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Lib. (NL)
La séance est ouverte.
Merci de votre présence.
La journée est, bien sûr, très spéciale, car nous recevons un projet de loi qui a passé la deuxième lecture à la Chambre des communes.
Nous discutons, bien entendu, du projet de loi C-5, Loi modifiant la Loi sur les lettres de change, la Loi d'interprétation et le Code canadien du travail, un projet de loi qui institue la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Je voudrais vous dire quelques mots au sujet de la séance. Nous avons deux heures avec deux groupes de témoins distincts qui viennent discuter du projet de loi avec nos députés.
Je mentionne à l'intention des témoins que nous avons des députés du Parti libéral, le parti ministériel, du parti de l'opposition, soit le Parti conservateur, ainsi que des députés du Bloc québécois et du NPD.
La plupart d'entre nous participent à la séance de façon virtuelle. Je veux simplement mentionner aux témoins que si vous désirez intervenir dans une discussion ou corriger un fait, essayez d'attirer l'attention de l'intervenant en agitant la main, plutôt que de tenter d'avoir mon attention.
Je demanderais aussi à mes collègues députés de commencer leurs questions en mentionnant le nom de la personne à qui elle s'adresse. Les choses sont ainsi beaucoup plus simples.
Sur ce, nous allons commencer.
Le premier groupe de témoins est composé de trois personnes. Nous accueillons Carlon Big Snake, propriétaire d'une petite entreprise. Nous avons également Stacy Allison-Cassin, professeure adjointe, Université de Toronto, de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques, ainsi que Derrick Hynes, président-directeur général, d'Employeurs des transports et communications de régie fédérale.
Voici comment nous procédons. Vous avez jusqu'à cinq minutes pour faire votre déclaration liminaire. Vous pouvez vous arrêter avant, mais c'est le temps dont vous disposez. Je vais être un peu souple si vous allez au-delà, mais nous avons une limite de temps à respecter et nous devons avancer.
Nous allons commencer par Carlon Big Snake, et j'espère que nous avons une bonne connexion.
Vous disposez de cinq minutes pour votre déclaration liminaire. Allez-y, s'il vous plaît.
I call the meeting to order.
Thank you for being here today.
This is, of course, a very special day as we welcome legislation that has successfully gone through second reading in the House of Commons .
This is, of course, a hearing about Bill C-5, an act to amend the Bills of Exchange Act, the Interpretation Act and the Canada Labour Code. Bill C-5 is also known as the bill for a national day for truth and reconciliation.
Just as a quick note regarding organization, we're going to have two separate hours of witnesses to discuss this bill with our MPs.
For the sake of our witnesses, we have representation from the Liberal party, which is the governing party; the opposition party, which is the Conservatives; the Bloc Québécois; and the NDP.
Most of us are doing this remotely. I just want to say to our witnesses that if there's a conversation that you wish to comment on or in which perhaps you want to correct something, try to get the questioner's attention by just waving your hand, rather than trying to get my attention.
By the same token, MPs, I'd like to ask you to please direct your questions by starting with the name of the person you would like to answer the question. That makes things a lot easier.
That said, we will now proceed.
We have three witnesses on the first panel. Carlon Big Snake is a small-business owner. We also have, from the Canadian Federation of Library Associations, Stacy Allison-Cassin, assistant professor, University of Toronto. As well, from Federally Regulated Employers — Transportation and Communications, we have Derrick Hynes, who is the president and CEO.
The way we do this is that you give your opening statements for up to five minutes. You don't have to use all five minutes, but you have up to five. If you go beyond five, I'm somewhat flexible, but of course for the sake of our timing, we have to keep moving.
We're going to start with Carlon Big Snake, and I hope the connection is solid enough.
Please give us your introductory remarks for five minutes.
Carlon Big Snake
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Carlon Big Snake
2020-11-20 12:38
Je vous remercie. J'aimerais tout d'abord vous dire okya.
Je m'appelle Carlon Big Snake. Je suis un membre fier des Pieds-Noirs de la nation des Siksikas sur le territoire du Traité no 7.
Aujourd'hui, je suis très honoré d'être avec vous et d'être témoin d'un événement historique prometteur pour les Autochtones et les Canadiens qui apportera un changement positif au sein de la société moderne du Canada. Ce sera le cas non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour [Difficultés techniques] des possibilités ou permettre d'avoir une qualité de vie équitable. Malheureusement, la société d'aujourd'hui est divisée, ce qui engendre la haine et le racisme.
En proposant les changements nécessaires dans le projet de loi C-5 pour concrétiser l'appel à l'action numéro 80 de la Commission de vérité et réconciliation, le gouvernement fédéral témoigne de sa sincérité et de son engagement, et il ouvre ainsi la voie à un avenir prometteur pour le Canada et les peuples autochtones partout au pays.
Le projet de loi C-5 améliorera aussi le système d'éducation. Il serait bon d'aider les établissements d'enseignement au pays à mieux comprendre la part de notre histoire qui est tombée dans l'oubli.
Ma femme Lisa et moi sommes des descendants et des survivants du système des pensionnats. Nous avons été élevés en subissant les effets négatifs de l'histoire. Toutefois, nous nous sommes dit que nous avions la responsabilité de faire évoluer les mentalités et de nous servir de nos difficultés comme d'une force pour bâtir notre avenir.
Nous avons décidé d'intervenir de manière positive pour donner de l'espoir à nos familles et à nos communautés. Nous avons également utilisé ces effets négatifs pour devenir plus forts et créer un avenir pour nos générations futures.
Récemment, ma femme et moi avons fait l'acquisition de deux bisons blancs, que notre peuple honore et respecte. Dans le passé, les bisons nous fournissaient nourriture, abri et produits médicinaux.
De plus, quand un bison blanc naît, c'est un signe de force et d'espoir qui nous indique que des changements surviendront bientôt pour notre peuple, et c'est ce que je vois maintenant. Le projet de loi C-5 propose de concrétiser l'appel à l'action numéro 80, et nous espérons que les bienfaits qui en résulteront se feront sentir au sein de notre peuple, mais aussi de la population toute entière.
C'est une façon pour nous de permettre aux Canadiens de visiter le territoire des Premières Nations et de constater que nous sommes fiers de qui nous sommes aujourd'hui et que nous voulons créer une société unie.
En conclusion, je tiens à vous remercier de m'avoir donné l'occasion de prendre la parole, et j'ai bon espoir que la décision qui sera prise sera d'adopter le projet de loi et de faire du 30 septembre une journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Ensemble, nous pouvons commencer à guérir le passé et à envisager un avenir commun prospère.
Kiit'aah'mut'tsin. Encore une fois, je vous remercie.
Thank you. First of all, I would like to say okya.
My name is Carlon Big Snake. I'm a proud Blackfoot member from the Siksika Nation in Treaty No. 7 territory.
Today I am very honoured to represent and witness a promising historical event for indigenous people and Canadians in making a positive change to Canada's modern society. Not only for ourselves but to look to [Technical difficulty—Editor] these opportunities or to allow an equitable quality of life. Unfortunately, today's society is apportioned, which in turn causes hate and racism.
The acceptance of the TRC call for action number 80 to support Bill C-5's changes will show the sincerity and commitment of the federal government. This action will show a promising future for Canada and indigenous peoples across the nation.
The proposed bill, Bill C-5, will also enhance the education system. It will be prudent to assist Canada's educational institutions for a better understanding of our forgotten history.
My wife Lisa and I are descendants and survivors of the residential school system. We were raised with negative impacts of history. However, we felt it is our responsibility to take that mentality and use our hardship for strength for our future.
We decided to advocate in a positive manner to give hope to our families and communities. We also used those negative impacts to strengthen and create a future for our future generations.
Recently, my wife and I acquired two white buffalo. They are held with honour and respect among the people. In the past, the buffalo provided food, shelter and medicine.
However, when a white buffalo is born, it is a sign of strength and hope that we will see change soon for our people, which I see now. With the proposed acceptance of call to action number 80 through Bill C-5, we as caregivers hope that not only our people but everyone will receive blessings.
It is our way of allowing Canadians to visit first nation territory and see that we, as individuals, have pride in who we are today and to create a united society.
In closing, I would like to thank you for giving me this opportunity to address the matter, and I have faith that the decision will be made to accept and have September 30 as a national day of truth and reconciliation.
Together we can begin to heal the past and look forward to a united prosperous future.
Kiit’aah’mut’tsin. Again, thank you.
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Lib. (NL)
Merci beaucoup de vos paroles.
Nous allons maintenant passer à Stacy Allison-Cassin, professeure adjointe, Université de Toronto.
Êtes-vous avec nous?
Thank you. We appreciate that. Thank you very much.
We are now going to go to Stacy Allison-Cassin, assistant professor, University of Toronto.
Are you with us?
Stacy Allison-Cassin
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Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 12:42
Je suis là.
I am.
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Lib. (NL)
Ah, vous voici.
Excellent. Vous avez jusqu'à cinq minutes. Allez-y, s'il vous plaît.
Ah, there you are.
Okay, you have up to five minutes. Please proceed.
Stacy Allison-Cassin
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Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 12:42
Je souhaite un bon après-midi aux membres du Comité, de même qu'aux autres témoins. Je suppose que pour certains d'entre vous, c'est bon matin qui serait de mise.
Je m'appelle Stacy Allison-Cassin. Je suis professeure adjointe, dans le volet enseignement, à la Faculté d'information de l'Université de Toronto, et je suis présidente du Comité des questions autochtones de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques. Je comparais aujourd'hui au nom de la fédération, ou CFLA.
Je suis citoyenne de la nation des Métis de l'Ontario, et je vous parle depuis Oakville, en Ontario, qui se trouve sur le territoire traditionnel des Hurons-Wendats, des Haudenosaunee et des Anishinabe. Je salue également les détenteurs actuels du traité, la Première Nation des Mississaugas de Credit.
Je tiens à remercier le Comité permanent du patrimoine canadien de me donner l'occasion de m'exprimer sur le projet de loi C-5 concernant le projet de journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Je veux commencer par une petite histoire. Comme de nombreuses familles en ce moment, nous travaillons et étudions à la maison. Ma petite dernière est en troisième année et elle suit actuellement ses cours installée sur la table de la cuisine. Le 30 septembre, nous avons porté nos chandails orange, comme nous l'avons fait au cours des dernières années. En faisant des allers-retours dans la cuisine ce jour-là, j'étais frappée — je pouvais écouter en quelque sorte ce qui se passait dans cette classe de 3e année — par les leçons et les discussions qui se déroulaient sur le thème des pensionnats. L'enseignant leur a lu l'histoire de Phyllis Webstad et de son chandail orange, et les enfants étaient invités à réfléchir à l'histoire de différentes manières, soit vraiment comme des enfants qui écoutent l'histoire d'une autre enfant.
J'ai trouvé cela particulièrement émouvant. Tout au long de la journée, ils ont regardé des vidéos et réalisé des dessins sur le thème du chandail orange, et l'enseignant a amené ce groupe d'enfants de sept à neuf ans à discuter de sujets très difficiles.
Après l'école, nous avons eu d'autres discussions au sein de notre propre famille sur les pensionnats et le rôle du Canada. Ma fille avait une question d'un seul mot que, je pense, beaucoup de parents se font poser: pourquoi?
Bien qu'aucun membre de ma famille n'ait été dans un pensionnat — d'après ce que j'ai appris jusqu'à maintenant —, j'ai dû parler à mes enfants des raisons pour lesquelles ma grand-mère a caché son identité et pourquoi elle n'a pas enseigné sa langue à mon père. Je trouve très encourageant que mes enfants et leurs camarades de classe se familiarisent avec l'existence des pensionnats et apprennent à connaître les peuples autochtones du Canada. Je sais que nous avons encore du travail à faire, et je suis vraiment très reconnaissante à tous ceux qui, comme Phyllis, nous ont raconté leur histoire pour que nous puissions en arriver là aujourd'hui.
En tant que bibliothécaire, parent et Autochtone, j'ai été frappée par un grand nombre de choses ce jour-là, dont les suivantes: les histoires sont importantes pour connaître la vérité, comprendre ce qui s'est passé et pouvoir en discuter. Les faits sont importants. Créer délibérément un moment — un temps en marge de notre travail et de l'école et des journées chargées que nous avons tous — est vraiment essentiel pour apprendre à connaître l'histoire des pensionnats indiens et les répercussions qui subsistent de la colonisation, sensibiliser les gens et faire en sorte de ne jamais oublier ce qui s'est passé, de même que pour se familiariser avec le dynamisme des peuples et des cultures autochtones.
Le 30 septembre — qui est maintenant connu sous le nom de « Journée du chandail orange » — est devenu dans de nombreuses écoles, bibliothèques et autres lieux un jour important d'apprentissage et de souvenir. La création d'une journée nationale de la vérité et de la réconciliation donnera plus de poids et d'élan à une journée de souvenir et d'apprentissage pour tous les Canadiens.
C'est important, car, comme nous le savons, la première étape de la réconciliation est de connaître la vérité, c'est-à-dire connaître les faits, écouter les histoires et comprendre les répercussions toujours présentes de la colonisation. C'est ce qui mènera finalement à la réconciliation.
En tant que bibliothécaire et professeure, je suis consciente de l'importance de l'accès au matériel, ainsi que l'importance de l'infrastructure pour fournir le matériel et l'apprentissage. Comme nous le savons, l'accès au matériel en ligne est particulièrement important en ce moment, en raison de la pandémie. Cela comprend l'accès à Internet, à du matériel adapté à l'âge et à la culture, ainsi qu'à du matériel dans une langue appropriée.
En tant que parent, j'ai tenté de trouver des livres et des guides pour m'aider à avoir des conversations avec mes enfants et aussi pour en faire part aux autres parents.
Il existe des bibliothèques dans les écoles, les communautés, les hôpitaux et les établissements d'enseignement supérieur, ce qui en fait des centres clés pour l'accès à l'information, aux programmes et à la technologie, quels que soient l'âge, le lieu et la condition sociale. Elles permettent d'apprendre en dehors des limites de l'éducation formelle.
Les bibliothèques jouent un rôle important en donnant aux gens la possibilité de se renseigner non seulement sur le système des pensionnats, la Loi sur les Indiens et les traités, mais aussi sur l'art, la littérature, les langues et la culture autochtones et sur les expériences des peuples autochtones au Canada.
La création d'une journée nationale de la vérité et de la réconciliation encouragerait et soutiendrait le développement de programmes et la collecte de matériel, et elle permettrait à tous les habitants du Canada d'être plus conscients de ce qui s'est passé et d'être mieux renseignés.
En 2017, le groupe de travail sur la Commission de vérité et réconciliation de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques a publié un rapport détaillant les mesures à prendre par les bibliothèques pour mettre en œuvre les appels à l'action. Depuis la publication du rapport, le Comité des questions autochtones a constitué une composante majeure du travail de la CFLA. De nombreux appels à l'action concernent l'éducation, les langues et les programmes, et portent sur la disponibilité des rapports et de la documentation. En outre, les appels à l'action numéros 69 et 70 mettent l'accent sur l'importance du respect de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et des droits des peuples autochtones de connaître la vérité sur ce qui s'est passé et d'avoir accès aux informations concernant les violations des droits de la personne. Il est donc d'une importance cruciale de disposer de l'infrastructure nécessaire pour soutenir à la fois le contrôle et l'accès à la documentation.
Pour revenir à l'histoire que j'ai racontée au début de ces remarques, j'espère qu'une journée nationale de la vérité et de la réconciliation servira à multiplier les occasions d'apprentissage et de discussions partout au Canada. Dans ce contexte, les bibliothèques peuvent jouer un rôle clé pour veiller à ce qu'il n'y ait pas une autre génération qui ne connaisse pas la vérité, et à ce que nous reconnaissions et honorions les survivants et nous souvenions de ceux qui sont morts.
Je vous remercie.
Good afternoon, members of the committee and fellow witnesses. I guess maybe it's good morning for some of you.
I'm Stacy Allison-Cassin, assistant professor, teaching stream, at the Faculty of Information at the University of Toronto, and I'm chair of the Canadian Federation of Library Associations' Indigenous Matters Committee. I am appearing today on behalf of the CFLA.
I'm a citizen of the Métis Nation of Ontario, and I am speaking from Oakville, Ontario, which is the traditional territory of the Huron-Wendat, the Haudenosaunee and the Anishinabe. I also acknowledge the current treaty holders, the Mississaugas of the Credit First Nation.
I want to thank the Standing Committee on Canadian Heritage for the opportunity to speak on Bill C-5 on the proposed national day for truth and reconciliation.
I want to start off with a brief story. Like many families right now, we are working and learning from home. My youngest daughter is in grade 3, and she currently does her schooling from the kitchen table. On September 30, as in recent past years, we wore our orange shirts. As I came in and out of the kitchen on that day, I was continually struck—being sort of able to listen in on a day of grade 3—by the lessons and discussions that were taking place on the topic of residential schools. The teacher read them Phyllis Webstad's story of her orange shirt, and the children in the class were invited to reflect on the story in different ways, really reflecting on it as children listening to a story about another child.
I found it particularly moving. Throughout the day, they watched videos and did orange shirt-themed artwork, and the teacher led the group of seven- to nine-year-olds through some very difficult conversations.
After school that day, we had further conversations within our own family about residential schools and Canada's role. My child had a one-word question that I think many parents are familiar with: Why?
Although I've not had a family member who has experienced residential school—as far as I know, at this point—I have had to talk to my children about why my grandmother hid her identity and why she did not teach my dad her language. I'm hopeful and encouraged that my children and their classmates are learning about residential schools and indigenous peoples in Canada. I know that we have more work to do, and I am really so grateful for all of those and for Phyllis for sharing their stories to bring us to this point.
As a librarian, a parent and an indigenous person, I was struck by a great number of things that day. Among them are the following. Stories are important for truth and understanding and conversations. Facts are important. Creating deliberate space—time apart from the contours of work and school and our busy days in the lives that we all lead—is really vital to ensuring learning, awareness and remembrance of residential schools and the ongoing impacts of colonization, as well as learning about the vibrancy of indigenous peoples and cultures.
September 30—what is now known as Orange Shirt Day—has in many schools, libraries and other sites become an important day of learning and remembering. Creating a national day of truth and reconciliation will create further weight and impetus for a day of remembering and learning for all Canadians.
