Je ne peux pas choisir les personnes qui se présenteront à un barrage. Je dois réagir à la situation lorsqu'elle se présente et amorcer un dialogue pour déterminer les raisons qui motivent la formation de ces mouvements de solidarité. Je peux seulement y arriver par l'entremise de conversations, et certaines d'entre elles sont difficiles, mais je n'ai d'autre choix que de respecter les points de vue qui me sont communiqués à ce moment-là. Que je sois d'accord avec eux ou non, il est très important de poursuivre le dialogue tout en élaborant un plan pour arriver à une résolution pacifique.
Tout le monde voulait une résolution pacifique, mais le plan d'action et les étapes qu'il contient sont très importants, et cela comprend le dialogue. Nous avons amorcé le dialogue. Mon ministère existe pour combler l'écart socio-économique, afin que les peuples autochtones atteignent l'égalité réelle avec les non-Autochtones. Ce point est un énorme catalyseur de la croissance économique. Il y a des portefeuilles de développement économique dans mon ministère et dans celui de Mme Bennett.
Nous savons que lorsqu'ils peuvent exercer l'autodétermination, les peuples autochtones jouent un rôle important dans la mise en valeur des ressources dans de nombreuses collectivités. Vous n'avez qu'à penser au Traité no 8. Vous n'avez qu'à penser aux Cris dans le Nord du Québec. Ces projets sont au cœur du développement de notre pays, mais il faut d'abord combler l'écart dans l'éducation, la santé, l'infrastructure et la gestion des urgences, qui sont tous des éléments précurseurs que vous et moi tenons probablement pour acquis.
Ce sont des choses très importantes. Nous amorcerons le dialogue avec tous les intervenants, y compris les intervenants de la mise en valeur des ressources. Je m'entretiens avec eux tout le temps.