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PCC (AB)
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2020-02-21 10:03 [p.1367]
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Monsieur le Président, je sais que le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes espérait que je dispose d'un temps de parole illimité. Je tiens à lui dire que la Chambre peut faire ce que bon lui semble par consentement unanime. Il pourrait donc réfléchir à cette possibilité. Je veux également qu'il sache que je suis toujours prêt à intervenir s'il souhaite en savoir plus sur mon opinion au sujet d'un enjeu important. Cependant, il se peut fort bien qu'il soit moins intéressé à entendre ce que j'ai à dire aujourd'hui, mais c'est quand même important qu'il m'écoute.
Nous discutons aujourd'hui du projet de loi C-3, qui porte en partie sur le travail de l'Agence des services frontaliers du Canada. Ce sujet tombe à point aujourd'hui, puisque de nombreuses personnes parlent des problèmes liés à l'importation, à l'exportation et au transport des marchandises, et qu'elles réfléchissent à cette question. Il est très important que les plaintes du public puissent être examinées et traitées dans ce domaine. En fait, de nombreux membres du public ont déjà déposé des plaintes sur les problèmes liés à la capacité du pays de transporter des marchandises.
Notre pays est en pleine crise nationale, et des petits groupes de manifestants tentent ouvertement de paralyser le Canada. Ils bloquent l'accès à un poste frontalier et se dressent au beau milieu de voies ferrées. Cela entraîne d'énormes problèmes qui ne feront que perdurer. Dans le cadre du débat sur cette crise que traverse le pays, les députés disent craindre que la situation s'envenime et demandent qu'elle soit désamorcée.
Personne ici ne veut que la situation s'aggrave, mais l'inaction du gouvernement ne fait qu'empirer les choses. De plus en plus de gens pensent qu'ils peuvent faire fi de la loi et protester illégalement, et les Canadiens craignent de plus en plus que ces barrières aient des conséquences économiques à long terme et causent des pénuries de biens essentiels. Certains de mes collègues des Maritimes et d'autres régions du pays ont peur de manquer de propane et craignent les répercussions qu'une telle pénurie pourrait avoir sur la capacité des gens à chauffer leur maison et à subvenir à leurs besoins essentiels.
Le projet de loi porte sur la reddition de comptes de l’Agence des services frontaliers du Canada et de la GRC. Il est ironique que le gouvernement propose des mesures visant à améliorer la reddition de comptes d'autres organismes, alors que lui-même n'arrive pas à rendre de comptes pour les vrais problèmes qui touchent l'économie et qui découlent de décisions qu'il a prises de ne pas agir ou de ne pas faire preuve d'initiative face à la crise nationale que nous traversons. Il est important de souligner pourquoi nous sommes plongés dans cette crise nationale. Un très petit nombre — une minorité — de chefs héréditaires, qui ne sont pas les représentants élus, s'opposent à un projet particulier de développement sur le territoire des Wet'suwet'en, mais tous les conseils de bande concernés appuient ce projet. Les gens appuient massivement le projet, à l'instar d'une majorité de chefs héréditaires.
J'attire l'attention des députés sur cette question dans ce contexte particulier. Si, chaque fois qu'on présente un projet de développement, une minorité de gens s'y opposent en bloquant les infrastructures nationales, il sera à l'avenir très difficile pour nous de transporter des marchandises au Canada parce qu'il y aura toujours des projets controversés. Les députés de ce côté-ci de la Chambre font la mise en garde suivante: il s'agit vraiment d'un prélude pour d'autres projets plus vastes et plus controversés.
La situation sera problématique si le gouvernement, pour résoudre les problèmes, estime qu'au lieu de dialoguer avec les dirigeants élus des communautés, il peut négocier avec des personnes qui n'ont rien à voir avec ces communautés. S'il prend l'habitude de négocier avec les gens qui ne sont pas concernés par les projets et que ces gens peuvent parler au nom des communautés touchées, il sera très difficile pour nous de trouver des terrains d'entente afin de faire avancer des projets.
Voilà le contexte dans lequel nous nous trouvons; le pays est confronté à une crise nationale. Je pense que tous nos concitoyens voudraient que nous attirions l'attention sur ces questions et que nous demandions au gouvernement de faire enfin preuve de leadership pour que la situation progresse dans le respect de la primauté du droit. À tout le moins, il doit exprimer l'importance de faire appliquer la loi et de respecter la volonté des représentants élus des Autochtones.