This is important because, as we know, the first step of reconciliation is the truth part, which includes learning facts, hearing stories and understanding the ongoing impacts of colonization. That will ultimately lead to reconciliation.
As a librarian and educator, I recognize the importance of access to materials, as well as the importance of infrastructure in the delivery of such materials and learning. As we know, access to online materials is particularly important right now in the pandemic. This includes access to the Internet, to materials that are both age-appropriate and culturally appropriate, and to materials in an appropriate language.
As a parent, I have found myself seeking books and guides to help me have conversations with my children and sharing these with other parents.
Libraries exist in schools, communities, hospitals and higher education, making them key hubs for accessing information, programming and technology across the spectrum of age, location and social position. They enable learning outside the bounds of formal education.
Libraries play an important role in ensuring that people have the ability to learn about not only the residential school system, the Indian Act and treaties, but also about indigenous art, literature, language and culture and the experiences of indigenous people in Canada.
Creating a national day for truth and reconciliation would encourage and support the development of programming and the collection of materials, and it would bring greater learning and awareness to all people in Canada.
In 2017 the Canadian Federation of Library Associations' working group on the Truth and Reconciliation Commission released a report that set out detailed actions for libraries to take to implement the calls to action. Since the release of the CFLA's TRC report, the Indigenous Matters Committee has formed a major component of the work of the CFLA. Numerous calls to action relate to education, language, and programming, and speak to the availability of reports and documentation. Furthermore, calls to action numbers 69 and 70 highlight the importance of compliance with UNDRIP regarding indigenous peoples' rights to know the truth of what happened and to access information regarding human rights violations. It is thus vitally important that infrastructure be present to support both control of and access to documentation.
To return to the story I told at the beginning of these remarks, it's my hope that with a national day of truth and reconciliation, learning and discussion will be amplified across Canada. In this, libraries are able to act as a key component to help ensure that we will not have another generation that will not know the truth and that we will acknowledge and honour the survivors and remember those who have died.
Thank you.
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Lib. (NL)
Merci, madame Allison-Cassin.
Vous êtes bien titulaire d'un doctorat?
Thank you, Ms. Allison-Cassin.
Is it “Ms.” or “Dr.”?
Stacy Allison-Cassin
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Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 12:48
Oui.
It's Dr. Allison-Cassin.
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Lib. (NL)
Très bien, et bravo.
Nous allons maintenant céder la parole à Derrick Hynes, président-directeur général, Employeurs des transports et communications de régie fédérale.
Monsieur Hynes, allez-y.
It's Dr. Allison-Cassin. Good for you.
I want to now go to Federally Regulated Employers — Transportation and Communications, and Derrick Hynes, who is the president and CEO.
Go ahead, Mr. Hynes.
Derrick Hynes
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Derrick Hynes
2020-11-20 12:49
Bon après-midi, monsieur le président, et mesdames et messieurs les membres du Comité.
Monsieur le président, je dois commencer par saluer ma mère qui se trouve à habiter dans votre circonscription. Je suis certain qu'elle nous regarde, vous et moi, aujourd'hui.
Je vous remercie de m'avoir invité aujourd'hui à témoigner.
Au cours des cinq minutes qui me sont imparties, j'ai quelques commentaires généraux à faire. Je serai heureux ensuite de répondre aux questions et de discuter avec vous de ces enjeux importants.
Permettez-moi tout d'abord de vous parler un peu d'Employeurs des transports et communications de régie fédérale, ou ETCRF, l'organisme pour lequel je travaille. Nous sommes une association d'employeurs du secteur privé sous réglementation fédérale. Nous comptons parmi nos membres de grandes compagnies aériennes, des sociétés de messagerie, des chemins de fer, des entreprises de télécommunications, etc. Nos membres sont des entreprises qui exercent presque exclusivement leurs activités 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Ils dirigent des entreprises qui, pour l'essentiel, ne s'arrêtent jamais. Elles relient les chaînes d'approvisionnement nationales et mondiales et fournissent quotidiennement des services essentiels aux Canadiens.
Permettez-moi de commencer en disant que l'ETCRF et ses membres soutiennent et appuient fermement le processus de vérité et réconciliation. Nos membres adhèrent sans réserve aux principes de la diversité et de l'inclusion au sein de leurs organismes, et cela s'inscrit parfaitement dans ce vaste processus. Nos membres n'ont pas d'objection au congé proposé. Ils sont conscients de l'importance de réserver une journée à la réflexion. Ils conviennent que c'est un pas positif vers la réconciliation et, bien honnêtement, ils aimeraient être partenaires de cet important cheminement.
Dans un contexte plus large, j'aimerais vous parler un peu aujourd'hui de ce qu'un jour férié payé signifie dans le contexte du secteur privé sous réglementation fédérale afin de vous donner, je l'espère, un aperçu de ce que cela signifie concrètement. Ce que je ne vais pas faire, et je ne veux pas faire, c'est me montrer irrespectueux de cet important dialogue en laissant entendre que nous devrions, en quelque sorte, attribuer un prix à la réconciliation. Ce serait inadmissible. Ce n'est pas mon intention. Cependant, je pense qu'il est important que nous comprenions tous ce que signifie un congé payé.
Mes collègues de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante ont effectué des recherches il y a quelques années et ont conclu qu'un jour férié payé dans tout le pays coûte en fait 3,6 milliards de dollars à l'économie. Cela suppose que toutes les administrations au Canada y participent.
Au sein du secteur privé sous réglementation fédérale, où résident mes membres, nous avons effectué une analyse approximative. Les données sont relativement brutes. Il semble que le coût d'un jour de congé payé s'élève à environ 600 millions de dollars.
J'ai parlé de la question avec certains de mes membres, et j'ai parlé avec un membre qui emploie environ 5 000 Canadiens et dont l'entreprise fonctionne 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Ils estiment qu'un jour de congé payé leur coûte environ 1,4 million de dollars.
Il est important de noter que le secteur privé sous réglementation fédérale est unique au Canada. Comme je l'ai déjà dit, ces entreprises ne s'arrêtent pas pendant un jour férié. Ce ne sont pas des emplois de bureau typiques de neuf à cinq. Ce sont des entreprises qui continuent à fonctionner, qu'il y ait un jour de congé ou non. Elles ne ferment pas pour prendre congé.
Concrètement, les personnes qui travaillent ces jours-là reçoivent généralement une rémunération supplémentaire, et nous connaissons tous l'expression « heures supplémentaires à temps et demi », par exemple. Ce qui se passe, dans ce cas, c'est que ceux qui reçoivent ce temps et demi le prennent souvent plus tard en congé, et ceux qui sont amenés à les remplacer pour cette journée sont eux aussi payés en heures supplémentaires à temps et demi, ce qui veut dire qu'un jour férié payé a une sorte d'effet multiplicateur pour une entreprise dont les activités fonctionnent en continu. En réalité, il devient en fait un élément de dépense.
Il est également important de noter qu'un tel changement ne se produit pas de manière isolée. L'année dernière, par exemple, le gouvernement a ajouté trois nouveaux jours payés dans le Code canadien du travail. Ces jours sont appelés « congés personnels ». Les employés y ont droit pour une multitude de raisons, et les motifs pour lesquels ils peuvent être pris sont assez souples. Cinq d'entre eux sont garantis, dont trois doivent être payés aux employés.
Aujourd'hui, nous parlons du projet de loi C-5, qui en ajoutera potentiellement un autre. La ministre Tassi, la ministre du Travail, prévoit d'en ajouter bientôt un autre — c'est dans sa lettre de mandat — sous le titre de « jour de la Famille ». Cela signifie que sur une période d'environ deux ans, le gouvernement ajoutera cinq jours de congé payé dans un laps de temps très court.
Ceci étant dit, si le gouvernement procède de cette manière, nous avons quelques recommandations que nous espérons que vous prendrez en compte dans le cadre de vos délibérations.
Premièrement, une option consiste à envisager d'instaurer une journée nationale de la vérité et de la réconciliation sans nécessairement en faire un jour férié payé dans le secteur privé fédéral.
J'ai examiné les témoignages que vous avez entendus plus tôt cette semaine. Je ne suis pas sûr qu'il y ait nécessairement une forte pression de la part des défenseurs pour que ce soit un jour de congé payé. Certains de vos témoins ont dit que ce n'était pas censé être un jour de détente devant la télévision.
Si nous le faisions de cette façon et que ce n'était pas nécessairement un jour de congé payé, les employeurs pourraient s'engager activement avec les dirigeants autochtones pour s'assurer que la journée est commémorée correctement et respectueusement.
Cependant, si la Journée de la vérité et de la réconciliation finit par être un jour férié payé, notre deuxième recommandation est qu'elle le devienne effectivement en 2022. Le budget 2021 est établi dans la plupart des grandes entreprises. Cette planification financière est déjà terminée, et il serait très perturbant de recommencer ce processus pour tenir compte de ce changement.
Notre dernière demande, si nous ajoutons un jour de congé payé pour la vérité et la réconciliation, est que le gouvernement reconsidère son engagement à ajouter également la Journée de la famille. L'ajout de ces deux journées dans le secteur fédéral signifierait que l'administration fédérale aurait le plus grand nombre de jours fériés payés de toutes les administrations canadiennes. En fin de compte, il en résultera une asymétrie injuste entre les organisations qui œuvrent dans le secteur fédéral et celles, nombreuses — la grande majorité — qui œuvrent dans le secteur provincial.
C'est tout ce que j'avais à ajouter. Je serai ravi de répondre à vos questions et de discuter de cette question. Nous estimons qu'il s'agit d'une question cruciale et nous voulons montrer notre appui.
Merci.
Good afternoon, Mr. Chair and members of the committee.
Mr. Chair, I need to start with a quick shout-out to my mom, who happens to be one of your constituents. I'm sure she's watching you and me today.
Thank you for inviting me today as a witness.
In my five minutes, I have some general comments. I'm happy to take questions and discuss these important issues with you after that point.
First let me tell you a little bit about FETCO, the organization for which I work. We are an association of private sector federally regulated employers. Our membership includes major airlines, courier companies, railways, telecom firms, etc., as well as others. Our members are businesses that carry out 24-7 continuous operations almost exclusively. They run businesses that essentially never stop. They connect the domestic and global supply chains and provide critical services to Canadians on a daily basis.
Let me start by saying that FETCO and its members fully support and endorse truth and reconciliation. Our members have a tremendous commitment to diversity and inclusion within their organizations, and this fits perfectly within that broad framework. Our members have no opposition to this proposed holiday. They appreciate the significance of setting aside a day of reflection. They agree it's a positive step in the direction of reconciliation, and frankly, they'd like to be partners in this important journey.
In the broader context, what I'd like to talk to you briefly about today is basically the concept of what a paid statutory holiday means within the context of the federal private sector to provide you with, I hope, some insights around what this looks like in practical terms. What I'm not going to do, and I don't want to do, is in any way disrespect this important dialogue by somehow implying that we should put a price on reconciliation. That would be wrong. That's not my intention. However, I think it's important that we all understand what a paid holiday means.
My colleagues at the Canadian Federation of Independent Business conducted some research a couple of years ago and concluded that a paid statutory holiday across the entire country basically costs the economy, in effect, $3.6 billion. That's assuming all jurisdictions participate in the holiday.
Within the federal private sector, where my members reside, we've done some back-of-the-envelope analysis. It's pretty crude. It looks as if it's probably about a $600-million cost for a one-day paid holiday.
I spoke with some of my members about this specifically. I spoke with a member who employs about 5,000 Canadians in a 24-7 continuous operation. They, in their operation, estimate that a paid holiday costs about $1.4 million for them specifically.
It's important to note that the federal private sector is unique in Canada. As I noted earlier, these businesses don't stop during a holiday. These are not your typical nine-to-five desk jobs. These are businesses that continue to run whether there's a holiday or not. They don't shut down and take the day off.
What happens in practical terms is that those who work typically receive extra compensation, and we all know the expression about receiving overtime at time and a half, for example. What happens, building on that perspective, is that those who receive that time and a half will often take it off later on as time off, and then those who are brought in to replace them for that day are again paid overtime at time and a half, so there's a bit of a compounding effect of what a paid statutory holiday means in the context of continuous operations. Really, in essence, it becomes a cost item, for all intents and purposes.
It's also important to note that a change like this one doesn't occur in isolation. Last year, for example, the government introduced three new paid days to the Canada Labour Code. They're called “personal leave” days. Employees are entitled to them for a multitude of reasons, and the reasons for which they can be taken are quite flexible. Five are guaranteed, three of which must be paid to the employees.
Today we're talking about Bill C-5, which will potentially add one more. Minister Tassi, the Minister of Labour, is planning to soon add another—it's in her mandate letter—under the title of “family day”. This means that over about a two-year period, the government will be adding five days of paid time off in a very condensed time frame.
With all this said, if the government does proceed in this manner, we do have a few recommendations that we hope you will consider in your deliberations.
First, one option is to consider declaring a national truth and reconciliation day without necessarily making it a paid holiday within the federal private sector.
I've looked at the witness testimony you heard earlier in the week. I'm not sure that there's necessarily a huge push from advocates asking that this be a paid day off. Some of your witnesses talked about the fact that this is not meant to be a day for people to put their feet up and watch TV.
If we did it this way and it was not necessarily a paid day off, employers could be actively engaged with indigenous leaders to ensure that the day is commemorated properly and respectfully.
However, if the truth and reconciliation day does proceed as a paid holiday, our second recommendation is that it actually be made effective as a paid holiday in 2022. The 2021 budgeting in most major corporations is done. That financial planning is already complete, and it would be quite disruptive to the process to start that process all over again to accommodate this change.
Our final request, if we do add a paid day for truth and reconciliation, is that the government reconsider its commitment to adding the family day as well. Adding both in the federal sector at this time would mean that the federal jurisdiction would have the highest number of paid statutory holidays within all the Canadian jurisdictions. What ultimately will result from that is a bit of an unfair asymmetry between organizations that operate in the federal sector versus the many—the vast majority—that actually operate across the provincial sector.
That's all I have to add. I'd be happy to take your questions and talk about this. We do believe that this is a critically important issue, and we want to be supportive.
Thank you.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Merci, monsieur Hynes. Transmettez également mes salutations à votre mère.
Passons maintenant à la période des questions.
Je rappelle à nos témoins qu’il y a plusieurs séries de questions.
Je crois que M. Waugh est le premier sur la liste.
Thank you, Mr. Hynes, and give my regards to your mom as well.
Now we go to our questions.
Just to remind our witnesses, there are several rounds.
I believe Mr. Waugh is up first.
Voir le profil de Kevin Waugh
PCC (SK)
Merci, monsieur le président.
Thank you, Mr. Chair.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Vous avez six minutes, je vous prie.
That's for six minutes, please.
Voir le profil de Kevin Waugh
PCC (SK)
Merci.
Je tiens à remercier M. Big Snake, M. Hynes et Mme Allison-Cassin pour leurs commentaires. Je commencerai par Mme Allison-Cassin.
En tant qu’ancien membre du conseil d’administration d’une école de la province de la Saskatchewan, je suis tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne le matériel, l’Internet et les langues. Je pense que cette journée doit comporter un volet éducatif dans tout le Canada. Votre organisation, la Fédération canadienne des associations de bibliothèques, a-t-elle actuellement du nouveau matériel qu’elle pourra mettre à la disposition de tous si cette journée devient un jour de reconnaissance le 30 septembre?
Thank you.
I want to say thank you to Mr. Big Snake, Mr. Hynes and Dr. Allison-Cassin for their comments. I'll start first with the doctor.
As a former school board trustee in the province of Saskatchewan, I totally agree with you on materials, the Internet and the language. I think this day needs an education component to it all over Canada. Is your organization, the Canadian Federation of Library Associations, at the point now, with new materials and such, that if this does become a day of recognition on September 30, your library association will be putting out materials that all of us could have access to?
Stacy Allison-Cassin
Voir le profil de Stacy Allison-Cassin
Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 12:57
Merci d’avoir posé la question.
Je pense qu’une chose importante à savoir sur la Fédération canadienne des associations de bibliothèques est que nous sommes une fédération d’associations. Nous représentons les associations provinciales ainsi que des associations spécialisées, comme, par exemple, les associations canadiennes de droit ou les associations de santé, et nous agissons réellement comme un mécanisme favorisant des échanges qui sont ensuite mobilisés au sein de nos administrations individuelles. De nombreuses associations de bibliothèques travaillent à cette question depuis plusieurs années, mais nous n’élaborons pas de programmes d’études particuliers dans le cadre de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques. Nous disposons d’un rapport détaillé, que j’ai mentionné, qui présente les actions qui peuvent et pourraient être prises dans le contexte des bibliothèques individuelles ou des associations individuelles.
Je sais que l’association des bibliothèques de la Saskatchewan élabore activement toutes sortes de programmes. Par exemple, je sais que cette association a mis en place un programme qui permet de consulter des rubriques spécialisées, élément important pour accéder au matériel. Les rubriques qui ont été utilisées dans de nombreuses bibliothèques ont en fait été rédigées dans une terminologie raciste ou plus ancienne qui pose problème. De nombreuses associations de bibliothèques et de groupes professionnels déploient des efforts considérables pour les modifier afin que nous n’ayons plus accès à du matériel dont le langage et les noms ne conviennent pas aux nations et qui ne sont pas les noms qu’elles-mêmes utilisent. Ce genre de travail est en cours.
Je ne peux pas parler au nom de toutes les associations jusqu’aux bibliothèques individuelles, mais je sais que des efforts actifs et considérables sont déployés dans le cadre de ces programmes partout au Canada, alors je pense que oui.
Thank you for your question.
I think an important thing to know about the Canadian Federation of Library Associations is that we're a federation of associations. We represent the provincial associations as well as specialized associations, such as, for example, the Canadian law associations or health associations, and we really act as a mechanism for bringing together conversations that are then mobilized within our individual jurisdictions. Numerous library associations have been working on this issue for several years, but we don't develop curriculum specifically through the CFLA. We have a detailed report, which I mentioned, that lays out actions that can and could be taken in the context of individual libraries or individual associations.
I do know that the library association in Saskatchewan is quite active in developing all kinds of programming. For example, I know that they have a program on right now to look at specialized subject headings, which is an important part of accessing materials. Subject headings that have been used in many libraries have actually been in racist terminology or in older terminology that's problematic. There is a considerable effort going on across many library associations and professional groups to change those so that we are no longer accessing materials with inappropriate language and names for nations that are not the names the nations use themselves. That kind of work is ongoing.
