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Voir le profil de Chris d'Entremont
PCC (NS)
Compte tenu de l’adoption hier soir d’un ordre spécial, j’aimerais rappeler aux députés certaines meilleures pratiques lorsqu’ils participent par vidéoconférence à nos délibérations.
Il incombe aux députés de veiller à ce que leur connexion Internet et la qualité sonore soient bonnes pour leur permettre de prendre part aux travaux. Une connexion filaire est plus fiable que le Wi-Fi, et un ordinateur fourni par la Chambre est une meilleure option qu’une tablette ou un téléphone cellulaire. Il est préférable d’utiliser un casque d’écoute avec microphone intégré afin d’avoir la meilleure qualité sonore, ce qui est essentiel pour permettre aux interprètes de faire leur travail en toute sécurité. Si on ne vous a pas fourni de casque d’écoute, prière de communiquer avec notre équipe des TI.
Si les députés perdent le contact visuel ou leur audio pendant un discours, la présidence interrompra momentanément les délibérations le temps de régler le problème technique. Si le député ne parvient pas à commencer ou à continuer son intervention assez rapidement, le débat reprendra avec le prochain député dans la liste des intervenants, à moins qu'il n'y ait une entente pour ajuster la liste pour accommoder le député aux prises avec un problème technique.
Afin de prévenir de telles situations et de permettre à l'Administration de la Chambre de fournir l'aide nécessaire, je rappelle aux députés qui participent par vidéoconférence de se connecter amplement d'avance du moment prévu de leur intervention.
La présidence a souvent rappelé aux députés que les séances virtuelles sont un prolongement des délibérations de la Chambre et que leur conduite doit respecter nos règles et pratiques, même s’ils participent à distance. Dès qu’un député se connecte à une séance virtuelle et allume sa caméra, celui-ci est considéré comme étant, à toute fin pratique, à la Chambre.
Le code vestimentaire est le même que l’on participe en personne ou par vidéoconférence. L’interdiction des étalages et des accessoires s’applique également et les députés devraient donc utiliser un arrière-plan qui est neutre. Les députés ne doivent pas prendre des captures d’écran de nos délibérations, tout comme ceux et celles présents à la Chambre ne peuvent pas prendre de photos.
Les députés sont priés de garder leur microphone éteint, sauf si la présidence leur accorde la parole. Il n'est pas approprié d'allumer son microphone pour interrompre un député à qui on a dûment donné la parole, car cela interrompt la transmission audio et vidéo. Je remercie les députés de leur collaboration et je leur rappelle que l'équipe de soutien des TI est là pour les aider en cas de problème technique.
In light of the special order that was agreed to by the House yesterday, I would like to take the opportunity to share some of the best practices for participating in the proceedings remotely.
Members are responsible for ensuring that their Internet connection and audio quality are strong to allow them to participate. A wired connection is more reliable than Wi-Fi, and using a computer provided by the House is a better option than using a tablet or cellphone. Using a headset with an integrated microphone will ensure the best sound quality, which is essential for allowing our interpreters to do their work safely. If you have not been provided a headset, please let our IT team know.
If there is a problem with a member’s audio or video feed during their intervention, the Chair will interrupt the proceedings momentarily while the technical issue is being addressed. If the member is unable to start or resume the intervention fairly quickly, debate will continue by proceeding to the next member on the rotation list unless there is agreement to accommodate the member having the technical trouble.
To avoid such situations and allow the House administration to provide the necessary assistance, I remind members participating by videoconference to connect well in advance of their scheduled intervention.
The Chair wishes to remind members that virtual sittings are an extension of the proceedings of the House and that their conduct must respect our rules and practices, even if they are participating remotely. As soon as a member connects to a virtual sitting and opens their camera, they are considered to be, for all intents and purposes, in the House.
The dress code remains the same as for members participating in person. The prohibition against using props also applies, and members should ensure that they use a neutral background. Members are not to take screenshots of the proceedings, just as members in the House cannot take photos.
Members should keep their microphone turned off unless they have been recognized by the Chair. Turning on their microphone to interrupt a member who has been properly recognized is not appropriate, as this interrupts both the audio and video feed. I thank members for their co-operation and remind them that the IT support team is available to assist with any technical issues they may have.
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
propose que le projet de loi C‑2, Loi visant à fournir un soutien supplémentaire en réponse à la COVID‑19, soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
— Monsieur le Président, je suis très heureux d'être de retour au Parlement.
C'est avec plaisir que je prends la parole à la Chambre pour discuter du projet de loi C‑2, Loi visant à fournir un soutien supplémentaire en réponse à la COVID‑19. Cependant, avant de parler des aspects plus substantiels du projet de loi C‑2, je veux d'abord remercier brièvement les résidants d'Edmonton‑Centre de m'avoir accordé une fois de plus le grand honneur de les représenter à la Chambre. Je tiens également à offrir mon amour et mes sincères remerciements à mon partenaire David, à ma famille et à mes amis, ainsi qu'aux innombrables bénévoles qui ont rendu cette journée possible. Servir les Edmontoniens et la ville que j'aime est le plus grand honneur de ma vie. Je continuerai de faire entendre à Ottawa la voix de cette collectivité remarquable, située sur les rives de la rivière Saskatchewan Nord.
J'aimerais ramener les députés en 2020, au début de la pandémie. On a demandé aux Canadiens de prendre des mesures sans précédent pour se protéger mutuellement, de renoncer à souligner les événements importants, à passer du temps avec leur famille et à faire beaucoup d'autres choses qui les rendent heureux. Les travailleurs de première ligne ont répondu à l'appel du devoir, ils ont fait deux ou même trois quarts de travail de suite pour soutenir notre société et assurer la sécurité de la population. Nous avons fait face à une situation d'urgence qui a exigé des confinements généralisés, a compromis la capacité de travailler de millions de Canadiens et a mis en péril des centaines de milliers d'entreprises.
En réaction à cette situation sans précédent, le gouvernement a pris des mesures inédites. Sous la direction du premier ministre, et grâce aux efforts collectifs de nombreuses personnes, nous avons travaillé sans relâche pour mettre en place un ensemble complet de mesures destinées à aider les entreprises et les travailleurs canadiens. Nos programmes de soutien au revenu, de subvention salariale et d'aide au loyer ont permis aux ménages de se maintenir à flot, à des millions de Canadiens de conserver leur emploi et à des centaines de milliers d'entreprises de survivre pendant les jours les plus sombres de la pandémie.
Il ne s'agit pas de chiffres vides de sens. Derrière ces chiffres, il y a des gens réels qui ont pu nourrir leur famille et de vraies entreprises qui sont restées en affaires. Je pense à une femme que j'ai rencontrée lorsque je faisais du porte-à-porte à Edmonton pendant la campagne électorale, qui m'a dit de jeter un coup d'œil aux trois maisons à droite et aux trois maisons à gauche de la sienne. Sans les mesures d'aide du gouvernement, m'a-t-elle dit, les habitants de tout le pâté de maisons auraient risqué de perdre leur maison. Je pense aussi au café-restaurant Credo, qui compte trois établissements, dont un est situé sur la 124e Rue, qui est géré par Geoff et Andrew, ainsi que leur équipe. Ils ont pu continuer d'offrir un service incomparable et de la caféine aux habitants d'Edmonton, y compris à leur député fédéral.
Grâce au dur labeur et aux sacrifices des Canadiens et de nos travailleurs de la santé, l'avenir semble maintenant plus prometteur. Les taux de vaccination — près de 80 % des Canadiens admissibles — sont élevés; la vaccination des enfants commence; les grands-parents reçoivent des doses de rappel et notre système de santé trouve de plus en plus de moyens de traiter le virus. Les écoles ont rouvert, tout comme les entreprises d'un bout à l'autre du pays. Le Canada a maintenant récupéré 101 % des emplois perdus pendant le pire de la récession causée par la COVID‑19, contre seulement 81 % aux États-Unis. Je tiens à féliciter ma collègue et amie, la vice-première ministre et ministre des Finances, pour son travail. Sa gestion de l'économie a redonné espoir à de nombreux Canadiens. En résumé, le gouvernement a agi et a obtenu des résultats.
Toutefois, nous comprenons aussi que certains secteurs de l'économie ont toujours besoin de soutien. La situation sur le plan de la santé publique étant toujours imprévisible, nous devons nous assurer qu'il existe des mesures de soutien ciblées afin de permettre aux Canadiens de continuer à prendre les précautions nécessaires pour sauver des vies, et cela inclut les restrictions de santé publique qui limitent certaines activités économiques. Le moment est venu d'adapter les mesures fédérales de soutien aux circonstances actuelles, qui sont meilleures. Nous avions mis en œuvre des mesures d'urgence temporaires, qui devaient justement ne servir qu'en cas d'urgence.
