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PCC (AB)
M. Genuis dit que ce n'était « pas assez ». Il avait beaucoup d'autres choses à dire, je le sais.
J'ai vécu la même chose. Comme je l'ai indiqué plus tôt, j'ai eu la chance de lire probablement seulement 10 % des courriels que les Canadiens ont envoyés. Je me suis dit que c'était bien que tous les Canadiens aient cette chance. Les Canadiens n'ont pas toujours l'occasion de faire valoir leurs idées directement en comité. C'est ce que je leur donnais en procédant de la sorte. J'aurais probablement pu consacrer beaucoup plus d'heures à cela. Compte tenu du temps qu'il m'a fallu pour lire les 10 % que j'ai lus, cela m'aurait vraisemblablement pris 30 ou 40 heures pour tout lire. Le Comité a siégé pendant des centaines d'heures, j'en suis sûr. C'était pour défendre un principe démocratique.
J'en ai parlé un peu plus tôt, mais je n'ai pas pu terminer ma réflexion sur le sujet. Quelque chose de semblable s'est produit avec le Comité sur la réforme électorale. Nous avons eu toutes ces consultations, dont le président se souviendra très bien. Partout au Canada, nous avons eu l'occasion de faire venir des experts. Beaucoup de ces experts étaient des universitaires ou des professeurs d'université qui étudient les sciences politiques. Certains ont présenté des contextes historiques. D'autres nous ont parlé de ce qui se faisait dans d'autres pays, ou de ce que certaines provinces du Canada ont proposé ou fait dans le passé. Dans certains cas, on nous a présenté de nouveaux modèles qui avaient été mis en pratique ailleurs ou des modèles théoriques illustrant ce qui pouvait arriver.
Je pense qu'il y a une chose que nous avons établie très rapidement. Je crois que cela s'est produit chez les députés qui prônaient le changement et parmi ceux qui, comme moi, croyaient vraiment qu'il était préférable que les Canadiens aient leur mot à dire. Ce que nous avons constaté très rapidement, c'est que bon nombre des modèles que nous avons vus et qui ont été appliqués dans d'autres pays... Même si la plupart, sinon tous, étaient d'accord pour dire que notre système électoral n'était pas parfait, nous avons rapidement pu établir que, vraisemblablement, aucun système électoral ne l'est. Nous avons également appris que dans les pays ou les administrations où l'on avait tenté autre chose, les changements apportés suscitaient de nouveaux problèmes. Nous avons aussi très vite établi que les pays sont à maints égards passablement différents les uns des autres. Le Canada a ses propres réalités, comme c'est le cas dans beaucoup de ces pays. En fait, le Canada est un pays tout à fait unique en son genre, notamment en raison de sa taille et de sa géographie, et de certaines particularités attribuables à ces dimensions et au grand éparpillement de sa population. Il y a d'énormes différences entre les différentes régions et les différentes parties du pays.
Si vous appliquiez un système qui a été mis en œuvre dans un pays qui n'a pas ces caractéristiques, ces particularités et ce caractère unique, vous vous retrouveriez avec de vrais problèmes. Dans de nombreux cas, les personnes qui présentaient des propositions à ce comité arrivaient avec une version modifiée ou adaptée au Canada de divers modèles qui avaient été appliqués ailleurs. C'est devenu très intéressant, mais j'ai constaté qu'avec chacune de ces propositions, il y avait quelque chose qui ne collait pas tout à fait à notre réalité ou qui ne fonctionnait pas tout à fait. C'était comme essayer de mettre une cheville carrée dans un trou rond, ce genre de chose. Dans tous ces cas, les solutions proposées ne fonctionnaient pas tout à fait.
En fin de compte, le comité a trouvé ce qu'il considérait comme un compromis, je présume, portant sur un système avec lequel nous n'étions pas tous d'accord, certes, mais que certains membres ont accepté. Nous l'avons fait en partant du principe que la suggestion retenue allait être soumise aux Canadiens aux fins de référendum afin qu'ils aient leur mot à dire. C'est pour cette raison que ceux d'entre nous qui n'étaient pas particulièrement convaincus de la proposition présentée étaient à l'aise avec l'exercice. Nous pensions qu'il appartenait vraiment aux Canadiens de prendre cette décision de toute façon. Le fait est que de nombreuses conversations ont été tenues, pas seulement autour de la table dans la salle où se réunissait le comité, comme c'est le cas aujourd'hui, mais en dehors de cela, en marge et en arrière-plan, comme c'est souvent le cas ici au Parlement. La productivité peut être améliorée quand tout le monde a la possibilité de se faire entendre. Parfois, vos opinions sont relayées par votre leader parlementaire, par votre whip ou par quelqu'un d'autre.
Nous avons tous la possibilité d'apporter notre contribution de cette manière. Ce n'est pas possible... C'est mon cas, aujourd'hui; je parle depuis pas mal longtemps. Tous mes collègues qui auraient peut-être voulu me faire part de leurs réflexions en ma qualité de vice-président du Comité n'auraient pas eu cette possibilité aujourd'hui. C'est seulement parce que nous devons... Pour nous assurer qu'aucune décision n'est prise sur un sujet pour lequel nous ne nous sentons pas capables de prendre une décision, je dois bien sûr parler pendant un certain temps. Par conséquent, si mes collègues voulaient me parler maintenant, ils ne le pourraient pas, parce que je suis passablement pris.
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