I cannot speak for all of the associations down to the individual libraries, but I know that active and considerable effort is being put into these programs across Canada, so I would think so.
Voir le profil de Kevin Waugh
PCC (SK)
C’est bien. Merci pour votre exposé.
Je vais passer à M. Hynes.
J’ai travaillé avec Bell Canada. Nous ne reconnaissions pas le jour du Souvenir comme un jour férié fédéral. Les choses ont changé.
Vous avez soulevé plusieurs bons points, dont celui de Stephen Kakfwi, ancien leader du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, que vous avez cité en ce qui concerne la définition d’un jour férié.
Vous avez présenté un bon argument à propos des jours fériés fédéraux et provinciaux. Cette question peut être litigieuse. Lorsque j’étais dans le secteur de la télévision, par exemple, le jour du Souvenir était un jour férié au niveau provincial, mais pas sous le régime du CRTC. Pouvez-vous nous en dire plus? La question de la compétence provinciale par rapport à la compétence fédérale sera litigieuse dans ce pays.
Good. Thank you for your presentation.
I'll move now to Mr. Hynes.
I used to work with Bell Canada. We did not recognize Remembrance Day as a federal holiday. That was changed.
You brought out several good points, one from Stephen Kakfwi, the former premier of Northwest Territories, whom you quoted on the definition of a holiday.
You had a good point about federal holidays versus provincial holidays. That can be a contentious issue. When I was in the television business, for example, Remembrance Day was a holiday provincially, but under the CRTC it was not. Can you expand on that? Provincial versus federal jurisdiction will be a contentious issue in this country.
Derrick Hynes
Voir le profil de Derrick Hynes
Derrick Hynes
2020-11-20 13:00
Merci d’avoir posé la question.
L’un des nombreux défis qui se posent au sein de cette fédération complexe dans laquelle nous vivons tous est que les règles du lieu de travail, par exemple, sont déterminées par l’administration dans laquelle celui-ci se trouve. Le secteur fédéral couvre environ 10 % de tous les employés du pays. Les autres sont couverts par les administrations provinciales pertinentes, quel que soit le lieu d’activité de l’organisation. Bien entendu, vous savez pour la plupart que la Constitution détermine les compétences qui sont exercées dans chaque province.
La plupart des membres que je représente sont ce que l’on croyait être, au moment de la rédaction de la Constitution, ces grandes entreprises fédérales — entreprises de transport, entreprises de communication, banques, etc. Lorsque nous ajoutons des congés payés au Code canadien du travail, il est possible qu’ils ne concernent que les organisations sous réglementation fédérale, ce qui pose problème. Si nous en ajoutons deux, ce qu’on envisage sérieusement de faire, c’est le secteur privé fédéral de ce pays qui aura le plus grand nombre de congés payés.
Si vous êtes une organisation dont le concurrent, par exemple, pourrait être réglementé par une province, vous êtes maintenant désavantagé en termes de coûts par rapport à lui. Espérons que nous nous efforcerons au maximum d’harmoniser les jours fériés payés, ainsi que de nombreuses autres questions dont nous discutons avec le gouvernement, comme la santé et la sécurité au travail. Il y a beaucoup d’autres questions pour lesquelles l’harmonisation facilite grandement la vie et supprime tout déséquilibre concurrentiel inutile qui pourrait être mis en vigueur.
Cela n’enlève rien au soutien et à la conviction de nos membres en faveur de l’instauration d’une journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Je pourrais continuer à parler à n’en plus finir de leur engagement à cet égard. Ce ne sont pas des concepts mutuellement exclusifs. Nous pouvons en instaurer une sans qu’il s’agisse nécessairement d’un jour férié payé.
Thanks for the question.
One of the many challenges that emerges within this complex federation in which we all live is that the rules of the workplace, for example, are determined by the jurisdiction in which it operates. The federal sector covers about 10% of all employees within the country. The rest are covered under the relevant provincial jurisdictions wherever the organization might operate. Of course, I don't need to tell most of you on this call that it is determined by the Constitution which powers reside where.
Most of the members I represent are what were believed to be, at the time of the writing of the Constitution, those large federal undertakings—transportation firms, communications firms, banking, etc. The challenge that exists is that when we add paid holidays to the Canada Labour Code, they only affect those organizations that are federally regulated. If we add two, which is now what is largely under consideration, the private federal sector in this country will have the largest number of paid holidays.
If you're an organization whose competitor, for example, might be provincially regulated, you are now at a cost disadvantage against that competitor. It would be our hope that we would do as much as we could to create harmonization when it comes to paid statutory holidays, as well as on many other issues that we talk to the government about, such as occupational health and safety. There are lots of other issues for which harmonization just makes life a whole lot easier and removes any unnecessary competitive imbalance that could be brought into force.
This in no way takes away from our members' support and belief in setting aside a day for national truth and reconciliation. I could go on ad nauseum about how committed they are to that. These are not mutually exclusive concepts. We can do one and not necessarily make it a paid holiday.
Voir le profil de Kevin Waugh
PCC (SK)
Je pense que mon temps est écoulé, monsieur le président. Je me suis arrêté à cinq minutes quarante-huit secondes.
I think my time's up, Mr. Chair. I stopped it at 5:48.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Oui, j’ai été plutôt généreux envers vous, monsieur Waugh. Je le serai aussi envers tous les autres.
Je profite de cette occasion pour souhaiter la bienvenue aux deux députés qui nous ont rejoints. Mme Desbiens est avec nous, je crois. Elle est bloquiste.
J’ai également parlé à nos témoins de la représentation des partis. J’ai mentionné les quatre partis. Nous avons également une règle au sein du Comité selon laquelle les indépendants et les députés de partis non reconnus — non reconnus du point de vue de la Chambre — ont également accès à notre comité. Je souhaite donc la bienvenue à M. Paul Manly, du Parti Vert.
Monsieur Manly, merci de vous joindre à nous.
Yes, I was being rather generous to you, sir. I will be generous to others across the board as well.
I will take this time to welcome the two MPs who have joined us. Madame Desbiens is with us, I believe. She's from the Bloc.
Also, I mentioned to our witnesses earlier about the party representation. I mentioned the four parties. We also have a rule within the committee that both the independents and the unrecognized parties—unrecognized from a House perspective—also have access to our committee, so I want to welcome Mr. Paul Manly, who's from the Green Party.
Mr. Manly, thank you for joining us.
Voir le profil de Paul Manly
PV (BC)
Je vous remercie. Merci de me recevoir.
Thank you. Thank you for having me here.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Monsieur Housefather, vous avez six minutes, je vous prie.
Mr. Housefather, you have six minutes, please.
Voir le profil de Anthony Housefather
Lib. (QC)
Je vous remercie, monsieur le président. Merci beaucoup à tous les témoins.
Monsieur Hynes, c’est un plaisir de vous revoir. Je vais revenir à vous.
Monsieur Big Snake, merci beaucoup pour votre histoire très émouvante, à la fois concernant votre famille et le bison. Je l’ai vraiment appréciée.
Madame Allison-Cassin, je suis un inconditionnel des bibliothèques. Lorsque j’étais maire de Côte-Saint-Luc, notre bibliothèque était ouverte de 10 heures à 22 heures, 365 jours par année. Je pense que la bibliothèque est l’essence même d’une communauté. Ma première question s’adresse à vous.
Vous avez parlé un peu de la façon dont les bibliothèques aideraient à enseigner aux écoliers l’histoire des pensionnats au Canada et le but de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Pourriez-vous me parler un peu de la façon dont les bibliothèques pourraient aussi aider les employeurs à en faire autant? Que pourriez-vous faire à la fois pour les adultes et pour les enfants?
Thank you, Mr. Chairman. Thank you so much to all of the witnesses.
Mr. Hynes, it's great to see you again. I'm going to come to you next.
Mr. Big Snake, thank you so much for your very moving story, both about your family and the buffalo. I really appreciated it.
Dr. Allison-Cassin, I'm a huge fan of libraries. When I was mayor of Côte Saint-Luc, our library was open from 10 a.m. to 10 p.m. 365 days a year. I think the library is the essence of a community. My first question is to you.
You talked a little bit about how libraries would help to instruct schoolchildren in the history of residential schools in Canada and the purpose of the national day for truth and reconciliation. Could you talk to me a little bit about how libraries might also help employers do the same thing? What could you do for adults as well as you could do for kids?
Stacy Allison-Cassin
Voir le profil de Stacy Allison-Cassin
Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 13:04
J’aime à penser que beaucoup d’adultes utilisent autant les bibliothèques que les enfants.
En ce qui concerne les programmes pour adultes, je parlais tout à l’heure de mon rôle de parent. C’est certainement un rôle essentiel pour comprendre la façon de faciliter les conversations avec les enfants, mais je dirais aussi que pour les adultes, il y a beaucoup à apprendre. Je n’ai pas appris l’histoire des pensionnats quand j’étais enfant. Cet apprentissage a dû se faire principalement à l’âge adulte.
Bien sûr, pendant que je lis des livres d’images à mes enfants et que j’apprends d’eux, je vais peut-être lire ou consulter d’autres types de matériels. Les apprenants adultes de tous les niveaux ont accès à des services comme les clubs de lecture. Nous savons que de nombreuses bibliothèques publiques en sont dotées.
Comme je l’ai dit, il existe également de nombreux types de bibliothèques. Il y a des bibliothèques publiques, mais les bibliothèques se trouvent dans d’autres types d’espaces. Il y a des bibliothèques dans les hôpitaux. Il y a des bibliothèques de recherche, autre domaine vraiment important pour mener des recherches sur les questions autochtones. Lorsque nous examinons le rôle fondamental de l’accès au matériel, aux informations, aux données et aux rapports, nous constatons qu’il couvre tout le spectre. Il est clair que les bibliothèques servent non seulement à fournir l’histoire, mais aussi l’accès à l’information et à la recherche sur les conséquences permanentes, par exemple, du système des pensionnats, à bien des égards, pour les familles. Les bibliothèques ont un rôle indéniable à jouer dans de multiples contextes. Comme je l’ai dit, elles nous amènent notamment à réfléchir sur la manière dont nous donnons accès à ces documents.
Well, I would like to think that many adults use the library as well, as much as kids do.
Speaking to programs for adults, I was talking earlier about my role as a parent. That is certainly a vital role in understanding how to facilitate conversations with children, but I would also say that for adults, there's lots of learning. I did not learn about residential schools when I was a child. That learning primarily had to take place as an adult.
Of course, while I read picture books to my children and learn from them, I'm going to perhaps read other kinds of material or engage with other kinds of material. When we look to adult learners across the spectrum, there are things like book clubs. We know that many public libraries have book clubs.
As I said, there are also many different kinds of libraries. There are public libraries, but libraries exist in other kinds of spaces. There are libraries in hospitals. There are research libraries, which is another area that is really important in conducting research around indigenous matters. When we look at the fundamental role of access to materials and information and data and reports, it really goes across the spectrum. Libraries absolutely serve to not only provide history but also access to information and research about the ongoing impacts, for example, of the residential school system on families in all kinds of ways. There are absolutely roles for libraries in multiple kinds of contexts, and in particular, as I said, in thinking about how we provide access to those materials.
Voir le profil de Anthony Housefather
Lib. (QC)
Merci beaucoup. Je pense que les bibliothèques joueront un rôle central en ce qui concerne ce jour férié. Je le pense vraiment.
Monsieur Hynes, je tiens d’abord à remercier les Employeurs des transports et communications de régie fédérale de s’engager en faveur de la vérité et de la réconciliation et de comprendre l’importance de cette journée. Je pense que vous en avez parlé avec beaucoup de délicatesse tout en les mettant en balance avec les besoins des personnes que vous représentez. Je tiens à vous en remercier. Je transmettrai à la ministre Tassi la préoccupation que vous avez exprimée concernant l’ajout d’une journée de la famille en plus de ce jour férié.
Un des points que vous avez soulevés m’a un peu intrigué. Il s’agit de votre demande accessoire visant à ce que, si ce congé finit par être payé, il n’entre pas en vigueur avant 2022, car les budgets pour 2021 ont déjà été établis. Pouvez-vous nous donner des détails sur la manière dont vous proposeriez au gouvernement de procéder?
Thanks so much. I do think libraries will play a central role in this holiday. I really do.
To Mr. Hynes, first of all, I want to thank FETCO for its commitment to truth and reconciliation and its understanding of the importance of this day. I think you spoke very sensitively to that while balancing it with the needs of the people you represent. I want to thank you for that. I will convey to Minister Tassi the concern that you expressed about adding another day in terms of family day in addition to this holiday.
One of the points you raised intrigued me a little bit. This was in terms of your subsidiary request that if we do go ahead and make this a paid holiday, it come into force in 2022, because budgets for 2021 have already been done. Can you speak a little bit more to how you would propose the government do that?
Derrick Hynes
Voir le profil de Derrick Hynes
Derrick Hynes
2020-11-20 13:07
Bien sûr, merci pour la question, et merci aussi pour vos aimables commentaires. Nous nous efforçons, au sein de notre organisation, de participer à toute consultation qui se déroule sous le mandat de la ministre Tassi. Vous et moi avons donc eu de nombreuses interactions aux premiers jours.
Lorsque j’ai consulté les membres sur cette question, je dois dire que leur réponse a été rapide et très positive. Il a notamment été question de la planification financière. Une grande partie de la budgétisation et de la planification d’une organisation — jusqu’aux moindres détails de la planification des équipes pour l’année à venir et de la détermination des besoins en ressources humaines, en particulier dans les environnements opérationnels — est faite bien à l’avance. Certains de nos membres m’ont dit que cette planification était donc terminée pour 2021, et que le 1er janvier arrivera bientôt. Il serait quelque peu perturbant de devoir revoir tout cela et d’y ajouter un congé payé à ce stade. Je pense donc que notre communauté de membres apprécierait qu’au moins la partie payée de ce congé soit reportée à 2022.
Toutefois, cela ne veut pas dire que la journée nationale ne pourrait pas être instituée en 2021. Nous ferons tout notre possible pour en favoriser l’instauration, mais si l’aspect pécuniaire de la journée qui en fait un jour férié payé pouvait être reporté à 2022, cela nous faciliterait grandement la vie et serait certainement apprécié.
Sure. Thanks for the question, and also thank you for your kind comments. We do make great efforts within our organization to be a collaborative participant in any consultation that's happening under Minister Tassi's mandate. You and I have had a lot of interaction in these early days as a result.
When I reached out to members about this issue, I have to say that the response was quick and it was very positive. This issue around financial planning was one of the issues that was raised. Much of the budgeting and planning that gets done for an organization—everything down to the fine detail of shift scheduling for the year ahead and determining human resources needs, particularly in operational environments—gets done well in advance. I heard from some of our members that this planning is complete for 2021, as a result, and we're not far away from January 1. It would be somewhat disruptive to have to unfold all of that and then layer in a paid holiday at this point, so I think it would be appreciated among our member community if at least the paid portion of this holiday were delayed to 2022.
That's not to say that the national day could not be set aside in 2021. We will do all we can to be supportive of it, but if the portion of it that actually kicks in the paid part and makes it a paid statutory holiday could be extended to 2022, that would make our lives a lot easier and would certainly be appreciated.
Voir le profil de Anthony Housefather
Lib. (QC)
Je vous sais gré de cette information. Merci.
Monsieur le président, me reste-t-il du temps ou ai-je terminé?
I appreciate that information. Thank you.
Mr. Chair, do I have any time left or am I done?
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Vous avez 39 secondes. Utilisez-les au mieux.
You have 39 seconds. Make the most of it.
Voir le profil de Anthony Housefather
Lib. (QC)
Je pense qu’en 39 secondes, je n’arriverai pas à grand-chose.
Merci à tous nos témoins.
Je vais laisser la parole à mon collègue du Bloc Québécois.
I think in 39 seconds I won't achieve much.
Thank you to all of our witnesses.
I will yield the floor to my colleague from the Bloc Québécois.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Monsieur Champoux, vous avez la parole pour six minutes.
Mr. Champoux, you have the floor for six minutes.
Voir le profil de Martin Champoux
BQ (QC)
Voir le profil de Martin Champoux
2020-11-20 13:09
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je remercie les témoins de leur présence parmi nous aujourd'hui. Leurs témoignages sont très éclairants.
Je vais d'abord m'adresser à Mme Allison-Cassin.
Vous avez abordé la question des langues autochtones. Évidemment, au Bloc québécois, la question de la langue est très importante. Nous en parlons particulièrement ces jours-ci.
On sait que plusieurs langues autochtones sont menacées et que certaines sont probablement déjà disparues ou très peu parlées. Il y a un groupe de jeunes au pays qui essaie de raviver la langue autochtone de leurs grands-parents qu'ils n'ont à peu près jamais parlé. J'ai trouvé l'initiative extraordinaire. C'est une belle histoire. C'est une belle façon de valoriser et de faire connaître la culture autochtone.
Est-ce que votre fédération a les moyens d'aider une telle initiative? Pensez-vous qu'il s'agit d'une initiative qui peut se déployer plus largement au pays pour sauver des langues autochtones, qui sont des outils culturels très importants?
Thank you very much, Mr. Chair.
My thanks to the witnesses for joining us today. Their testimony is very enlightening.
I will turn first to Ms. Allison-Cassin.
You brought up the issue of indigenous languages. Clearly, for the Bloc Québécois, the issue of language is very important. We are talking a lot about it these days.
We know that a number of indigenous languages are under threat and that some have probably already disappeared or are spoken very little. A group of young people in the country is trying to revive the indigenous language that their grandparents spoke, but that they have almost never spoken. I find that to be an extraordinary initiative. It's a lovely story. It's a great way to value indigenous culture and make it better known.
Does your federation have the means to assist an initiative like that? Do you feel that it's an initiative that can be spread more widely in the country to save indigenous languages, which are very powerful cultural tools?
Stacy Allison-Cassin
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Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 13:10
Je vous remercie pour votre question et pour avoir souligné l’importance des langues autochtones.
Encore une fois, je dirai que la Fédération des associations de bibliothèques est un groupe de défense qui soutient ses associations membres et leur travail. Il est certain que pour le groupe chargé des questions autochtones, la nécessité d’encourager l’utilisation des langues autochtones dans les bibliothèques et autres espaces s’inscrit dans notre travail de sensibilisation.
