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Lib. (NL)
propose que le projet de loi C‑3, Loi modifiant le Code criminel et le Code canadien du travail, soit maintenant lu une deuxième fois et renvoyé au Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées.
— Je suis fier de prendre la parole à la Chambre aujourd'hui sur le territoire traditionnel du peuple algonquin anishinabe en tant que nouveau ministre du Travail du Canada pour présenter un projet de loi axé sur les travailleurs et leur sécurité.
La réalité est telle que la sécurité de nombreux travailleurs partout au Canada a été ébranlée pendant la pandémie. Je suis certain que tout le monde sera d'accord. Or, tous les Canadiens méritent de se sentir en sécurité sur leur lieu de travail.
Personne ne devrait avoir à choisir entre rester à la maison quand il est malade et pouvoir payer le loyer et l'épicerie. Il est évident que la pandémie a mis en évidence les lacunes de notre filet social, et le moment est venu de combler les lacunes au chapitre des congés de maladie payés.
En quoi consistent-elles exactement? À l'heure actuelle, le Code canadien du travail accorde aux employés des secteurs sous réglementation fédérale plusieurs congés sans solde qu'ils peuvent prendre pour une maladie personnelle ou une blessure, ainsi que trois jours de congé personnel payés qu'ils peuvent prendre pour traiter une maladie ou une blessure. Toutefois, si on examine l'année 2019, on constate que les travailleurs canadiens ont pris en moyenne 8,5 jours de congé pour une maladie ou un problème lié à une invalidité. Il est devenu évident que trois jours ne suffisent tout simplement pas.
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Lib. (NL)
Avec le projet de loi C‑3, nous prenons des mesures pour nous assurer que les Canadiens qui travaillent dans les industries sous réglementation fédérale ont accès aux congés de maladie payés auxquels ils ont droit.
Le gouvernement du Canada présente un projet de loi qui modifierait le Code canadien du travail de façon à offrir 10 jours de congé de maladie payés aux travailleurs du secteur privé assujettis à la réglementation fédérale. Cela pourrait avoir d'énormes conséquences.
Il y a environ 18 500 employeurs dans les secteurs sous réglementation fédérale. Cela comprend les sociétés de la Couronne et certaines activités sur les réserves des Premières Nations. En tout, ils emploient près de 1 million de Canadiens. La grande majorité d'entre eux — quelque 87 % — travaillent dans des entreprises de moyenne et de grande taille, ce qui signifie des entreprises comptant au moins 100 employés.
Le secteur sous réglementation fédérale est formé des milieux de travail d'un large éventail d'industries. Il comprend notamment les transports interprovinciaux, aériens, ferroviaires, terrestres et maritimes, les pipelines, ainsi que les services bancaires, postaux et de messagerie. Ce sont des industries sur lesquelles les gens comptent tous les jours.
La vie pendant la pandémie a été stressante pour bien des Canadiens. Je songe notamment à mes concitoyens de Terre-Neuve, qui se sont inquiétés d'interruptions possibles dans la chaîne d'approvisionnement en aliments et en d'autres biens. L'approvisionnement a parfois été interrompu en raison des intempéries, mais aussi parce que les terminaux de Port-aux-Basques et de North Sydney ont dû fermer par manque de personnel en raison de la COVID.
Il est très important que ces industries survivent et s'épanouissent. C'est pourquoi nous devons soutenir les travailleurs qui sont au cœur de ces industries.
Le projet de loi dont nous sommes saisis permettra à la fois aux travailleurs de ces secteurs essentiels de rester à la maison pour se reposer lorsqu'ils sont malades et de prévenir la propagation de maladies sur leur lieu de travail. Plus précisément, le projet de loi C‑3 modifiera la partie III du Code canadien du travail afin d'y apporter deux changements.
Le premier changement aurait pour effet que, pour chaque année civile, les employés cumuleraient une journée de congé payé par mois travaillé sans interruption, jusqu'à un maximum de 10 jours par année civile.
Le deuxième changement vise à éviter la reprise de dispositions en matière de congé payé dû à une maladie ou à une blessure qui existent déjà dans le Code canadien du travail. Ces deux changements toucheraient plus de 580 000 employés du secteur privé sous réglementation fédérale qui n'ont pas accès en ce moment à au moins 10 jours de congé de maladie payé. En fait, 63 % des travailleurs sous réglementation fédérale n'ont pas droit à 10 jours de congé de maladie payé.
Une augmentation du nombre de jours de congé de maladie payé aiderait les employés en les protégeant de trois façons.
Tout d'abord, les congés de maladie payés protégeraient le revenu des travailleurs. Les travailleurs n'auront pas à choisir entre rester à la maison pour se remettre sur pied et recevoir un salaire.
Ensuite, cela protégerait leur emploi.
Enfin, cela protégerait la santé des travailleurs. Les congés de maladie supplémentaires leur permettraient de récupérer à la maison, ce qui protégerait les autres dans le milieu de travail.
Bref, nous agissons pour donner aux travailleurs et aux employeurs le soutien concret dont ils ont besoin pour assurer la sécurité du milieu de travail. Les congés de maladie payés nous aideront à endiguer la propagation de la COVID‑19 et d'autres maladies au travail partout au pays, et c'est un pas important vers notre victoire contre le coronavirus et la fin de la pandémie.
En plus de permettre aux travailleurs de se concentrer sur leur santé et de réduire la propagation des maladies, les congés de maladie payés permettent également de protéger notre économie.
Cela dit, les avantages ne s'arrêtent pas là. Des recherches montrent que l'absence de congés de maladie payés entraîne un plus grand roulement de personnel. Et c'est sans compter la nécessité pour l'employé de recourir davantage aux ressources en santé plus long terme. Ces résultats ont des coûts économiques pour les particuliers, les employeurs, les familles et le gouvernement.
Des études ont montré qu'offrir des congés de maladie payés était profitable pour les employeurs et pour le système de santé publique.
Pour ces raisons, il est évident que le projet de loi devant nous aujourd'hui devrait être adopté. Les congés de maladie payés pour les travailleurs sous réglementation fédérale figurent dans la plateforme électorale libérale de la dernière élection. Nous nous sommes engagés à déposer cette mesure législative dans les 100 jours de notre mandat. Aujourd'hui, nous tenons promesse.
L'intégration de 10 jours de congé de maladie payé n'est que la première étape de notre plan.
Nous voulons que les congés de maladie payés soient offerts dans tous les secteurs du pays. Pour y arriver, nous devons travailler avec les provinces et les territoires afin d'adopter une approche qui est avantageuse pour les travailleurs canadiens d'un océan à l'autre. Il faut le faire parce que 58 % des travailleurs du pays n'ont accès à aucun congé de maladie payé en ce moment.
J'en viens à un autre aspect de l'engagement du gouvernement du Canada. En plus des mesures mentionnées plus tôt, le gouvernement du Canada rencontrera les provinces et les territoires pour discuter d'un plan visant à légiférer sur la question des congés de maladie à l'échelle du pays. Bien sûr, ce cadre devra respecter les champs de compétence et tenir compte des besoins particuliers des propriétaires de petites entreprises.
À l'heure actuelle, ce ne sont pas toutes les provinces et tous les territoires qui ont des dispositions relatives aux congés de maladie payés. En fait, seuls l'Île‑du‑Prince‑Édouard et le Québec exigent, de façon permanente, que les employeurs accordent des congés de maladie payés. Cela dit, la Colombie‑Britannique a récemment terminé les consultations sur la création de règlements pour établir le droit à au moins cinq jours de congé de maladie payés en raison d'une blessure ou d'une maladie personnelle.
La situation varie donc d'une région à l'autre. Par exemple, ma province, Terre‑Neuve‑et‑Labrador, prévoit sept jours de congé non payés en raison d'une maladie ou de responsabilités familiales, et les gens y ont droit après avoir travaillé 30 jours consécutifs pour le même employeur. Cela dit, de l'autre côté du détroit de Cabot, en Nouvelle‑Écosse, les travailleurs ont droit à trois jours de congé non payés pour prendre soin d'un enfant, d'un parent ou d'un membre de la famille qui est malade, ou encore pour aller à un rendez-vous chez le médecin, le dentiste ou un autre professionnel du genre pendant les heures de travail.
Le nombre de jours et les exigences sont très différents selon l'endroit où l'on habite, mais ce ne devrait pas être le cas. Lorsqu'on examine les dispositions relatives aux congés de maladie payés directement liés à la COVID‑19, les choses sont aussi très différentes selon le lieu de résidence.
Pendant la pandémie, la Colombie‑Britannique, le Manitoba, l'Ontario et le Yukon ont instauré provisoirement des congés payés pour des raisons liées à la COVID‑19 et des programmes de rabais destinés aux employeurs afin d'aider à compenser le coût des congés. Le nombre de jours admissibles à un remboursement et le montant maximum du remboursement offert varient d'une province ou d'un territoire à l'autre. Ces programmes obligent les employeurs à verser un salaire normal à leurs employés pendant la période de congé avant de pouvoir présenter, après coup, une demande de remboursement au gouvernement provincial ou territorial. La reprise économique étant amorcée, certains de ces programmes ont déjà pris fin, tandis que d'autres devraient expirer à la fin de l'année.
La pandémie de COVID‑19 a fait ressortir l'importance des congés de maladie payés. En cette période difficile, nous avons la responsabilité de veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à des congés de maladie payés. C'est essentiel pour le rétablissement de l'économie canadienne et cela contribuera à réduire la propagation du virus.
Le gouvernement est bien conscient que les modifications proposées aujourd'hui auraient une incidence sur les provinces et les territoires ainsi que sur les employeurs, en particulier les petites entreprises. La consultation des provinces et des territoires est cruciale pour tenir compte, notamment, des besoins uniques des propriétaires de petite entreprise et des réalités régionales.
Les employeurs et les employés sous réglementation fédérale ainsi que d'autres organisations pertinentes demeureront de précieux partenaires dans la mise en œuvre de ces changements. Ils auront l'occasion d'exprimer leur point quant aux facteurs à prendre en considération ainsi que sur la façon de mettre en œuvre ensemble les changements proposés. Lorsqu'il présente un projet de loi aussi important que celui que nous étudions aujourd'hui, le projet de loi C‑3, le gouvernement du Canada collabore étroitement avec ses partenaires, car ils connaissent mieux que nous les réalités sur le terrain.
Le gouvernement du Canada travaille fort pour rebâtir en mieux et pour mettre fin à la lutte contre la COVID‑19. S'assurer que les Canadiens ont accès à des congés de maladie payés est une étape importante dans la relance économique du Canada et la réduction de la propagation du virus.
Les congés de maladie payés peuvent contribuer à freiner la propagation des maladies dans les milieux de travail du pays. Nous tenons à ce que les travailleurs aient le soutien dont ils ont besoin pour demeurer en santé et ne pas compromettre la santé et la sécurité de leurs collègues. Le projet de loi C‑3 nous rapprochera de cet objectif.
Comme je le disais tout à l'heure, les travailleurs et leur sécurité sont au cœur de ce projet de loi. Depuis toujours, personne ne réussit mieux que les syndicats à faire valoir les sujets d'importance pour les travailleurs, à commencer par celui-ci. Je tiens d'ailleurs à remercier chaleureusement les fédérations provinciales de travailleurs, les syndiqués eux-mêmes et les grands chefs syndicaux nationaux pour tout ce qu'ils ont fait afin que cette idée devienne une réalité.
Les travailleurs du pays comptent sur nous pour apporter ces changements aussi nécessaires qu'importants. Faisons-le pour eux.
Voir le profil de Dave Epp
PCC (ON)
Madame la Présidente, c'est la première fois que j'ai l'occasion de prendre la parole à la Chambre, alors je tiens à remercier les habitants de Chatham-Kent—Leamington de m'avoir accordé l'honneur et le privilège de les représenter. Je remercie aussi ma famille, les membres de mon association de circonscription et tous les bénévoles qui m'ont prêté main-forte.
Je suis d'accord avec le ministre quand il dit que la pandémie a révélé un certain nombre de faiblesses dans notre filet de sécurité sociale, mais pourquoi attendre un an et demi avant de présenter un texte législatif comme celui-ci?
Voir le profil de Seamus O'Regan
Lib. (NL)
Madame la Présidente, nous en sommes là maintenant et nous passons à l'action. Lorsque la pandémie a frappé, le gouvernement a agi très rapidement et de manière décisive au moyen de nombreux programmes temporaires, plus particulièrement la Prestation canadienne d'urgence, qui a été versée directement aux gens afin de leur offrir le soutien nécessaire au moment où ils en avaient besoin.
