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Lib. (ON)
Je déclare ouverte la réunion numéro 12 du Comité permanent du commerce international de la Chambre des communes.
La réunion d'aujourd'hui se déroule dans un format hybride, conformément à l'ordre de la Chambre en date du 23 septembre 2020. Les débats sont disponibles sur le site Web de la Chambre des communes.
Pour assurer le bon déroulement de la réunion, il y a quelques règles à suivre.
Les députés et les témoins peuvent s'exprimer dans la langue officielle de leur choix. Des services d'interprétation sont disponibles pour cette réunion. Vous pouvez choisir d'avoir le parquet en français ou en anglais en cliquant sur le bouton à la base de votre écran.
Pour les membres participant en personne, faites comme vous le feriez normalement lorsque tous les membres du Comité se réunissent en personne dans une salle. N'oubliez pas les directives du Bureau de régie interne concernant les masques et les protocoles sanitaires.
Avant de prendre la parole, veuillez attendre que je vous appelle par votre nom. Si vous êtes en vidéoconférence, cliquez sur l'icône du microphone pour remettre le son. Pour les personnes présentes dans la salle, c'est l'agent chargé de la procédure et de la vérification qui sera en charge de votre microphone comme d'habitude. Lorsque vous ne parlez pas, votre micro doit être coupé.
Avant de passer aux travaux de la journée et aux témoins, je crois savoir que M. Blaikie a une motion à présenter.
I call to order meeting number 12 of the House of Commons Standing Committee on International Trade.
Today’s meeting is taking place in a hybrid format, pursuant to the House order of September 23, 2020. The proceedings are available via the House of Commons website.
To ensure an orderly meeting, I would like to outline a few rules to follow.
Members and witnesses may speak in the official language of their choice. Interpretation services are available for this meeting. You have the choice, at the bottom of your screen, of floor, English or French.
For members participating in person, proceed as you usually would when the whole committee is meeting in person in a committee room. Keep in mind the directives from the Board of Internal Economy regarding masking and health protocols.
Before speaking, please wait until I recognize you by name. If you are on the video conference, please click on the microphone icon to unmute yourself. For those in the room, your microphone will be controlled as normal by the proceedings and verification officer. When you are not speaking, your mike should be on mute.
Before I go to the business of the day and the witnesses, I understand that Mr. Blaikie has a motion he wants to speak to.
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
Merci, madame la présidente.
Je voudrais présenter maintenant la motion dont j'ai donné avis le 4 décembre.
En voici le libellé:
Que le Comité reconnaisse:
1) les liens culturels, familiaux, politiques et économiques de longue date entre le Canada et les populations tant de la République d’Irlande que du Royaume-Uni;
2) le rôle important joué par le gouvernement du Canada lors des négociations entourant l’Accord du Vendredi saint et de la mise en œuvre des engagements énoncés dans le traité;
3) que le fait que le Royaume-Uni quittera l’Union européenne pourrait avoir une incidence sur l’Accord du Vendredi saint et ses dispositions concernant la frontière séparant la République d’Irlande du Royaume-Uni;
Que le Comité demande au gouvernement de veiller à ce que tout accord commercial entre le Canada et le Royaume-Uni après le Brexit soit conforme aux principes de l’Accord du Vendredi saint;
Que le Comité fasse rapport de cette motion à la Chambre et que, conformément à l’article 109 du Règlement, il demande au gouvernement de déposer une réponse exhaustive au rapport.
Je suis sûr que bon nombre des membres du Comité connaissent et comprennent le lien profond existant entre le Canada et l'Irlande ainsi que l'importance du Brexit pour la frontière irlandaise. On dit souvent que le commerce a cela de bon qu'il ouvre les frontières et qu'il les garde ouvertes.
Historiquement parlant, le Canada a joué un rôle important dans l'instauration de la paix entre la République d'Irlande et le Royaume-Uni. Je pense qu'il est bon de réaffirmer notre engagement alors que nous concluons un accord transitoire et que nous attendons avec impatience l'accord qui lui succédera à l'avenir.
Aux membres du Comité qui ne le savent peut-être pas encore, je dirai que la même motion a déjà été adoptée à l'unanimité par le le Comité des affaires étrangères de la Chambre. Je pense qu'il serait bon que le Comité du commerce international fasse de même.
Merci beaucoup.
Thank you very much, Madam Chair.
At this time, I would like to move the motion, for which I gave notice on December 4.
It reads as follows:
That the committee recognize:
(1) the longstanding cultural, familial, political and economic connections between Canada and the people of both the Republic of Ireland and the United Kingdom;
(2) the important role played by Canada in negotiating the Good Friday Agreement and in ensuring the commitments laid out in the treaty were implemented;
(3) that the decision by the United Kingdom to leave the European Union could affect the Good Friday Agreement and the provisions in it regarding the border between the Republic of Ireland and the UK, and;
That the committee calls on the government to ensure that any post-Brexit trade deal between Canada and the United Kingdom be consistent with the principles of the Good Friday Agreement, and;
That the committee report this motion to the House and, pursuant to Standing Order 109, request that the government table a comprehensive response to the report.
I'm sure many members of the committee know and understand the deep connection between Canada and Ireland, and the significance of the Brexit process for the Irish border. We often hear that trade has the ability to open borders and to keep borders open.
Historically, Canada has played an important role in securing peace between the Republic of Ireland and the United Kingdom. I think it's good to reaffirm our commitment to that now as we conclude a transitional deal and look forward to a successor agreement in the future.
For the benefit of committee members who may not already know, I understand that the same motion has already passed unanimously at the foreign affairs committee of the House. I think it would be nice for the Committee on International Trade to add its voice to that call.
Thank you very much.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci, monsieur Blaikie.
Y a-t-il des commentaires?
Thank you, Mr. Blaikie.
Is there any discussion?
Voir le profil de Rachel Bendayan
Lib. (QC)
Madame la présidente, comme M. Blaikie l'a dit, nous avons été très contents que cette motion soit adoptée à l'unanimité au Comité des affaires étrangères, la semaine dernière. Vous constaterez que les membres du gouvernement se joindront à M. Blaikie pour soutenir le peuple irlandais et s'assurer que l'accord commercial soit sans conséquence et tout à fait conforme à l'Accord du Vendredi saint.
Madam Chair, as Mr. Blaikie pointed out, we were very pleased that this motion passed unanimously at the foreign affairs committee last week. I think you will find that government members will join Mr. Blaikie in support for the people of Ireland and to ensure that the trade agreement has no consequence and is entirely consistent with the Good Friday Agreement.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci, madame Bendayan.
D'autres commentaires?
Monsieur Savard-Tremblay, vous avez la parole.
Thank you, Ms. Bendayan.
Is there any further discussion?
Mr. Savard-Tremblay, go ahead.
Voir le profil de Simon-Pierre Savard-Tremblay
BQ (QC)
Je vous remercie, madame la présidente.
Je veux simplement mentionner que j'ai également soutenu ladite motion.
Évidemment, il ne faut pas que les comités se contredisent les uns les autres, ce qui enverrait sans doute un mauvais signal. Par principe, nous avons tout intérêt à ne pas rouvrir cette entente. Je l'appuie également par solidarité envers tous les peuples qui militent pour leur indépendance.
Thank you, Madam Chair.
I simply wanted to mention that I too supported the motion.
Needless to say, the committees ought not to contradict one another, because that would no doubt send the wrong signal. In principle, we would be wise not to reopen this agreement. I also supported it out of solidarity for all peoples that strive for their independence.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci.
Madame Gray, allez-y.
Thank you.
Mrs. Gray, please go ahead.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Merci, madame la présidente.
Je veux juste dire au Comité que l'opposition officielle appuie également cette motion. Nous allons également voter en sa faveur.
Thank you, Madam Chair.
I'll just let the committee know that the official opposition also supports this motion. We will be voting in favour as well.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci beaucoup à tous.
Je vois qu'il n'y a plus d'autres commentaires.
(La motion est adoptée.)
La présidente: C'est unanime. Merci beaucoup.
Passons maintenant à l'ordre du jour.
Conformément au paragraphe 108(2) du Règlement, le Comité procède à l'étude du plan de relance du Canada pour les exportateurs après la COVID-19.
Nous souhaitons la bienvenue aux témoins. Nous accueillons aujourd'hui M. Patrick Watson, directeur, Politique publique, Conseil canadien pour le commerce autochtone; M. Brian Kingston, président de l'Association canadienne des constructeurs de véhicules; M. Douglas Kennedy, directeur général, Centre for Global Enterprise, Schulich School of Business; et de l'Union des producteurs agricoles, M. Marcel Groleau, président général, et Mme Isabelle Bouffard, directrice, Direction recherches et politiques agricoles.
