'adopter et mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Il faut y donner suite et la respecter dans le cadre des décisions prises à la Chambre des communes et dans tous les lieux de pouvoir et d'influence. Ce n'est qu'ainsi que les droits fondamentaux des peuples autochtones de partout au pays seront enfin reconnus.
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NPD (ON)
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2020-10-30 10:43 [p.1474]
Madame la Présidente, je ne peux m'empêcher de prendre la parole aujourd'hui pour dire à quel point c'est un honneur et un privilège de travailler aux côtés de la députée de Winnipeg-Centre. Sa seule présence en cette enceinte constitue un acte de résistance.
Dans son allocution aujourd'hui, elle a parlé de l'importance de la terre et du fait que chaque enfant doive devenir un adulte, malgré les traumatismes. Je me demande si la députée pourrait nous expliquer le lien qui existe entre la dépossession des terres et la prise en charge des enfants, par rapport à son expérience et celle des peuples autochtones, de l'île de la Tortue jusqu'en Palestine.
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NPD (MB)
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2020-10-30 10:44 [p.1474]
Madame la Présidente, la culture est enracinée dans nos terres. Ceux qui nous ont dépossédés de nos terres nous ont enlevé nos forces. Notre langue et nos enseignements nous viennent de la terre. Partout au pays, nous voyons des Autochtones qui luttent pour défendre leurs terres. C'est vital pour nous.
Tout ce qu'il nous reste, ce sont de modestes parcelles de terre. Nous occupons moins de 1 % du territoire du pays, mais les gouvernements continuent de violer nos droits de la personne, de nous expulser violemment de nos terres et d'essayer de poursuivre leur projet d'assimilation néo-colonialiste. Nous voulons seulement être sur notre territoire. Nous voulons rester sur le modeste territoire qu'il nous reste et qui représente actuellement moins de 1 % de la superficie du pays. Nous voulons conserver notre mode de vie et notre culture et les transmettre aux générations futures.
Lorsqu'on dépossède des gens de leurs terres, on les prive de leur identité et de leur culture. C'est ce que l'on constate partout au pays. Ces peuples font ce que n'importe quel autre peuple ferait si on venait l'expulser sans raison de son territoire pour servir des intérêts politiques et économiques. Il faut y mettre un terme.
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PV (BC)
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2020-10-30 10:46 [p.1474]
Madame la Présidente, j'ai été profondément ému par les propos de la députée de Winnipeg-Centre. Les histoires qu'elle raconte m'intéressent et me touchent toujours. Il est important d'entendre ces perspectives à la Chambre.
Les Autochtones de ma circonscription me disent que la réconciliation est au point mort, que le mot est vide de sens. Selon la députée, à quelles recommandations de la Commission de vérité et réconciliation devrait-on accorder la priorité? Certes, il est important de désigner la journée, de la souligner et de la célébrer, mais, d'après elle, à quoi le Parlement devrait-il consacrer ses efforts par la suite?
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NPD (MB)
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2020-10-30 10:46 [p.1474]
Madame la Présidente, c'est un petit hymne à la justice, mais il ne faut pas oublier qu'il s'agissait d'appels à l'action, et non d'appels à la discussion. La Commission de vérité et réconciliation a énoncé très clairement 94 appels à l'action. Nous devons aller au-delà de la discussion et des belles paroles sur l'établissement de relations. C'est par l'action que l'on bâtit des relations — des relations respectueuses.
Si nous envisageons sérieusement la réconciliation au pays, nous devons transformer la manière dont nous faisons les choses.Celle-ci doit être fondée sur les droits de la personne, tels qu'ils sont définis dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. La frustration vient de là. D'un côté, nous entendons parler de réconciliation, mais, aux nouvelles, nous continuons de voir...
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Lib. (QC)
Je regrette, mais nous devons poursuivre le débat.
La secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien a la parole.
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Lib. (ON)
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2020-10-30 10:48 [p.1475]
Madame la Présidente, je tiens d'abord à souligner que nous sommes réunis aujourd'hui sur les terres non cédées de la nation algonquine anishinabe. Cette terre abrite toujours nombre de membres des Premières Nations, de Métis et d'Inuits.
De nos jours, lorsqu'on assiste à des événements, on entend souvent les gens souligner qu'ils sont sur des terres non cédées ainsi que d'autres formules semblables. Tout en poursuivant les discussions sur les sujets que nous abordons et sur la journée nationale de la vérité et de la réconciliation, il est très important de ne pas considérer la mention des terres non cédées comme une simple formalité, mais comme une occasion de connaître l'histoire de ces terres.
Hier soir, en me préparant au débat d'aujourd'hui, j'ai pris le temps de me renseigner sur l'histoire de cette région. C'est une partie importante de ce à quoi pourrait servir le projet de loi, à l'avenir. Il est question d'une journée, mais il ne s'agit pas que d'une seule journée. Il s'agit de faire en sorte que les Canadiens, en collaboration avec les peuples et les communautés autochtones du Canada, en apprennent davantage sur la vraie histoire, dont la députée de Winnipeg-Centre a parlé si éloquemment. Je suis vraiment très heureuse d'avoir écouté la députée de Winnipeg-Centre. Elle apporte beaucoup à la discussion actuelle. C'est ainsi que nous pourrons tracer la voie à suivre pour notre pays.
Ce projet de loi désignerait le 30 septembre comme la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Cette date deviendrait un jour férié fédéral. L'instauration de cette journée commémorative donnerait suite à l'appel à l'action 80 de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Le gouvernement s'est engagé à donner suite à tous les appels à l'action de compétence fédérale, et il s'agit d'un pas dans la bonne direction.
Or, le projet de loi actuel tire ses origines d'un autre projet de loi, d'initiative parlementaire, qui avait été présenté par Georgina Jolibois, une ancienne députée. Je tiens absolument à la remercier pour tous les efforts qu'elle a déployés en vue de faire progresser ce dossier. Les travaux du comité qui ont porté sur le projet de loi de Mme Jolibois au cours de la dernière législature ont jeté les bases du travail que nous sommes en train de faire aujourd'hui. J'ai eu le privilège de présider le comité qui a examiné son projet de loi. Ce fut un très bon point de départ pour mieux comprendre les enjeux.
J'ai oublié de le préciser à l'avance, mais je partagerai mon temps de parole avec le député de Mont-Royal, qui en aura, lui aussi, long à dire sur le projet de loi.
J'espère que nous pourrons mettre à profit tout le travail que nous avons accompli en comité. Il pourra nous servir de point de départ quand le projet de loi sera renvoyé au comité, ce qui nous permettra d'avancer rapidement. D'après ce que j'ai entendu pendant le débat, il semble que nous pourrons mener le projet de loi à bon port rapidement et que nous serons en mesure de célébrer cette journée spéciale le 30 septembre 2021.
Je tiens aussi à remercier tous les témoins qui nous ont fait profiter de leurs connaissances. Comme l'a souligné le député de Bow River, qui siégeait à ce comité avec moi pendant la dernière législature, les membres du comité ont énormément appris. Je tiens à remercier les gens qui ont pris le temps de nous informer.
C'est un projet de loi important, parce qu'il marque un pas en avant sur le chemin de la réconciliation et qu'il créera un temps d'arrêt, une occasion de sensibiliser les gens, de se souvenir du passé et de réfléchir à la direction à suivre pour bien avancer.
Quand j'étais au secondaire, les pensionnats étaient encore ouverts. En fait, pendant la majeure partie de mes études en droit, les pensionnats étaient encore ouverts. Cependant, je n'en ai jamais entendu parler pendant mes études. Nous avons appris si peu de choses sur l'histoire et les dirigeants autochtones. C'est une perte énorme. Nous devons faire mieux. Nous devons profiter de l'occasion pour que cet enseignement fondamental soit offert et reconnu. Nous devons prendre le temps qu'il faut.
J'ai écouté le député de Cariboo—Prince George parler de son enfance. Il vivait non loin du pensionnat, qui est à la base de la Journée du chandail orange. Il n'était pas au courant de l'existence du pensionnat. Il ignorait ce qui s'y passait. Il a parlé du jour où il a appris ce qui s'y passait et du fait que ce fut une journée difficile. Nous allons devoir revoir certaines parties de notre histoire, une histoire qu'on ne nous a pas enseignée. Il est important que nous entendions des histoires comme celle de la députée de Winnipeg-Centre, et que nous apprenions la sombre vérité, toute la vérité.
J'ai parlé de certains des intervenants précédents dans le débat. Je tiens à souligner qu'il s'agit d'un débat spécial à la Chambre. La partisanerie est si souvent au rendez-vous ici. Nous ne dialoguons pas vraiment les uns avec les autres. Ensuite, il y a les occasions où nous tenons un débat sur un projet de loi et avons la chance d'entendre et de raconter des histoires, d'apprendre les uns des autres et d'unir nos efforts. Ce débat a été l'une de ces occasions. Je remercie tous les députés qui y ont participé. J'ai hâte de travailler avec eux à l'avenir pour faire adopter rapidement le projet de loi à la Chambre et au Sénat.
