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PCC (AB)
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2021-06-11 10:03 [p.8261]
Monsieur le Président, j'aimerais commencer sur une note personnelle. Mes parents ont vécu la Grande Dépression. Mon père, Tony, subvenait aux besoins de sa famille en étant mécanicien de locomotive. Il travaillait pour Algoma Steel, à Sault Ste. Marie, en Ontario, et a été secrétaire de son syndicat. Ma mère, Helen, qui avait cinq enfants, était une femme au foyer très occupée.
Nous étions heureux, mais nous n'avons jamais eu beaucoup d'argent durant mon enfance. Je peux compter sur les doigts d'une main les fois où nous sommes allés à un véritable restaurant à l'époque où je fréquentais l'école primaire. Ma mère avait l'habitude de dire: « Pourquoi gaspiller de l'argent au restaurant alors que nous avons de la nourriture à la maison? » Je me souviens que nous mangions parfois du steak à la maison, lorsqu'il y avait une grosse vente à l'épicerie, mais c'était rare. Je m'en souviens parce que chaque fois que nous en mangions, ma mère ne manquait pas de nous dire: « Ce steak coûte 99 ¢ la livre, alors n'en laissez pas dans votre assiette, pas même le gras ».
C'était une bonne leçon de vie. Les enfants de ma famille ont appris à un très jeune âge la valeur de l'argent et l'importance de ne pas gaspiller. Mes parents m'ont inculqué une excellente leçon de vie et j'étais heureux. Cette leçon m'est restée, et je crois que, de nos jours, elle est familière à bien des Canadiens, en ce sens qu'ils comprennent la valeur du travail et de l'argent et qu'ils veulent que les gouvernements utilisent l'argent de leurs impôts judicieusement.
Je sais que les temps sont difficiles. La pandémie a forcé les gouvernements à suspendre l'activité économique. Or, les gens ont besoin d'un revenu. Les gouvernements avaient le devoir de leur venir en aide. Toutefois, ils ont dépensé beaucoup d'argent, surtout le gouvernement libéral actuel. J'admets qu'une bonne partie de ces dépenses était nécessaire. D'ailleurs, les conservateurs ont fait pression pour que les libéraux augmentent les prestations financières offertes aux Canadiens pendant la pandémie. Dès le début de la pandémie, nous avons réclamé et obtenu une forte hausse de la subvention salariale offerte aux petites entreprises.
Toutefois, alors que nous sommes sur le chemin de la relance, nous avons besoin d'un plan pour rétablir l'équilibre budgétaire. C'est une leçon que mes parents et beaucoup de parents et de grands-parents ont apprise à leurs dépens. Je sais que mes concitoyens sont nombreux à être du même avis. Je sonde régulièrement mes concitoyens pour connaître leur opinion sur les questions importantes de l'heure. Je leur ai notamment demandé récemment si la dette fédérale les inquiétait. La grande majorité d'entre eux, soit plus de 80 %, ont indiqué en être très inquiets. Pourtant, les libéraux n'ont prévu aucune mesure prudente dans le budget. À part des dépenses sans précédent, le budget ne prévoit aucune mesure concrète pour réduire l'endettement massif, et « massif » est le mot important ici. La dette s'élève à plus de 1 billion de dollars et elle ne cesse d'augmenter.
Les libéraux n'ont même pas de plan à long terme pour rétablir l'équilibre budgétaire. C'est un échec flagrant du gouvernement. Il y a à peine un an, le premier ministre vantait la capacité fiscale du Canada, qui lui permettait de fournir du soutien au cours de la pandémie. Il disait que le gouvernement pouvait dépenser beaucoup d'argent en raison des décisions prudentes qu'il avait prises auparavant. Alors pourquoi ne prend-il pas le même genre de décisions prudentes pour l'avenir?
Comme la pandémie de COVID-19 l'a clairement montré, nous ne pouvons pas prévoir ces événements. Songeons à l'incapacité du gouvernement à reconnaître très rapidement la gravité du problème posé par la COVID-19. Dès le début, nous, les conservateurs, étions d'avis qu'il fallait interdire les vols en provenance des foyers de propagation du coronavirus. Les députés ministériels nous ont accusés d'être alarmistes, voire racistes. Compte tenu de notre capacité fiscale désormais limitée, que se passera-t-il au cours de la prochaine crise? Nous n'avons pas la capacité de continuer à dépenser.
Le premier ministre se vante de ses décisions prudentes, mais il ne parvient pas à les prendre. Avant la pandémie de COVID-19, le gouvernement a démontré un manque total de discipline financière. Au lieu de gérer prudemment l'argent des contribuables, les libéraux ont accumulé des déficits à répétition. Pendant la période de prospérité, les libéraux ont ajouté plus de 72 milliards de dollars à la dette nationale. Pour mettre les choses en perspective, cela représente près de 2 000 $ de dette additionnelle pour chaque homme, femme et enfant au Canada. Les déficits à répétition et l'endettement sans fin nous rendent vulnérables. Ce n'est pas viable.
Au cours d'une crise, il faut un bilan sain. Qui a dit cela? Un expert. C'est l'avis de Philip Cross, ancien analyste économique de Statistique Canada.
Lorsque nous, les conservateurs, étions au pouvoir, nous avons géré les finances de manière responsable. Nous sommes sortis de la crise financière de 2008 en meilleure posture que tout autre pays du G7. Voici ce qu'a dit M. Cross à ce propos: « la bonne santé des bilans du Canada a permis au pays d’endurer la récession et d’entrer en phase de reprise. La récession a été plus courte et moins forte au Canada que dans d’autres pays du G7, en partie parce que le flux de crédit n’a pas été perturbé comme il l’a été dans d’autres pays, et que l’épargne a permis de financer les dépenses lorsque les revenus ont temporairement baissé. »
Qu'arrivera-t-il lors de la prochaine crise, si le gouvernement libéral met en jeu notre filet de sécurité? La plupart des Canadiens connaissent la valeur de l'argent. Le gouvernement libéral doit en prendre conscience aussi. Je vais donner quelques exemples de dépenses inutiles effectuées par les libéraux. Cette année, j'ai fait inscrire une question au Feuilleton pour savoir à combien se chiffraient les dépenses engagées pour faire travailler les fonctionnaires de la maison. Le télétravail était, bien entendu, une mesure de sécurité importante, et je crois que nous pouvons tous accepter des dépenses raisonnables. Cependant, peut-on réellement justifier de payer, avec l'argent des contribuables, 2 815 $ pour un bureau ou encore 1 160 $ pour une chaise de bureau? À la lecture du document, il ne s'agit absolument pas d'incidents isolés. On ne fait qu'effleurer le problème.
Le mépris du gouvernement pour la transparence est évident depuis des années. Cependant, c'est pire depuis la crise de COVID‑19. Il va même jusqu'à cacher des informations cruciales sur la façon dont les fonds publics sont dépensés. Même un ancien directeur parlementaire du budget a critiqué le gouvernement pour son manque de transparence. Par exemple, les membres d'en face du comité des transports ont récemment parlé pour ne rien dire afin d'éviter de rendre des comptes. Au lieu d'être transparents quant à leur mauvaise gestion de la Banque de l'infrastructure, ils ont essayé de dissimuler les détails, mais les détails, évidemment, finissent toujours par surgir. Par exemple, le fait que la Banque de l'infrastructure a récemment versé près de 4 millions de dollars pour le licenciement de cadres, qu'elle n'a réalisé aucun projet en quatre ans et qu'il est prévu qu'elle perde des milliards de dollars de fonds publics.
La construction de projets nécessaires au Canada semble être trop compliquée pour le budget des libéraux, mais ces derniers ne semblent pas avoir de problème à financer la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures, laquelle est contrôlée par la Chine, pour construire des projets à l'étranger. Les libéraux ont versé des dizaines de millions de dollars à cette banque d'État chinoise, et ce, même si le régime communiste chinois détient deux citoyens canadiens contre leur gré sur la base d'accusations forgées de toutes pièces. En quoi, exactement, la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures nous en donne-t-elle pour notre argent?
Alors que le Canada accumule de plus en plus de dettes, je me demande dans quelle mesure l'argent est gaspillé. Il s'agit d'une question importante, surtout pour les jeunes générations. Ce sont elles qui devront rembourser la dette que nous contractons, et il est de notre devoir de ne pas les plomber par la dette. Pire encore, les dépenses ne serviront même pas à stimuler l'économie. Les députés n'ont pas à me croire sur parole. Ils n'ont qu'à consulter l'analyse du directeur parlementaire du budget, qui est indépendant. Il a déclaré que « [l]es prévisions du budget de 2021 surestiment l’effet des dépenses de stimulation au cours des trois prochaines années. » Ainsi, même avec énormément de dépenses excessives, il n'y aura pas une plus forte croissance économique. Nous savons aussi que la stratégie du gouvernement n'est pas adaptée à une augmentation des taux d'intérêt. Même une augmentation mineure pourrait avoir un effet dévastateur à long terme sur les finances nationales.
Les électeurs de ma circonscription veulent des réponses. Comme mes parents, ils connaissent la valeur de l'argent. Ils travaillent fort pour leur argent, et ils attendent et exigent du gouvernement que leur argent ne soit pas gaspillé. Les Canadiens savent que le gouvernement libéral a perdu le contrôle des dépenses.
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BQ (QC)
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2021-06-11 10:13 [p.8262]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours.
Je comprends l'importance, pour les conservateurs, de diminuer les dépenses. Toutefois, certaines dépenses demeurent toujours essentielles. Je pense notamment au soutien offert aux agriculteurs, à la somme de 1 500 $ qui leur est accordée lors de l'arrivée des travailleurs étrangers et qui sera réduite à 750 $ dans les prochains jours.
J'aimerais entendre un commentaire de la part de mon collègue. Devrait-on maintenir plus longtemps cette partie du soutien puisque la crise n'est pas résorbée, qu'il y a encore des quarantaines et que les agriculteurs doivent encore assumer des frais liés à la venue des travailleurs?
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PCC (AB)
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2021-06-11 10:14 [p.8262]
Monsieur le Président, je viens de l'Alberta, dans l'Ouest canadien. Les agriculteurs ont bâti le pays, et l'agriculture est absolument essentielle. Cela dit, regardons la situation dans son ensemble au lieu de mettre l'accent sur certains petits éléments du budget. Ce dont nous avons besoin, de manière plus générale, est un avenir durable, et nous ne pouvons pas continuer de dépenser comme s'il n'y avait pas de lendemain, car si c'est le cas, il n'y aura pas de lendemain.
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Lib. (NS)
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2021-06-11 10:14 [p.8262]
Monsieur le Président, je trouve intéressant que l'idéologie des conservateurs sur la capacité fiscale du Canada serve d'excuse pour s'opposer à des mesures qui aideront les Canadiens vulnérables qui ont été touchés.
Je souligne au passage que le député peut choisir l'agence qu'il veut — Moody's, S&P ou DBRS —; elles ont toutes maintenu la cote AAA du Canada. Le Canada a le ratio dette-PIB le plus bas de tout le G7 et le FMI a affirmé que, si nous n'avions pas fait ces dépenses records pour soutenir les travailleurs et les entreprises canadiens, le ratio dette-PIB serait à peu près le même, mais l'impact négatif sur l'économie du pays serait beaucoup plus important.
Le député était-il d'accord avec le chef de son parti lorsqu'il s'est opposé à la Prestation canadienne d'urgence? Était-il d'accord avec son parti lorsqu'il a voté contre la prolongation des mesures d'urgence? Pourquoi invoque-t-il la situation fiscale du Canada pour justifier son opposition à des mesures qui viendront en aide aux gens dans le besoin?
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PCC (AB)
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2021-06-11 10:15 [p.8263]
Monsieur le Président, c'est plutôt fort de café de la part du député d'en face. Nous avons travaillé pour améliorer un grand nombre de ces programmes. J'admets tout à fait qu'il y a beaucoup de dépenses absolument vitales. Lorsque des gouvernements interrompent toutes les activités économiques, on ne peut évidemment pas laisser les gens en plan. Il faut les aider. C'est notre parti qui a amélioré ces programmes, et il est ridicule de dire que, d'une certaine façon, nous nous y opposons. Nous nous opposons aux dépenses effrénées, et nous savons qu'un jour, le ciel va nous tomber sur la tête.
Lorsque nous regardons ce qui a été fait sous le gouvernement Harper, on constate qu'à la sortie de la crise de 2008, nous avions la cote, parmi les pays du G7. Le député n'a pas à me croire sur parole. Il n'a qu'à écouter ce que disent les experts financiers. Nous brillions au firmament, et c'est pourquoi, lorsque nous serons au pouvoir, nous serons dans une bien meilleure situation que celle que le gouvernement actuel laissera aux Canadiens la prochaine fois qu'il y aura une crise majeure.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
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2021-06-11 10:16 [p.8263]
Monsieur le Président, mon collègue a beaucoup parlé de déficit, mais voilà: alors que des millions de personnes s'inquiètent de perdre leur emploi, les 20 personnes les plus riches du Canada sont devenues encore plus riches. Au lieu de faire payer le coût de la reprise économique à ces personnes les plus riches, les conservateurs, tout comme les libéraux, veulent protéger leurs profits.
Le député peut-il expliquer pourquoi il refuse d'obliger les mieux nantis au Canada à payer leur juste part?
Voir le profil de Kerry Diotte
PCC (AB)
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2021-06-11 10:17 [p.8263]
Monsieur le Président, tout le monde doit évidemment payer sa juste part, mais c'est aussi les personnes créatrices de richesse au pays qui prennent des risques. Les jeunes et nouveaux entrepreneurs partent de rien. Depuis toujours, la croissance de tout pays développé a comme point de départ d'excellentes idées, et nous devons cultiver ces idées.