Je vais maintenant passer au contenu comme tel du projet de loi C-3. Il s'agit d'une mesure législative qui « modifie la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada pour, notamment, modifier le nom de la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la Gendarmerie royale du Canada qui sera dorénavant connue sous le nom de Commission d'examen et de traitement des plaintes du public ».
Pour le gouvernement libéral, choisir un nom pour telle ou telle chose est une affaire sérieuse. Il ne sait pas toujours ce que veulent dire ces noms. Parfois, il renomme les choses pour pouvoir s'attribuer le mérite d'une politique.
Les conservateurs avaient instauré la Prestation universelle pour la garde d'enfants. Les libéraux l'ont rebaptisée Allocation canadienne pour enfants. Ils ont ensuite déclaré qu'il s'agissait d'une grande innovation en matière de politique sociale, une toute nouvelle idée, oubliant qu'ils avaient fait campagne contre la prestation canadienne pour la garde d'enfants en 2006. C'est un stratège libéral qui avait dit que les parents allaient simplement utiliser cet argent pour acheter de la bière et du maïs soufflé. Les libéraux ont évolué; c'était déjà bon. Ils ont cessé de s'opposer à une aide pour les parents, ont rebaptisé la prestation et ont dit que c'était leur idée. Quand nous, les conservateurs, reviendrons au pouvoir, nous lui donnerons peut-être un autre nom encore une fois. Après tout, c'était notre idée. Nous avons instauré la prestation canadienne pour la garde d'enfants en 2006.
Le projet de loi actuel prévoit un changement de nom, mais ne se limite pas à cela. « Il modifie également la Loi sur l’Agence des services frontaliers du Canada pour, notamment, conférer à cette Commission des attributions à l’égard de l’Agence des services frontaliers du Canada [...] »
Essentiellement, le projet de loi établit un mécanisme civil d'examen pour l'Agence des services frontaliers du Canada qui s'appliquait auparavant seulement à la GRC.
Comme mes collègues l'ont dit, nous sommes favorables à ce principe. Les conservateurs appuieront le renvoi du projet de loi à un comité, où il fera sans doute l'objet d'une analyse et d'une étude approfondies par l'excellente équipe de la sécurité publique.
Le projet de loi comporte quelques améliorations. Contrairement à ce que nous avons observé dans d'autres cas, il ne s'agit pas que d'un simple changement de nom. Contrairement à la ministre de la Prospérité de la classe moyenne, nous savons ce que les mots signifient en général dans le contexte de la mesure législative.
Je me contenterai de répéter qu'il est paradoxal que le gouvernement présente une mesure législative visant à améliorer la reddition de comptes concernant les services frontaliers, mais soit réticent à rendre des comptes sur son travail à lui. Nous l'avons vu faire preuve d'un manque de leadership dans de nombreux cas.
Nous avons remarqué que le gouvernement répugne à rendre des comptes dans un autre domaine. En effet, il signale déjà, par l'intermédiaire de mesures d'initiative parlementaire, qu'il n'appuie pas le projet Teck en Alberta. Il s'agit d'un projet essentiel pour l'Alberta et l'économie nationale. Le gouvernement doit l'approuver; pourtant, nous voyons déjà des députés ministériels d'arrière-ban lancer des pétitions pour encourager les gens à ne pas appuyer le projet, ce qui alimente le sentiment de frustration dans ma province.
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Lib. (ON)
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2020-02-21 10:12 [p.1368]
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Monsieur le Président, j'apprécie les observations du député, car rien ne me fait plus plaisir que parler de l'Allocation canadienne pour enfants.
Comme tout le monde ici le sait, les origines de cette allocation remontent à l'allocation familiale mise en place dans les années 1940, à la suite de la Seconde Guerre mondiale. En 1992, le gouvernement progressiste-conservateur a modernisé cette mesure d'aide, mais c'est en 2015, après notre arrivée au pouvoir, que nous l'avons modifiée, l'avons rendue non imposable et l'avons mise à la portée d'un plus grand nombre de personnes. Nous avons réussi à réduire la pauvreté chez les enfants au pays d'une manière incroyable.