J'ai parlé des députés de Cariboo—Prince George et de Bow River. Les députées de Fredericton et de North Island—Powell River ont également raconté des anecdotes très personnelles sur leurs enfants et leur histoire. Elles ont parlé de l'importance de la reconnaissance et de l'apprentissage respectueux comme voie à suivre pour leurs enfants; elles ont parlé de cette dignité. Je les remercie de nous avoir fait part de leur point de vue. Il était important d'entendre cette partie de notre histoire.
Lorsque nous parlons de cette journée, il est important de penser aux mots suivants du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation:
Tous les enfants et les jeunes du Canada méritent de connaître une version honnête de l'histoire de leur pays, y compris ce qui s'est passé dans les pensionnats, et d'être en mesure d'apprécier la richesse de l'histoire et du savoir des nations autochtones qui continuent d'apporter une contribution notable au Canada, comme l'illustrent son nom et son identité collective en tant que pays. Aux Canadiens de tous les horizons, la réconciliation offre un nouveau moyen de vivre ensemble.
Nous avons passé beaucoup de temps à la Chambre à parler des pensionnats et de la nécessité de dire la vérité à propos de notre histoire. Cela dit, cette déclaration reflète aussi l'espoir, un chemin vers une nouvelle façon de vivre ensemble: la réconciliation. Elle souligne la nécessité d'apprécier la richesse de l'histoire et du savoir des nations autochtones.
Pendant l'étude du projet de loi présenté par Georgina Jolibois au cours de la dernière législature, on avait beaucoup parlé de la forme que prendrait cette journée. À cet égard, il me semble que les paroles du président de L'Inuit Tapiriit Kanatami, Natan Obed, peuvent nous aider. Il dit:
Selon nous, il vaudrait bien mieux [que cette journée] soit positive et tournée vers l'avenir au lieu d'être une sorte de jour du souvenir où on se souviendrait des griefs du passé, même si l'histoire faisait évidemment partie de la conversation. Je sais qu'il existe des liens directs entre les appels à l'action de la Commission de vérité et de réconciliation et le présent projet de loi. Sans vouloir dissoudre ces liens complètement, je voudrais que les Canadiens et les Premières Nations, les Inuits et les Métis puissent parler des éléments positifs et de la grande force que nous apportons à la société canadienne, des grands chefs que comprennent nos communautés et des visions que nous avons quant à l'avenir à titre de Canadiens, mais aussi à titre d'Autochtones exerçant leurs droits à l'autonomie gouvernementale.
Cela fait ressortir l'importance de ne pas oublier, alors que nous discutons de notre histoire, d'en apprendre davantage sur les grands chefs autochtones et leur contribution au pays.
Je tiens à rappeler brièvement en quoi la journée du 30 septembre est importante. Il s'agit d'une question qui a déjà été soulevée par le passé.
Le 30 septembre est une date importante, car, comme l'a déjà dit Phyllis Webstad, le mois de septembre était considéré comme le mois des pleurs. Le 30 septembre, c'est un moment où les enfants sont de retour à l'école, et il s'agit donc d'une occasion pour les enseignants d'aborder ces questions avec leurs élèves. Lors d'une séance du comité, certains ont dit que nous devrions envisager d'utiliser un autre jour, par exemple le jour du Souvenir. Ce n'est pas la bonne façon de procéder. Les délibérations qui ont eu lieu jusqu'à présent dans cette enceinte se sont focalisées sur l'idée que nous devrions conserver la date qui a déjà été choisie.
Je me réjouis de pouvoir collaborer avec les députés de tous les partis pour faire en sorte que nous puissions agir rapidement afin de faire de cette journée une réalité.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Madame la Présidente, je remercie la députée de mentionner mon discours de la semaine dernière. Elle revient souvent sur les histoires que les gens racontent. Lorsque l'on demande aux Autochtones de raconter leurs expériences, il s'agit d'histoires intimes et douloureuses. Je me demande comment créer un milieu plus sûr où les Autochtones n'ont pas à rouvrir leurs blessures afin de sensibiliser les non-Autochtones.
Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
Voir le profil de Julie Dabrusin
2020-10-30 10:58 [p.1476]
Madame la Présidente, je remercie la députée de sa question, qui touche un point très sensible. Nous devons nous en remettre aux Autochtones pour déterminer la meilleure approche, car il n'est pas question de leur imposer le fardeau que représente ce récit honnête et difficile.
Il faudra déterminer ensemble la meilleure façon de faire. Nous devons collaborer pour trouver la meilleure manière de commémorer et de raconter l'histoire avec respect, en laissant les voix autochtones s'exprimer dans un espace sûr. Il faut habiliter les Autochtones à se faire entendre et à faire part de leur histoire tout en évitant que cela leur soit trop lourd. Pour y arriver, je suis tout à fait persuadée que nous devrons être à l'écoute des Autochtones du pays. Cela devrait être un volet important de nos discussions entourant la commémoration.
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Il restera trois minutes et 30 secondes après la période des questions.
Voir le profil de Francesco Sorbara
Lib. (ON)
Madame la Présidente, en ce mois de novembre, nous soulignerons le 10e anniversaire du Mois de la littératie financière. Cette année, on tentera d'aider les Canadiens à apprendre comment gérer leurs finances pendant une période difficile.
Dans le cadre du Mois de la littératie financière, on organisera régulièrement des événements en ligne pour encourager les Canadiens à mieux s'informer en apprenant notamment les 10 choses à savoir en période d'incertitude financière, comment se protéger contre la fraude financière, comment adopter de saines habitudes financières et comment planifier le remboursement d'un emprunt.
Dans ma circonscription, Vaughan—Woodbridge, la coopérative de crédit IC Savings est depuis longtemps un partenaire communautaire exceptionnel qui informe ses clients sur la façon de faire un budget, sur les nouveaux produits et sur la manière d'évaluer leurs objectifs financiers. Depuis le début de la pandémie, la coopérative aide ses clients à accéder aux nombreux programmes d'aide fédéraux comme le Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes et la Prestation canadienne d'urgence, qui est offerte en cas de perte de revenus à cause de la COVID-19.
En ce 10e anniversaire du Mois de la littératie financière, j'encourage tous les Canadiens à se rendre sur le site Canada.ca et à taper « Mois de la littératie financière » dans la barre de recherche pour accéder à des ressources formidables.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, il s'est produit une chose absolument remarquable la semaine dernière. Pour la première fois depuis une cinquantaine d'années, le saumon rouge est de retour dans le lac Okanagan. Dans les années 1950 et 1960, les travaux de régularisation des crues, dont la construction de barrages, l'aménagement de chenaux et l'érection d'infrastructures d'irrigation du bassin hydrographique ont complètement détruit l'habitat naturel de cette espèce. Il aura fallu plus d'une dizaine d'années de dur labeur de la part de l'Alliance des nations de l'Okanagan pour restaurer le réseau hydrographique de ce cours d'eau d'une grande valeur et le réaménager de telle sorte que le saumon rouge puisse y naviguer à nouveau. Il s'agit d'un premier pas important vers le rétablissement des zones de pêche autochtone de ma région.
L'Alliance des nations de l'Okanagan a vu le jour en 1981 et comprend la bande indienne d'Okanagan, la bande indienne d'Upper Nicola, la Première Nation Westbank, la bande indienne de Penticton, la bande indienne d'Osoyoos ainsi que la bande indienne de la haute Similkameen et celle de la basse Similkameen. Elle peut aussi compter sur les tribus confédérées de Colville pour les zones d'intérêt commun.
Je demande à tous les députés de se joindre à moi pour saluer l'excellent travail de l'Alliance des nations de l'Okanagan, qui a réussi cet exploit historique.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-10-30 11:02 [p.1477]
Madame la Présidente, depuis le tout début, le gouvernement libéral collabore de façon très énergique avec différents ordres de gouvernement et différents types d'organismes pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Il m'apparaît important de souligner le travail de quelques-uns de ces partenaires.
Je souhaite donc, aujourd'hui, mentionner aux députés quelques organismes à l'oeuvre dans Winnipeg-Nord: le centre Ma Mawi Wi Chi Itata; la clinique Mount Carmel et le centre préscolaire Ann Ross; la garderie Day Nursery; le centre communautaire de l'île à la Tortue; la Bear Clan Patrol; la Community Education Development Association; l'école David-Livingstone; le centre de ressources pour les femmes du secteur Nord; le refuge de Tina; le centre de jeu Little Stars; et Access NorWest.
Des organismes de partout au pays ont relevé avec brio le défi d'aider le gouvernement fédéral à collaborer avec différents ordres de gouvernement de telle sorte que la santé et le bien-être des Canadiens s'en trouvent grandement améliorés.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2020-10-30 11:03 [p.1477]
Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui pour remercier les innombrables premiers répondants qui font tant de sacrifices, non seulement dans ma circonscription, Courtenay—Alberni, mais partout au Canada. Le 20 octobre a marqué le 10e anniversaire de la disparition tragique des ambulanciers paramédicaux Ivan Polivka et Jo-Ann Fuller. Ivan et Jo-Ann travaillaient tous les deux à la station de Tofino. Ils rentraient d'un hôpital à Port Alberni lorsque leur ambulance a été impliquée dans un accident mettant en cause un seul véhicule. Cette semaine, les membres de la collectivité se sont réunis en ligne et en personne pour honorer la mémoire d'Ivan et de Jo-Ann et souligner la compassion, le courage et la prévoyance dont ils faisaient preuve envers leurs concitoyens.