Je mentionnais tout à l’heure la question des rubriques. C’est l’un des principaux moyens pour accéder au matériel. Nous n’accédons pas seulement au matériel en langues autochtones; nous devons aussi y accéder en nous servant de plateformes et de rubriques thématiques.
Nous savons qu’il est important que les gens puissent naviguer vers des documents dans leur langue, et pas seulement en anglais. C’est un domaine dans lequel nous préconisons que des sites comme les bibliothèques publiques ou universitaires envisagent de mettre en place des systèmes qui favoriseront non seulement la revitalisation des langues, mais aussi leur utilisation.
C’est certainement une chose que nous cherchons à encourager chez les bibliothèques ou les associations membres, parce que, comme nous le savons, une partie de... Comme je l’ai mentionné dans mon récit, ma propre grand-mère n’a pas enseigné la langue à ses enfants. Mon père n’a jamais pu parler à ses grands-parents, qui parlaient un mélange de français et d’anishinaabemowin. Il n’a jamais pu leur parler parce qu’ils n’utilisaient pas la même langue, donc pour moi, la question revêt également une importance sur le plan personnel.
Thank you for your question and for picking up on the importance of indigenous language.
Again, I will say that the Federation of Library Associations is an advocacy group in terms of supporting our member associations and their work. Certainly for the indigenous matters group, raising awareness around the need to support indigenous languages in libraries and other spaces is part of the work we do in raising that awareness.
I was mentioning earlier the issue of subject headings. This is one of the chief ways we access materials. We access not only materials in the language, but we need to access materials through platforms and subject headings.
We know it is important for people to be able to navigate to materials in their language, not just through English. That is one area where we are advocating that sites like public libraries or academic libraries consider ways of implementing systems that will support not only language revitalization but that language usage as well.
That is certainly something we seek to support library or member associations in doing, because, as we know, part of.... As I mentioned in my story, my own grandmother did not teach the language to her children. My father could never speak to his grandparents, who spoke a mixture of French and Anishinaabemowin. He could never speak to them because they did not speak the same language, so for me it is also personally important.
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BQ (QC)
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2020-11-20 13:12
Je vous remercie.
Si les démarches sont déjà entreprises auprès des établissements d'enseignement, j'imagine que vous entamerez des démarches auprès des écoles élémentaires, par exemple, afin de sensibiliser les enfants à cette culture, dès un jeune âge scolaire.
Avez-vous entrepris des démarches en ce sens? Si oui, quelles sont-elles?
De quelle ouverture fait preuve le corps enseignant en général, à la grandeur du pays?
Thank you.
If initiatives are already underway in academic institutions, I imagine that you will begin initiatives in elementary schools, for example, in order to make the children more aware of that culture from their early years in school.
Do you have initiatives along those lines? If so, what are they?
Generally speaking, how open are the teachers and educators across the country?
Stacy Allison-Cassin
Voir le profil de Stacy Allison-Cassin
Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 13:13
Il faudrait que je vous revienne concernant des questions précises sur les écoles publiques. Mon expérience personnelle se situe plutôt au niveau académique, mais je travaille à un projet visant à examiner les rubriques thématiques et à envisager la mise en œuvre de systèmes permettant d’accéder au matériel en se servant des langues autochtones, c’est pourquoi nous encourageons les systèmes multilingues.
Nous savons que les logiciels ne sont pas toujours multilingues, il est donc important d’en tenir compte.
Par ailleurs, je dirai qu’il est également important de se connecter, par l’intermédiaire de nos associations membres, à d’autres initiatives internationales qui soutiennent aussi les connaissances et les langues autochtones.
Il s’agit en partie de favoriser la disponibilité et l’achat de matériel en langues autochtones, mais aussi de le rendre accessible en se servant de la langue. Il existe de nombreux projets. Je serais ravie de vous faire connaître certaines de ces ressources.
I would have to get back to you on specific issues around public schools. My personal experience is more at the academic level, but I have been working on a project to look at the subject heading front and to look at implementing systems to access materials through indigenous languages, so we're supporting multilingual systems.
We know software often doesn't come out of the box all the time as multilingual, so it's important, too, to advocate for software.
Also, I will say that it's also important to connect, through our member associations, with other initiatives at the international level that are supporting indigenous knowledge and languages as well.
Part of it is supporting the availability of materials and the purchase of materials in indigenous languages, but it's also making them accessible through the means of the language. There are numerous projects. I would be happy to connect you with some of those resources.
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BQ (QC)
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2020-11-20 13:14
Ma question s'adresse à M. Big Snake.
Vous avez dit que votre épouse et vous étiez, d'une certaine façon, les héritiers des pensionnats autochtones.
Quels sont les obstacles que vous avez dû surmonter pour arriver à guérir des séquelles de vos vécus découlant des pensionnats?
My question goes to Mr. Big Snake.
You said that your wife and yourself are, in a way, the descendants of indigenous residential schools.
What obstacles did you have to overcome in order to heal the consequences of what you experienced in the residential schools?
Carlon Big Snake
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Carlon Big Snake
2020-11-20 13:15
Je remercie les témoins des observations qu'ils ont formulées.
Grâce à notre expérience, j'ai senti... J'ai été élevé plutôt par mes grands-parents. Je vais prendre un peu de recul pour vous dire que mes deux parents parlaient couramment la langue des Pieds-Noirs. Je suis le seul garçon parmi les cinq enfants de ma famille, et mes quatre sœurs parlent aussi la langue des Pieds-Noirs couramment. L'une des conséquences de cette situation, c'est que je suis resté la plupart du temps chez mes grands-parents qui, eux aussi, parlaient couramment la langue des Pieds-Noirs. Cependant, mes deux grands-parents m'ont dit à l'époque que je devais apprendre à parler anglais autant que possible. Je n'étais pas autorisé à parler la langue des Pieds-Noirs. Malheureusement, je ne leur ai jamais demandé pourquoi. Quelle était la raison pour laquelle je ne pouvais pas parler ma langue?
Ce n'est pas la faute de mes grands-parents. Ils ne voulaient que mon bien, mais cela a eu des répercussions. Aujourd'hui, j'ai le sentiment de faire de mon mieux. Je comprends la langue des Pieds-Noirs, mais j'ai du mal à la parler. C'est l'une des conséquences qu'a eues pour moi le fait que mes grands-parents voulaient ce qu'il y a de mieux pour moi. Cependant, on leur avait dit que nous devions abandonner notre langue des Pieds-Noirs. C'était un présage.
Compte tenu du système en place, la mère de ma femme est tombée enceinte pendant son séjour dans un pensionnat. La seule façon pour sa mère d'échapper au système des pensionnats était de tomber enceinte. C'était une mère célibataire. Le jour où ma femme est née, en 1967, [Difficultés techniques] elle a été retirée de [Défaut technique] parce que sa mère ne pouvait pas s'occuper d'elle. Ces deux scénarios ont eu des répercussions sur elle...
Thank you to the witnesses for their comments.
Through our experience I felt.... I was pretty well raised by my grandparents. I'll step back a bit here to let you know that both my parents spoke fluent Blackfoot. I'm the only boy in my family out of five, and my four sisters also speak fluent Blackfoot. One of the impacts is that I did stay the majority of time with my grandparents, and they as well spoke fluent Blackfoot. However, both my grandparents did tell me at that time that I had to learn how to speak English as much as I could. I could not speak the Blackfoot language. Unfortunately, I never did ask why. What was the reason I could not speak my language?
That's no blame to my grandparents. They wanted good for me, but that has an impact. Today I feel that I do my best. I do comprehend and understand the Blackfoot language. Speaking it is a challenge for me. That's one of the impacts I have due to the fact that my grandparents wanted to see the best for me. However, they were told that we needed to do away with our Blackfoot language. It was an omen.
With that system, my wife's mother was pregnant while she was in residential school. The only way for her mother to escape the residential school system was to get pregnant. She was a single parent. The day my wife was born in 1967 [Technical difficulty—Editor] she was taken from the [Technical difficulty] due to the fact that her mom could not care for her. Those two scenarios had an impact on her—
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Pardon, monsieur Big Snake. Veuillez finir d'exprimer votre pensée, car je vais devoir passer au prochain intervenant. En attendant, allez-y.
Mr. Big Snake, I'm sorry. Please finish your thought. I'm going to have to go to the next questioner, but go ahead.
Carlon Big Snake
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Carlon Big Snake
2020-11-20 13:17
Voilà les expériences que nous avons vécues. Elles ont eu des répercussions sur nous et ont affecté nos enfants. Ils veulent parler leur langue, et nous deux.... En fait, ma femme est crie. Nous aimerions apprendre à mes enfants à parler cette langue, et pas seulement à eux, mais aussi à nos petits-enfants.
Merci.
Those are the experiences. It has an impact and it has affected our children. They want to speak their language, and both of us.... Actually, my wife is Cree. We'd like to teach my children how to speak the language, and not only them but our grandchildren.
Thank you.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Merci beaucoup.
Madame McPherson, vous disposez de six minutes.
Thank you very much.
Ms. McPherson, you have six minutes, please.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Merci, monsieur le président.
Je tiens à remercier tous nos témoins de s'être joints à nous et de nous communiquer leurs observations aujourd'hui.
J'ai bien sûr quelques questions à poser à un certain nombre d'entre vous, mais je crois que je commencerai par interroger M. Big Snake.
Monsieur Big Snake, j'habite aussi en Alberta. Vous pouvez probablement voir la neige derrière moi.
Thank you, Mr. Chair.
I want to thank all our witnesses for being here and sharing with us today.
Of course, I have some questions for a number of you, but I think I'll start with Mr. Big Snake.
Mr. Big Snake, I'm also from Alberta. You can probably recognize the snow behind me.
Carlon Big Snake
Voir le profil de Carlon Big Snake
Carlon Big Snake
2020-11-20 13:19
Oui. Bonjour.
Yes. Hi, there.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
C'est la situation avec laquelle nous composons ici. Nous en savons un peu plus à ce sujet que d'autres régions du pays.
Nous vous remercions de vos observations sur les pensionnats et de nous avoir fait part des expériences que vous avez vécues.
Comme vous le savez, en Alberta, le gouvernement provincial propose un programme scolaire provincial qui cherche à supprimer toute allusion aux pensionnats indiens, ce qui est bien sûr extrêmement préoccupant pour moi et, j'en suis sûr, pour vous.
Même si les gouvernements provinciaux n'assument pas leurs responsabilités en matière d'éducation en renseignant les enfants du Canada sur les pensionnats, pensez-vous qu'une journée de la vérité et de la réconciliation nous donnera une meilleure chance de le faire? Et quels seront les effets de cette journée? Pourriez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet?
It's what we're dealing with here. We know a little more about this than other parts of the country.
Thank you for your comments on residential schools and sharing what you have gone through.
As you know, in Alberta right now we have a provincial government that is bringing forward a curriculum that is looking at removing any reference to residential schools from our provincial curriculum, which is of course extremely disturbing for me and I'm sure for you.
Do you think having a day for truth and reconciliation, even when provincial governments don't take their responsibility to educate children across the country on residential schools, will give us a better opportunity to do so? Also, what are the impacts of that? Could you speak to that a little bit, please?
Carlon Big Snake
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Carlon Big Snake
2020-11-20 13:19
Merci.
Je partage votre avis, et je pense que cette situation est très triste. Je suis en total désaccord avec la position que la province de l'Alberta a adoptée à l'égard de cette situation, mais je crois que l'incidence ici... Comme vous le savez, des incidents fondés sur le racisme surviennent en Alberta. Nos concitoyens ont été témoins de bon nombre d'incidents qui sont survenus en Alberta, en particulier. Comme vous le savez, à Red Deer, une manifestation, organisée avec l'aide d'organisations autochtones, dans le cadre du mouvement Black Lives Matter, a été interrompue. La GRC, en particulier, a pris parti à cet égard.
Ce que j'en dis aujourd'hui, c'est que j'ai le sentiment que les peuples autochtones de l'Alberta sont tenus à l'écart de tout ce que nous faisons, que ce soit le fait d'être entrepreneur... et cela a des répercussions. Je pense qu'à l'heure actuelle, le fait d'envisager d'organiser cette fête nationale est un début. Cela envoie un message. Il n'y a rien à l'échelle nationale qui vise à reconnaître quoi que ce soit au sujet des Premières Nations ou des Autochtones. Si cette journée devait être organisée, je pense que cela aurait d'importantes répercussions.
Il y a 94 appels à l'action, mais je pense qu'il n'y en a que sept qui ont été recommandés. C'est un bon début. Nous devons envoyer ce message, en particulier aux provinces. Tout cela nous concerne.
Merci.
Thank you.
I agree. I think that's very sad. I totally disagree with the position the Province of Alberta is taking regarding this situation, but I believe that the impact here.... As you know, there are certain incidents that are occurring in Alberta based on racism. Our fellow people have witnessed a lot of that in what's happening in Alberta, particularly. As you know, in Red Deer a Black Lives Matter protest, with the help of aboriginal organizations, was interrupted. Particularly, the RCMP took one side.
My comment today is that I feel that indigenous people in Alberta are separated from anything that we do, whether it's being an entrepreneur...and that has an impact. I think that at this point in time, considering the national holiday is a start. It sends a message. There is nothing across Canada to recognize anything for first nations or indigenous people. Should this happen, I think it will have a big impact.
There are 94 calls to action. I think there are only seven that have been recommended now. This is a good start. We need to send that message, particularly to the provinces as well. It's all about us.
Thank you.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Merci beaucoup.
J'adresse ma prochaine question à Mme Cassin. Vous avez parlé un peu de la façon dont vos enfants ou votre famille étudient à la table de cuisine, comme tant de Canadiens le font partout au pays, ainsi que de l'importance que cela a eue de voir comment la Journée du chandail orange était marquée.
J'ai aussi des enfants. Ils ont également passé une grande partie des neuf derniers mois à notre table de cuisine pour faire leur scolarité.
L'une des choses à laquelle j'ai réfléchi lorsque vous avez parlé de cette question, c'est à quel point le jour du Souvenir est devenu important du point de vue de notre identité nationale, et comment les enfants apprennent tant de choses parce que nous avons réservé cette journée. Ce n'est pas nécessairement un jour férié observé à l'échelle fédérale et provinciale, mais c'est un jour important qui permet de reconnaître presque universellement ce que des gens ont enduré et sacrifié. Je crois que le fait d'avoir instauré cette journée a contribué énormément à ce que cette notion devienne une réalité.
Pourriez-vous nous parler un peu de la façon dont vous envisageriez la Journée de la vérité et de la réconciliation, qui serait marquée le 30 septembre, et des leçons que nous pourrions tirer du jour du Souvenir, ainsi que de la façon dont les bibliothèques pourraient utiliser cette journée pour continuer de faire valoir ces notions d'information et d'éducation?
Thank you very much.
My next question is for Dr. Cassin. You spoke a little bit about how your children or your family are doing education at the kitchen table, as so many Canadians are across the country, and how it had such meaning to see how Orange Shirt Day was being done.
I also have children. They also spent a lot of the last nine months at our kitchen table doing their schooling.
One thing I was reflecting on when you were talking about that was how important Remembrance Day has become in our national identity, and how children learn so much because we have that day set aside. It's not necessarily recognized as a holiday both federally and provincially, but it is an almost universally acknowledged important day of memory to recognize what people have endured, what people have sacrificed. I think having that day is so important in making that a reality.
Could you talk a little bit about how you would see the truth and reconciliation day, the day on September 30, and the lessons we could learn from Remembrance Day, and how libraries could use that day to continue to bring forward these ideas of information and education?
Stacy Allison-Cassin
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Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 13:22
En me préparant pour mon témoignage d'aujourd'hui, je me disais que j'avais vu mes enfants célébrer à distance le jour du Souvenir qui vient de passer. Ils ont même organisé des assemblées du jour du Souvenir à distance. Je précise encore une fois que je suis très reconnaissante à Phyllis Webstad de la façon dont la Journée du chandail orange est désormais devenue un événement marqué dans les écoles, ne serait-ce qu'au cours de ces deux ou trois dernières années. Je sais qu'il y a trois ans, quand mes enfants étaient un peu plus jeunes, cette journée n'était pas nécessairement marquée de la même façon.
Tout comme le jour du Souvenir, une telle journée permettrait, par exemple, aux bibliothèques scolaires de rassembler des documents dans un présentoir ou aux enfants de commencer à se préparer à marquer cette journée. Nous savons, grâce aux nombreuses autres façons dont nous marquons des journées au Canada — la fête du Canada, par exemple — que les célébrations ne se limitent pas à la journée même, qu'il y a une préparation préalable et que l'on enseigne pourquoi nous considérons la journée comme importante. La question n'est pas seulement qu'un congé est accordé ce jour-là, mais que ce congé a une raison d'être.
Nous entreprenons tous ces préparatifs. À l'heure actuelle, nous commençons à nous préparer à célébrer Noël, je suppose, et nous le faisons bien à l'avance. Nous constatons que ces journées permettent de procéder à de nombreux types de préparatifs, non seulement pour les enfants d'âge scolaire, mais aussi, comme je le mentionnais, pour les adultes. Pourquoi ne pas prévoir des façons de lire sur la Commission de vérité et réconciliation, des idées pour les cercles de lecture, la lecture de différents types de documents, des expositions, des plans de cours et toutes ces façons auxquels nous pouvons penser? Là encore, lorsque nous visitons nos espaces publics et que nous voyons des expositions sur le jour du Souvenir ou la fête du Canada être installées, nous observerions les mêmes préparatifs pour une journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Je pense que ces journées ont une incidence parce qu'encore une fois, il s'agit de montrer qu'il est important de ne pas oublier, comme dans le cas du jour du Souvenir. Nous nous souvenons de ces expériences. Même s'il reste de moins en moins d'anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, nous n'oublions jamais. Je pense que de la même manière, ces journées permettent de réunir de la documentation à l'avance et de prévoir un apprentissage préalable.
I was reflecting as I was preparing for today that I had witnessed my children doing Remembrance Day, which has just passed, remotely. They even had remote Remembrance Day assemblies. Again, I'm so grateful to Phyllis Webstad and the way that Orange Shirt Day has now become, even just in the past two or three years, something that is happening at schools. I know that three years ago, when my children were a bit younger, it was not necessarily marked in the same way.
