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Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Nous reprenons le débat. Il reste six minutes et demie au député pour terminer son discours.
Voir le profil de Sébastien Lemire
BQ (QC)
Madame la Présidente, j'en étais rendu à dire que les faits démontrent que les Québécois ne peuvent pas compter sur le gouvernement fédéral pour lutter contre les paradis fiscaux. Il n'y a toujours rien dans le budget de 2021 pour y mettre fin.
Malheureusement, il y a des dispositions au sein du projet de loi C‑30 pour faciliter davantage l'utilisation des paradis fiscaux. Le gouvernement fédéral se fait donc toujours complice des stratagèmes d'évitement fiscal, qui font que le Canada fait partie du problème et non de la solution concernant la lutte aux paradis fiscaux.
Dans le budget de 2021, celui qui sert de tremplin pour la relance économique de l'après-COVID‑19, le gouvernement fédéral n'offre que très peu, pour ne pas dire rien, pour aider les petites entreprises agricoles à avoir un meilleur accès au crédit. Cette inaccessibilité au crédit fut l'un des problèmes les plus sérieux que les entrepreneurs agricoles ont vécu durant la crise sanitaire. C'est inadmissible.
De toute évidence, l'agriculture n'est pas une priorité pour le gouvernement libéral. Pour le Québec, c'en est une, et cela fait partie intégrante de notre culture. Le gouvernement libéral a longtemps rejeté le projet de loi pour faire mieux protéger la gestion de l'offre, qui est essentielle à la survie du modèle agricole. Pourtant, la protection de la gestion de l'offre a toujours eu un appui très large dans le secteur agricole québécois. Elle est même saluée par les agriculteurs des autres provinces, y compris aux États‑Unis, ce qui n'est pas peu dire.
Or, comment expliquer que, encore récemment, le gouvernement libéral a tout fait pour empêcher l'adoption du projet de loi C‑216 en comité parlementaire? Il a été adopté depuis, et nous espérons pouvoir profiter des éléments accélérateurs qui s'en viennent dans les prochains jours pour inclure ce projet de loi. Le milieu agricole québécois nous regarde.
Le Bloc québécois prétend que trop souvent les démarches parlementaires et les débats sont trop longs, que rien ne bouge assez rapidement et qu'on parle pour ne rien dire. Depuis nombre d'années, et encore cette semaine, les députés ont largement parlé de la problématique du logement sous différents angles, ici à la Chambre des communes.
Pourtant, l'accès au logement est encore aujourd'hui un besoin criant chez nous, en Abitibi—Témiscamingue, comme dans plusieurs autres régions du Québec, encore plus dans un contexte où les communautés travaillent d'arrache-pied afin d'attirer des travailleurs dans les régions.
Qu'en est-il des solutions qu'offre le gouvernement fédéral à cette problématique? Il n'y a rien. Le fédéral n'en propose pas. J'aimerais d'ailleurs souligner une initiative de chez nous, celle de la Fondation Martin‑Bradley. On a fait un radiothon, et 301 000 $ ont été amassés, notamment pour la construction de logements pour des gens qui sont en difficulté, notamment des gens qui vivent des problèmes de santé mentale.
La Fondation Martin‑Bradley s'est mobilisée, et je pense notamment à Ghislain Beaulieu et à Jean‑Yves Moreau et son fils Jean‑François qui ont pu mettre en place une collecte de fonds auprès des entrepreneurs et des gens d'affaires de la région. Le somme de 301 000 $ est un montant énorme, et j'aimerais les saluer. Cela va notamment permettre de financer des projets, comme des travailleurs de rang en Abitibi—Témiscamingue dans le milieu agricole; il est essentiel d'apporter du soutien psychologique de ce côté. Je dois encore une fois le dire: tout cela vient du fait que le budget fédéral n'y répond pas.
En plus d'avoir tardé, les transferts légitimes des sommes au Québec pour encourager les initiatives de construction de logements sont largement insuffisants. Le manque de construction a un impact direct sur le développement économique et social de nos régions et du Québec dans son ensemble.
Il est nécessaire, en respect des compétences propres au Québec, de transférer des montants plus substantiels et adaptés au contexte actuel, qui comporte une augmentation importante des coûts des matériaux et de la main d'œuvre. Par ailleurs, des incitatifs fiscaux aux promoteurs représenteraient une manière de palier et de stimuler les initiatives en infrastructure qui sont prometteuses pour la relance en laissant des acquis au sein de nos communautés; sans oublier des projets de logements issus du milieu qui représenteraient une avenue durable à ce problème.
Enfin, pourquoi ne pas prévoir un financement sans condition par le fédéral d'un fonds pour les régions, administré par Québec et les gens du milieu, qui permettrait de mettre de l'avant et d'encourager des projets en développement selon les propriétés et les priorités particulières arrimées à des besoins particuliers? Plus que jamais, la pénurie de la main d'œuvre est un frein à la relance économique de la région de l'Abitibi—Témiscamingue. Plus que jamais, le fédéral doit être en mode solution parce qu'en ce moment, nous nous sentons abandonnés.
Je pense que le statut particulier d'une région comme l'Abitibi—Témiscamingue, qui a une frontière limitrophe avec l'Ontario, fait qu'on se retrouve dans un certain contexte. Des gens de chez nous partent vers la circonscription de la députée d'Algoma—Manitoulin—Kapuskasing, parce que les cas d'immigration sont traités en 12 mois en Ontario tandis que dans ma circonscription, cela peut prendre jusqu'à 27, voire 30 mois dans certains cas. C'est une aberration.
En Abitibi—Témiscamingue, comme je disais, la pénurie de logements rime aussi avec la pénurie de main-d'œuvre, d'où l'importance de stimuler la construction de logements. Comment attirer et maintenir des travailleurs qualifiés sur le territoire de l'Abitibi—Témiscamingue quand le travailleur est incapable de trouver un toit pour sa famille? Le fédéral doit agir rapidement.
Le projet de loi C‑30 s'attaque aussi une fois de plus au Québec et à son autorité des marchés financiers. Cela est inacceptable.
Comment fermer les yeux devant une volonté de centralisation du gouvernement fédéral des plus grossières des dernières années, celle de fédéraliser le secteur des finances en encadrant les domaines de l'assurance, des valeurs mobilières, des instruments dérivés, des institutions de dépôt, à l'exception des banques et de la distribution de produits et services financiers?
L'objectif de ce régime canadien des valeurs mobilières est un autre exemple de la centralisation des marchés financiers effectuée par le gouvernement fédéral, qui veut faire de Toronto une autorité unique pancanadienne qui irait à l'encontre du développement économique de toutes les provinces. Ce n'est pas qu'un conflit de compétence ou une chicane fédérale et provinciale, c'est un conflit entre Bay Street et le Québec.
J'aimerais rappeler que le Bloc québécois et le Québec s'y opposent fermement. À quatre reprises, l'Assemblée nationale du Québec a été unanime pour demander au fédéral d'y renoncer. Ce n'est pas exagéré de dire que tout le monde est contre, au Québec. Rarement a‑t‑on vu des milieux d'affaires du Québec se mobiliser d'une seule voix pour s'opposer à cette très mauvaise idée du gouvernement fédéral, qui veut faire plaisir à Bay Street.
Que le gouvernement et Bay Street en prennent bonne note: la création de cette autorité unique pancanadienne en matière de valeurs mobilières retrouvera toujours sur son chemin le Bloc québécois.
Une autorité des marchés financiers est essentielle au développement du Québec. Il s'agit donc de rien de moins qu'une attaque contre le maintien de nos sièges sociaux. La préservation des piliers économiques distincts du Québec est essentielle à notre développement. Nous ne laisserons pas le fédéral agir en ce sens.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam Vaughan
2021-06-18 10:10 [p.8756]
Madame la Présidente, il est toujours bon d'entendre des députés parler de logement. Toutefois, il convient de mentionner que le logement est l'un des domaines pour lequel le Québec a demandé la compétence exclusive et l'a obtenue.
Si la circonscription du député ne reçoit pas suffisamment de fonds, pourquoi se plaint-il à Ottawa? Nous avons remis au gouvernement du Québec sa part entière des fonds que nous avons investis dans le logement. Il appartient à lui de répartir ces fonds. C'est lui qui établit les priorités. C'est lui qui choisit les projets qui seront financés. C'est lui qui effectue les investissements.
Je suis conscient que le Bloc québécois est ici pour contrarier le gouvernement fédéral plutôt que pour coopérer et collaborer avec nous, mais si le député d'en face veut créer des unités de logement dans sa région, il doit se rendre à Québec pour obtenir les fonds nécessaires, car c'est là que nous les envoyons, à la demande de partis comme le Bloc québécois.
Voir le profil de Sébastien Lemire
BQ (QC)
Madame la Présidente, on peut voir de façon claire que le secrétaire parlementaire n'a pas écouté le début de mon discours. Je l'excuse un peu, puisque cela a eu lieu à 0 h 48 il y a deux jours.
Je dirais que l'un des problèmes est que ces ententes ont pris trois ans avant d'être mises en place. Il y a vraiment eu du taponnage de la part du gouvernement fédéral concernant le transfert des sommes à Québec. Pourquoi cela s'est‑il fait rapidement dans d'autres provinces, mais pas au Québec?
De plus, en Abitibi—Témiscamingue, on constate que, au moment où cette construction de logements peut commencer, il y a une explosion des coûts et ces montants deviennent largement insuffisants. Je comprends que le gouvernement n'a pas prévu la COVID‑19, mais il a une responsabilité d'agir en ce qui concerne le logement.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Voir le profil de Matthew Green
2021-06-18 10:11 [p.8756]
Madame la Présidente, la pandémie a mis en lumière de nombreuses lacunes dans notre système de santé, notamment en ce qui a trait à l'approvisionnement en vaccins et à la qualité des soins dans les établissements de soins de longue durée. Nos travailleurs de la santé et nos aînés subissent les conséquences directes d'années de compressions effectuées par une succession de gouvernements libéraux et conservateurs. Pourtant, le budget annoncé ne prévoit aucune augmentation des transferts en santé.