Le projet de loi C‑2 permettra donc au gouvernement de mettre en œuvre des mesures ciblées pour soutenir ceux et celles qui ont encore besoin d'aide.
En tant que parlementaires, nous avons une fois de plus le devoir d'agir et de prendre d'importantes mesures de soutien ciblées grâce auxquelles les entreprises et les travailleurs canadiens qui ne se sont pas encore complètement remis des répercussions de la COVID‑19 obtiendront l'aide dont ils ont besoin. C'est exactement ce que propose le projet de loi C‑2.
Tout comme les mesures pour les entreprises, les programmes d'aide offerts aux Canadiens seraient ciblés pour répondre aux besoins de ceux qui en ont toujours besoin. Nous le voyons, la quatrième vague de la pandémie est particulièrement féroce dans certaines régions du pays. Il est d'ailleurs toujours possible que les autorités de santé publique imposent au cours des prochaines semaines ou même des prochains mois de nouvelles mesures temporaires de confinement dans certaines régions.
Nous proposons donc de mettre en place dès maintenant un programme sur lequel les Canadiens et les Canadiennes pourraient compter si cela devenait nécessaire.
La Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement est le nouveau programme proposé. Comme c'était le cas pour la Prestation canadienne de la relance économique, ce nouveau programme ciblé assure une aide financière de 300 $ par semaine aux travailleurs admissibles. Il viendrait très rapidement soutenir les employés qui ne peuvent pas travailler en raison d'un confinement local à tout moment d'ici mai 2022, et cette mesure serait rétroactive au 24 octobre. Le programme s'adresserait aux travailleurs qui ne sont pas admissibles à l'assurance-emploi de même qu'à ceux qui y sont admissibles, mais qui ne reçoivent pas de prestations d'assurance-emploi pour la même période.
C'est ainsi que nous apportons notre aide, mais nous savons que des Canadiens pourront encore avoir besoin de l'aide fournie par la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique et de la Prestation canadienne de relance économique pour les proches aidants, car nous devons tous nous protéger et protéger notre famille, nos amis et nos collègues en restant à la maison quand nous sommes malades. En outre, beaucoup d'enfants ne peuvent pas encore être vaccinés et sont donc particulièrement vulnérables, ce qui veut dire que les parents doivent pouvoir rester à la maison pour s'occuper d'eux.
Nous proposons ainsi de prolonger la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique et la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants jusqu'au 7 mai 2022. De plus, le projet de loi C‑2 permettra d'augmenter de deux semaines la durée maximale des deux prestations.
Nous savons que les Canadiens veulent d'abord et avant tout de bons emplois, c'est pourquoi nous devons faire en sorte que les entreprises canadiennes, surtout les petites entreprises, reçoivent le soutien dont elles ont besoin.
Ce projet de loi prolongerait le Programme d'embauche pour la relance du Canada jusqu'au 7 mai 2022, à un taux de subvention salariale accru, soit 50 %. Ce programme encouragerait les entreprises à réembaucher les travailleurs, à augmenter leurs heures de travail et à créer les nouveaux emplois dont le Canada a besoin pour se relever complètement de la récession causée par la pandémie de COVID‑19.
Cela dit, le gouvernement est conscient que certaines entreprises sont présentement incapables de reprendre toutes leurs activités et de créer ces emplois à cause des mesures de santé publique, des mesures qui, je le répète, sont nécessaires pour protéger les Canadiens et les Canadiennes.
Nous proposons donc deux nouveaux programmes pour soutenir les entreprises dans des groupes très ciblés et ainsi appuyer la relance de l'économie. Dans les deux cas, les entreprises devront démontrer qu'elles ont subi des pertes de revenus importantes au cours des 12 premiers mois de la pandémie ainsi que pendant le mois en cours.
Je vais d'abord parler du Programme de relance pour le tourisme et l'accueil. Ce programme aidera les hôtels, les restaurants et les agences de voyages, qui doivent composer non seulement avec les restrictions de la santé publique, mais aussi avec les mesures qui font que les gens voyagent moins.
Les taux de la Subvention salariale d'urgence du Canada et de la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer accordés à ces entreprises seraient de 40 % pour celles qui ont subi une perte de revenus de 40 % dans le mois en cours. Le taux augmenterait en fonction de cette perte de revenus, jusqu'à concurrence de 75 %.
À cet effet, prenons le temps d'examiner ce que cela signifie pour le secteur du tourisme. Depuis ma nomination au rôle de ministre du Tourisme et ministre associé des Finances, j'ai été frappé par la passion et la fierté des travailleurs de l'industrie touristique pour ce qu'ils font. J'ai moi-même déjà été propriétaire d'une entreprise et j'ai connu cette passion et cette fierté. De plus, je sais à quel point les propriétaires d'entreprise peuvent vivre de l'anxiété et du désarroi quand le rêve de leur vie est mis en péril par des forces hors de leur contrôle.
Ce sont ces entreprises touristiques, ces organisateurs de voyage, qui font connaître le Canada au monde. Ils font naître les expériences mémorables que les voyageurs gardent dans leur cœur jusqu'à la fin de leurs jours.
Malheureusement, cette incroyable industrie a été frappée de plein fouet par la pandémie mondiale. En 2020, ses revenus ont chuté de presque 50 %, passant de 104,4 milliards de dollars à 53,4 milliards de dollars. De plus, durant la même période, les emplois directement associés au tourisme ont chuté de 41 %, passant de 692 000 emplois à 409 000 emplois. On s'attend à ce que les recettes pour l'été 2021 correspondent à la moitié des recettes de l'été 2019.
Cependant, malgré les difficultés, le secteur canadien du tourisme ne reste pas les bras croisés. L'ensemble du gouvernement reconnaît la contribution essentielle du tourisme, un secteur propice à la création d'emplois et de PME, qui alimente la croissance économique. Bref, l'économie canadienne ne se sera pas complètement rétablie tant que le secteur du tourisme ne se sera pas rétabli.
Grâce au soutien du gouvernement, les entreprises touristiques se préparent à accueillir les Canadiens pour qu'ils puissent de nouveau profiter des lieux et des activités exceptionnelles que le Canada a à offrir. Parmi les mesures de soutien, il y a celles présentées dans le budget de 2021 pour le secteur du tourisme, totalisant 1 milliard de dollars sur trois ans.
Ce montant comprend 500 millions de dollars sur deux ans. Il sera versé par l'entremise des agences de développement régional pour aider les entreprises touristiques durement touchées à adapter leurs produits et services et à investir dans une croissance future. Les agences de développement régional disposent aussi de 200 millions de dollars pour soutenir les entreprises et faire en sorte que le Canada continue d'attirer des millions de visiteurs de partout dans le monde à ses grands festivals artistiques et culturels et à d'autres événements majeurs. Ainsi, les visiteurs pourront continuer de célébrer l'excellence artistique et le caractère unique du Canada. Enfin, Patrimoine canadien, dans le cadre de ce programme, dispose de 200 millions de dollars pour attirer les visiteurs aux plus petits festivals et événements locaux.
Le pays recommence à s'ouvrir, mais les organismes qui accueillent des manifestations artistiques, patrimoniales ou sportives et des expositions figurent parmi les plus durement éprouvés par la pandémie, et de nombreux artistes et travailleurs du milieu de la culture ont du mal à trouver du travail. Parce que leurs revenus ont baissé, de nombreux organismes culturels, artistiques et patrimoniaux risquent de fermer leurs portes avant la fin de la pandémie si on ne leur vient pas en aide. Nous avons promis au secteur du tourisme que nous l'aiderions à traverser la pandémie. Grâce à cette panoplie de mesures et aux nouveaux mécanismes de soutien prévus dans le projet de loi C‑2, nous pouvons dire: promesse tenue.
Parlons maintenant de l'autre programme que nous proposons, le Programme de relance pour les entreprises les plus durement touchées, qui sera offert aux employeurs de tous les secteurs qui ont subi des pertes importantes et durables. Pour les demandeurs dont les revenus pendant la période visée ont chuté d'au moins 50 %, la subvention salariale et celle pour le loyer débuteront à un taux de 10 %, et celui-ci pourra grimper à 50 % si les pertes subies atteignent ou dépassent 75 %.
Nous proposons en outre de créer un programme pour les confinements ciblés. Les organismes qui sont situés dans une région où un confinement temporaire est décrété et dont les pertes de revenus pour le mois courant dépassent 40 % auront droit à une subvention salariale et à une autre pour le loyer à un taux pouvant atteindre 75 %. Ces programmes seront offerts rétroactivement à compter du 24 octobre 2021 et jusqu'au 7 mai prochain.
La lutte contre la COVID‑19 ainsi que les confinements qui ont été nécessaires pour sauver des vies ont nécessité des dépenses d'envergure historique au Canada et partout dans le monde. Dans ce contexte de crise historique, les Canadiens ont appuyé ces dépenses extraordinaires parce qu'ils comprenaient l'importance d'agir ainsi non seulement par compassion, mais aussi pour la santé de l'économie.
