Je voudrais d’abord vous remercier de votre question fort pertinente.
J’aimerais rappeler ce que j’ai mentionné en anglais tantôt. Nous avons alloué 15 millions de dollars à des initiatives hors réserve et en zone urbaine visant 94 entités communautaires au service des Autochtones. Il existe aussi le programme communautaire Vers un chez-soi, un investissement que nous avons fait pour aider les sans-abris. Enfin, nous avons fourni un appui financier aux centres d’hébergement pour femmes. Vous conviendrez que cette approche se doit d’être concertée: il faut inclure dans nos discussions les villes, les provinces et le fédéral.
Les sommes qui ont été consenties ne sont pas suffisantes, je vous l’accorde. Notre objectif, au tout début, était de verser les fonds de la façon la plus rapide possible et donc au sein d’une structure préexistante, tout en faisant montre de davantage de flexibilité. À titre d’exemple, nous avons pu allouer de façon extrêmement rapide de l’argent à l’Association nationale des centres d’amitié en recourant à nos mécanismes de financement habituels.
Par ailleurs, il y a deux semaines, nous avions déjà reçu de la part de divers organismes plus de demandes de financement que ce à quoi nous nous attendions. Nous continuons de donner suite à ces demandes très pertinentes, dont plusieurs proviennent d’organismes du centre-ville de Montréal, dans ma circonscription et dans celle du ministre Garneau, qui offrent des services à des groupes autochtones très fragilisés, dont plusieurs Inuits.
Ce sont des préoccupations qui nous interpellent tous directement, comme Canadiens, comme députés et comme êtres humains. Nous poursuivrons ce travail, lequel ne va pas s’arrêter du jour au lendemain, peu importent les mesures de déconfinement qui seront prises. En effet, nous savons que nous ne sommes pas sortis du bois tant et aussi longtemps qu’un vaccin ne sera pas disponible.