Bienvenue à notre dernière réunion de l'année 2020.
Monsieur Watson, vous avez la parole.
Thank you all very much.
I don't see any other discussion.
(Motion agreed to)
The Chair: It's unanimous. Thank you very much.
Now we move on to the business of the day.
Pursuant to Standing Order 108(2), the committee will now proceed with the study of Canada’s recovery plan for exporters after COVID-19.
We welcome our witnesses today. From the Canadian Council for Aboriginal Business, we have Patrick Watson, director of public policy. From the Canadian Vehicle Manufacturers' Association, we have Brian Kingston, president. From the Centre for Global Enterprise, Schulich School of Business, we have Douglas Kennedy, managing director. From Union des producteurs agricoles, we have Marcel Groleau, general president; and Isabelle Bouffard, director of agriculture policy and research.
Welcome to all of you on our last meeting day for 2020.
Mr. Watson, you have the floor.
Patrick Watson
Voir le profil de Patrick Watson
Patrick Watson
2020-12-11 13:14
Merci, madame la présidente.
Aanii, Patrick Watson n'indignikaaz. Bonjour, mon nom est Patrick Watson et, en tant que directeur de la politique publique du Conseil canadien pour le commerce autochtone, je vous remercie, madame la présidente et distingués membres du Comité, de me donner l'occasion de témoigner et de répondre à vos questions aujourd'hui.
Depuis mon bureau à domicile, je reconnais la terre comme le territoire traditionnel de nombreuses nations, y compris les peuples algonquin, anishinabe et haudenosaunee, qui accueille désormais divers peuples autochtones, métis et inuits. Je reconnais et je rends hommage à leurs aînés passés, présents et émergents.
Comme l'a déclaré le chef Poitras au Comité permanent des affaires autochtones et du Nord de la Chambre des communes le 3 novembre 2020, « la pandémie a mis en lumière les iniquités au pays et exacerbé des difficultés existantes. » Cette affirmation indique à quel point les peuples autochtones doivent, plus que jamais auparavant dans l'histoire canadienne, être au cœur des préoccupations du gouvernement du Canada et des Canadiens.
Depuis 1982, le Conseil canadien pour le commerce autochtone s'emploie à faciliter la pleine participation des peuples autochtones à l'économie canadienne. Notre travail est fondé sur la recherche guidée par les données et est reconnu par l'Organisation de coopération et de développement économiques, ou l'OCDE, comme un modèle d'excellence en matière de données d'affaires autochtones au Canada.
Depuis le début de la pandémie, le gouvernement du Canada instaure des mesures de soutien destinées aux entreprises. Comme l'a déclaré la présidente et directrice générale du Conseil canadien pour le commerce autochtone, Mme Tabatha Bull, lors d'un récent témoignage devant le Comité permanent des affaires autochtones et du Nord de la Chambre des communes et le Comité sénatorial permanent des finances nationales, on n'a pas tenu compte des circonstances particulières auxquelles font face les entreprises autochtones lorsque l'on a établi initialement les critères d'admissibilité au Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes ou aux mesures prévues par le projet de loi C-14. Résultat: de grandes entreprises autochtones se sont trouvées initialement inadmissibles à la subvention salariale. Nous comprenons que l'on a remédié à ces lacunes. Il ne faut toutefois pas oublier que le retard de près d'un mois représente un fardeau additionnel pour beaucoup d'entreprises autochtones.
En outre, étant donné que les entreprises situées dans les réserves ne pouvaient pas se prévaloir des programmes en raison des structures particulières d'imposition et de propriété, le gouvernement a annoncé la distribution de 133 millions de dollars pour soutenir les entreprises autochtones. Toutefois, avec le projet de loi C-9, qui a prolongé la Subvention salariale d'urgence du Canada et la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer, des questions sont demeurées sans réponses concernant l'admissibilité des entreprises autochtones, que le Conseil canadien pour le commerce autochtone a soumises au ministère de l'Industrie et à l'Agence du revenu du Canada. Nous attendons des réponses à ces questions.
Comme le Conseil canadien pour le commerce autochtone a tiré des leçons de ses efforts visant à assurer l'inclusion des Autochtones, il signale continuellement la nécessité d'une fonction d'intervenant pivot destinée aux entreprises autochtones, afin de les aider à comprendre les différents programmes et à en tirer parti, y compris les programmes conçus pour aider les exportateurs. La bureaucratie qui, souvent, ne prend pas en considération les circonstances juridiques et territorialisées particulières aux entreprises autochtones, entrave souvent l'accès de celles-ci au soutien qui leur est nécessaire pour survivre et maintenir le bien-être de leur communauté.
Envue de contribuer à l'élaboration de bonnes politiques et d'interventions efficaces de la part du fédéral durant la pandémie, le Conseil canadien pour le commerce autochtone a entrepris, en collaboration avec d'autres grands organismes autochtones nationaux, un sondage sur la COVID-19 auprès des entreprises autochtones, dans le cadre des travaux de l'Équipe spéciale COVID-19 pour les entreprises autochtones. L'objectif du sondage était de comprendre les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les entreprises autochtones du Canada.
En étudiant de plus près les données du sondage, nous avons constaté que les effets négatifs de la COVID-19 ont particulièrement nui aux femmes autochtones. Par exemple, plus de femmes autochtones rapportent que leur entreprise a subi des répercussions très négatives, soit 61 % de femmes propriétaires d'entreprise comparativement à 53 % d'hommes propriétaires d'entreprise. Les entreprises des femmes ont connu une baisse plus marquée de revenus en général que les entreprises des hommes: 36 % des entreprises appartenant à des femmes comparativement à 26 % des entreprises appartenant à des hommes.
Le Conseil canadien pour le commerce autochtone apprécie le fait que Services aux Autochtones Canada a indiqué qu'il financerait un deuxième sondage sur la COVID-19 auprès des entreprises autochtones cet automne, en vue d'évaluer les répercussions de la première et de la deuxième vagues de COVID-19 sur ces entreprises.
Nous espérons que les résultats aux deux sondages contribueront à l'élaboration de politiques et de programmes efficaces, qui appuieront la reprise des entreprises autochtones et, ainsi, la prospérité et le bien-être des Autochtones. Nous serions heureux de revenir témoigner devant le présent comité afin de présenter les résultats.
Cette expérience nous a appris que les programmes généraux s'appliquent souvent mal aux besoins particuliers des entreprises autochtones. Le manque d'assistance adaptée aux entreprises autochtones pour aider celles-ci à se prévaloir des mesures de soutien gouvernementales ajoute à la frustration et à la méfiance qui découlent des rapports historiques entre la Couronne et les peuples autochtones.
Voilà qui souligne la nécessité d'une stratégie de reprise économique pour les Autochtones qui est dirigée par des Autochtones, qui renforce la capacité autochtone et qui dispose de ressources adéquates pour appuyer la prospérité et le bien-être des Autochtones. C'est d'ailleurs l'une des recommandations formulées par le Comité sénatorial des finances nationales dans son rapport sur le projet de loi C-9, où il invite le gouvernement fédéral à « adopter une stratégie pangouvernementale pour soutenir les entreprises autochtones, à l’instar de ce qu’il a fait avec la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat et son Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires ». L'accès aux marchés extérieurs serait un élément important de cette stratégie pangouvernementale, de même que l'appui aux exportateurs autochtones dans le cadre de la reprise.
Ni le récent discours du Trône ni l'énoncé économique de l'automne ne fait mention d'une telle stratégie. Certes, le discours du Trône et l'énoncé économique de l'automne réaffirment de nombreux engagements importants, mais je ne peux pas passer sous silence ma déception devant le manque d'efforts pour appuyer l'autonomisation économique des peuples, des entreprises ou des communautés autochtones. Le gouvernement du Canada a raté une belle occasion de signaler aux Canadiens l'importance de la prospérité des Autochtones et de la réconciliation économique.
Dans l'immédiat, il faut appuyer les exportateurs autochtones avec un marché réservé de 5 % assorti d'un service d'intervenant pivot dans les quatre volets du programme CanExport — CanExport PME, CanExport Associations, CanExport Innovation et CanExport Investissement des communautés — pour les entreprises et organismes autochtones et les sociétés de développement économique autochtones. Un marché réservé de 5 % pour les entreprises autochtones, métisses et inuites constituerait un véritable investissement dans les exportateurs autochtones et la reprise économique autochtone. Cette proposition cadre avec le marché réservé du gouvernement du Canada, lequel fait partie de la lettre de mandat de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement.