Même si Ivan et Jo-Ann étaient des personnes remarquables qui nous manquent encore, même après 10 ans, ils n'étaient pas uniques. Partout au Canada, des milliers de premiers intervenants répondent chaque jour à nos appels à l'aide en situation d'urgence, mettant souvent leur propre sécurité et leur propre bien-être en danger.
Madame la Présidente, je vous demande ainsi qu'à tous les députés de vous joindre à moi pour honorer la mémoire d'Ivan et de Jo-Ann, et pour remercier tous les premiers intervenants, anciens et actuels, au service des collectivités des quatre coins du Canada.
Voir le profil de Sven Spengemann
Lib. (ON)
Madame la Présidente, c'est avec tristesse que je prends la parole aujourd'hui, car notre communauté a perdu une amie très chère et une chef de file importante, Mme Beatrice Moreira-Laidlow.
Surnommée affectueusement « Queen Bea », Beatrice avait récemment été nommée directrice générale de la zone d'amélioration des affaires et des petites entreprises de Port Credit, mais elle occupait un rôle central dans notre communauté depuis très longtemps et de bien d'autres manières. Beatrice était une source d'inspiration et de gentillesse pour toutes les personnes qui croisaient son chemin, entre autres en donnant une première chance à des jeunes et en leur offrant des possibilités de bénévolat lors d'événements locaux, en faisant la promotion des entreprises de la région, et en saluant les voisins avec un sourire radieux à bord de sa fameuse voiturette de golf. Elle a joué un rôle de premier plan pour faire de Port Credit l'endroit que nous chérissons tant aujourd'hui et le phare emblématique mieux connu sous le nom de « belvédère de Queen Bea ».
Outre tout ce qu'elle a accompli au sein de la communauté, elle était aussi la fière maman de Josh. Sa famille était ce qu'il y avait de plus précieux à ses yeux.
Beatrice laisse un grand vide dans notre communauté et nous ne l'oublierons jamais. Nous honorerons sa mémoire en faisant en sorte que Port Credit continue d'incarner la résilience, le dynamisme et la vitalité. Sa vision et son héritage survivront.
Voir le profil de Luc Berthold
PCC (QC)
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2020-10-30 11:05 [p.1477]
Madame la Présidente, les grandes crises révèlent les grands leaders. Malheureusement, la crise de la COVID-19 a plutôt révélé aux Canadiens les grandes lacunes du premier ministre libéral.
Les gens se souviennent sûrement de sa campagne électorale de 2015, où il promettait de faire de légers déficits. Ce n'est pas grave, disait-il, car un budget s'équilibre par lui-même. Le résultat, c'est que le premier ministre a fait des déficits records alors que tout allait bien. Il ne faut pas oublier les nombreux manquements à l'éthique de la part des libéraux.
Puis, la pandémie est arrivée. Le premier ministre a été en retard pour fermer les frontières, pour fournir aux Canadiens les tests de dépistage rapide et pour signer des contrats afin de fournir des vaccins aux Canadiens.
Le scandale de l'affaire UNIS éclate et, au lieu d'être transparent, il proroge le Parlement. Tout cela parce que les libéraux ne veulent surtout pas qu'on sache la vérité.
De plus, il nous a appris cette semaine qu'il ne compte imposer aucune limite à son désir de dépenser. Il n'a aucune cible budgétaire et aucun respect pour les travailleurs de la classe moyenne, celles et ceux qui paient pour ses dépenses incontrôlées.
Les Canadiens d'aujourd'hui et de demain, et même ceux qui ne sont pas nés, vont devoir payer le prix à cause de ce premier ministre qui ne sait pas compter et sur qui l'on ne peut pas compter.
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Lib. (QC)
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2020-10-30 11:06 [p.1477]
Madame la Présidente, comme nous le savons, les aînés ont été durement touchés par la pandémie, particulièrement par les mesures de confinement. En parlant à quelques-uns des aînés de Brome—Missisquoi, j'ai pu constater que, pour plusieurs d'entre eux, l'isolement et la solitude ont eu des conséquences tout aussi réelles que celles du virus.
Dans ce contexte, l'utilisation d'appareils numériques a pris un nouveau sens. Cela leur permet de rester en contact avec leurs amis et leur famille. C'est donc avec plaisir que, dans les dernières semaines, j'ai pu remettre de nouvelles tablettes électroniques à plusieurs aînés de Bedford et de Stanbridge East. Grâce à ce don, quelques centaines d'entre eux pourront participer virtuellement à leurs activités préférées et garder un contact important avec leurs proches. Ce projet a été rendu possible grâce au programme Nouveaux Horizons pour les aînés, qui fournit chaque année un coup de main précieux à nos organismes.
Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé au programme 2020 et qui ont profité de cette aide de notre gouvernement.
J'aimerais dire aux aînés de Brome—Missisquoi et à ceux de partout au Canada que nous sommes là pour eux. Ensemble, nous allons traverser la crise.
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Lib. (ON)
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2020-10-30 11:07 [p.1478]
Madame la Présidente, l'Armée du Salut de la communauté Khi, qui sert les familles de Milton, croit qu'il faut soutenir les gens qui en ont le plus besoin. La pandémie a touché des familles dans l'ensemble du Canada. Lorsque des parents craignaient de ne pas pouvoir nourrir leur famille ou de ne pas avoir les moyens d'acheter des couches et du lait maternisé, notre Armée du Salut a redoublé d'efforts pour apporter aux familles de Milton l'aide dont elles avaient besoin.
Cela n'a pas toujours été facile. Dans les premiers mois de la pandémie, il était très difficile de recueillir des dons et d'amasser des fonds. C'est pourquoi le gouvernement s'est engagé à appuyer le travail d'organismes communautaires comme l'Armée du Salut. À cette fin, nous avons lancé le Fonds d'urgence pour la sécurité alimentaire et affecté 100 millions de dollars à la lutte contre l'insécurité alimentaire en ces temps difficiles. Une partie de cet argent a été versé, par l'intermédiaire de Feed Ontario, à la filiale locale de l'Armée du Salut pour soutenir son excellent travail.
Cela signifie que Ruth Hickman, capitaine de l'Armée du Salut de la communauté Khi, et son équipe peuvent livrer plus de boîtes d'aliments frais et répondre aux divers besoins de la collectivité. Cela signifie que les familles pourront acheter des cadeaux de Noël à leurs enfants grâce au programme de cartes-cadeaux de la communauté Khi. Je remercie l'Armée du Salut de la communauté Khi de Milton et toutes les autres filiales de l'Armée du Salut au Canada du travail extraordinaire qu'elles accomplissent chaque jour.
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PCC (ON)
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2020-10-30 11:09 [p.1478]
Madame la Présidente, alors que nous vivons la deuxième vague de la pandémie de COVID-19, nous vivons également la deuxième vague de pertes d'emplois. Les libéraux disent qu'ils vont créer un million d'emplois, mais ils sont sur le point d'en détruire des milliers dans ma circonscription avec l'augmentation de la taxe sur le carbone, la norme sur les carburants propres et l'interdiction à venir des articles en plastique à usage unique.
Ce n'est absolument pas le moment de prendre des mesures qui forceront la fermeture d'usines où des milliers de Canadiens travaillent fort et fabriquent des produits pour notre sécurité pendant la pandémie. Parmi les produits en plastique, on compte des contenants à emporter utilisés par des restaurants de tout le pays, ainsi que des couteaux, des fourchettes et des bâtons à mélanger comme ceux qu'on utilise ici même à la Chambre.
Les terribles mesures prises par les libéraux pour faire face à la pandémie ne feront qu'aggraver la situation. J'exhorte le gouvernement à revenir sur sa décision, sachant que des milliers de vies et d'emplois sont en jeu s'il décide de procéder comme prévu.
Voir le profil de Paul Lefebvre
Lib. (ON)
Voir le profil de Paul Lefebvre
2020-10-30 11:10 [p.1478]
Madame la Présidente, un ancien député de la région de ma ville natale, Kaspuskasing, est décédé le 3 mars dernier.
De 1988 à 2004, Réginald Bélair a représenté la circonscription de Cochrane—Superior et, par la suite, celle de Timmins—James Bay.
Lors de son premier discours à la Chambre, le 3 décembre 1988, ce grand amateur de nature a déclaré que « ce pays nordique est très accueillant, c'est un endroit idéal de détente, soit pour la pêche, soit pour la chasse, le ski de fond, la pêche sur la glace, etc. Ce sont de grands espaces qui permettent le repos de l'esprit et qui défient d'apprivoiser cette nature sauvage ». Ces paroles s'appliquent évidemment encore aujourd'hui.
En 2004, à titre de vice-président de la Chambre des communes, M. Bélair a dit ceci à ses collègues: « Je vous demande tout de même de faire preuve d'un peu de générosité l'un envers l'autre et de coopérer un peu pour conserver quand même un certain décorum à la Chambre. » Il s'agit d'un sage conseil encore aujourd'hui.