À l'inverse, la pauvreté, et notamment celle des enfants, a augmenté sous le gouvernement Harper. En effet, le taux de pauvreté a atteint des sommets inadmissibles en 2014. Grâce à cette mesure, ma circonscription en particulier a reçu plus de 97 millions de dollars, et ce sont les familles qui ont touché ces sommes pour aider leurs enfants. Cet argent n'a pas à être consacré à une seule chose, comme les sports ou les arts; il peut servir à tout ce dont les familles ont besoin. Il s'agit d'un programme fantastique que les habitants de ma circonscription apprécient énormément.
Je remercie le député d'avoir soulevé cette question, car il s'agit d'un programme qui connaît un succès incroyable auprès de toute la population canadienne.
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PCC (AB)
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2020-02-21 10:13 [p.1368]
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Monsieur le Président, le député patine avec beaucoup d'adresse quand il tente de faire valoir un point, mais je crois que la glace va céder sous son poids dans ce cas-ci.
Il s'agit d'un programme. Bien entendu, il y a eu des versions antérieures semblables, mais la Prestation universelle pour la garde d'enfants est l'œuvre du premier ministre Stephen Harper. Les libéraux s'y sont opposés, disant qu'il suffisait de donner l'argent aux provinces et aux bureaucrates, qu'il devrait s'agir d'une approche universelle en matière de garde d'enfants. Les conservateurs ont répondu non, que les parents devraient plutôt avoir le choix dans ce domaine, que nous devrions leur fournir les ressources et les laisser décider.
Les libéraux ont finalement vu la lumière dans ce dossier, sans quoi ils n'auraient jamais pu former à nouveau le gouvernement. Ils ont réalisé qu'ils devaient adopter ce principe conservateur dans lequel ils ne croyaient pas vraiment s'ils voulaient récupérer le pouvoir. Ils ont décidé de renommer le programme et de s'en attribuer le mérite. Il suffisait de modifier quelques trucs ici et là pour que moins de gens puissent s'en prévaloir...
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Voir le profil de Bruce Stanton
PCC (ON)
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2020-02-21 10:14 [p.1368]
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Nous avons du temps pour quelques autres questions.
L'honorable député de Courtenay—Alberni a la parole.
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Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2020-02-21 10:14 [p.1368]
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Monsieur le Président, ma question porte sur le projet de loi dont il est question aujourd'hui à la Chambre des communes.
L'Agence des services frontaliers du Canada est le seul organisme d'application de la loi d'importance au pays qui ne dispose pas d'un mécanisme d'examen indépendant portant sur la majeure partie de ses activités. Il s'agit d'une lacune importante qui n'a pas été comblée, malgré nos demandes répétées depuis l'époque du gouvernement Harper. Ce mécanisme prévoit un système de reddition de comptes qui augmentera la confiance du public à la frontière, ainsi qu'un système d'examen qui permettra aux agents de l'Agence des services frontaliers de répondre avec plus de précision et d'assurance lorsqu'on leur posera des questions concernant ce qu'ils sont censés faire.
Nous nous réjouissons de pouvoir débattre de cette mesure législative. Nous sommes déçus que les libéraux l'aient présentée quelques semaines seulement avant la fin de la législature précédente. Comme elle ne faisait manifestement pas partie de leurs priorités, nous sommes heureux de pouvoir en discuter aujourd'hui.
Les conservateurs vont-ils appuyer cette mesure législative, qui permettra une meilleure surveillance de nos institutions de sécurité publique et augmentera la confiance du public à nos frontières?
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Lib. (NS)
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2020-02-21 10:15 [p.1369]
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Monsieur le Président, pendant les huit minutes qu'aura duré son allocution, mon collègue a réussi à ratisser très large, mais sans jamais vraiment parler du sujet à l'étude. À l'en croire, le Parti conservateur appuie la circulation à la frontière, alors j'aimerais qu'il nous explique plus en détail pourquoi son parti juge important d'appuyer la nouvelle loi que le gouvernement souhaite mettre en vigueur.
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Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
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2020-02-21 10:15 [p.1369]
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Monsieur le Président, j'estime que mon allocution portait davantage sur le sujet d'aujourd'hui que la question du mon collègue libéral, alors je dirais que l'avantage est aux conservateurs.