Comme le député le souligne, la pandémie a mis en lumière d'importantes lacunes dans le filet de sécurité sociale, dont le fait que 58 % des travailleurs du pays n'ont droit à aucun congé de maladie payé. Or, ces personnes pourraient être porteuses du virus, exposer leur milieu de travail et mettre d'autres personnes en danger en propageant le virus. Le problème s'applique tout autant à eux qu'à ceux qui ont droit à des congés de maladie payés. Cela ne change rien: le virus ne fait pas la distinction. Il est donc extrêmement important de combler cette lacune, et ce, dès maintenant.
Voir le profil de Yves Perron
BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie le ministre de son discours. Le Bloc québécois est, dans l'ensemble, en faveur de ce projet de loi.
J'aimerais faire remarquer à la Chambre que le Québec a encore une fois pris les devants avec ce type de loi, entre autres pour interdire les manifestations devant les lieux où sont offerts des traitements médicaux. Je suis tout de même heureux que le gouvernement fédéral suive le pas.
Cependant, je ressens un peu d'inquiétude en ce qui a trait aux droits des travailleurs syndiqués. Comme on le sait, le droit de grève au Québec est protégé par une loi anti‑briseurs de grève, ce qui n'existe pas ailleurs au Canada. Le projet de loi est peut-être un peu flou à l'égard du droit de manifester des employés du réseau de la santé.
J'aimerais que le ministre nous éclaire à ce sujet. Y aura-t-il des détails précis s'appliquant au droit des travailleurs syndiqués de participer aux manifestations?
Voir le profil de Seamus O'Regan
Lib. (NL)
Madame la Présidente, nous avons collaboré étroitement avec des fonctionnaires du ministère de la Justice pour garantir le respect des droits des travailleurs de faire la grève et de manifester. Je fais remarquer aux députés que, dans la forme actuelle du projet de loi, il est précisément question d'intimidation à l'endroit des professionnels de la santé et d'obstruction. Voilà où nous tirons la ligne.
Il est extrêmement important d'établir un juste équilibre. À cet égard, le projet de loi donne aux membres des forces de l'ordre les outils requis pour intervenir sans hésitation et faire le nécessaire pour que les professionnels de la santé obtiennent le soutien dont ils ont besoin, qu'ils ne subissent pas d'intimidation ni d'entrave à leur travail.
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Madame la Présidente, je remercie le ministre du Travail de son discours. Je le remercie également du contenu de ce projet de loi.
Le NPD accueille évidemment de manière favorable ce genre de projet de loi puisque c'est une idée du NPD. En 2020, le chef du NPD a demandé 22 fois au gouvernement libéral d'instaurer 10 jours de congés de maladie payés. Il s'était fait dire non, à l'époque.
Les libéraux ont finalement vu la lumière. Malheureusement, cela arrive alors que nous sommes en pleine quatrième vague. Nous avons perdu 18 mois, et cela a mis en danger la santé et la sécurité de travailleurs et de travailleuses de la santé.
C'est bien beau d'instaurer cette mesure aujourd'hui, mais, en pleine pandémie, pourquoi les libéraux ont-ils été si lents à réaliser qu'il s'agit d'un enjeu de santé non seulement pour les travailleurs, mais également pour l'ensemble de la population et de la société?
Voir le profil de Seamus O'Regan
Lib. (NL)
Madame la Présidente, que répondre? Voir la lumière est une bonne chose. Nous voyons tous les deux la lumière. Je ne dirais pas qu'il faut aller vers la lumière. Je dis simplement que nous avons tous vu la lumière. Ce qui compte, à mon avis, c'est que nous avons décidé d'agir. Il est inutile de ressasser les histoires du passé. Je crois que cela ne sert à rien. Il n'y a rien de secret dans mon histoire, d'ailleurs.
Je dirais que la pandémie a mis en lumière les lacunes de ce genre. Nous avons mis en place des mesures temporaires qui, d'après notre lecture, étaient très importantes au début de la pandémie. L'aide a été offerte directement aux travailleurs. Dès le début, nous savions qu'il fallait agir rapidement, et c'est ce que nous avons fait. Nous avons maintenant la possibilité, alors que nous achevons la lutte contre la COVID‑19 et que nous prenons conscience d'autres menaces possibles à l'horizon, d'apporter les changements durables nécessaires au filet social et de combler toutes ces lacunes.
Le projet de loi à l'étude est un des éléments importants de cet effort.
Voir le profil de Cathay Wagantall
PCC (SK)
Madame la Présidente, je suis heureuse d'avoir l'occasion de remercier les gens de ma circonscription de m'avoir de nouveau choisie pour les représenter et de m'avoir autant soutenue pendant la campagne électorale. Je suis également heureuse de pouvoir poser une question au ministre aujourd'hui au sujet du projet de loi à l'étude.
Nous savons que la COVID a frappé durement de nombreuses personnes et entreprises, et je crois qu'il est le mieux placé pour répondre à ma question. Les gens de ma circonscription veulent savoir s'il y aura un impact sur les sous-traitants et les entrepreneurs indépendants embauchés pour accomplir du travail pour le compte du gouvernement dans différents secteurs. Ils doivent se préparer; eux aussi ont été touchés par les problèmes liés à la COVID et ils tentent de relancer leurs affaires.
Voir le profil de Seamus O'Regan
Lib. (NL)
Madame la Présidente, on tiendra compte de ces divers éléments pendant les consultations et pendant l'élaboration d'un plan d'action avec les provinces et les territoires. On pensera particulièrement aux propriétaires de petites entreprises. Comme je l'ai mentionné, environ 15 000 employeurs relèvent de la compétence fédérale, et il est donc essentiel d'être sensibles à leurs besoins. Ils ont dû assumer beaucoup de dépenses et composer avec une grande anxiété depuis le début de la pandémie. Il est crucial de faire les choses correctement. Ces divers éléments entreront en jeu dans l'élaboration d'un plan d'action national qui, fait important, respectera les compétences des provinces et des territoires.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Madame la Présidente, je souhaite profiter aujourd'hui du fait que le bon ministre a vu la lumière.
Il est beaucoup question de collaboration à la Chambre. Je dois dire aux députés que notre porte-parole en matière de travail le député de Rosemont—La Petite-Patrie et l'ensemble du caucus demandent depuis un certain temps au gouvernement d'améliorer le projet de loi afin que les travailleurs n'aient pas à attendre 11 mois avant d'avoir droit à 10 jours de congé de maladie payé, et qu'ils puissent avoir accès à un premier jour de congé de maladie après une période d'emploi continue d'au moins 60 jours. On espère ainsi éviter de retarder indûment l'accès au premier jour de congé de maladie.
Le projet de loi à l'étude pourrait être amélioré de plusieurs façons. J'espère que, comme le bon ministre a vu la lumière, il collaborera avec le caucus néo-démocrate afin de combler les lacunes de cette première version très poreuse du projet de loi.
Voir le profil de Seamus O'Regan
Lib. (NL)
Madame la Présidente, le député a-t-il dit « version poreuse du projet de loi »? Je pense que la lumière s'estompe.
Nous avons eu de bonnes conversations avec les députés. Nous participons à un débat constructif aujourd'hui et j'ai hâte de poursuivre ces conversations au fur et à mesure qu'avancera le projet de loi.
Une chose est claire: tous ceux à qui j'ai parlé et tous ceux que j'ai entendus conviennent que nous devons passer à l'action, ce qui signifie que nous devons adopter le projet de loi. Les congés de maladie payés font partie des mesures qui, selon moi, nous aideront à terminer la lutte contre la pandémie et à nous préparer à répondre à nos futurs besoins.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Madame la Présidente, ma circonscription est magnifique.
Aujourd'hui, c'est une journée très importante. Comme mes collègues l'ont souligné, nous avons réclamé cette mesure. Notre chef a soulevé la question à la Chambre des communes plus de 22 fois. Le NPD sait très bien que les gens se présentent malades au travail et qu'ils n'obtiennent pas la couverture dont ils ont besoin.
Mon collègue d'Hamilton‑Centre vient de dire que des modifications au projet de loi sont nécessaires. Beaucoup d'associations médicales et d'employeurs nous ont fait part de leur opinion sur l'exigence d'un certificat médical pour les personnes qui pourraient avoir contracté la COVID‑19. Ils craignent que le pouvoir d'exiger un certificat médical, peu importe le nombre de jours couverts, ne constitue un obstacle. C'est un point qu'ils soulèvent.
Le ministre ne pense-t-il pas que cette exigence risque de diminuer la demande de congés et d'augmenter la transmission possible de la COVID‑19, d'autant plus que nous sommes dans la quatrième vague et que nous sommes confrontés à de nouveaux variants?
Voir le profil de Seamus O'Regan
Lib. (NL)
Madame la Présidente, je dirais tout simplement que nous continuerons à viser le juste équilibre entre les besoins des employeurs et ceux des employés, tout en veillant à ce que le projet de loi soit constructif, à ce qu'on évite de propager le virus, et à ce que les travailleurs qui présentent des symptômes n'hésitent pas à rester à la maison au lieu d'aller travailler.
Voir le profil de Scott Aitchison
PCC (ON)
Madame la Présidente, puis-je demander le consentement unanime pour partager mon temps de parole ce matin?
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Que tous ceux qui s'opposent à la motion du député veuillent bien dire non.
Comme je n'entends aucune voix dissidente, le député peut poursuivre.
Voir le profil de Scott Aitchison
PCC (ON)
Madame la Présidente, je vous remercie pour cela et je remercie tous mes collègues pour leur générosité. Je partagerai mon temps avec le député de Northumberland—Peterborough-Sud.
Je suis toujours heureux d’avoir la possibilité de m’exprimer à la Chambre pour parler des questions d’actualité importantes. La question qui nous préoccupe aujourd’hui est manifestement importante. Je félicite le ministre pour sa présentation et pour avoir respecté une promesse électorale.
Nous sommes bien évidemment un peu inquiets. C’est une question que d’autres députés ont déjà soulevée. C'est une mesure que nous réclamons et qu'on nous promet depuis longtemps. Il est bien évident que si nous n’avions pas eu des élections inutiles, et si les comités étaient opérationnels, nous aurions pu accomplir énormément de choses. En fait, dans sa conférence de presse, leministre a indiqué que cette mesure n'aura probablement pas une incidence énorme, étant donné que la plupart des entreprises du secteur privé de compétence fédérale, qui font partie des plus grandes entreprises canadiennes, disposent déjà de programmes extrêmement généreux pour aider leurs employés s’ils ont besoin de prendre un congé maladie. Les conventions collectives englobent déjà un grand nombre de ces programmes.
C'est un projet de loi qui couvre deux domaines très différents. Je mettrai l'accent sur la partie relative au travail. Nous ne savons pas exactement combien de travailleurs seront visés par cette mesure législative, mais nous sommes impatients d'obtenir plus de détails à ce sujet. Nous reconnaissons aussi que le projet de loi ouvre la porte à des discussions ultérieures avec les provinces et de nombreuses autres entreprises. Maintenant que les négociations commencent et que le gouvernement fédéral entame des discussions avec les provinces, nous devons nous rappeler l'avertissement suivant que nous a donné la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante:
La FCEI exhorte le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux à faire preuve d’une extrême prudence lorsqu’ils imposent de nouveaux coûts aux PME, alors que la majorité d’entre elles n’ont pas encore retrouvé un niveau de ventes normal et qu’elles sont lourdement endettées. Il faut noter que les PME sont déjà confrontées à une hausse importante des cotisations au RPC dès le 1er janvier 2022, à une hausse de la taxe sur le carbone dans plusieurs provinces ainsi qu’à d’autres augmentations des coûts d’exploitation, y compris les coûts des fournitures, les coûts d'expédition et les frais d'assurance.
En outre, de nombreuses entreprises pourraient ne pas bénéficier des programmes d'aide liés à la COVID à cause de l'augmentation des seuils d'admissibilité aux nouveaux programmes de subvention salariale et de subvention pour le loyer.
Alors que les négociations commencent, il est important de garder cela à l'esprit. Nous devons aider les travailleurs, mais nous ne devons pas oublier pour autant que les petites entreprises sont en difficulté.