M. Bélair a laissé un vide douloureux chez sa famille, sa femme, Jo-Anne, et ses deux filles, Annie et Julie.
Adieu, M. Bélair, et merci d'avoir servi le Canada.
Voir le profil de Tim Uppal
PCC (AB)
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2020-10-30 11:11 [p.1478]
Madame la Présidente, hier, la vice-première ministre a présenté ce qui, depuis plus d'un an, se rapproche le plus d'une mise à jour financière. Hélas, au lieu d'annoncer un semblant de plan de relance pour l'économie canadienne, elle s'est contentée de marteler le message que nous servent les libéraux depuis toujours: encore plus de dépenses. La population canadienne est donc en droit de s'interroger à propos d'un éventuel retour sur l'investissement.
Le taux de chômage au Canada demeure le plus élevé de tous les pays du G7, et celui de l'Alberta s'élève à près de 12 %. Des millions de Canadiens sont toujours sans emploi, tandis que des entreprises partout au pays sont au bord de la faillite. Les Canadiens ont besoin que le gouvernement présente un plan pour faire face à cette pandémie et relancer l'économie. En ce qui concerne l'Alberta, plusieurs projets énergétiques attendent l'approbation du gouvernement fédéral, des projets susceptibles de créer des milliers d'emplois au sein d'une industrie que les libéraux ont réussi à décimer au cours des cinq dernières années.
Le gouvernement doit présenter un plan axé sur les résultats. Il doit également stimuler la création d'emplois et réduire les formalités administratives afin d'aider les entreprises à se développer, au lieu de leur mettre des bâtons dans les roues.
Voir le profil de Rosemarie Falk
PCC (SK)
Madame la Présidente, le premier ministre, qui s'est autoproclamé féministe, parle beaucoup de tenir compte de la sexospécificité dans toutes les décisions politiques. En réalité, si on vérifie rapidement, on constate qu'il a laissé tomber les femmes en ne priorisant pas les tests de dépistage rapide.
Dans les établissements de soins de longue durée, les femmes représentent la majorité des résidants et la grande majorité des employés. Ces établissements se retrouvent à l'épicentre de l'épidémie. Les spécialistes ont indiqué clairement que l'accès aux tests de dépistage rapide est essentiel pour atténuer les risques d'éclosion et limiter le nombre de morts dans les établissements de soins de longue durée. La deuxième vague est maintenant bien avancée, le nombre de cas monte en flèche, et pourtant, les aînés, qui sont très vulnérables, n'ont toujours pas facilement accès aux tests de dépistage rapide. En fait, le Canada accuse des mois de retard sur d'autres pays en ce qui concerne l'obtention et l'approbation de tests de dépistage rapide.
Les femmes qui vivent ou qui travaillent dans des établissements de soins de longue durée n'ont pas besoin de beaux discours féministes. Elles ont besoin d'un soutien immédiat pour assurer leur santé et leur sécurité.
Voir le profil de Lindsay Mathyssen
NPD (ON)
Voir le profil de Lindsay Mathyssen
2020-10-30 11:13 [p.1479]
Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui pour souligner le travail exceptionnel du centre de la recherche et de l'innovation du Collège Fanshawe dans ma circonscription.
Le Dr Abdulla Mahboob et son équipe ont mené un projet de recherche portant sur des inhibiteurs protéiques adaptés pouvant freiner la course du coronavirus chez les personnes infectées. Comme bien d'autres virus, celui qui est responsable de la COVID-19 peut muter pour devenir plus résistant aux traitements. La technologie mise au point par l'équipe du Collège Fanshawe est un réplicon non infectieux du virus qui peut être facilement modifié pour vérifier l'efficacité de nouveaux traitements contre la COVID-19 et d'autres futures maladies virales. Cette technologie est plus rapide et plus sécuritaire que jamais auparavant.
Le gouvernement n'est pas toujours conscient de la recherche appliquée et des travaux de grande qualité qui se font dans les centres de recherche des collèges canadiens. Le Dr Mahboob et son équipe sont maintenant prêts à passer à la prochaine étape et ont besoin d'aide pour rendre le fruit de leurs recherches plus accessible aux centres qui mettent des traitements à l'essai partout dans le monde. Je demande à tous mes collègues de passer le mot au sujet de cette équipe pleine de talent et de ses travaux. Nous en sommes très fiers.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Voir le profil de Christine Normandin
2020-10-30 11:14 [p.1479]
Madame la Présidente, il y a 25 ans, le Québec passait à un cheveu de devenir un pays indépendant lors du référendum de 1995. Il ne faudra pas 25 autres années avant que le Québec fasse le choix qui s'impose de lui-même de prendre le contrôle total de sa destinée.
Saisissons l'occasion de rappeler que ce que nos adversaires voudraient bien voir mourir est tenace, qu'il s'agisse de l'idée même de l'indépendance qui continue d'inspirer le tiers des jeunes ou qu'il s'agisse de véhicules politiques, comme le Bloc québécois que plusieurs voyaient enterré il y a pourtant peu.
Saisissons l'occasion de recommencer à parler du Québec de demain, un Québec riche de son économie verte et innovante, notamment en région, et une génération qui est prête à entendre cette vision pour la première fois.
Saisissons l'occasion de promouvoir et aussi défendre notre langue, notre culture, et notre identité qui se butent — on le voit plus que jamais — à la culture canadienne. C'est ainsi que non, il ne faudra pas 25 autres années.
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
Madame la Présidente, en fin de semaine, nous verrons de nombreuses images de femmes à la peau verte déformées et couvertes de verrues. Évidemment, je parle de la façon dont on dépeint de nos jours la sorcière.
À travers l'histoire, les femmes ont été torturées et brûlées au bûcher parce qu'on les accusait d'être des sorcières. En vérité, elles étaient herboristes, sages-femmes ou simplement trop indépendantes au goût de l'élite patriarcale. Je peux imaginer que, après avoir été enfermées, battues et laissées dans la crasse, ces femmes avaient l'air difformes et que les coups qu'elles avaient reçus avaient laissé des marques violettes et vertes.
De nos jours, on ne brûle peut-être plus littéralement les femmes au bûcher, mais cela ne nous empêche pas de ne pas les croire lorsqu'elles disent avoir été victimes d'une agression. Elles doivent encore payer le prix lorsqu'elles osent tenir tête à l'autorité — je pense notamment à la députée de Vancouver Granville — et nous évitons d'appuyer les femmes qui n'ont pas peur de se servir du pouvoir que nous avons toutes en nous.
En cette rare occasion de lune bleue pendant le Samain, arrêtons d'accorder de l'importance à ceux qui doutent de nos pouvoirs et célébrons celles qui, avec force et humilité, font se réaliser de grandes choses pour la planète. À toutes les sorcières, n'abandonnez pas et passez un joyeux Samain et une joyeuse Halloween.
Voir le profil de Majid Jowhari
Lib. (ON)
Voir le profil de Majid Jowhari
2020-10-30 11:16 [p.1480]
Madame la Présidente, je suis ravi de prendre la parole à la Chambre aujourd'hui pour souligner une cause qui me tient à cœur. Le 1er novembre s'amorcera Movember, la campagne annuelle de sensibilisation à la santé des hommes, et plus particulièrement, au cancer de la prostate et des testicules, à la santé mentale des hommes et à la prévention du suicide chez les hommes. Ces questions nous concernent tous.
Au Canada, 75 % des personnes qui se suicident sont des hommes. En outre, un homme sur 10 souffrira de dépression grave dans sa vie. Demander de l'aide est un signe de courage, et tenir des discussions ouvertes est essentiel. Il faut accorder plus d'attention à la santé mentale des jeunes hommes. Je félicite les organismes tels que Home on the Hill, le centre Krasman et les services communautaires catholiques de la région d'York du bon travail qu'ils font dans ma circonscription, Richmond Hill, pour sensibiliser la population.
J'invite tous mes collègues à participer à Movember. Je mets mes collègues masculins au défi de se laisser pousser la moustache pour sauver un confrère. S'ils ne peuvent se laisser pousser la moustache, je leur demande de contribuer à sensibiliser la population, de communiquer le matériel d'éducation et de perpétuer le dialogue sur la santé mentale des hommes.
Voir le profil de Michael Chong
PCC (ON)
Madame la Présidente, il est clair que des systèmes canadiens de drones ont été détournés vers le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, ce qui contrevient au Traité sur le commerce des armes des Nations unies, à l'Arrangement de Wassenaar et à la loi canadienne. Il y a beaucoup d'enregistrements vidéo et de photos provenant de sources fiables qui le prouvent.
Voici ce que nous savons: le 23 avril, le premier ministre s'est entretenu avec le président turc Erdogan. Lors de cette conversation, a-t-il accepté la demande du président Erdogan voulant qu'il approuve l'exportation de ces systèmes de drones du Canada vers la Turquie, oui ou non?
Voir le profil de Robert Oliphant
Lib. (ON)
Voir le profil de Robert Oliphant
2020-10-30 11:18 [p.1480]
Madame la Présidente, comme tous les députés à la Chambre le savent sans doute, le gouvernement est déterminé à avoir un système d'exportation d'armes fort et rigoureux. C'est la raison pour laquelle nous avons adhéré au Traité sur le commerce des armes. Le respect des droits de la personne est au cœur de notre régime d'exportations. Lorsque nous avons appris que de l'équipement militaire avait possiblement été envoyé en Turquie, le ministre a immédiatement annulé tous les permis d'exportation et ces derniers font actuellement l'objet d'un examen.