Le soutien économique fourni par le gouvernement a permis d'éviter des séquelles économiques semblables à celles qui ont suivi la récession de 2008, qui auraient causé des torts irréparables à l'économie et aux collectivités du pays. Plus important encore, les sommes investies dans notre pays ont sauvé des vies. Maintenant, le soutien nécessaire est plus ciblé. Nous devons nous adapter afin de fournir de l'aide là où elle est nécessaire tout en gérant les dépenses du gouvernement avec soin et avec prudence.
Les mesures dans ce projet de loi permettraient de soutenir les Canadiens et les entreprises qui sont encore touchés par la pandémie.
Nous avons réussi, ensemble, à aider une grande partie de l'économie à traverser les pires moments de la pandémie. Grâce à nos gestes, les entreprises canadiennes ont survécu à une crise comme il n'en arrive que tous les 100 ans. Nous avons déjà accompli beaucoup de choses, et il faut aller jusqu'au bout. Cette période difficile tire à sa fin. Je demande à tous les députés d'appuyer ce projet de loi crucial afin que le secteur du tourisme et les autres secteurs les plus durement touchés puissent traverser la pandémie et arriver à bon port.
moved that Bill C-2, An Act to provide further support in response to COVID-19, be read the second time and referred to a committee.
He said: Mr. Speaker, is it ever good to be back here.
It is my pleasure to rise in the House to discuss Bill C-2, an act to provide further support in response to COVID-19. However, before I get into the substance of Bill C-2, I would like to say a few words of thanks to the residents of Edmonton Centre for once again giving me the great honour of representing them in this chamber. I also want to offer my love and deep thanks to my partner David, to my family and friends and to the countless volunteers who made today possible. Serving Edmontonians, serving the city I love, is the single greatest honour of my life. My remarkable community, on the banks of North Saskatchewan River, is back at the table here in Ottawa.
I would like to take the chamber back in time to a moment in 2020 and the beginning of the global pandemic. Canadians were asked to take unprecedented actions to keep each other safe, forgoing celebrating life's milestones, forgoing time together with family, forgoing so many of the things that bring joy to each of our lives. We saw front-line workers answer the call of duty, doing double and triple shifts to support our society and keep people safe. We faced an emergency that required widespread lockdowns, threatened millions of Canadians' ability to work and put at risk hundreds of thousands of businesses.
To respond to this unprecedented moment, our government took unprecedented action. Under the leadership of the Prime Minister, and thanks to the collective efforts of so many, we worked tirelessly to put in place a comprehensive suite of measures to support Canadian workers and businesses. Our income, wage and rent support programs kept households afloat, kept millions of Canadians in their jobs and allowed hundreds of thousands of businesses to keep going through the darkest days of the pandemic.
These are not just empty numbers. These are real people who were able to put food on their tables and real businesses that kept their doors open. It is the woman I met door knocking back in Edmonton during the election campaign who told me to look at the three houses to the left of hers, the three houses to the right and her own home. She said that if it were not for the government supports, the whole block might have lost their homes. It is the Credo Coffee shop on 124 Street, with two other locations, run by Geoff, Andrew and the team. They have been able to continue to provide incredible service and “caffeinations” to Edmontonians, including their member of Parliament.
Thanks to the hard work and sacrifices of Canadians and our health care workers, we are now seeing better days. Vaccination rates are high, approaching 80% of eligible Canadians; children are beginning to get their doses; grandparents are getting boosters; and our health care system is finding more and more ways to treat the virus. Schools are back in session and businesses across the country are reopening. Canada has now recovered 101% of the jobs lost in the depths of the COVID-19 recession, compared with just 81% in the United States. I want to applaud the work of my friend and colleague, the Deputy Prime Minister and Minister of Finance, whose stewardship of our economy has put hope back on the horizon for so many Canadians. In short, our government took action, and it worked.
However, we also understand that there are some sectors of the economy that continue to need support. With the public health situation still unpredictable, we need to make sure there are targeted supports that enable Canadians to continue to take the necessary precautions to save lives, including necessary public health restrictions that limit some economic activity. The time has come to adapt federal support measures to these new and improved circumstances. These were temporary emergency measures and were always meant to be just that: for emergencies.
Bill C‑2 will therefore make it possible for the government to implement targeted measures to support those who still need help.
As parliamentarians, we have a duty once again to take action and deliver important targeted support measures that will ensure Canadian workers and businesses that have not yet been fully able to recover from the impacts of COVID-19 have the support they need. Bill C-2 would do just that.
Like the measures for businesses, the assistance programs for Canadians will be targeted to meet the needs of those who still need help. We see that the fourth wave of the pandemic is hitting some regions of the country extra hard. It is still possible that public health officials will impose new temporary lockdowns in some regions in the coming weeks or months.
We are therefore proposing to immediately implement a program on which Canadians can depend should the need arise.
This new proposed program is the Canada worker lockdown benefit. As the Canada recovery benefit has done, this new targeted program would provide $300 a week in income support to eligible workers. It would snap into action to support employees unable to work because of a local lockdown any time until May 2022, and eligible workers would be able to access it retroactively to October 24. The program would be available to workers who do not qualify for employment insurance and also to those who do qualify, provided they are not receiving EI benefits for that same period.
That is one way we are helping, but we know that Canadians may also need continued support from the Canada recovery sickness benefit and the Canada recovery caregiving benefit, because we all need to protect ourselves and our family, friends and co-workers by staying home when we are sick. Furthermore, many children still cannot be vaccinated and are therefore particularly vulnerable, which means parents need to be able to stay home to take care of them.
That is why we want to extend the Canada recovery sickness benefit and the Canada recovery caregiving benefit until May 7, 2022. Bill C‑2 will also increase the maximum duration of these benefits by two weeks.
We know that what Canadians want most are good jobs, so we need to make sure Canadian businesses, especially small businesses, have the support they need.
This bill would extend the Canada recovery hiring program until May 7, 2022, at an increased 50% subsidy rate. This would encourage businesses to continue to rehire workers, increase their hours and create the additional jobs Canada needs for a full recovery from the COVID-19 recession.
That said, the government is aware that some businesses are unable to resume all their activities and create those jobs because of the public health measures that, as I said, are necessary to protect Canadians.
We are therefore proposing two new support programs targeting specific types of businesses in order to promote economic recovery. In both cases, the businesses must show that they experienced significant revenue declines during the first 12 months of the pandemic as well as the current month.
I will start with the tourism and hospitality recovery program, which will help hotels, restaurants and travel agencies still grappling with public health restrictions and the fact that people are travelling less because of the measures in place.
The Canada emergency wage subsidy and Canada emergency rent subsidy rate for these businesses will be 40% for those with a current-month revenue loss of 40%. The rate can go as high as 75% depending on revenue loss.
On that subject, allow me to pause for a few moments on what this means for our tourism sector. Since taking on the role of Minister of Tourism and Associate Minister of Finance, I have been moved by the passion and pride of those in the tourism sector for the work they do. As a former business owner, I too have felt that passion and pride and know the anxiety and heartache that comes when a person's life's work is placed in jeopardy by forces beyond their control.
These tourism businesses, these tour operators, are the people who tell our story to the world. They make possible the memorable experiences people carry with them for the rest of their lives.
However, this incredible industry was dealt a body blow by the global pandemic. In 2020, revenues declined almost 50%, from $104.4 billion to $53.4 billion, and jobs directly attributable to tourism decreased 41%, from 692,000 to 409,000, in the same period. Revenue projections for summer 2021 are expected to be about half of summer 2019 revenues.
However, even with these challenges, Canada's tourism sector is moving forward and our whole government recognizes the vital role that tourism plays in providing employment and opportunities for small and medium-sized businesses, and further fuelling economic growth. In short, the Canadian economy will not fully recover until the tourism sector recovers.
With government support, businesses in this sector are starting to get ready to welcome Canadians back to experience the great places and activities this country has to offer. This support includes the measures introduced in budget 2021 to support the tourism sector, totalling $1 billion over three years.
This included $500 million over two years flowing through the regional development agencies to help our hard-hit tourism businesses adapt their products and services and invest in future growth. It also included $200 million through the regional development agencies to support them and help ensure Canada continues to draw millions of visitors from all over the world to our large arts and cultural festivals and major events. This has ensured that they can continue to celebrate Canada's artistic excellence and unique character. To draw visitors to our smaller local festivals and events, as part of this package Canadian Heritage also received $200 million.
While the country is opening up, the organizations that host artistic, heritage and sport events and exhibits have been among the hardest hit during the pandemic and many Canadian artists and cultural workers have struggled to find work. With reduced revenues, many heritage, arts and sports organizations run the risk of not surviving through to the other side of the pandemic without additional support. We promised our tourism sector we would get it through to the end of this pandemic. With this suite of measures and the new supports contained in Bill C-2, we have delivered.