Le député pourrait-il nous parler du fait que le sous-financement de la santé aggrave la pandémie?
Voir le profil de Sébastien Lemire
BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Hamilton‑Centre de son excellente question.
C'est effectivement le gros drame et c'est pour cela que le Bloc québécois a voté contre le budget. Nous sommes dans un contexte de pandémie et le gouvernement fédéral a la responsabilité de respecter les ententes qu'il a prises, historiquement.
Normalement, les coûts de dépenses en santé devraient être partagés 50‑50. Or, on est à peine à 20 %. La demande unanime des provinces et de l'Assemblée nationale est d'augmenter ce pourcentage à 35 %.
Quand on voit le gouvernement fédéral accumuler une dette de plus de 1 000 milliards de dollars, l'argent devient quelque chose de très relatif. Cela me préoccupe et je pense qu'une des réponses aurait effectivement été de donner à ceux qui gèrent la pandémie les moyens nécessaires de répondre à leurs ambitions, et non de chercher à imposer des normes nationales, comme dans les CHSLD.
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
Voir le profil de Andréanne Larouche
2021-06-18 10:13 [p.8757]
Madame la Présidente, c'est drôle. Le premier interlocuteur a posé une question sur le logement et a dit que le fédéral avait suffisamment investi, tandis que le second a parlé des transferts en santé.
Je viens d'avoir une discussion avec la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants au Québec, Marguerite Blais. Elle m'a parlé de deux choses.
Premièrement, elle m'a parlé du fait que le fédéral ne voulait pas augmenter les transferts jusqu'à 35 %, alors que c'est la demande principale du Québec pour aider notamment notre système de santé. Deuxièmement, elle m'a parlé de logement, que ce soit pour aider les travailleurs de chez nous, dans la circonscription de Shefford, qui ont de la misère à se loger, et ce, afin d'aider les entreprises, ou que ce soit pour aider les aînés qui ont besoin de logements abordables et sûrs.
Il faut davantage d'investissements, car il n'y en a pas suffisamment. De plus, les choses traînent trop longtemps en ce qui concerne les ententes.
J'aimerais entendre les commentaires de mon collègue à ce sujet.
Voir le profil de Sébastien Lemire
BQ (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais saluer l'engagement de la députée de Shefford sur toute la question des aînés. Un des grands absents de ce budget est l'aide aux aînés de 65 à 74 ans. En fait, il est fascinant que le gouvernement veuille créer deux classes d'aînés, ce que je ne m'explique pas.
Comment fait-on pour déterminer que les besoins des aînés de 65 à 74 ans ne sont pas les mêmes que ceux des personnes de 75 ans et plus? Je pense ici à l'aide aux médicaments, à l'aide au loyer, ou encore à l'augmentation des coûts d'Internet et d'électricité. La dignité n'attend pas 75 ans, sauf pour ce gouvernement.
Le logement est une priorité absolue dans les communautés autochtones, ainsi que dans nos villes et nos villages. C'est une question de dignité et un levier de développement économique. Le logement est également essentiel à la santé psychologique et mentale de chaque individu. On doit être capable de donner un toit décent à tout le monde au Canada et cela devrait être la priorité du gouvernement actuel et des prochains gouvernements pour les années à venir.
Voir le profil de Robert Morrissey
Lib. (PE)
Voir le profil de Robert Morrissey
2021-06-18 10:15 [p.8757]
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre part au débat sur le budget, plus particulièrement sur le projet de loi C‑30.
Je veux commencer par souligner les forces de ma circonscription et sa capacité à s'adapter au changement. Dans Egmont, les gens s'entraident. D'abord, on respecte beaucoup la famille. Dans une communauté tissée serrée, les résidants sont très conscients des réussites et des défis de leurs voisins. Aussi, il est convenu que chaque personne a son rôle à jouer. Ensemble, ces personnes, ces familles et ces communautés forment une force incroyable. C'est pourquoi Egmont s'en est plutôt bien tirée durant la pandémie, étant donné que chacun reconnaît le sens de la responsabilité collective.
Les gens ont travaillé fort pour assurer la sécurité de la collectivité et, pendant ce temps, nous nous sommes employés à bâtir l'une des circonscriptions les plus vertes du pays, avec une économie florissante fondée sur la pêche, l'agriculture, des services de grande qualité et un secteur aérospatial qui réussit très bien. En fait, la ville de Summerside a été récemment reconnue par un magazine national comme un leader dans le domaine de l'énergie verte. Elle a consacré beaucoup d'effort à l'énergie éolienne et à l'énergie solaire avec un réseau intelligent, à des piles de lithium industrielles et à l'installation de bornes de recharge pour voitures électriques, dont le nombre est le plus élevé par habitant au pays. Ce ne sont là que quelques-unes des initiatives en matière d'énergie verte lancées par la ville. Je suis ravi de faire partie d'un gouvernement qui a soutenu la ville dans ses projets visant des solutions et des innovations de pointe en matière d'énergie verte. Nous avons continué à miser sur ces investissements dans les infrastructures au cours des dernières années.
Summerside n'est qu'un seul exemple que j'utilise pour montrer que toute la circonscription d'Egmont est un chef de file dans le domaine de l'énergie verte. Nous avons été l'une des premières régions à adopter l'énergie éolienne. En fait, l'Institut de l'énergie éolienne du Canada est situé dans la circonscription d'Egmont. Cela nous a permis de bâtir des infrastructures vertes prospères, ici, dans ma circonscription.
Summerside est l'une des nombreuses collectivités qui font partie de la circonscription d'Egmont. Je pourrais citer dans chacune d'entre elles les améliorations que le gouvernement a appuyées, une collectivité à la fois, à l'aide d'une foule d'initiatives d'infrastructure qui ont permis de bâtir des communautés plus fortes dans l'ensemble de la circonscription, y compris dans les régions rurales.
Nous sommes également restés sur la voie du succès durant cette période difficile grâce à des efforts soutenus et à la diligence, ainsi qu'à un sentiment d'optimisme constant à l'idée que ces qualités peuvent transcender toute difficulté qui se présente. Je suis fier de faire partie d'un gouvernement qui reconnaît et qui célèbre le soutien concret qu'il offre aux gens. Je dis cela parce que je crois que le gouvernement comprend que ce soutien est le fondement d'une communauté forte. Pour avoir parlé aux habitants de ma circonscription, je sais que leur niveau de confiance a monté en flèche au cours de la dernière année parce qu'ils savent que le gouvernement libéral défend les intérêts d'Egmont. Pourquoi en suis-je si convaincu? Examinons seulement quelques priorités.
Les programmes pour les étudiants sont une priorité. En 2021, le gouvernement s'est engagé à verser un financement sans précédent au programme Emplois d'été Canada, dont dépendent les étudiants pour trouver un travail durant l'été. Le gouvernement continue de prolonger la dispense d'intérêts sur les prêts étudiants pendant la pandémie. Il offre une aide au remboursement plus généreuse pour les prêts étudiants et il prévoit doubler les bourses d'études canadiennes. Ce ne sont là que quelques-unes des mesures prévues dans le budget.
Le gouvernement propose de prolonger les prestations de maladie. Lorsque le budget sera adopté, il s'agira d'une initiative importante. Au cours des dernières années, nous avons souvent entendu dire, surtout au comité des ressources humaines de la Chambre des communes, que la durée actuelle des prestations de maladie est insuffisante. Je suis heureux que le gouvernement reconnaisse ce problème.
Nous avons aussi toute une gamme de mesures de soutien aux entreprises qui étaient nécessaires pour aider les entreprises à traverser cette pandémie historique. On nous répète constamment à la Chambre que nous devons continuer à offrir plus de soutien aux entreprises alors que nous commençons à sortir de la pandémie.
Le gouvernement s'engage aussi à améliorer les possibilités d'éducation pour tous.
Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, je suis fier de faire partie d'un gouvernement qui est actif et intelligent, qui protège les Canadiens et qui comprend les problèmes réels que chacun de nous doit affronter. Ce système de valeurs s'apparente beaucoup à celui auquel souscrivent si affectueusement les conservateurs.
Trop souvent, nous avons entendu nos collègues de l'opposition descendre en flammes l'aide aux particuliers en affirmant que le soi-disant « libre marché » est la solution idéale pour assurer notre bien-être. Une telle approche aurait eu des répercussions catastrophiques dans Egmont. En plus des profondes et vives inquiétudes entraînées par la pandémie, les gens auraient eu des difficultés supplémentaires à payer les factures, à se nourrir et à se loger.
Je crois en un gouvernement qui est là pour soutenir les gens en période difficile. Si ce n'est pas le rôle du gouvernement, que peut-il bien être? Durant une période difficile, nous ne devrions pas nous contenter de regarder les colonnes de chiffres et nous ne devrions pas balayer les besoins légitimes des Canadiens du revers de la main. Nous devrions plutôt intervenir de façon efficace et fiable afin d'assurer à la population que le gouvernement est là pour éviter la catastrophe et guider les Canadiens dans ces moments difficiles.
Cela dit, j'estime qu'il y a une responsabilité publique qui nécessite une plus grande attention. J'ai toujours pensé que les aînés qui reçoivent le Supplément de revenu garanti ont besoin d'un soutien accru. Je parle des aînés les plus vulnérables financièrement. Après avoir travaillé toute leur vie, ils méritent d'avoir moins d'inquiétudes et plus de confort. Par conséquent, je suis convaincu qu'il faut augmenter les prestations du Supplément de revenu garanti, et je continuerai à soulever cette question.