Je sais que certains députés néo‑démocrates adhèrent à la philosophie du NPD, qui consiste à enlever le plus possible d'argent aux riches pour le redistribuer. Ce n'est pas une bonne philosophie. Elle n'a pas donné de bons résultats ailleurs dans le monde. En fait, au fil des ans, y compris récemment, elle s'est souvent révélée un échec.
Les conservateurs ne croient pas qu'il faut punir les gens qui ont de bonnes idées, stimulent la croissance économique et créent de la richesse.
Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
Monsieur le Président, j’ai l’honneur de prononcer aujourd’hui un discours en réaction au budget du gouvernement. Bon nombre de mes collègues, des deux côtés de la Chambre, ont déjà exprimé leur opinion sur le budget. Mon objectif aujourd’hui n’est pas de soutenir aveuglément le budget ou de le critiquer à des fins idéologiques ou politiques. Je suis ici pour parler avec franchise. Je suis ici pour être le porte-parole de ma circonscription. Je suis ici pour dire à la Chambre ce que la majorité des habitants de Calgary Forest Lawn pensent de ce budget.
Je commencerais par dire que mes concitoyens albertains sont les parents pauvres de ce budget, qui n’a pas répondu aux attentes des secteurs du pétrole et du gaz, de l’énergie, de l’agriculture et de la foresterie, pour leur permettre de tenir une place de choix sur l’échiquier mondial de la performance et de l’innovation. Même si des sommes sont allouées à certains secteurs de notre économie, comme à l’accoutumée, le gouvernement n’a pas de vision. Pour reprendre les paroles d’Adam Legge dans le Calgary Herald à ce sujet: « Ce budget ne s’appuie même pas sur les sages recommandations du Conseil sur la stratégie industrielle, mis en place par le gouvernement lui-même. »
Bien que le gouvernement se plaise à dire que cet argent servira à créer un nouvel avenir plus reluisant et des emplois, dans les faits ce ne sont que des promesses creuses pour les Albertains. Il est très clair que le gouvernement a oublié la mère de famille monoparentale qui est directrice de projet sur le terrain, la femme musulmane qui vient d'obtenir sa citoyenneté et un emploi dans le secteur de l'énergie à titre d'ingénieure chimiste, et l'ouvrier de plancher de forage dans les champs pétroliers qui représente la huitième génération de sa famille à occuper ces fonctions. Le gouvernement a oublié la classe moyenne ouvrière qui a bâti le Canada pour en faire le grand pays qu'il est.
Non seulement le nouveau budget du gouvernement complique la vie des habitants de ma circonscription qui veulent un gagne-pain, il augmente aussi le coût de la vie et cause un immense tort à nos enfants et aux générations futures. Le taux d'inflation en avril se situait à 3,4 %. Cela signifie que le coût des produits de consommation a augmenté de 3,4 %, en moyenne. Un nombre très élevé d'habitants de ma circonscription ont été mis à pied ou ont subi une grosse baisse de salaire à cause de la pandémie. Beaucoup de Canadiens vivent d'une paye à l'autre et ils le faisaient avant même le début de la pandémie. Beaucoup de Canadiens n'ont pas les moyens d'assumer le coût plus élevé des articles essentiels, augmentation causée par les dépenses et le budget irresponsables du premier ministre.
En avril, l'économie canadienne a vu disparaître 207 000 emplois et le taux de chômage a dépassé les 8 %. Quelle est la solution? Il faut dépenser davantage, selon la ministre des Finances. Elle considère que le moment est idéal pour emprunter, puisque les taux d'intérêt sont bas. C'est un point de vue intéressant dans un contexte où le rétablissement graduel de l'économie mondiale fait grimper les taux d'intérêt, comme on le voit depuis quelques mois. Le service de la dette correspond maintenant à 22 milliards de dollars par année, une somme astronomique. C'est donc dire que nous avons 22 milliards de dollars de moins pour financer le soutien aux aînés et aux vétérans, le système de soins de santé, et beaucoup d'autres systèmes et groupes importants qui auraient besoin de cet argent.
Évidemment, comme l'a déjà fait remarquer l'économiste Milton Friedman, gagnant d'un prix Nobel, « rien n'est gratuit ». Quelqu'un finit toujours par payer. Ce sera, dans ce cas-ci, nos enfants, nos petits-enfants et leurs descendants. J'ai déjà beaucoup de conversations avec des étudiants qui n'arrivent pas à trouver un stage, qui croulent sous les dettes, et qui sont aux prises avec de nombreux problèmes de santé mentale exacerbés par la pandémie mais qui étaient déjà présents. Plus stressés que jamais et incapables de trouver du travail dans une économie anémique, que diront-ils, dans quelques années, lorsqu'ils découvriront qu'ils devront payer pour ce fiasco, ce bourbier dans lequel le gouvernement libéral nous a enlisés?
Le mot clé est « inflation ». Chaque fois qu'on imprime un dollar, toute la masse monétaire perd de la valeur. C'est une notion économique élémentaire. J'aimerais que nous puissions imprimer tout l'argent du monde pour aider tout le monde, mais il y a ce qu'on appelle la modération. Le gouvernement ne comprend pas cela, et ce sont nos concitoyens qui vont en souffrir.
J'ai aussi le privilège d'être le ministre du cabinet fantôme de l'opposition officielle pour l'immigration, les réfugiés et la citoyenneté. On peut se demander quelle incidence aura ce budget sur l'immigration. Le ministre de l'Immigration a promis que le Canada allait accueillir 401 000 immigrants cette année, alors qu'il y a encore un énorme arriéré de demandes à traiter. Nous avons besoin de l'immigration. Notre population active prend de l'âge, et malheureusement, notre système d'immigration aussi. Ce budget ne fait rien de concret pour remédier à ces arriérés. Des familles sont encore séparées de leurs proches, et des parents ne sont pas là pour voir leur enfant faire ses premiers pas, pour célébrer son anniversaire, ou même pour assister à sa naissance.
L'autre mois seulement, j'ai reçu un appel d'une personne de ma circonscription qui m'a dit qu'elle voulait s'enlever la vie parce qu'elle n'en peut plus d'attendre de pouvoir revoir ses proches et elle ne supporte plus l'isolement causé par cette pandémie. Cette situation me brise le cœur.
Tout ce que ce budget prévoit, c'est un échéancier ou une promesse de présenter un nouveau programme d'ici 2023. Fermer les yeux sur les nombreuses promesses brisées du gouvernement et reporter à plus tard la résolution du problème n'aide personne. Des familles sont séparées pendant des années. Les gens doivent attendre cinq ans avant que leur demande soit traitée. Pourtant, le mieux que les libéraux peuvent faire, c'est de promettre le lancement futur d'un programme qui n'a pas fait ses preuves.
Le budget n'indique pas non plus si le gouvernement travaillera avec des experts et des professionnels en cybersécurité, ou ne serait-ce qu'en immigration, pour créer une plateforme vraiment efficace pour les Canadiens. Il n'y aura pas de reprise vigoureuse sans un plan solide pour l'immigration. Le Canada a besoin dès maintenant d'un système d'immigration mieux conçu qui vise d'abord à tirer parti des ressources d'ici et à faire du Canada un endroit plus accueillant aux multiples possibilités.
Un gouvernement conservateur veillera à remplacer les paroles creuses des libéraux par un système qui fonctionne de nouveau, un système qui, au lieu de séparer les familles et de les plonger dans le désespoir, leur inspire l'espoir de vivre une vie prospère au Canada.
En entendant ces faits sur le budget, le gouvernement va encore chercher des coupables. Bien sûr, il va blâmer la pandémie en disant qu'elle a mis un frein aux efforts visant la relance économique et l'amélioration du système d'immigration. Or, une nouvelle question se pose: que fait le gouvernement pour permettre la réouverture du Canada en toute sécurité? Le gouvernement a accumulé les plans inefficaces, que ce soit pour obtenir des vaccins, pour assurer la sécurité de nos frontières afin d'empêcher l'arrivée de variants ou pour aider les petites entreprises et l'industrie énergétique à résister aux répercussions de la pandémie.
Tout récemment, une entreprise de Calgary qui produisait un vaccin contre la COVID‑19 a annoncé qu'elle quittait le Canada après que le gouvernement a ignoré ses appels à l'aide. Or, l'objectif est de retenir les talents canadiens, pas de les chasser. Avant la pandémie, les politiques du gouvernement contre l'industrie canadienne de l'énergie, qui est de calibre mondial, ont conduit à un exode des investissements. J'ai personnellement vu les gens de métier avec qui je fais affaire devoir congédier leurs employés et retourner eux-mêmes sur le terrain. Ils en rejettent la responsabilité sur les politiques du gouvernement libéral et son refus de les soutenir.
Je demande aux gens de ne pas perdre courage, même dans les moments les plus difficiles et malgré un mauvais budget. Aux propriétaires de petites entreprises, aux familles qui vivent d'un chèque de paie à l'autre et à ceux qui tentent de refaire leur vie dans notre grand pays, je leur dis de ne pas baisser les bras, de ne pas perdre espoir, car ce qui fait la grandeur du Canada, ce sont les personnes, pas le gouvernement ni les beaux plans budgétaires qui n'aident guère les petites gens.
Ensemble, nous sommes plus forts. Je prends la parole au nom des résidants de ma circonscription pour m'opposer à ce budget et pour nommer ceux à qui il fait du tort, c'est-à-dire les Canadiens ordinaires. L'inflation qu'entraînent ces dépenses effrénées ne fait pas vraiment de tort aux riches et aux privilégiés. Ceux à qui ce budget fait du tort, c'est la mère seule de Calgary qui peine à payer les frais scolaires de ses enfants et sa facture d'épicerie, c'est le chauffeur d'autobus de Toronto qui doit payer son hypothèque, et c'est le propriétaire d'un restaurant familial à l'Île-du-Prince-Édouard qui doit fermer ses portes pour de bon parce que le gouvernement n'a pas su se procurer des vaccins assez rapidement, contrairement à d'autres pays.
J'ai immigré au Canada et j'ai grandi dans un milieu à risque. Je me souviens encore des gouttes de pluie qui frappaient mon visage pendant que ma famille et moi faisions la file pour obtenir des laissez-passer d'autobus pour travailleurs à faible revenu. Je me souviens que mes parents et moi-même avons dû cumuler plusieurs emplois pour arriver à joindre les deux bouts et pour survivre. Je ne veux pas que mes enfants ni les enfants de quiconque connaissent de telles difficultés, ni aucun Canadien, d'ailleurs. Nous sommes venus dans ce pays pour la prospérité, pas pour la dette du gouvernement ni pour une économie à genoux.
Un gouvernement conservateur aurait un véritable plan, conçu par des experts et axé sur le Canadien moyen. Notre vision fraîche apporterait un nouvel élan d'espoir. Ainsi, à l'instar de bien des députés, tous auraient la chance de vivre le rêve canadien, peu importe leurs origines, leur identité ou le temps écoulé depuis leur arrivée au Canada.
Comme l'a déjà dit Martin Luther King Jr, « il faut accepter les déceptions passagères, mais conserver l'espoir pour l'éternité ». Ensemble, nous réglerons ce problème, nous relancerons l'économie et nous mettrons le pays sur la voie de la prospérité.
Que Dieu protège notre pays, sa gloire et sa liberté.
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Lib. (NL)
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2021-06-11 10:28 [p.8264]
Monsieur le Président, lorsque j'entends un conservateur parler de dépenses et de déficit, je ne peux m'empêcher de penser au porte-parole en matière de finances, le député de Carleton, qui nous reproche jour après jour de trop dépenser et d'offrir une aide exagérée. Je me demande si le député pourrait dire, en toute honnêteté, lesquels des programmes que nous avons instaurés pendant la pandémie les conservateurs élimineraient ou desquels ils réduiraient le financement.
Parler de ce qui s'est produit en 2008, c'est bien beau, mais jamais le monde n'a connu de bouleversement tel que celui qu'a entraîné la pandémie il y a un an et demi. Lesquels de nos programmes le député n'approuve-t-il pas? Lesquels éliminerait-il? Quels groupes démographiques en souffriraient le plus?
Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
Monsieur le Président, je trouve assez amusant que les libéraux nous accusent d'évoquer l'année 2008 alors qu'ils semblent littéralement obsédés par l'ancien premier ministre Stephen Harper.
Au début de la pandémie, les conservateurs demandaient plus de mesures de soutien. La version initiale du programme de subvention salariale présentée par les libéraux était insuffisante pour les propriétaires d'entreprises. De toute façon, les libéraux avaient déjà paralysé la majeure partie de notre économie et ils n'ont ensuite accordé que des petits montants aux propriétaires de petites entreprises, comme les restaurateurs. En ce qui concerne la subvention salariale, elle offrait beaucoup trop peu. Pour qu'un changement soit apporté, nous avons tous dû intervenir et rappeler au gouvernement que les propriétaires de petites entreprises seraient les plus touchés.
Lorsqu'il a été instauré, le programme de prêts aux entreprises était encore une fois insuffisant pour les propriétaires d'entreprises. Nous avons dû nous battre pour augmenter le montant du prêt et éliminer le critère d'admissibilité relatif à une masse salariale de 50 000 $. Comme nous le savons, la plupart des propriétaires de petites entreprises touchent des dividendes et non des salaires. Les conservateurs ont toujours défendu les propriétaires de petites entreprises.
Voir le profil de Yves Perron
BQ (QC)
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2021-06-11 10:30 [p.8265]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours. La question a été posée précédemment, mais nous n'avons pas eu de réponse claire.
Bien sûr, certaines dépenses sont peu pertinentes, mais certaines sont fondamentales et très importantes et il faut les maintenir, comme le soutien aux agriculteurs pour les quarantaines des travailleurs étrangers temporaires.
À l'heure actuelle, les producteurs maraîchers de l'Ontario et les gens du Québec demandent à la ministre de poursuivre le soutien au‑delà du 16 juin et de ne pas réduire les sommes. Ce n'est pas le temps d'abandonner les producteurs, alors que la guerre contre la COVID‑19 n'est pas terminée et que les quarantaines sont toujours essentielles. Quelle est la position des conservateurs à ce sujet?
Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
Monsieur le Président, nous voulons bien sûr soutenir les agriculteurs qui travaillent fort. Hier encore, j'ai participé à une réunion avec un groupe du Québec et nous avons parlé de la façon dont les retards empêchent complètement les activités économiques au Québec. Les agriculteurs ont désespérément besoin de travailleurs étrangers temporaires. Je suis tout à fait d'accord avec cela.
Le député siège avec moi au comité de l'immigration et nous en parlons toujours au comité. J'en ai parlé dans mon discours. Ce sont les retards qui causent beaucoup de tort, surtout aux agriculteurs. C'est le cas en Alberta. C'est le cas au Québec et en Ontario. Toutes les provinces souffrent à cause de l'incapacité du gouvernement libéral à rattraper les retards.
Le budget ne propose rien pour y remédier ou au moins pour élaborer un plan clair pour l'avenir qui aidera les agriculteurs. Nous voulons tous améliorer le sort des agriculteurs et cela passe par le rattrapage de ces retards.
Voir le profil de Scott Duvall
NPD (ON)
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2021-06-11 10:32 [p.8265]
Monsieur le Président, le député a parlé des nombreuses personnes en difficulté — je comprends totalement les enjeux —, mais il a oublié les aînés. Avec ce budget, le gouvernement instaure un système à deux volets qui sépare les aînés en deux catégories: les aînés juniors et les aînés séniors. Il sait pourtant que tous les aînés ont des besoins, car il a versé un paiement unique à l'ensemble de ce groupe l'année dernière. Voilà maintenant que le gouvernement accorde un paiement unique et une augmentation des prestations à un seul groupe d'aînés et qu'il laisse tomber ceux de 65 à 74 ans.
Le député est-il d'accord avec cette décision? L'appuie-t-il? Que ferait son parti s'il était au pouvoir?
Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
Monsieur le Président, je dois admettre que je ne suis pas au courant de tous les détails. Toutefois, je peux affirmer que les conservateurs ne laisseront jamais tomber les aînés. Selon moi, les aînés ont une valeur inestimable pour la société. En ce qui me concerne, ce sont les aînés qui m'ont apporté le plus dans la vie. Nous préparons un plan qui propose des solutions susceptibles de dissiper un grand nombre d'angoisses chez nos aînés. Ce plan leur offrira l'aide dont ils ont besoin, parce qu'ils le méritent vraiment. Le gouvernement libéral a laissé tomber les aînés à maintes reprises de toutes sortes de façons, et le budget ne prévoit aucune solution pour s'attaquer à leurs problèmes.
Voir le profil de Doug Shipley
PCC (ON)
Monsieur le Président, le gouvernement libéral a enfin déposé un budget dont le Parlement peut débattre et que les Canadiens peuvent examiner. Il s'agit même d'un nouveau record, négatif certes, mais tout de même un record, puisqu'il porterait, en cinq ans, la dette publique à 1,4 billion de dollars, une somme ahurissante. On constate aussi, avec presque autant d'inquiétude, que le budget ne contient aucune mesure visant à faciliter le retour à l'équilibre budgétaire. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement libéral se démarque par ses dépenses inconsidérées. Il dépense sans avoir de plan. Il dépense rempli du bel espoir et du beau rêve que le budget s'équilibrera par lui-même.
Les gens de Barrie—Springwater—Oro-Medonte qui communiquent avec mon bureau par courriel et par téléphone sont inquiets et voudraient voir un plan. Si on porte la dette publique à 1,4 billion de dollars, ce seront nos petits-enfants, leurs enfants et leurs petits-enfants qui devront rembourser. C'est injuste de leur imposer ce fardeau.
Je comprends que nous traversons une période sans précédent et qu'il faut aider les Canadiens à survivre tandis que nous composons avec les effets de la pandémie de COVID. Ces mesures d'aide devraient toutefois être temporaires, et le gouvernement devrait mettre en place un plan pour le retour à l'équilibre budgétaire. Or, les libéraux n'ont pas de plan pour ce retour à un budget équilibré et leurs dépenses effrénées semblent loin d'être terminées.
J'aimerais changer brièvement de sujet. Nous sommes tous conscients des pressions que les Canadiens subissent depuis un an et demi à cause de la pandémie, mais le premier ministre avait la possibilité de faire des investissements sans précédent pour promouvoir la santé mentale et bâtir les infrastructures dont notre système de soins en santé mentale aura besoin pour aider les gens au sortir de la pandémie. Comme pour la plupart des choses que le gouvernement tente de faire, il a raté la cible.
Le nombre de suicides chez les hommes augmente de manière effarante. Dans le cadre d'un sondage Léger commandé par la Commission de la santé mentale du Canada, on a observé une forte hausse du nombre de répondants qui disent souffrir de dépression, ce taux étant passé de 2 % à 14 %. Le McMaster Children's Hospital a constaté que les tentatives de suicide chez les jeunes ont triplé à cause des restrictions liées à la COVID‑19. La même étude a révélé une hausse de 90 % du nombre de jeunes aiguillés vers les services de traitement des troubles de l'alimentation de l'hôpital. Il ne fait aucun doute que des gens sont en difficulté, et que le premier ministre n'a pas su faire les investissements nécessaires en santé mentale.
Ce budget ne fait absolument rien pour la croissance et la prospérité à long terme des Canadiens ou de l'économie. Je vais citer les propos de David Dodge, ancien gouverneur de la Banque du Canada, qui ont été rapportés dans un article du National Post:
La critique que j'aurais à faire sur le plan stratégique, c'est que le budget n'est vraiment pas axé sur la croissance [...] Disons simplement qu'il ne s'accorde pas avec ce que j'appellerais un plan financier raisonnablement prudent.
Selon Robert Asselin, qui a été directeur des politiques et du budget pour l'ancien ministre des Finances Bill Morneau, le budget dont nous sommes saisis est « une solution politique à la recherche d'un problème économique ». Lorsque les libéraux voient leurs amis déçus de leur budget, comment peuvent-ils s'attendre à ce qu'il suscite l'enthousiasme des Canadiens?
La COVID a touché de manière disproportionnée les aînés, qui ont été isolés de leurs enfants et petits-enfants, et dont certains sont décédés tragiquement, sans que personne ne les accompagne. Je ne soulève pas la question avec détachement. Encore une fois, les libéraux avaient l'occasion de faire des investissements fondamentaux mais ils ont failli à la tâche. Les programmes et les mesures de soutien annoncés dans le budget à l'étude sont très peu détaillés et beaucoup d'aînés seront laissés pour compte. Le gouvernement doit respecter les personnes âgées, remplir ses promesses et offrir aux provinces et aux territoires du financement pour les aider à relever les sérieux défis que posent les soins de longue durée.
Barrie—Springwater—Oro-Medonte étant une circonscription en partie rurale, mes collaborateurs et moi recevons constamment des messages de gens qui se plaignent de la mauvaise connectivité à large bande. Le premier ministre a promis d'investir dans les services à large bande dans les régions rurales et a assuré que le financement se ferait sans tarder. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Malgré toutes les annonces de financement, les projets ne se concrétisent pas. Ces retards et cette inaction ont eu de véritables répercussions sur les régions rurales de ma circonscription, étant donné que beaucoup de gens font du télétravail. À quand des mesures concrètes au lieu des promesses creuses?
Le premier ministre a promis de verser 1 milliard de dollars supplémentaires sur six ans, à compter de cette année, dans le Fonds pour la large bande universelle. Le budget de 2021 prévoit 2,75 milliards de dollars pour le financement de projets dans tout le Canada. Or, des localités de ma circonscription souffrent parce que l'actuel premier ministre et son cabinet préfèrent faire des annonces au lieu de prendre des mesures concrètes pour soutenir les Canadiens des régions rurales.
Au cours de la dernière année et demie, le premier ministre a suscité une telle incertitude dans l'économie que les Canadiens ne savent plus quand ils pourront reprendre une vie normale. L'incertitude créée par la pandémie et l'inaction du premier ministre qui n'a rien fait pour bâtir une économie solide ont entraîné des pénuries dans de nombreuses chaînes d'approvisionnement. La situation est catastrophique pour les entreprises de ma circonscription, Barrie—Springwater—Oro-Medonte.
La pénurie concerne notamment les semiconducteurs. À cause d'elle, des propriétaires de concessions automobiles de ma circonscription ont de la difficulté à se procurer des pièces. Autre exemple, l'entreprise Napoleon Home Comfort est un autre fleuron de ma circonscription qui fabrique des barbecues et des foyers. Fondée en 1980, elle emploie des centaines de personnes. Or, elle risque d'ici quelques jours de devoir fermer ses portes et de mettre à pied des travailleurs canadiens à cause de la pénurie de semiconducteurs qui l'empêche de fabriquer ses produits. Cette même pénurie risque de toucher des dizaines de milliers d'emplois dans les secteurs canadiens de la fabrication et de la distribution.
Les résidants de Barrie—Springwater—Oro-Medonte comptent sur les sociétés de transport comme Greyhound ou l’opérateur local d’autocars, Hammond Transportation. Nous savons tous que Greyhound a décidé de ne plus poursuivre ses activités au Canada, laissant ainsi de nombreuses personnes dépourvues, partout au Canada. Dans ma circonscription, les gens utilisent Greyhound pour se rendre au travail. En effet, il est plus économique de se rendre au travail en autocar pour ceux qui travaillent à Toronto.
Hammond Transportation est une société familiale d’autobus scolaires, d’autobus nolisés et d’autocars. J’ai récemment rencontré les propriétaires pour savoir personnellement quels problèmes ils rencontraient. Comme de nombreuses sociétés d’autocars en Ontario et au Canada, Hammond s’est à nouveau endettée pour poursuivre ses activités, alors que ses revenus baissaient. L’absence de plan coordonné de réouverture des frontières a eu des répercussions sur sa budgétisation trimestrielle et l’entreprise a dû réduire sa trajectoire de rétablissement. Kent Hammond, le propriétaire de l’entreprise, m’a confié qu’il est essentiellement préoccupé par les conséquences de la fin du programme de Subvention salariale d’urgence et de Subvention d’urgence du Canada pour le loyer. Comme la réouverture des frontières est incertaine, les visites guidées ne sont pas à l’ordre du jour, et il est impossible pour la société de se projeter dans l’avenir sans pouvoir fixer une date de reprise des activités.
La plupart des industries et des secteurs essentiels ont été négligés dans le budget. De plus, ce dernier a sous‑estimé considérablement les répercussions des changements sur certains secteurs. Franchement, c'est de la mauvaise planification et gestion. Je suis déçu, et le mot est faible, de ce budget de plus de 800 pages. Le premier ministre avait l'occasion de présenter un budget qui soutiendrait les industries et les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, et les aiderait à sortir de la pandémie en position de force. Malheureusement, il ne l'a pas fait.
Le premier ministre n'a pas investi dans des services de soutien en santé mentale pour les Canadiens et notre système de santé, alors que ceux qui souffrent à cause de la pandémie ont besoin d'une aide supplémentaire. Le gouvernement n'a pas non plus investi des sommes conséquentes pour aider les aînés. Au lieu de se retrousser les manches et de se mettre au travail, le premier ministre et sa ministre des Finances ont réaffecté des fonds et fait d'autres promesses creuses.
Par ailleurs, le premier ministre n'a pas investi suffisamment dans les services à large bande en milieu rural, alors que le nombre de personnes travaillant et étudiant chez elles a augmenté. Il est crucial d'avoir accès à une connexion Internet fiable. C'est un problème qui touche, de manière disproportionnée, les Canadiens des régions rurales, mais le premier ministre semble se soucier davantage des Canadiens des régions urbaines.
Il est vraiment regrettable que le premier ministre ait raté l'occasion d'effectuer des investissements concrets et majeurs qui auraient aidé les Canadiens. De surcroît, si même ses amis Mark Carney et Robert Asselin ne sont pas satisfaits du budget, comment pouvons‑nous nous attendre à ce que les Canadiens le soient?
Se lancer en affaires est toujours angoissant et stressant, mais pour le faire en temps de pandémie, il faut encore plus de courage. Stephanie Stoute, de Barrie, a ouvert le Curio Exploration Hub. Il s'agit d'un nouveau centre d'activités novateur pour les enfants. Elle a éprouvé des difficultés à l'ouverture, parce qu'elle n'était pas admissible aux programmes lancés en réponse à la COVID. Mme Stoute est une entrepreneure mère de deux enfants qui travaille fort pour gagner sa vie. Cependant, le gouvernement et le premier ministre n'étaient pas là pour la soutenir lorsqu'elle a eu besoin d'aide.
Le 8 décembre 2020, j'ai posé une question à la Chambre au sujet des problèmes de Mme Stoute. Même si l'entreprise de cette dernière est toujours ouverte, le premier ministre a rendu la tâche difficile aux petites entreprises qui veulent accéder aux mesures d'aide pour survivre à la pandémie et prospérer une fois qu'elle sera terminée.
Le monde vit une période sombre. La population soufre et, plus que jamais, nous devons transcender la partisanerie et nous attacher en priorité à l'intérêt des Canadiens. Les Canadiens veulent des dirigeants sincères et authentiques. Nous avons l'occasion d'être ces dirigeants, mais nous devons travailler ensemble et investir dans les aînés, dans l'Internet à haute vitesse en région rurale, dans les petites et moyennes entreprises et dans la campagne de vaccination nationale pour que les Canadiens puissent retourner travailler et que l'économie du pays recommence à croître.
Nous devons également faire les investissements nécessaires en santé mentale pour soutenir ceux qui subissent les contrecoups de la pandémie et des confinements. Nous vivons peut-être une période sombre, mais nous voyons la lumière au bout du tunnel. Pour nous en sortir, nous devons tous travailler ensemble.