Like Remembrance Day, a day such as this would allow, for example, school libraries to pull together materials in a display, or for children to be able to begin to prepare. We know with the number of other ways that we mark days in Canada—Canada Day, for example—that it isn't just the day, that there is preparation beforehand, and teaching of why we hold this day important. It's not just that there is a holiday on this day, but there is a reason for the holiday.
We have all of those preparations. Now we have Christmas starting up, I suppose, and we prepare well ahead of time. We see that they allow for numerous kinds of preparations, not only for schoolchildren but, as I was mentioning, for adults as well. Why not have ways of reading about the TRC, book club ideas, or reading different kinds of materials and allowing for displays, exhibits, lesson plans, all of those ways that we can think about? Again, when we go into our public spaces and we see Remembrance Day or Canada Day displays go up, we would see the same thing for a national day of truth and reconciliation.
I think that has impact because, again, it's about demonstrating that it is important, like in Remembrance Day, that we do not forget. We remember those experiences. Even as we have fewer and fewer veterans left from the Second World War, we still remember. I think in the same way it allows for that gathering and that learning beforehand.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Merci beaucoup.
Nous allons maintenant passer à notre deuxième série de questions.
Monsieur Shields, vous disposez de cinq minutes.
Thank you very much.
We'll now move to our second round.
Mr. Shields, you have five minutes.
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PCC (AB)
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2020-11-20 13:25
Très bien. Merci.
Right. Thank you.
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PCC (AB)
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2020-11-20 13:25
Je partage l’avis de M. Housefather en ce qui concerne le rôle crucial des bibliothèques. J’ai été vice-président de l’Alberta Library Trustees' Association pendant de nombreuses années. Voici le problème que connaissent les bibliothèques: elles n’ont pas d’argent. Elles n’en ont pas. À moins que nous ne soyons disposés à attribuer des fonds aux bibliothèques, ce que je préconise, elles n’auront ni l’argent ni les ressources nécessaires pour le faire. Je crois en ce que vous avez présenté, mais nous devons leur donner l’argent nécessaire pour le faire.
Monsieur Hynes, le fait que vous envisagiez une mise en œuvre en 2022 en raison des coûts est intéressant.
Monsieur Big Snake, j’ai eu l’occasion de participer à des événements avec vous, et j’ai écouté vos propos. Vous êtes très intelligent et passionné. Dans le cadre de vos observations, vous avez parlé des gens qui visiteraient votre nation. Vous avez un pensionnat qui est toujours ouvert, et le lieu historique de classe mondiale Blackfoot Crossing. Comment envisagez-vous d’amener les gens là-bas afin qu’ils en apprennent davantage à ce sujet pendant cette journée et en d’autres occasions?
I agree with Mr. Housefather about the critical role. I was vice-president of the Alberta Library Trustees' Association for many years. Here's the problem for libraries: They don't have money. They don't have money. Unless we're willing to direct money to libraries, which I would advocate, they don't have the money or the resources to do this. I believe in what you said, but we need to give them the money to do it.
Mr. Hynes, your consideration of a 2022 implementation due to cost—that's an interesting one.
Mr. Big Snake, I've had the occasion to be at events with you and have listened to you. You are very intelligent and passionate. You talked in your comments about people coming to your nation. You have a residential school that's still being used. You have the world-class Blackfoot Crossing. How would you envision bringing people to learn about this on this day and more?
Carlon Big Snake
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Carlon Big Snake
2020-11-20 13:26
J’ai fait mes études dans le domaine du développement économique. Pour reprendre les observations que j’ai formulées tout à l’heure, je pense que l’incidence en question est liée au système d’éducation. Nous devons éduquer bon nombre de gens, car nous ne faisons toujours pas passer le message.
Nos installations et, en particulier, le centre d’interprétation peuvent contribuer à cette éducation. Ils attirent des gens du monde entier, et ils sont là dans un but précis. Je ne sais pas si l’un d’entre vous les a déjà visités. Quand vous entrez dans le bâtiment, vous voyez beaucoup d’information historique sur les pensionnats. J’ai vu beaucoup de gens non autochtones en sortir en pleurant. Ils souhaitent alors en apprendre davantage. Nous leur avons fourni ces renseignements pour qu’ils comprennent la vie là-bas. Je pense qu’une journée nationale des Autochtones encouragera beaucoup de gens à visiter les terres des Premières Nations et à comprendre ce qui s’est passé. Cela créera une activité économique, non seulement pour les Premières Nations, mais aussi pour les Autochtones qui vivent dans les réserves ou à l’extérieur de celles-ci. Je pense qu’il est maintenant temps de mettre en œuvre cette journée, de saisir ces occasions et de les développer, en travaillant avec les Premières Nations.
Oui, notre ancien pensionnat tient encore debout mais, comme je l’ai indiqué dans mes commentaires, nous devons prendre quelque chose de négatif et le rendre positif. Nous avons converti ce vieux pensionnat en un collège communautaire, où les membres de notre première nation font passer leurs études à un niveau supérieur. En tant qu’ancien dirigeant, je suis fier de dire [Difficultés techniques] que notre communauté compte des médecins, des avocats, des dentistes, des infirmières, des enseignants, et j'en passe.
J’invite encore une fois le monde à visiter Siksika. Je crois que d’autres Premières Nations aimeraient faire de même ce jour-là.
Merci, monsieur Shields. C’est bon de vous voir.
My background is in economic development. I think the impact here, to go back to my earlier comments, is in the education system. We need to educate a lot of people out there. We're still not sending the message.
Our facilities here, particularly the interpretive centre, can provide that. It invites people right across, worldwide, and it's there for a purpose. I don't know if any of you have been there. When you enter the building, you see a lot of history about residential schools. I've seen a lot of people, non-indigenous people, come out of there crying. They want to learn more. We have provided that information to them to understand what the livelihoods were. I think having an indigenous national day will help a lot of people come out to first nation lands and understand that. That will create economic activity, not only for first nations but on and off reserves. I feel that now it's time to do that, to take those opportunities and expand them, working with first nations.
Yes, we do have our old residential school standing up, but as I said in my comments, we have to take something that's negative and make it positive. We converted that old residential school into a community college, where our people are taking their education to the next level. The facility, I'm proud to say, as a former leader, [Technical difficulty—Editor] that we have doctors, lawyers, dentists, nurses, teachers—you name it. We have a lot of professional people, and I'm proud of that.
Again, I invite the world to Siksika. I believe other first nations would like to do the same on this day.
Thank you, Martin. It's good to see you.
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PCC (AB)
Voir le profil de Martin Shields
2020-11-20 13:28
C’est sûr. C’est bon de vous voir aussi. J’espère que de plus en plus de gens visiteront le lieu historique Blackfoot Crossing. C’est une exposition et un endroit phénoménal que les gens doivent voir.
Je suppose que c’est ce que nous disons: que d’après votre point de vue, les gens doivent venir visiter votre nation. Ils doivent suivre ces traces.
You bet. You too. I hope more and more people get to see Blackfoot Crossing. It is a phenomenal exhibit and a phenomenal place that people need to see.
That, I guess, is what we're saying: that from your point of view, people need to come to your nation. They need to walk in those footsteps.
Carlon Big Snake
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Carlon Big Snake
2020-11-20 13:29
Exactement. Ils auront une bonne occasion de voir ce qui s’est passé, de voir le passé. Je pense que c’est vraiment important. Ils ont besoin de visualiser cette histoire. C’est là que vous pouvez visualiser ce qui s’est réellement passé.
C’est une histoire touchante. Je ne peux pas... Je n’arrête pas de dire aux gens: « Venez à Siksika. Voyez par vous-mêmes ».
Exactly. They'll have a good opportunity to see what happened in history, to see the past. I think that's really important. They need to visualize it. That's where you can see the visualization of what really happened.
It's a touching story. I cannot.... I keep saying to people, “Come out to Siksika. See for yourself.”
Voir le profil de Martin Shields
PCC (AB)
Voir le profil de Martin Shields
2020-11-20 13:29
Ils peuvent éventuellement profiter de l'occasion pour vous rendre visite et voir la contribution importante que vous apportez grâce à vos bisons blancs. Vous avez également acheté une histoire phénoménale.
Possibly they can take the opportunity to visit with you and your significant contribution in terms of the white buffalo. What you've acquired is a phenomenal story as well.
Carlon Big Snake
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Carlon Big Snake
2020-11-20 13:29
Oui. Ma femme et moi pensons que nous sommes vraiment bénis d'avoir pu acheter ces bisons. Je n'ai jamais fait le décompte, mais je dirais que, depuis septembre, c'est-à-dire le moment où nous avons acheté les bisons, environ deux cents personnes ont probablement visité notre élevage.
Il y a un visiteur au sujet duquel tout le monde fait des commentaires sur Facebook, Snap, ou peu importe la façon dont vous nommez cette application. Il s'agit de l'ancien premier ministre, Stephen Harper, qui a visité notre élevage. Il a mentionné qu'il voulait passer de 20 à 30 minutes à visiter les lieux en raison de son emploi du temps, mais je dois dire qu'il est resté ici pendant deux heures. Il était curieux de connaître l'importance du bison blanc. Nous lui avons raconté l'histoire du bison blanc, et je m'en suis vraiment réjoui.
C'est un début, comme c'est le cas pour des hommes comme vous, monsieur Shields. L'éducation va commencer de cette façon.
Yes. My wife and I feel that we're really blessed in acquiring these buffalo. I've never done a count, but I would say that since September, when we acquired them, probably about a couple of hundred people have visited.
There's one visitor who everybody keeps commenting about on Facebook or Snap or whatever you call it. That's former prime minister Stephen Harper. He was a visitor here. He mentioned that he wanted to be here for 20 minutes to half an hour due to his schedule, but I have to say that he was here for two hours. He was curious about the significance of the white buffalo. We gave him the story, and I really appreciated that.
That's a start there, as it is with gentlemen such as you, Martin. The education is going to start here.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Merci beaucoup.
Mesdames et messieurs, l'horloge indique que notre heure est écoulée. Cependant, comme nous avons commencé tard, je vais autoriser un député à poser une autre question.
Madame Bessette, vous avez la parole pour cinq minutes.
Thank you very much.
Folks, the clock shows that the hour is done. However, we did have a late start, so I'm going to allow one more question.
Mrs. Bessette, the floor is yours for five minutes.
Voir le profil de Lyne Bessette
Lib. (QC)
Merci beaucoup, monsieur le président, de votre générosité.
Je remercie tous les témoins d'être avec nous aujourd'hui et de prendre le temps de venir nous parler de ce sujet quand même très difficile.
Ma première question s'adresse à M. Big Snake.
Je vous remercie de votre témoignage personnel.
Pouvez-vous nous parler un peu plus des raisons pour lesquelles vous trouvez ce projet de loi nécessaire?
Thank you very much for your generosity, Mr. Chair.
My thanks to all the witnesses for joining us today and for taking the time to come to talk to us about this topic, difficult though it may be.
My first question goes to Mr. Big Snake.
Thank you for your personal testimony.
Can you tell us a little more about why you find this bill necessary?
Carlon Big Snake
Voir le profil de Carlon Big Snake
Carlon Big Snake
2020-11-20 13:31
Comme je l'ai déjà dit, est-ce qu'un autre jour férié représente les Premières Nations? Il y a le jour de la Famille, le jour de Noël. Le jour de Noël ne témoigne pas de notre culture. Cette fête est liée, entre autres, à Jésus. Notre histoire ne comprend pas Jésus. Nous ne parlons pas de Dieu. Nous parlons du Créateur, et nous y croyons.
Je pense que nous devons trouver un équilibre et, à mon avis, c'est vraiment important. Je continue à mettre l'accent sur la partie éducative. Ce jour férié est un début. Si cette journée ne commence à être marquée qu'en 2022, ça ne pose pas de problèmes, mais je sens que cela fera passer un message. Nous devons commencer à mettre en œuvre ces 94 appels à l'action, mais je crois que cette journée est un début positif.
As I said earlier, does any other holiday represent first nations? There's Family Day, Christmas Day. Christmas Day doesn't reflect our culture. It's about Jesus and so forth. We weren't part of Jesus. We don't call it God. We call it the Creator, and we believe in that.
I think we need to balance this. I think it's really important. I keep emphasizing the educational part. This holiday is a start. If it starts in 2022, that's fine, but I feel it's a message that's going to be sent. We need to start implementing these 94 calls to action, and I believe that's a positive start.
Voir le profil de Lyne Bessette
Lib. (QC)
Merci beaucoup.
J'ai évidemment été touchée par ce témoignage. Je parlais avec des collègues qui ont été frappés par les témoignages d'enfants autochtones et non autochtones qui pensaient que la Journée du chandail orange n'était qu'un jour où l'on portait un chandail orange. Ils ont besoin de savoir pourquoi cette journée existe. Nous devons aller au cœur du problème. Il doit y avoir une journée sur notre calendrier qui nous rappelle que nous devons faire une pause et réfléchir à tout cela.
Je ne crois pas à l'argument économique. Les gens vont être payés de toute façon. J'estime qu'il faut permettre à tous de faire une pause. Il s'agit d'une dépense de 11 millions de dollars. Est-ce que ça vaut la peine de dépenser 11 millions de dollars pour commémorer cette partie de notre histoire? Oui, absolument.
Thank you very much.
I was obviously touched by the testimony. I was speaking with colleagues who were struck by the testimonies of indigenous and non-indigenous children who thought Orange Shirt Day was just a day when you put on an orange shirt. They need to know why. We have to go to the heart of this issue. We have to have a day on our calendar that says we have to pause and think about this.
I don't buy the money argument. People are going to get paid anyway. I think, let everybody pause. It's $11 million. Is it worth spending $11 million to commemorate this part of our history? Yes, absolutely.
Carlon Big Snake
Voir le profil de Carlon Big Snake
Carlon Big Snake
2020-11-20 13:33
Oui, je suis d'accord. Je préfère prendre [Difficultés techniques]. Je ne sais pas s'il s'agit d'une dépense. Appelez cela un investissement. Cet investissement va créer de nombreuses perspectives, et je le crois vraiment. Que ce soit....
Je ne sais pas quoi dire en ce moment, mais si nous reconnaissons ces événements, je pense que toutes les personnes qui ont été blessées par l'histoire de ce qui nous est arrivé doivent être mises au premier plan. Nous devons arrêter de cacher ou de nier cette histoire.
La journée parle de « la vérité et de la réconciliation ». La dame — la titulaire de doctorat — l'a mentionné et a déclaré que nous devions parler de la vérité. Ensuite, nous pourrons nous réconcilier. Cela revêt une grande importance à mes yeux.
Qu'il s'agisse de la Journée orange ou de la Journée du chandail orange, les Premières Nations ont vécu de nombreux malheurs. Je pense que tout le monde doit le savoir. J'estime que nous devons profiter de cette journée pour faire passer ce message de manière positive. Je dois utiliser ce qui s'est produit dans le passé et la négativité qui s'y rattache afin de renverser la situation et de la rendre positive pour tout le monde. J'en ai vraiment la conviction.
Yes, I agree. I would rather take [Technical difficulty—Editor]. I don't know if it's spending. Call it an investment. That investment is going to create a lot of opportunity, and I truly believe that. Whether it be....
I don't know what to say here, but if we recognize that, I feel that all the people who were hurt through the history of what's happened to us have to come to the forefront. We have to quit hiding it and denying it.
It says “truth and reconciliation”. The lady, the doctor, mentioned it and said, “Yes, we need to talk about the truth.” Then we can reconcile after that. That's important to me.
Whether it's Orange Day or Orange Shirt Day, there's a lot of mishappenings to first nations. I think everybody needs to know that. I think we need to utilize that day to send that message out in a positive manner. I need to use what happened in the past, and the negativity about that, and turn that around and make it a positive for everyone. I truly believe that.
Voir le profil de Lyne Bessette
Lib. (QC)
Merci beaucoup.
Ma deuxième question s’adresse à Mme Allison-Cassin.
Elle sera en français, je suis désolée.
Vous avez mentionné que la première étape du processus de vérité et de réconciliation est la partie « vérité », que nous devons avoir des conversations difficiles pour ne jamais oublier les séquelles du passé et ne jamais répéter l'histoire.
Selon votre expérience, quelle est la meilleure manière d'avoir ces conversations difficiles avec les jeunes?
Thank you very much.
My second question would be for Dr. Allison-Cassin
It will be in French, I am sorry.
You mentioned that the first stage in the process of truth and reconciliation is the “truth” part, and that we have to have difficult conversations so that we never forget the consequences of the past and so that history never repeats itself.
In your experience, what is the best way to have those difficult conversations with young people?
Stacy Allison-Cassin
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Stacy Allison-Cassin
2020-11-20 13:35
Merci pour votre question.
En ce qui a trait à la manière d’avoir ce type de conservations, je vous dirais que c’est une de ces situations où « cela dépend ». J’estime qu’il est important d’avoir ces conversations avec les jeunes enfants autant qu’avec les personnes plus âgées. Évidemment, l’histoire que j’ai racontée portait sur ma fille, qui est en 3e année. Nous parlons de ce sujet dans ma famille depuis un moment déjà. C’est pour cette raison que je trouve l’éducation importante, mais aussi que j’estime important de sensibiliser les éducateurs et d’aider les personnes qui participent à l’éducation, qu’il s’agisse d’enseignants, de bibliothécaires ou d’autres personnes dans divers domaines, voire de parents, à comprendre que même s’il s’agit de sujets difficiles, et il est difficile de parler de…
Je vous dirais que, quand les enfants apprennent à l’école, comme c’est le cas pour les miens, que le Canada est le meilleur pays du monde et qu’on y trouve toutes ces belles choses, vous vous dites que, eh bien, oui, mais il y a ces aspects du Canada qui doivent être améliorés… Donc, c’est de permettre aux gens d’apprendre comment avoir des conversations difficiles et de ne pas éviter de les avoir parce qu’ils sont mal à l’aise ou parce qu’ils ne se sentent pas aptes à les avoir. Je crois qu’il est particulièrement important, quand on réfléchit aux façons de… Comme l’a dit M. Big Snake, venir dans le territoire, sur ces terres, et voir ces endroits est également crucial pour bien comprendre ce qui s’est passé.
Je le répète, cela dépend, mais je crois que le plus important est de ne pas éviter ces conversations. Selon moi, c’est le principal. Avoir une journée nationale démontre à quel point il est important de ne pas éviter ces conversations.
Thank you for your question.