Voir le profil de Michael Chong
PCC (ON)
Madame la Présidente, le gouvernement n'a pas répondu à ma question. L'exportation de ces systèmes de drones contribue au conflit dans le Haut-Karabakh.
Je repose ma question, qui est simple: le gouvernement a-t-il accédé à la demande du président Erdogan et court-circuité les fonctionnaires pour approuver l'exportation de ces systèmes de drones, oui ou non?
Voir le profil de Robert Oliphant
Lib. (ON)
Voir le profil de Robert Oliphant
2020-10-30 11:19 [p.1480]
Madame la Présidente, en tout respect, je crois avoir répondu à la question. Nous sommes déterminés à mettre en place un système d'exportation d'armes rigoureux. Nous respectons tous nos engagements internationaux et nous allons encore plus loin grâce à la mesure législative adoptée par la Chambre des communes. Toutes les mesures que nous prenons par rapport à nos exportations d'armes sont conformes au droit international, et aucune force extérieure n'exerce de pressions indues sur nous.
Voir le profil de Michael Chong
PCC (ON)
Madame la Présidente, cela fait près de 10 mois que le vol 752 d'Ukraine International a été abattu. Les proches des victimes réclament justice pour les 85 Canadiens et résidents qui y ont perdu la vie.
Quand le gouvernement écoutera-t-il les familles et imposera-t-il des sanctions aux responsables? Quand suivra-t-il la volonté démocratique de cette Chambre et imposera-t-il des sanctions au Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je tiens à signaler au député d'en face et à la Chambre que nous nous inquiétons grandement des violations des droits de la personne commises par divers acteurs étatiques hostiles et de leurs répercussions sur les Canadiens. Nous révisions activement et constamment les lois pénales permettant l'inscription de certaines organisations.
Quant au régime mentionné par le député, nous avons effectivement inscrit plusieurs de ses mandataires sur la liste des organisations terroristes. Nous continuerons d'agir dans l'intérêt de la sécurité des Canadiens.
Voir le profil de Michael Chong
PCC (ON)
Madame la Présidente, non seulement le gouvernement n'a-t-il pas imposé de sanctions à la suite de l'écrasement de l'avion ukrainien, dans lequel tant de Canadiens ont trouvé la mort, mais voilà que les familles sont victimisées de nouveau. Des personnes comme Hamed Esmaeilion de Richmond Hill se font menacer, intimider et harceler par le régime iranien, ici même au Canada.
Quand le gouvernement prendra-t-il au sérieux la menace des opérations d'influence étrangère qui sont menées au pays par l'Iran, la Chine et la Russie? Quand prendra-t-il ses responsabilités en se servant de tout le pouvoir du gouvernement du Canada pour mettre fin à ces opérations?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je conviens que toute pression exercée sur les familles des victimes de ce terrible écrasement d'avion est tout simplement scandaleuse et inacceptable.
Je tiens à assurer au député d'en face que nos services de sécurité nationaux et nos organismes d'application de la loi se penchent sérieusement sur cette question. Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour protéger ces personnes et nous appuyons la dénonciation par le député de telles activités en sol canadien.
Voir le profil de Michael Chong
PCC (ON)
Madame la Présidente, il y a deux mois, la Russie a utilisé le Novichok, une arme chimique, pour empoisonner le chef de l'opposition Alexei Navalny. Il y a deux ans, la Russie a eu recours à la même arme pour empoisonner des gens au Royaume-Uni, dont l'un en est mort. Il y a deux semaines, l'Europe et la Grande-Bretagne ont imposé des sanctions aux fonctionnaires russes pour l'empoissonnement de M. Navalny.
Le gouvernement dit croire au multilatéralisme, mais il en fournit rarement la preuve. Quand le gouvernement se joindra-t-il à nos alliés et imposera-t-il des sanctions Magnitsky aux fonctionnaires russes responsables de l'empoisonnement de M. Navalny, le chef de l'opposition?
Voir le profil de Robert Oliphant
Lib. (ON)
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2020-10-30 11:23 [p.1481]
Madame la Présidente, le député sait que le Canada a fermement condamné — et continuera de le faire — l'attaque contre Alexei Navalny, qui a été empoisonné par un agent chimique neurotoxique. Nous remercions l'Allemagne, qui a appuyé cet homme de façon indéfectible tout au long du processus. Nous condamnons fermement cette attaque scandaleuse. Les autorités russes doivent expliquer ce qui s'est passé pour que les responsables puissent répondre de leurs actes sans tarder. L'emploi d'armes chimiques est odieux et inacceptable.
Le Canada se joint à la communauté internationale et il continuera d'appuyer M. Navalny et sa famille dans leur quête de justice.
Voir le profil de Marilène Gill
BQ (QC)
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2020-10-30 11:23 [p.1481]
Madame la Présidente, le gouvernement a enfin déposé son rapport expliquant les raisons pour lesquelles il a prorogé la Chambre durant l'été. J'ai beau le lire, mais je ne sais toujours pas pourquoi il a fermé le Parlement. On ignore pourquoi cela a duré six semaines plutôt que 24 heures, si c'était simplement pour adapter les travaux à la réalité de la pandémie. On ignore pourquoi cela a duré six semaines pour arriver à un discours du Trône quasi identique au précédent budget.
J'ai un trou de mémoire. Est-ce que le gouvernement pourrait me rappeler ce qui s'est passé exactement le 18 août, quand il a décidé de fermer le Parlement?
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2020-10-30 11:24 [p.1481]
Madame la Présidente, depuis le tout premier jour, le gouvernement et le premier ministre se sont employés à lutter contre la pandémie de coronavirus. Nous avons mis en place une multitude de programmes qui ont été réellement bénéfiques pour l'ensemble des Canadiens, partout au pays.
Nous avons prorogé le Parlement parce qu'il était très important pour nous tous de garder le cap et de travailler en collaboration pour accomplir ce que les Canadiens réclament, soit que nous mettions tout en œuvre pour lutter contre le coronavirus.
Voir le profil de Marilène Gill
BQ (QC)
Voir le profil de Marilène Gill
2020-10-30 11:24 [p.1481]
Madame la Présidente, quand c'est urgent, on ne prend pas six semaines, on prend 24 heures.
Le problème avec le rapport sur la prorogation, c'est qu'il y manquait deux mots. Je les ai entendus: WE Charity. Ils ont oublié de dire que cela adonnait bien de suspendre les travaux de quatre comités qui enquêtaient sur un scandale libéral. Ils ont oublié que ce qu'ils voulaient, c'était gagner du temps, six semaines, pour qu'on arrête de parler de WE Charity.
D'ailleurs, ils sont encore en train d'essayer de retarder les comités pour étouffer le scandale. Pourquoi n'ont-ils pas l'honnêteté d'avouer qu'ils ont suspendu le Parlement à cause de WE Charity?
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-10-30 11:25 [p.1481]
Madame la Présidente, pour la première fois depuis 1988, la Chambre des communes a siégé en juillet et en août. En fait, le nombre de séances tenues au cours de l'été est supérieur à celui des séances perdues en raison de la prorogation. Je sais que les députés de l'opposition pourraient dire que, techniquement, il ne s'agissait pas de séances de la Chambre. Toutefois, nous nous sommes bel et bien réunis dans cette enceinte. Il y a eu dans les faits des centaines de questions et d'occasions pour tous les partis de l'opposition de demander des comptes au gouvernement. La réalité, c'est que nous continuerons à faire de la lutte contre le coronavirus une priorité.
Voir le profil de Laurel Collins
NPD (BC)
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2020-10-30 11:26 [p.1481]
Madame la Présidente, la salle de spectacle Logan's, à Victoria, qui présente depuis longtemps des concerts, a annoncé cette semaine qu'elle fermait ses portes pour de bon. Les gens se réunissaient chez Logan's pour prendre un verre, discuter de politique, écouter de la musique et participer à la soirée de scène ouverte, le Sunday Hootenanny. Une multitude de petites entreprises comme Logan's m'ont dit qu'elles arrivaient difficilement à rester ouvertes, et Victoria risque de perdre bon nombre des entreprises qui définissent notre collectivité. Les gens s'ennuieront de Logan's. Nous devons soutenir ces petites entreprises.
Pourquoi les petites entreprises comme Logan's sont-elles encore en train d'attendre l'aide du gouvernement qui leur permettrait de se maintenir à flot?
Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
Voir le profil de Julie Dabrusin
2020-10-30 11:27 [p.1482]
Madame la Présidente, je remercie la députée d'avoir parlé du problème vécu par cette entreprise locale et d'avoir souligné l'importance de cette dernière. En respectant les consignes de la santé publique, les salles de théâtre et de spectacles au Canada contribuent à assurer la sécurité des Canadiens pendant la pandémie, mais les annulations ont eu un impact sur ces entreprises. Nous sommes conscients de l'importance d'assurer leur viabilité, ainsi que la force et la robustesse de cette industrie. Nous avons investi 500 millions de dollars dans des fonds d'urgence visant à soutenir les emplois et tout ce secteur économique. Nous allons continuer de le soutenir et de travailler à une reprise vigoureuse.