D'emblée, je dirai toutefois que, dans l'ensemble, les conservateurs sont en faveur de cette mesure. Nous estimons qu'il est important de soutenir les travailleurs, mais nous tenons aussi à signaler que s'il n'y avait pas eu d'élections inutiles et si les comités étaient opérationnelsfon, nous pourrions faire infiniment plus pour aider les travailleurs canadiens.
En fait, le soutien des travailleurs est un thème dont les conservateurs ont beaucoup parlé au cours de cette campagne électorale inutile. Nous avons proposé la mise en place d'un crédit d'impôt pour la mobilité de la main-d'œuvre dans le secteur de la construction, qui aurait permis aux travailleurs de soustraire de leur revenu imposable un montant pouvant atteindre 4 000 $ par an à titre de frais de réinstallation temporaire. Cela aiderait les travailleurs canadiens à s'installer là où il y a du travail.
Les travailleurs qui acceptent des contrats temporaires dans d'autres régions du pays doivent souvent quitter leur domicile et leur famille. Les frais associés à ces déplacements sont en moyenne d'environ 3 500 $, ce qui est assez élevé. Dans certains endroits au Canada, souvent dans les régions rurales et nordiques, les employeurs ont de la difficulté à trouver des ouvriers qualifiés et des gens de métier. C'est pourquoi nous voulons accélérer les investissements et la construction des infrastructures qui créeront des emplois et rendront le Canada plus productif en améliorant les liens entre les régions. Pour ce faire, il faut aider les travailleurs à se rendre là où on a le plus besoin d'eux. C'est évidemment le genre de discussion qui aurait pu avoir lieu au sein d'un comité.
Nous voulons aussi dire qu'il est important de veiller à ce que les dépenses d'infrastructure profitent aux travailleurs canadiens en exigeant que l'équipement et les matériaux nécessaires aux projets d'infrastructure financés par le gouvernement fédéral soient achetés auprès de sociétés canadiennes, ou d'entreprises venant de pays avec lesquels un accord a été conclu afin de permettre aux travailleurs de fournir des produits pour les projets d'infrastructure de l'autre pays. Cela aurait pu faire l'objet de discussions aux comités, si ceux-ci avaient été opérationnels, pour assurer la protection des travailleurs canadiens à cet égard.
Nous aurions aussi pu nous pencher sur une autre idée proposée par les conservateurs durant la campagne électorale, c'est-à-dire d'appuyer les programmes de formation des syndicats et les programmes d'apprentissage, par exemple en élargissant l'accessibilité à ces programmes. Notre pays a désespérément besoin de travailleurs de métier et ces domaines offrent d'excellentes perspectives d'avenir pour les jeunes. Nous avons mentionné à quel point il est important que les travailleurs aient accès à la formation dont ils ont besoin pour pourvoir les postes vacants d'aujourd'hui et, bien entendu, de demain. Pour ce faire, nous devons appuyer les programmes de formation des syndicats et d'autres programmes de formation similaires, en plus d'encourager les employeurs à investir dans leur personnel.
Nous aurions proposé — et nous proposerons, si le projet de loi est renvoyé au comité — de doubler le crédit d'impôt pour la création d'emplois d'apprentis pendant une période allant jusqu'à trois ans afin d'augmenter le nombre de places d'apprentis. Nous avons parlé d'investir 250 millions de dollars sur deux ans pour instaurer le Fonds de formation professionnelle du Canada, qui est une autre excellente idée. Si les comités avaient déjà repris leurs travaux, nous pourrions débattre de la question.
Par ailleurs, nous avons parlé des programmes d'apprentissage et des agents de prestation de la formation, par exemple les syndicats, les établissements postsecondaires et les organisations communautaires, qui donneraient aux travailleurs mis à pied à un accès immédiat à de la formation. On pourrait promouvoir ces programmes auprès des groupes traditionnellement sous-représentés. Cela pourrait aider les travailleurs des secteurs du tourisme et de l'hôtellerie qui ont été durement touchés par la récession. Ces programmes de formation pourraient aussi contribuer à combler les besoins des petites entreprises et aider les travailleurs à recevoir la formation dont ils ont besoin, en mettant l'accent sur les domaines aux prises avec des pénuries de main-d’œuvre qualifiée.
Nous avons aussi parlé de créer le prêt canadien pour la formation des travailleurs afin d'offrir des prêts à faible taux d'intérêt pouvant s'élever à 10 000 $ pour les personnes qui veulent améliorer leurs compétences, ce qui permettrait aux travailleurs de déterminer la formation dont ils ont besoin, sans que cela leur soit dicté par un organisme gouvernemental. C'est une autre idée formidable du Parti conservateur dont nous pourrions parler dès maintenant si les comités étaient prêts à reprendre leurs travaux.
De plus, nous avons parlé de donner une voix aux travailleurs. Nous avons proposé de donner aux travailleurs une place à la table en exigeant que les employeurs sous réglementation fédérale ayant plus de 1 000 employés ou plus de 100 millions de dollars de revenu annuel incluent des travailleurs dans leur conseil d'administration. C'est une idée novatrice dont nous pourrions discuter au comité dès maintenant.
Les conservateurs ont beaucoup d'idées excellentes, et il nous tarde de nous mettre au travail. Nous appuyons ce que le ministre a proposé aujourd'hui, et nous avons hâte que cela se concrétise, mais ce que nous avons probablement de plus important à faire en ce moment, c'est d'ajouter des amendements mineurs au projet de loi pour y inclure les mesures du projet de loi d'initiative parlementaire que le député de Calgary Shepard a présenté lors de la dernière législature.
Ce projet de loi visait à modifier les dispositions du Code canadien du travail sur le congé de décès. Plus précisément, il aurait offert trois jours de congé de décès payés et deux jours de congé de décès non payés pour les parents ayant perdu un enfant de moins de 18 ans ou un enfant handicapé à charge de plus de 18 ans, ou un congé de décès de cinq jours à huit semaines pour les femmes ayant vécu une mortinaissance. Il n'est pas normal pour un parent de survivre à son enfant, et les conservateurs croient qu'il serait bon que le gouvernement adopte cette motion et d'inclure ces mesures dans ce projet de loi pour que les parents disposent du soutien et du temps nécessaire pour se remettre d'une situation aussi tragique.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Madame la Présidente, je dois admettre que je suis soulagé d'apprendre que les conservateurs sont finalement d'accord au sujet des journées de congé de maladie payé, parce que, durant la pandémie, je leur ai demandé maintes fois s'ils appuyaient cette idée, mais ils ont refusé de répondre. Des Canadiens se rendaient au travail même s'ils étaient malades, parce qu'ils devaient pouvoir payer le logement et la nourriture même s'ils risquaient d'infecter des collègues. Cela a augmenté le stress des travailleurs. Les effets négatifs que cette situation a entraînés pour les entreprises, les organisations et les organismes gouvernementaux ont été considérables.
Les néo-démocrates se réjouissent que les libéraux entendent finalement raison, un an et demi après le début de la pandémie, mais je me demande pourquoi il a fallu si longtemps aux conservateurs pour décider de défendre la santé des travailleurs. Je suis ravi que le député parle du congé de deuil, parce que c'est une idée que nous appuyons. Le comité des ressources humaines a produit un excellent rapport sur le deuil, dont nous appuyons entièrement les recommandations, qui vont encore plus loin que ce que le député propose, parce qu'aucun parent ne devrait être forcé de se rendre au travail juste après avoir perdu un enfant. Les parents devraient disposer du temps nécessaire pour faire leur deuil.
Je le demande encore une fois: pourquoi les conservateurs ont-ils mis autant de temps avant de défendre la santé des travailleurs? Pourquoi les ont-ils incités à aller travailler même s'ils étaient malades afin de pouvoir payer leur logement?
Voir le profil de Scott Aitchison
PCC (ON)
Madame la Présidente, je n’ai pas l’impression qu'une vague d'amour est en train de déferler.
Les conservateurs ont toujours pensé qu’il fallait soutenir les travailleurs et faire en sorte qu’ils n’aient pas à choisir entre mettre du pain sur la table et aller travailler alors qu’ils sont malades.
Je suis heureux que nous en discutions aujourd’hui. Il semble que nos voix sont au diapason et que nous sommes d’accord pour travailler ensemble sur ce dossier, alors peut-être devrions-nous simplement faire cela et avancer sur cette question.
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
Madame la Présidente, j'entends beaucoup aujourd'hui dans le discours de mon collègue conservateur le mot « compassion ». Il en a parlé lorsqu'il a abordé la question du congé pour les parents dont les enfants sont décédés. Si on parle de compassion, si ce n'est pas acceptable pour un parent de perdre son enfant, quelqu'un qui souffre d'un cancer n'aurait-il pas besoin d'un meilleur soutien pour pouvoir se rétablir? Le député peut-il s'engager en ce sens?
Au Bloc québécois, nous avons bien l'intention de ramener la question des congés en cas de maladie grave de 15 à 50 semaines, en mémoire d'Émilie Sansfaçon.
Par compassion, une personne qui souffre ne devrait-elle pas avoir droit à plus de semaines de congé pour pouvoir se rétablir de sa maladie?
Voir le profil de Scott Aitchison
PCC (ON)
Madame la Présidente, la question de ma collègue est importante et mérite d’être discutée. Raison de plus pour remettre les comités sur les rails pour discuter de ces importants sujets.
Voir le profil de Anthony Housefather
Lib. (QC)
Madame la Présidente, quel plaisir d'entendre une personne à l'esprit pratique parce qu'il en faut vraiment davantage à la Chambre des communes. Le député de Parry Sound—Muskoka en est un excellent exemple.
Je tenais à revenir sur la question du congé de deuil. Lors de la dernière législature, le député d'Edmonton Riverbend a présenté un projet de loi visant à augmenter le nombre de jours de congé de soignant. Nous avons uni nos efforts et fait passer le nombre de jours de congé de soignant de 5 à 10 pour tous les membres de la famille, y compris les aidants naturels, pour que le programme comprenne la perte d'un enfant.
Le député peut-il nous préciser ce qu'il propose maintenant? Propose-t-il d'ajouter 3 jours aux 10 jours dont disposent les parents qui perdent un enfant ou parle-t-il uniquement des personnes qui perdent un enfant avant sa naissance?
Voir le profil de Scott Aitchison
PCC (ON)
Madame la Présidente, je ne suis pas certain de pouvoir donner plus de détails à ce sujet en ce moment. Je remercie le député de ses bons mots, mais il se pourrait qu'il déchante, étant donné que c'est la seule réponse que je peux lui donner.
Je dirai simplement qu'il est très important pour nous de siéger en comité pour examiner ces questions et d'avoir des discussions constructives afin de trouver des façons d'appuyer les travailleurs et les familles.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Madame la Présidente, alléluia, le député conservateur vient de parler de syndicalisme plus souvent que dans l'ensemble de la législature précédente. Tout comme l'ensemble du caucus néo-démocrate, je suis plus que disposé à discuter davantage de ce sujet. Il a parlé plus précisément d'un projet de loi qui avait été présenté à l'origine par Chris Charlton, puis par mon collègue Scott Duvall, relativement à un crédit d'impôt pour la mobilité de la main-d'œuvre dans le domaine de la construction.
De quelles autres politiques favorables aux travailleurs et aux syndicats le député pourrait-il nous parler aujourd'hui afin que nous trouvions un terrain d'entente?
Voir le profil de Scott Aitchison
PCC (ON)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de me permettre d'en énumérer bien d'autres, mais je manque de temps. Je serais heureux de m'asseoir avec lui pour en discuter davantage. Je pourrai peut-être le convaincre d'appuyer l'ensemble de nos merveilleuses propositions visant à aider les travailleurs et les familles.
Voir le profil de Philip Lawrence
PCC (ON)
Madame la Présidente, félicitations pour votre nomination.
C'est formidable. Je ne sais pas ce qui se passe à la Chambre en ce moment. Nous sommes peut-être vraiment baignés de lumière ou nous débordons d'amour et d'affection. J'ai entendu les conservateurs prononcer le mot « syndicat », que je prononcerai de nouveau, et j'ai entendu le NPD utiliser le chant religieux « alléluia », ce à quoi je répondrai alléluia.