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BQ (QC)
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2021-06-11 10:44 [p.8267]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Barrie—Springwater—Oro‑Medonte de son discours dans lequel il a notamment parlé de dépenses débridées qui mèneraient à une certaine incertitude.
J'invite mon collègue à réfléchir. Cette incertitude ne viendrait-elle pas plutôt d'un certain manque de prévisibilité pour nos entreprises, notamment avec les mesures de stabilisation de revenus? Certains secteurs sont inquiets. Certains secteurs sont oubliés, comme les cabanes à sucre, ou vont être touchés plus longuement, comme le tourisme.
Aurait-il souhaité prolonger aussi longtemps que nécessaire la Subvention salariale d'urgence du Canada ou la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer, ou aurait-il souhaité de l'austérité? Il a parlé de la santé. Est-il prêt à faire des coupes? Est-il conscient que ce n'est pas un cadre national en santé mentale dont nous avons besoin, mais plutôt d'une augmentation des transferts en santé à hauteur de 35 %?
J'aimerais entendre mon collègue sur l'importance d'aider le plus longtemps possible certains secteurs économiques et sur le fait que d'autres secteurs doivent être absolument protégés.
Voir le profil de Doug Shipley
PCC (ON)
Monsieur le Président, cette question soulevait beaucoup de points très pertinents et j'aimerais essayer de répondre à certains d'entre eux.
Le plus grand problème à l'avenir, c'est d'avoir un plan et des dates sûres. Comme je l'ai dit dans mon discours, Hammond Transportation a été littéralement fermé pendant 18 mois et a eu du mal à ne pas couler. J'ai rencontré des représentants de l'entreprise la semaine dernière à propos de la réouverture. Ces représentants ont expliqué qu'à moins d'avoir des dates de réouverture sûres et de savoir quand ils pourraient reprendre leurs activités, ils ne pourraient pas s'organiser. De nombreux employés ont quitté l'entreprise et sans date de réouverture, ils ne pourront pas être réintégrés.
L'industrie du tourisme a été l'une des plus touchées. Nous devons veiller à ne pas juste supprimer des programmes. Il faut avoir un plan et des dates à proposer.
La question portait aussi sur la santé mentale et les mesures à prendre dans ce domaine. Je suis fier de dire que le Parti conservateur a un plan en cinq points et que l'un de ses points, c'est s'assurer que la santé mentale est prise en compte. L'année dernière nous a permis de nous rendre compte que nous sommes confrontés à une crise en matière de santé mentale. Il est temps de reconnaître que la santé mentale, c'est la santé, et qu'il est temps de s'en occuper adéquatement.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Monsieur le Président, la circonscription que je représente inclut de nombreuses collectivités côtières. L'industrie du tourisme s'y développe depuis longtemps, mais elle éprouve à l'heure actuelle de grandes difficultés. Beaucoup de visiteurs viennent en effet de l'étranger. J'admire profondément la force dont font preuve nos collectivités et la façon dont elles tentent d'attirer les touristes potentiels des environs.
Un élément qui me préoccupe dans le document à l'étude, c'est que la période où des fonds et des ressources seront accordés aux petites entreprises du secteur du tourisme est trop courte. Cela ne permet pas une stabilité suffisante et n'offre pas les mesures de soutien dont les entreprises ont besoin pour survivre et ainsi contribuer à la relance économique. Le député peut-il s'exprimer sur ce point?
Voir le profil de Doug Shipley
PCC (ON)
Monsieur le Président, j'habite dans le centre de l'Ontario. Il s'agit d'un haut lieu du tourisme. Juste au nord se trouve la porte d'entrée du Nord de l'Ontario et de la région de Muskoka, qui attirent de nombreux touristes.
Comme je viens de le dire, nous devons veiller à fixer une date et à établir un plan pour l'avenir. Comment y arriverons-nous? Nous ne pouvons pas uniquement dire aux gens qu'un jour, ils seront en mesure d'ouvrir et d'accueillir des touristes. Il nous faut leur donner une date précise.
Si nous nous penchons sur cette question si tardivement et que nous avons pris autant de retard, c'est en raison des délais d'approvisionnement en vaccins. Présentement, surtout dans le centre de l'Ontario, de plus en plus de vaccins sont administrés. Nous pouvons constater que les choses s'améliorent et que nous nous en sortirons. Nous avons cependant besoin d'échéances fermes. Voilà comment nous y parviendrons.
Voir le profil de Eric Melillo
PCC (ON)
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2021-06-11 10:48 [p.8268]
Monsieur le Président, dans une réponse antérieure, le député a parlé d'un plan en santé mentale. J'aimerais lui donner l'occasion de fournir quelques détails du plan en question, notamment la mise en place de la ligne 988, et de souligner l'importance de venir en aide aux Canadiens.
Voir le profil de Doug Shipley
PCC (ON)
Monsieur le Président, la ligne à trois chiffres pour la prévention du suicide est d'une importance capitale pour les conservateurs. L'idée a été lancée par un député de notre parti. Nous avons fait pression pour que la mesure soit adoptée. Les choses n'avancent pas assez vite, alors que le besoin est urgent. Ma collectivité se réjouit de cette initiative, qui doit être mise en place.
Je remercie le député de sa question sur la santé mentale, car très franchement, notre plan pour l'avenir repose sur trois piliers: augmenter le financement versé aux provinces pour les soins de santé mentale, inciter les employeurs à fournir la couverture des soins de santé mentale à leurs employés et établir une ligne nationale de prévention du suicide à trois chiffres. Voilà notre plan pour la santé mentale.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2021-06-11 10:49 [p.8268]
Monsieur le Président, avant de commencer mon allocution, je tiens à vous féliciter publiquement: depuis 10 ans, vous occupez votre poste avec brio et dignité et vous savez bien faire rayonner la langue de Molière, que je chéris grandement. Je vous présente donc mes félicitations, je vous remercie pour tout ce que vous faites et je vous souhaite une bonne continuation.
Je suis bien content que nous soyons rendus à l'étape du rapport. Nous y avons passé beaucoup de temps en comité et le projet de loi est enfin de retour à la Chambre. À l'étape du rapport, seulement deux amendements ont été proposés, et ils ont été proposés par le gouvernement.
Le premier amendement est risible. Il vient interdire la subvention salariale aux partis politiques, mais seulement à partir de cet été, soit bien après que tous les partis ont allégrement pigé dans le plat de bonbons. Précisons que tous les partis l'ont fait, sauf le Bloc québécois.
On le sait, tous les partis politiques ont connu un financement record durant la pandémie. Or ce n'est pas suffisant; le gouvernement a détourné l'esprit du programme, un programme qui venait en aide aux travailleuses et aux travailleurs ainsi qu'aux entreprises touchées par la pandémie. Ce programme était financé par les taxes, l'impôt et l'endettement collectif.
Jamais les partis politiques n'étaient nommés dans le projet de loi, mais l'Agence a quand même choisi de les inclure. Cela a permis au Parti libéral de toucher 1 million de dollars, alors qu'il avait amassé 15 millions de dollars juste pour l'année 2020. C'est odieux. Le comble, c'est que, après avoir refusé d'exclure les partis politiques de la subvention, ce qui lui permet de garder son million de dollars, il propose cela pour le mois de juillet prochain, alors que plus aucun parti ne l'utilise. C'est cela, l'hypocrisie libérale.
Si le premier amendement est ridicule, le second est carrément dangereux. Le second amendement du gouvernement est très grave et menace le cœur même de l'économie du Québec. Il vise à défaire ce qui a été voté en comité, de façon à nuire au Québec et aux autres provinces et à mieux plaire à Bay Street.
Le gouvernement demande à la Chambre de rétablir le financement du Bureau de transition canadien en valeurs mobilières, à Toronto. Dans son entêtement à nuire à l'économie du Québec, le gouvernement demande à la Chambre de défaire ce qui a été adopté en comité. Nous savons que, pour le gouvernement, Bay Street pèse plus lourd que le Québec au complet. Nous le savons bien: la centralisation des valeurs mobilières vient bafouer la compétence du Québec et des provinces. Le but d'Ottawa est de dépouiller le Québec de son secteur financier. Cet amendement libéral veut reconduire et augmenter considérablement le budget du Bureau de transition canadien en valeurs mobilières pour en accélérer les travaux. Il autorise le gouvernement à y verser jusqu'à 119,5 millions de dollars, ou même davantage si le Parlement votait en ce sens dans une loi de crédit.
Mis sur pied en juillet 2009, ce Bureau vise à établir à Toronto une autorité unique pancanadienne en matière de valeurs mobilières. Grosso modo, les valeurs mobilières représentent les actifs financiers, comme les actions, les obligations et les autres options. Au Québec, c'est supervisé par l'AMF, soit l'Autorité des marchés financiers.
Après plusieurs revers devant la Cour suprême du Canada, qui jugeait que les valeurs mobilières ne relevaient pas du fédéral, Ottawa a finalement obtenu le feu vert, en 2018, pour s'ingérer dans le domaine, pourvu qu'il n'agisse pas unilatéralement et qu'il accepte de coopérer avec les provinces. Cette entente est sur papier, mais nous savons tous que, finalement, cela vient tout centraliser et dépouiller le Québec de sa place financière.
Encore une fois, papa Ottawa bafoue les compétences des provinces et veut tout centraliser. Papa Ottawa ne veut plus d'une fédération; il veut être tout. Tout doit passer par lui urbi et orbi. C'est l'alpha et l'oméga; on se dit que c'est tant pis pour le Québec, pour sa nation et pour le droit des provinces.
Il s'agit d'un projet néfaste. Le projet fédéral d'établir à Toronto un organisme pancanadien de réglementation des valeurs mobilières se traduirait inévitablement par un glissement des activités de réglementation à l'extérieur du Québec. Ce projet est néfaste et ne doit pas voir le jour.
Ce n'est pas qu'une querelle de compétences ou une chicane entre le fédéral et les provinces, c'est un combat entre Bay Street et le Québec. Sans un écosystème financier complet, il est illusoire de penser garder nos sièges sociaux. Le nationalisme économique deviendrait, à nos yeux, un slogan vide.
C'est pourquoi, au Québec, tout le monde est contre. Tous les partis politiques, les milieux d'affaires, le secteur financier et les fonds de travailleurs s'opposent à ce projet. À titre d'exemple, l'Assemblée nationale du Québec a adopté quatre motions unanimes dénonçant ce projet. Rarement a-t-on vu les milieux d'affaires québécois se mobiliser d'une seule voix pour s'opposer à une initiative gouvernementale.
En plus du gouvernement du Québec et de l'Assemblée nationale, unanime à quatre reprises, les milieux économiques s'y opposent farouchement: la Fédération des chambres de commerce du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Finance Montréal, la corporation du Centre financier international, le Mouvement Desjardins, le Fonds de solidarité FTQ, ainsi que la plupart des entreprises québécoises comme Air Transat, Transcontinental, Canam, Québecor, Metro, La Capitale, Cogeco, Molson et j'en passe.
Une Autorité des marchés financiers québécoise forte, c'est un bassin de compétences dans l'encadrement juridique de la finance, condition essentielle au développement et au soutien de ce secteur. Lorsque la Bourse de Toronto a acheté la Bourse de Montréal, la Commission des valeurs mobilières, ancêtre de l'Autorité des marchés financiers, a exigé avant d'autoriser la vente que Montréal conserve une place boursière. On sait qu'elle s'est spécialisée dans les marchés dérivés, notamment la Bourse du carbone.
Au Québec, le secteur financier représente 150 000 emplois et une contribution de plus de 20 milliards de dollars, soit l'équivalent de 6,3 % du PIB. C'est à cela que ce gouvernement s'attaque par le biais de cet amendement extrêmement dangereux et pernicieux.
Selon le classement du Global Financial Centres Index, Montréal occupe le 13e rang des places financières de la planète, avec presque 100 000 emplois.
C'est une attaque contre le maintien de nos sièges sociaux et la préservation de nos entreprises. Le Groupe de travail sur la protection des entreprises québécoises évalue que les 578 sièges sociaux qui se trouvent au Québec représentent 50 000 emplois avec un salaire deux fois plus élevé que la moyenne québécoise, en plus de 20 000 autres emplois chez des fournisseurs de services spécialisés, comme les services comptables, juridiques, financiers ou informatiques.
De plus, les entreprises québécoises tendent à favoriser les fournisseurs québécois, alors que les entreprises étrangères présentes au Québec s'appuient davantage sur des chaînes d'approvisionnement mondialisées, avec tout l'impact qu'on devine sur notre réseau de PME, en particulier en région. On l'a vu avec la pandémie: les chaînes d'approvisionnement mondialisées sont fragiles et nous rendent entièrement dépendants de l'étranger.
Au bout du compte, c'est un amendement qui s'attaque à l'ensemble de l'économie québécoise. C'est un affront direct. C'est important et il faut voter contre cet amendement.
Finalement, les entreprises tendent à concentrer leurs activités stratégiques, en particulier leurs activités de recherche et développement, là où se trouve le siège social. De plus, une économie de filiale est une économie moins innovante, et on ne veut pas perdre notre économie innovante au Québec.
Une place financière forte est indispensable au fonctionnement de nos sièges sociaux et à la préservation de nos entreprises. Le maintien au Québec de la réglementation du secteur assure une proximité des décideurs qui permet l'accès au marché des capitaux pour les entreprises, condition essentielle pour soutenir l'investissement et la croissance des entreprises partout au Québec.
C'est de cela qu'il est question dans cet amendement néfaste du gouvernement. Cet amendement n'aidera pas le commerce interprovincial, contrairement à ce qu'a pu dire le gouvernement. Le système de passeports, la lutte au blanchiment d'argent et à la fraude, la collaboration et la coopération entre les différentes agences de réglementation des valeurs mobilières fonctionnent très bien. La centralisation n'améliorerait rien à tout cela, contrairement aux arguments fallacieux avancés par le gouvernement.