À moyen terme, nous aimerions que le prochain budget renferme un plan pour le gouvernement du Canada visant à renforcer de bonne façon la capacité des organismes autochtones en matière de sensibilisation aux débouchés d'exportation, de formation à la préparation à l'exportation et de missions commerciales pour les exportateurs. Ce plan devrait s'inspirer des leçons apprises que l'OCDE énonce dans son récent rapport intitulé: Linking Indigenous Communities with Regional Development in Canada, pour que ces soutiens soient adaptés à la culture, territorialisés et significatifs pour les entreprises autochtones.
Le Conseil canadien pour le commerce autochtone est prêt à collaborer avec le présent comité et Affaires mondiales Canada pour renforcer la capacité autochtone. Au cours des trois derniers mois, le Conseil a organisé des webinaires sur l'exportation destinés aux entreprises autochtones, avec le service des délégués commerciaux, Exportation et développement Canada et la Banque de développement du Canada.
Nous avons mis au point une formation unique sur la préparation à l'exportation avec le World Trade Centre de Vancouver, qui sera offerte au début de janvier 2021. Le 3 décembre 2020, nous avons co-organisé un entretien sur l'exportation pour les entreprises autochtones du Canada et de l'Australie, ce qui a offert une mission commerciale pour les exportateurs autochtones des deux pays. Le prochain dialogue d'exportateurs autochtones aura lieu le 14 janvier 2021, cette fois avec des entreprises autochtones des États-Unis d'Amérique.
J'aimerais conclure en vous invitant à prendre ceci en considération. Trop souvent, les préoccupations des entreprises autochtones font partie des considérations secondaires, ce qui oblige les organismes autochtones comme le Conseil canadien pour le commerce autochtone à prouver au gouvernement du Canada que ses interventions ne répondent pas aux besoins des peuples autochtones. Pour appuyer la reprise économique autochtone, il serait raisonnable de prévoir des marchés réservés et une fonction d'intervenant pivot pour les volets du programme CanExport pour les entreprises et les communautés autochtones.
Le Conseil canadien pour le commerce autochtone s'engage à collaborer avec le gouvernement du Canada, ses membres et ses partenaires pour aider à reconstruire et à renforcer la voie vers un Canada sain et prospère.
Je vous remercie de votre attention. Meegwetch.
Thank you, Madam Chair.
Aanii, Patrick Watson n'indignikaaz. Hello, my name is Patrick Watson and as the director of public policy for the Canadian Council for Aboriginal Business, CCAB, I would like to thank you, Madam Chair and all distinguished members of this committee, for the opportunity to provide you with my testimony and to answer your questions today.
Speaking to you from my home office, I acknowledge the land as the traditional territory of many nations, including the Algonquin, the Anishinabe and the Haudenosaunee peoples, and now home to many diverse first nations, Métis and Inuit peoples. I would like to recognize and hold up their elders past, present and emerging.
As Chief Poitras stated to the House of Commons Standing Committee on Indigenous and Northern Affairs on November 3, 2020, “This pandemic has highlighted the inequities in this country and exacerbated existing challenges.” This statement underlines how, more than any other time in history, indigenous peoples need to be top of mind for the Government of Canada and the Canadian public.
Since 1982, CCAB has been committed to the full participation of indigenous peoples in the Canadian economy. Our work is backed by data-driven research and recognized by the Organisation for Economic Co-operation and Development, the OECD, as the gold standard for indigenous business data in Canada.
From the beginning of the pandemic, the Government of Canada introduced efforts to provide support for businesses. As the CCAB's president and CEO, Ms. Tabatha Bull, stated in recent appearances before the House of Commons Standing Committee on Indigenous and Northern Affairs and the Standing Senate Committee on National Finance, the unique circumstances facing indigenous businesses were not initially taken into account when forming the eligibility of the Canada emergency business account or Bill C-14, which initially left large indigenous-owned businesses ineligible for the wage subsidy. We appreciate that these gaps were remedied; however, we must not forget the additional burden that the nearly month-long gap placed on many indigenous businesses.
Furthermore, with an understanding that there were on-reserve businesses that could not access the programs available due to unique taxation and ownership structures, the government announced the distribution of $133 million to support indigenous businesses. However, with Bill C-9, which extended the Canada emergency wage subsidy and the Canada emergency rent subsidy, a number of questions remain unanswered concerning the eligibility of indigenous businesses, which the CCAB has submitted to ISED and CRA. We are waiting on responses to these questions.
As a lesson learned, resulting from our efforts to ensure indigenous inclusion, the CCAB has repeatedly highlighted the need for a navigator function specifically for indigenous businesses to assist with the understanding and uptake of various programs, including those designed to support exporters. Indigenous businesses have found navigating the bureaucracy, which often does not consider their unique legal and place-based circumstances, a significant barrier to accessing the support necessary to keep their businesses alive and maintain the well-being of their communities.
In order to support sound federal public policy development and effective interventions during the pandemic, and in collaboration with leading national indigenous organizations, CCAB undertook a COVID-19 indigenous business survey as part of a COVID-19 indigenous response task force. The goal of the survey was to understand the unique impacts of the COVID-19 pandemic on indigenous-owned businesses in Canada.
As we dug deeper into this research, we found that indigenous women disproportionately bore the brunt of the negative effects of COVID-19. For example, more indigenous women-owned businesses reported very negative outcomes to their businesses: 61% for women-owned compared to 53% for men-owned businesses. Women-owned businesses experienced higher revenue drops as a whole compared to men-owned businesses: 36% of women-owned businesses, compared to 26% of men-owned businesses.
The CCAB appreciates the indication provided to us by Indigenous Services Canada that they will fund a second COVID-19 indigenous business survey this fall to assess the impacts that the first and second waves of COVID-19 have had and are having on indigenous businesses.
It is our hope that the results of both surveys will inform effective policy and programmatic interventions to support indigenous business recovery and, in turn, support indigenous prosperity and well-being. We would welcome a future opportunity to present our findings to this committee.
What we have taken away from this experience is that programs of general application are often not well designed to meet the specific needs of indigenous businesses. The lack of targeted assistance for indigenous businesses to utilize these government supports further adds to the frustration and distrust that is the result of the history between the Crown and indigenous peoples.
This underlines the need for an indigenous economic recovery strategy that is indigenous-led, builds indigenous capacity and is well resourced to support indigenous prosperity and well-being. This is one of the recommendations found in the Senate Committee on National Finance’s report on Bill C-9, which notes that the federal government should consider “adopting a government-wide strategy to support Indigenous businesses, similar to its Women Entrepreneurship Strategy and the Black Entrepreneurship Program”. Access to external markets would be an important part of this government-wide strategy, including the need to support indigenous exporters as part of the recovery.
Such a strategy was not mentioned in the recent Speech from the Throne, nor in the fall economic statement. Although we acknowledge the number of important renewed commitments made in the Speech from the Throne and in the fall economic statement, I would be remiss if I did not express my disappointment that there was no mention of efforts to support the economic empowerment of indigenous peoples, businesses or communities. That was a missed opportunity for the Government of Canada to signal to Canadians that indigenous prosperity and economic reconciliation matter.
In the immediate term, what is needed to support indigenous exporters is a 5% set-aside with a navigator service across all four CanExport programming streams—CanExport SMEs, CanExport innovation, CanExport associations and CanExport community investments—for indigenous businesses, organizations and aboriginal economic development corporations, also known as dev corps. A 5% set-aside for first nations, Métis and Inuit businesses would represent a meaningful investment in indigenous exporters and indigenous economic recovery. This proposal is aligned with the Government of Canada’s procurement set-aside, which is reflected in the mandate letter of the Minister of Public Services and Procurement Canada.
In the medium term, what we would like to see in the upcoming budget is a plan for the Government of Canada to build the capacity of indigenous organizations to deliver export opportunity awareness, export readiness training and exporter business missions in a good way that draws upon the lessons learned of the recent OECD report “Linking Indigenous Communities with Regional Development in Canada”, to ensure that these supports are culturally appropriate, place-based and meaningful for indigenous businesses.
The CCAB would welcome the opportunity to work with this committee and Global Affairs Canada on its efforts to build indigenous capacity. In the last three months alone, CCAB has hosted and participated in a series of export webinars with the trade commissioner service, Export Development Canada and the Business Development Bank of Canada, focused on indigenous businesses.
We have been developing a unique export readiness training opportunity with the World Trade Centre in Vancouver for early 2021, and we co-hosted a Canada-Australia indigenous business export dialogue on December 3, 2020, which provided a business mission for indigenous exporters from both countries. Our next indigenous business export dialogue will take place on January 14, 2021, this time with indigenous businesses from the United States of America.