Nous devons être au courant de ce que les Canadiens pensent de l'Agence des services frontaliers du Canada. Je suis persuadé que le député souhaite que nos priorités reflètent celles des Canadiens.
Je crois au principe de la surveillance des services de sécurité par la société civile. Je constate toutefois, avec les barricades érigées au pays, que le gouvernement n'est pas aussi enthousiaste à l'idée que la société civile surveille les agissements de la police et en guide les actions. Je dis ça comme ça. Nous adhérons au principe derrière la mesure législative et nous souhaitons qu'elle soit renvoyée au comité, car nous sommes impatients de voir ce qui ressortira de ses travaux.
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Voir le profil de Steven Blaney
PCC (QC)
Monsieur le Président, c’est un privilège pour moi de prendre la parole aujourd’hui, alors que nous vivons une crise nationale. Cette crise est la conséquence du laxisme que le gouvernement canadien démontre dans deux des rôles les plus importants qui lui incombent: veiller à la sécurité et à l’intégrité de nos frontières, et assurer le respect de la loi et de l’ordre. Malheureusement, nous voyons actuellement que le gouvernement échoue lamentablement dans ces deux domaines. C’est la raison pour laquelle nous demandons des actions immédiates.
Un des rôles importants de nos forces policières est de veiller au respect de la loi et de l’ordre. L’Agence des services frontaliers du Canada, l'ASFC, doit pour sa part veiller au respect et à l’intégrité de nos frontières. Il faut rappeler que l’ASFC est une organisation qui compte près de 14 000 agents des services frontaliers et autres membres du personnel et plus de 1 200 points d’entrée dans 39 pays. Au fil du temps, cette agence est devenue un élément important de notre système pour assurer la sécurité des Canadiens. Évidemment, étant donné le volume de demandes que l’ASFC traite, il peut parfois arriver que ses interactions suscitent du mécontentement de la part des usagers et des personnes qui font affaire avec elle. C’est la raison pour laquelle un système de plaintes existait, lequel était en quelque sorte chapeauté par l’Agence.
Le but du présent projet de loi est de confier l’examen des plaintes relatives à l’Agence à un nouvel organisme indépendant, la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public. Cela viendrait ainsi parachever les efforts déployés depuis la création de l’Agence en 2003 pour en faire effectivement un organisme d'application de la loi et de permettre aux gens qui ne sont pas satisfaits de porter plainte.
Y a-t-il eu des plaintes par le passé? Oui, il y en a eu. En 2018, 100 plaintes avaient été jugées fondées par le bureau qui en faisait l’évaluation au sein de l’Agence, un travail qui sera désormais effectué par une entité indépendante. Le nombre de ces plaintes peut sembler élevé, mais il faut rappeler que 95 millions de voyageurs traitent avec l’Agence des services frontaliers du Canada, dont 5 millions de véhicules commerciaux. C’est dire à quel point le nombre de plaignants représente une infime partie du flot de personnes qui font affaire avec l’ASFC. Ces plaintes doivent cependant être traitées en bonne et due forme et c’est la raison pour laquelle nous appuyons la création de cette commission d’examen.
Voilà où nous en sommes. Je voudrais en profiter pour souligner le travail remarquable de nos agents des services frontaliers et déplorer le fait que le gouvernement actuel ait mis fin à la série télévisée Frontières sous haute surveillance, laquelle permettait à la population canadienne d'en apprendre davantage sur le travail de ces agents. La série ne coûtait rien au gouvernement et permettait de démontrer à quel point les agents et les agentes des services frontaliers font un travail remarquable.
Comme le mentionnait mon collègue néo-démocrate, on peut se demander pourquoi le gouvernement a attendu jusqu'à la fin de la dernière session parlementaire avant de proposer la création de la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public, alors qu'il avait pris cet engagement en 2015. Il est grand temps que l’on procède, mais on peut se demander pourquoi les libéraux ont fait preuve de tant de laxisme quant à la mise en place de cette mesure.
D’autre part, le président du Syndicat des Douanes et de l'Immigration, M. Jean-Pierre Fortin, affirme ne pas avoir été consulté. Les libéraux auraient dû le consulter puisqu’il s’était déclaré en faveur de cette mesure. Les libéraux ont raté une autre occasion de démontrer que ce projet est utile et qu’il reçoit l'aval des gens, et de démontrer l’excellent travail fait par les agentes et les agents des services frontaliers.