J'espère vraiment que le gouvernement fera très bientôt ce qu'il faut pour adapter ces mesures d'aide, et ce, pour deux raisons: d'abord, parce que nous avons les moyens, en tant que pays, d'offrir cette aide supplémentaire, et ensuite, parce qu'être une personne âgée dans un monde en mutation pose beaucoup de difficultés, que nous devons prendre en compte — c'est très important. Je continuerai d'évoquer ce dossier en espérant que le gouvernement modifiera son plan et qu'il décidera d'une approche meilleure pour l'ensemble de la collectivité et qui aidera les personnes de manière beaucoup plus ciblée.
Pour conclure, je voudrais féliciter le gouvernement. J'attribue, en effet, à ce budget une note bien supérieure à 90 %, ce qui est incontestablement une très bonne note. Je suis fier de ma circonscription et des efforts que ses habitants ont déployés pendant une année difficile. Grâce au soutien constant d'un gouvernement actif et fiable, la circonscription d'Egmont sortira de cette crise plus forte que jamais.
Comme je n'ai cessé de le dire dans mes commentaires, je suis heureux de faire partie d'un gouvernement qui défend les intérêts des Canadiens, des insulaires et des habitants de ma circonscription, Egmont. Je suis très fier de participer au processus décisionnel visant à soutenir ces programmes si bénéfiques aux Canadiens, aux entreprises canadiennes, aux organismes sans but lucratif ainsi qu'aux municipalités et aux infrastructures qui ont eu besoin d'une aide considérable pendant cette période sans précédent pour l'économie à cause de la pandémie de COVID‑19.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Voir le profil de Christine Normandin
2021-06-18 10:23 [p.8758]
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours. J'aimerais entendre ses commentaires sur la création des deux classes d'aînés et, si possible, de façon détaillée.
Cette mesure aurait coûté environ 4 milliards de dollars si on avait inclus les personnes âgées de 65 ans à 75 ans. Une fois l'impôt payé, cela nous mène à un peu plus de 2 milliards de dollars.
Comme il ne s'agit pas d'argent qui disparaîtrait pour se retrouver dans les paradis fiscaux, mais d'argent qui serait réinvesti dans l'économie, le coût final est donc assez peu élevé. N'aurait-ce pas été, même sur le plan économique, une bonne mesure pour la relance économique en plus de ne laisser aucun aîné pour compte?
Voir le profil de Robert Morrissey
Lib. (PE)
Voir le profil de Robert Morrissey
2021-06-18 10:24 [p.8758]
Madame la Présidente, il y a des raisons valables d'augmenter la Sécurité de la vieillesse pour les personnes de plus de 75 ans. Ces raisons sont bien documentées, mais je voudrais attirer l'attention de la députée sur le bilan du gouvernement. Une des premières mesures que nous avons mise en œuvre après notre élection, en 2015, a été d'augmenter le Supplément de revenu garanti pour l'ensemble des aînés. En même temps, il faut se rappeler qu'une politique des conservateurs et une décision de ces derniers avaient supprimé la pension de vieillesse et le Supplément de revenu garanti pour les aînés de 65 à 67 ans. Cela avait eu pour effet d'enlever au-delà de 18 000 $ des poches des aînés. Oui, il reste du travail à faire, mais les initiatives entreprises par le gouvernement montrent aux aînés que nous comprenons les problèmes qu'ils vivent et que nous voulons travailler avec eux à améliorer leur situation financière.
Voir le profil de Damien Kurek
PCC (AB)
Voir le profil de Damien Kurek
2021-06-18 10:25 [p.8758]
Madame la Présidente, je trouve intéressant d'entendre les libéraux faire des contorsions mentales pour essayer de défendre certaines de leurs politiques et de se distancier des décisions prises dans le passé. C'est vraiment une discussion rhétorique fascinante.
Ma question pour le député est bien simple. Le projet de loi C‑30 prévoit des changements à la Loi électorale qui découlent d'une décision des tribunaux. Je parle de rendre illégal le fait d'induire volontairement en erreur la population pendant une campagne électorale. Il n'en a pas beaucoup été question pendant le débat sur ce projet de loi, parce qu'il s'agit en quelque sorte d'un projet de loi omnibus — une chose que les libéraux avaient pourtant promis de ne pas faire —, mais cette mesure se trouve dans le projet de loi. J'aimerais que le député nous parle de cette mesure prévue dans le projet de loi C‑30.
Voir le profil de Robert Morrissey
Lib. (PE)
Voir le profil de Robert Morrissey
2021-06-18 10:26 [p.8759]
Madame la Présidente, je comprends la question de mon collègue et, étant donné que j'ai entendu de nombreux débats et discours à la Chambre des communes depuis 2015, je suis souvent consterné quand l'opposition officielle, soit le Parti conservateur, critique vertement le gouvernement sur le dossier important du secteur de l'énergie des provinces de l'Ouest, d'où vient le député. J'en arrive souvent à la conclusion que tous les députés de l'Ouest canadien qui faisaient partie du gouvernement conservateur précédent devraient présenter des excuses aux habitants des provinces des Prairies pour ne pas avoir pris de mesures afin de permettre à l'industrie pétrolière de cette région d'acheminer ses produits vers les marchés étrangers. Sous le gouvernement conservateur précédent, aucun pipeline n'a été approuvé parce que le processus en place comportait tellement de lacunes qu'il était constamment contesté.
L'une des premières initiatives du gouvernement actuel a été de reconnaître qu'il fallait mettre en place un processus qui répondait aux besoins des communautés des Premières Nations et des groupes environnementaux pour approuver des pipelines satisfaisant aux critères de protection de l'environnement et qui mobilisait les communautés des Premières Nations, et c'est ce qu'a fait le gouvernement. Ce fut une réalisation importante, qui...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je souhaite laisser la chance à une autre personne de poser une brève question.
Le député de Courtenay—Alberni a la parole.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Voir le profil de Gord Johns
2021-06-18 10:27 [p.8759]
Madame la Présidente, je veux remercier mon collègue d’avoir évoqué l’importance d’accroître les investissements pour les personnes âgées; ce qui est plus que nécessaire.
En tant que porte-parole pour les petites entreprises et le secteur touristique, j’aimerais parler des petites entreprises, qui ont clairement demandé une prolongation de la subvention salariale et de l’aide au loyer jusqu’au printemps prochain, en particulier pour celles qui dépendent du tourisme. De nombreuses petites entreprises répondent aux besoins des touristes internationaux, et nous savons qu’il n’y en aura pas cette année.
Mon collègue convient-il qu’il faudrait prolonger ces programmes pour s’assurer que ces entreprises puissent survivre jusqu’à l’an prochain, étant donné que les frontières ne rouvriront pas de sitôt?
Voir le profil de Robert Morrissey
Lib. (PE)
Voir le profil de Robert Morrissey
2021-06-18 10:28 [p.8759]
Madame la Présidente, c’est une question pertinente.
Je répondrais simplement à mon collègue en reprenant les paroles du premier ministre, qui a dit très clairement que nous soutiendrons les Canadiens et nos entreprises aussi longtemps qu’il le faudra, jusqu’à ce que nous sortions de cette pandémie.
Voir le profil de Matt Jeneroux
PCC (AB)
Voir le profil de Matt Jeneroux
2021-06-18 10:29 [p.8759]
Madame la Présidente, je suis heureux d’être ici et d’avoir l’occasion de prendre la parole pendant sans doute l’une des dernières journées de séance de la 43e législature. J’ai donc encore une formidable occasion de représenter ma circonscription, Edmonton Riverbend, et je compte bien participer à des discussions importantes au cours de la campagne électorale qui s’annonce.
Je vais maintenant passer à la question dont nous sommes saisis, soit le budget, dont un aspect que j'estime important n’a pas reçu beaucoup d’attention dans cette Chambre. Je veux parler du secteur de l’aérospatiale. Cette industrie compte parmi celles qui ont été les plus durement touchées par la pandémie, mais je trouve que le budget ne consacre pas suffisamment de crédits à la relance de ce secteur. Plus particulièrement, on a très peu parlé de l’industrie aérospatiale du Canada et des plans à long terme du gouvernement.
L’industrie aérospatiale du Canada fait travailler environ 21 000 personnes à l'échelle du pays. Ce secteur est composé de petites entreprises, de sociétés multinationales, d’organisations à but non lucratif, de centres de recherche et, bien sûr, d’universités, qui sont répartis dans tout le pays. Les organisations spatiales canadiennes sont réputées à l’étranger pour leur excellence scientifique et leurs technologies de pointe, comme la robotique spatiale, les télescopes optiques, les communications par satellites, l’observation de la Terre et la surveillance spatiale, et pour leurs nombreuses contributions à des missions de coopération scientifique internationales au cours des cinq dernières décennies.
Il me paraît évident que l’industrie spatiale canadienne peut contribuer à renforcer le leadership du Canada dans la recherche spatiale de pointe. En ouvrant de nouveaux horizons et en adoptant une approche équilibrée, nous avons la capacité d’exploiter pleinement les avantages économiques, sociaux, scientifiques et stratégiques que le Canada peut tirer de son rôle de chef de file dans l’exploration, la recherche et la commercialisation de l’espace.
Le gouvernement n’a malheureusement pas profité du présent budget pour donner aux acteurs de l’aérospatiale canadienne des objectifs clairs et des possibilités de contribuer de façon plus proactive au développement du programme spatial canadien. Si le Canada veut rester compétitif dans l’espace, il doit adopter une stratégie aérospatiale globale assortie d’un plan clair pour l'avenir. Tous les autres pays qui ont une industrie aérospatiale ont adopté une stratégie nationale pour positionner leurs industries dans leur plan de relance et de croissance, et pour se tailler une part du marché émergent des technologies spatiales vertes, lequel représente plusieurs billions de dollars. Le Canada doit être fier de son industrie aérospatiale, la stimuler et en planifier l’avenir. Malheureusement, le budget ne prévoit rien à ce chapitre.