The other program we are proposing is the hardest-hit business recovery program. It would be available to employers in all sectors who have faced deep and enduring losses. The wage and rent subsidy rate in this case would start at 10% for applicants experiencing a 50% current period revenue loss. It would increase to a maximum of 50% for those with a current period revenue decline of 75% or higher.
In addition, we are proposing a new local lockdown program that would provide rent and wage support of up to 75% for organizations that face temporary local lockdowns and experience current month revenue losses above 40%. Support through these programs would be available from October 24, 2021, to May 7 of next year.
Fighting COVID-19, and the lockdowns it required to save lives, demanded historic government spending in Canada and around the world. It was a historic crisis, and Canadians supported that extraordinary spending because they understood that it was not only the compassionate thing to do, but the economically smart thing to do.
Our government delivered the economic support that has prevented the sort of economic scarring that followed the 2008 recession, and that would have done permanent damage to our economy and to our communities. Most importantly, these investments in our country saved lives. Today, more targeted support is required. We must adapt to provide help where it is needed, while also prudently and carefully managing government spending.
The measures in this bill will support Canadians and businesses still feeling the effects of the pandemic.
Together we have led much of our economy through the worst of this pandemic. Our actions have made it possible for our businesses to survive this once-in-a-century crisis. We have come so far and now we need to get the job done. This difficult journey is approaching its final mile. I call on all members to support this vital legislation and get our tourism and hardest-hit sectors home safe.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Monsieur le Président, je tiens à vous féliciter pour votre nomination. Je tiens aussi à féliciter le ministre du Tourisme et ministre associé des Finances pour sa réélection. C'est un plaisir de le voir à la Chambre, car c'est quelqu'un de toujours enjoué et de très disponible pour les élus de l'opposition.
Au Bloc québécois, nous croyons que nous avons besoin d'avoir des mesures ciblées et prévisibles, comme le dit le ministre. C'est ce que l'on trouve dans le projet de loi C‑2. Néanmoins, nous estimons que des mesures de soutien pour les travailleuses et les travailleurs autonomes, en particulier pour le secteur de la culture, sont les grandes absentes de ce projet de loi.
Qu'est‑ce que le gouvernement entend mettre en place pour les travailleuses et les travailleurs autonomes du secteur de la culture?
Mr. Speaker, I want to congratulate you on your appointment. I also want to congratulate the Minister of Tourism and Associate Minister of Finance on his re-election. It is a pleasure to see him in the House, for he is always cheerful and makes himself available to opposition members.
We in the Bloc Québécois believe that targeted and predictable measures are needed, as the minister said, and that is what we find in Bill C‑2. However, support measures for self-employed workers, particularly in the cultural sector, are conspicuously absent from this bill.
What measures does the government plan to introduce for self-employed workers in the cultural sector?
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question et de son soutien indéfectible au secteur culturel. Ma porte est toujours ouverte, et je serais très heureux d’avoir une conversation avec lui sur cette question.
J'aimerais rappeler à la Chambre que j’ai eu le grand honneur de servir en tant que secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien en 2015 et en 2016. J’ai bien apprécié le travail acharné du secteur de la culture, de même que le fait qu'il représente 3,5 % de notre PIB et compte plus de 600 000 travailleurs.
Ce gouvernement est ici pour les travailleurs autonomes du secteur culturel. Nous devons être là pour les travailleurs et les entreprises. Nous nous sommes engagés à soutenir ces employés et nous continuerons de le faire.
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for his question and for his unwavering support for the cultural sector. My door is always open, and I would be very happy to discuss this issue with him.
I would remind the House that I had the immense honour of serving as Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage in 2015 and 2016. I really appreciated the hard work of the cultural sector and the fact that it accounts for 3.5% of our GDP and employs over 600,000 people.
This government is here for self-employed workers in the cultural sector. We must be there for the workers and for the businesses. We are committed to supporting these employees and we will continue to do so.
Voir le profil de Eric Melillo
PCC (ON)
Voir le profil de Eric Melillo
2021-11-26 10:24
Monsieur le Président, je vous félicite pour votre nomination. J'aimerais aussi féliciter le ministre à la fois pour sa nomination et son élection. J'ai hâte de travailler avec lui pour la première fois dans cette nouvelle législature.
J'ai aimé beaucoup de ce que le ministre a dit au sujet du tourisme, compte tenu du fait que le Nord de l'Ontario compte de nombreuses entreprises touristiques et que le tourisme représente une bonne part de notre économie. Je n'ai pas de question à l'intention du député, mais quelques commentaires au sujet desquels j'aimerais avoir son avis. Lorsque je discute avec les pourvoyeurs et les petits entrepreneurs de ma circonscription, ils me disent généralement que l'aide financière du gouvernement ne leur est pas indispensable. Ils préféreraient que le gouvernement leur offre la possibilité de croître, qu'il cherche des façons de faciliter les déplacements, non seulement pour les Canadiens, mais aussi pour les touristes étrangers, et qu'il s'efforce, une fois l'été revenu, de faire en sorte que les entreprises puissent fonctionner et faire de l'argent comme c'était le cas avant la COVID.
Mr. Speaker, congratulations on your position. As well, I would like to offer my congratulations to the hon. minister not only on his appointment, but also for his election. I am looking forward to working with him for the first time in this upcoming Parliament.
I appreciate a lot of what the minister had to say about tourism, considering that northern Ontario is home to many tourist operators and tourism is a big part of our economy. I do not have a question for the member, but some comments I am curious to get his thoughts on. When I talked to the tourist outfitters and small businesses in my riding, more than anything they told me that they do not necessarily need government money, but for the government to give them the opportunity to thrive, to look at opportunities to make travel easier not only for Canadians but also for those coming in internationally, and to do what it can to ensure that, come the summer season, businesses will be able to operate and make the money they did prior to COVID.
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, moi aussi, j'ai hâte de travailler avec mon collègue d'en face afin de déterminer comment stimuler le tourisme dans le Nord de l'Ontario et partout au pays. Notre pays doit maintenant satisfaire divers critères: pouvoir accueillir les touristes d'une façon qui est sécuritaire pour les Canadiens, veiller à ce que les Canadiens se sentent en sécurité et le soient lorsqu'ils voyagent au pays, et faire en sorte que nous puissions nous appuyer sur le projet de loi C‑2 pour aider les gens dont il a parlé à traverser la saison hivernale qui, espérons-le, sera la dernière de la pandémie mondiale avant que les entreprises touristiques puissent reprendre leurs activités comme avant et accueillir davantage de touristes canadiens et étrangers.
Notre pays est l'un des plus sûrs au monde où voyager, et nous avons bien l'intention qu'il le demeure.
Mr. Speaker, I too look forward to working with my hon. colleague across the way to determine how we can boost tourism in northern Ontario and across the country. Several factors are facing us right now as a country: welcoming people to our shores in a way that is safe for Canadians and the travelling public, making sure Canadians feel safe and are safe travelling within our own country, making sure that we can use the supports in Bill C-2 to help the people the hon. member spoke of bridge this winter season, which we hope is the last mile of getting tourism-based businesses through the global pandemic, and welcoming more Canadians to these businesses as well as more people from around the world to Canada.
We are one of the safest jurisdictions in the world to travel to, and that is a pathway we will continue to pursue.
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
Monsieur le Président, à propos de la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement, le ministre a indiqué qu'elle est rétroactive au 23 octobre. Les néo-démocrates craignent que la définition de l'ordre de confinement soit très restrictive et qu'en pratique, elle ne s'applique pas à beaucoup de cas.
Ma question pour le ministre est la suivante. Dans quelles régions pourra-t-on demander rétroactivement la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement pour la période du 23 octobre à aujourd'hui?
Mr. Speaker, when he was talking about the Canada worker lockdown benefit, the minister made the point that it is retroactive to October 23. One of the concerns the New Democrats have about that benefit is that the definition of a lockdown order seems far too restrictive. Our concern is that it may not in fact apply in many cases.
My question for the minister is this. In what regions will workers be eligible to apply retroactively for the Canada worker lockdown benefit for the period between October 23 and the present day?
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, je respecte le porte-parole en matière de finances, qui sert depuis longtemps à la Chambre. Nous collaborerons étroitement avec les régions sanitaires du pays pour assurer le déclenchement du versement des prestations en cas de confinement. Le gouvernement fédéral ne dictera pas aux unités de santé publique la manière d'appliquer les critères relatifs au confinement, car il s'agit d'un champ de compétence provinciale. Nous devons veiller à ce que, lorsqu'un confinement est ordonné, la prestation soit rétroactive à la période du confinement. Comme il n'y a pas de confinement en cours à l'heure actuelle, le versement de la prestation n'a pas été déclenché. Il s'agit donc d'un programme anticipatoire. Une fois que la Chambre l'aura adopté, les prestations seront versées en cas de confinement.