Le Comité permanent des finances a choisi de tuer cela dans l'œuf en supprimant cet article du projet de loi C‑30, ce qui revient à couper les vivres au projet de centralisation du secteur financier à Toronto. J'invite ici tous mes collègues de cette Chambre à se montrer solidaires de la décision du Comité. J'invite tous mes collègues à voter en faveur de l'économie du Québec et contre ce cadeau à Bay Street, et à rejeter cet amendement comme nous l'avons fait en comité.
Voir le profil de Peter Schiefke
Lib. (QC)
Voir le profil de Peter Schiefke
2021-06-11 10:58 [p.8269]
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour remercier mon équipe de circonscription dans ma communauté de Vaudreuil—Soulanges. Tout au long de la dernière année, alors que des personnes âgées, des parents, des travailleurs et des étudiants étaient touchés par la pandémie de la COVID‑19, mon équipe s'est mobilisée. Ses membres ont travaillé d'arrache‑pied pendant des mois et des fins de semaine. L'une d'entre eux est même sortie de sa retraite pour donner un coup de main. Ils ont tout fait pour s'assurer que les membres de notre communauté de Vaudreuil—Soulanges restent informés des programmes de soutien fédéraux et des progrès réalisés pour obtenir et administrer les vaccins.
Tandis que nous commençons à sortir de la pandémie, je suis reconnaissant de pouvoir faire consigner dans le Hansard le nom des membres de mon équipe. Tous mes remerciements à Jennifer Frezza, Ramy Khoriaty, Sarah Lezmy, Tamara Salembier, Emily Krispis, Veronika Brand, Patricia Dota, Malia Chenaoui, Michael Ruscitti et Nicholas Guilbeault.
Je ne pourrais pas trouver meilleure équipe pour fournir la qualité de soutien et de service dont tous les habitants de Vaudreuil-Soulanges dépendent, et qu'ils méritent.
Voir le profil de John Barlow
PCC (AB)
Voir le profil de John Barlow
2021-06-11 10:59 [p.8269]
Monsieur le Président, John Scott est un cowboy, un éleveur et un homme d'affaires, mais surtout, il est un fier Albertain.
John Scott, de Longview, sera le premier Canadien à recevoir le prestigieux prix Chester A. Reynolds du National Cowboy & Western Heritage Museum. Ce prix est décerné aux personnes qui font preuve d'un engagement inébranlable à faire rayonner les valeurs et les idéaux de l'Ouest.
Au cours de sa carrière de 45 ans, M. Scott s'est consacré à la préservation de notre patrimoine de l'Ouest et a contribué à la création d'une industrie télévisuelle et cinématographique fière et florissante en Alberta. Peu importe où il filme dans le monde, sa passion met toujours en valeur le paysage et les talents du Sud de l'Alberta. Ces talents comprennent l'orfèvre Scott Hardy et le sellier Chuck Stormes, qui sont membres de la Traditional Cowboy Arts Association.
Ces artistes de renom, dont les œuvres sont convoitées partout dans le monde, se consacrent à la préservation de l'artisanat traditionnel de la culture des cowboys. Cette association sera également honorée à Oklahoma City.
Je remercie le National Cowboy & Western Heritage Museum de célébrer la culture canadienne et je félicite ses plus récents lauréats. Le Sud de l'Alberta est extrêmement fier.
Voir le profil de Anita Vandenbeld
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à l'un des habitants exceptionnels de ma circonscription.
Michel Gravel a honoré nos soldats et notre pays dans son travail historique. Il a veillé à ce que nos soldats soient commémorés pour leurs efforts en France pendant la Première Guerre mondiale.
J'ai fait la connaissance de Michel Gravel il y a plusieurs années, alors qu'il m'a parlé avec passion de son projet visant à faire installer une plaque commémorative pour le général Arthur Currie en France.
Parmi les nombreuses réalisations, on peut citer le changement du nom de l'autoroute reliant Arras à Cambrai, en France, en « Voie sacrée du Canada », afin de sensibiliser les gens au fait que plus de 7 000 Canadiens sont morts et enterrés le long de l'autoroute.
Michel est l'auteur de cinq livres sur l'effort de guerre du Canada, dont l'un a inspiré la création d'un musée canadien de la Première Guerre mondiale en France.
Nous le remercions de ses contributions grâce auxquelles nos courageux soldats et leurs réalisations ne tomberont pas dans l'oubli.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
Voir le profil de Leah Gazan
2021-06-11 11:02 [p.8270]
Monsieur le Président, j'ai présenté hier une motion demandant le consentement unanime de la Chambre visant à reconnaître que ce qui s'est passé dans les pensionnats constitue un génocide. Certains parlementaires ont refusé de donner leur consentement, niant ainsi cette vérité.
Nous commémorons aujourd'hui les excuses nationales présentées en 2008 aux survivants des pensionnats, en reconnaissance des sévices sexuels, spirituels, culturels, émotionnels, physiques et psychologiques subis par les enfants dans les pensionnats, qui ont parfois causé la mort. Ces excuses étaient importantes pour de nombreux Autochtones.
Toutefois, si nous voulons réconcilier ce pays, il faut dire la vérité. Ce qui s'est passé dans les pensionnats constitue un génocide au titre de l'article 2 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.
En conséquence, je demande aux parlementaires à la Chambre d'avoir de nouveau le courage de dire la vérité pour que l'expérience des survivants ne fasse plus l'objet d'un débat. Les survivants, les familles touchées et les communautés méritent que justice leur soit rendue.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Monsieur le Président, en tant qu'Acadien et ancien éducateur en milieu linguistique minoritaire, je suis tellement fier de notre gouvernement dans le domaine des langues officielles pour faire avancer la dualité linguistique depuis 2015.
Nous avons réinstauré le Programme de contestation judiciaire, rétabli le Bureau de la traduction comme centre d'excellence, signé la toute première entente stratégique en éducation, révisé le règlement sur la prestation des services bilingues du gouvernement fédéral — depuis, plus de 600 nouveaux bureaux ont été désignés bilingues —, et ajouté des questions au Recensement de 2021 pour atteindre toutes les catégories des ayants droit.
L'hiver dernier, notre gouvernement a dévoilé son plan pour moderniser la Loi sur les langues officielles. Celui‑ci inclut de soutenir la vitalité de nos institutions en immigration et en éducation, d'assurer la nomination des juges bilingues à la Cour suprême, la promotion du français au Québec et partout au Canada, et l'établissement d'une agence centrale des renforcements des pouvoirs du commissaire aux langues officielles.
Nous travaillons fort pour livrer un projet de loi pour tous les Canadiens et les Canadiennes.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, la semaine dernière, j'ai eu plusieurs occasions de rencontrer des électeurs autochtones directement touchés par le pensionnat indien de Kamloops et le pensionnat indien de St. Mary. Lors de l'événement de samedi dernier, j'ai marché aux côtés de dizaines de survivants de pensionnat indien et de leur famille. Ils m'ont raconté des histoires d'horreur et ils m'ont décrit la perte de leur langue et une douleur qui existe encore aujourd'hui. Pour certains, c'était trop pour en parler.
En tant que député d'une circonscription comptant une importante population autochtone, je reconnais que j'ai beaucoup à apprendre et beaucoup à faire. Parmi les mesures immédiates que les électeurs réclament, mentionnons le financement de l'enquête sur tous les sites d'anciens pensionnats où il pourrait y avoir des tombes anonymes, l'attribution de ressources adéquates aux collectivités pour qu'elles puissent réinhumer, commémorer et honorer toute personne découverte dans le cadre de l'enquête, et l'élaboration d'un ensemble circonstancié et complet de ressources pour éduquer les Canadiens sur cette tragédie.
Enfin, je présenterai aujourd'hui à la Chambre une pétition à cet effet.
Voir le profil de Adam van Koeverden
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam van Koeverden
2021-06-11 11:05 [p.8271]
Monsieur le Président, l'horrible acte de terrorisme intérieur qui a été commis dimanche, le 6 juin, est un autre rappel tragique du mal, des préjugés haineux et du racisme qui continuent de sévir au Canada. C'était une attaque contre une famille innocente, contre une communauté religieuse et contre les idéaux des Canadiens.
Mercredi soir, j'ai assisté à une vigile tenue à Oakville. J'ai pu y voir une communauté musulmane ébranlée, mais non brisée. À cette occasion, j'ai parlé avec mon voisin Muhammad, qui vit à Milton et était parent avec les victimes de London. Il m'a exhorté à réclamer des investissements en éducation, en santé mentale, ainsi que des ressources et des services pour les personnes en difficulté. À titre de leaders et de citoyens, il nous incombe de dénoncer la haine sous toutes ses formes. Les préjugés, le sectarisme et l'islamophobie n'ont pas leur place au Canada et nous devons sans cesse condamner avec la plus grande fermeté les propos haineux.
Je tiens à dire à mes amis et voisins musulmans de Milton qu'ils ont notre amour et notre soutien. Ils font partie intégrante de notre communauté et contribuent à faire de notre ville un endroit fantastique. J'espère les voir bientôt se promener en soirée.
Voir le profil de Sherry Romanado
Lib. (QC)
Monsieur le Président, hier, j'ai été profondément ébranlée et attristée d'apprendre le décès tragique de Mme Lisette Corbeil, directrice des projets stratégiques à la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive‑Sud.
Il y a à peine un mois, Mme Corbeil a travaillé avec mon équipe à l'organisation d'une activité spéciale de la Chambre. Elle était compétente, chaleureuse et d'une extrême gentillesse.
Mercredi dernier, Mme Corbeil a été retrouvée sans vie dans sa résidence de Contrecoeur. Selon les autorités, elle aurait perdu la vie aux mains de son ex-conjoint.
Ce féminicide serait le 12e survenu au Québec depuis le début de l'année, une situation tragique et désolante. Nous devons tous dénoncer des actes de violence comme celui-ci et trouver des solutions pour que cela ne se produise plus jamais.
J'offre mes plus sincères condoléances à la famille de Mme Corbeil, à ses proches et à ses collègues de la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive‑Sud.
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PCC (AB)
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2021-06-11 11:07 [p.8271]
Monsieur le Président, des souliers et des jouets d'enfants ont été déposés devant l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops en Colombie-Britannique cette semaine. Ces objets sont le témoignage que les 215 enfants décédés, uniquement dans ce pensionnat, ne seront jamais oubliés. C'est toute la population canadienne qui est sous le choc.
Ces enfants ont été arrachés à leur famille et ils ne sont jamais revenus à la maison. Ce sont autant d'histoires tragiques individuelles qui, ensemble, forment un souvenir horrible de ce que notre pays a fait à ces enfants vulnérables, à leur famille et à leur culture. Malheureusement, plus les faits sont révélés au grand jour, plus nous sommes dévastés. Chaque fois que nous pensons avoir entendu le pire, un autre chapitre de ce pan honteux de l'histoire du Canada est découvert.
Il nous incombe à tous d'en apprendre davantage sur cette tragédie et ce pan honteux de l'histoire du Canada afin de favoriser la guérison et d'évoluer dans la bonne direction en tant que nation. Nous ne pouvons pas revenir en arrière, mais nous pouvons tirer des leçons du passé et nous engager à faire tout ce que nous pouvons pour contribuer à la guérison et à la réconciliation.
Voir le profil de Marie-France Lalonde
Lib. (ON)
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2021-06-11 11:08 [p.8271]
Monsieur le Président, le 4 juin, j’ai eu le plaisir d’assister à distance à l’assemblée générale annuelle de la Ligue Miracle d’Ottawa. Grâce au leadership de cette association, Orléans s’est dotée d’un terrain de baseball et d’un terrain de jeux entièrement adaptés aux besoins des enfants ayant des besoins spéciaux, qui ont maintenant la possibilité de jouer dans un environnement agréable et sans danger. Je suis fière que cet organisme fasse partie de notre collectivité et je voudrais saluer l’implication des bénévoles et des membres du conseil d’administration.
Chaque fois que j’ai pu assister à un match, la joie et les sourires qui m’entouraient étaient si gratifiants. J’ai le privilège d’avoir dans mon entourage une famille exceptionnelle. Je remercie Rolly et Michelle Desrochers, et leur fils, Bryce, pour leur passion. Je remercie Bryce, qui avait le rêve de pouvoir un jour jouer au baseball en fauteuil roulant, d’avoir fait de ce rêve une réalité.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
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2021-06-11 11:09 [p.8271]
Monsieur le Président, il y a quelques semaines, j'ai eu l'honneur de rendre visite — par vidéoconférence, bien entendu — à des écoles de la circonscription de Langley—Aldergrove, dont l'école secondaire Brookswood. J'y ai rencontré Mme Glover et ses étudiants du cours d'études politiques de 11e et 12e années, qui m'ont mis au défi avec des questions très réfléchies. Notamment, un jeune homme m'a demandé ce qu'il pouvait faire pour attirer l'attention sur les cas choquants d'agressions sexuelles dans les Forces armées canadiennes.
Ce jeune homme a eu la chance d'être entouré de femmes fortes qui lui ont servi de modèle et qui l'ont encouragé à ne pas demeurer silencieux. Je lui ai répondu qu'il faisait ce qu'il fallait en portant la question à l'attention de son député, et que je serais fier de me joindre à lui et à ses camarades de classe pour soulever leurs préoccupations à la Chambre des communes du Canada.
Je remercie Mme Glover et tous ses étudiants du cours d'études politiques de 11e et 12e années de leur bon travail et je salue tout spécialement un jeune homme remarquable et courageux, River Peatman, qui a eu le courage de prendre la parole.
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PCC (SK)
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2021-06-11 11:10 [p.8272]
Monsieur le Président, cette semaine, avec l'aide du Bloc québécois, les libéraux ont imposé le bâillon et mis un terme au débat sur le projet de loi C‑10 au comité du patrimoine.