Je représente une circonscription de l’Alberta, province qui a connu d’importants bouleversements au cours des dernières années. Le prix du pétrole a chuté et des milliers de personnes se sont retrouvées sans travail. Tous les jours j’entends parler de familles qui ont du mal à joindre les deux bouts. Le présent budget, qui, je le rappelle à mes collègues, est le premier en deux ans, ne prévoit absolument rien pour remédier à ces problèmes et pour planifier l'avenir à long terme de ma province.
Nous savons que la transition vers une économie verte est une nécessité pour la planète, et à cet égard, l’Alberta peut jouer un rôle important. Plus de 17 000 Albertains travaillent déjà pour des sociétés énergétiques qui se sont engagées à être carboneutres d’ici à 2050. Mais le budget ne prévoit aucune vision à long terme pour l’Alberta.
L’aliénation de l’Ouest est très réelle. Les Albertains se voient comme les parents pauvres de la Confédération, et ils parlent de plus en plus souvent de se séparer. Le mécontentement à l’égard d’Ottawa est très réel, et le présent budget aurait été l’occasion, pour le gouvernement fédéral, de se racheter et de montrer aux Albertains qu’ils sont indispensables au maintien d’un Canada fort. Mais malheureusement, cela n’a pas été le cas.
Ceux de mes collègues qui représentent une circonscription de l’Alberta ont travaillé très fort au cours des dernières années, et je suis fier que mon parti ait publié un plan de relance économique, qu’il ait défendu les travailleurs du secteur canadien de l’énergie et qu’il ait présenté plusieurs projets de loi d’initiative parlementaire pour venir en aide aux Albertains et à l'ensemble des Canadiens. Nous savons tous que la force de l’Alberta fait la force du Canada, et nous allons continuer de défendre les intérêts de notre province afin qu’elle soit traitée de façon équitable par le gouvernement canadien.
Avec votre permission, j’aimerais, pendant quelques minutes, vous faire part des réflexions suiantes.
En 2017, j’étais membre d’un caucus qui a voté en majorité contre la Motion M-103 quand elle a été présentée à la Chambre. Même s’il était nuancé, c’était un vote d’opposition à la reconnaissance de l’islamophobie. J’avais tort et je présente aujourd’hui mes excuses. Je voudrais que, non seulement la communauté musulmane mais aussi toutes les communautés d’Edmonton, de l’Alberta et du Canada m’entendent quand je dis que oui, l’islamophobie existe. Elle existe dans nos collectivités, comme on l’a vu cette semaine à la mosquée Baitul Hadi, à Edmonton.
Depuis 2017, un grand nombre de personnes à qui j’ai parlé m’ont aidé à comprendre ce que ce vote signifiait pour leur communauté, notamment le sentiment d’exclusion qu’il contribuait à perpétuer. Il est indéniable que nos paroles et nos actions dans cette Chambre ont une incidence sur l'ensemble de la société. Loin de moi l’idée d’en tirer de la gloriole, mais je tiens à dire ici, dans l’édifice le plus important de notre pays, que je reconnais que l’islamophobie existe au Canada. L’attentat qui s’est produit à London est une attaque contre la communauté musulmane et contre les valeurs canadiennes.
Je veux que mes enfants entendent ce que je vais dire: quelles que soient les difficultés, ils vont avoir la possibilité de grandir et de s’épanouir. Je voulais prendre le temps de le dire, non seulement à mes propres enfants, mais à tous les enfants du Canada. Je veux qu’ils voient que les députés de tous les partis politiques condamnent tous ensemble ces actes, parce que nous appartenons tous au même pays et qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Je vais conclure en disant quelques mots sur un événement qui a bouleversé pratiquement tous les aspects de notre vie quotidienne. Les Canadiens ont subi de plein fouet les ravages économiques causés par la pandémie. Les dons aux organismes caritatifs ont chuté, et les Canadiens ont vu leurs revenus diminuer. Les organismes caritatifs jouent un rôle crucial dans la vie quotidienne des Canadiens.
Les organismes caritatifs dans le domaine de la santé viennent en aide à des gens atteints de diverses maladies, et ils le font en se fondant sur des recherches et des études cliniques. Or, la pandémie a compromis un grand nombre de programmes de recherche. Les travaux de recherche qui sont normalement financés par des dons à des organismes caritatifs risquent d’être interrompus, ce qui pourrait empêcher de faire des découvertes scientifiques importantes susceptibles d’améliorer considérablement la vie des Canadiens. Il faut absolument continuer de faire des dons à ces organismes caritatifs.
Je me réjouis que le budget s’attaque aux problèmes causés par la COVID‑19, mais nous devons agir très rapidement. Le budget propose de mener des consultations publiques avec les organismes caritatifs au cours des prochains mois. Toutefois, les conditions d’admissibilité n’ont pas encore été annoncées et les consultations viennent à peine de commencer, alors que de nombreux organismes caritatifs, de toutes tailles, réclament depuis le début de la pandémie des aides supplémentaires au gouvernement fédéral.
Il n’est pas sûr que les grands organismes caritatifs nationaux seront admissibles à ce fonds de relance. Les 400 millions de dollars qui y ont été affectés ne suffiront certainement pas à relancer le secteur caritatif. Le gouvernement doit nous présenter des critères d’admissibilité et un échéancier précis. Les organismes caritatifs et les Canadiens auxquels ils viennent en aide ont besoin d’argent maintenant.
J’ai eu l’honneur de travailler en étroite collaboration avec un certain nombre d’organismes caritatifs sanitaires au cours des derniers mois, et je peux témoigner personnellement de l’excellent travail qu’ils font dans nos collectivités et partout au Canada. Ce serait une catastrophe de devoir renoncer aux services inestimables qu’ils rendent et de ne plus avoir accès à des financements susceptibles de conduire à des avancées médicales importantes.
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Lib. (ON)
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2021-06-18 10:36 [p.8760]
Madame la Présidente, j’ai écouté attentivement le député, et j’ai été très ému par ce qu’il a dit au sujet de la motion no 103 sur l’islamophobie et sur le fait qu’il reconnaît aujourd’hui que c’est un phénomène très réel et que nous devons le combattre.
Je tiens à le remercier d’avoir reconnu qu’il s’était trompé. Nous pouvons tous tirer des leçons de l’intervention du député, à commencer par moi. Il est très facile, parfois, de se laisser emporter par la partisanerie, je suis bien placé pour le savoir, mais le député a fait la preuve qu’il était possible de tirer des leçons de son expérience, et j’espère que cette auguste enceinte ne s’en portera que mieux.
Voir le profil de Matt Jeneroux
PCC (AB)
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2021-06-18 10:38 [p.8760]
Madame la Présidente, j’ai dit ce que j’avais à dire, mais le député a raison, nous pouvons toujours nous améliorer. À mes enfants et aux gens que j’aime, je dis toujours qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, et c’est ce que j’ai fait aujourd’hui.
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Madame la Présidente, l’islamophobie est très réelle. Nous en voyons des manifestations tous les jours, notamment ces derniers jours, et il est important de le reconnaître, même tardivement.
S’agissant du racisme systémique et de l’islamophobie en particulier, nous devons nous demander ce que nous pouvons faire tous ensemble, en tant que parlementaires, pour élever le débat, plutôt que d’utiliser le racisme systémique et l’islamophobie comme des sujets qui divisent. Que pouvons-nous faire pour remédier au racisme systémique tout en continuant de construire notre pays?
Voir le profil de Matt Jeneroux
PCC (AB)
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2021-06-18 10:39 [p.8760]
Madame la Présidente, je suis ravi de revoir mon ami et voisin de l’édifice de la Bravoure à Ottawa. J’ai eu l’occasion de le revoir cette semaine, et cela fait vraiment plaisir de revoir des gens dans cette Chambre.
Le député a posé des questions intéressantes. Nous devons reconnaître, et il en parle souvent, tout comme moi, que les débats se déroulent souvent selon des lignes partisanes. C’est parfois regrettable, car je pense que nous avons beaucoup de choses en commun. Nous pouvons tous apprendre les uns des autres, quelle que soit la région que nous représentons ou les convictions politiques que nous défendons. Il est toujours possible de s’améliorer. Mon collègue est l’exemple parfait d’une personne dont j’ai beaucoup appris.
Voir le profil de Marwan Tabbara
Ind. (ON)
Madame la Présidente, j’aimerais vous raconter une anecdote avant de poser une question au député.
J’ai fréquenté une école secondaire catholique, mais j’ai grandi dans un foyer musulman. Je me souviens d’avoir suivi un cours sur toutes les religions du monde. C’était très intéressant, car cela permettait aux étudiants de découvrir des ethnies, des religions et des coutumes différentes. Pendant toutes mes années à cette école, je peux dire sans hésiter que je n’ai jamais été exposé à de l’islamophobie. Par contre, après le 11 septembre, les choses se sont accélérées et l’islamophobie et la xénophobie se sont développées.
Mon collègue est-il d’accord avec moi pour dire que ce genre de cours sur les religions du monde pourrait contribuer à atténuer l’islamophobie?
Voir le profil de Matt Jeneroux
PCC (AB)
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2021-06-18 10:41 [p.8761]
Madame la Présidente, je suis heureux de voir le député dans cette Chambre aujourd’hui.
L’éducation est, sans contredit, un aspect très important de toute cette question. Je pense à mon amie qui travaille dans mon bureau de circonscription. Elle a peur de se rendre à la gare ferroviaire où certaines de ses coreligionnaires se sont fait attaquer et retirer leur voile. Ce sont des faits que je condamne.
Tous ensemble, les députés de tous les partis pourraient soulever cette question plus souvent. Je pense que cela contribuerait à dénoncer l’islamophobie, qui existe vraiment dans nos collectivités canadiennes.
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Madame la Présidente, j’aimerais commencer par dire que je m’adresse à vous depuis Scarborough—Rouge Park, les terres ancestrales d’un grand nombre de nations autochtones, plus récemment des Mississaugas de Credit. Je vais parler du projet de loi C‑30, Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 19 avril 2021.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais faire quelques observations sur les dernières semaines. Elles ont été difficiles pour un grand nombre de Canadiens, et je pense pouvoir dire que nous sommes tous avec eux par la pensée.