Mr. Speaker, I respect the finance critic for his long service in the House. I can say that we will work closely with the regions of health across the country to make sure that if a lockdown is imposed these benefits would be triggered. We in the federal government are not going to dictate to public health sector units how they impose lockdown criteria. That is a champ de compétence for provincial jurisdictions. We need to make sure that when a lockdown is put into place the benefit would be retroactive to that time. Not seeing any such lockdowns in place right now, that benefit would not trigger, so this is a future-forward program. Once the House passes it, should a lockdown take place, those benefits would flow.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Félicitations, monsieur le Président. Je félicite aussi mon collègue de s'être fait élire au terme d'une lutte serrée, et surtout, je lui offre mes félicitations pour ses nouvelles fonctions.
Dans la circonscription torontoise que je représente, il y a une petite agence de voyage, Islington Travel Agencies, qui emploie six personnes. Dans les deux dernières années, l'unique propriétaire a continué de l'exploiter tout en essayant de se maintenir à flot.
Comment ce projet de loi aidera-t-il les agences de voyage comme celle-là?
Mr. Speaker, congratulations. I also want to congratulate my hon. colleague on a hard-fought election and most importantly on his new posting.
I represent one particular travel agency in Toronto: Islington Travel Agencies. It is a small agency. It had six people working there. The sole owner has kept it open for the last two years. She is the one who is operating it, trying to keep her head above water and move forward.
How is this piece of legislation going to help small travel agencies like that?
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, comme j'ai pu voir la députée remplir ses fonctions avec brio pendant de nombreuses années, j'aimerais dire que c'est un honneur de la côtoyer de nouveau à la Chambre.
Un ensemble de services seront offerts pour aider les secteurs le plus durement touchés, y compris, en l'occurrence, le secteur du tourisme. Pour les petites entreprises constituées en sociétés qui font de leur mieux pour traverser la pandémie, ces services répondront à leurs besoins si elles ont connu une baisse de revenu d'au moins 40 % depuis le début de la pandémie de même qu'une diminution de leur revenu de 10 % d'un mois à l'autre. Nous tentons aussi d'établir s'il y a d'autres façons dont nous pourrions aider ce secteur.
Nous avons entendu ce que les agents de voyage de la circonscription de la députée avaient à nous dire, et nous allons continuer de leur offrir du soutien.
Mr. Speaker, if I may say, having watched the hon. member's performance in the House over many distinguished years, it is an honour to serve in the House with her again.
This is a suite of services that is designed to focus on the hardest hit sectors. In this case, it is the tourism sector. For small incorporated businesses that are doing their level best to make it through to the end of the pandemic, this suite of services will address their issues should they have seen a 40% or greater reduction from the beginning of the pandemic and a 10% reduction in revenue from the previous month. We are looking at other parts of the ecosystem to see if we can respond, as well.
We have heard from the travel agents in the hon. member's riding, and we will continue to make sure that supports are there for them.
Voir le profil de Cathay Wagantall
PCC (SK)
Monsieur le Président, je suis heureuse de vous voir occuper le fauteuil et je félicite le ministre.
J'aimerais que les prestations liées au confinement soient acheminées au bon endroit, c'est-à-dire directement à ceux qui en ont vraiment besoin. Je suis inquiète, parce qu'avec la PCU, l'ARC et l'assurance-emploi ont suspendu les protections logicielles qui assuraient le suivi des fonds pour faire en sorte qu'ils ne soient pas acheminés au mauvais endroit. Il en a résulté une appropriation non justifiée de l'argent des contribuables canadiens.
Le ministre peut-il nous assurer que le gouvernement réactivera ces systèmes pour que les fonds soient traités de façon éthique?
Mr. Speaker, it is good to see you in the chair. As well, congratulations to the minister.
I would love to see the lockdown benefits go where they need to go: directly to the people who truly need them. My concern is that, with the CERB, the CRA and EI shut down the software protections that made sure we were tracking funding to make sure it was not going where it should not. That ended up leading to significant theft of Canadian taxpayers' money.
Could the minister assure us that the government is putting those systems back in place, so that this funding would be handled ethically?
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, je remercie la députée de sa question. Elle a bien cerné cet enjeu important.
Au début de la pandémie, le gouvernement avait la responsabilité d'acheminer les fonds le plus rapidement possible à ceux qui en avaient le plus besoin. Il n'a ménagé aucun effort pour y arriver. La PCU a aidé plus de 8 millions de Canadiens à se nourrir et à se loger.
Nous savons que les temps sont encore durs pour de nombreux Canadiens et nous continuerons de les aider. En ce qui a trait aux Canadiens qui étaient admissibles à la PCU, je me penche sur cet enjeu avec mes collègues. Le moment venu, nous informerons la Chambre de l'évolution de nos travaux à ce sujet.
Mr. Speaker, I thank the hon. member for the question and for putting her finger on this important issue.
When the pandemic hit, it was incumbent on the government to get money to the people who needed it the most, as quickly as possible. The government made heroic efforts to do exactly that. The introduction of the CERB helped more than eight million Canadians put food on the table and keep a roof over their heads.
We know that this continues to be a difficult time for many. We will continue to be there for Canadians. As it pertains to those Canadians who were entitled to the CERB, that is a matter that is being worked through with colleagues. We look forward to informing the House of our work on that matter in due course.
Voir le profil de Maxime Blanchette-Joncas
BQ (QC)
Monsieur le Président, tout d'abord permettez-moi de vous féliciter de votre élection.
Puisque je prends la parole pour la première fois à la Chambre dans la 44e législature, je profite de l'occasion pour remercier sincèrement du fond du cœur mes concitoyens et concitoyennes de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques, qui m'ont réitéré leur confiance pour un second mandat.
Lors de la dernière législature, j'étais le porte-parole en matière de tourisme pour le Bloc québécois. Il y a un mot que j'ai bien retenu de la part des acteurs du milieu touristique, et c'est le mot « prévisibilité ».
Le présent projet de loi va jusqu'au mois de juillet. On le sait, le mois de juillet est la prochaine période touristique en importance pour cette industrie.
Je demande à mon collègue s'il est possible que le soutien à l'industrie touristique soit plus prévisible et qu'il demeure en place jusqu'à ce que l'ensemble des mesures sanitaires soient retirées.
Mr. Speaker, first I want to congratulate you on your election.
As I rise in the House for the first time in the 44th Parliament, I want to take this opportunity to sincerely thank my constituents in Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques from the bottom of my heart for putting their trust in me a second time.
In the last Parliament I was the tourism critic for the Bloc Québécois. One word that has stayed with me from my interactions with people in the tourism industry is the word predictability.
This bill takes us to the month of July. As hon. members know, July is the next big tourist season for this industry.
I would ask my colleague whether it is possible to make the support for the tourism industry more predictable and to keep it in place until all health measures have been lifted.
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, je félicite mon honorable collègue pour son deuxième mandat.
En ce qui concerne la prévisibilité, en tant qu'ancien entrepreneur, je connais bien la valeur de la prévisibilité. Il est important de noter dans le projet de loi C‑ que nous souhaitons soutenir les entreprises jusqu'au printemps, et même jusqu'en juillet. En effet, nous sommes sûrs qu'avec le taux de vaccination et la reprise de l'économie, nous allons être capables de soutenir les entreprises jusqu'à ce qu'elles n'en aient plus besoin.
Mr. Speaker, I congratulate my hon. colleague on his second term.
As far as predictability is concerned, as a former business owner, I know the value of predictability. It is important to note in Bill C‑2 that we want to support businesses until the spring and even into July. We are sure that with the vaccination rate and the economic recovery, we will be able to support businesses until they no longer need it.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Monsieur le Président, tout le monde se pose la même question. Qu'il s'agisse des couples de 28 ans qui vivent dans le sous-sol de leurs parents parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer l'augmentation de 300 000 $ du prix moyen d'une maison qui a eu lieu depuis que le gouvernement est au pouvoir, de la mère seule qui se promène dans l'allée de l'épicerie et qui constate qu'elle n'a pas les moyens d'acheter des aliments nutritifs pour ses enfants, ou de l'aîné qui voit ses économies disparaître à mesure que l'inflation fait des ravages dans son compte bancaire et engloutit l'argent qu'il a passé sa vie à mettre de côté pour sa retraite, tous se posent la même question. Pourquoi les prix augmentent-ils si vite?
Même la ministre des Finances a eu la révélation qu'il y a une crise d'inflation. En fait, l'automne dernier, elle a déclaré que la déflation posait un plus grand risque que l'inflation. Elle a ignoré mes mises en garde quand je disais que ce serait l'inverse qui se produirait. Elle n'était pas la seule à faire cette fausse prophétie. L'actuel gouverneur de la Banque du Canada, son prédécesseur, un journaliste libéral et des universitaires libéraux ont tous ri lorsque j'ai commencé à faire des mises en garde contre l'inflation en mai 2020.