I would like to leave you with this point for consideration. Too often, indigenous business concerns are an afterthought, resulting in indigenous organizations like CCAB working to prove to the Government of Canada that their responses have not met the needs of indigenous peoples. A reasonable starting point to support indigenous economic recovery would include set-asides and a navigator function for the CanExport programs for indigenous businesses and communities.
CCAB is committed to continue to work in collaboration with the Government of Canada, our members and partners to help rebuild and strengthen the path forward towards a healthy and prosperous Canada.
Thank you all very much for your time. Meegwetch.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Monsieur Kingston, vous avez la parole.
Mr. Kingston, you have the floor.
Brian Kingston
Voir le profil de Brian Kingston
Brian Kingston
2020-12-11 13:24
Je vous souhaite bon après-midi, madame la présidente, ainsi qu'aux membres du Comité. Merci de m'avoir invité à prendre part aux consultations sur le commerce international du Canada après la COVID-19.
Pour donner un peu de contexte, l'Association canadienne des constructeurs de véhicules, ou ACCV, représente les plus importants fabricants de véhicules légers et lourds du Canada. Les sociétés membres de l'ACCV sont Fiat Chrysler Automobiles, ou FCA; Ford du Canada limitée et General Motors du Canada limitée. Les membres de l’ACCV produisent la majorité des véhicules au Canada et fournissent des emplois directs bien rémunérés et hautement qualifiés à plus de 22 000 Canadiens.
Au cours des deux derniers mois, les membres de l'ACCV se sont engagés à investir un nouveau montant de 4,8 milliards de dollars au Canada et à créer 3 700 nouveaux emplois directs et des dizaines de milliers d'autres dans la chaîne d'approvisionnement automobile. Le commerce international est absolument crucial à l'industrie automobile et aux nouveaux investissements qui ont été faits au Canada. Plus de 85 % des véhicules que nous assemblons ici sont exportés et les véhicules à moteur représentent pas moins de 10 % des marchandises exportées par le Canada.
Aujourd'hui, j'aimerais faire valoir trois points concernant les priorités du Canada en matière de commerce international après la COVID-19. Premièrement, nous devrions nous concentrer sur l'Amérique du Nord. Les États-Unis sont et demeureront le plus important partenaire commercial du secteur automobile pour le Canada dans le monde post-COVID. Étant donné la nature hautement intégrée de l'industrie automobile, une reprise réussie après la COVID-19 dépend d'un libre accès à tout le bloc commercial de l'Amérique du Nord. Pour y arriver, des efforts continus sont nécessaires afin d'assurer la mise en œuvre sans heurt de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique, l'ACEUM. Cela implique de travailler avec la nouvelle administration américaine pour résoudre les problèmes d'application en suspens concernant les principaux éléments des règles d'origine et du commerce des véhicules usagés.
Nous recommandons également de redoubler les efforts pour réduire l'épaississement de la frontière. Nous saluons le fait que le gouvernement ait assuré au début de la pandémie le maintien de la circulation commerciale transfrontalière des marchandises. Toutefois, les fabricants du secteur de l'automobile constatent maintenant que les experts techniques font face à un nombre croissant de problèmes lorsqu'ils traversent la frontière pour exercer des fonctions essentielles, ce qui entraîne de sérieuses conséquences économiques et pourrait menacer une reprise durable des exportations après la COVID-19, si ces problèmes ne sont pas réglés immédiatement.
À cette fin, nous demandons que le gouvernement énonce des lignes directrices plus claires pour les agents des services frontaliers concernant les cas d'entrée ordinaires, qu'il offre des tests de dépistage rapide aux postes frontaliers et envisage un projet pilote sur les passages à la frontière pour le secteur de l'automobile. Cela faciliterait le plein fonctionnement de l'industrie et ferait en sorte que les nouveaux investissements au Canada puissent progresser et appuyer le commerce, compte tenu du fait que l'industrie automobile a mis en place de rigoureux protocoles de sécurité dans toutes ses installations afin de protéger la santé et la sécurité des employés et des collectivités où elle mène ses activités.
Le deuxième point que je veux faire valoir aujourd'hui est celui-ci: l'harmonisation est essentielle à notre prospérité. Le Canada produit des véhicules destinés principalement au marché nord-américain. Il est crucial que le Canada maintienne des règles et des normes nationales régissant les véhicules motorisés qui sont harmonisées avec celles du gouvernement fédéral des États-Unis, en ce qui concerne la sécurité, les critères d'émission, la gestion des produits chimiques et l'émission des gaz à effet de serre. Une telle harmonisation est nécessaire pour que le Canada continue de bénéficier de l'industrie automobile intégrée de l'Amérique du Nord et du flux considérable d'investissements dans le secteur automobile et d'emplois qu'elle génère pour les Canadiens. L'harmonisation de la réglementation automobile rend possible l'application du principe « d’un produit, testé une fois et certifié une fois pour la vente à l’échelle d’un seul marché [canadien et américain] », ce qui offre au Canada un accès optimal à de nouvelles technologies de pointe en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, des fonctionnalités de sécurité et à un choix de modèles, tout en permettant à l'industrie de mettre au point et de fabriquer ces technologies de pointe au moindre coût.
Si les règles ne sont pas harmonisées à l'échelle du secteur automobile nord-américain intégré, les consommateurs du Canada risquent de ne pas avoir accès aux nouveaux véhicules, technologies ou services qui sont accessibles au marché plus vaste des États-Unis. Le Canada risque également de rater de nouveaux mandats de production qui font l'objet d'une chaude lutte. Nous avons harmonisé en grande partie la réglementation automobile avec les États-Unis grâce au Conseil de coopération en matière de réglementation et au travail de gouvernements précédents.
Dernièrement, la nature hautement intégrée de l'industrie de la fabrication automobile était ancrée dans l'Accord Canada—États-Unis—Mexique signé récemment, qui, au bout du compte, est un accord qui porte en grande partie sur le commerce automobile. Il ne faut pas mettre en péril les bénéfices énormes du commerce automobile avec des règlements mal harmonisés. Nous recommandons au gouvernement de discuter sans tarder avec la nouvelle administration américaine afin de revitaliser le Conseil de coopération en matière de réglementation. Le succès de cette entreprise dépend véritablement de l'appui manifesté par les dirigeants.
Good afternoon, Madam Chair and committee members. Thank you for the invitation to be here today to take part in the consultations on Canada's international trade after COVID-19.
Just by way of background, the Canadian Vehicle Manufacturers' Association is an industry association that represents Canada's leading manufacturers of light and heavy-duty motor vehicles. Our membership includes Fiat Chrysler Automobiles, FCA; Ford Motor Company; and General Motors, GM. CVMA members are responsible for the majority of vehicles manufactured in Canada, directly employing over 22,000 Canadians in well-paying, high-skilled jobs.
Over the past two months, the members of the CVMA have committed $4.8 billion in new investment to Canada, creating 3,700 direct new jobs and tens of thousands throughout the auto supply chain. International trade is absolutely critical to the auto industry and the new investments that have been made in Canada. More than 85% of vehicles that we assemble here are exported, with motor vehicles responsible for fully 10% of Canada's goods exports.
Today I'd like to make three points about Canada's international trade priorities after COVID-19. The first is that we should focus on North America. The U.S. is and will remain Canada's most important automotive trade partner in a post-COVID world. Given the highly integrated nature of the auto industry, a successful recovery from COVID-19 depends on unfettered market access across the North American trading bloc. To achieve this, we urge continued efforts to ensure smooth and seamless implementation of the Canada-United States-Mexico agreement, CUSMA. This includes working with the new U.S. administration to resolve outstanding implementation issues related to the core parts of rules of origin and used-vehicle trade.
We also recommend a redoubling of efforts to reduce border thickening. We applaud the government for attention early in the pandemic to maintain commercial cross-border movement of goods. However, auto manufacturers are now witnessing an increasing number of issues with technical experts facing challenges when crossing the border to perform critical functions. This is starting to have serious economic consequences that could threaten a sustainable export recovery from COVID-19 if not addressed immediately.
To address this challenge, we have asked the government to provide clearer guidance to border service officers on common entry scenarios, apply rapid testing at border crossings, and consider a border crossing pilot program for the automotive sector. This would support a fully functioning industry and ensure that significant new investments in Canada can progress and support trade while recognizing that the auto industry has put robust safety protocols in place across facilities to protect the health and safety of employees and the communities in which they operate.