Tout d’abord, nous avons appris l’existence des tombes de 215 enfants à Kamloops, ce qui a réveillé d’anciennes blessures et nous a bouleversés au plus haut point. Nous devons tous nous montrer solidaires et nous assurer qu’il y aura justice, reddition de comptes et réflexion. Nous devons également nous assurer que les 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation seront mis en œuvre.
Il y aura malheureusement d’autres découvertes de ce genre, et pour que nous puissions faire notre deuil, pour que nous puissions aller de l’avant tout en rendant hommage à ce qui s’est passé, nous devons appuyer les initiatives de commémoration menées par les Autochtones et veiller à ce que les enfants soient rapatriés chez eux. J’adresse mes condoléances les plus sincères à la nation des Tk'emlúps te Secwépemc et je m’engage, avec mes collègues de la Chambre, à les aider à mener à bien les initiatives qu’ils entameront.
Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai malheureusement assisté à une autre commémoration, à London, en Ontario, pour rendre hommage à la famille Afzaal. Des députés de tous les partis et des chefs de tous les paliers de gouvernement s’étaient joints à moi mais, surtout, à la communauté musulmane de London.
La famille Afzaal se promenait, comme la plupart d’entre nous avons recommencé à le faire après 18 mois de confinement. C’était la fin de l’après-midi, ils ont été fauchés par un terroriste pétri de haine. Je ne peux pas imaginer le niveau de haine que ce type pouvait avoir pour attaquer ainsi cette famille et, de façon plus générale, attaquer ainsi les Canadiens. Une attaque contre une communauté ou une famille, c’est une attaque contre nous tous. C’est une attaque contre les valeurs que nous chérissons.
Malheureusement, cela ne s’est pas arrêté là. Nous savons que les manifestations d’islamophobie ont augmenté de façon exponentielle au cours des derniers jours. Nous avons vu des incidents à Edmonton, comme vient de le dire mon collègue d’Edmonton Riverbend. Nous savons que, chaque jour, un grand nombre d’amis, de collègues et de connaissances sont victimes de micro agressions. Le moment est venu de réfléchir au niveau de haine que peuvent véhiculer certains discours et certaines propagandes sur les réseaux sociaux. Nous savons que les actes antisémites sont également en hausse.
Nous devons saisir cette occasion pour réfléchir à tout cela et nous donner les moyens de mieux travailler ensemble, afin que la race et les différences ne soient pas des questions qui divisent mais plutôt des questions qui nous permettent de nous rassembler pour lutter en faveur du bien commun. J’espère sincèrement que nous allons pouvoir le faire dans cette Chambre. J’espère pouvoir travailler avec mes collègues d’en face pour y parvenir.
Sur une note très personnelle, je voudrais remercier tous mes collègues qui ne se représenteront pas aux prochaines élections, et surtout, je voudrais rendre hommage à mon ami de Mississauga—Malton, l’ancien ministre de l’Innovation, qui m’a dispensé d’excellents conseils et ouvert des portes déterminantes pour ma réussite. Je tiens à le remercier, lui et les membres de sa formidable famille, dont Bram, Kirpa, Nanki, Poppa Bains et Momma Bains, pour tout ce qu’ils ont fait pour moi.
Dans son discours, il a parlé de l’identité, de sa condition de sikh et des nombreuses difficultés qu’il rencontre pour pratiquer sa foi au quotidien, mais il y parvient et, à bien des égards, il nous permet de tirer des leçons, mais je n’entrerai pas dans ces détails.
J’aimerais parler du budget, et plus précisément de quelque chose qui est très important pour les habitants de Scarborough. Scarborough était une municipalité à part entière avant d’être fusionnée avec la ville de Toronto. Nous avons une population d’environ 630 000 personnes. Nous sommes représentés par six parlementaires, que nous appelons le caucus de Scarborough. Depuis 2015, nous donnons la priorité à une demande principale, soit un soutien supplémentaire pour un projet de transport en commun.
C’est le plus important projet de transport en commun que la région de Scarborough ait connu depuis une génération. Le dernier service de transport rapide prendra fin en 2023. Il ne fonctionne pas correctement. Il a manifestement dépassé sa date de péremption et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne répond pas aux besoins des habitants de Scarborough.
En 2015, la circonscription de Scarborough-Agincourt était représentée par Arnold Chan. Nous nous sommes entendus pour dire qu’il fallait absolument construire des systèmes de transport de meilleure qualité. À l’époque, le seul projet qui était envisagé, et cela faisait près de 10 ans qu’il en était question, était le prolongement de la ligne de métro de Scarborough. Initialement, la ligne de métro devait avoir trois arrêts; c'est ensuite devenu quatre, puis deux, et finalement, nous avons pu annoncer récemment un investissement fédéral de 2,25 milliards de dollars pour une ligne à trois arrêts, dont la construction, qui commencera d’ici la fin de l’année, devrait être terminée en 2030. Voilà l’échéancier qui a été présenté.
Cela va changer radicalement les choses. C’est un investissement très important pour les habitants de Scarborough, pour les masses laborieuses. Scarborough est l’une des collectivités qui ont été les plus durement touchées par la pandémie de COVID‑19. Nous avons eu un grand nombre de travailleurs essentiels qui ont dû prendre des autobus surchargés pour se rendre en ville et qui ont été contaminés par la maladie de façon disproportionnée. Je pense que c’est un investissement très important.
C’est vrai que c’est important, mais nous avons besoin de plus. La région de Scarborough a besoin d’aide supplémentaire en matière d’infrastructures, et c’est la raison pour laquelle ce budget est si important, car il propose un mécanisme de financement, grâce au Fonds permanent pour le transport en commun, qui permettra à des régions comme Scarborough de se développer. J'ai hâte d'appuyer la construction du prochain projet, le TLR d'Eglinton East.
J’attends avec impatience la période des questions d’aujourd’hui.
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NPD (ON)
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2021-06-18 10:52 [p.8762]
Madame la Présidente, nous avons entendu le député parler des atrocités qui ont été commises aux quatre coins de notre pays, sous le couvert des pensionnats autochtones, et nous savons [difficultés techniques] les générations futures de leurs terres. Près de chez moi, sur le territoire des Six Nations, le conseil de la Confédération des Haudenosaunee a demandé au gouvernement de décréter un moratoire sur tous les nouveaux projets d'aménagement sur les territoires contestés. Or, le gouvernement refuse de revenir à la table des négociations pour discuter avec les chefs héréditaires.
Quand le député et le gouvernement reviendront-ils à la table des négociations pour discuter avec les membres du conseil de la Confédération des Haudenosaunee et donner suite à leur demande de moratoire sur les aménagements du territoire?
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Madame la Présidente, j'ai oublié de mentionner que le Sénat a approuvé cette semaine le projet de loi C‑15, portant sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Cette étape aura une incidence sur tous les enjeux soulevés par le député d'en face. La Déclaration énonce des lignes directrices sur la manière de collaborer de nation à nation avec les peuples autochtones. En ce qui concerne l'enjeu dont le député a parlé, je sais que nous allons continuer de collaborer avec tous les partis pour trouver une solution au litige en question.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
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2021-06-18 10:54 [p.8762]
Madame la Présidente, j'ai également entendu les bons mots du député de l'Alberta concernant un changement de position au sujet de la motion no 103. Les propos très agressifs et franchement dangereux qui ont été tenus lors du débat sur cette motion ont mis un certain nombre de députés dans une situation très vulnérable dans leur vie privée.
Je représente le plus ancien quartier chinois de Toronto. Le député représente certaines des communautés chinoises les plus récemment établies au Canada, mais le discours sur la Chine a pris un ton très similaire à celui sur les musulmans au cours de la présente législature. J'ai parlé à des dirigeants communautaires et à des habitants de ma circonscription, et je sais que les crimes haineux contre les Asiatiques sont en hausse, la Chine étant montrée du doigt pour toute une série de problèmes. Le député peut-il parler des répercussions que certains discours sur la Chine ont sur les Canadiens d'origine chinoise dans les collectivités?
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Madame la Présidente, pendant que nous préparions la Stratégie de lutte contre le racisme, en 2019, nous avons constaté que le racisme touchait différentes communautés de différentes façons. Ainsi, le racisme envers les asiatiques a créé, au cours de l'histoire du Canada, un fardeau inéquitable pour la communauté asiatique, qu'on pense par exemple à la taxe d'entrée ou aux façons d'engager de la main-d'oeuvre à long terme utilisées pour que des gens d'origine chinoise viennent travailler au Canada. Je sais que les mots qu'on utilise ont de l'importance et, dans un contexte où nous critiquons continuellement la Chine pour diverses raisons, à juste titre, il faut bien faire la distinction entre l'État chinois et les gens. Je crois que cette distinction se perd parfois à la Chambre. J'espère donc que les députés choisiront leurs mots avec beaucoup plus de soin.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
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2021-06-18 10:56 [p.8762]
Madame la Présidente, le projet de loi C‑30 contient de nombreuses mesures qu'il faut adopter pour aider les Canadiens à traverser le reste de la pandémie. J'aimerais que le secrétaire parlementaire nous dise pourquoi, selon lui, il est plus important que jamais de voir à ce que ce projet de loi soit adopté le plus tôt possible.
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je pense qu'il y a urgence, notamment en ce qui concerne l'aide aux particuliers et aux petites entreprises. Je sais que nombre de petites entreprises de ma collectivité sont en difficulté. Même si nous sommes sur le point de procéder à une relance par étapes, ces gens peinent énormément à payer le loyer et à répondre à d'autres besoins financiers. Il nous faut donc absolument faire adopter ce projet de loi d'exécution du budget dans les prochains jours pour pouvoir aider les Canadiens le mieux possible.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2021-06-18 10:57 [p.8763]
Madame la Présidente, je me demande si mon collègue pourrait me dire pourquoi il est important d'adopter ce projet de loi et d'autres mesures législatives progressistes dans les prochains jours, et quels en seraient les bienfaits pour les Canadiens.