Avant de passer aux causes de la hausse des prix en ce moment, je dois d'abord répondre à une autre question qu'on me pose souvent: comment ai-je pu avoir raison à ce point quand tant de gens se sont trompés du tout au tout? C'est que les universitaires, les journalistes et la ministre des Finances qui sont d'allégeance libérale se sont appuyés sur une idéologie alors que je me suis tourné vers les sciences économiques empiriques.
L'homme qui a écrit la grande référence sur l'inflation, le spécialiste en sciences économiques empiriques qui a remporté le prix Nobel pour cet ouvrage, M. Milton Friedman, a publié de célèbres graphiques où il démontrait qu'il y avait une parfaite corrélation entre la hausse de l'inflation et l'augmentation de la masse monétaire pour chaque unité d'extrant économique. Il a montré dans ses cinq graphiques, qui portaient sur les États‑Unis, le Royaume‑Uni, l'Allemagne, le Japon et le Brésil, que la corrélation était pratiquement parfaite. Lorsqu'il y a plus de dollars pour acheter moins de marchandises, il y a toujours une augmentation des prix.
Lorsque j'ai vu que le gouvernement commençait à imprimer de l'argent pour payer des dépenses exorbitantes, je savais que l'inflation attendait au détour. Les libéraux ont affirmé que ces vieilles règles ne s'appliquaient pas parce qu'ils avaient réinventé les lois de l'économie. Selon leur dire, c'était de l'histoire ancienne, l'histoire ne se répétait plus et ils pouvaient faire fi de milliers d'années d'histoire économique, laquelle a pourtant démontré cette corrélation à maintes reprises. Je m'attendais à ce que les libéraux présentent un projet de loi abrogeant la loi de la gravité, compte tenu de leur propension à penser qu'ils peuvent se soustraire aux lois de l'économie.
De toute évidence, ni les leçons de l'histoire, ni les lois économiques n'ont été abolies. L'immense injection de fonds liée au demi-billion de dollars de déficit a effectivement fait grimper les prix. Le plus comique dans tout cela, c'est que les gens qui disaient que la COVID entraînerait une déflation la tiennent maintenant responsable de l'inflation. Les médecins qui avaient mal diagnostiqué la maladie nous disent maintenant qu'ils ne sont pour rien dans ce qui l'a causée.
Quels sont les coûts? Certaines personnes mentionnent les anomalies dans la chaîne d'approvisionnement causées par la COVID. Elles soulignent que d'autres États sont aussi confrontés à des taux d'inflation élevés, et qu'on ne peut donc pas blâmer le gouvernement du Canada pour cette situation. Il est vrai qu'il y a de l'inflation dans d'autres pays. Les pays qui prennent les mêmes mesures stupides que notre gouvernement sont confrontés à une forte inflation, et cette corrélation est encore présente aujourd'hui.
Par exemple, hier, la ministre a signalé que d'autres pays du G20 affichent des niveaux élevés d'inflation, et elle a raison. L'Argentine, par exemple, a un taux d'inflation de 52 %. Pourquoi? C'est parce qu'elle a augmenté sa masse monétaire de 80 % en un an et demi. En Turquie, l'inflation s'élève à 20 %. Pourquoi? Elle a augmenté sa masse monétaire de 43 %. Au sud de la frontière, les États‑Unis, qui impriment des sommes d'argent colossales à Washington, ont un taux d'inflation de 6,2 %. Pourquoi? C'est parce qu'ils ont augmenté leur masse monétaire de 35 %. Au Canada, notre inflation s'élève actuellement à 4,7 %, le plus haut taux en deux décennies, après une augmentation de la masse monétaire de 23 %.
En fait, des graphiques sur les pays du G20 montrent qu'il y a une corrélation presque parfaite entre la croissance de la masse monétaire et l'inflation. Les pays qui ont fait crouler leur économie sous des déficits budgétaires affichent des niveaux élevés d'inflation, tandis que les pays qui dépendent eux aussi de la chaîne d'approvisionnement, mais qui ont contrôlé leur masse monétaire, ont de faibles taux d'inflation.
Je vais vous donner quelques exemples. Au Japon, l'inflation s'élève à seulement 0,2 %. Pourquoi? C'est parce que, toutes proportions gardées, sa masse monétaire a augmenté deux fois moins que la nôtre. L’Arabie saoudite, quant à elle, affiche un taux d'inflation de 0,8 % parce que sa masse monétaire a augmenté trois fois moins que la nôtre. En Suisse, le taux d'inflation est de 1,2 %. L'augmentation de sa masse monétaire est de seulement 6,5 %, ce qui est le quart de la nôtre. Autrement dit, dans les pays qui n'impriment pas d'argent pour payer leurs factures, le coût de la vie est demeuré faible, ce qui rend la vie abordable pour les citoyens. En revanche, les pays qui inondent leur économie d'argent ayant peu de valeur font grimper le coût de la vie pour leur population.
Les libéraux nous diront qu’ils n’ont pas eu le choix, que c’est à cause de la COVID. La pandémie a le dos large. N’oublions pas que le premier ministre a tenté de donner un demi-milliard de dollars à un groupe qui avait payé les services de sa famille à hauteur d’un demi-million de dollars. Il a avancé que c’était « à cause de la COVID ».
La COVID nous a obligés à dépenser de l’argent, mais elle ne nous a pas obligés à avoir le plus important déficit du G20. Tous les autres pays du G20 ont aussi connu la pandémie. La COVID n’a pas forcé le premier ministre à distribuer des chèques de la PCU aux familles aisées qui n’en avaient pas besoin, ni aux personnes qui auraient pu travailler — car il y a plus d’un demi-million d’emplois vacants —, ni aux prisonniers, ni aux membres du crime organisé, ni à des gens que les fonctionnaires soupçonnaient de fraude. Il n’était pas obligé de donner des subventions salariales à de grandes entreprises qui avaient tellement d’argent qu’elles versaient parallèlement des dividendes et des primes à leurs hauts dirigeants.
La COVID n’a aucunement forcé le gouvernement à faire tout cela. C’est lui qui l’a décidé. Le gouvernement savait qu’il ne pouvait pas financer ces décisions en empruntant seulement sur le marché. Il n’y avait en effet pas assez d’argent à emprunter dans le monde entier pour satisfaire les envies de dépenses du gouvernement. C’est pourquoi il a ordonné à la Banque du Canada de fabriquer de l’argent comme par magie; ce que la Banque s’est malheureusement empressée de faire avec joie. Nous en constatons aujourd’hui les effets.
Maintenant que j'ai montré le lien entre la croissance de la masse monétaire et l'inflation dans les pays du G20, je vais donner une preuve incontestable que le problème de l'inflation au Canada n'est pas que la conséquence des anomalies dans la chaîne d'approvisionnement.
Cette preuve, c'est le fait que le secteur de l'économie qui connaît la plus forte inflation au pays, soit la valeur des terrains, n'est pas touché par la chaîne d'approvisionnement. Il n'y a pas de terrains qui attendent d'être livrés au port ou qui sont coincés sur un paquebot. Il n'y a pas de terrains qui sont retenus dans un pays lointain à cause d'une éclosion de COVID.
Le territoire a été façonné par les forces géologiques il y a des millions d'années avant même que nous existions; il est là, sous nos pieds et, pourtant, le prix des terrains a augmenté de 20 %. Quelle est l'explication du gouvernement? Est-ce que les terrains ont attrapé la COVID et sont devenus soudainement plus chers? Bien sûr que non. Le prix des terrains a commencé à augmenter lorsque le gouvernement a commencé à imprimer de l'argent.
Examinons les faits. Pendant les deux premiers mois de la pandémie, les prix de l'immobilier ont en fait commencé à diminuer, ce qui est normal. Il est normal que les prix baissent lorsque la demande en immobilier s'effondre parce que le revenu des gens diminue, que des centaines de milliards de dollars disparaissent du PIB, que les gens craignent de ne pas trouver de travail et que l'immigration est pratiquement arrêtée. D'ailleurs, la SCHL, l'autorité en matière de logement, prévoyait une réduction du prix des maisons de 14 %. À l'époque, il était logique de prévoir une telle diminution. Or, soudainement, en mai 2020, les prix de l'immobilier ont commencé à grimper. En plein milieu du confinement, alors que les gens ne pouvaient même pas aller visiter les propriétés qui les intéressaient, qu'est-ce qui a pu pousser les prix à augmenter de façon surnaturelle?