C'est la première fois que je prends la parole en cette merveilleuse Chambre. Je tiens à remercier les formidables habitants de Northumberland—Peterborough‑Sud de m'avoir une fois de plus accordé leur confiance. J'ai été élu pour la première fois en 2019, et ce fut vraiment un privilège ainsi que l'honneur de ma vie. Je dois avouer que ma deuxième élection m'a probablement rendu plus fier et donné encore plus envie de célébrer, étant donné que les gens avaient eu l'occasion de juger le bilan du Parti conservateur et qu'ils m'ont réélu avec une marge quatre fois plus grande que la première fois. C'est un grand hommage au travail accompli par l'opposition officielle, et j'en suis très heureux.
Je tiens aussi à prendre un moment pour remercier les merveilleux bénévoles qui ont participé à ma campagne électorale. Je sais que c'est la même chose pour de nombreux députés. Nos bénévoles ont frappé à des milliers de portes. Ils se sont mobilisés, ont parlé à des gens, ont appuyé des gens et ont donné de leur temps. Ce sont vraiment les bénévoles du Canada, politiques et autres, qui forment le tissu de notre grand pays. Je remercie tous mes bénévoles ainsi que les bénévoles en général.
Enfin, je tiens à remercier mon merveilleux fils, James, ma merveilleuse fille, Margaret, et ma très patiente femme, Natasha. Nous disons tous que notre conjoint ou notre partenaire est probablement l'une des personnes les plus patientes au monde.
Je tiens à dire aux habitants de Northumberland—Peterborough‑Sud que je suis heureux d'être de retour et que je suis prêt à me battre un peu, même si ce n'est pas ce qui se passe ici aujourd'hui. Nous trépignons d'impatience tellement nous sommes prêts à collaborer.
Passons aux aspects fondamentaux du projet de loi C‑3. Il s'agit en réalité de deux mesures législatives entassées dans un seul projet de loi. Une partie modifie le Code canadien du travail et l'autre modifie le Code criminel. Je vais commencer par parler des modifications au Code criminel. Il y a deux changements relativement courts à la loi qui ont deux objectifs principaux. Le premier est de permettre aux patients de se rendre dans n'importe quel type d'hôpital ou d'établissement sans être intimidés ou entravés. L'autre est de permettre aux professionnels de la santé de se rendre sur leur lieu de travail pour accomplir le travail remarquable de sauver des vies.
J'aimerais m'arrêter un instant et remercier tous les merveilleux professionnels de la santé. J'ai la chance d'en avoir beaucoup dans ma famille directe. Je les ai vus de mes propres yeux aller au travail tout au long de la pandémie. Alors que beaucoup d'entre nous ont pu utiliser Zoom ou travailler en toute sécurité à la maison, les travailleurs de première ligne ont dû travailler jour après jour dans les hôpitaux, les établissements de soins de santé et les établissements de soins de longue durée. Par conséquent, non seulement eux, mais aussi leur famille étaient exposés au risque de contracter la COVID‑19 ou une infection.
Comme je compte des professionnels de la santé dans ma famille, j'ai pu constater les effets d'avoir à porter de l'équipement de protection individuelle 12 heures par jour, jour après jour. C'est un sujet dont les médias n'ont pas beaucoup parlé. De nombreux professionnels de la santé ont des quarts de travail qui durent plus de 12 heures, pas toujours dans les meilleures conditions, tout en risquant constamment d'être exposés à la COVID‑19. Il est indéniable que nous devons beaucoup à nos travailleurs de première ligne et à nos travailleurs de la santé, et que nous devrions leur être très reconnaissants. Je crois que cela tombe sous le sens que ces gens devraient pouvoir se rendre librement et en toute sécurité à leur lieu de travail.
Toutefois, j'ai vraiment hâte qu'on examine le projet de loi plus attentivement en comité. Je crois qu'il sera adopté à l'étape de la deuxième lecture et renvoyé au comité. Il est absolument essentiel que nous étudiions ce projet de loi.
J'aimerais dire quelques mots à son sujet. C'est totalement clair, comme des députés néo-démocrates l'ont déjà dit à maintes reprises à la Chambre. Je le sais, j'y étais. Je ne veux pas gâcher cette atmosphère de franche camaraderie, mais s'il n'y avait pas eu ces élections inutiles, nous aurions siégé à la Chambre. D'ici à ce que les comités reprennent leurs travaux, huit mois se seront écoulés.
Nous aurions pu mettre ce temps à profit pour concrétiser de beaux projets. Mais nous avons plutôt dépensé 600 millions de dollars pour permettre à quatre fois plus d'électeurs de voter pour moi, ce que j'apprécie, bien que ce soit probablement trop cher payé, puisque nous aurions pu consacrer ces 600 millions au programme de congé de maladie payé. Nous aurions pu nous en servir pour construire des hôpitaux. Nous aurions pu utiliser cet argent pour aider les provinces à financer la construction d'écoles. J'ai hâte de me mettre au travail et de renvoyer le projet de loi au comité.
Bien que l'élection ait eu lieu en septembre, les comités ne tiendront pas de réunions avant février. Nous devons mieux gérer cette situation. Nous sommes là pour aider. Je tends donc la main au ministre sans partisanerie aucune. Renvoyons le projet de loi au comité dès que possible. Il doit y avoir un processus démocratique en bonne et due forme. La Chambre en est l'un des plus admirables exemples au pays, et je m'en réjouis.
Quand il est question des travailleurs de la santé, il va sans dire qu'ils doivent se rendre en toute sécurité à leur travail. Cela dit, ce devrait être le cas pour tous les travailleurs de tous les secteurs partout au pays et non uniquement celui des travailleurs de la santé. Aucun travailleur ne devrait avoir peur de se rendre au travail, peur d'être intimidé ou brimé de quelque façon. Nous devons veiller à ce que tous les travailleurs se sentent constamment en sécurité. Qu'il s'agisse d'un médecin qui entre en salle d'opération pour sauver une vie ou d'une personne qui travaille sur une structure essentielle à la circulation de l'énergie partout dans notre beau pays. Tous les travailleurs devraient être toujours en sécurité.
En ce qui concerne le droit de manifester pacifiquement, j'ai bien hâte qu'on en discute au comité et qu'on écoute le témoignage d'experts en la matière. Je dirai respectueusement que les Canadiens devraient avoir le droit d'exprimer leur avis et de manifester. Nous avons le droit démocratique d'exprimer nos préoccupations, nos craintes et même notre colère à l'occasion, tout en demeurant prudents. Cependant, la ligne est parfois mince à cet égard. Quand les gens se sentent intimidés, le droit à la liberté d'expression cesse d'exister. Je suis d'accord avec le ministre à ce sujet, mais je souhaite en entendre parler davantage au comité. Nous devons mettre en balance le droit à la liberté d'expression et le droit de manifester pacifiquement. Quoi qu'il en soit, un tel droit devient caduc dès qu'il y a de la violence ou des menaces, qui n'ont pas leur place au Canada, peu importe le milieu de travail.
Je parlerai brièvement des congés de maladie payés. Les temps sont de plus en plus difficiles pour les travailleurs de partout dans notre merveilleux pays. Le taux d'inflation est de 4,7 %, presque tout coûte plus cher et 53 % des Canadiens sont à 200 $ de l'insolvabilité. Beaucoup de gens abandonnent le rêve de devenir propriétaires quand ils voient le prix de tout. Nous devons nous efforcer, une fois de plus, de rendre la vie plus abordable au Canada. Les gens ne devraient décidément pas avoir à mettre leur vie en péril pour nourrir leur famille. Nous devons rendre la vie plus simple et plus abordable pour les gens tout en assurant leur sécurité.
Par ailleurs, j'aimerais que le comité discute de ce que nous pourrions faire pour que les entreprises canadiennes puissent demeurer concurrentielles en tout temps. De toute évidence, les entreprises et les entrepreneurs canadiens sont la source d'excellentes possibilités d'emploi. Je crois, très franchement, qu'il nous faut plus d'emplois syndiqués au Canada. Nous pouvons travailler dans ce sens si nous faisons ce qu'il faut pour que les entreprises canadiennes demeurent concurrentielles et novatrices, avec l'aide du gouvernement, tout en assurant la sécurité des travailleurs.
Le projet de loi est évidemment un peu décousu puisqu'il regroupe deux mesures législatives tout à fait distinctes, qui visent respectivement à protéger les professionnels de la santé et à ajouter des congés de maladie. Il me donne toutefois la chance de parler de l'aptitude des Canadiens de se rallier dans tous les dossiers. Il faut collaborer et travailler ensemble.
Je suis très heureux d'avoir vu la lumière du soleil aujourd'hui. C'est la quatrième fois que je le mentionne. Je crois sincèrement que, peu importe qu'une personne travaille sur les plates-formes pétrolières de l'Alberta, dans les champs de Northumberland-Peterborough-Sud ou au large dans la baie de Fundy, tout travail est bon. Nous devrions unir nos efforts pour améliorer les possibilités, collaborer pour le bien de toute la population et célébrer ensemble nos réalisations.
Voir le profil de Charlie Angus
NPD (ON)
Madame la Présidente, j'apprécie les observations du député sur l'invitation à unir nos efforts.
En ce qui concerne le projet de loi, je m'inquiète de l'aspect de la sécurité de nos travailleurs de première ligne dans le domaine médical. La dernière semaine, ma région a perdu une excellente médecin, qui exerçait dans une petite ville. En effet, elle a quitté la profession qu'elle exerçait depuis de nombreuses années parce qu'elle en a eu assez du harcèlement en ligne des antivaccins. C'est une perte indescriptible pour nous. À North Bay, de jeunes mères qui se rendent à des cliniques de vaccination se font injurier et traiter de meurtrières. On n'avait jamais vu ça dans le Nord avant, mais ces femmes sont devenues des cibles.
Que pense le député de la nécessité de mettre en place des mesures législatives qui protègent les travailleurs de première ligne, les familles, les enseignants et ceux qui administrent les vaccins à nos enfants?
Voir le profil de Philip Lawrence
PCC (ON)
Madame la Présidente, je suis navré d'apprendre ce qui est arrivé à la médecin qui a dû abandonner sa pratique.
En général, je dirais qu'il faut miser sur la collaboration. Il faudrait aussi renouer avec une vertu qui se fait de plus en plus rare dans notre culture, la courtoisie. Nous avons besoin de bienveillance. Nous devons unir nos efforts et collaborer — pas seulement en politique, partout. Il y a moyen d'être en désaccord sans être désagréables.
Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
Madame la Présidente, j'ai été ravie d'entendre le député d'en face dire qu'il faut protéger tous les travailleurs, et plus particulièrement les travailleurs de la santé, qu'ils soient en première ligne ou non.
À part légiférer, que pouvons-nous faire pour mieux protéger les travailleurs de la santé? Ceux de ma circonscription me répètent sans cesse qu'ils se sentent menacés par le discours antivaccins. Qu'est-ce qui pourrait être fait, que ce soit dans le parti du député ou dans nos régions, à part adopter des lois, pour assainir le climat et éviter que les désaccords ne virent à l'affrontement?
Voir le profil de Philip Lawrence
PCC (ON)
Madame la Présidente, il n'y a rien de mal à arriver sur le champ de bataille armé d'idées et à les faire valoir, surtout si elles sont meilleures que les autres. Même les échanges musclés ont leur place. Ce n'est toutefois pas une raison pour manquer de respect à l'autre ou, pire encore, lui faire comprendre qu'on ne l'aime pas.
Nous vivons tous ensemble dans le meilleur pays du monde, et c'est ensemble que nous allons continuer à avancer et à faire en sorte que le Canada demeure le meilleur pays du monde. Parce qu'il n'y a rien de mieux au monde que les Canadiens.
Voir le profil de Yves Perron
BQ (QC)
Madame la Présidente, j'ai écouté attentivement le discours de mon collègue et je suis assez d'accord avec lui, entre autres quand il parle du travail des comités. Ce matin est un peu surréaliste comparé à plusieurs autres journées à la Chambre: tout le monde semble content de travailler et de collaborer. C'est beau et nous sommes ce matin dans un petit monde rose. Je suis très content et cela devrait toujours être ainsi. C'est de cette façon que cela se passe dans les comités. Je trouve que mon collègue a raison.
Par contre, il m'a un peu effrayé quand il m'a dit que les comités ne siégeraient pas avant février. Je pense moi aussi que cela n'a pas de bon sens. Quand propose-t-il que les comités commencent leur travail? Quelle est la position des conservateurs à ce sujet? Pense-t-il que nos amis libéraux pourraient se mettre au travail plus rapidement? Tout le monde est beau, fin et gentil, mais, ce qui est regrettable à l'heure actuelle, c'est que les projets de loi n'avancent pas et qu'il ne se passe rien.