Plusieurs universitaires et spécialistes juridiques sont clairs: le projet de loi C‑10 laisse la porte ouverte à de massifs abus de pouvoir et à la réglementation de ce que les Canadiens peuvent ou non publier en ligne. La liberté d'expression est un droit fondamental au sein de toute société démocratique. Il est honteux que les libéraux refusent d'apporter les amendements nécessaires pour la protéger.
Les conservateurs ne peuvent appuyer un projet de loi qui menace les droits de l'ensemble des Canadiens. Les conservateurs du Canada défendront toujours la libre expression des Canadiens, même si le NPD et le Bloc québécois ne le font pas.
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NPD (BC)
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2021-06-11 11:11 [p.8272]
Monsieur le Président, si des députés cherchent une idée-cadeau pour un finissant de 2021 dans leur entourage, je les invite à lui acheter des lunettes de soleil, car il ne fait aucun doute que, grâce à la contribution des finissants de 2021, l'avenir du Canada sera très brillant.
Même la pandémie n'a pas réussi à les arrêter. C'est maintenant à notre tour de faire notre part. Nous devons rendre les études postsecondaires gratuites au Canada, comme c'est le cas dans plus de 25 pays dans le monde. Nous devons également faciliter le remboursement des prêts étudiants.
Les étudiants savent que le chef du NPD se bat pour qu'ils aient accès à de bons emplois et qu'il s'est doté d'un véritable plan de lutte contre les changements climatiques de même que d'un plan d'action concret pour éliminer le racisme systémique. Ils savent qu'ils ont terminé leurs études secondaires grâce au soutien de leur famille, de leurs amis et de leurs merveilleux enseignants. Ils savent également qu'il leur appartient maintenant de se distinguer, que ce soit dans un établissement d'enseignement postsecondaire, sur le marché du travail ou au sein de leur collectivité. À l'instar des finissants de 2020 avant eux, ils sont nettement #prêtsàtout.
J'exprime tout mon amour à tous les finissants de 2021. Je leur souhaite bon courage et je les encourage à foncer.
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BQ (QC)
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2021-06-11 11:12 [p.8272]
Monsieur le Président, la gestion du dossier des travailleurs étrangers temporaires par le fédéral est une catastrophe, et c'est encore pire avec la pandémie.
Après avoir complètement pelleté aux agriculteurs la responsabilité d'assurer la quarantaine de leur main-d'œuvre, le gouvernement a fini par offrir 1 500 $ pour les indemniser, mais, à partir du 16 juin, ce montant sera coupé de moitié.
Donc, nos producteurs agricoles, qui continuent d'accueillir des travailleurs, vont recevoir la moitié de l'aide dont ils ont besoin, alors que les travailleurs arrivent en retard à cause du fédéral et qu'on a dû subir des quarantaines plus longues à cause de l'incompétence de Switch Health.
Lors de l'annonce du programme, la ministre a fait la promesse suivante: « Ce programme sera offert aussi longtemps que la Loi sur la mise en quarantaine sera en vigueur [...] ».
Elle a donné sa parole et elle doit se ressaisir. Les agriculteurs n'ont jamais demandé de s'occuper des quarantaines à la place du fédéral. Que le fédéral apporte sa contribution jusqu'au bout.
Voir le profil de Jamie Schmale
PCC (ON)
Monsieur le Président, c'est aujourd'hui le 13e anniversaire des excuses historiques présentées par Stephen Harper, qui était alors premier ministre, pour le rôle joué par le Canada dans le système des pensionnats autochtones.
L'héritage des pensionnats est une honte nationale qui a eu des effets néfastes, profonds et durables sur les peuples autochtones, leur culture, leur patrimoine et leurs langues. La découverte tragique de 215 enfants dans une tombe anonyme, sur le terrain d'un ancien pensionnat de Kamloops, nous fait prendre conscience de notre indolence. Les députés de tous les partis doivent reconnaître qu'ils ont contribué à cette apathie.
Il reste du travail à faire pour atténuer la douleur et la dévastation qui ont été causées par les pensionnats et qui sont encore ressenties par bien des survivants et leur famille. Le gouvernement doit arrêter de se décharger de son engagement de réconciliation avec les Autochtones. Il doit plutôt réaffirmer immédiatement cet engagement en prenant des mesures concrètes pour mettre en œuvre les appels à l'action nos 71 à 76.
Voir le profil de Marcus Powlowski
Lib. (ON)
Monsieur le Président, la fin de semaine s'annonce belle pour beaucoup d'Ontariens parce que, pour la première fois depuis des mois, ils pourront se rassembler à l'extérieur dans un groupe pouvant compter jusqu'à 10 personnes. De surcroît, les Philippino-Canadiens pourront célébrer la Fête de l'indépendance des Philippines.
Pour la communauté philippino-canadienne, la dernière année s'est avérée particulièrement difficile, étant donné que de nombreux membres de cette communauté travaillent dans des établissements de soins de longue durée ou dans des usines de transformation de la viande, qui ont été durement touchés par la COVID. Quoi qu'il en soit, cette fin de semaine, j'ai bien l'intention, à l'instar des Philippino-Canadiens et des Philippins du monde entier, de faire la fête.
Personne ne sait mieux faire la fête que les Philippins. Comme de nombreux Philippins, je consacrerai la fin de semaine à manger du pancit, du lechon et du Bicol Express, en plus de boire, bien entendu, du Tanduay et de la San Miguel.
Maligayang Araw ng Kalayaan.
Voir le profil de Richard Martel
PCC (QC)
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2021-06-11 11:16 [p.8273]
Monsieur le Président, le gouvernement libéral dit qu'il se base sur la diversité dans son processus de sélection des juges.
Hier, le secrétaire parlementaire du ministre de la Justice a donné des statistiques pour prouver à quel point les juges nommés étaient diversifiés.
La diversité est importante, mais le système « Libéraliste » n'aide pas à la diversité politique. Pourquoi les libéraux utilisent-ils la diversité pour cacher leurs mensonges?
Voir le profil de David Lametti
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question, mais ses présomptions de base sont complètement fausses.
Lorsque notre gouvernement a été élu en 2015, nous avons mis en place un système plus rigoureux, ouvert et responsable, qui reflète mieux la diversité du Canada pour nommer des juges de haut calibre dans nos institutions. Nos nominations sont toujours fondées sur le mérite. Elles sont également fondées sur les besoins des divers bancs, sur l'expertise des divers candidats et sur les recommandations des comités consultatifs indépendants de la magistrature. Nous sommes fiers de ce que nous avons mis en place. Les candidats viennent de...
Voir le profil de Bruce Stanton
PCC (ON)
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2021-06-11 11:17 [p.8273]
La parole est à l'honorable député de Chicoutimi—Le Fjord.
Voir le profil de Richard Martel
PCC (QC)
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2021-06-11 11:17 [p.8273]
Monsieur le Président, le gouvernement utilise sans cesse des mots comme « inclusif » et « transparent » pour décrire son processus de sélection des juges.
Bien que ces mots semblent agréables à dire, ils n'ont aucun fondement dans ce gouvernement. Les juges sont nommés uniquement parce qu'ils soutiennent le Parti libéral. Ce n'est pas transparent d'apporter des changements au processus de sélection seulement après que ces failles ont été exposées.
Quand le gouvernement commencera-t-il à mériter les mots qu'il utilise pour se décrire?
Voir le profil de David Lametti
Lib. (QC)
Monsieur le Président, les présomptions de base de mon honorable collègue sont fausses.
Depuis 2015, nous avons mis en place un système indépendant basé sur le mérite. Les comités consultatifs travaillent d'une façon neutre. Ils ne sont pas partisans. Les comités font du bon boulot pour choisir les candidats qui avanceront dans le processus. Nos nominations sont basées sur le mérite.
Nous ne recevrons pas de leçon du Parti conservateur, qui a effectivement causé les changements que nous avons apportés depuis 2015 au système....
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PCC (ON)
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2021-06-11 11:18 [p.8273]
La parole est à l'honorable député de Chicoutimi—Le Fjord.
Voir le profil de Richard Martel
PCC (QC)
Voir le profil de Richard Martel
2021-06-11 11:18 [p.8273]
Monsieur le Président, le ministre de la Justice et le premier ministre ont défendu leur processus de nomination des juges pendant un bon bout de temps.
Cependant, le ministre de la Justice a dit lui-même que le processus ne tenait compte d'aucune considération partisane. Nous savons aujourd'hui que c'est faux. Le système « Libéraliste » a ajouté un filtre qui a rendu l'ensemble biaisé et partisan.
Comment les Canadiens sont-ils censés placer leur confiance dans un ministre de la Justice qui ne respecte pas lui-même les règles?
Voir le profil de David Lametti
Lib. (QC)
Monsieur le Président, comme nous venons de le dire à plusieurs reprises, les comités consultatifs travaillent d'une façon indépendante. Ils basent leur décision sur le mérite. Le mérite et la diversité sont les deux critères que nous regardons pour choisir des juges de qualité d'un bout à l'autre du Canada.
Depuis 2015, nous avons nommé plus de 450 personnes à la magistrature. Ce sont des juristes exceptionnels, de tous les horizons et de toutes les affiliations politiques. Nous allons continuer de le faire.
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, l'automne dernier, le ministre de la Justice a affirmé ceci à la Chambre: « Il n'y a pas de considération partisane dans mon processus de décision. » Or, cette semaine, des sources gouvernementales haut placées ont reconnu que les candidatures à la magistrature étaient vérifiées dans la base de données des partisans du Parti libéral, la Libéraliste. Les Canadiens veulent que les juges soient nommés au mérite et les critères de mérite ne devraient pas tenir compte des montants donnés au Parti libéral ou de l'installation d'une affiche électorale sur son terrain lors des dernières élections.
Le ministre a-t-il tenté d'induire la Chambre en erreur ou avait-il simplement oublié que les candidats devaient se trouver sur la Libéraliste pour qu'il puisse les nommer?
Voir le profil de David Lametti
Lib. (QC)
Monsieur le Président, la députée fait complètement fausse route et je soutiens ce que j'ai toujours répondu. Nous avons mis en place un processus indépendant, clair et transparent. Les comités de nomination de juges font leur travail de façon tout à fait non partisane. Les nominations que je fais sont entièrement fondées sur le mérite et la diversité, sans considération partisane. Nous allons continuer de nommer des candidats hautement qualifiés. Ce n'est certainement pas le Parti conservateur qui va nous faire la leçon. C'est sa façon de faire qui nous a menés à mettre en place ce système...
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PCC (ON)
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2021-06-11 11:21 [p.8274]
La cheffe adjointe de l'opposition a la parole.
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, le ministre devrait rougir de honte et prendre des leçons sur la manière de faire des nominations non partisanes.
Le ministre a publié un gazouillis félicitant un de ses copains, un de ses donateurs, pour sa récente nomination, mais il a dû le supprimer parce que la nomination n'avait pas encore été officialisée. C'est comme ça que ça marche, à Ottawa, sous les libéraux. Si l'on fait suffisamment de dons au ministre de la Justice ou si l'on fait voyager la famille du premier ministre de par le monde, on obtient un traitement de faveur de la part du gouvernement.
Depuis combien de temps exactement les libéraux utilisent-ils leur Libéraliste pour nommer des juges?
Voir le profil de David Lametti
Lib. (QC)
Monsieur le Président, encore une fois, les suppositions de la députée sont complètement fausses et je les réfute totalement. Une erreur a été commise dans un gazouillis. Le ministère l'a corrigée et a pris contact avec les personnes concernées au sujet de cette erreur. Encore une fois, je m'excuse pour cette erreur commise au nom du ministère de la Justice.
Nous nommons des candidats de qualité, de toutes les allégeances politiques, de tous les horizons, de tous les milieux par l'intermédiaire d'un processus indépendant axé sur la qualité, le talent et la diversité, et...
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PCC (ON)
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2021-06-11 11:22 [p.8274]
La députée de Saint‑Jean a la parole.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Voir le profil de Christine Normandin
2021-06-11 11:22 [p.8274]
Monsieur le Président, hier, les libéraux ont rejeté une motion du Bloc québécois dénonçant les amalgames entre l'horrible attentat de London et une loi québécoise.
La députée de Mississauga—Erin Mills a justifié ce refus en y allant d'un nouvel amalgame de son cru, et je cite: le Canada est une société multiculturelle où tout le monde doit se sentir bienvenu, et des lois comme celle du Québec ne contribuent pas à instaurer un tel climat.
Il y a manifestement pour la députée un lien entre l'attentat de London et la loi du Québec. Est-ce la position du gouvernement ou va-t-il rabrouer la députée?
Voir le profil de David Lametti
Lib. (QC)
Monsieur le Président, les Québécois en sont bien conscients, ils défendent leurs droits en vertu de la Constitution et nous allons continuer à suivre ce processus de près. Évidemment, j'exprime mes condoléances à la communauté musulmane de London et de tout le Canada pour cet acte tragique et horrible, et nous allons continuer à avancer dans cette direction.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Voir le profil de Christine Normandin
2021-06-11 11:24 [p.8274]
Monsieur le Président, la motion que les libéraux ont rejetée avait trois objets.
Elle réitérait nos condoléances aux proches et à la famille des victimes, ainsi qu'à toute la communauté de London, parce que c'est d'eux qu'on devrait parler aujourd'hui, pas des partis politiques et encore moins du Québec.
La motion réitérait que la violence et la haine doivent être dénoncées, et dénoncées par tous. Elle réitérait qu'il faut à tout prix éviter de faire des amalgames mal avisés parce que cette tragédie ne doit pas servir de scène à la politique partisane ou idéologique.
Comment est-il possible que la Chambre ne soit pas capable de s'entendre là-dessus?
Voir le profil de David Lametti
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je ne peux pas me prononcer sur l'unanimité de la Chambre.
Dès le début, nous avons exprimé nos condoléances à la famille, aux proches et aux communautés musulmanes de partout au Canada, mais surtout de London en Ontario.