The second key point I'd like to make today is that harmonization is the key to our prosperity. Canada produces vehicles primarily for the North American market. It's critical that Canada maintain national harmonized vehicle regulations and standards with the federal U.S. across safety, emissions criteria, chemicals management and GHG emissions. Harmonization is necessary to ensure that Canada continues benefiting from the integrated North American auto industry and the significant automotive investment flows and jobs it has created here for Canadians. Auto regulatory harmonization enables “one product, tested once and certified once for sale across one [Canadian and U.S.] market”. This has provided Canadian consumers with the greatest access to new and more advanced GHG-reducing technologies, safety features and vehicle model choice, as well as allowing industry to develop and manufacture these advanced technologies at the lowest cost.
If regulations are not harmonized in an integrated North American auto sector, Canada risks consumer access to new technology vehicles or services that are available in the larger U.S. market. It also puts Canada at risk of missing out on hotly contested new manufacturing mandates. We have largely harmonized auto regulations with the U.S. thanks to the regulatory co-operation council and work over past governments.
More recently, the highly integrated nature of the automotive manufacturing industry was ingrained in the recently signed CUSMA, which was ultimately an agreement largely about automotive trade. We must not put the enormous benefits of auto trade at risk through unaligned regulations. We recommend that the government engage with the new U.S. administration as quickly as possible to reinvigorate the RCC. The success of this really depends on support at the leader level.
Brian Kingston
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Brian Kingston
2020-12-11 13:31
Tandis que le Canada va de l'avant avec son programme commercial, il est important également d'examiner l'accès aux marchés pour les véhicules fabriqués en Amérique du Nord, y compris l'approbation et la reconnaissance des normes sécuritaires et techniques conformes aux normes canadiennes de sécurité concernant les véhicules motorisés. Nos membres construisent et exportent des véhicules partout dans le monde. Il est important de faire en sorte que des normes rigoureuses et exhaustives de sécurité, comme les Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada, soient reconnues comme équivalentes — ou meilleures — à celle d'autres organismes rédacteurs de normes, comme la Commission économique des Nations unies pour l'Europe, ou CEE-ONU.
Il importe de souligner que l'harmonisation des règlements n'empêche pas le Canada d'atteindre les objectifs de sa politique environnementale au moyen de politiques complémentaires, qui consisteraient à accélérer le renouvellement d'anciens véhicules à fortes émissions et à promouvoir l'adoption par les Canadiens de véhicules à technologie plus récente et à plus faibles émissions.
La compatibilité entre les administrations est importante également pour d'autres raisons, comme la protection de la vie privée. Les véhicules sont produits pour un marché nord-américain intégré et doivent pouvoir fonctionner sans heurt, peu importe le territoire de compétences. Nous encourageons le gouvernement fédéral à exercer son leadership afin d'éviter qu'un ensemble disparate de règlements de la protection de la vie privée nuise à la protection des renseignements personnels, crée des obstacles pour les entreprises et sème la confusion chez le consommateur. L'industrie a besoin d'un ensemble de politiques clair et uniforme afin d'appuyer l'innovation et la compétitivité pour les investissements automobiles.
Enfin, le troisième point sur lequel je vais conclure aujourd'hui a trait à l'infrastructure et à la nécessité d'investir dans les infrastructures facilitant le commerce. Pour accroître les échanges commerciaux du Canada dans un monde post-COVID, il faudra plus d'infrastructures facilitant le commerce. Cela comprend l'achèvement de la construction du pont international Gordie-Howe et une capacité portuaire accrue, afin de soutenir les activités comme l'embarquement et le débarquement des véhicules.
Pas plus tard que cet été, nous avons constaté à quel point les infrastructures commerciales du Canada sont fragiles, lorsque le Port de Montréal a dû interrompre ses activités en raison d'une grève. Cette grève a entraîné pour le port une diminution considérable de sa part des exportations nationales par voie maritime, qui a baissé à 7,8 %. En moyenne, cette part se chiffre à 15 %. Cette perturbation a rendu nécessaire le réacheminement des marchandises, ce qui a fait augmenter considérablement les coûts de production, a généré de l'incertitude et, au bout du compte, a miné la compétitivité du Canada en tant qu'administration fiable pour la production et la circulation de marchandises.
Nous sommes d'avis que toute stratégie commerciale pour l'après-COVID doit prévoir des efforts pour améliorer l'infrastructure commerciale et sa résilience afin de nous prémunir contre toute perturbation future.
Voilà qui termine mon allocution. Je serai heureux de répondre à vos questions.
As Canada moves forward with its trade agenda, it will also be important to examine market access for North American-built vehicles, including the acceptance and recognition of safety and technical standards pursuant to the Canadian motor vehicle safety standards. Our members build and export vehicles worldwide. It is important to ensure that rigorous and comprehensive safety standards, such as CMVSS, are recognized as equivalent to or better than other standard bodies, such as the United Nations Economic Commission for Europe, UNECE.
It's important to note that regulatory harmonization does not preclude Canada from achieving its environmental policy objectives through complementary policy measures, such as accelerating the turnover of older, higher-emitting vehicles and incentivizing the adoption of newer, lower-emitting technology vehicles by Canadians.
Jurisdictional compatibility is also important in areas such as privacy. Vehicles are produced for an integrated North American market and need to operate seamlessly across jurisdictions. We encourage the federal government to take a leadership role to avoid a patchwork of privacy regulation that may hinder privacy objectives, create barriers for business and confusion for the consumer. Industry needs a clear and consistent policy landscape to support innovation and competitiveness for auto investment.
The third point, which I'll conclude on today, relates to infrastructure and the need to invest in trade-enabling infrastructure. Growing Canada’s trade in a post-COVID-19 world requires more trade-enabling infrastructure. This includes completion of the Gordie Howe International Bridge and additional port capacity to support activity such as vehicle on-loading and off-loading.
We witnessed just this summer how fragile Canada’s trade infrastructure really is when the Port of Montreal was closed due to labour action. The Port of Montreal strike caused a significant decrease in the port's national share of exports by water, with the share of exports down to 7.8%. That was from an average, typically, of around 15%. This disruption required rerouting, which added significant costs to production, increased uncertainty and ultimately undermined Canada’s competitiveness as a reliable jurisdiction for the production and movement of goods.
We believe that any post-COVID trade strategy should include efforts to boost our trade infrastructure and resiliency to protect against any future disruptions.
With that, I'll conclude my remarks. I look forward to any questions.
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Lib. (ON)
Merci beaucoup, monsieur Kingston.
Monsieur Kennedy, allez-y, je vous prie.
Thank you very much, Mr. Kingston.
Mr. Kennedy, go ahead, please.
Douglas Kennedy
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Douglas Kennedy
2020-12-11 13:32
Madame la présidente et membres distingués du Comité, je vous remercie de m'avoir invité à présenter quelques observations concernant le commerce international du Canada après la COVID.
En guise de contexte, je dirai que le Centre for Global Enterprise fait partie de la Schulich School of Business, située à Toronto. Le Centre est soutenu à la fois par les secteurs public et privé, et son mandat consiste à permettre aux entreprises canadiennes de réaliser leur plein potentiel en perçant des marchés internationaux.
Je crois que l'on vous a remis un document que j'ai préparé pour la présente réunion. Je n'entrerai pas dans les détails du document, mais je répondrai volontiers à vos questions. J'aimerais simplement formuler quelques observations, en commençant par la situation actuelle et la tendance qui se dessinait au Canada avant l'arrivée de la COVID-19.
Premièrement, comme on peut le voir à la première page, le Canada occupait environ 2,5 % du marché mondial en 1980. À l'heure actuelle, selon la mesure employée, notre part du marché mondial se situe entre 1,3 % et 1,9 %. D'après les prévisions, nous devrions descendre à 1 %, ou un peu plus bas, d'ici 2030. Cette observation sous-entend deux choses: premièrement, l'économie mondiale est beaucoup plus grande et, de plus en plus, la croissance provient de l'extérieur des frontières; deuxièmement, il s'agit de savoir quelles économies génèreront cette croissance. La deuxième page du document indique quelques-unes de ces économies. Ces renseignements proviennent d'autres sources, comme PWC, le Fonds monétaire international, etc. Les sources ne s'entendent pas toujours sur l'ampleur des économies, mais, essentiellement, leurs observations concordent en ce qui concerne les proportions.