Cela nous amène à un point important, soit la responsabilité gouvernementale de veiller à l'intégrité des frontières et à l'application de la loi et de l'ordre. Comme je le mentionnais, le gouvernement échoue lamentablement dans les deux cas.
Avant l'avènement du gouvernement actuel et du malencontreux gazouillis du premier ministre, l'intégrité de notre frontière était respectée. Or le gazouillis du premier ministre a ébranlé notre système frontalier. Je fais évidemment référence à la situation au chemin Roxham, qui menace notre intégrité territoriale, puisque des gens entrent illégalement au pays. Il faut rappeler que l'entrée au chemin Roxham est illégale. Nous tolérons un passe-droit qui permet à des individus de court-circuiter notre système d'immigration.
Malheureusement, au cours des dernières semaines, nous nous concentrons surtout sur les barricades, ce qui est tout à fait compréhensible. Toutefois, nous avons observé une recrudescence des passages illégaux au chemin Roxham. Cela est dû au manque de leadership du gouvernement quant à sa responsabilité de veiller à l'intégrité des frontières.
En ce qui a trait à la loi et à l'ordre, le manque de leadership crée des situations comme celle dont a parlé mon collègue: le gouvernement s'ingère en quelque sorte dans les activités opérationnelles de la GRC en lui indiquant qu'il n'est pas possible d'intervenir et d'utiliser la force pour régler le conflit. Le problème, c'est que cette ingérence sape l'autorité morale de nos forces policières, comme le gazouillis du premier ministre a sapé l'autorité de l'Agence des services frontaliers du Canada relativement au respect de la frontière. Les libéraux ont limité la capacité d'intervention des autorités policières et frontalières, ce qui a des conséquences désastreuses.
Nos entreprises vivent actuellement une situation critique. D'ailleurs, j'en parlais tout à l'heure à mon collègue de la Beauce. Ce matin, j'étais avec un entrepreneur de ma circonscription qui voit les compétiteurs américains se réjouir, car sa marchandise est coincée dans des trains. Que font ses clients? Ils se tournent vers des fournisseurs américains. Il me disait qu'il perd près de 65 000 $ en ventes, et il doit ajouter à cette somme des coûts additionnels de 7 500 $ pour rediriger ses conteneurs. On parle d'une perte de 72 500 $ pour cet entrepreneur seulement. C'est un exemple parmi des dizaines dans ma circonscription et des centaines au pays. Nos entreprises, nos travailleurs et nos travailleuses sont touchés par le manque de leadership et d'autorité morale du gouvernement.
Nous pouvons appuyer les structures, mais nous nous attendons à ce que le gouvernement ne s'ingère pas dans les opérations de l'Agence des services frontaliers du Canada et des forces policières. Nous constatons actuellement qu'en insistant pour une résolution pacifique de la situation, les libéraux briment, dans une certaine mesure, l'autorité morale des forces policières. Elles ne peuvent pas établir un rapport de force, et elles ne sont pas en mesure d'intervenir pour faire appliquer la loi et l'ordre.
Les conséquences sont nombreuses. Premièrement, cela sape l'autorité morale de nos forces policières et de l'Agence des services frontaliers du Canada. La crise entraîne une paralysie générale au pays. Elle engendre des pertes financières, des coûts énormes et des répercussions. Comme le mentionnait mon collègue, l'effet dommageable à plus long terme, c'est la banalisation du non-respect de la loi, de l'ordre et de l'intégrité de nos frontières.
Pour cette raison, nous demandons au gouvernement non seulement de faire progresser ce projet de loi, mais également de restaurer l'autorité morale de nos forces policières et de nos services frontaliers en évitant de s'ingérer, notamment en insistant pour appliquer des solutions politiques à des problèmes qui relèvent de l'application de la loi et de l'ordre.
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Voir le profil de Francis Drouin
Lib. (ON)
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2020-02-21 10:26 [p.1370]
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Monsieur le Président, je tiens à remercier mon collègue de son discours.
Comme mon collègue a été ministre de la Sécurité publique, il devrait normalement être plus au courant que certains députés de la Chambre, moi y compris.