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Madame la Présidente, c'est un important projet de loi, tout comme les projets de loi C‑12, C‑10 et C‑6. Ils contiennent des mesures importantes et utiles pour les Canadiens que nous devons adopter avant que nous ajournions pour l'été.
Voir le profil de Marwan Tabbara
Ind. (ON)
Madame la Présidente, le Canada se classe maintenant au premier rang dans le monde pour le pourcentage de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin. Grâce à notre approvisionnement régulier, à notre taux de vaccination élevé et au début de l'administration des deuxièmes doses, le Canada est sur le point de devenir l'un des pays les plus vaccinés au monde. Je tiens à féliciter toutes les personnes ayant travaillé sur ce projet d'approvisionnement et de logistique de calibre mondial.
Toutefois, la lutte contre la COVID‑19 n'est pas encore terminée. Je représente la circonscription de Kitchener‑Sud—Hespeler, dans la région de Waterloo, qui est la région ontarienne où l'on observe le nombre le plus élevé de nouveaux cas quotidiens. Plus de 80 % des nouveaux cas et des hospitalisations sont liés aux 30 % d'adultes toujours pas vaccinés. Malheureusement, nous risquons de prendre du retard sur le plan de la réouverture. Je tiens à rappeler à mes concitoyens et à tous les Canadiens qu'il est important de se faire vacciner le plus rapidement possible. C'est la façon la plus rapide de revenir à la normale.
Voir le profil de Chandra Arya
Lib. (ON)
Voir le profil de Chandra Arya
2021-06-18 10:59 [p.8763]
Madame la Présidente, la mosquée Al-Aqsa qui se trouve dans la vieille ville de Jérusalem est le troisième site le plus sacré de l’Islam. Ma femme et moi avons visité cette mosquée lors d’un voyage en Palestine et les images de violence que nous avons vues pendant le mois saint du ramadan nous ont ébranlés. Il s’agit d’un conflit grave qui a entraîné la perte tragique de vies humaines, y compris celles d’enfants.
Le rapport de Human Rights Watch montre quelles sont les conditions de vie des Palestiniens vivant sous occupation; des conditions dont nous sommes tous conscients.
Le Canada ne doit pas se contenter de déclarer qu’il est préoccupé par les colonies de peuplement, les démolitions et les évictions, notamment dans les quartiers de Sheikh Jarrah et Silwan. Je demande à notre gouvernement de faire la distinction entre ceux qui vivent dans les territoires occupés et ceux qui les occupent. Je lui demande aussi de prendre des mesures concrètes et décisives pour trouver une solution pacifique fondée sur la coexistence de deux États.
Voir le profil de Kelly Block
PCC (SK)
Madame la Présidente, la famille a toujours été considérée comme la pierre angulaire de la société. Comme l'a dit Ronald Regan, « nos familles cultivent, entretiennent et transmettent à chaque nouvelle génération les valeurs communes qui nous sont chères et qui sont le fondement de nos libertés ».
L'importance du rôle paternel ne peut jamais être amoindrie. À l'occasion de la fête des Pères, que nous célébrerons dimanche, je souhaite rendre hommage aux trois générations de pères de ma famille.
Je remercie mon père, Ernie, d'être mon plus fervent partisan et une source incroyable de conseils et d'encouragements.
Je remercie mon beau-père, Henry, pour sa sagesse et sa rationalité.
Je remercie Theo, Jeff, Michael et Nic de leur courage et de leur engagement envers leur famille.
Enfin, je remercie Milton d'être mon meilleur ami, mon roc, mon partenaire de vie, et d'être dévoué à notre famille.
Pères de partout au pays, sachez que nous avons besoin de vous pour que la société canadienne continue de s'épanouir.
Bonne fête des Pères!
Voir le profil de Peter Schiefke
Lib. (QC)
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2021-06-18 11:01 [p.8763]
Madame la Présidente, une chose qui unit les Canadiens d'un océan à l'autre est notre amour du hockey. Nous sommes en juin, les patinoires extérieures dans Vaudreuil—Soulanges ont disparu depuis longtemps, et les patins ont été remplacés par des maillots de bain.
Pourtant, ce sont les séries éliminatoires de la LNH et tout cela n'a donc pas d'importance. Une équipe canadienne est toujours en lice pour remporter la Coupe Stanley et nous sommes tous derrière elle.
Le Canadien de Montréal, club légendaire de la Ligue nationale de hockey, affronte les Golden Knights de Vegas en demi-finale et la série est à égalité.
Les gens de Vegas soutiennent à fond leur équipe et misent sur elle mais, comme on le sait, miser à Vegas peut coûter cher, et même vraiment cher. S'ils n'ont pas pensé au prix à payer, ils seront peut-être dépassés par les événements. Après chaque partie, on se croirait presque en 1993. Il ne nous reste qu'une chose à faire: ramener la coupe à Montréal.
Au nom de la Chambre et de tous les Canadiens, je dis go Habs go!
Voir le profil de Scott Duvall
NPD (ON)
Voir le profil de Scott Duvall
2021-06-18 11:02 [p.8764]
Madame la Présidente, les expressions « aînés juniors » et « aînés séniors » semblent absurdes parce qu'elles le sont. Si le gouvernement libéral ne corrige pas son budget, le projet de loi C‑30, le Canada se retrouvera avec un système à deux vitesses pour les aînés.
De nombreux Canadiens sont scandalisés de ce que les aînés de 65 à 74 ans aient été exclus du plan de bonification des prestations de la Sécurité de la vieillesse qui se fait attendre depuis longtemps. Le gouvernement se cache d'eux en disant qu'il respecte une promesse électorale. La décision de mettre en œuvre une mauvaise politique afin de tenir une promesse ne fait pas de cette politique une bonne politique.
La ministre affirme que les aînés plus âgés sont « plus à risque d'épuiser leurs économies ». De plus, la documentation du gouvernement fait état de la grande proportion d'aînés âgés de 65 à 74 ans qui travaillent encore. Cela le confirme: les politiques gouvernementales se font sur le dos des aînés qui estiment devoir travailler s'ils ne veulent pas épuiser leurs économies. De par sa conception, c'est un système à deux vitesses qui est injuste.
Les libéraux ont encore le pouvoir de régler le problème avant que nous ajournions pour l'été. Je demande au premier ministre et à la ministre des Aînés de faire ce qui s'impose.
Voir le profil de Élisabeth Brière
Lib. (QC)
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2021-06-18 11:03 [p.8764]
Madame la Présidente, mon premier mandat à titre de députée aura été inusité. La COVID en est évidemment pour cause. En ce qui me concerne, je suis fière de représenter depuis octobre 2019 la plus belle ville au monde, soit Sherbrooke. Je suis fière de faire partie d'un gouvernement qui a sorti plus de 1 million de Canadiens de la pauvreté, dont près de 400 000 enfants. Je suis fière des 92 millions de dollars qui ont été remis dans ma première année de mandat à plus de 20 000 enfants sherbrookois. Je suis fière des 15,4 millions de dollars qui ont été distribués à 14 000 aînés de ma circonscription en paiement unique direct pour les aider durant la COVID‑19. Je suis fière des programmes comme le FARR qui ont soutenu les entreprises de chez nous. Nous n'avons aucune leçon à recevoir des conservateurs qui, faut-il le rappeler, ne reconnaissent même pas l'existence des changements climatiques.
La session se termine bientôt et j'aimerais souhaiter à tous mes collègues un bel été.
Voir le profil de Cheryl Gallant
PCC (ON)
Madame la Présidente, les Canadiens ne se laissent pas duper par les sempiternelles excuses du gouvernement. Ce n'est pas le genre de transparence que méritent les Canadiens.
Le premier ministre a crié au loup une fois de trop en invoquant la sécurité nationale. Les Canadiens se rappellent que le gouvernement a invoqué l'excuse de la sécurité nationale pour éviter de dire la vérité sur un contrat de parkas à fournisseur unique. Ces parkas n'étaient pas destinés aux militaires, mais à des réfugiés, et le gouvernement a caché le contrat.
Les propriétaires légitimes d'armes à feu ont traîné le gouvernement devant les tribunaux pour contester les interdictions effrayantes sur les armes à feu. Ils ont appris que toutes les preuves du gouvernement pour justifier la saisie d'armes à feu ont été considérées comme un secret de sécurité nationale.
Les coûts liés à la quarantaine à l'hôtel: un secret de sécurité nationale. Les contrats relatifs aux vaccins: un secret de sécurité nationale. Le budget de chaussettes du premier ministre: un secret de sécurité nationale. Ce n'est pas ainsi qu'une société démocratique est censée fonctionner.
Il est temps que le gouvernement cesse de crier au loup en invoquant la sécurité nationale chaque fois qu'il souhaite cacher de l'information embarrassante.
Voir le profil de Irek Kusmierczyk
Lib. (ON)
Voir le profil de Irek Kusmierczyk
2021-06-18 11:05 [p.8764]
Madame la Présidente, je prends la parole pour souligner le leadership remarquable de Theresa Marentette, dirigeante de l'Unité sanitaire de Windsor comté d'Essex.
Au cours des 15 derniers mois de la pandémie, Mme Marentette a travaillé avec courage et sang-froid aux côtés du Dr Wajid Ahmed pour guider la collectivité dans la plus grande crise de santé publique de notre histoire. Nous avons dû gérer des épidémies dans des établissements de soins de longue durée et parmi les travailleurs agricoles migrants, mais nous nous en sommes sortis grâce à Mme Marentette et au Dr Ahmed. Aujourd'hui, Windsor‑Essex est la référence en matière de distribution de vaccins, avec 75 % des habitants vaccinés, dont près de 30 % ayant reçu les deux doses.