It's one of those “it depends” answers on how one carries out those conversations. I will say that I think it's important to have those conversations with small children as much as it is to have them with older people. Obviously, my story was about my daughter in grade 3. I know we have been talking about this in my family for some time. This is why I think education is important, but it's also important to educate the educators and to help those participating in education, whether it's teachers, librarians or other people in other areas—parents even—understand that even though these topics are hard, and it is hard to talk about....
I will say that when children are taught in school, as I think mine have been, that Canada is the best and Canada has all these wonderful things and you say, well, yes, but there are these parts of Canada that require work.... So it's allowing people to learn how to have hard conversations and not to not have them because they're uncomfortable or because you don't feel equipped to have them. I do think that is particularly important in thinking about ways that.... As Mr. Big Snake said, coming out to the territory, to the land, and seeing those places is also vitally important for having an understanding of what happened.
Again, it depends, but I think the biggest part is not not having them. That for me is one of the biggest things I would say. Having a national day does speak to the importance, to say, no, we can't not have these conversations.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Je suis désolé. Je dois vous arrêter là. Nous avons dépassé le temps prévu.
Merci, madame Bessette.
Je tiens à remercier tout spécialement nos trois témoins.
Monsieur Big Snake, permettez-moi de vous remercier. Je crois parler au nom de beaucoup d’entre nous en disant que vous avez éveillé notre intérêt pour le bison blanc. C’est vraiment impressionnant. Toute une histoire.
I'm sorry. I have to end it there. We're over time right now.
Thank you, Mrs. Bessette.
I want to say a special thank you to our three witnesses here.
Mr. Big Snake, I want to thank you. I think I speak on behalf of many when I say that you've widened our interest in white buffalo. That's really something. It's quite a story.
Carlon Big Snake
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Carlon Big Snake
2020-11-20 13:38
Vous êtes plus que bienvenus.
You're more than welcome.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Tout le plaisir était le nôtre. Merci.
Madame Allison-Cassin, merci beaucoup de votre temps.
Bien sûr, nous remercions également M. Hynes.
Chers membres, nous allons maintenant suspendre nos travaux le temps de permettre au prochain groupe de témoins de s’installer. Merci.
It was our pleasure. Thank you.
Dr. Allison-Cassin, thank you so much for your time.
Of course, Mr. Hynes, we also thank you.
Committee, we're going to suspend to set up for our next panel. Thank you.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Bon retour à tous.
Nous entamons la deuxième heure de témoignages dans le cadre des discussions sur le projet de loi C-5, Loi modifiant la Loi sur les lettres de change, la Loi d’interprétation et le Code canadien du travail (Journée nationale de la vérité et de la réconciliation).
Au cours de cette deuxième heure, nous entendrons deux témoins, et je tiens à les remercier sincèrement d’être parmi nous. Ils se joignent à nous par vidéoconférence. Je vais vous donner l’occasion dans quelques instants de corriger toute mauvaise prononciation, mais permettez-moi d’abord de souhaiter la bienvenue au chef national déné, Norman Yakeleya, ainsi qu’au chef de la communauté innue d’Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho.
Welcome back, everybody.
We're now in our second hour of witnesses where we are discussing Bill C-5, An Act to amend the Bills of Exchange Act, the Interpretation Act and the Canada Labour Code (National Day for Truth and Reconciliation).
We have two witnesses for the second hour, and I want to thank them very much for joining us. They're joining us remotely. I will give you the opportunity in just a few moments to correct any mispronunciations, but in the meantime I want to welcome the national chief from the Dene Nation, Norman Yakeleya and also the Innu chief of Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Au nom de tous, merci beaucoup.
Bien sûr, vous représentez tous les deux des éléments de l’Assemblée des Premières Nations. La façon dont nous procédons habituellement avec les témoins est de vous accorder cinq minutes pour faire votre déclaration préliminaire. Nous vous accordons une certaine latitude pour finir vos propos. Ensuite, nous passons aux questions.
Commençons par le chef Yakeleya. Vous avez cinq minutes. Je vous en prie.
On behalf of everybody, thank you very much.
Both of you, of course, are under the umbrella of the Assembly of First Nations. The way we do this, with witnesses, is that you have up to five minutes for your opening statement. We provide some leeway to finish your sentences. Then we proceed with questioning after that.
We're going to start with Chief Yakeleya for five minutes, please.
Norman Yakeleya
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Norman Yakeleya
2020-11-20 13:46
Marsi.
[Le témoin s’exprime en déné.]
[Français]
Merci, monsieur le président.
Je me suis exprimé dans ma langue pour remercier les membres de ma parenté qui participent à cet appel et leur dire que nous avons du beau temps aujourd’hui. C’est magnifique dehors.
Chers membres du Comité, amis et parents, merci de m’avoir invité aujourd’hui à vous faire part du point de vue de l’Assemblée des Premières Nations sur le projet de loi C-5, qui se traduira par un nouveau jour férié national, soit la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Bien que je favorise l’établissement de liens fondés sur la compréhension et le respect au quotidien, je suis ici pour soutenir le projet de loi menant à la création d’un jour férié national. Le fait de créer un jour férié national pour les Autochtones contribuera à promouvoir la réconciliation tout en commémorant tous ceux qui l’ont inspiré. Nous ne devons pas oublier les dommages causés à nos communautés dans le passé et les séquelles durables des pensionnats ainsi que leur incidence sur les communautés autochtones.
Il y a encore des obstacles à l’établissement de liens entre les Premières Nations et les Canadiens. La création d’un jour férié national pourrait s’avérer une occasion d’apprendre, de sensibiliser la population et de se réunir afin de mieux comprendre la Commission de vérité et réconciliation, ses buts et aspirations, et la façon dont l’ensemble du pays peut progresser sur la voie de la réconciliation.
Comme on peut le lire dans le rapport final de la Commission, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones fournit un cadre de réconciliation. L’article 15 de la Déclaration se lit comme suit:
1. Les peuples autochtones ont droit à ce que l’enseignement et les moyens d’information reflètent fidèlement la dignité et la diversité de leurs cultures, de leurs traditions, de leur histoire et de leurs aspirations.
2. Les États prennent des mesures efficaces, en consultation et en coopération avec les peuples autochtones concernés, pour combattre les préjugés et éliminer la discrimination et pour promouvoir la tolérance, la compréhension et de bonnes relations entre les peuples autochtones et toutes les autres composantes de la société.
Un jour férié national pourrait servir à lutter contre les préjugés, à éliminer le racisme et à promouvoir la tolérance. Ce jour férié pourrait être un moment de réconciliation annuel. Les Premières Nations se réjouissent des nombreux engagements pris récemment par les Canadiens afin de promouvoir la réconciliation, y compris le projet de loi C-262, Loi visant à assurer l’harmonie des lois fédérales avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et nous avons hâte de voir de nouvelles initiatives favorisant la réconciliation. Plusieurs provinces et territoires ont déjà reconnu l’importance de consacrer une journée pour honorer les peuples autochtones.
En 2017, le gouvernement du Yukon a adopté une loi faisant du 21 juin un jour férié. Dans les Territoires du Nord-Ouest, on célèbre ce jour férié depuis 18 ans. Ce n’est pas nouveau. L’Assemblée des Premières Nations demande que l’on adopte une loi comme celle-là depuis 1982. La Commission royale sur les peuples autochtones a recommandé que l’on désigne une journée spéciale, et l’Assemblée générale des chefs a présenté plusieurs résolutions portant expressément sur cette question.
À titre de partie prenante de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, qui a mené à la création de la Commission de vérité et réconciliation, l’Assemblée des Premières Nations a le mandat unique de promouvoir la pleine mise en œuvre des 94 appels à l’action de cette commission. Parmi elles, il y a l’appel à l’action no 80, qui demande justement l’application des mesures proposées dans ce projet de loi.
Je sais que le Canada vient de promettre la création d’un jour férié fédéral pour souligner les séquelles qu’ont causées les pensionnats. Nous sommes heureux qu’il annonce une date pour honorer l’histoire de cette période, comme le demandent les appels à l’action de la Commission.
Le bureau de direction de l’Assemblée des Premières Nations a récemment adopté une motion demandant que la Journée du chandail orange, célébrée le 30 septembre, devienne un jour férié de réconciliation. Cette date correspond à la période de l’année où les enfants étaient séparés de leur famille pour être placés dans un pensionnat. Cette journée tire son nom du chandail orange brillant que Phyllis Webstad, alors âgée de six ans, a reçu de sa grand-mère en 1973 et qu’on lui a retiré à son arrivée au pensionnat de la mission St. Joseph, à Williams Lake, en Colombie-Britannique. Elle ne l’a jamais récupéré.
J’ai marqué une pause parce que j’étais songeur. Beaucoup d’entre nous ont aussi vécu cela dans les pensionnats des Territoires du Nord-Ouest.
Permettez-moi de conclure.
L’Assemblée des Premières Nations propose que ce projet de loi soit modifié afin que le 30 septembre devienne un jour férié de réconciliation et que le 21 juin demeure un jour national de célébration. Si le Canada choisit de répondre à l’appel à l’action no 80 par l’intermédiaire de ce projet de loi, le 21 juin doit lui permettre de concrétiser la tâche importante de veiller à ce qu’il y ait une occasion pour tous de souligner et de respecter les séquelles des survivants tout en célébrant notre culture et notre histoire.
La nature conflictuelle de ces deux objectifs s’avère préoccupante. La réconciliation n’est jamais simple. Tous les partenaires, tant du domaine public que privé, devront déployer d’importants efforts pour veiller à promouvoir et à favoriser la réconciliation. Une réconciliation durable ne se fera pas en un jour.
J’exhorte tous les gouvernements à toujours garder à l’avant-plan les intérêts et les points de vue des survivants. Les Premières Nations soutiennent l’action et le changement. Il est temps de rétablir nos relations initiales fondées sur le respect mutuel, la reconnaissance mutuelle, la coexistence pacifique et le partage. Le temps de la réconciliation est venu.
Je souhaite remercier le Comité et la députée Jolibois d’avoir soulevé cette question importante.
En conclusion, la Nation dénée, de pair avec l’Assemblée des Premières Nations, souhaite s’assurer que nous cheminons ensemble dans ces traces afin que nos enfants puissent vraiment avoir une place dans la société en tant que membres des Premières Nations.
Nous vous remercions. Nous remercions nos aînés. Dieu vous bénisse. Dieu bénisse nos peuples des terres du Labrador. Nous prions pour vous tous.
Nous serons heureux de répondre à vos questions.
Marsi cho.
Marsi.
[Witness spoke in Dene]
[English]
Thank you, Mr. Chair.
In my language, I said thank you to my relatives on this call, and today is good weather outside. It's beautiful outside.
Members of the committee, friends and relatives, thank you for inviting me here today to join in sharing the perspectives of the Assembly of First Nations on Bill C-5, an act that will result in a national day of truth and reconciliation as a national statutory holiday.
While I encourage the building of relationships based on understanding and respect every day, I'm here to support the bill advocating for the creation of a national holiday. Creating a national statutory holiday for indigenous people will assist in promoting reconciliation while also commemorating those who need commemoration. We must not forget the past harm done to our communities and the long-lasting legacy of the residential school system and the impact it has had on first nations and indigenous communities.
There will still be challenges to the relationship building between the first nations and Canadians. A national statutory holiday could provide an opportunity for learning, education, and coming together for a better understanding of the Truth and Reconciliation Commission, its goals and aspirations, and how all of Canada can move forward on the path to reconciliation.
As indicated in the Truth and Reconciliation Commission's final report, the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples provides the framework for reconciliation. Article 15 of the declaration states:
1. Indigenous peoples have the right to the dignity and diversity of their cultures, traditions, histories and aspirations which shall be appropriately reflected in education and public information.
2. States shall take effective measures, in consultation and cooperation with the indigenous peoples concerned, to combat prejudice and eliminate discrimination and to promote tolerance, understanding and good relations among indigenous peoples and all other segments of society.
A national holiday could be used to combat prejudice, eliminate racism and promote tolerance. This holiday will serve as an annual act of reconciliation. First nations have welcomed many of the Canadians' recent commitments to promoting reconciliation, including supporting Bill C-262, the United Nations declaration act, and we look forward to continued initiatives that foster reconciliation. Several provinces and territories have already acknowledged the important day to celebrate the indigenous people.
In 2017, the Yukon government created legislation that led to June 21 becoming a statutory holiday. In the Northwest Territories, this date has been celebrated as a statutory territorial holiday for 18 years. This is not a new issue. The Assembly of First Nations has been calling for this legislation since 1982. The Royal Commission on Aboriginal Peoples recommended this special day, and the chiefs-in-assembly have several resolutions speaking to this matter specifically.
As a party to the Indian Residential School Settlement Agreement, which led to the creation of the Truth and Reconciliation Commission, the AFN has a unique mandate in advocating the full implementation of all 94 calls to action. Among these calls to action is number 80, which calls for a national day in a very measured outline of this proposed bill.
I'm aware of Canada's recent commitment to declare a federal statutory holiday to mark the legacy of the residential school system. We welcome the announcement of a day to honour the history of this period, as called for by the TRC.
The AFN executive committee recently passed a motion to advocate that Orange Shirt Day on September 30 become a statutory holiday for reconciliation. This date is near the time of year when children were separated from their families to attend the residential schools. It was named after the shiny orange shirt that was given to a six-year-old Phyllis Webstad by her grandmother in 1973 and taken from her and never returned when she attended St. Joseph’s Mission school in Williams Lake, B.C.
I paused just now, because I reflected. That also happened to a lot of us in our residential schools in the Northwest Territories.
I'll conclude my statement.
The AFN proposes that this bill be amended so that September 30 becomes a statutory holiday for reconciliation and that June 21 remain a national day of celebration. If Canada chooses to fulfill call to action number 80 through this bill, June 21 must accomplish the important task of ensuring there's an opportunity for all to honour and respect the legacy of survivors while celebrating our culture and our history.
There is a concern over the conflicting tones of these two objectives. Reconciliation is never easy. It will take substantial effort from all of the partners, both public and private, to ensure reconciliation is encouraged and promoted. Sustained reconciliation takes more than just one day.
I urge all governments to ensure that they keep front and centre the interests and the perspectives of the survivors. First nations are committed to action and change. It is time to restore the original relationship of mutual respect, mutual recognition, peaceful coexistence and sharing. It is a time for reconciliation.
I want to thank the committee and MP Jolibois for raising this important issue.
In closing, the Dene Nation, along with the Assembly of First Nations, wants to ensure that we walk together in these footsteps so that our children can truly have a place in society as first nations people.
We thank you. We thank our elders. God bless you. God bless our people who are in the Labrador country. We pray for you all.
We look forward to your questions.
Marsi cho.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Merci beaucoup, chef Yakeleya.
Chef Piétacho, la parole est à vous.
Vous avez la parole pour cinq minutes.
Thank you, Chief Yakeleya.
Chief Piétacho is next.
You have the floor for five minutes.
Jean-Charles Piétacho
Voir le profil de Jean-Charles Piétacho
Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 13:55
Normalement, je parle pendant une journée, mais je vais me sacrifier et ne prendre que cinq minutes. Il reste que c'est un moment très important dans nos vies.
Mon nom est Jean-Charles Piétacho. Je n'aurais pas écrit mon nom de famille comme les oblats de l'époque l'ont fait. En innu, mon nom signifie « celui qui vient avec le vent ». Je suis le chef de la communauté innue d'Ekuanitshit depuis 30 ans. J'ai été élu pendant de nombreuses années.
Avant d'oublier, j'aimerais souligner un événement important concernant une légende pour nous. Je parle du départ du grand chef Max Gros-Louis, qui a été mis en terre hier. Il y a eu des veillées pendant trois jours, 24 heures sur 24. C'étaient des moments forts. J'ai assisté au début du rituel et je suis allé saluer la famille, en tant que chef et en tant que personne.
D'entrée de jeu, je vais vous dire que je suis un ex-pensionnaire. Je vais parler de vague, puisqu'on en parle souvent ces temps-ci. Je suis de la deuxième vague de jeunes qui ont été enlevés et mis dans des camions qui se dirigeaient vers l'aéroport d'une ancienne base américaine. On nous a mis dans des avions. Nous étions très jeunes et nous nous amusions, jusqu'au soir où nous nous sommes aperçus que nous n'étions plus chez nous.
J'essaie d'imaginer et de décrire le plus rapidement possible ce que c'était, tout en pensant à vous aussi. Nous n'étions plus chez nous. Je ne sais combien de jeunes de la communauté innue d'Ekuanitshit sont partis durant la journée. Mon grand-père et ma grand-mère m'ont élevé. J'imaginais mon grand-père et ma grand-mère défaits, parce qu'ils n'entendaient plus mes paroles. Ils n'entendaient plus mes pleurs. Je savais que la transmission ne se ferait plus, puisque je n'étais plus là.
J'ai été au pensionnat pendant de longs séjours. Plusieurs d'entre nous sont partis vivre dans ce pensionnat à l'ouest de notre communauté de Maliotenam. Nous y sommes restés pendant un an, trois ans, sept ans ou dix ans. D'autres n'en sont jamais revenus. Ce sont des moments pareils que nous essayons maintenant de faire comprendre.
J'essaie de ne plus tenir de discours de victimisation, mais je veux que l'ensemble des Canadiens se rappellent et qu'ils n'oublient jamais cette période tragique pour nos familles et nous. Cela s'est passé durant les années 1950 et 1960. Beaucoup de jeunes y étaient. En arrivant au pensionnat, on nous a enlevé tous nos vêtements et on a coupé nos cheveux. Nous ne comprenions rien de ce qu'on nous disait.
Je vais vous dire quelque chose que j'ai déjà dite, et ce n'est pas une question financière. Ma conjointe et moi n'avons pas eu droit aux montants que tous les ex-pensionnaires ont reçus. Ma femme vient de Sept-Îles. Son dossier a été considéré comme non recevable, parce que son pensionnat était décrit comme une école de jour. Nous suivons très minutieusement ce qui se passe en Colombie-Britannique concernant les écoles de jour. Ils sont devant le tribunal actuellement, et nous sommes avec eux en pensée.
Pour des raisons administratives, on m'a refusé le montant qui devait m'être versé. Cependant, ce qui me fait le plus mal, c'est d'avoir été agressé sexuellement. Cela fait mal. Parfois, j'ai de la difficulté, car cela me revient. C'est sûr que c'est bien, ce qu'on fait, en décidant de tenir un jour de commémoration et de reconnaissance. Cependant, pour certains, dont moi, cela rappelle de douloureux souvenirs.