Nous sommes en train de combattre l'islamophobie. Nous allons continuer de le faire parce que c'est que nous devons faire pour avoir un pays inclusif et, je dois le dire, juste.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Monsieur le Président, le gouvernement a accordé 750 milliards de dollars en liquidités aux grandes banques canadiennes et des milliards de dollars à des sociétés rentables qui ont versé des dividendes et des primes à leurs dirigeants, mais il a refusé de mettre en place un impôt sur la fortune ou un impôt sur les bénéfices tirés de la pandémie. Pour le gouvernement, il n'y a pas de limite pour les ultrariches.
Compte tenu de la possibilité qu'une quatrième vague survienne et des difficultés qu'éprouvent certaines familles, pourquoi le gouvernement libéral met-il la hache dans les mesures de soutien dont les Canadiens ont désespérément besoin pour mettre du pain sur la table? Pourquoi les libéraux réduisent-ils de près de la moitié les prestations d'urgence offertes aux Canadiens en cette période critique?
Voir le profil de Sean Fraser
Lib. (NS)
Voir le profil de Sean Fraser
2021-06-11 11:26 [p.8274]
Monsieur le Président, malgré tout le respect que j'éprouve pour le député, je m'offusque de sa question. Il sait très bien que, durant la pandémie, c'est le gouvernement libéral qui a soutenu les gens dans le besoin. Nous avons déployé des mesures de soutien sans précédent qui ont permis aux familles de continuer à mettre du pain sur la table et aux travailleurs de demeurer sur la liste de paie de leur employeur.
Pour la suite, nous avons mis en place des prestations importantes pour continuer d'aider les gens et les entreprises pendant la pandémie. Je ferai remarquer, avant que le député continue de monter sur ses grands chevaux, que lorsqu'il a eu l'occasion de voter pour une réduction des impôts de la classe moyenne et une hausse des impôts pour le 1 % le plus riche, il a voté contre. Lorsqu'il a eu la chance de cesser d'envoyer des chèques pour la garde d'enfants aux millionnaires afin de mettre plus d'argent dans les poches de 9 familles canadiennes sur 10, il a aussi voté contre. Les familles devraient...
Voir le profil de Bruce Stanton
PCC (ON)
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2021-06-11 11:26 [p.8274]
La députée de North Island—Powell River a la parole.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Monsieur le Président, regardons les choses en face. Les libéraux ont offert 1 000 $ au titre de la PCU. C'est le NPD qui les a poussés à faire passer le montant à 2 000 $. Je le rappelle au ministre.
Dans trois semaines, le gouvernement réduira la PCU qu'il verse aux Canadiens à l'échelle du pays de près de la moitié. Je demande au ministre comment, à son avis, les gens pourront payer l'épicerie, le loyer et les factures avec 1 200 $. C'est impossible dans les villes canadiennes.
Le gouvernement donne des milliards de dollars aux sociétés gazières et pétrolières et refuse d'imposer les ultrariches, mais il n'hésite pas à ponctionner les gens ordinaires. Au lieu de travailler pour les ultrariches et les grandes sociétés, quand le gouvernement agira-t-il pour vraiment...
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PCC (ON)
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2021-06-11 11:27 [p.8275]
Le ministre a la parole.
Voir le profil de Sean Fraser
Lib. (NS)
Voir le profil de Sean Fraser
2021-06-11 11:27 [p.8275]
Monsieur le Président, j'exhorte le NPD à modérer ses propos et à arrêter de tenter de s'attribuer le mérite pour les mesures que le gouvernement a mises en place afin d'aider les Canadiens en cette période difficile.
La toute première chose que nous avons faite en arrivant au pouvoir en 2015, c'est d'augmenter l'impôt du 1 % le plus riche afin de pouvoir réduire celui de la classe moyenne. Le NPD a voté contre cette mesure. Lorsque nous avons eu l'occasion de mettre fin à l'envoi de chèques pour la garde d'enfants à des millionnaires et ainsi permettre à 9 familles canadiennes sur 10 de disposer d'un peu plus d'argent, le NPD a voté contre. Pas plus tard qu'en 2019, lorsque nous avons proposé les étapes initiales pour éliminer les mesures profitant aux riches cadres supérieurs, le NPD a encore voté contre.
Les Canadiens devraient savoir que, tout au long de la pandémie, nous serons là pour...
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PCC (ON)
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2021-06-11 11:28 [p.8275]
Le député de Carleton a la parole.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
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2021-06-11 11:28 [p.8275]
Monsieur le Président, non seulement les entrepreneurs libéraux millionnaires comme Mark Carney refusent de s'approvisionner en matières premières dans la région du Xinjiang, en Chine, qui alimente sa production de matières premières par un travail forcé et des usines alimentées au charbon, mais le gouvernement refuse aussi d'exclure tout partenariat avec des entreprises comme iFlyTek, qui fait de la recherche dans le domaine de l'intelligence artificielle pour aider à identifier la voix des dissidents politiques chinois et perpétrer ce même génocide. Le gouvernement reviendra-t-il sur sa décision et cessera-t-il de s'associer à des entreprises technologiques complices de ce génocide?
Voir le profil de Sean Fraser
Lib. (NS)
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2021-06-11 11:29 [p.8275]
Monsieur le Président, nous travaillerons en partenariat avec des gens à l'échelle internationale, mais le député a du culot de laisser entendre qu'il est en quelque sorte d'une moralité supérieure à celle du gouvernement.
En ce qui concerne la relation du Canada avec la Chine, nous nous concentrons sur la libération des deux Michaels, le bien-être de 300 000 Canadiens à Hong Kong et le traitement de la population ouïghoure au Xinjiang.
Nous continuerons de veiller à ce que le Canada joue un rôle de premier plan sur la scène internationale et défende les intérêts des Canadiens à l'étranger à chaque occasion.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Voir le profil de Pierre Poilievre
2021-06-11 11:29 [p.8275]
Monsieur le Président, le député dit s'inquiéter de la minorité musulmane ouïghoure en Chine. Il a refusé de condamner le génocide perpétré contre ce groupe, puis il nous fait des reproches.
Ma question était très précise. Le gouvernement fédéral finance des projets de recherche dans des universités qui collaborent maintenant avec des entreprises comme iFlyTek, qui utilise une technologie de reconnaissance vocale permettant au gouvernement chinois d'intercepter les appels téléphoniques des Ouïghours pour déterminer ce qu'ils disent afin de l'aider à perpétrer le génocide. Si le député a autant de moralité qu'il le prétend, pourquoi n'exclut-il pas ce type de partenariats?
Voir le profil de Marc Garneau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, nous avons été très clairs au sujet du traitement des Ouïghours en Chine et nous sommes profondément inquiets des rapports très crédibles à ce sujet en provenance de Chine. C'est pourquoi nous avons demandé une enquête ouverte et impartiale menée sans entrave sur la situation au Xinjiang, et nous continuerons à la réclamer en collaboration avec nos partenaires internationaux.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Voir le profil de Pierre Poilievre
2021-06-11 11:30 [p.8275]
Monsieur le Président, en parlant de nos partenaires internationaux, le département d'État américain a mis iFlyTek sur une liste noire en raison de son rôle dans le soutien au génocide dans la région du Xinjiang. Les Australiens ont fait la même chose et, récemment, le gouvernement de l'Alberta a demandé l'adoption d'une politique nationale interdisant la coopération technologique avec des entreprises comme iFlyTek, qui contribuent à un génocide. Le gouvernement va-t-il annoncer aujourd'hui qu'il ne financera plus de partenariats avec des entreprises technologiques qui aident à commettre des génocides?
Voir le profil de Marc Garneau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, nous avons été clairs ces derniers mois que lorsque des partenariats de financement sont proposés dans les universités et d'autres institutions, il est important de tenir compte des risques pour la propriété intellectuelle que la coopération avec d'autres pays, y compris la Chine, peut potentiellement occasionner. C'est une chose dont nous sommes très conscients et dont le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie a parlé récemment.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2021-06-11 11:31 [p.8275]
Monsieur le Président, depuis des semaines, tous les jours, nous questionnons le gouvernement sur les événements malheureux survenus au Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg.
La réponse du gouvernement a toujours été la même. Malheureusement, ils nous traitent de racistes et, hier, il nous a traités de complotistes, confirmant ainsi que l'insulte sera toujours l'arme des plus faibles.
Voilà qu'hier, à CBC, deux experts ont reconnu qu'il y avait des questions pertinentes à poser au sujet de ces événements, parlant même d'espionnage.
Pourquoi le gouvernement refuse-t-il d'aller au fond des choses dans cette triste affaire?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je pense que le député conservateur d'en face sait très bien maintenant que nous avons fourni au Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement des documents aucunement caviardés. C'est le Comité approprié pour examiner ces documents. J'exhorte le député à cesser d'accuser le gouvernement de ne pas être transparent, car en fournissant des documents entièrement non caviardés, nous faisons précisément preuve de transparence.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2021-06-11 11:33 [p.8276]
Monsieur le Président, dans les faits, ce comité du gouvernement libéral est un comité secret où personne ne peut rien dire. C'est surtout le premier ministre qui, à la fin, a le dernier mot. Ce n'est pas un comité parlementaire, c'est un comité de parlementaires créé par le gouvernement libéral. D'ailleurs, nous avions voté contre quand cette affaire-là a été créée, parce que, justement, il n'y a pas de transparence.
Par contre, la meilleure façon d'aller au fond des choses et de répondre aux inquiétudes des experts qu'on a entendus hier à CBC, c'est de permettre le dépôt des documents afin qu'ils soient étudiés correctement par un vrai comité parlementaire.
Pourquoi le gouvernement ne permet-il pas cela?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, le parti de l'opposition joue à un jeu dangereux avec la sécurité nationale. Le député sait très bien que, dans les faits, son parti nomme des candidats pour siéger au Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement. Les documents non caviardés ont été remis au comité. J'encourage le député à cesser de tenter de berner les Canadiens avec des informations erronées et à arrêter de jouer avec la sécurité nationale.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2021-06-11 11:34 [p.8276]
Monsieur le Président, voici les faits. Qu'est-ce qui s'est passé à Winnipeg?
Tout d'abord, deux chercheurs ont été expulsés, escortés par la GRC. Un code de sécurité a été accordé à un chercheur qui est en lien direct avec l'armée chinoise. Deux hauts dirigeants du laboratoire ont quitté leurs fonctions subitement. De plus, il y a eu un envoi de deux virus de Winnipeg à Wuhan.
Ce sont des questions importantes sur lesquelles toute la vérité doit être connue, pas par un comité où le premier ministre a le droit de véto sur tout ce qui va être publié, mais par un vrai comité de parlementaires.
Pourquoi le gouvernement cache-t-il la vérité aux Canadiens?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, un comité constitué de parlementaires des deux Chambres, tous partis confondus, est ce qu'on appelle un comité parlementaire. Le député d'en face ne doit pas essayer de tromper les Canadiens ni jouer au bras de fer avec la sécurité nationale. C'est important; ce n'est pas un jeu. Les documents non caviardés ont été fournis au comité, où ils peuvent être consultés en toute sécurité.
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BQ (QC)
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2021-06-11 11:35 [p.8276]
Monsieur le Président, j'attire l'attention des milieux d'affaires au Québec.
Dans le projet de loi C‑30, le Bloc québécois a coupé le financement du bureau chargé de mettre en place une commission pancanadienne des valeurs mobilières. C'est une petite victoire, mais un grand soulagement pour notre économie, alors qu'on se bat depuis 40 ans pour empêcher le fédéral de jeter à terre la finance montréalaise au profit de Toronto. Or, la partie n'est pas gagnée. Les libéraux essaient de ramener le financement du bureau par amendement dans le projet de loi C‑30.
Vont-ils retirer cet amendement ou est-ce qu'ils relancent une bataille sur les valeurs mobilières avec le Québec?
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Lib. (NS)
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2021-06-11 11:35 [p.8276]
Monsieur le Président, le Bureau de transition canadien en valeurs mobilières a appuyé les efforts de mise en œuvre visant à établir un régime corporatif de réglementation des marchés des capitaux.
Nous nous proposons de fournir au Bureau un financement sur deux ans de 12 millions de dollars pour continuer d'appuyer les efforts du gouvernement fédéral visant à établir un régime coopératif de réglementation des marchés des capitaux. C'est une bonne chose pour tout le pays.
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BQ (QC)
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2021-06-11 11:36 [p.8276]
Monsieur le Président, je félicite le secrétaire parlementaire de son français, chapeau! mais pas de ses propos, parce que ce n'est pas une bonne chose pour l'économie du Québec, il y a unanimité là-dessus.
Tout le monde sait que les libéraux regardent leur calendrier électoral comme un enfant regarde le pot de biscuits. Alors, je ne comprends pas pourquoi ils relancent la bataille sur les valeurs mobilières dans le projet de loi C‑30. Je ne comprends pas pourquoi ils veulent partir en guerre avec les milieux d'affaires du Québec au moment où nos entreprises veulent se concentrer sur la relance économique. Je ne comprends pas pourquoi ils sont prêts à se battre pour le financement d'un bureau qui n'a aucune utilité si les libéraux respectent la volonté du Québec.
Les libéraux tiennent-ils à ce point-là à jeter par terre la place financière de Montréal?
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Lib. (NS)
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2021-06-11 11:37 [p.8277]
Monsieur le Président, il n'y a pas d'effet sur la compétence du Québec. Nous comprenons très bien la position du Québec. La vice‑première ministre a eu des discussions constructives à ce sujet avec le ministre Eric Girard.
Je pense que c'est une bonne chose pour tout le pays de pouvoir faire des choses qui nous aident à avoir une économie commune. À titre d'exemple, je mentionnerai le commerce entre les provinces et les territoires, où il y a la possibilité de lutter contre le blanchiment d'argent. C'est une bonne idée pour tout le pays.