Mme Marentette prend sa retraite à la fin du mois après plus de 30 ans à l'unité sanitaire, qu'elle a rejointe en tant qu'infirmière de santé publique en 1989. Le maire de Tecumseh, Gary McNamara, a parfaitement bien décrit ses qualités en disant: « J'ai eu le privilège de travailler avec Theresa Marentette. Sa passion pour la santé publique et la population qu'elle sert se manifeste tous les jours dans sa quête inlassable pour nous garder tous en bonne santé et en sécurité. »
Au nom de tous les habitants de Windsor‑Tecumseh, ce fut un privilège de travailler aux côtés de Mme Marentette et nous la remercions du fond du cœur.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Madame la Présidente, c'est un honneur pour moi de prendre la parole à distance aujourd'hui pour souligner les efforts constants d'un militant des droits des travailleurs, que je connais depuis longtemps: il s'agit de Marino Toppan.
Marino est le créateur du projet de monument commémoratif en l'honneur des travailleurs italiens décédés dans le cadre de leurs fonctions. Ce monument, qui a été érigé en 2016, est l'un des plus grands du genre au Canada, et il rend hommage aux travailleurs italiens — près de 2 000 — qui sont décédés pendant qu'ils exécutaient leur travail, il y a plus d'un siècle. Je sais que la communauté italienne est profondément reconnaissante de cet important hommage.
Marino a aussi publié des ouvrages, dont un intitulé Land of Triumph and Tragedy: Voices of the Italian Fallen Workers. Dans mon bureau, ce livre est placé bien à la vue sur une tablette.
Au nom de tous les Canadiens d'origine italienne d'un bout à l'autre de notre pays, en mon nom et celui de mon époux, Sam, j'aimerais remercier Marino pour tout ce qu'il a fait pour aider les familles de ces travailleurs italiens à retrouver un sentiment de paix.
Grazie mille.
Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
Madame la Présidente, mon discours d'aujourd'hui ne se veut pas politique, mais porteur d'espoir. Comme l'a dit Desmond Tutu: « L'espoir, c'est d'être capable de voir la lumière dans l'obscurité la plus totale. »
Dans la dernière année, des gens ont perdu leur petite entreprise, des proches, leur santé mentale, leur santé physique, leur maison et même, dans certains cas, leur propre vie. Certains d'entre nous ont l'impression qu'ils n'ont plus rien à espérer. Notre pays semble plongé dans les ténèbres, mais l'espoir nous aide à persévérer.
Tout récemment, dans ma province, l'Alberta, de nombreux restaurants ont rouvert leurs portes et de nombreuses autres restrictions ont été levées. Il y a de l'espoir à l'horizon. Les commerces reprennent leurs activités, des emplois sont créés, et j'encourage les Canadiens à continuer de lutter contre la pandémie et à nous aider à remettre sur pied l'économie et notre formidable pays.
Voir le profil de Joël Lightbound
Lib. (QC)
Voir le profil de Joël Lightbound
2021-06-18 11:09 [p.8765]
Madame la Présidente, à l'aube de l'été et après une année plus difficile qu'à l'habitude, je veux rendre hommage à mon équipe de circonscription dans Louis‑Hébert. C'est la meilleure au pays, et je le dis bien sûr en toute impartialité.
Filip Novakovic, un réfugié bosniaque qui aime tellement son pays d'origine et son pays d'adoption, est un humaniste dans les grandes idées, mais surtout dans les petits gestes. Il est toujours prêt à rendre service, ce qui fait que tout le monde l'aime dans la circonscription. Je lui dis merci.
Marie‑Claude Gagnon, la directrice de notre bureau, est aussi l'âme du bureau. Elle accueille toujours les citoyens et les organismes avec du soleil dans la voix, avec bienveillance et avec une bonne dose de pragmatisme beauceron dont nous avons besoin. À elle aussi, je dis merci.
Gabriel Bergevin‑Estable est probablement l'adjoint de circonscription qui a repoussé le plus loin les limites de ce qu’il est possible de faire à partir d'un modeste bureau de député. C'est ce qui arrive quand on combine une intelligence carrément hors du commun avec un cœur bien trempé. Je le remercie.
Claudine Boucher repousse aussi les limites avec tout autant de cœur et d'esprit. Elle a un sens de la justice implacable. Mère de cinq enfants — bientôt six — vifs et allumés, elle étudie à la maîtrise. Elle a même réussi à se faire bloquer sur Twitter par le chef du Bloc québécois, à l'instar de combien d'autres milliers de Québécoises, me dira-t-on. Or, c'est quand même un fait d'armes dont nous ne sommes pas peu fiers au bureau.
C'est un honneur d'œuvrer à leurs côtés pour les gens de Louis‑Hébert. Je les remercie et leur souhaite de bien se reposer cet été, car ils le méritent.
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PCC (NB)
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2021-06-18 11:10 [p.8765]
Selon des écrits anciens, madame la Présidente, « un peuple sans idéal est voué à mourir ». De toute évidence, le gouvernement libéral n'en a pas pour le Canada.
De ce côté-ci de la Chambre, nous allons au-delà des écueils pour affirmer notre potentiel. De ce côté-ci de la Chambre, nous connaissons l'importance des agriculteurs et des pêcheurs, qui nous procurent notre nourriture et qui veillent sur la terre. De ce côté-ci de la Chambre, nous reconnaissons toute l'importance du secteur de l'énergie. De ce côté-ci de la Chambre, nous estimons les travailleurs, les entrepreneurs, les transporteurs et les constructeurs, qui seront la clé de notre relance. De ce côté-ci de la Chambre, nous reconnaissons l'importance des aînés, des anciens combattants et des membres actuels des Forces armées canadiennes, qui ont bâti et défendu notre grand pays. De ce côté-ci de la Chambre, nous offrirons aux Canadiens un idéal clair, de sorte qu'en accédant à l'autre côté de la Chambre, les Canadiens auront un gouvernement qui reconnaît leur potentiel et assure leur avenir. De ce côté-ci de la Chambre, nous croyons au Canada et nous affirmons que le meilleur reste à venir.
Que Dieu protège la terre de nos aïeux!
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PCC (MB)
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2021-06-18 11:11 [p.8765]
Madame la Présidente, j'interviens aujourd'hui à la Chambre pour féliciter les finissants de 2021. Ces finissants ont dû surmonter une extrême adversité, car la dernière année a été difficile. J'espère qu'ils se serviront de la résilience qu'ils ont développée pour concrétiser leurs rêves, atteindre de nouveaux sommets et exceller dans leurs futures entreprises. Nous sommes très fiers d'eux.
Le moment est venu pour eux de nous aider à bâtir un monde meilleur et le Canada a besoin d'eux. Nous avons besoin de leur énergie, de leur enthousiasme et de leur optimisme. Certes, il y aura bien d'autres défis à relever, mais avec eux à la barre de la prochaine génération, je sais que notre avenir est entre bonnes mains.
Ils arrivent à une période captivante de leur vie, où les possibilités sont véritablement infinies. On les invite à saisir toutes les occasions qui se présentent, à garder l'esprit ouvert, à travailler fort et à prendre cet été un plaisir on ne peut plus mérité.
S'ils le peuvent, ils devraient faire du bénévolat dans leur collectivité. Nous avons de nombreux voisins vulnérables qui ont eu la vie dure cette année et le visage souriant des jeunes est peut-être tout ce qu'il leur faut pour réussir à passer la journée.
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NPD (MB)
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2021-06-18 11:12 [p.8766]
Madame la Présidente, on continue d'imposer un confinement strict au Manitoba. Bon nombre d'entreprises sont fermées. Par conséquent, les petits entrepreneurs et les employés d'Elmwood—Transcona et de l'ensemble du Manitoba ont du mal à gagner leur vie.
Les libéraux sont complètement déconnectés de la réalité. Sinon, comment expliquer leur intention de réduire de 40 % la Prestation canadienne de relance économique dès le 18 juillet? Partout au pays, les aînés s'indignent de la décision du gouvernement de ne pas faire bénéficier de la bonification de la Sécurité de la vieillesse si attendue les aînés de 65 à 74 ans. Cependant, le gouvernement libéral fait la sourde oreille à leurs plaintes. Entretemps, les grandes sociétés qui, on le sait, se sont servies des fonds de la subvention salariale à mauvais escient en versant des primes et des dividendes à leurs dirigeants, s'en tirent à bon compte, alors que le gouvernement ponctionne les Canadiens handicapés et les enfants n'ayant plus l'âge d'être dans une famille d'accueil qui ont demandé la Prestation canadienne d'urgence de bonne foi, même s'ils n'y étaient peut‑être pas admissibles.
Par leur comportement, les conservateurs provinciaux montrent qu'ils n'ont pas de solutions à proposer et qu'ils n'ont pas l'intention de nous aider à en trouver. C'est pourquoi je suis fier de faire partie d'un caucus néo‑démocrate qui défend les intérêts de tous ceux qui ne sont pas de riches dirigeants d'entreprises, et qui continuera à se battre pour eux.
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BQ (QC)
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2021-06-18 11:13 [p.8766]
Madame la Présidente, c'est avec le cœur serré, mais tournée vers sa famille et ses proches que je prends la parole aujourd'hui pour saluer une grande Nord‑Côtière qui nous a subitement quittés le 13 juin dernier, Wanda Beaudoin.
Wanda, première femme mairesse de la mythique Blanc‑Sablon, coaster de cœur, Nord‑Côtière fière, qui croyait fermement à l'apport aussi nécessaire qu'inestimable des femmes à la politique, a représenté les siens avec sa tête et ses trippes.
Il y a moins d'un mois, je travaillais avec Wanda dans un dossier pétri d'injustices qui venait la chercher intimement et qui la révoltait. Pourtant, dans la volonté que portait sa voix, personne n'aurait pu se douter un seul instant qu'un cancer l'habitait à ce moment-là.
Wanda, femme, femme politique, femme de cœur, femme de tête, femme du Nord, en montrant à la Chambre ta force, ta détermination et ton amour pour notre Basse‑Côte‑Nord, je souhaite témoigner du souvenir de toi que la Côte‑Nord gardera à jamais.