M. Kevin Lamoureux: L'offre et la demande.
L’hon. Pierre Poilievre: « L'offre et la demande », nous répond un génie de l'économie des libéraux. D'où provenait cette demande? D'où provenait l'argent? Alors que l'économie venait de perdre 100 milliards de dollars et que tout le monde était confiné dans son sous-sol, qu'est-ce qui a pu provoquer cette demande? Ce sont les presses de la machine à fabriquer de l'argent du gouvernement. Cette machine s'est mise à tourner au printemps 2020 et, en quelques semaines, on a assisté à une surchauffe des prix de l'immobilier.
Je rappelle que tous les terrains qui ont fait l'objet de transactions dans le cadre de ces achats immobiliers existent depuis des milliers d'années. Cette situation ne résulte pas d'une anomalie de la chaîne d'approvisionnement causée par la pandémie de COVID‑19. Les logements existaient déjà avant la l'arrivée de la COVID‑19. Aujourd'hui au Canada, environ 96 % des maisons ont été construites avant la pandémie de COVID‑19. Il est donc chronologiquement impossible d'attribuer le coût de leur construction à ce phénomène. Autrement dit, ce n'est pas une question d'offre et de demande, comme mon collègue le laisse entendre, c'est seulement une question de demande, qui a été stimulée par l'impression d'une quantité importante d'argent, 400 milliards de dollars pour être précis, soit la plus importante augmentation de la masse monétaire depuis l'inflation galopante dans les deux chiffres provoquée par le premier Trudeau dans les années 1970 et 1980.
Nous disposons maintenant de preuves incontestables que ce sont les décisions du gouvernement — lesquelles, je le concède, sont reproduites par d'autres gouvernements dépensiers et irresponsables partout dans le monde — qui ont provoqué l'inflation actuelle.
Quelles sont les conséquences de cette inflation? Nous les voyons bien. D'abord, le fossé entre les riches et les pauvres ne cesse de se creuser. Les gens riches adorent l'inflation. Comment se fait-il que les politiques d'impression de billets du gouvernement réjouissent tant les grandes banques?
Bob Fife a dit à CTV l'autre jour que les gros bonnets de Bay Street ne sont pas contents que le député de Carleton ait été nommé porte-parole en matière de finances. Évidemment qu'ils sont mécontents, puisque je dénonce tout l'argent gratuit que le gouvernement injecte dans le système financier, faisant augmenter la valeur de leurs actifs et leur permettant de réaliser des profits grâce à l'arbitrage: ils achètent des bons du gouvernement puis les revendent plus cher à la Banque du Canada. Il est donc évident que les gros bonnets de Bay Street n'aiment pas que je dénonce cette pratique. La bonne nouvelle, c'est que je ne me soucie aucunement de ce qui plaît ou déplaît aux gros bonnets de Bay Street. Je travaille pour monsieur et madame Tout-le-Monde à la Chambre des communes.
Oui, l'élite du monde des finances se réjouit de l'assouplissement quantitatif. Aux États-Unis, elle s'en est réjouie, tant à Washington que sur Wall Street. D'ailleurs, l'assouplissement quantitatif est la seule mesure qui jouit d'un appui bipartisan à Washington. Les républicains adorent faire gonfler les valeurs mobilières de Wall Street et les démocrates adorent faire gonfler celles de Washington. Par conséquent, ensemble, ils se réjouissent lorsque la banque centrale américaine inonde l'économie de liquidités et fait gonfler la valeur de l'actif des personnes très riches dans les centres urbains, érodant par le fait même le salaire des gens de la classe ouvrière.
Le premier ministre regarde l'écart qui se creuse entre les riches et les pauvres de l'autre côté de la frontière, il y voit le coût de la vie supérieur et le fait que les pauvres et les jeunes n'ont pas les moyens d'habiter là où se trouvent les emplois parce que le prix des propriétés immobilières est trop élevé, et il dit: « Faisons pareil ici. » Puis, il adopte les mêmes politiques désastreuses qui mènent à tant de division sociale et économique au sud de la frontière.
De ce côté-ci de la Chambre, nous croyons que demander à la banque centrale d'imprimer de l'argent pour payer nos factures n'est pas la solution. Lors de la grande récession mondiale, nous avons rejeté cette approche, alors que d'autres gouvernements dans le monde l'ont adoptée.
Au Canada, nous avons affiché de modestes déficits, les plus petits du G7, mais nous l'avons fait en empruntant de l'argent bien réel et en revenant rapidement à un budget équilibré. Nous avons donc connu peu d'inflation, peu de chômage et la relance la plus rapide au sortir de la grande récession mondiale.
Il s'avère qu'en plus de garder le taux d'inflation bas, une monnaie saine contribue aussi à la croissance et à la création d'emplois. Nous savons que l'inflation ne fait pas que réduire les chèques de paie: elle jugule l'emploi. Par exemple, notre taux de chômage est maintenant parmi les plus élevés du G7, sans compter le million de postes vacants. Est-ce que les députés peuvent s'imaginer cela: un taux de chômage élevé et un nombre record de postes vacants? Eh bien, ce n'est pas étonnant. Quand le gouvernement imprime des billets et paie les gens pour rester à la maison, qu'est-ce que cela donne? Nous avons des emplois sans travailleur et des travailleurs sans emploi. Bien sûr, tout l'argent versé dans l'économie pour payer des gens à ne rien faire se traduit par plus de dépenses associées à moins de production, ce qui entraîne une hausse des prix. Nous devons faire exactement le contraire.
Nous devons revenir à une monnaie saine. Nous devons arrêter la presse à billets et demander à la Banque du Canada de se concentrer sur son véritable mandat, soit garder le taux d'inflation bas. Nous devons ramener les dépenses gouvernementales à un niveau acceptable, annuler la caisse noire postpandémique de centaines de milliards de dollars créée par le gouvernement et revenir aux dépenses gouvernementales d'avant la pandémie. Bref, une gouvernance plus abordable se traduira par un coût de la vie plus abordable pour les Canadiens, et c'est ce qu'appuient les conservateurs.
Au lieu d'imprimer plus de billets, pourquoi ne pas créer plus d'articles qu'on peut se procurer avec ces billets? Pourquoi ne pas libérer toute la puissance de notre secteur énergétique de manière à accroître l'offre d'énergie renouvelable aux consommateurs et distribuer plus de chèques de paye aux travailleurs? Pourquoi ne pas approuver des pipelines pour créer des emplois pour les travailleurs du secteur énergétique dans l'Ouest canadien et les travailleurs des raffineries dans l'Est, libérer les agriculteurs de la taxe sur le carbone et autres tracasseries administratives pour qu'ils se consacrent à produire plus de denrées nutritives et abordables, inciter les municipalités à délivrer un plus grand nombre de permis de construction pour multiplier les maisons plutôt que les prêts hypothécaires, et nous départir de 15 % de nos 37 000 immeubles fédéraux sous-utilisés pour augmenter les possibilités de logement abordable pour les jeunes et les travailleurs de la classe ouvrière? Ici même, dans la capitale nationale, les biens immobiliers sont complètement sous-utilisés alors qu'ils pourraient être confiés au secteur privé sur le libre marché pour construire des logements abordables destinés à nos jeunes.
Autrement dit, nous devons passer d'une économie du crédit d'endettement à une économie axée sur les chèques de paye. Nous devons stimuler la production et diminuer les coûts. Nous devons délier les ailes du système de libre entreprise pour que les travailleurs aient accès à des chèques de paye et les consommateurs, à des produits et services abordables.
Mr. Speaker, everybody is asking the same question. Whether it is 28-year-old couples living in their parents' basements because they cannot afford the $300,000 increase in the average house price that occurred since the government took office; or the single mother walking down the grocery aisle noticing that she cannot afford nutritious food for her kids; or the senior who is watching his savings disappear as inflation gallops through his bank account and vaporizes what he spent a lifetime storing away for his golden years, all are asking the same question. Why are prices rising so fast?
Even the finance minister has had the epiphany that there is an inflation crisis. In fact, just last fall, she said that the greater risk was deflation, not inflation. She ignored my warnings to the contrary. She was not alone in that false prophecy. The current and the former Governors of the Bank of Canada, a Liberal journalist and Liberal academics all laughed when I started warning about inflation back in May of 2020.
Before we can answer why prices are rising today, I have to answer the other question that I often get, which is, how did I get it so right when so many others got it so wrong? The answer is that the Liberal academics, journalists and the finance minister relied on ideology; I relied on empirical economic science.
The man who wrote the book on inflation, the empirical economy scientist who won the Nobel Prize for it, Dr. Milton Friedman, published famous graphs in which he demonstrated a nearly perfect correlation between the rise in inflation and the increase in money supply per unit of economic output. He showed in all five of those graphs, the U.S., the U.K., Germany, Japan and Brazil, that the correlation was nearly perfect. When there is more money chasing fewer goods, we always get higher prices.