Voir le profil de Don Davies
NPD (BC)
Voir le profil de Don Davies
2020-10-30 11:27 [p.1482]
Madame la Présidente, avant la pandémie de COVID-19, le Canada connaissait déjà une grave crise du logement. Vu les répercussions économiques graves de la pandémie, encore plus de Canadiens risquent de perdre leur logement. Le gouvernement fédéral doit les aider. Pourtant, dans ma circonscription, Vancouver Kingsway, une agence du gouvernement a donné l'ordre à la coopérative d'habitation Still Creek de hausser ses loyers de plus de 5 %.
Les libéraux ordonneront-ils à la SCHL d'annuler cette politique qui nuira à un grand nombre de familles monoparentales, de personnes à faible revenu et de personnes handicapées?
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam Vaughan
2020-10-30 11:28 [p.1482]
Madame la Présidente, dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, le gouvernement a en fait rétabli les accords de financement conclus avec des coopératives d'habitation qui étaient venus à échéance de manière à maintenir en place le programme de loyer proportionné au revenu que l'ancien gouvernement conservateur laissait disparaître.
En ce qui concerne la coopérative en question, je serais ravi de m'entretenir avec le député pour examiner ce qu'a fait la SCHL relativement au rétablissement de ces subventions. Par ailleurs, en réponse à la pandémie, le gouvernement a pris la mesure sans précédent de lancer l'Initiative pour la création rapide de logements, un investissement de 1 milliard de dollars qui permettra d'acquérir, de rénover et de fournir des logements d'urgence immédiatement dans des villes partout au pays. Nous sommes impatients de continuer de travailler à ce dossier avec le Parlement.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2020-10-30 11:28 [p.1482]
Madame la Présidente, malheureusement, de tous les pays du G7, le Canada est celui qui a le plus haut taux de chômage. Malheureusement, le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir de plan de reprise économique. Malheureusement, le Canada n'a toujours pas de gouvernement qui sait où il s'en va en matière de finances publiques: pas de budget, pas de mise à jour. Pire, le premier ministre a affirmé cette semaine qu'il n'a pas d'encadrement des dépenses. Il faut remarquer qu'on s'en doutait, mais, au moins, il l'a dit.
Le premier ministre pourrait-il informer les Canadiens qu'il est conscient que, lorsque l'on dépense sans compter, tôt ou tard, ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui vont payer pour cela?
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-10-30 11:29 [p.1482]
Madame la Présidente, comme le député le sait sans doute, au cours des derniers mois, le gouvernement a collaboré de diverses façons avec différents ordres de gouvernement pour élaborer un programme de relance économique, un programme parmi tant d'autres pour veiller à ce que l'ensemble de la population canadienne soit en meilleure posture pour lutter contre le coronavirus et les conséquences négatives qu'il entraîne.
Nous aimerions que l'opposition officielle et les autres partis collaborent avec le gouvernement afin que nous puissions continuer de prendre des mesures concrètes pour soutenir les Canadiens.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2020-10-30 11:30 [p.1482]
Madame la Présidente, le long silence précédant la réponse du secrétaire parlementaire est très révélateur du fait que le gouvernement ne sait pas du tout où il s'en va en matière de dépenses publiques.
Pourtant, le gouvernement du Québec a déjà une mise à jour économique en marche. Oui, ce gouvernement fait des déficits, mais il a un objectif: le ministre des Finances du Québec a dit que le retour à l'équilibre budgétaire se ferait d'ici 2026.
Qu'en est-il du gouvernement fédéral?
Voir le profil de Sean Fraser
Lib. (NS)
Voir le profil de Sean Fraser
2020-10-30 11:31 [p.1482]
Madame la Présidente, ce que je tiens à dire au député, c'est que si sa maison était en feu, je lui conseillerais de sauver les personnes qui s'y trouvent et d'éteindre le feu. Or, j'ai l'impression que l'approche des conservateurs consisterait à fermer le tuyau d'arrosage parce qu'ils s'inquiètent de la facture d'eau.
Au début de la pandémie, le Canada avait la plus saine situation économique du G7. Le gouvernement s'est servi de ses solides atouts financiers pour aider les familles à mettre du pain sur la table et à garder un toit au-dessus leur tête, et pour aider les entreprises à rester ouvertes et à garder leurs employés.
Les Canadiens méritent d'avoir un gouvernement qui s'engage à les aider à traverser la pandémie, peu importe ce qu'il en coûte. C'est exactement ce que nous allons faire.
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PCC (AB)
Voir le profil de Shannon Stubbs
2020-10-30 11:32 [p.1482]
Madame la Présidente, cette semaine, l'enquête sur le blanchiment d'argent en Colombie-Britannique a révélé que la GRC ne dispose pas de suffisamment de ressources ni d'agents pour lutter contre ce phénomène.
De l'argent sale a permis d'acheter pour des milliards de dollars en biens immobiliers en Colombie-Britannique en 2018, contribuant ainsi à l'augmentation du prix de l'immobilier de 5 %. Selon l'Institut C.D. Howe, le montant d'argent sale blanchi au Canada tous les ans pourrait dépasser les 100 milliards de dollars.
Le ministre de la Sécurité publique était le ministre responsable de la lutte contre le crime organisé. Il est au courant du problème depuis des années. Quand va-t-il enfin prendre au sérieux le blanchiment d'argent et la lutte contre le crime organisé ?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, j'aimerais remercier la députée pour cette excellente question et lui rappeler, par la même occasion, qu'au cours des quatre dernières années du gouvernement conservateur, celui-ci a réduit le budget de la GRC de plus d'un demi-milliard de dollars et a fermé toutes les unités intégrées de contrôle des produits de la criminalité.
En revanche, et c'est un contraste saisissant, nous avons investi plus de 172 millions de dollars dans la GRC, le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada et l'Agence du revenu du Canada afin de leur permettre de remettre sur pied des équipes chargées de l'application de la loi. Nous avons travaillé là-dessus avec la Colombie-Britannique. Nous avons créé de nouvelles infractions. Nous investissons, en fait, dans la lutte contre le blanchiment d'argent, qui est un problème très grave, et nous rétablissons le financement supprimé — c'était vraiment malheureux — par un gouvernement conservateur précédent.
Voir le profil de Shannon Stubbs
PCC (AB)
Voir le profil de Shannon Stubbs
2020-10-30 11:32 [p.1483]
Madame la Présidente, le parti du ministre est au pouvoir depuis cinq ans. Il devrait donc arrêter de blâmer les autres et se contenter de faire son travail. En tant qu'ancien chef de police, j'aurais cru qu'il comprendrait l'ampleur de la situation. Elle va au-delà des casinos légaux en Colombie-Britannique. Des cartels transnationaux basés en Chine, liés au Parti communiste chinois, exploitent des casinos clandestins en Colombie-Britannique et en Ontario. Cela s'apparente à de l'ingérence étrangère au Canada. Le blanchiment d'argent visant à financer le crime organisé déchire des familles et des communautés canadiennes. Cela représente une véritable menace pour le Canada.
Quand le ministre passera-t-il à l'action, arrêtera-t-il de parler...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Le ministre de la Sécurité publique a la parole.
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, la députée signale qu'il s'agit d'un problème à l'échelle du Canada. En fait, le Canada avait autrefois 12 unités mixtes des produits de la criminalité. Elles étaient dotées d'excellents agents de la GRC, très compétents, qui menaient ce type d'enquêtes, jusqu'à ce que les conservateurs les ferment toutes.
Nous avons commencé à compenser la perte de ces agents en investissant beaucoup d'argent dans la GRC pour nous assurer qu'elle est maintenant en mesure de faire ce travail crucial. Je me réjouis du nouvel intérêt que la députée porte à cet enjeu, mais le bilan des conservateurs à cet égard est éloquent.
Voir le profil de Lianne Rood
PCC (ON)
Madame la Présidente, Loblaws, Metro et Walmart augmentent les frais que doivent payer les fournisseurs pour avoir le privilège de vendre leurs produits à ces épiceries. Mercredi, le PDG de Sobeys a annoncé que sa chaîne d'épiceries n'augmenterait pas les frais que doivent payer les agriculteurs et les transformateurs. Il a déclaré que c'était malsain et que ces pratiques étaient tout simplement néfastes pour le Canada.
Quand le gouvernement dénoncera-t-il cette situation, comme les conservateurs l'ont fait, et prendra-t-il le parti des Canadiens à l'instar de Sobeys?
Voir le profil de Ali Ehsassi
Lib. (ON)
Voir le profil de Ali Ehsassi
2020-10-30 11:34 [p.1483]
Madame la Présidente, il est navrant de constater que des épiciers imposent de tels frais, que doivent assumer des milliers de transformateurs canadiens qui travaillent d'arrache-pied pour nourrir les Canadiens et pour soutenir leurs communautés malgré tous les défis que nous vivons en ce moment. Les épiciers indépendants, les producteurs alimentaires, les transformateurs, ainsi que leurs employés jouent un rôle déterminant pendant la pandémie. Comme les Canadiens, nous reconnaissons l'importance d'avoir des pratiques commerciales équitables et nous sommes résolus à ce que le Canada offre des conditions favorables pour permettre à toutes les entreprises de prospérer.