Voir le profil de Philip Lawrence
PCC (ON)
Madame la Présidente, nous voulons nous mettre au travail. Je travaille.
Oui, absolument, nous voulons nous mettre au travail. Allons-y. Finissons-en avec les négociations. Renvoyons le projet de loi au comité. Aidons les Canadiens.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Madame la Présidente, je dois vraiment battre le fer pendant qu'il est chaud. Mon bon ami de Northumberland—Peterborough-Sud déclare audacieusement depuis les banquettes conservatrices qu'il faut plus d'emplois syndiqués au Canada, et je ne saurais être plus d'accord.
Le député est-il prêt à faire savoir devant la Chambre aujourd'hui qu'il se joint au caucus néo-démocrate pour appuyer la négociation sectorielle, pour qu'un plus grand nombre de Canadiens partout au pays puissent avoir accès à des emplois syndiqués bien rémunérés?
Voir le profil de Philip Lawrence
PCC (ON)
Madame la Présidente, pour un instant, j'ai eu l'impression qu'il me demandait de traverser le parquet. Bien que je respecte les députés d'en face, je suis tout à fait heureux au sein du Parti conservateur qui, une fois au pouvoir, verra à ce qu'il y ait plus d'emplois syndiqués au Canada.
Voir le profil de Maxime Blanchette-Joncas
BQ (QC)
Madame la Présidente, avant d'entrer dans le vif du sujet, je demande le consentement unanime de la Chambre pour partager mon temps de parole avec le député de Rivière-des-Mille-Îles.
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
L'honorable député de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques a-t-il le consentement de la Chambre?
Des voix: D'accord.
Voir le profil de Maxime Blanchette-Joncas
BQ (QC)
Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui à la Chambre afin de m'entretenir avec mes estimés collègues sur le projet de loi C‑3, Loi modifiant le Code criminel et le Code canadien du travail.
J'aimerais d'abord partager quelque chose. En toute honnêteté, je ressens aujourd'hui une certaine fébrilité à l'idée de prendre de nouveau la parole dans la cadre d'un débat législatif. En effet, c'est la première fois, en cette nouvelle législature, que j'ai l'occasion de participer activement à cet exercice si crucial à la vie publique et démocratique du Québec et du Canada.
Depuis la dernière fois où j'ai pris part à un débat, il s'est écoulé cinq mois. Ce sont cinq mois au cours desquels nous avons été projetés dans un cycle électoral qui nous a menés, presque siège pour siège, au même résultat. Ce sont cinq mois pendant lesquels il nous a été impossible d'adopter des projets de loi visant à améliorer la qualité de vie de nos concitoyens, et ce, en pleine vague de pandémie.
Le gouvernement ne croyait-il pas qu'il y avait des actions plus importantes à entreprendre afin de soutenir ceux qui en avaient besoin, dont les plus vulnérables de notre société?
À l'issue de ces cinq mois, mes collègues et moi étions au moins persuadés que les libéraux arriveraient avec des propositions législatives porteuses, fortes et franches. Malheureusement, si on a retenu une chose du discours du Trône prononcé la semaine dernière, c'est son côté brouillon, son manque de cohérence et son manque de substance.
Le projet de loi actuellement à l'étude s'insère dans la même lignée que ce triste discours. Il est une nouvelle démonstration du modus operandi de ce gouvernement, qui est de prononcer de belles paroles et de jeter un peu de poudre aux yeux. Quand on regarde au-delà des fioritures, on se rend compte que la matière est plus que diluée.
En effet, le projet de loi C‑3 propose deux mesures pour le prix d'une, qui, précisons-le, n'ont de commun que le nom du projet de loi. D'une part, les modifications qu'on veut apporter au Code criminel visent à durcir les peines contre ceux qui intimident les travailleurs de la santé et leurs patients ou encore contre ceux qui gênent l'accès à un établissement de santé dans le but d'en restreindre la prestation de soins.
L'objectif est louable, bien que, dans ce dossier, Ottawa est de nouveau à la traîne de Québec. Il faut le souligner. Dès septembre, l'Assemblée nationale du Québec a légiféré afin d'imposer des amendes salées à ceux qui manifesteraient contre la vaccination près des établissements scolaires ou de santé.
Tout de même, mieux vaut tard que jamais. Avec ces modifications au Code criminel, Ottawa viendra effectivement donner des moyens aux procureurs qui poursuivront les contrevenants nuisant à la prestation de soins.
Alors que nous sommes embourbés depuis près de deux ans dans la pire crise sanitaire du dernier siècle et que notre système de santé est plus fragilisé que jamais, on se doit de prendre les mesures qui s'imposent pour le protéger. On doit, en tant que société, assurer la sécurité de nos travailleurs de la santé, qui ont maintenu le fort pendant toute cette tempête et qui continuent à le faire.
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
L'honorable député disposera de six minutes et demie pour compléter son discours lorsque nous reprendrons le débat après la période de questions.
Nous passons maintenant aux déclarations de députés.
Voir le profil de Mike Morrice
PV (ON)
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui pour souligner la Journée internationale des personnes handicapées et saluer quelques-uns des organismes extraordinaires de ma circonscription, Kitchener-Centre, qui aident les personnes handicapées à vivre de façon autonome et dans la dignité.
Je pense notamment à KidsAbility, qui donne aux enfants et aux jeunes ayant des besoins spéciaux les outils dont ils ont besoin pour s'épanouir pleinement, et à KW Habilitation, dont le travail communautaire favorise le développement des capacités pour enrichir la vie des enfants, des jeunes, des adultes et des familles.
La liste est longue, et elle inclut les organismes suivants: Extend-A-Family de la région de Waterloo, KW AccessAbility, Adults in Motion, Christian Horizons, Bridges to Belonging, Independent Living de la région de Waterloo, Community Support Connections et le Social Development Centre.
Ces organismes, propulsés par de merveilleux clients, bénévoles, donateurs et employés, servent avec compassion et améliorent la vie des gens au quotidien. Cependant, nous devons en faire davantage afin de créer un pays inclusif pour tous.
Je suis fier de parrainer ma première pétition, sous l'impulsion du mouvement Le handicap sans pauvreté, qui demande d'accélérer...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Le député de Saint John—Rothesay a la parole.
Voir le profil de Wayne Long
Lib. (NB)
Madame la Présidente, c'est un honneur et un privilège pour moi aujourd'hui d'être de retour à la Chambre pour un troisième mandat. Je veux remercier les gens de Saint John—Rothesay de l'incroyable appui qu'ils m'ont manifesté et du mandat fort qu'ils m'ont donné.
Nous le savons, nous ne serions pas ici sans aide. Je remercie ma famille, ma magnifique femme, Denise, et mes fils, Christian et Connor. Je veux remercier mon équipe de campagne dirigée par Kevin Collins et Warren Coombs. Je veux remercier ceux qui ont fait campagne avec moi dans ma circonscription; même le chef de l'opposition est venu faire campagne dans ma circonscription à deux reprises. Je remercie tous ceux qui ont contribué à ma réélection.
On m'a élu pour venir collaborer et défendre les intérêts de ma circonscription, Saint John—Rothesay. Je suis ici pour assurer le financement essentiel de projets comme la phase II de Port Saint John et les logements de transition du centre Coverdale pour femmes. J'ai été élu pour venir à Ottawa me battre pour ma circonscription, Saint John—Rothesay, et pour faire le travail. C'est ce que j'entends faire.
Voir le profil de Stephen Ellis
PCC (NS)
Madame la Présidente, la Nouvelle‑Écosse est la plus belle province du Canada.
Je me sens vraiment privilégié de représenter la circonscription de Cumberland—Colchester et de pouvoir visiter des sites naturels tels que le géoparc mondial UNESCO des falaises de Fundy. Le Canada compte cinq géoparcs UNESCO, et celui des falaises de Fundy est le seul de la Nouvelle‑Écosse à avoir reçu cet honneur.
Parmi les caractéristiques qui font de ce parc un lieu unique, mentionnons les plus grandes marées du monde, la course Not Since Moses, qui a lieu sur la plage, et le musée Ottawa House By-the-Sea, à l'ancienne résidence d'été de sir Charles Tupper.
Ce parc majestueux s'étend sur 165 kilomètres le long du littoral nord de la baie de Fundy, englobant 77 collectivités, de Lower Truro jusqu'à Apple River. Des touristes du monde entier viennent y admirer le paysage unique et captivant et s'y adonnent à des activités destinées aux amateurs d'aventure.
Je saisis l'occasion pour féliciter la directrice générale du géoparc, Beth Peterkin, pour la nomination du géoparc à titre de lauréat 2021 du Prix du lieutenant-gouverneur pour l'esprit communautaire, qui célèbre la puissance, la force et la diversité des collectivités dynamiques de Cumberland—Colchester.
Voir le profil de Leah Taylor Roy
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je vous félicite de votre nomination.
C'est un plaisir d'intervenir à la Chambre aujourd'hui au nom de tous les résidants de ma circonscription. Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill et la grande région d'York sont composées d'écosystèmes naturels fragiles et interreliés.
Le gouvernement provincial propose de construire deux autoroutes dans la région d'York. L'autoroute 413 passerait par Vaughan, Caledon, Brampton et Halton Hills et rejoindrait l'échangeur des autoroutes 401 et 407. La rocade de Bradford passerait à travers le marais Holland pour rejoindre les autoroutes 400 et 404.
Chacun de ces projets aurait de graves conséquences pour l'environnement, notamment parce qu'ils passeraient à travers une ceinture de verdure intacte et des terres agricoles fertiles, qu'ils feraient grimper le niveau des émissions de gaz à effet de serre et qu'ils nuiraient à la qualité de l'eau du lac Simcoe. De plus, ils ouvriraient sûrement la voie à d'autres développements dans les espaces verts avoisinants.
J'interviens donc à la Chambre aujourd'hui pour attirer l'attention sur les effets environnementaux négatifs qu'auraient ces projets et sur l'opposition exprimée par plusieurs Premières Nations qui seraient touchées. Près de 10 000...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
La députée de Churchill—Keewatinook Aski a la parole.
Voir le profil de Niki Ashton
NPD (MB)
Madame la Présidente, nous sommes en situation d'urgence climatique. Les collectivités autochtones et nordiques en subissent déjà les conséquences.
Dans ma région, 18 collectivités nordiques et des Premières Nations ont besoin des routes de glace pour survivre. Pendant quelques semaines chaque année, des milliers d'Autochtones comptent sur les routes de glace temporaires, qu'on appelle les routes d'hiver, pour s'approvisionner en carburant, en matériaux de construction, en eau livrée par camion, en équipement, en aliments en vrac et autres marchandises dont ils ont besoin pour survivre. Ces Premières Nations sont aux prises avec une grave crise du logement et un coût de la vie exorbitant.
Les routes de glace sont essentielles, mais elles sont en train de disparaître. En raison du climat plus chaud et imprévisible, les saisons raccourcissent, et c'est encore pire cette année. Des collectivités autochtones comme celles de l'Est ont besoin de routes praticables en tout temps dès maintenant. Il y avait un projet en ce sens sous un gouvernement provincial néo-démocrate, mais les conservateurs l'ont annulé, et les libéraux ne s'en soucient guère.
On ne peut plus continuer comme cela. C'est une question de vie ou de mort. Il est temps que le gouvernement fédéral travaille avec les Premières Nations en vue de mettre en place un réseau routier praticable en tout temps. Il est temps que le gouvernement fédéral prenne les changements climatiques au sérieux et vienne en aide aux communautés autochtones...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Le député de Madawaska—Restigouche a la parole.
Voir le profil de René Arseneault
Lib. (NB)
Madame la Présidente, les entrepreneurs du Madawaska-Restigouche démontrent de la passion et un grand sens de l'innovation au quotidien.
Ils ont également fait preuve de résilience et de créativité depuis le début de la pandémie. Nous sommes très fiers de nos entreprises locales, qui ont réussi à se distinguer et à apporter leur contribution dans nos collectivités.
Nos entreprises qui ont tenu le fort pendant ce temps d'incertitude économique continuent d'employer nos voisins, nos proches et nos amis. Elles continuent de nous offrir leurs biens et services avec l'accueil et la chaleur qu'on leur connaît.