Aujourd'hui, je suis chef et j'ai dû assister à un autre enlèvement d'enfants. J'ai vu de jeunes enfants partir en réponse à une ordonnance émise par une instance de justice extérieure. Dans le cas présent, c'est le directeur de la protection de la jeunesse qui a encore une fois décidé que ces enfants-là iraient ailleurs que dans nos familles. Moi, je ne peux pas et je ne dois pas ne pas réagir.
Nous sommes en train de nous prendre en main, même si le Québec conteste le projet de loi C-92. Malgré le manque de financement, cette loi nous aurait permis d'instaurer nos solutions. Nous y parvenons tout de même, avec rien. Nous avons réussi à placer nos propres enfants dans des familles de nos communautés. Cela me préoccupe au plus haut point.
Normally, I would talk for a day, but I will restrain myself and take only five minutes. The fact remains that this is a very important moment in our lives.
My name is Jean-Charles Piétacho. My family name is actually not like the Oblates wrote it back in the day. In Innu, my name means "he who comes with the wind”. I have been chief of the Innu community of Ekuanitshit for 30 years. I have been elected for many years.
Before I forget, I would like to highlight an important event that involves one of our legendary figures. I am talking about Grand Chief Max Gros-Louis, who has left us and was laid to rest yesterday. Vigils were held for three days, around the clock. They were powerful moments. I was present for the beginning of the ritual and I went to pay my respects to the family, both personally and as chief.
Let me start by telling you that I am a former residential school student. I will say “wave” because that's often the word used these days. I am one of the second wave of kids who were abducted, put in trucks, and taken to the airport on an old American base. Then we were put into planes. We were very young and we were having fun, until the evening when we realized that we were no longer at home.
I am trying to imagine and describe, as quickly as possible, what that was like. You should do the same. We were no longer at home. I don't know how many kids from the Innu community of Ekuanithit left that day. My grandfather and grandmother raised me. I imagined my grandfather and grandmother crushed because they could no longer hear me speak. They could no longer hear me cry. I knew that there would be no more communication because I was no longer there.
I was at the residential school for a long time. Some of us went to live in the school to the west of our community of Maliotenam. We stayed there one year, three years, seven years, 10 years. Some never came back. Times like those are what we are now trying to have people understand.
I am trying to not make this speech about victimization anymore, but I want all Canadians to remember, and never to forget, that tragic period for our families and for ourselves. It happened during the 1950s and 1960s. There were a lot of children. When we got to the residential school, they took off all our clothes and cut our hair. We understood not a word of what people were saying to us.
I want to tell you something I have said before: this is not about money. My wife and I were not entitled to the amounts that all former residential school students received. My wife comes from Sept-Îles. Her case was considered inadmissible because her school was described as a day school. We are following what is happening in British Columbia with day schools very closely. They are in court at the moment, and our thoughts are with them.
For administrative reasons, I was denied the amount that should have come to me. However, what hurts me most is the sexual abuse. That does hurt. Sometimes I have difficulty, because it comes back to me. Certainly, it is good to decide to hold a day of commemoration and acknowledgement. However, for some, including myself, it brings back painful memories.
Today, I am a chief and I have had to watch other children being abducted. I've seen young children leave as a result of an order issued by an external legal body. In the present case, it is the director of youth protection who once again has decided that those kids will go somewhere other than into our families. That is too much for me; I must not fail to react.
We are in the process of handling things ourselves, although Quebec is challenging Bill C-92. Despite the lack of funding, the bill would have allowed us to come up with our own solutions. We will get there anyway, with nothing. We have succeeded in placing our own children in families in our communities. That is my greatest concern.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Désolé. Si vous pouviez conclure, ce serait parfait. Nous devrons passer aux questions très bientôt.
Merci.
Sorry, if you have a concluding remark, that would be great. We have to move on to questions really soon.
Thank you.
Jean-Charles Piétacho
Voir le profil de Jean-Charles Piétacho
Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 14:03
Je vais vous dire sincèrement et de façon transparente que j'espère que la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation ne servira pas qu'aux fonctionnaires, puisque ce sera peut-être une journée fériée que nous, dans nos communautés déjà sous-financées, devrons assumer financièrement. Cela dit, il est bien qu'il y ait une journée comme celle du 30 septembre.
En dernier lieu, la situation est difficile au moment où nous nous parlons. Le 28 septembre dernier, une jeune femme atikamekw est décédée d'une mort tragique. Elle a réussi à en faire une vidéo avant de mourir. On nie le racisme systémique qui prévaut actuellement dans la région de Québec. J'espère que, vous aussi, vous comprendrez les préoccupations que nous avons.
Je voulais vous parler avec mon cœur. J'aurais pu vous lire un texte, mais j'aime mieux parler avec mon cœur, parce que je n'aimerais pas que mes enfants, que mes petits-enfants et que mes arrière-petits-enfants vivent ce que j'ai vécu. Je ne pourrai jamais accepter cela.
Merci beaucoup.
Let me be sincere and transparent when I tell you that I hope that the national day for truth and reconciliation will not just be for public servants, because that may end up as a holiday that we, in our already underfunded communities, will have to pay for. That said, it's good that there should be a day like September 30.
Finally, the situation is difficult at the moment. Recently, on September 28, a young Atikamekw woman died tragically. She succeeded in making a video of it before she died. The systemic racism that currently prevails in that region of Québec is being denied. I hope that you will understand the concerns we have.
I wanted to talk to you from my heart. I could have read you a text, but I prefer to speak with my heart, because I would not want my children, my grandchildren and my great-grandchildren to live through what I lived through. I will never be able to accept that.
Thank you very much.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Je vous remercie, monsieur Piétacho.
Passons maintenant aux questions. Il y aura une première série d’interventions de six minutes chacune.
Monsieur Aitchison, nous commençons par vous. Je vous en prie.
Thank you, Mr. Piétacho.
Now let's get to the questions. We're going to start with the first round of six minutes each.
We'll start with Mr. Aitchison, please.
Voir le profil de Scott Aitchison
PCC (ON)
Merci, monsieur le président.
Ma première question s’adresse aux deux messieurs, si possible.
Ce qui me préoccupe plus que tout, c’est que nous allons établir un jour de congé pour les industries et les employés sous réglementation fédérale, mais notre compréhension n’évoluera pas. Je me fonde sur ma propre expérience pour déclarer cela. Avant que le premier ministre Harper ne présente ses excuses au nom du gouvernement pour le système de pensionnats indiens dans notre pays, je ne connaissais pas ce système. Je ne suis pas une personne particulièrement apathique. J’ai été actif au sein de mon conseil municipal pendant 26 ans. Mais je ne savais rien des pensionnats.
Je dois vous dire, chef Piétacho, que quand j’entends les histoires, elles sont si émouvantes, si évocatrices, si fascinantes, que je suis poussé à faire plus, à sensibiliser davantage la population afin de l’aider à comprendre ce que nous avons vraiment fait aux Premières Nations de ce pays.
Dites-moi, j’aimerais savoir si, plutôt que de simplement avoir un jour férié qui donne à un groupe d’employés fédéraux et d’industries sous réglementation fédérale un jour de congé, vous trouveriez intéressante l’idée d’inclure les notions de sensibilisation, de compréhension et de croissance personnelle dans la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation afin que l’on comprenne ce que nous avons fait aux Premières Nations de ce pays et à leur culture.
Thank you, Mr. Chair.
For my first question, I would like both gentlemen to respond, if they could.
What I'm concerned about here more than anything else is that we will establish the day off for federally regulated industries and employees and we won't grow in our understanding. I say that because of my own experience. Before Prime Minister Harper apologized for the residential school system in this country, I didn't know about it. I'm not a particularly unengaged human being. I was involved in municipal council in my home for 26 years. I didn't know about it.
I have to tell you, Chief Piétacho, that when I hear the stories, they are so compelling, so powerful and so moving that they motivate me to do more and to educate more to help people understand what we really did to first nations people in this land.
I wonder if you would comment on whether, instead of just a holiday that gives a bunch of federal employees and federally regulated industries a day off, you would be interested in the notion of having the national day for truth and reconciliation include education, understanding and personal growth for people to understand what we have done to first nations people and culture in this land.
Jean-Charles Piétacho
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Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 14:07
Cela devrait assurément être plus qu'une journée fériée. Si l'on continue ainsi, à force d'ajouter des jours ici et là, on va remplir le calendrier de jours comme celui du Souvenir ou du 24 juin. Au Québec, on aura le jour du 28 septembre, commémorant la mort tragique de Joyce Echaquan. Sans aucun doute, cela prend plus d'éducation, d'information et de sensibilisation pour que les gens n'oublient pas.
Comme je vous l'ai dit, ce n'est pas un discours de victimisation. Je suis ici pour vous rappeler les événements que nous avons vécus, en espérant que cette journée puisse apporter une lueur d'espoir que nous souhaitons transmettre pour éviter la répétition de ce que nous avons toujours vécu et la honte d'avoir été ce que nous avons été dans les pensionnats. Certains sont décédés et n'ont jamais pu raconter leur histoire.
Le gouvernement et les juges disent qu'il faut effacer tous les témoignages de tous les ex-pensionnaires à un moment précis, soit dans cinq ou sept ans. Cela me préoccupe, puisqu'on va effacer une grosse partie, sinon toute une histoire que le monde devrait connaître.
Je trouve cette journée commémorative très importante. Vous savez, on le fait pour le chandail orange. Le 28 septembre, on aura une journée pour Joyce et, le 30 septembre, une journée pour les ex-pensionnaires.
Je ne sais pas si le fait d'avoir trop de dates finira par rendre la chose banale. J'ai la crainte que cette journée soit utilisée pour des considérations pécuniaires. J'ai peur que des fonctionnaires se disent qu'ils iront faire leurs affaires au chalet pendant la journée, au lieu de s'éduquer. C'est ma préoccupation. Toutefois, c'est une belle initiative que l'APNQL appuie, sous réserve de certaines préoccupations, que je vous ai mentionnées aujourd'hui.
Certainly, it should be more than a holiday. If we go on like this, adding days here and there, the calendar is going to be filled up with days like Remembrance Day or June 24. Quebec is going to have a day on September 28, to commemorate the tragic death of Joyce Echaquan. There is no doubt that it will take more education, information and awareness, so that people do not forget.
As I told you, this is not a speech about victimization. I am here to remind you about the events we have lived through in the hope that this day can bring a glimmer of hope that we want to pass on in order to avoid a repetition of what we have always lived through, and the shame of being what we were made to be in the residential schools. Some died and were never able to tell their stories.
The government and the judges are saying that all the testimony of the former residential school students must be erased at a specific time, maybe in five or seven years. That concerns me, because it means erasing a large part, if not all, of a history that the world should know about.
I find that the day of commemoration is very important. It is being done with the orange shirts, you know. On September 28, we will have a day for Joyce and, on September 30, a day for former residential school students.
I don't know if having too many dates will end up making the thing meaningless. My fear is that the day will be used for financial considerations. I'm afraid that public servants will say that they will work from their cottages on that day instead of educating themselves. That's my concern. However, it's a fine initiative that the AFNQL supports, notwithstanding certain concerns that I have mentioned to you today.
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PCC (ON)
Je me demande si M. Yakeleya pourrait aussi se prononcer.
I'm wondering if Norman would also comment.
Norman Yakeleya
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Norman Yakeleya
2020-11-20 14:10
Merci beaucoup aux membres du comité parlementaire.
Monsieur le président, le député pose une question très importante, et je crois que son argument est très important, soit que d’avoir un congé national juste pour…
Je crois que l’Assemblée des Premières Nations voudrait qu’il s’agisse d’une façon très significative pour tout le Canada, y compris les Autochtones, de vraiment comprendre l’incidence des pensionnats et des autres politiques qui ont influé sur nos vies et nos communautés. Cette histoire, celle des Autochtones assujettis à ce type de politiques, doit être racontée avec soin, douceur et dans un esprit de guérison. On nous a interdit de parler de beaucoup de choses, des choses qui ne devaient même pas figurer dans les cours d’histoire de nos écoles et établissements. Les familles devraient savoir qu’un peuple a été assujetti à ces politiques dans le cadre de la Loi sur les Indiens, du système des pensionnats indiens et de beaucoup d’autres politiques et lois, et de savoir que les Autochtones ont seulement obtenu leur reconnaissance en 1960, quand on leur a donné le droit de vote dans le système électoral canadien.
Il serait profitable que l’Assemblée des Premières Nations forme un groupe de travail avec d’autres personnes pour veiller à ce que ce soit fait de façon significative. Nous devons avoir cette discussion avec nos frères et nos sœurs canadiens et nous approprier cette histoire. Tout comme nous célébrons le 11 novembre, quand nous mettons toutes nos différences de côté pour rendre hommage aux personnes qui ont combattu pour nous, qui nous ont donné cette liberté au prix de leur vie, nous faisons cela avec les pensionnats. Nos parents ont cédé leurs enfants aux écoles et aux églises, ils ont fait des sacrifices, et les conséquences ont été dévastatrices, mais nous sommes un peuple magnanime et nous voulons que le peuple canadien comprenne que c’est vraiment ce qui est arrivé aux Autochtones.
Thank you very much, parliamentary committee members.
Mr. Chair, the gentleman has asked a very important question, and I think he has a very important point, that just for the sake of having a national holiday....
I believe that the Assembly of First Nations would want this to be a very meaningful way for all of Canada, including indigenous people, to really understand the impacts of the residential schools and the other policies that had effects on their lives personally and their communities. The history of this—that as aboriginal people we were subjected to these types of policies—needs to be told in a careful, gentle, healing way. There were a lot of things that were forbidden to us to speak about and to even know about them in the education of history in our schools and institutions. It should be for families to know that a nation of people was subjected to these policies in the Indian Act and under the residential schools and many other policies and legislation, and to know that the first time the aboriginal people were recognized was in 1960, when they were allowed to vote in the Canadian system.
It would be fruitful to have the Assembly of First Nations, along with other people, come together as a task team and to make this a meaningful way. We need to have this discussion with our Canadian brothers and sisters and have the history. Just like we commemorate November 11, when we all put aside our differences and honour the people who fought for us, who gave us this freedom and sacrificed their lives, we are doing this with the residential schools. Our parents gave up their children to the schools and the churches, and they sacrificed, and the impact is very devastating, but we are a forgiving nation, and we want the Canadian people to understand that, as aboriginal people, this is what really happened to us.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Merci, chef Yakeleya. Je dois vous arrêter là. Nous allons passer à la prochaine intervenante.
Madame Dabrusin, vous avez six minutes.
Thank you, Chief Yakeleya. I have to end it right there. We'll go on to the next question.
Ms. Dabrusin, you have six minutes.
Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
Chef Piétacho, je vois deux choses qui ressortent des réponses à nos questions: cela va-t-il être un jour férié ou non, et que va-t-on faire de cette journée?
Pour ce qui est de la première partie, je pense à l'appel à l'action no 80, qui demande que ce soit un jour férié. Qu'en pensez-vous?
Le fait que ce soit un jour férié ou simplement un autre jour a-t-il une importance? Vous avez mentionné qu'il pourrait y avoir plusieurs journées désignées dans notre calendrier.
Chef Piétacho, I see two things that have come from the answers to our questions: will it be a statutory holiday or not, and what are we going to do with the day?
In terms of the first part, I am thinking about call for action number 80 that asks for a statutory holiday. What do you think?
Is it important whether it's a statutory holiday or just another day? You mentioned that a number of days could be established in our calendar.
Jean-Charles Piétacho
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Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 14:14
Oui. J'ai lu tellement de rapports depuis la Commission royale sur les peuples autochtones, et il y a eu tellement de recommandations et d'appels à l'action, que ce soit de la part de la Commission de vérité et réconciliation ou de la commission Viens, au Québec. Je vais vous expliquer ce qui est malheureux. Beaucoup de gens sont allés témoigner. Certains de mes aînés, qui sont maintenant disparus, l'ont fait en espérant des gestes de la part des gouvernements.
Aujourd'hui, cela fait plus de 30 ans que je fais ce que je fais ici, c'est-à-dire parler sur différentes tribunes, que ce soit dans ma communauté ou à l'échelle régionale, nationale ou internationale. Nous sommes allés souvent aux Nations unies. Nous avons travaillé sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, dont on discute encore.
Ma crainte est que cela soit juste une autre journée, comme le 21 juin. Nous faisons tous les efforts possibles. C'est sûr qu'avec la COVID-19, en ce moment, il ne peut pas y avoir beaucoup de mouvement, mais le passé nous enseigne des choses. D'ailleurs, nous sommes tellement résilients, peut-être trop résilients. Il faut vraiment utiliser le mot « action », si cela a une signification. J'aime parler, mais j'aimerais aussi qu'on agisse. Ce n'est pas suffisant d'adopter un projet loi, de se féliciter et de ne rien faire par la suite.
I've read so many reports since the Royal Commission on Aboriginal Peoples, and there have been so many recommendations and calls to action, whether from the Truth and Reconciliation Commission or the Viens commission in Quebec. Let me tell you what is unfortunate. Many people have gone to testify. Some of my elders, who are now gone, have done so in the hope of gestures from governments.
Today, I have been doing what I do here for over 30 years, which is to speak out in different forums, whether in my community or on a regional, national or international level. We've been to the United Nations many times. We worked on the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, which is still being discussed.
My fear is that it will be just another day, like June 21. We're making every effort possible. For sure, with COVID-19 at the moment there can't be much movement, but the past teaches us things. In fact, we're so resilient, perhaps too resilient. We really need to use the word “action” if it means anything. I like to talk, but I'd also like to see action. It's not enough to pass a bill, pat ourselves on the back and do nothing afterwards.
Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
Merci beaucoup.
J’aimerais entendre le chef Yakeleya sur la même question. On compresse parfois les deux problèmes en un, à savoir si ce devrait être un jour férié ou simplement une autre journée nationale à notre calendrier. Je remarque que l’appel à l’action de la Commission fait référence à un jour férié. Est-ce que cela fait une différence pour vous?
Thank you very much.
Let me go to Chief Yakeleya to ask the same question. We sometimes smush in the two issues. The first issue is about whether there should be a statutory holiday or just another national day in our calendar. I note that the Truth and Reconciliation call to action refers to a statutory holiday. Does it make a difference to you?