Voir le profil de Lianne Rood
PCC (ON)
Madame la Présidente, les frais abusifs imposés par les supermarchés pourraient acculer des agriculteurs et des transformateurs à la faillite en pleine pandémie, menaçant ainsi les emplois et la sécurité alimentaire de nombre de Canadiens. Le gouvernement devrait dire aux Canadiens qu'il interviendra dès maintenant; pas demain ni la semaine prochaine, mais tout de suite. Le gouvernement doit dénoncer cette pratique concurrentielle injuste, comme l'ont fait les conservateurs.
Quand les libéraux vont-ils faire preuve de leadership pour défendre les agriculteurs et aider les Canadiens ordinaires à payer leur épicerie?
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Madame la Présidente, je peux assurer à la Chambre que nous suivons la situation de très près avec mon collègue le ministre de l'Innovation ainsi qu'avec mes homologues provinciaux. C'est un dossier très important qui relève des provinces, et c'est pourquoi nous allons faciliter la discussion pendant les nombreuses rencontres entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux qui auront lieu presque toutes les semaines au cours du mois de novembre.
Voir le profil de Maxime Blanchette-Joncas
BQ (QC)
Madame la Présidente, hier, au Comité permanent des comptes publics, la vérificatrice générale a répété qu'elle n'a pas le budget pour scruter toutes les nouvelles dépenses liées à la pandémie. C'est troublant. Elle répète qu'elle ne pourra pas analyser 343 milliards de dollars en nouvelles dépenses sans ressources additionnelles. Cela n'a pas de sens.
Curieusement, cela semble faire l'affaire du Parti libéral. Nous ne pouvons pas laisser le gouvernement dépenser par centaines de milliards sans surveillance, surtout pas à la lumière du scandale WE Charity.
La vérificatrice générale demande 31 millions de dollars, ce qui est très raisonnable.
Quand va-t-elle enfin recevoir les moyens de faire son travail?
Voir le profil de Greg Fergus
Lib. (QC)
Voir le profil de Greg Fergus
2020-10-30 11:37 [p.1484]
Madame la Présidente, j'aimerais commencer par offrir toute ma collaboration et celle du président du Conseil du Trésor à la nouvelle vérificatrice générale. Notre gouvernement est déterminé à soutenir ses travaux importants et permanents.
Comme l'a dit la vérificatrice générale lors de sa comparution devant le Comité, elle est très encouragée par le travail qui se poursuit entre son bureau et le ministère des Finances.
Nous nous sommes engagés à ce que son bureau dispose des ressources nécessaires. Nous aurons plus à dire en temps utile.
Voir le profil de Maxime Blanchette-Joncas
BQ (QC)
Madame la Présidente, les libéraux ont confié un contrat sans appel d'offres de 900 millions de dollars à leurs amis de WE Charity. Ils ont confié un autre contrat sans appel d'offres de 237 millions de dollars à Frank Baylis, qui était encore député libéral à la Chambre l'an dernier. Combien existe-t-il de contrats de ce genre, que nous ne connaissons pas?
La vérificatrice générale demande 31 millions de dollars pour scruter 343 milliards de dollars en dépenses pendant la pandémie. Son bureau a demandé cinq fois dans les cinq dernières années une augmentation de son budget.
À part favoriser les intérêts du Parti libéral et de ses bons amis, le gouvernement pourrait-il...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
La parole est à l'honorable secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor et de la ministre du Gouvernement numérique.
Voir le profil de Greg Fergus
Lib. (QC)
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2020-10-30 11:38 [p.1484]
Madame la Présidente, c'est une bonne question.
Après que les conservateurs de Stephen Harper ont réduit de près de 6,5 millions de dollars le budget du Bureau du vérificateur général, nous avons pris des mesures pour rétablir ce financement.
Dans le cadre du budget de 2018, nous avons investi plus de 41 millions de dollars en fonds supplémentaires pour le Bureau du vérificateur général. Grâce à cette augmentation des fonds, le Bureau a pu ajouter l'équivalent de 38 nouveaux employés à temps plein à son équipe.
Comme je l'ai dit dans ma réponse précédente, nous sommes très encouragés par la discussion entre...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
La parole est à l'honorable députée de Elgin—Middlesex—London.
Voir le profil de Karen Vecchio
PCC (ON)
Madame la Présidente, la pandémie, on le sait, a fait augmenter la violence contre les femmes, et plus particulièrement la violence familiale et la traite des personnes. Tandis qu'ici, au Canada, les femmes font ce qu'elles peuvent pour lutter contre cette triste réalité, celles qui habitent dans les régions les plus instables de la planète vivent dans l'insécurité la plus complète et craignent constamment pour leur vie. Malheureusement, de nombreuses voix doutent de plus en plus de la capacité du Canada à contrer les dangers qui planent sur la tête de ces femmes, surtout parce qu'il y a très peu de femmes pour prendre part aux missions des Casques bleus.
Quand le gouvernement se ressaisira-t-il et prendra-t-il ces questions au sérieux?
Voir le profil de Gudie Hutchings
Lib. (NL)
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2020-10-30 11:39 [p.1484]
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question.
Le Canada ne tolère aucune forme de violence fondée sur le sexe, et nous allons continuer de tout faire, avec la collaboration des Canadiens, pour éradiquer ce fléau sous toutes ses formes.
Le gouvernement a fait un premier pas en présentant la toute première stratégie fédérale visant à prévenir et à contrer la violence fondée sur le sexe, qui permet de venir en aide aux survivants et à leurs proches. Nous savons qu'il reste encore du chemin à faire et c'est pourquoi nous nous sommes engagés à présenter un plan d'action national. Nous tenons à ce que chaque victime de violence, quelle que soit son identité, puisse obtenir rapidement et aisément la protection et les services dont elle a besoin, peu importe l'endroit où elle vit.
Depuis le début de la pandémie de COVID-19, nous avons injecté plus de 100 millions de dollars supplémentaires afin de venir en aide aux femmes dans le besoin, et...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
La députée d'Elgin—Middlesex—London a la parole.
Voir le profil de Karen Vecchio
PCC (ON)
Madame la Présidente, revenons au nombre de femmes dans les rangs des Forces armées canadiennes, un nombre lamentablement bas. Nous sommes à mille lieues d'atteindre l'objectif de compter 25 % de femmes dans les Forces armées d'ici 2026. Quand des femmes sont coincées en zone de conflit, il est essentiel que des gardiennes de la paix puissent les soutenir avec empathie et compassion.
Que fera le gouvernement pour répondre à ces besoins et donner au Canada un rôle de premier plan dans les initiatives de maintien de la paix?
Voir le profil de Harjit S. Sajjan
Lib. (BC)
Madame la Présidente. Je suis d'accord avec la députée: nous devons augmenter le nombre de femmes dans les Forces armées canadiennes.
Pour que les forces de maintien de la paix puissent compter plus de femmes, l'ensemble des alliés doivent recruter plus de femmes, comme nous nous efforçons nous-mêmes de le faire. J'en profite pour souligner que la commandante actuelle de la mission de formation de l'OTAN en Irak, Jennie Carignan, fait un travail fantastique.
Nous continuerons d'augmenter le nombre de femmes et de contribuer aux opérations de maintien de la paix.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
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2020-10-30 11:41 [p.1485]
Madame la Présidente, pour une personne qui n'a rien à cacher, le premier ministre fait sacrément beaucoup d'efforts pour étouffer le scandale UNIS. Il a menacé de déclencher des élections, il a prorogé le Parlement pour six semaines et, dernièrement, il a paralysé le Comité des finances au moyen d'une manoeuvre d'obstruction qui a duré un mois et qui a occupé le Comité pendant 25 heures, avec des documents contenant 171 000 mots. Dans des interventions incohérentes, un député libéral a même comparé les documents caviardés liés au scandale UNIS à des textes sacrés comme la Torah, la Bible et le Coran. Je présume que cela implique qu'il veut aussi caviarder des passages de ces grands textes.
Lequel de ces textes sacrés veut-il caviarder?
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2020-10-30 11:42 [p.1485]
Madame la Présidente, il est intéressant d'entendre le député parler de manœuvres d'obstruction. Je siégeais à la Chambre quand il a discouru pendant 14 heures du budget. Il a parlé des pierres de l'édifice qui abrite la Chambre et de toutes sortes de choses qui, de l'avis de certains, étaient plus ou moins intéressantes.
Les conservateurs peuvent bien concentrer leurs efforts sur la fondation UNIS s'ils le veulent, et ce n'est pas à nous de décider de leurs priorités.
Je peux dire aux députés que la priorité du gouvernement est de se concentrer sur la santé et le bien-être des Canadiens et sur l'économie. Nous garderons le cap sur la lutte contre le coronavirus.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, la principale différence est que lorsque le député de Carleton a fait de l'obstruction, c'était pour dénoncer la corruption. Les libéraux font de l'obstruction pour dissimuler leur corruption.