Il n'y a qu'une seule façon de leur démontrer notre reconnaissance, c'est de magasiner ici, c'est‑à‑dire chez nos entreprises locales pour nos achats de Noël. De cette façon, nous encourageons la vitalité économique de toute notre communauté.
Lorsque nous achetons des produits locaux, les retombées économiques dépassent l'entreprise elle-même.
J'invite la population de Madawaska—Restigouche à découvrir ou à redécouvrir ce que les entreprises locales ont à leur offrir, et à acheter leurs produits.
Achetons ici.
Voir le profil de Eric Duncan
PCC (ON)
Madame la Présidente, la boulangerie Riley's Bakery est une institution incontournable au centre‑ville de Cornwall depuis plus de cent ans. Robin et Ana Curran travaillent sans relâche depuis 32 ans pour établir la réputation de cette entreprise phare de la rue Pitt.
Les Curran illustrent parfaitement la fierté qui caractérise les Canadiens, ainsi que l'ardeur au travail et l'enthousiasme des petites entreprises du pays. En 1989, ils n'avaient plus un sou en poche après avoir acheté la boulangerie. Ils ont travaillé d'arrache-pied pour faire prospérer leur entreprise. Ils n'ont pris aucun congé pendant les 10 premières années et ils ont habité dans un petit appartement situé au-dessus du commerce pendant qu'ils élevaient leur fille.
Les Curran ont récemment annoncé leur départ à la retraite et la vente de l'entreprise à la relève. Ils méritent une longue et heureuse retraite.
Nous remercions Robin et Ana de la part de leurs clients reconnaissants, des commerces voisins et de leurs amis de Cornwall. Nous offrons à ces Canadiens remarquables nos meilleurs vœux dans ce nouveau chapitre de leur vie.
Voir le profil de Ron McKinnon
Lib. (BC)
Madame la Présidente, comme c'est la première fois que je prends la parole au cours de la présente législature, je tiens à remercier les habitants de Coquitlam—Port Coquitlam de m'avoir de nouveau accordé leur confiance pour les représenter.
J'aimerais profiter de l'occasion pour faire connaître Haley Hodgson, auteure d'O CANADA, How We Vote, un livre pour enfants sur le processus électoral canadien. Ce livre fantastique met en valeur la diversité canadienne et invite les jeunes à discuter de l'égalité, de la démocratie et de l'équité.
Haley fait également partie des lauréats du prix des champions de la communauté de Coquitlam—Port Coquitlam, qui reconnaît les héros méconnus de notre collectivité, comme Haley.
J'invite tout le monde à lire ce merveilleux livre avec les jeunes enfants qu'ils connaissent.
Je remercie Haley de tout ce qu'elle fait pour enrichir et améliorer notre collectivité.
Voir le profil de Gary Vidal
PCC (SK)
Madame la Présidente, c'est vraiment un privilège pour moi de prendre aujourd'hui la parole à la Chambre pour rendre hommage à Hugh Watt, un père de famille dévoué, un conseiller municipal, un homme d'affaires, un excellent mentor et un ami loyal pour beaucoup de gens.
M. Watt a déménagé dans la ville de La Ronge en 1977 et est devenu un pilier de la communauté. Que ce soit dans son engagement auprès de ses chers Ice Wolves, l'équipe de la ligue Junior A de la ville, dans son rôle de conseiller municipal ou dans sa participation à de nombreuses initiatives communautaires, M. Watt était animé d'une joie de vivre qui a eu une incidence sur tous les gens qu'il a rencontrés. Lorsqu'il était confronté à un problème qui, selon les autres, était impossible à résoudre, il répondait toujours que c'était possible et qu'ils y arriveraient, et il réussissait.
Cette semaine, Matt Klassen a été élu au conseil municipal pour occuper le poste de M. Watt. Il m'a envoyé un texto pour me dire que c'était un honneur pour lui de prendre la place de M. Watt. Il m'a fait part du sentiment de responsabilité qu'il ressent et de son désir de servir avec le plus grand respect.
Je demande à tous les députés de se joindre à moi aujourd'hui pour honorer la vie et l'héritage de M. Hugh Watt.
Voir le profil de Han Dong
Lib. (ON)
Voir le profil de Han Dong
2021-12-03 11:10
Madame la Présidente, je suis heureux d'intervenir aujourd'hui pour parler du programme Nouveaux Horizons pour les aînés.
Les aînés ont beaucoup souffert de l'isolement et de la solitude pendant la pandémie. Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés a offert un soutien fort nécessaire à des organismes communautaires qui ont aidé les aînés à rester connectés, en santé et actifs pendant la pandémie.
J'aimerais donner quelques exemples provenant de ma circonscription, Don Valley-Nord. On y trouve notamment le Xile Nianhua Senior Centre, le Centre communautaire arménien et l'Iranian Women's Organization of Ontario, qui ont aidé les aînés à apprendre à utiliser la technologie et à rester connectés chez eux. Ils leur ont aussi présenté des séances d'activité physique en ligne afin qu'ils demeurent en forme et socialement actifs, ainsi que des ateliers de peinture en ligne.
Les organismes qui souhaitent obtenir du financement ont jusqu'au 21 décembre pour soumettre une demande. J'invite tous les organismes communautaires admissibles à participer à ce merveilleux programme.
Voir le profil de Stéphane Lauzon
Lib. (QC)
Madame la Présidente, je vous félicite pour votre rôle aujourd’hui. Je profite de l’occasion, aujourd’hui, pour remercier sincèrement les citoyens et les citoyennes de ma circonscription, Argenteuil—La Petite-Nation, de m’avoir accordé leur confiance pour un troisième mandat. Je remercie ma famille, mes amis, nos bénévoles, mes enfants de m’avoir soutenu depuis 2015.
Je suis fier de représenter notre belle circonscription et de participer à son avancement en collaboration avec les élus municipaux des quatre MRC de ma circonscription, mes collègues du gouvernement du Québec, les entrepreneurs et les citoyens et les citoyennes de ma circonscription. Je m’engage à poursuivre le travail que nous avons commencé ensemble en 2015 avec une merveilleuse équipe expérimentée et diversifiée.
Je remercie Danielle, Jean, Timmy et notre tout nouveau Martin, qui vient de se joindre l’équipe.
Voir le profil de Dave Epp
PCC (ON)
Madame la Présidente, il y a 18 mois, je félicitais l'ancienne députée de Kamloops—Thompson—Cariboo qui accueillait une nouvelle résidante dans sa circonscription, soit Brynnley Lisette Huby, ma petite-fille. Aujourd'hui, je souhaite féliciter le député qui lui succède pour la même raison. En effet, la sœur de Brynnley, Hannah Laurelin Huby, a été accueillie hier par ses parents, Adam et Carina. Toute la famille se porte bien, et je remercie le Seigneur de cette naissance sans complication.
Il y a 18 mois encore, je demandais au ministre des Finances quelle serait l'ampleur de la dette léguée à ma petite-fille, Brynnley, question que j'ai posée avant les dépenses démesurées qui ont suivi depuis. Aujourd'hui, Hannah, ses parents et tous les Canadiens sont aux prises avec une augmentation mensuelle de l'inflation et une pénurie de logements abordables. J'implore le gouvernement de remédier au bourbier financier de notre pays.
Beaucoup d'entre nous ont fait leur entrée dans le milieu des affaires au début des années 1980, à une époque où l'inflation était galopante, et les taux d'intérêt, astronomiques. Je suis convaincu que ce n'est pas l'avenir que nous souhaitons à nos enfants et petits-enfants. Voyons-y!
Voir le profil de Rick Perkins
PCC (NS)
Madame la Présidente, la saison du homard a débuté mercredi matin dans le Sud‑Ouest de la Nouvelle‑Écosse. Il s'agit, je le rappelle, de la période de pêche la plus lucrative du pays.
Impatients de voir ce que la saison prochaine leur réserve, les pêcheurs ont pris la mer au petit matin et affronté les conditions difficiles de l'Atlantique Nord pour aller poser leurs casiers, pendant que leurs proches restés à la maison priaient pour qu'ils reviennent sains et saufs. Ce travail est aussi éreintant qu'il est dangereux. Vents déchaînés, froids sibériens, vagues imprévisibles: peu d'entre nous peuvent imaginer ce que c'est que de travailler en mer.
La pêche au homard est le principal moteur économique des localités côtières de South Shore. Les familles comptent sur une saison fructueuse pour payer les factures et manger à leur faim. Je suis convaincu que mes collègues se joindront à moi pour souhaiter à tous les pêcheurs des zones 33 et 34 une saison réussie et lucrative.
Voir le profil de Laurel Collins
NPD (BC)
Voir le profil de Laurel Collins
2021-12-03 11:14
Madame la Présidente, la COVID‑19 a eu des effets dévastateurs. Convaincre les gens de se faire vacciner demeure notre meilleure ligne de défense contre ce virus mortel. Or, tandis que les pays riches ont toutes les doses dont ils ont besoin, la plupart des pays à faible revenu sont incapables de protéger leurs travailleurs de première ligne, leurs aînés et les membres les plus vulnérables de leur population, ce qui se traduit par un nombre incalculable de morts inutiles, mais aussi par l'émergence de variants comme Omicron.
L'inégalité vaccinale nous concerne tous. Nous devons suspendre les brevets afin que l'on puisse produire des vaccins partout dans le monde, mais cette mesure essentielle, qui a pour nom officiel « levée des aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce », est continuellement bloquée ou retardée par les pays riches, dont le Canada. En plus d'être moralement répréhensible, cette attitude dénote un extraordinaire manque de vision, car elle permet l'émergence de nouveaux variants et met tout le monde à risque. Je demande au gouvernement d'appuyer ouvertement la suspension des brevets, d'arrêter de protéger les grandes sociétés pharmaceutiques et de commencer à protéger la santé humaine.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Madame la Présidente, le monde souligne aujourd’hui la Journée internationale des personnes handicapées dont les thèmes doivent toujours être l’équité, l’accessibilité et l’inclusion. Au nom du Bloc québécois, je tiens à saluer les contributions multiples des personnes en situation de handicap à la société québécoise, malgré des obstacles qui demeurent bien réels.
L’Organisation mondiale de la santé estime que plus de 1 milliard de personnes dans le monde vivent avec une forme ou une autre de handicap. C’est autant de talents et de cerveaux qui méritent que nos gouvernements, entreprises et organismes maximisent les efforts en vue de leur permettre de pleinement réaliser leur potentiel. Cette journée est l’occasion de réfléchir à ce qu’on peut collectivement faire au Québec et à l’international pour davantage d’égalité des chances. C’est l’occasion de réfléchir aux préjugés qui subsistent.
Pour nous qui votons des lois, c’est l’occasion de nous demander si nous prenons suffisamment en compte l’impact des politiques publiques sur les personnes handicapées. C’est l’occasion de saluer les membres de nos familles, nos amis, nos collègues et nos concitoyens, parce que c’est ces gens-là dont on parle aujourd’hui.
Voir le profil de Tom Kmiec
PCC (AB)
Madame la Présidente, nous soulignons la Journée internationale des personnes handicapées, un jour spécial pour toutes ces personnes merveilleuses dans nos vies qui ont hérité d'une difficulté additionnelle et qui nous aident à reconnaître la valeur et de la dignité intrinsèques de chaque être humain.
Je pense à Shailynn, une femme qui, malgré son fauteuil roulant et son diagnostic d'amyotrophie spinale, dirige une baladodiffusion, une chaîne YouTube et un compte Instagram — où on peut constater sa passion pour la plage. Je pense aussi à cette mère de Calgary, Janelle, dont la fille, Ryah, est atteinte de trisomie 13 depuis la naissance, tout comme ma fille Lucy‑Rose, qui nous a quittés. Rya est une battante, car elle a défié tous les pronostics à plusieurs reprises. Et je ne peux passer sous silence ma fille aînée, Jolie, qui est en train de dévorer les 14 livres de la série Le Journal d'une grosse nouille, et ce, malgré sa dyslexie.
Si nous concentrons toute notre attention sur le handicap d'une personne, nous ne verrons pas ses capacités, sa beauté et ce qui la rend unique. Toutes les personnes que j'ai nommées ainsi que tous les Canadiens handicapés peuvent compter sur l'appui de mes collègues et du mien pour défendre leurs intérêts chaque jour. Les conservateurs sont la voix des Canadiens abandonnés par le gouvernement libéral.
Voir le profil de Tim Louis
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui à l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées afin de rendre hommage à la force, à la résilience et aux grandes contributions de ces personnes.