Je me demande s'il croit toujours à ses propos mentionnés le 13 mai 2015:
« [Je] fais entièrement confiance au jugement de la GRC. Tout en respectant l'indépendance opérationnelle de la GRC [...] »
Est-ce qu'il croit toujours à ces commentaires-là aujourd'hui, comme le ministre actuel de la Sécurité publique le fait en ce moment?
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PCC (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son excellente question. Je vais lui dire ce que j'ai dit exactement en 2015: j'ai entièrement et pleinement confiance en la Gendarmerie royale du Canada.
Toutefois, jamais au grand jamais, je ne ferais exactement ce que le ministre de la Sécurité publique fait actuellement et ce que le premier ministre fait en gênant et en freinant la capacité d'intervention opérationnelle, en indiquant la voie à suivre pour régler le conflit, c'est-à-dire en empêchant indéniablement la GRC d'utiliser les outils qui sont à sa disposition pour régler le conflit. Le premier ministre actuel élimine la capacité de dissuasion dont disposent les forces policières, en leur enlevant leur outil coercitif qui est la possibilité d'intervenir.
J'invite le gouvernement à suivre l'exemple que j'ai donné en 2015 et à laisser la GRC faire son travail. Il faut cesser de dire à la GRC de ne pas agir et de lui mettre des menottes.
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NPD (BC)
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2020-02-21 10:28 [p.1370]
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Monsieur le Président, ma circonscription compte cinq passages frontaliers. Je crois que c'est celle qui en compte le plus de tout le pays.
Les gens viennent parfois à mon bureau pour se plaindre de la manière dont ils ont été traités à la frontière, que ce soit pour sortir du pays ou y rentrer. Que pense le député du fait que le projet de loi prévoit toujours que les anciens membres de la GRC ne peuvent pas siéger à la future commission, afin d'éviter les conflits d'intérêts, mais que les anciens employés des services frontaliers le pourront, eux? J'aimerais connaître son point de vue là-dessus.
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PCC (QC)
Ma réponse est oui, monsieur le Président. Il faut une tierce partie pour examiner les plaintes et se pencher sur les cas de mauvais service. La loi devrait s'appliquer de la même façon à la GRC et à l'Agence des services frontaliers du Canada.
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Voir le profil de Ziad Aboultaif
PCC (AB)
Voir le profil de Ziad Aboultaif
2020-02-21 10:29 [p.1370]
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Monsieur le Président, le gouvernement a déclaré qu'il n'interviendrait pas auprès des forces de police ou d'autres forces pour mettre fin aux barrages. En attendant, il envoie des signaux qui empêchent les forces de police de faire leur travail. C'est comme si le gouvernement provoquait une bourrasque d'hiver tout en soufflant la brise d'été. Voilà ce qu'il fait.
Mon collègue de ce côté-ci est-il d'accord avec moi?
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Voir le profil de Steven Blaney
PCC (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue albertain de sa question. Il me permet de rappeler qu'au cœur de la crise ferroviaire que nous vivons, il y a une première nation dont le conseil de bande a appuyé le projet. La majorité des chefs héréditaires sont en faveur du projet. Certains manifestants qui s'attaquent à l'application de la loi ont essayé de se faire élire démocratiquement et se sont fait battre. Cela ne marche pas. Leur option ne prend pas.
Quatre-vingt-cinq pour cent des membres de la communauté de Wet'suwet'en veulent le projet. Comment se fait-il que des individus se servent des voies démocratiques et que, quand cela ne marche pas, ils foutent le bordel, comme on dit? C’est inadmissible. Ce n’est pas la manière de gérer un pays.
Il faut rappeler que l'Office national de l'énergie a estimé que ce projet était souhaitable et que l'ensemble des communautés autochtones qui vivent le long du tracé de ce pipeline sont en faveur du projet. On s'est donné des outils démocratiques, on a un Parlement pour débattre, on se base sur une longue tradition parlementaire britannique de démocratie et de respect des lois. À partir du moment où on vient tout foutre en l'air, cela mine et sape la crédibilité de nos institutions. C'est la raison pour laquelle, nous invitons le gouvernement à se confiner à son rôle exécutif et à laisser nos forces policières faire leur travail.
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