Plus tôt cette semaine, lors d'une séance du comité des finances, le député de Guelph a fait une allocution où il a comparé la Bible, la Torah, le Coran et d'autres textes sacrés aux documents caviardés par les libéraux pour camoufler leur corruption, ce qui est dégoûtant et, à vrai dire, très stupide. Il ne fait aucun doute que, pour le gouvernement libéral, la corruption est sacrée.
Le ministre est-il...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Je demande au député de s'abstenir d'utiliser un langage non parlementaire.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, le ministre est-il d'accord que cette manière de s'exprimer était inappropriée et offensante pour les Canadiens croyants?
Présentera-t-il ses excuses à la Chambre et demandera-t-il au député d'en faire autant?
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2020-10-30 11:44 [p.1485]
Madame la Présidente, depuis que je siège à la Chambre, j'entends les conservateurs faire de l'obstruction. Lorsqu'ils parlent d'obstruction, j'estime qu'ils devraient se regarder dans le miroir. C'est important pour la Chambre de réaliser que le gouvernement axe ses efforts sur la collaboration avec ceux et celles qui veulent bien collaborer afin de respecter la principale priorité des Canadiens, qui est de combattre le coronavirus et d'atténuer son impact sur notre société. Nous comptons sur les conservateurs pour qu'ils unissent leurs efforts à ceux du gouvernement et qu'ils commencent à collaborer, que ce soit durant les séances des comités ou durant celles de la Chambre.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Madame la Présidente, cette semaine, le commissaire à l'environnement nous a informés que le système d'évaluation des risques pour le transport de marchandises dangereuses comporte des lacunes et est axé sur des données incomplètes et désuètes. Parallèlement, la Liste de surveillance du Bureau de la sécurité des transports a souligné que le nombre de cas de mouvements non contrôlés des trains est en hausse. Trois travailleurs du CP sont décédés en février 2019 à la suite d'un accident provoqué par un tel mouvement, qui impliquait des trains transportant les mêmes produits dangereux qui ont explosé à Lac-Mégantic. C'est tout à fait inacceptable. Ce que ces chiens de garde nous disent, c'est qu'un autre accident risque d'arriver bientôt.
Quand le ministre va-t-il enfin prendre des mesures afin d'éviter de devoir de nouveau offrir ses condoléances aux familles et aux collectivités touchées?
Voir le profil de Chris Bittle
Lib. (ON)
Voir le profil de Chris Bittle
2020-10-30 11:45 [p.1485]
Madame la Présidente, nous saluons la publication de la « Liste de surveillance 2020 » du Bureau de la sécurité des transports du Canada, qui fournit des recommandations clés pour améliorer le système de transport canadien dans son ensemble.
Nous sommes heureux de voir le Bureau de la sécurité des transports du Canada souligner les progrès importants réalisés par le ministère pour réduire considérablement l'arriéré et donner suite aux recommandations de sécurité antérieures, mais nous comprenons que nous devons en faire plus. Nous partageons le désir du Bureau de la sécurité des transports de rendre le système de transport du Canada plus sécuritaire et nous prenons ses recommandations au sérieux. Nous n'hésiterons jamais à prendre les mesures nécessaires pour améliorer continuellement la sécurité.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Madame la Présidente, cette semaine, le rapport du commissaire à l'environnement et au développement durable a démontré que le système d'évaluation des risques est fondé sur des données incomplètes et périmées.
Le lendemain, la Liste de surveillance du Bureau de la sécurité des transports du Canada a exposé que le nombre de mouvements imprévus ou non contrôlés est à la hausse; les mêmes incidents qui ont causé la mort de trois travailleurs du CP en février 2019, avec des trains transportant le même genre de matériel dangereux qui a causé l'accident à Lac-Mégantic. On nous dit qu'on est à la veille du prochain accident grave.
Quand le ministre va-t-il agir pour éviter la prochaine...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
L'honorable secrétaire parlementaire du ministre des Transports a la parole.
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Lib. (ON)
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2020-10-30 11:46 [p.1486]
Madame la Présidente, Transports Canada a pris des mesures concrètes en réponse aux problèmes de sécurité indiqués sur les listes de surveillance précédentes. Il a notamment mis en œuvre de nombreuses mesures visant à renforcer la sécurité ferroviaire, dont l'application de règles plus strictes pour sécuriser les trains et réduire le risque de mouvements non contrôlés du matériel ferroviaire.
Nous avons publié le Règlement sur les enregistreurs audio et vidéo de locomotive afin de donner aux enquêteurs une idée de la séquence des événements qui mènent aux accidents ferroviaires. Nous écouterons le Bureau de la sécurité des transports et donnerons suite à ses recommandations, car la sécurité ferroviaire est d'une importance fondamentale pour le ministre et le ministère.
Voir le profil de Wayne Long
Lib. (NB)
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2020-10-30 11:47 [p.1486]
Madame la Présidente, le 7 octobre dernier, le gouvernement a annoncé qu'il allait concrétiser son engagement d'interdire les articles en plastique nocif à usage unique dans le cadre de son objectif de zéro déchet de plastique d’ici 2030. Cependant, pour de nombreux Canadiens handicapés, les pailles en plastique sont essentielles pour boire. Sans des pailles en plastique pliables et durables, le simple fait de boire une canette peut devenir plus difficile et potentiellement dangereux.
Le secrétaire parlementaire du ministre de l’Environnement et du Changement climatique peut-il nous dire les mesures que prend le gouvernement pour que les besoins des personnes handicapées au Canada...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Le secrétaire parlementaire a la parole.
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Lib. (MB)
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2020-10-30 11:48 [p.1486]
Madame la Présidente, je remercie le député de Saint John—Rothesay de défendre vigoureusement les intérêts des Canadiens handicapés. Le gouvernement prend des mesures ambitieuses pour éliminer les déchets de plastique et la pollution, notamment en interdisant les articles en plastique nocif à usage unique.
Nous travaillerons avec les Canadiens handicapés pour que leurs besoins soient pris en compte dans l'approche à suivre dans ce dossier. Nous veillerons à ce qu'aucun Canadien ayant besoin d'une paille en plastique pour des raisons d'accessibilité ou médicales n'en soit privé. Nous protégerons toujours l'environnement et nous défendrons les droits des personnes handicapées.
Voir le profil de Chris Lewis
PCC (ON)
Voir le profil de Chris Lewis
2020-10-30 11:48 [p.1486]
Madame la Présidente, il y a des problèmes à la frontière canado-américaine parce que le ministre de la Sécurité publique et la ministre de la Santé se renvoient la balle.
Ainsi, Darren, qui a tenté de se rendre aux États-Unis pour visiter son frère, s'est vu refuser l'entrée par les douanes étatsuniennes, mais il a tout de même dû s'isoler pendant 14 jours. Ensuite, les ministères de la Sécurité publique et de la Santé se sont renvoyé la balle. Nous avons finalement appris — mais trop tard pour que cela puisse être utile à Darren — qu'un appel pouvait être faire auprès de l'Agence de la santé publique du Canada.
Le ministre de la Sécurité publique peut-il expliquer pourquoi les hauts dirigeants milliardaires des États-Unis traversent librement la frontière alors que des Canadiens ordinaires comme Darren n'ont droit à rien d'autre que le chaos?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je suis heureux d'informer le député que nous avons pris des mesures très énergiques pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens en imposant des restrictions importantes à la frontière canado-américaine, ce qui a permis d'accomplir plusieurs choses. Les mesures ont permis de faciliter le passage des biens et des travailleurs essentiels à la frontière, et, parallèlement, nous avons imposé des restrictions sévères sur les déplacements non essentiels.
Nous nous efforçons de résoudre les situations fâcheuses dans lesquelles des Canadiens peuvent se trouver. Ces mesures sont importantes, et il est également important de collaborer avec les autorités sanitaires locales et nos partenaires provinciaux et municipaux pour assurer la santé et la sécurité des Canadiens. C'est ce que nous faisons depuis le début, et nous poursuivrons ce travail.
Voir le profil de Chris d'Entremont
PCC (NS)
Voir le profil de Chris d'Entremont
2020-10-30 11:50 [p.1486]
Madame la Présidente, on a annoncé il y a une semaine les nouveaux Règlement et directives sur les médicaments brevetés. Ces changements sont attendus depuis un certain temps par les patients et par les groupes de patients. Ces derniers signalent qu'en l'absence d'une révision sérieuse du projet de lignes directrices, de nouveaux médicaments susceptibles de sauver des vies, comme le Trikalfa, ne seront pas commercialisés au Canada. Malheureusement, les changements proposés ne reflètent pas les préoccupations communiquées dernièrement au gouvernement.
Pourquoi le gouvernement libéral laisse-t-il encore une fois tomber les patients et leur famille?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Madame la Présidente, le Canada est l'un des pays où les prix des médicaments brevetés sont le plus élevés, ce qui freine l'accès aux nouveaux médicaments.
En août 2019, nous avons apporté les derniers amendements par rapport au Règlement sur les médicaments brevetés. Il s'agit de la première mise à jour substantielle du Règlement en plus de 20 ans, et le député n'est pas sans savoir que de nouvelles lignes directrices viennent d'être rendues publiques il y a environ une semaine. Ces modifications visent à fournir au Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés de nouveaux outils pour protéger les Canadiens des prix excessifs de ces médicaments.
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