Je suis fier que nous soyons les artisans du premier Plan d'action pour l'inclusion des personnes en situation de handicap du pays, qui comprend la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, une stratégie d'emploi solide, ainsi que des processus améliorés pour déterminer l'admissibilité aux programmes. J'ajouterai que des pourparlers sont en cours avec la communauté des personnes handicapées, les provinces et les territoires.
Conformément au principe du « rien ne doit se faire sans nous », unissons nos efforts pour favoriser une relance inclusive et une société plus équitable pour tous.
J'invite tous les Canadiens à célébrer cette journée en soulignant les contributions extraordinaires des personnes handicapées dans leur collectivité. Je pense à des gens comme mon bon ami Erin Callon, de Kitchener—Canestoga, dont le sourire est contagieux. Ensemble, nous pouvons bâtir un Canada véritablement inclusif et accessible.
Voir le profil de Tim Uppal
PCC (AB)
Madame la Présidente, les conservateurs ont maintes fois prévenu le gouvernement que ses dépenses effrénées exacerberaient l'inflation. Il répondait toujours que cela ne serait pas le cas, et maintenant tout coûte plus cher.
Quand le gouvernement posera-t-il des gestes concrets afin d'aider les familles canadiennes qui ont du mal à payer l'épicerie et d'autres dépenses essentielles?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, c'est un grand plaisir de vous voir aujourd'hui. Je tiens à vous féliciter.
Je suis très heureux et j'espère que nous aurons beaucoup de questions à propos de l'économie, car nous avons d'excellentes nouvelles à communiquer aux Canadiens qui regardent les débats aujourd'hui. Grâce aux efforts soutenus des Canadiens, 154 000 emplois se sont ajoutés à l'économie canadienne en novembre, soit cinq fois plus certains ne le prédisaient. Notre plan porte des fruits: l'économie est en croissance.
Voir le profil de Tim Uppal
PCC (AB)
Madame la Présidente, comme on le dit souvent, les petites entreprises sont le moteur d'une économie. Il faut donc les aider à prospérer pour ramener l'économie sur la bonne voie. Dans les faits, toutefois, de nombreuses entreprises peinent à poursuivre leurs activités à cause de l'inflation des libéraux, de la pénurie de main-d'œuvre et de la hausse du coût du transport.
Pourquoi le gouvernement demeure-t-il insensible aux besoins des petites entreprises canadiennes?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, nous comprenons tous bien à la Chambre et nous reconnaissons que les petites et moyennes entreprises forment l'épine dorsale de notre économie, et c'est pourquoi, comme les députés s'en souviendront, le gouvernement les a aidées tout au long de la pandémie.
Nous avons assuré aux petites entreprises que nous serions là pour les aider pendant aussi longtemps qu'il le faudra pour traverser ensemble la pandémie. Nous allons continuer de les aider.
Voir le profil de Tim Uppal
PCC (AB)
Madame la Présidente, ce matin, une analyse de la Financière Banque Nationale nous apprenait que, pour la première fois depuis des décennies, les investissements dans le secteur privé au Canada avaient diminué. À l'heure actuelle, les usines canadiennes fonctionnent avec le capital-actions le plus bas depuis 35 ans.
Les libéraux ont rendu plus difficiles le démarrage et l'exploitation d'une entreprise au Canada. Quand se rendront-ils compte que la « Justinflation » détruit les emplois canadiens à petit feu?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, je suis vraiment ravi de parler d'économie ce matin, parce que j'ai de bonnes nouvelles à annoncer. Nous avons récupéré 106 % des emplois perdus durant la pandémie. C'est inouï. Tout cela grâce à la collaboration des entreprises et des travailleurs canadiens. En comparaison, ce nombre n'est que de 83 % au sud de la frontière.
Nous allons continuer à investir dans les travailleurs, ainsi que dans notre économie. Les Canadiens qui nous regardent comprennent que notre plan fonctionne à merveille.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Madame la Présidente, depuis six ans de gouvernance libérale, et particulièrement au cours des derniers mois et dernières années, nous avons constaté que le gouvernement dépense beaucoup d'argent, le gouvernement imprime beaucoup d'argent et le gouvernement emprunte beaucoup d'argent. Ce sont trois éléments qui font en sorte qu'aujourd'hui le Canada est aux prises avec la pire crise inflationniste, à savoir 4,7 %, et ce, depuis 2003. Ce sont toutes les familles canadiennes qui paient plus cher aujourd'hui, compte tenu du coût de la vie qui augmente sous cette administration libérale.
Le gouvernement pourrait-il s'engager seulement à une chose toute simple, mais tellement responsable: est-il prêt à contrôler les dépenses?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais remercier mon honorable collègue de Louis‑Saint‑Laurent pour qui j'ai énormément de respect, et il le sait. Je suis content parce que, ce matin, il me donne l'opportunité de partager de bonnes nouvelles avec la Chambre et les Canadiens.
En novembre, grâce au travail acharné des Canadiens, le Canada a ajouté 154 000 emplois; c'est cinq fois plus que ce que certains prévoyaient pour notre économie. S'il y a une chose que les Canadiens voient, c'est que notre plan fonctionne, parce que notre économie est en croissance.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Madame la Présidente, j'invite mon collègue à aller dans un endroit où l'on fait la distribution des paniers alimentaires et à répéter exactement la même phrase selon laquelle tout va très bien. Non: les familles souffrent davantage et paient davantage, et c'est vrai pour toutes les familles canadiennes.
Dans ma circonscription existe le service d'entraide Amélie et Frédérick qui constate une forte hausse, une hausse de 25 %, des demandes de paniers alimentaires. Ça, c'est le vrai visage de l'inflation canadienne. Ce matin, André Larose, le directeur d'Amélie et Frédérick, m'a dit: « Nos donateurs d'hier sont les bénéficiaires d'aujourd'hui. »
Le gouvernement est-il prêt à aider...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
À l'ordre. L'honorable ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie a la parole.
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, je comprends, parce que j'ai moi-même distribué des paniers plus tôt cette année à des familles qui étaient dans le besoin.
S'il y a une chose dont les Canadiens et les Canadiennes vont se souvenir de notre gouvernement, c'est que lorsqu'il y avait une pandémie au Canada, nous étions là pour les appuyer. Nous étions là pour les familles, nous étions là pour les travailleurs et les travailleuses et nous étions là pour les entreprises.
La meilleure chose à faire — et je donnerais un conseil au député de l'opposition — est d'appuyer le projet de loi C‑2, qui va continuer d'aider les familles et les travailleurs canadiens.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Madame la Présidente, depuis huit mois, le gouvernement cachait l'information sur ce qui a mené au congédiement de deux scientifiques du centre de recherche canadien sur les virus, qui est le centre avec le plus haut niveau de sécurité possible. Depuis huit mois, le gouvernement refusait de fournir des documents permettant de faire la lumière sur ce qui pourrait avoir été de l'espionnage au profit de la Chine.
Aujourd'hui, il se ravise et propose de présenter les documents aux partis de l'opposition, mais de manière exceptionnellement restreinte et contrôlée. Le leader du gouvernement appelle cela un effort de bonne foi. Est-ce que cela veut dire que depuis huit mois il était de mauvaise foi?
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Madame la Présidente, il est absolument primordial pour le gouvernement d'établir un juste équilibre entre l'accès de la Chambre à tous les documents et la protection de la sécurité nationale. C'est pourquoi nous avons suggéré le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement comme solution: pour que les députés puissent accéder à tous les documents, sans restriction.
Les partis de l'opposition ont affirmé que c'était insuffisant et nous sommes disposés à aller plus loin. Nous suggérons de procéder avec le modèle auquel on a eu recours pour les détenus afghans en 2010. Il me tarde de...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
La députée de Saint-Jean a la parole.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Madame la Présidente, il est normal de se poser des questions.
Des scientifiques qui semblent avoir des liens avec le régime chinois et qui avaient accès aux secrets les plus confidentiels ont dû être congédiés. Au lieu d'être transparent et d'offrir des réponses, le premier ministre a d'abord traité l'opposition de raciste. Ensuite, il a traîné la présidence de la Chambre en cour pour empêcher la production des documents réclamés justement par la Chambre. C'est comme si le Canadien de Montréal poursuivait l'arbitre afin de l'empêcher d'appliquer les règlements.
Est-ce que le gouvernement réalise que l'opacité ne fait qu'encourager la spéculation?
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Madame la Présidente, il est absolument clair que toute l'information est disponible pour les députés. Cependant, il est essentiel d'avoir un système dans lequel les députés peuvent vérifier cette information de façon sécuritaire, pour que les intérêts et la sécurité nationale soient protégés.
Il est absolument possible de voir toute l'information, mais on a besoin d'un système afin de protéger notre sécurité nationale.
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Madame la Présidente, nouvelle journée, nouveau chapitre sombre de la violence armée à Montréal, il y a eu un autre mort à Anjou cette nuit. Il s'agit d'un 32e meurtre. Il y a eu une saisie de près de 60 armes à la frontière destinées aux rues montréalaises.
Il y a encore trop d'armes qui circulent. Les citoyens sont tannés et les agents frontaliers aussi. On a besoin de davantage de ressources pour protéger nos enfants dans nos quartiers. Ça va faire!
Est-ce que le ministre s'engage aujourd'hui à prendre des mesures concrètes pour arrêter le trafic d'armes illégales à nos frontières?
Voir le profil de Marco Mendicino
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je tiens à remercier mon collègue de sa question.
Une vie perdue à cause de la violence armée en est une de trop. Nous avons pris des mesures importantes pour lutter contre la violence armée. Nous avons fait des investissements importants pour améliorer les capacités d'enquête et nous avons établi un groupe de travail avec les États-Unis. Je vais parler avec mon homologue québécois plus tard aujourd'hui.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Madame la Présidente, des spécialistes de la santé affirment que si des pays comme le Canada n'agissent pas de toute urgence pour faire parvenir des vaccins aux populations les plus vulnérables du monde, des variants dangereux comme le variant Omicron vont continuer à apparaître. Les répercussions seront désastreuses à l'échelle de la planète. Il y aura d'autres morts et le cauchemar de la COVID‑19 se poursuivra. Les Canadiens souhaitent revenir à la normale, mais cela ne se produira pas à moins que le vaccin soit accessible à tous et partout.
Le gouvernement libéral prend beaucoup trop de temps à agir. Le gouvernement va-t-il accroître la production, lever les restrictions relatives aux brevets et faire en sorte que les vaccins...
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
La ministre a la parole.
Voir le profil de Karina Gould
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de faire valoir cette importante cause. C'est justement la raison pour laquelle le Canada est intervenu dès le début de la pandémie de COVID‑19, la raison précise pour laquelle nous avons contribué à la création du Groupe de mobilisation de la Garantie de marché COVAX, que nous continuons d'appuyer et coprésidons, et la raison pour laquelle nous avons fait don de millions de vaccins aux pays en développement. Nous comprenons que nul ne sera à l'abri de la pandémie tant et aussi longtemps qu'elle ne sera pas éradiquée partout.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Madame la Présidente, les petites entreprises ont connu une année extrêmement difficile. Le 31 décembre, ils porteront un toast à une année plus prospère et plus positive. Cependant, qui frappera à leur porte sur le coup de minuit? Le percepteur d'impôt des libéraux. Ce n'est pas pour avoir trop fêté que les propriétaires d'entreprise auront mal à la tête au jour de l'An; ce sera en raison de la hausse des cotisations au Régime de pensions du Canada.
Pourquoi les libéraux augmentent-ils ces charges sociales après une année 2021 si éprouvante?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole de nouveau à la Chambre aujourd'hui.
Je crois que la question de la députée induit en erreur. Il n'y a pas de hausse. Il ne s'agit pas d'impôts. Nous sommes toujours là pour les petites entreprises. Les Canadiens comprennent que nous ne les abandonnons pas, que sommes là pour les soutenir depuis le début de la pandémie et que nous continuerons d'être là pour les PME.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Madame la Présidente, le gouvernement affirme que la hausse des charges sociales qui surviendra le 1er janvier est nécessaire. Or, pour qu'il y ait des charges sociales, il doit y avoir des salariés. Selon la plus récente enquête de Statistique Canada sur la conjoncture économique, plus d'une entreprise sur quatre s'attend à ce que sa rentabilité diminue avant la fin de l'année. À plusieurs reprises cette année, le nombre d'entreprises qui fermaient leurs portes était supérieur au nombre d'entreprises qui voyaient le jour.