Norman Yakeleya
Voir le profil de Norman Yakeleya
Norman Yakeleya
2020-11-20 14:16
Merci beaucoup pour votre question.
Si on désigne un jour, je ne suis pas vraiment certain que cela change les choses. Vous êtes mieux placée que moi pour le savoir.
Je crois que, s’il y a un jour désigné, ce devrait être un jour férié qui nous permet, à moi et à l’Assemblée des Premières Nations, d’en faire un jour national de reconnaissance des survivants des pensionnats et de leur famille. Nous avons fait bien du chemin, et quelque chose doit être fait pour que tous les Canadiens soulignent cette période de la vie des familles et des enfants, pour reconnaître que ce moment leur appartient.
Merci.
Thank you very much for the question.
If there is a day, I'm not too sure it makes a difference. You are in a better position to know than I am.
I think that if there is a day, it should be a statutory day for me and the Assembly of First Nations to recognize it as a national day for the residential school survivors and families. We've come a long way, and something needs to be done for all Canadians to honour the families and the children in this period of their lives, to recognize that there is something set aside for them.
Thank you.
Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
Je n’ai plus beaucoup de temps, mais la deuxième partie de l’appel à l’action demande en fait que cette journée en soit une de commémoration.
Vous avez dit que cette journée pourrait servir à lutter contre le racisme. Avez-vous quelques idées de ce que vous voudriez que nous fassions dans le cadre de cette journée?
I don't have much more time, but the second part of that call to action is in fact that we use that day as a day of commemoration.
If you have any thoughts about what you would want—you said it can be used to help combat racism—what would you want to see us do as part of that day?
Norman Yakeleya
Voir le profil de Norman Yakeleya
Norman Yakeleya
2020-11-20 14:17
J’aimerais voir une journée de commémoration — pour tous, en particulier pour ceux qui ne comprennent pas vraiment les conséquences des pensionnats — où les anciens élèves, comme moi, pourraient avoir une audience avec vous et vous parler des conséquences réelles de ce qui s’est produit lorsque j’ai été enlevé et mis dans un pensionnat, et de la façon dont, lorsque j’écoute ma mère parler du 30 septembre... En entendant l’avion arriver, elle a pleuré, parce que ses enfants allaient être emmenés pour une longue période et cela l’a vraiment bouleversée.
Nous n’avons pas vraiment fait honneur à nos parents et à ce qu’ils ressentaient. Ils nous ont sacrifiés, et nous l’avons fait aussi. Nous devrions faire comprendre aux gens que c’est ce qui nous est vraiment arrivé, parce que nous ne pouvions pas vraiment en parler et leur dire à quel point cela nous a fait de la peine et nous a blessés.
Nous voulons seulement que vous sachiez que nous avons une histoire à raconter. Parfois, les personnes dans votre position ont besoin d’entendre nos histoires et de nous donner l'occasion et le temps de les exprimer. Comme le disait l'autre homme qui s'est présenté devant vous, nous avons besoin d’une période d’éducation. Je pense que l’Assemblée devrait travailler avec vous.
Merci.
I would like to see a day of commemoration—for all people, especially those who do not have a real understanding of the impacts of the residential schools—whereby former students, like me, could have an audience with you and talk to you about the real impact of what happened when I was taken away and put in a residential school, and about how, when I listen to my mother talk about September 30.... Hearing the plane come in, she cried, because her children were going to be taken away for a long time and it really bothered her.
We didn't really give any honour to our parents and how they felt. They sacrificed us, and we did also. We should have an education of the people, that this is what really happened to us, because we couldn't really talk about it and about how it impacted our feelings and how it hurt us.
We just want you to know that we have a story to tell. Sometimes people in your position need to hear our stories and to give us the space and time. As the other gentleman said before you, we need an education period. I think the Assembly should work with you guys.
Thank you.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Merci, madame Dabrusin.
Nous allons maintenant passer au Bloc.
Je crois comprendre que vous allez partager votre temps.
Nous entendrons M. Champoux pour trois minutes. Après, ce sera au tour de Mme Desbiens pour trois minutes.
Monsieur Champoux, vous avez la parole.
Thank you, Ms. Dabrusin.
Now we are going to go to the Bloc.
I understand you are splitting your time.
We'll hear from Mr. Champoux for three minutes. After that, it will be Mrs. Desbiens for three minutes.
Go ahead, Mr. Champoux.
Voir le profil de Martin Champoux
BQ (QC)
Voir le profil de Martin Champoux
2020-11-20 14:19
Merci, monsieur le président. Effectivement, c'est ce que j'allais dire, donc vous avez fait le travail pour moi et je vous en remercie beaucoup.
Chef Piétacho, je vous remercie beaucoup d'être parmi nous. C'est toujours extrêmement touchant d'entendre les récits des survivants des pensionnats autochtones. Je vous remercie de nous faire part de ces histoires troublantes. Je pense que c'est important que vous parveniez à communiquer ce vécu, car c'est de cette façon que nous pourrons comprendre l'horreur que cela a représentée pour des générations d'enfants autochtones.
On parle beaucoup de réconciliation. J'ai l'impression que des petits pas se font, mais ce sont toujours des petits pas. Vous avez parlé tout à l'heure de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
D'après vous, est-ce que ce serait la clé? Est-ce que ce serait quelque chose qui règlerait beaucoup de choses ou qui permettrait de faire un pas de géant du côté de la réconciliation avec les peuples autochtones?
Thank you, Mr. Chair. Yes, that's what I was going to say, so you did the work for me and I thank you very much.
Chief Piétacho, thank you very much for being with us. It's always extremely touching to hear the stories of residential school survivors. Thank you for sharing these troubling stories with us. I think it's important that you are able to share these stories because that is how we can understand the horror that this has meant for generations of indigenous children.
There's a lot of talk about reconciliation. I have the impression that small steps are being taken, but they are always small steps. You talked earlier about the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
Do you think that would be the key? Would it be something that would solve a lot of things, or would it be something that would go a long way toward reconciliation with indigenous peoples?
Jean-Charles Piétacho
Voir le profil de Jean-Charles Piétacho
Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 14:20
Cela peut être un outil important dans la démarche. Comme je l'ai dit tantôt, j'ai accompagné des aînés de ma communauté aux Nations unies, à New York et à Genève, afin de travailler avec toutes les Premières Nations du monde. D'ailleurs, Max Gros-Louis faisait partie de ces voyages.
Ce serait un outil très important, puisque tout ce qui devrait être appliqué et, surtout, reconnu est clairement inscrit dans la Déclaration. Actuellement, c'est un outil qui peut surtout faire avancer la lutte contre le racisme systémique. Je n'insisterai jamais assez sur cela. Écoutez, le système des pensionnats, ce n'est pas juste deux ou trois curés. C'est un système qui a été établi. Pensons également aux réserves indiennes. Nous le vivons. Encore une fois, ce serait un outil très important, et je trouve cela malheureux que sa mise en application ait dévié du chemin souhaité, pour des raisons qui vous appartiennent.
This can be an important tool in the process. As I said earlier, I've accompanied elders from my community to the United Nations in New York and Geneva to work with all the First Nations of the world. In fact, Max Gros-Louis was part of these trips.
This would be a very important tool, since everything that should be applied and, above all, recognized is clearly stated in the declaration. Currently, it's a tool that can especially advance the fight against systemic racism. I can't stress this enough. Look, the residential school system is not just two or three priests. It's a system that was established. Let's also think about Indian reserves. We are living it. Again, it would be a very important tool, and I think it's unfortunate that its implementation has gone off track, for your own reasons.
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BQ (QC)
Voir le profil de Martin Champoux
2020-11-20 14:21
Pourquoi pensez-vous que cela retarde autant?
D'après vous, qu'est-ce qui fait que le gouvernement ne décide pas de mettre la Déclaration en application immédiatement?
Quelle est votre impression?
Why do you think it's so delayed?
Why do you think the government hasn't decided to implement the declaration immediately?
What's your impression?
Jean-Charles Piétacho
Voir le profil de Jean-Charles Piétacho
Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 14:21
Comme je l'ai dit, c'est votre système. Vous avez des élections tous les quatre ans, vous avez des projets de loi qui meurent au Feuilleton, comme c'est le cas pour la plupart d'entre eux. Nous travaillons très fort dans nos communautés. Nous travaillons à la base. Nous sensibilisons nos gens. Par exemple, le projet de loi C-92 est important pour la protection de nos enfants, et il est contesté au Québec. C'est malheureux. Il y a des documents et des outils auxquels nous devrions nous référer, mais ils n'ont pas la portée qu'ils devraient avoir. C'est vraiment un travail de longue haleine, qui mériterait la considération du Parlement.
As I said, it's your system. You have elections every four years, you have bills that die on the order paper, as most of them do. We work very hard in our communities. We work at the grassroots. We're raising awareness among our people. For example, Bill C-92 is important for the protection of our children, and it's being challenged in Quebec, which is unfortunate. There are documents and tools that we should refer to, but they don't have the scope they should have. It's really a long-term job, which would deserve the consideration of Parliament.
Voir le profil de Martin Champoux
BQ (QC)
Voir le profil de Martin Champoux
2020-11-20 14:22
Je vous remercie beaucoup de votre présence aujourd'hui, chef.
Je vais passer la parole à ma collègue.
Thank you very much for being here today, Chief Piétacho.
I will turn the floor over to my colleague.
Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Merci à vous deux. Vos témoignages sont vraiment bouleversants. Je peine même à retrouver la voix pour vous poser des questions.
Nous n'avons pas beaucoup de temps, mais je voudrais également vous remercier d'avoir souligné le décès du grand chef Max Gros-Louis, que j'ai eu la chance de connaître. Je suis autrice-compositrice-interprète et nous nous sommes retrouvés ensemble sur des scènes internationales. C'est un homme absolument exceptionnel qui a marqué ma mémoire. Je vous offre mes plus sincères condoléances, ainsi qu'à toute la nation et à toutes les Premières Nations.
Chez nous, dans Charlevoix, nous avons de belles histoires avec nos frères des Premières Nations. Il y a un projet à la Pointe-aux-Alouettes, dans la municipalité de Baie-Sainte-Catherine, sur lequel je travaille activement avec un comité de la MRC de Charlevoix-Est. Nous aimerions mettre en place un site commémoratif.
Dans le cadre de l'étude du projet de loi C-5, où l'on souhaite instaurer un jour férié, je me demandais ceci: s'il y avait plus de sites commémoratifs où l'on pouvait célébrer et s'informer, s'il y avait des centres d'interprétation où l'on pouvait donner des informations à la population et si plus de sites étaient mis en place dans toute la nation, cela pourrait-il nous donner une chance de mieux connaître votre histoire?
Ma fille, qui est à côté de moi, me dit qu'elle n'a eu qu'une heure dans toutes ses études secondaires pour parler de votre histoire. Ce n'est pas suffisant.
Thank you to you both. Your testimonies are very heartbreaking. I'm even struggling to find my voice to ask you questions.
We don't have much time, but I'd also like to thank you for marking the passing of Grand Chief Max Gros-Louis, whom I was fortunate enough to know. I'm a writer-composer-performer, and we met each other together on international stages. He was an absolutely exceptional man who left his mark on my memory. I offer you my most sincere condolences, as well as to the entire nation and to all First Nations.
At home, in Charlevoix, we have beautiful stories with our First Nations brothers. There is a project in Pointe-aux-Alouettes, in the municipality of Baie-Sainte-Catherine, that I'm actively working on with a Charlevoix-Est RCM committee. We would like to set up a commemorative site.
As part of the study of Bill C-5, which would establish a statutory holiday, I was wondering: if there were more memorial sites where we could celebrate and learn, if there were interpretation centres where we could provide information to the public, and if more sites were established across the nation, would this give us a chance to learn more about your history?
My daughter, who is next to me, tells me that she has had only one hour in all her high school years to discuss your history. It's not enough.
Jean-Charles Piétacho
Voir le profil de Jean-Charles Piétacho
Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 14:24
Tout à fait. Dans la communauté d'où je viens, il a fallu une vingtaine d'années avant qu'on puisse avoir la Maison de la culture innue. D'ailleurs, on reçoit maintenant beaucoup de gens. Des gens du monde entier arrivaient même par bateau avant qu'on les interdise.
Ce serait, comme vous le dites, des endroits assez significatifs. Il ne faut pas que ce soit des endroits touristiques où les gens viennent voir et écouter un peu. Il faudra trouver une autre formule, à laquelle je réfléchis déjà aussi.
Si les gens veulent vraiment connaître notre histoire, il faut qu'ils s'assoient et nous écoutent, car nous n'allons pas parler pendant seulement cinq minutes.
Absolutely. In the community where I come from, it took about 20 years before we could have the Maison de la culture innue. In fact, we now receive a lot of people. People from all over the world even arrived by boat before they were banned.
As you say, these would be quite significant places. They shouldn't be tourist places where people come to see and listen a little. We'll have to find another formula, which I'm already thinking about too.
If people really want to know our story, they need to sit down and listen to us, because we're not going to talk for just five minutes.
Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Il ne faut pas non plus que ce soit juste une journée sur 365. Il faudrait que nous puissions y avoir accès 365 jours par année.
Nor should it be just one day out of 365. We should be able to access it 365 days a year.
Jean-Charles Piétacho
Voir le profil de Jean-Charles Piétacho
Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 14:25
Connaissez-vous l'anthropologue Serge Bouchard?
Do you know the anthropologist Serge Bouchard?
Jean-Charles Piétacho
Voir le profil de Jean-Charles Piétacho
Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 14:25
Il a vécu dans ma communauté et il a redonné à ma communauté. Cela prend aussi des gens comme lui, qui comprennent, qui ont vécu avec nous et qui nous redonnent.
He lived in my community and gave back to my community. It also takes people like him, who understand, who have lived with us and who give back to us.
Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Je prends cela en note, monsieur « Celui-qui-vient-avec-le-vent ».
Ai-je encore du temps, monsieur le président?
I take note of this, Mr. “He who comes with the wind”.
Do I have any time left, Mr. Chair?
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Il vous reste 30 secondes.
You have 30 seconds.
Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Chef Piétacho, que suggérez-vous en ce qui concerne les cours d'histoire dans les écoles? Comment peut-on faire pression sur nos systèmes scolaires et nos ministères, pour avoir plus d'informations et pour que les jeunes aient davantage accès à votre histoire?
Chief Piétacho, what do you suggest regarding history classes in schools? How can we put pressure on our school systems and ministries to have more information and access to your history for young people?
Jean-Charles Piétacho
Voir le profil de Jean-Charles Piétacho
Jean-Charles Piétacho
2020-11-20 14:26
Cela va être tout un défi, parce qu'au Québec, c'est le programme d'études versus notre histoire. Si les gens veulent vraiment connaître notre histoire, cela va prendre beaucoup de doigté, de compréhension et de décisions, et pas seulement un petit cours comme celui que nous connaissons aujourd'hui. Le mot important à utiliser est « significatif ». Il faut que ce soit significatif.
It's going to be quite a challenge, because in Quebec, it's the curriculum versus our history. If people really want to know our history, it's going to take a lot of tact, understanding and decision making, and not just a little course like the one we know today. The important word to use is “meaningful”. It has to be meaningful.
Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Les jeunes ont soif de savoir. Ma fille est à côté de moi et elle me dit que cela lui a manqué.
Les jeunes veulent connaître votre histoire. C'est très important qu'on en prenne soin.
Young people have a thirst for knowledge. My daughter is next to me and tells me she missed it.
Young people want to know your history. It's very important to take care of them.
Voir le profil de Scott Simms
Lib. (NL)
Merci beaucoup.
Pour la prochaine série de questions, nous avons Mme McPherson, pour six minutes.
Thank you very much.
For the next question, we have Ms. McPherson for six minutes, please.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Merci, monsieur le président.
Je tiens à remercier nos deux invités de marque d’être ici et de nous faire part de leurs points de vue. Ces interventions ont été extrêmement intéressantes et d'une importance capitale.
J’ai une question pour vous deux, mais la première s’adresse au chef d’Ekuanitshit. Je voudrais revenir sur certains commentaires que vous avez faits concernant le racisme et le colonialisme qui ont un impact sur vos communautés et sur l'ensemble des communautés à l'échelle du Canada.
Cela concerne Joyce Echaquan, qui est morte dans un hôpital, au Québec. Il y a aussi l’histoire horrible de cette femme inuite qui s'est produite dans un hôpital d’Ottawa, cette semaine. Vous parlez du projet de loi C-92 et, dans ma province, l’Alberta, il y a le projet de loi 1, qui est un projet de loi profondément raciste à l’égard des peuples autochtones.
L’un des problèmes que je pressens concernant la tenue d'une journée pour la vérité et la réconciliation... Bien sûr, je la soutiens fermement. C’est un projet que ma collègue Georgina Jolibois a présenté lors de la dernière législature. Ce qui me dérange, c'est que nous utilisions cette journée comme un moyen de « cocher une case ». Je crois qu'il faut que cela soit le début de quelque chose. Il ne faut pas que nos efforts de réconciliation se limitent à cela. La journée doit être perçue comme un point de départ important, mais seulement comme une toute première démarche concernant notre façon de traiter avec le racisme.
J’aimerais beaucoup que vous me parliez des prochains gestes que le gouvernement doit poser, selon vous, pour faire face au racisme institutionnel systématique dans chaque province.
Thank you, Mr. Chair.
I want to thank both our honoured guests for being here and sharing their perspectives with us. This has been extremely interesting and extremely important.
I have a question for both of you, but the first question is for the chief of Ekuanitshit. I want to follow up on some of the comments you made regarding racism and the colonialism that impacts your communities and all of our communities across Canada.
We speak of Joyce Echaquan, who perished in a hospital in Quebec. We have a horrifying story of an Inuit woman in the Ottawa Hospital this week. There's Bill C-92 that you speak of, and in my province of Alberta, Bill 1 is deeply racist towards indigenous people.
One of the worries I have with a day for truth and reconciliation.... Of course I'm strongly supportive of it. It's something that my colleague Georgina Jolibois brought forward in the last Parliament. One of my worries is that we will use it as a way to sort of check a box. It needs to be a start. It needs to not be our efforts at reconciliation. It needs to be recognized as an important start, but a very beginning piece on how we deal with racism.
I'd love it if you could talk to me a little bit about those next steps that you think the government needs to take to deal with the systematic institutional racism in every province in this country.
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