Le Canada et les États-Unis continueront de croître, toutes choses étant égales par ailleurs, mais d'autres économies connaîtront une meilleure croissance. Il n'y a rien de magique là-dedans. Des facteurs démographiques, l'urbanisation, l'éducation, l'allocation des ressources, l'amélioration des infrastructures, entre autres, expliquent pourquoi on s'attend à ce que ces économies croissent au cours des 20 ou 30 prochaines années à un rythme plus rapide que celui du Canada ou de l'Amérique du Nord.
Il y a aussi l'état de la situation actuelle en matière de commerce. À la troisième page du document figure une liste des 20 économies qui domineront en 2050, selon PwC. Trente ans, donc, ce qui représente la durée de la carrière de la plupart des personnes qui terminent une maîtrise en administration des affaires ou un baccalauréat en administration des affaires à Schulich. Si vous jetez un coup d'œil sur cette page, vous verrez le classement de ces économies. Encore une fois, cela peut changer selon l'évolution des choses, mais on peut constater le classement de la relation commerciale qu'entretient le Canada avec ces économies. Comme vous le voyez, à l'exception de quelques-unes, le Canada a peu ou pas d'échanges commerciaux avec beaucoup d'économies que l'on s'attend à voir grossir et à occuper une position de leadership mondial. Il est aussi très évident que nos échanges commerciaux se concentrent autour de deux, peut-être trois, partenaires.
Passons maintenant à ce dont le monde aura l'air après la COVID, dans une période de 0 à 24 mois.
Tout d'abord, parlons de ce qui restera inchangé: les moteurs économiques du commerce et de la mondialisation demeureront les mêmes. Il peut y avoir des différences de degré, mais les moteurs que sont les facteurs démographiques, l'expansion économique, l'allocation des ressources et les accords commerciaux approfondis vont essentiellement demeurer. Je souligne par ailleurs que la numérisation des économies ajoute une nouvelle dimension pour la participation des entreprises canadiennes, de sorte que les services d'éducation, les services techniques et les services de soins de santé, des domaines où le Canada excelle, seront tous plus accessibles en ligne, ou sur une plateforme de commerce électronique, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour les échanges commerciaux du Canada avec d'autres pays.
Par ailleurs, nous constatons que l'accent est toujours mis sur les relations commerciales régionales ou bilatérales, ce qui est regrettable pour un pays qui cherche à diversifier ses partenaires commerciaux. Dernièrement, le mois dernier, on a annoncé le Regional Comprehensive Economic Partnership, ou RCEP, lequel est essentiellement la réponse de la Chine à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. Le RCEP comprend toute la région de l'Est de l'Asie, ce qui constitue une déclaration d'influence, en ce qui concerne les relations économiques actuelles de la Chine, et d'intention. L'intention est d'intégrer économiquement la région, sur une base isolée. L'intégration à l'intérieur de la région signifie que d'autres marchés ou d'autres partenaires commerciaux potentiels pourraient être désavantagés.
Après la pandémie, qu'est-ce qui changera?
Je crois que, plutôt que des changements radicaux, il est plus probable que nous voyions se poursuivre et s'accélérer des tendances qui se dessinaient déjà avant la pandémie, comme le commerce électronique et la décarbonation de l'économie, ce qui aura un effet d'entraînement sur toutes les économies à l'avenir. Certaines économies seront plus touchées que d'autres, mais ces tendances accéléreront des changements auxquels on s'attendait déjà.
Autre facteur important: jusqu'à présent, la mondialisation et l'approvisionnement ont été axés sur l'efficience économique, presque à l'exclusion d'autres considérations. La COVID et certains enjeux politiques, diplomatiques et commerciaux que nous avons connus au cours des dernières années, ont fait réaliser aux entreprises l'existence d'autres risques. Il y a des risques liés à la chaîne d'approvisionnement, à la fois en aval et en amont — que faire si un port suspend ses activités pendant une période prolongée et que tous nos produits proviennent de ce port? Qu'en est-il de la distribution? Si on dépend d'un marché en particulier — si on exporte du porc uniquement en Chine et que la Chine y impose des tarifs, on se trouve dans une situation difficile.
Je ne crois pas que les entreprises vont nécessairement tout rapatrier, mais je pense qu'elles auront tendance à se régionaliser, à se rapprocher du consommateur et à se diversifier, à avoir un plan B, à diversifier leurs marchés et leurs fournisseurs, ou, à tout le moins, à vouloir un accès à des substituts au cas où elles ne pourraient plus recourir à leur principale source d'approvisionnement.
Autre inconnue: les changements sociaux qu'aura entraînés la COVID-19 — comme le fait de travailler de la maison, par exemple — auront un effet domino à l'échelle de la véritable économie. Soulignons que toutes les économies seront touchées différemment. Dans le document que je vous ai fait parvenir, il y a une page où l'on montre le taux d'infection et le nombre total d'infections dans un échantillon de pays. De toute évidence, certains pays se portent beaucoup mieux que le Canada et le Canada se porte beaucoup mieux que d'autres pays. Il y a lieu de s'attendre à ce que certains pays qui ont été touchés de manière assez limitée — je pense à certains pays de l'Asie de l'Est — se rétablissent plus rapidement que d'autres et que leur économie présente des séquelles moins permanentes.
Cela étant dit, la COVID-19 n'est pas le seul facteur. La COVID-19 aura des répercussions sur certains secteurs économiques en particulier qui ont une plus grande importance dans certains pays que d'autres. Pensons à l'industrie touristique, par exemple. Les États pétroliers, selon ce qui ressortira de la COVID et les répercussions de celle-ci, pourraient avoir beaucoup de mal à rétablir la situation dans laquelle ils se trouvaient en janvier 2020.
J'ai quelques suggestions concernant le commerce après la pandémie. D'abord et avant tout, concentrons-nous sur les endroits qui connaissent une croissance. Je ne parle pas nécessairement des économies les plus importantes, mais des économies où l'on s'attend à voir une croissance à long terme. Celles-ci devraient être très attrayantes pour les entreprises canadiennes, notamment parce qu'elles présentent des avantages pour les premiers arrivés. Si l'on arrive à percer une économie qui croît rapidement, où la demande n'est pas satisfaite ou devrait augmenter, il est beaucoup plus facile de se tailler une part du marché que de tenter de pénétrer un marché stagnant où sont déjà bien établis de nombreux rivaux.
Ensuite, les réductions tarifaires sont une bonne chose, de même que les accords commerciaux généraux. On devrait chercher à en conclure, mais, comme les services prennent de l'importance, les barrières non tarifaires continuent de se multiplier. Les accords multilatéraux sur des choses comme la protection de données, la propriété intellectuelle, la protection des investisseurs, les mesures d'exécution de contrats, l'harmonisation fiscale, et j'en passe, valent la peine d'être envisagées, même en dehors du cadre d'un accord commercial général en particulier.
Autre point à considérer, en particulier après la COVID: de nombreux pays avec une relation commerciale dominante pourraient être particulièrement désireux de forger de nouvelles relations commerciales et de diversifier leurs partenaires commerciaux actuels. Tout comme le Canada et le Mexique ont les États-Unis comme partenaire commercial dominant, beaucoup de pays de l'Asie de l'Est, par exemple, ont le même genre de relation avec la Chine. Les pays dans cette situation pourraient être porteurs de possibilités pour le Canada.
Par ailleurs, il y a lieu d'exploiter l'image de marque du Canada, en particulier dans le secteur des services. Encore une fois, l'éducation, les soins de santé, les services techniques, les services commerciaux et financiers sont tous des domaines où le Canada excelle. Être en mesure d'offrir ces services selon des normes canadiennes dans le monde pourrait se révéler un véritable avantage concurrentiel pour nous.
Penchons-nous maintenant sur les entreprises. Mon observation est en partie fondée sur un sondage mené par Aimia en 2016 auprès de 350 experts canadiens sur leurs attitudes concernant la mobilisation de marchés à l'extérieur du Canada, et en partie sur des groupes de discussion que nous avons nous-mêmes tenus depuis.
Il semble que la question se résume à une analyse des risques et des avantages. Chaque entreprise qui envisage de prendre de l'expansion ou de faire affaire à l'étranger tient compte du coût de renonciation et des avantages attendus. Le coût de renonciation ne se limite pas à des coûts financiers, cependant. De nombreuses entreprises, en particulier celles qui connaissent une croissance rapide, prennent en considération le temps, les autorisations d'exportation, la disponibilité des ressources et du soutien, ainsi que le risque lié à la réalisation de ce qu'elles veulent réaliser.
À l'avenir, je crois que, pour ce qui est de la politique après la COVID, nous devrions chercher à rendre plus efficace la machinerie dont nous disposons actuellement. Nous devrions huiler la machine et la faire fonctionner plus efficacement du point de vue de l'expert-propriétaire et du dirigeant, afin de réduire leurs coûts de renonciation, le temps et les efforts consacrés, et le risque lié à la poursuite d'une solution qui leur permettront de percer des marchés internationaux.