Le gouvernement ne s'inquiète-t-il pas de la possibilité qu'une hausse du fardeau fiscal dans la conjoncture économique au pays risque d'amener davantage de petites entreprises à mettre la clé sous la porte?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, je remercie la députée de poser la question, parce que cela me donne l'occasion d'expliquer quelque chose aux députés et aux Canadiens qui nous regardent à la maison. Une chose que les Canadiens et les petits entrepreneurs partout au pays n'ont pas oubliée, c'est que nous avons été là pour eux dès le départ et pendant toute la pandémie, et nous allons continuer de les soutenir.
J'aurais un petit conseil à donner aux conservateurs. S'ils veulent vraiment soutenir les petites entreprises au Canada, qu'ils commencent par appuyer le projet de loi C‑2 plutôt que de voter contre cette mesure, comme ils l'ont fait hier.
Voir le profil de Shelby Kramp-Neuman
PCC (ON)
Madame la Présidente, la maltraitance des personnes âgées se manifeste sous de nombreuses formes. Au Canada, beaucoup de personnes âgées sont victimes d'exploitation financière, de violence psychologique, de cruauté mentale et de violence physique, et la situation ne cesse de s'aggraver. Durant la dernière législature, la Chambre a adopté à l'unanimité la motion M‑203, une motion conservatrice qui réclamait notamment la présentation d'une mesure législative pour lutter contre la fraude envers les aînés. C'était il y a plus de deux ans.
Quand le gouvernement prendra-t-il des mesures concrètes et présentera-t-il une mesure législative pour protéger les aînés canadiens?
Voir le profil de Kamal Khera
Lib. (ON)
Madame la Présidente, la maltraitance des personnes âgées est inacceptable sous quelque forme que ce soit. C'est un enjeu d'une importance capitale pour le gouvernement, un enjeu que nous prenons tous très au sérieux.
Nous travaillons sur des initiatives pour lutter contre la maltraitance des personnes âgées, y compris en renforçant la loi, en créant une définition nationale et en améliorant la collecte des données. Nous nous appuyons sur le travail que nous faisons déjà en collaboration avec le Conseil national des aînés, dans le cadre de projets comme le programme Nouveaux Horizons pour les aînés, pour sensibiliser la population à la maltraitance des personnes âgées.
J'espère que la députée et l'ensemble des députés présenteront une demande dans le cadre de l'appel de propositions pour le programme Nouveaux Horizons pour les aînés. La date limite est le 21 décembre.
Voir le profil de Shelby Kramp-Neuman
PCC (ON)
Madame la Présidente, la semaine dernière, j'ai pris la parole à la Chambre pour demander au gouvernement quand il allait régler le problème de la récupération du Supplément de revenu garanti, qui a en ce moment des effets dévastateurs sur les aînés vulnérables. La vice-première ministre, qui a choisi d'esquiver la question, a vanté le paiement unique de 500 $ comme s'il s'agissait d'une forme de compensation. Les aînés perdent jusqu'à neuf fois ce montant à cause de cette récupération.
Je vais poser la question à nouveau. Quand le gouvernement fera-t-il preuve de compassion et quand agira-t-il? Les aînés en ont besoin et ils le méritent.
Voir le profil de Kamal Khera
Lib. (ON)
Madame la Présidente, nous savons tous à quel point la pandémie a été difficile pour les aînés. Depuis le début, le gouvernement a été là pour soutenir les aînés, en particulier les plus vulnérables, en bonifiant le Supplément de revenu garanti. Nous avons agi très rapidement pour offrir une aide financière directe et immédiate aux aînés.
En ce qui concerne le Supplément de revenu garanti et la Prestation canadienne d'urgence, nous sommes bien au fait de la situation. Je peux assurer à la députée que nous travaillons pour trouver la bonne solution afin de soutenir les personnes touchées. Comme toujours, nous serons là pour les aînés.
Voir le profil de Dominique Vien
PCC (QC)
Madame la Présidente, hier, les droits compensatoires américains sur le bois d'œuvre canadien sont passés du simple au double.
J'ai parlé hier soir avec des gens du Conseil de l'industrie forestière du Québec, et ils sont extrêmement inquiets pour ces entreprises qui créent 140 000 emplois au Québec.
L'argent de ces entreprises est englouti à la douane plutôt que d'être investi dans notre économie. Plusieurs d'entre‑elles sont des entreprises familiales de chez nous, comme Les produits forestiers D&G, à Sainte‑Aurélie, Bois Daaquam, à Saint‑Just‑de‑Bretenières, ou encore Scierie Lemay, à Sainte‑Marie.
Qu'entend faire le premier ministre pour convaincre le président américain de faire marche arrière?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question.
Je viens moi-même de la Mauricie et je connais bien l'industrie forestière, les Rémabec et les Résolu de ce monde. Même l'École forestière est à La Tuque, dans ma circonscription.
S'il y a une chose que les Canadiens qui nous regardent ce matin doivent savoir, c'est que la ministre du Commerce international est justement aujourd'hui à Washington pour défendre les intérêts des travailleuses et des travailleurs du secteur forestier.
S'il y a une chose que les gens comprennent, c'est que nous serons toujours là pour défendre les intérêts de l'industrie forestière, les travailleurs et les travailleuses, et pour travailler avec....
Voir le profil de Dominique Vien
PCC (QC)
Madame la Présidente, l'inflation touche durement les Canadiens. L'accès à la propriété est compromis pour plusieurs d'entre eux. Les coûts compensatoires américains sur le bois d'œuvre vont détériorer la situation.
Ajoutons une éventuelle hausse des taux d'intérêt et la tempête sera totale. Elle sera brutale.
Le premier ministre doit se ressaisir, prendre le leadership dans ce dossier et faire changer cette décision. Quand et comment le fera-t-il?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, s'il y a une chose que les Canadiens et les Canadiennes savent, c'est que, de ce côté-ci de la Chambre, nous savons comment défendre les intérêts des entreprises et des industries au pays.
Nous l'avons démontré lorsque des droits avaient été imposés, par exemple, sur l'industrie de l'acier et de l'aluminium.
De plus, comme je le mentionnais à bout de souffle juste avant, la ministre du Commerce international est justement à Washington pour défendre les intérêts des travailleurs et des travailleuses de l'industrie forestière et pour défendre les intérêts de l'industrie. C'est ce que nous faisons aujourd'hui et c'est ce que nous allons continuer de faire.
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Madame la Présidente, cela s'est encore produit. La violence par arme à feu a encore frappé Montréal.
Hier, un homme de 20 ans a perdu la vie, atteint par balles. Un adolescent de 17 ans a également été blessé. Cela s'est produit en pleine rue, dans un quartier résidentiel, à 19 h 15.
Les familles montréalaises ont peur. Elles ont peur de perdre leurs jeunes, d'être atteintes par des balles perdues, de se trouver à la mauvaise place au mauvais moment, alors qu'elles se trouvent pourtant chez elles.
Le ministre sait qu'il a le devoir d'agir, mais en saisit‑il l'urgence?
Voir le profil de Marco Mendicino
Lib. (ON)
Madame la Présidente, nous sommes d'accord sur l'importance des groupes de travail frontalier, et c'est pourquoi ils existent depuis 2002 par le truchement des équipes intégrées de la police des frontières.
Cette semaine encore, une saisie de plus de 60 armes à feu a eu lieu à la suite d'un partenariat entre la GRC, la Sûreté du Québec et la police de Montréal.
Nous devons faire tout notre possible pour nous assurer que nos enfants, nos familles et tout le monde peuvent être en sécurité.
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Madame la Présidente, c'était le 32e homicide cette année, à Montréal, et il reste encore un mois à l'année 2021.
Je salue la saisie d'armes de la semaine dernière, mais il faut en faire plus. Je salue l'ouverture du ministre de se rendre au sommet organisé par la mairesse de Montréal à la fin de janvier, mais il faut agir plus vite.
Le gouvernement du Québec va annoncer 46 millions de dollars supplémentaires en prévention de la violence. On sent l'urgence d'agir, mais on la sent un peu moins à Ottawa.
Qu'est‑ce que le ministre va faire aujourd'hui pour témoigner de cette urgence?
Voir le profil de Marco Mendicino
Lib. (ON)
Madame la Présidente, nous nous concentrons sur l'arrêt de la circulation des armes à feu au‑delà de nos frontières et sur la fin de la violence insensée dans nos communautés.
Pendant la campagne électorale, nous avons promis d'investir au moins 1 milliard de dollars pour aider les provinces, et même les municipalités, à interdire les armes de poing sur leur territoire.
Comme je l'ai déjà dit, j'aurai une rencontre virtuelle avec mon homologue québécoise pour chercher des solutions concrètes sur le terrain.
Voir le profil de Melissa Lantsman
PCC (ON)
Madame la Présidente, en ces temps d’incertitude et de doute, les Canadiens peuvent compter sur le gouvernement pour une seule chose: générer toujours plus de confusion.
Hier, les États‑Unis ont annoncé de nouvelles restrictions de voyage pour les Canadiens. De notre côté de la frontière, le ministre a annoncé de nouvelles mesures de contrôle sanitaire pour tous les voyageurs entrant sur notre territoire. Il n’a pas expliqué qui allait effectuer ces dépistages, il n’a pas dit où les voyageurs devraient s’isoler, il n’a pas expliqué quand ces mesures prendraient effet et il n’a pas prévenu les aéroports ni les compagnies aériennes.
J’ai quelques questions très simples pour le ministre. Qui, quoi, où, quand et comment? Les Canadiens ont besoin d’en savoir plus concernant son nouveau plan.
Voir le profil de Jean-Yves Duclos
Lib. (QC)
Madame la Présidente, je suis très heureux d'avoir la chance de répondre à cette question.
Cependant, avant d'y répondre et puisque c'est la première fois que j'ai l'occasion de le faire, j'aimerais rapidement saluer la nouvelle cohorte de pages, dont nous sommes déjà très fiers. Le député de Hull—Aylmer et moi avons déjà été pages il y a de très nombreuses années. Nous savons à quel point cela représente un fardeau important sur le plan de la conciliation études-travail. Nous leur sommes d'avance très reconnaissants de tout ce qu'ils feront.
Pou revenir à la question, tout cela s'appuie, comme toujours, sur la science, la protection de la santé et la sécurité des gens.
Voir le profil de Luc Berthold
PCC (QC)
Madame la Présidente, le gouvernement libéral a annoncé la semaine dernière des mesures plus strictes aux frontières pour faire face au variant Omicron, comme le demandait l'opposition conservatrice.
Une semaine plus tard, on constate qu'il y a un monde entre ce que dit le ministre de la Santé et ce qui se passe réellement sur le terrain. Il n'y a aucune consultation avec les aéroports et peu de consultations avec les provinces. Bref, une semaine plus tard, c'est le bordel.
Le ministre de la Santé est-il conscient que l'improvisation n'a pas sa place en matière de santé publique?
Voir le profil de Jean-Yves Duclos
Lib. (QC)
Madame la Présidente, je suis évidemment enchanté d'avoir la première question de mon collègue et porte-parole conservateur au sujet de la santé et de la sécurité des gens.
Je vais dire rapidement trois choses. La première, c'est que tout cela s'appuie évidemment sur la science. La deuxième, c'est que, en ce qui concerne la confusion, j'ai le grand regret de dire qu'il y a quelques jours à peine, mon collègue demandait l'arrêt de tous les tests aux frontières. Enfin, la troisième, c'est qu'il serait intéressant de savoir combien des députés conservateurs n'ont toujours pas reçu une des 61 millions de doses de vaccins administrés au pays.
Voir le profil de Melissa Lantsman
PCC (ON)
Madame la Présidente, j’espérais que le ministre n’allait pas ajouter à la confusion ambiante.
Certains Canadiens sont bloqués en Afrique du Sud. Ils tentent désespérément d’obtenir de l’aide du gouvernement. Ils doivent franchir un véritable parcours d’obstacles pour trouver un test PCR à un prix abordable qui leur permettra de rentrer à la maison. Ils ont demandé au gouvernement d’intervenir, mais ce dernier fait la sourde oreille et n’arrive pas à leur donner des consignes claires.
Le ministre a-t-il prévu quelque chose pour aider ces Canadiens en détresse à rentrer chez eux ou ces derniers doivent-ils se contenter de continuer à laisser des messages sur une boîte vocale?
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