When I saw the government beginning to print money to pay for exorbitant spending, I knew that inflation was just down the road. The Liberals said that those old rules did not apply, that history was over, that it no longer repeated itself and that they could ignore the thousands of years of economic history, which had demonstrated this correlation again and again, because they had reinvented the laws of economics. I was expecting the Liberals to introduce a bill repealing the law of gravity, given their penchant for thinking they could do away with the laws of economics.
Of course, history has not been repealed. Nor has economic law. The massive influx of cash as a result of a half-a-trillion dollars of deficits has, indeed, driven up prices. This is the funny part. The same people who said that COVID would give us deflation now blame it for inflation. The same doctors who misdiagnosed the disease now can tell us that the disease's cause has nothing to do with them.
What is the cost? Some people say it is supply chain kinks resulting from COVID. They point to the fact that other nations are also getting high levels of inflation, therefore it cannot be the government's fault here at home. The truth is other countries are getting inflation. Those countries that are doing the same stupid things our government is doing are getting a lot of inflation. and the correlation holds up even today.
For example, yesterday the minister pointed out that other G20 countries had high levels of inflation, and she is right about that. Argentina has 52% inflation. Why? It has increased its money supply by 80% in a year and a half. Turkey has 20% inflation. Why? It has increased its money supply by 43%. The Americans south of the border, the money-printing mammoths in Washington, have 6.2% inflation. Why? They have increased their money supply by 35%. In Canada, we have a two-decade-high record of inflation of 4.7%, after we increased money supply by 23%.
In fact, if we put the G20 countries on a graph, we see a near-perfect correlation between money supply growth and inflation. Those countries that have flooded their economies with deficit spending have high inflation and those countries that are also supply chain dependent but have kept their money supply in control have low inflation.
Let me give some examples. Japan's inflation is 0.2%. Why? Its money supply growth has been half of ours in relative terms. Saudi Arabia's inflation is 0.8%. Its money supply growth has been a third of ours. Switzerland has 1.2% inflation. Its money supply growth has been a mere quarter of ours, only 6.5%. In other words, those countries that are not printing money to pay their bills have maintained a low cost of living and an affordable life for their citizens. Those countries that are flooding their economies with cheap cash are driving up the cost of living for their people.
The Liberals will say they had no choice, that COVID made them do it. This will be their excuse for everything. Let us remember that the Prime Minister tried to give half a billion dollars to a group that had paid his family half a million dollars, and the Prime Minister said, “COVID made me do it”.
COVID required that we spend money, but we did not need to have the biggest deficit in the G20. All the other G20 countries had COVID too. COVID did not force the Prime Minister to give CERB cheques to wealthy families that did not need it; to people who could have been working, with over a half a million vacant jobs; to prisoners; to organized criminals; and even to people whom the public servants suspected of making fraudulent applications. He did not have to give wage subsidies to large corporations that had so much money they were simultaneously paying out dividends and bonuses to their executives.
COVID did not force any of that on the government. Those were decisions. The government knew it could not pay for those decisions by simply borrowing from the marketplace. There was not enough money in the whole world to lend the government enough to spend and fulfill its appetites. That is why it directed the Bank of Canada to create the cash out of thin air, which, unfortunately, the bank was all too happy to do, and now we see the consequences.
Now that I have demonstrated the correlation between money supply growth and inflation in the G20 countries, let me show another piece of incontrovertible evidence that our inflation problem is not just the result of supply chain quirks.
This evidence is that the biggest inflation in our economy has been in an area where there is no supply chain: land. Land is not waiting at a port. Land is not stuck on a ship. Land is not held hostage by a COVID outbreak in some faraway place.
Land was supplied to us by geological forces millions of years before we even arrived, it is right under our feet, and yet land prices are up 20%. How does the government explain that? Is it that the acreage of land caught COVID and all of a sudden became more expensive? Of course, not. Land prices started rising after the government started printing money.
Let us get very specific here. In the first two months of COVID, real estate prices actually started to drop, which we would expect. We would expect that when people's incomes fall, when a hundred billion dollars disappears from the GDP, when people are afraid about their ability to earn a future living and when we shut off immigration altogether thereby decreasing the demand for real estate, prices would go down. In fact, CMHC, our housing authority, predicted there would be a 14% reduction in housing prices. It made sense to predict that at the time. However, then, all of a sudden, in May, 2020 real estate prices started to rise. In the middle of a lockdown, when people cannot even go and see the properties they are buying, why would prices suddenly and supernaturally go up?
Mr. Kevin Lamoureux: Supply and demand.
Hon. Pierre Poilievre: “Supply and demand”, screams out an economic genius on the Liberal side of the House. From whence came that demand? Where did the money come from? When the economy had just lost $100 billion and everyone was locked in their basement, where did the demand come from? It came from the printers in the government money-making machine. The money-making machine started printing cash in the spring of 2020 and within weeks, real estate prices started to skyrocket.
I reiterate that all the land that was transacted in those real estate purchases has been here for thousands of years. That cannot be the result of a COVID supply chain quirk. The housing was already here before COVID came. About 96% of the houses in Canada today were built before COVID, and therefore it is chronologically impossible to blame the cost of their construction on the COVID phenomenon. In other words, it is not supply and demand, as my friend suggests, it is simply demand, demand driven by the massive creation of money, $400 billion of it, the biggest money supply increase since the first Trudeau caused runaway double-digit inflation in the seventies and eighties.
We now have incontrovertible evidence that it is decisions of the government, which, I grant, are being replicated by other irresponsible big-spending governments around the world, that are causing the inflation we see today.
What are the consequences of that inflation? We see them. First, there is a massive growing gap between rich and poor. People who are rich love inflation. Why do we think big banks have been so thrilled with the money-printing policies of the government?
Bob Fife went on CTV the other day and said that Bay Street was not happy with the member of Parliament for Carleton being appointed to finance critic. Of course, Bay Street is not happy, because I am the one who has been speaking out against all the free money the government has been pumping into the financial system, inflating their assets and letting them arbitrage a profit between the price of a bond the government sells them and the higher price for which the Bank of Canada buys it back. Of course, Bay Street does not like the fact that I am speaking out against that. The good news is that I do not care what Bay Street likes. I work for main street here in the House of Commons.
Yes, the financial elites are thrilled with quantitative easing. They have loved it in the United States of America. Both Washington and Wall Street love quantitative easing. It is the one thing that gets bipartisan support in Washington. Republicans love ballooning Wall Street and Democrats love ballooning Washington. Therefore, together, they both love seeing their central bank flood their economy with cash and balloon the assets of the super-rich in the urban centres, while eating away at the wages of working-class people.
The Prime Minister looks across the border at the growing gap between rich and poor, at the higher cost of living, and at the poor and the young who can never live where the jobs are because real estate prices are too high, and he says “Let us have some of that up here”, and replicates the same disastrous policies that have led to so much social and economic division south of the border.
Here on this side of the House of Commons, we do not believe in central bank money printing to pay our bills. During the great global recession, we rejected that approach. Governments around the world decided to do it.
Here in Canada, we did run modest deficits, the smallest in the G7, but we did it borrowing real money and returning quickly to a balanced budget. This meant we had low inflation, low unemployment and the fastest recovery from the great global recession.
It turns out that sound money does not just keep inflation low, but allows growth and job creation. We know inflation does not just eat away at paycheques; it kills jobs. For example, we now have among the highest unemployment in the G7 combined with one million vacant jobs. Can members imagine that: high unemployment and record-high job vacancies? Well, it is no wonder. When the government prints money to pay people not to work, what do we get? We get jobs without people and people without jobs. Of course, all the money that is going into the economy to pay people not to work means more spending with less making, which means higher prices. We need to do exactly the opposite.
We need to restore sound money. We need to stop printing cash, get the Bank of Canada focused on its real mandate, which is low inflation, bring government spending under control, cancel the hundred-billion-dollar slush fund the government has created for the post-COVID period, and return the cost of government to pre-COVID levels. Simply put, a more affordable government will mean a more affordable cost of living for Canadians, and that is what Conservatives support.
Instead of creating more cash, why do we not create more of the stuff cash buys? Why do we not unleash our energy sector to supply more affordable energy for consumers and more paycheques to our workers, approve pipelines to create jobs for western energy workers and eastern refinery workers, get the carbon tax and other red tape off the back of our farmers so they can produce more nutritious and affordable food, incentivize our municipalities to speed up building permits so we can build more houses rather than just pushing out more mortgage lending, and sell off 15% of the underutilized 37,000 federal buildings so there is more space for housing our young and our working class? Here in our nation's capital, we have massively underutilized real estate that could be used for private-sector affordable housing built in the free market to supply our youth with opportunity to live in an affordable place.
In other words, we need to move from a debt economy to a paycheque economy. We need to make more and cost less. We need to unleash the free enterprise system to supply our workers with paycheques and our consumers with affordable products and services.
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