Sur ce, je serai heureux de répondre à vos questions. Merci beaucoup.
Madam Chair and distinguished members, thank you very much for the opportunity to come before you today to offer a few observations about Canada's trade post-COVID.
By way of background, the Centre for Global Enterprise is a centre based at the Schulich School of Business in Toronto, supported by both the public sector and the private sector with the mandate of enabling Canadian businesses to reach their full potential through engagement with international markets.
I believe you all have a slide deck that I prepared for this meeting. I will not go through it in detail. I'm happy to answer any questions. I'd just like to make a couple of observations, beginning with where we are and the trend line that Canada was on prior to COVID-19.
The first observation to make, on the first slide, is that Canada was about 2.5% of the global market back in 1980. Currently, depending on the measure, we're between 1.3% and 1.9% of the global market. Forecasts see us going down to 1% or slightly below by 2030. The implications are two: one, there's a lot of the global economy to engage with and, increasingly, growth is going to come from outside our borders; two is where this growth is going to come from, and that's on the second slide, which gives a sample of some economies. These are based on secondary sources, PwC, IMF and so on. They may differ in scale, but the observations, essentially, in terms of proportion, hold.
Canada and the United States will continue to grow, all things considered equal, but there are economies that are going to do better. There's no magic trick behind it. There are demographic reasons, urbanization, education, resource allocation, improving infrastructure and so on, to explain why these economies are expected to grow over the next 20 to 30 years at a faster pace than Canada's or indeed North America's.
The next thing is to take a snapshot of where our current trade is. If you go to the third slide, this is a listing of what PwC expects to be the top 20 economies in 2050. So, 30 years from now, for most of the people graduating from Schulich with MBAs or BBAs, this is sort of the time frame of their careers. If you take a look, you see the ranking of the economies and, again, that may differ as things evolve, but it also ranks Canada's trading relationship with them. As you can see, with very few exceptions, we are absent or nearly absent from a lot of the economies that are expected to grow and take leadership positions globally. Again, it's also very evident that our trade is extremely concentrated with two, possibly three, counterparties.
On post-pandemic, let's turn to what we believe the world is going to look like post-COVID, so over the next, say, zero to 24 months.
On things that are going to stay the same, the economic drivers behind trade and globalization aren't going to change. There may be some differences of degree, but the driving forces of demographics, economic expansion, resource allocations and deep-trade infrastructure are essentially going to remain the same. The other thing I would point out is that digitization of the economies adds a new dimension for engagement by Canadian companies, so that educational services, technical services and health care services, in which Canada excels, are all going to be more accessible on an online basis, or an e-commerce basis, opening a new dimension for Canadian trade with engagement with other countries.
The other thing that we're saying as well, which is unfortunate for a country seeking to diversify its trading partners, is that there's still this emphasis on regional or bilateral trade relationships. Most recently, we had the announcement of the RCEP, the Regional Comprehensive Economic Partnership, which they announced last month, which is essentially China's answer to CPTPP. Essentially, it includes the entire east Asia region, which is a statement of both leverage, in terms of Chinese current economic relationships, and also intent. There is an intent to bring that region, on an isolated basis, closer to economic integration, and integrating within that region means that other markets or other potential trading partners may be disadvantaged.
Post-pandemic, what will change?
Rather than radical changes, I think the most likely outcome is that trends that were already visible pre-pandemic, like e-commerce and decarbonization of the economy, are going to continue and, indeed, accelerate. This is going to have a ripple effect through all economies going forward. Some economies will be affected more than others, but that is going to accelerate changes that were already expected to be in place.
The second thing that I think is important is that up until now globalization and supply tended to be focused on economic efficiency, pretty much to the exclusion of other considerations. The COVID situation, some of the political issues and some of the diplomatic trade issues we've had over the last number of years have underlined to businesses the fact that there are other risks. There are risks to supply chains both upstream—what happens if a port shuts down for an extended period of time and all your products are coming through there—but also downstream. What's your distribution like? If you're reliant on one particular market, if you're exporting pork to China and that's your sole market and they slap tariffs on it, you're in a difficult situation.
Businesses, I believe, will not necessarily onshore everything, but I think there will be moves to regionalize, to try to be close to the customer, as well as to diversify: having a plan B, having diversification in your markets and in your suppliers, or at least the access to substitutes in case your primary source of supply shuts down.
The other thing we don't know is how the social changes that have come through COVID-19—working from home, for example—are going to ripple through the real economy. A point to be made is that all economies are going to be affected differently. I did put a slide in here showing how COVID infections and total infections vary across a sample of countries. Some countries are obviously doing a lot better than we are. We are doing a lot better than other countries. Those countries that have had a fairly limited experience—I took a look at some of the east Asian countries—can be expected to rebound more quickly than other countries and with less permanent scarring to their economic landscape.
However, having said that, COVID-19 isn't the only factor. COVID-19 will have impacts on particular economic sectors that are more important for some countries than others. I would look at the tourism industry, for example. Petro states, depending on how COVID plays out and the ripple effects, could have a very difficult time getting back to where they were in January 2020.
I have a couple of suggestions for post-pandemic trade. First and foremost, let's start looking at where the growth is. It doesn't necessarily have to be the biggest economies, but economies that are expected to do a long-term trend line to growth should be very attractive to Canadian businesses, in particular because there are first mover advantages. If you can get into an economy that's growing quickly where demand isn't being satisfied or where demand is expected to expand, it's a lot easier to gain a substantial market share there than to try to penetrate a stagnant market with a lot of entrenched rivals.
The next thing is that tariff reduction and general trade agreements are good. They should be pursued, but, as services become more important, non-tariff barriers continue to proliferate. Agreements on things like data protection that are multilateral, things like IP, investor protections, contract enforcement, taxation harmonization and so on, even if they are outside a specific general trade agreement, are certainly worth pursuing.
The other thing to look at now, particularly post-COVID, is to realize that there are lots of other countries out there with a dominant trading relationship that may be particularly interested in forging new relationships and diversifying their current trade relationships. Just as we and Mexico have a situation with the United States as the dominant trading partner, many countries in east Asia, for example, have the same sort of relationship with China. Those are the kinds of countries that potentially pose a lot of good opportunities for Canada.
The other thing is to leverage “brand Canada”, particularly in the service industries and so on. Again, education, health care, technical services, commercial services, financial services are all places where Canada excels, and being able to deliver those with Canadian standards globally could be a real area of comparative advantage for us.
Let's now look at the companies themselves. Part of this observation is based on a survey that was done by Aimia back in 2016 of 350 different Canadian SMEs and their attitudes towards engaging with markets outside of Canada. Part of it is from focus groups that we ourselves have held since then.
What this seems to come down to is a risk-benefit analysis. Every company that is looking to potentially expand or do something abroad is looking at the opportunity cost and what the expected benefits are. The opportunity cost is not just financial cost, though. A lot of companies, particularly fast-growth companies, are looking at time, export allocations, availability of resources, availability of support and the risk of actually achieving what they want to achieve.
I think a lot of our focus going forward in terms of a post-COVID policy should perhaps be on improving the effectiveness of the existing machinery we have. We should put some oil in the machinery and try to get it to work more efficiently, from the perspective of the SME owner and executive, to reduce their opportunity costs, time, effort and risk in order to pursue a solution that is going to get them into international markets.
With that, I'd be happy to respond to any questions. Thank you very much.
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Lib. (ON)
Merci beaucoup, monsieur Kennedy.
Passons à M. Groleau pour une période de six minutes.
Thank you very much, Mr. Kennedy.
We'll move on to Monsieur Groleau.
Marcel Groleau
Voir le profil de Marcel Groleau
Marcel Groleau
2020-12-11 13:43
Bonjour. Je vous remercie de nous avoir invités à communiquer aux membres du Comité notre point de vue sur l'entente entre le Canada et le Royaume-Uni, mais également sur l'entente que le Canada a signée avec l'Union européenne, il y a quelques années.
Au Canada, un emploi sur huit relève de l'agriculture et du secteur agroalimentaire. C'est le plus important employeur. C'est le premier secteur primaire de notre économie et, en raison de la transformation alimentaire, c'est également le premier secteur manufacturier. On parle ici de recettes de plus de 112 milliards de dollars par année et d'exportations de 60 milliards de dollars par année. À cet égard, le Canada est parmi les 10 premiers pays à l'échelle mondiale.