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PCC (ON)
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2021-06-11 11:37 [p.8277]
Monsieur le Président, partout au Canada, des minorités religieuses, ethniques et culturelles souffrent. Ces dernières semaines, un climat toxique de haine règne dans les médias sociaux et dans nos rues. Nous avons été témoins de vandalisme, de violence et de meurtres dictés par la haine.
Les Canadiens s'attendent à ce que les députés et les partis qu'ils représentent apaisent, plutôt que d'exacerber, la discorde entre les communautés et la discrimination. Pourquoi alors les libéraux accueillent-ils une députée transfuge qui a été soumise à des mesures disciplinaires par son ancien parti pour des propos incendiaires, malavisés et impulsifs contre Israël?
Voir le profil de Bardish Chagger
Lib. (ON)
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2021-06-11 11:38 [p.8277]
Monsieur le Président, le gouvernement s'efforcera toujours de travailler avec tous les Canadiens.
Le député sait que des Canadiens souffrent en ce moment. Les dernières semaines ont été difficiles — les derniers mois et les dernières années, en fait. Nous sommes conscients que le racisme existe depuis longtemps au Canada et que le moment est venu d'unir nos efforts.
C'est pourquoi nous avons la stratégie canadienne de lutte contre le racisme. C'est pourquoi nous avons noué le dialogue avec tous les groupes. En effet, il faudra l'apport des Canadiens de tous les coins du pays pour contrer la haine. La haine n'a pas sa place au Canada.
J'espère que le député se joindra à nous dans ce combat nécessaire.
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PCC (ON)
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2021-06-11 11:39 [p.8277]
Monsieur le Président, après avoir entendu cette pseudo-réponse, je vous propose une réaction d'un ancien collègue de la Chambre, Michael Levitt, qui est maintenant PDG des Amis du Centre Simon Wiesenthal pour les études sur l'Holocauste. Voici ce qu'il a écrit:
En tant qu'ancien député libéral, je suis déçu et inquiet d'apprendre que [la] députée [de Fredericton] a changé d'allégeance et s'est jointe au caucus libéral, puisqu'elle a tenu des propos incendiaires et partiaux pendant le récent conflit entre Israël et le groupe terroriste Hamas.
Le gouvernement libéral est-il à ce point désespéré, lui qui est impatient d'essayer de se faire réélire?
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PCC (ON)
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2021-06-11 11:39 [p.8277]
Je ne suis pas certain que la question ait un lien avec les activités du gouvernement. Je vois que le ministre souhaite répondre, nous passons donc à sa réponse.
Le ministre a la parole
Voir le profil de Marc Garneau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, la position du gouvernement libéral à propos de l'étiquette « apartheid » est extrêmement claire: nous la rejetons catégoriquement; elle ne fait pas partie de notre approche en ce qui concerne Israël et la communauté juive. Nous sommes évidemment contre toute manifestation d'antisémitisme de la part d'un citoyen canadien, quel qu'il soit.
Voir le profil de Leona Alleslev
PCC (ON)
Monsieur le Président, le Canada vit une crise nationale du logement, et la situation ne fait qu'empirer.
Avec le plus petit nombre de logements par habitant parmi les pays du G7, le Canada n'a tout simplement pas assez de logements. Dans ma circonscription, qui fait partie de la région du Grand Toronto, les prix de l'immobilier ont explosé de plus de 25 % dans la dernière année. Le prix moyen d'une maison s'établit maintenant à plus de 1 million de dollars. Les Canadiens ne peuvent plus trouver d'endroit où vivre et perdent espoir d'accéder un jour à la propriété.
Quand le gouvernement prendra-t-il des mesures concrètes pour aider les Canadiens à se loger plus facilement à l'avenir?
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam Vaughan
2021-06-11 11:41 [p.8277]
Monsieur le Président, je note que la députée conservatrice qui pose la question a proposé d'imposer les résidences principales et de modifier l'impôt sur les gains en capital. C'est ce que nous avons appris à la Chambre cette semaine. C'est là toute une volte-face pour les conservateurs.
Nous avons pris un certain nombre de mesures. Je pense notamment à la taxe sur les logements vacants appartenant à des étrangers, aux règles sur la propriété effective et l'information à déclarer pour lutter contre le blanchiment d'argent, ainsi qu'à la Stratégie nationale sur le logement de 72 milliards de dollars. Pour mettre les choses en perspective, dans les six derniers mois, par l'entremise de l'Initiative pour la création rapide de logements, nous avons préservé et construit plus de logements que le gouvernement conservateur précédent dans ses deux dernières années...
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PCC (ON)
Voir le profil de Bruce Stanton
2021-06-11 11:41 [p.8277]
La députée d'Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill a la parole.
Voir le profil de Leona Alleslev
PCC (ON)
Monsieur le Président, lorsqu'il s'agit de la crise nationale du logement, il faut citer les faits.
Les versements hypothécaires mensuels ont augmenté de 330 $ en moyenne pour atteindre 2 500 $. Beaucoup de résidants du Grand Toronto sont obligés de consacrer plus de 75 % de leurs revenus à se loger. La propriété est inaccessible, puisqu'il faut compter plus de 277 mois pour économiser en vue d'une mise de fonds. Selon la Banque Royale, les appels à des mesures énergiques visant à contenir la hausse frénétique du marché immobilier ont été ignorés en grande partie.
Quand le gouvernement agira-t-il pour mettre le logement en priorité?
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
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2021-06-11 11:42 [p.8278]
Monsieur le Président, le gouvernement s'est mis à agir dès son élection en 2015. La somme de 72 milliards de dollars consacrée au secteur du logement procure des solutions de location aux familles, afin de baisser leur loyer et de leur permettre d'épargner pour accéder au marché immobilier. Le programme d'incitatif à l'achat d'une première propriété a aidé plus de 10 000 Canadiens à faire cette acquisition.
Comme je l'ai dit, notre action pour mettre fin à l'itinérance chronique a procuré 4 770 logements au cours des six derniers mois, ce qui correspond presque exactement à ce que les conservateurs ont fait durant leurs deux dernières années au pouvoir. Nous y sommes parvenus tout en maintenant les subventions accordées aux coopératives, en construisant de nouveaux logements, en réparant des logements et en faisant en sorte que les fonds du programme Vers un chez-soi soient plus que doublés, pour atteindre maintenant un demi-milliard de dollars par année pour les trois prochaines années.
Le bilan du gouvernement est impeccable en ce qui concerne le logement. Les conservateurs manquent de leadership...
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PCC (ON)
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2021-06-11 11:43 [p.8278]
La députée d'Edmonton Strathcona a la parole.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2021-06-11 11:43 [p.8278]
Monsieur le Président, le mois dernier, les Edmontoniens ont pleuré la mort de trois hommes, qui sont décédés dans un parc, au centre-ville, en plein jour. Leur mort aurait été causée par une surdose. En 2020, il y a eu un nombre sans précédent de décès liés à la drogue en Alberta. Cette tendance effrayante se poursuit en 2021. En effet, la semaine dernière, les services médicaux d'urgence ont répondu à 55 appels liés à une surdose en à peine 48 heures.
Le Parti conservateur uni a fermé des centres d'injection supervisée et réduit les fonds prévus à cette fin. Par ailleurs, il a annoncé cette semaine qu'il lancera un projet pilote dans le cadre duquel des trousses contenant des vaporisateurs nasaux de naloxone seront distribuées. Selon les experts, ce projet pilote est une distraction superflue et ne sera pas suffisant pour contrer cette crise.
Le gouvernement fédéral teste, dans d'autres provinces, des projets pilotes d'approvisionnement sûr dans le cadre du Programme sur l'usage et les dépendances aux substances. Pourquoi ne le fait‑il pas aussi en Alberta?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, comme la députée d'en face, je suis consternée par le fait que certains traitent la toxicomanie comme un crime plutôt que comme une maladie. Depuis son élection en 2015, le gouvernement libéral a toujours considéré la toxicomanie comme un problème de santé.
Il a rétabli le volet axé sur la réduction des méfaits dans la Stratégie nationale antidrogue. Il s'est assuré que, partout au pays, les collectivités ont accès à des fonds pour la réduction des méfaits et d'autres options de traitement. Il continuera d'injecter des fonds, y compris dans le budget de 2021, dans des programmes communautaires grâce auxquels les toxicomanes reçoivent de l'espoir et sont traités avec dignité.
Voir le profil de Taylor Bachrach
NPD (BC)
Monsieur le Président, le Canada est le seul pays du G7 qui ne dispose pas d’un plan de reprise des voyages internationaux. Or, plus de 90 % des clients de certaines petites entreprises touristiques du Nord-Ouest de la Colombie‑Britannique viennent des États‑Unis.
Elles ont déjà perdu une saison touristique et elles sont nombreuses à avoir dû puiser dans leurs économies pour garder leurs employés. S’il y a une chance qu’elles puissent rouvrir durant une partie de la saison à venir, il leur faut du temps pour s’y préparer. Le gouvernement doit expliquer comment il planifie la levée des restrictions sur les voyages tout en protégeant la population.
La ministre peut-elle dire aux Canadiens quelles seront les restrictions pour les voyageurs entièrement vaccinés?
Voir le profil de Soraya Martinez Ferrada
Lib. (QC)
Voir le profil de Soraya Martinez Ferrada
2021-06-11 11:45 [p.8278]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question. Comme il le sait, la protection de la santé et de la sécurité des Canadiens va toujours être une priorité absolue pour vaincre cette pandémie.
Nous avons pris des mesures pour les voyageurs, y compris des tests avant et après l'arrivée. Nous avons pris une approche progressive, nécessaire pour ajuster les mesures au fur et à mesure que nous aurons des conseils fondés sur les conseils publics de la santé.
Nous travaillons en étroite collaboration avec les partenaires internationaux pour discuter d'une approche coordonnée en vue d'une reprise éventuelle des voyages, mais en toute sécurité.
Voir le profil de Salma Zahid
Lib. (ON)
Voir le profil de Salma Zahid
2021-06-11 11:45 [p.8278]
Monsieur le Président, dimanche dernier, la ville de London, en Ontario, a été la scène d’un atroce acte terroriste. Quatre vies ont été fauchées, perdues, et un enfant est encore à l’hôpital, pour la simple raison qu’une famille visiblement musulmane a décidé d’aller se promener et qu’un individu rempli de haine les a tués. De nombreux Canadiens musulmans vivent à nouveau dans la peur d’être les prochaines cibles, simplement à cause de leur religion. Cette situation est inacceptable.
La ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse pourrait-elle dire à la Chambre comment le gouvernement compte lutter contre l’islamophobie et créer un environnement plus...
Voir le profil de Bruce Stanton
PCC (ON)
Voir le profil de Bruce Stanton
2021-06-11 11:46 [p.8278]
La ministre a la parole.
Voir le profil de Bardish Chagger
Lib. (ON)
Voir le profil de Bardish Chagger
2021-06-11 11:46 [p.8278]
Monsieur le Président, nos pensées vont aux proches de la famille Afzall et à Fayez, qui est toujours hospitalisé. Le gouvernement sait qu'il faut lutter contre l'islamophobie. C'est ce que nous faisons au moyen de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme; nous ajoutons les groupes de suprémacistes blancs à la liste des organisations terroristes, nous augmentons le financement pour protéger les lieux de culte et les espaces communautaires.
Il faut en faire plus, et c'est la raison pour laquelle nous organiserons un sommet national sur la lutte contre toutes les formes de haine, en plus d'un sommet national sur la lutte contre l'islamophobie, comme le demande la vaillante députée de Scarborough‑Centre.
Nous allons continuer de travailler avec nos partenaires pour éliminer toute forme de haine au Canada et créer un pays plus sûr et plus inclusif pour tous.
Voir le profil de Stephanie Kusie
PCC (AB)
Voir le profil de Stephanie Kusie
2021-06-11 11:47 [p.8279]
Monsieur le Président, Nav Canada a versé 7 millions de dollars de primes après avoir mis à pied 700 travailleurs et augmenté de 30 % les frais que doivent payer les transporteurs aériens. Les fonds d'urgence devaient servir à protéger les emplois, pas à verser des primes aux dirigeants.
La ministre va-t-elle prendre la défense des travailleurs du secteur aérien au Canada et exiger que les primes soient remboursées?
Voir le profil de Sean Fraser
Lib. (NS)
Voir le profil de Sean Fraser
2021-06-11 11:48 [p.8279]
Monsieur le Président, il est carrément inacceptable que des entreprises versent des primes à leurs dirigeants aisés lorsqu'ils reçoivent des fonds publics destinés aux travailleurs. Je suis heureux d'informer la députée que nous avons conçu le programme de façon à contrer précisément cette tendance.
Tout particulièrement, je souligne que les entreprises doivent démontrer, pour toucher la Subvention salariale d'urgence du Canada, que chaque cent sera réellement versé à leurs travailleurs. De plus, dans le cadre du budget de 2021, nous avons adopté une nouvelle règle selon laquelle, à partir de maintenant, toute entreprise qui augmente la rémunération de ses cadres au-delà des niveaux qui avaient cours avant la pandémie devra rembourser les fonds reçus au titre du programme de subvention salariale. Ces prestations sont destinées aux travailleurs, et ce sont eux qui devraient en bénéficier.
Voir le profil de Bernard Généreux
PCC (QC)
Monsieur le Président, les compagnies aériennes régionales sont durement touchées par la pandémie de la COVID‑19.
Comme si cela n'allait pas assez mal, pour comble d'insulte, Transports Canada demande à Aviation MH, à Rivière‑du‑Loup, dans ma circonscription, de payer une somme de 544 $ pour un simple changement d'adresse postale.
Est-ce que le ministre des Transports trouve acceptable que son ministère se comporte en Picsou avec une entreprise durement touchée pour réimprimer un certificat qui ne coûterait pratiquement rien à produire?
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