Au revoir, madame la mairesse.
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PCC (ON)
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2021-06-18 11:15 [p.8766]
Madame la Présidente, de nombreux Canadiens croulent sous les dettes et le poids du nouveau contexte inflationniste. Le taux d'inflation n'a pas été aussi élevé depuis des générations. Tout coûte plus cher, et ce sont les plus démunis qui en paient le prix.
Partout au Canada, y compris dans ma circonscription, Barrie—Innisfil, les coûts explosent, que l'on pense à l'épicerie, à l'essence, à la taxe sur le carbone, au logement ou au loyer, ce qui cause bien des nuits d'insomnie. Une aînée prénommée Elizabeth m'a récemment écrit ceci: « Nous devons maintenant choisir avec soin les aliments que nous achetons, même le prix des produits locaux a beaucoup augmenté. » Une telle situation ne devrait pas se produire au Canada.
Nous avons besoin d'un gouvernement qui comprend qu'il doit défendre les entreprises canadiennes, les gens qu'elles emploient et les produits qu'elles fabriquent, dans toutes les régions et dans tous les secteurs de l'économie. Ainsi, les entreprises d'ici seront concurrentielles au pays et dans le monde, et la confiance des investisseurs sera rétablie.
Il n'y a qu'un seul parti qui protégera l'avenir, qui unifiera le pays et qui ramènera l'espoir, les débouchés et la prospérité pour tous les Canadiens, et c'est le Parti conservateur du Canada.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2021-06-18 11:16 [p.8766]
Madame la Présidente, je tiens à féliciter les 1 000 étudiants de 12e année qui seront bientôt diplômés dans Winnipeg‑Nord. Les finissants de 2021 y sont arrivés.
Que ce soit à distance depuis le salon de leur maison ou dans le cadre d'une cérémonie, ils peuvent avoir l'assurance que les gens qui les aiment débordent de fierté.
Je félicite également les parents, tuteurs, membres de la famille, enseignants et amis des finissants, parce que, eux aussi, ont fait ce qu'il fallait pour bâtir des êtres humains extraordinaires.
« Soyez audacieux », « soyez courageux », « faites de votre mieux », « suivez votre instinct », « sortez des sentiers battus » et « si vous voulez que les choses changent, soyez un moteur du changement » sont des conseils qu'on entend souvent lors de ces cérémonies pour inspirer les jeunes.
En terminant, je vais citer un de mes passages préférés de l'excellent Dr Seuss:
Vous vous lancez dans un voyage fantastique!C'est à votre tour!Les obstacles vous attendent. Allez-y!
Je félicite tous les diplômés au pays.
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PCC (QC)
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2021-06-18 11:17 [p.8767]
Madame la Présidente, hier, la Chambre des communes a vécu un grand moment, rarissime, mais extrêmement important. La Chambre a reconnu coupable l'Agence de la santé publique du Canada de ne pas avoir déposé les documents concernant les événements survenus au Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg et a ordonné à cette agence de déposer ces documents.
On sait que, à trois reprises, le premier ministre a refusé d'obtempérer aux ordres de la Chambre à cet effet. Lundi, le premier ministre a le choix entre deux options: soit qu'il respecte nos lois et règlements, soit qu'il les bafoue.
Que va‑t‑il faire?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Madame la Présidente, de ce côté-ci de la Chambre, nous refusons de compromettre la sécurité nationale pour de petits jeux politiques. Hier, le chef de l’opposition a été vertement critiqué par de nombreux experts en sécurité pour sa décision de se retirer du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement. Par exemple, Stephen Saideman, titulaire de la chaire de recherche Paterson de la Norman Paterson School of International Affairs, déplore l'ampleur de l'appui dont jouit le chef de l'opposition pour cette décision. Il dit: « Pourquoi se soucier de la surveillance quand on peut épater la galerie? »
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
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2021-06-18 11:18 [p.8767]
Madame la Présidente, c'est exactement parce que nous avons à cœur a la sécurité nationale que nous posons ces questions et que nous demandons que la vérité soit faite.
Pourquoi l'Agence de la santé publique du Canada a‑t‑elle donné la plus haute cote de sécurité à un chercheur lié à l'armée chinoise?
Pourquoi l'Agence a‑t‑elle donné la plus haute cote de sécurité à deux chercheurs qui ont été expulsés du laboratoire, escortés par la GRC?
Nous voulons des réponses claires, et ces réponses ne sont pas écrites sur un tee‑shirt. Les réponses doivent être données par le gouvernement.
Que va faire le premier ministre lundi? Va‑t‑il déposer, oui ou non, les documents?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Madame la Présidente, examinons d'autres critiques exprimées par la communauté des experts en sécurité à la suite de l'annonce, hier, de la décision du chef de l’opposition de se retirer du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement.
Écoutons Stephanie Carvin, professeure agrégée de l'Université Carleton. Elle dit: « Cette approche de bulldozer à l'égard de la sécurité nationale est malavisée, dangereuse et donnera lieu, en général, à un système moins transparent. »
Que souhaite le Parti conservateur: un système sûr et transparent pour les Canadiens ou des gains partisans?
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2021-06-18 11:19 [p.8767]
Madame la Présidente, je n'en reviens pas qu'elle dise cela avec un large sourire.
La réalité est que, justement, les Canadiens doivent être rassurés. À ce que je sache, la ministre est députée normalement élue par la population, et elle doit respecter les règles de la Chambre des communes. C'est un ordre de la Chambre, et le gouvernement doit lui donner raison.
À trois reprises, le premier ministre a refusé. Lundi, le moment de vérité va éclater au grand jour.
Le premier ministre respecte‑t‑il la Chambre des communes, oui ou non?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Madame la Présidente, comme nous l'avons déjà dit, l'intégralité de ces documents a été fournie en version non caviardée au Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, qui est l'instance compétente pour examiner des documents de cette nature relatifs à la sécurité.
Écoutons ce que pense Thomas Juneau, professeur agrégé de l'Univsersité d'Ottawa, du choix de l'opposition de se retirer du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement. Il dit: « Cette décision est un recul majeur pour la surveillance parlementaire du renseignement au Canada ainsi que, de façon plus générale, pour les efforts en vue d'améliorer la transparence et la reddition de comptes. » Cela dit tout.
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
Madame la Présidente, le rôle du Parlement est de demander des comptes au gouvernement. Il y a eu cette année un grave problème de sécurité au Laboratoire national de microbiologie et le Parlement doit comprendre ce qui s'est passé afin que cela ne se reproduise pas. Pour ce faire, nous avons besoin de voir les documents liés à cet incident. On a ordonné de nombreuses fois au gouvernement de les fournir au Parlement, et non à un autre comité qui n'est pas un comité parlementaire officiel.
La ministre de la Santé se conformera-t-elle à l'ordre de la Chambre et enverra-t-elle Iain Stewart ici, avec les documents, lundi?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Madame la Présidente, la députée sait pertinemment que le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement a les documents non caviardés à sa disposition, pour en faire un examen approprié afin de protéger la sécurité nationale.
Voici d'autres commentaires de Thomas Juneau, professeur associé à l'Université d'Ottawa: « Ce qui se passe en ce moment n'est absolument pas normal. Critiquer en public le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement et se retirer de ce comité, ce sont autant de coups portés à sa crédibilité pourtant nécessaire à son fonctionnement. » Quelle manigance à court terme! Utiliser la sécurité nationale pour marquer des points sur le plan politique n'est jamais acceptable.
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
Madame la Présidente, ce n'est pas à Thomas Juneau que la ministre doit rendre des comptes, mais bien à la Chambre des communes.
Le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement n'est pas un comité parlementaire officiel et les travaux se font en secret. Le gouvernement a fourni des documents à ce comité afin que nous ne puissions pas les examiner et que nous ne puissions pas régler la situation au nom de nos électeurs et de la population canadienne. C'est inacceptable, et c'est pour cette raison que la Chambre des communes est l'autorité suprême.
Je pose une fois de plus la question à la ministre: se conformera-t-elle à l'ordre de la Chambre et ordonnera-t-elle à Iain Stewart de se présenter à la Chambre afin qu'il reçoive les admonestations du Président et qu'il présente les documents demandés, conformément à la motion adoptée hier?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Madame la Présidente, de ce côté-ci de la Chambre, nous ne jouerons jamais avec la sécurité nationale des Canadiens et la protection de leur vie privée. C'est pour cette raison que nous avons créé un comité chargé d'examiner des documents confidentiels de ce genre.
Si la députée de l'opposition ne me croit pas, elle n'a qu'à prendre connaissance des propos de Stephen Saideman, titulaire de la chaire Paterson en affaires internationales à la Norman Paterson School of International Affairs, qui a déclaré ceci: « Il faut maintenant se demander pourquoi le chef de l'opposition tourne le dos au Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement. Les examens que le comité a réalisés jusqu'à maintenant ont permis d'aborder des questions importantes et constituent un point de comparaison pour les changements apportés plus tard. Je pense que la position adoptée par les conservateurs est temporaire ». Le gouvernement ne se livrera pas à des jeux politiques de la sorte.
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BQ (QC)
Voir le profil de Christine Normandin
2021-06-18 11:23 [p.8768]
Madame la Présidente, il y a trois jours, le gouvernement déposait un projet de loi censé protéger le français.
Trois jours, trois petits jours plus tard, on apprend qu'Ottawa veut nommer un PDG unilingue anglophone au Musée canadien de l'histoire. Le symbole est assez fort: le fédéral nomme un unilingue anglophone responsable de comment on raconte l'histoire au Canada.
Le pire, c'est que cette nomination n'est pas pour un musée à Toronto, ce n'est pas pour un musée à Calgary, c'est pour un musée à Gatineau. Le ministre réalise-t-il le message qu'il envoie, et va-t-il reculer?
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