C'est un secteur essentiel et prioritaire, comme nous avons pu le constater pendant la pandémie. Il a été question de sécurité alimentaire. Au Québec, environ 128 000 emplois relèvent directement de ce secteur.
Good afternoon. Thank you for inviting us to speak to the members of the committee about our point of view on the agreement between Canada and the United Kingdom, and also on the agreement Canada signed with the European Union a few years ago.
In Canada, one out of every eight jobs is in the farming and agri-food sector. It's the largest employer. It's the leading primary sector in our economy and, as a result of food processing, also the top manufacturing sector. We're talking here about $112 billion per year in revenue and exports worth $60 billion per year, ranking Canada among the top 10 countries around the world.
It is an essential and a priority sector, as we have seen during the pandemic. The big issue was food security. In Quebec, there are approximately 128,000 jobs in this sector.
Christine Lafrance
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Christine Lafrance
2020-12-11 13:45
Monsieur Groleau, pourriez-vous tenir votre micro, s'il vous plait? Je suis désolée de vous avoir interrompu.
Mr. Groleau, Could you hold on to your microphone please? Apologies for the interruption.
Marcel Groleau
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Marcel Groleau
2020-12-11 13:45
D'accord.
Le Royaume-Uni est le cinquième partenaire commercial du Canada. Les exportations canadiennes vers le Royaume-Uni étaient de près de 20 milliards de dollars en 2019, et les importations, de 9 milliards de dollars. C'est une balance positive de 10,6 milliards de dollars. Il s'agit d'un partenaire très important.
Dans la foulée du Brexit, l'accord économique ne s'appliquera plus aux échanges entre le Canada et le Royaume-Uni après le 31 décembre 2020. On comprend pourquoi un accord commercial intérimaire devrait être conclu rapidement, d'ici la ratification d'un nouvel accord de libre-échange global entre les deux pays. Je devrais plutôt parler d'un accord d'échange global et non pas de libre-échange global.
Pour l'instant, presque toutes les mesures de l'accord européen ont été reconduites. C'est possiblement la solution la plus sensée dans les circonstances et compte tenu des courts délais, mais la suite des choses n'est pas aussi simple.
Comme pour les échanges de marchandises, la balance du commerce agricole entre le Canada et le Royaume-Uni est positive depuis plusieurs années. Les exportations de denrées agricoles du Canada vers le Royaume-Uni s'élevaient à 307 millions de dollars en 2019, contre des importations de 65 millions de dollars. Il y a donc une balance positive dans les échanges des denrées agricoles, mais lorsqu'on ajoute les échanges agroalimentaires, soit les produits transformés, la balance s'inverse. Les exportations agricoles canadiennes vers le Royaume-Uni étaient de 456 millions de dollars, alors que les importations étaient de 608 millions de dollars. C'est une balance commerciale négative.
On observe le même phénomène avec les 28 pays de l'Union européenne. La balance agricole est positive, mais la balance agroalimentaire entre l'ensemble des pays d'Europe, incluant le Royaume-Uni, et le Canada est négative et s'élève à 2,8 milliards de dollars.
Les données précédentes démontrent que nos échanges agricoles et agroalimentaires avec le Royaume-Uni sont inégaux. En effet, les exportations agroalimentaires canadiennes vers le Royaume-Uni comportent principalement des produits agricoles, alors que les importations canadiennes comptent en majorité des produits transformés. Ce portrait est similaire à celui de nos échanges avec l'Europe.
Lorsqu'on regarde l'évolution récente des exportations agricoles canadiennes vers les pays d'Europe, on constate que, entre 2016 et 2019, les exportations agricoles canadiennes ont crû seulement de 10 %, alors que les importations agricoles canadiennes ont augmenté de 30 % pendant la même période. Dans une lettre transmise au premier ministre canadien en septembre, cinq anciens premiers ministres provinciaux ont dénoncé le manque d'ouverture de l'Europe à l'endroit des exportateurs agroalimentaires canadiens.
Analysons d'un peu plus près les raisons de cet état de choses. L'accord avec l'Europe n'a pas tenu ses promesses. C'est le constat qu'ont aussi fait les cinq anciens premiers ministres provinciaux. L'accord n'a pas tenu ses promesses à l'égard de nos exportateurs agroalimentaires.
La Commission européenne et les États membres de l'Union européenne continuent d'imposer de multiples barrières, notamment pour le porc, le bœuf, le canola, le sucre et les céréales. La réduction ou l'élimination prévue dans l'AECG de plusieurs barrières au commerce ont été reléguées aux oubliettes. À titre d'exemple, il y a la réglementation italienne sur l'étiquetage d'origine des pâtes, qui est préjudiciable aux exportateurs de blé canadien. De plus, elle est contraire aux engagements pris par l'Union européenne dans le cadre de l'AECG et contraire aux lois de l'Union européenne. Pire encore, la manœuvre risque d'être copiée pour d'autres produits ailleurs en Europe.
Au mois d'octobre, la ministre canadienne de l'Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a donné raison aux anciens premiers ministres en déclarant qu'elle aimerait voir le Canada profiter de l'AECG, ce qui n'est pas encore le cas. La ministre a aussi indiqué que l'Accord avait quand même permis de remporter quelques victoires — elles sont très peu nombreuses —, par exemple pour les exportations de canola et de biocarburant. Elle aimerait que l'Accord soit plus équilibré.
Nous pouvons vous donner quelques autres exemples de ce déséquilibre. En 2019, les producteurs de bovins ont exporté moins de 3 % des 19 580 tonnes de bœuf frais qu'ils avaient le droit d'exporter vers l'Europe sans tarif douanier. La situation est encore pire pour le bœuf congelé, où il n'y a eu aucune exportation du Canada vers l'Europe. Les Européens, de leur côté, ont exporté 99 % des volumes de fromages fins auxquels ils avaient droit et 71 % des volumes de fromages industriels. Ces hausses d'importations au Canada touchent particulièrement le Québec, qui produit 65 % des fromages fins faits au Canada.
Les producteurs et les transformateurs de lait de chèvre et de brebis ont également subi des pertes dues à des importations supplémentaires de fromage. Cette production jeune et en développement au Canada peine à concurrencer une industrie européenne bien établie qui bénéficie d'importantes aides gouvernementales. Au Québec, les importations de fromage se chiffraient à près de 152 millions de dollars en 2019. De ce montant, 6,6 millions de dollars provenaient du Royaume-Uni.
Les producteurs agricoles canadiens doivent respecter des normes qui ne sont pas toujours appliquées aux produits importés européens. En effet, il n'y a pas de réciprocité des normes, notamment dans le cas des fromages importés de l'Europe, pour l'utilisation des cuves en cuivre, par exemple, qui sont permises en Europe, mais interdites au Canada, l'affinage des fromages au lait cru, l'ajout de certains additifs et le seuil de tolérance à l'égard de certaines bactéries. Autrement dit, c'est plus facile et il y a moins de restrictions en Europe qu'au Canada, et on n'impose pas les restrictions canadiennes aux produits importés européens. C'est tout à fait inéquitable. Comme on a reconduit presque intégralement les imperfections de l'accord avec le Royaume-Uni, la situation va perdurer si rien n'est fait pour les corriger dans l'accord permanent à venir. Les erreurs de l'AECG seront simplement reproduites.
Aux imperfections de l'AECG s'ajoute un soutien agricole plus important en Europe qu'au Canada. Comme le tableau suivant le démontre, en 2019, l'OCDE estimait l'aide européenne à 19 % des recettes agricoles totales. Pour le Canada, elle était de 8,8 %. Malgré le Brexit, ce soutien va continuer d'être accordé aux producteurs agricoles du Royaume-Uni jusqu'en 2022. Le tableau permet de démontrer que la majorité des pays de l'OCDE offrent un soutien des prix de marché, comme le fait le Canada avec la gestion de l'offre.
Je vous ai parlé de l'Union européenne, mais lorsqu'on compare le Canada avec les autres pays, même avec les États-Unis, le soutien accordé aux producteurs canadiens est inférieur. De là viennent nos démarches récentes auprès de Mme Bibeau pour améliorer les programmes de gestion des risques en agriculture au Canada. On peut signer beaucoup de traités avec les autres pays, mais si le soutien du gouvernement canadien n'est pas comparable au soutien que reçoivent les producteurs des pays que nous voulons concurrencer, ces accords ne profiteront pas au Canada.
Je vous présente donc nos demandes. Tout d'abord, le Canada doit être plus ferme dans ses négociations avec le Royaume-Uni pour éviter de simplement reconduire les imperfections de l'accord avec l'Europe. Le Royaume-Uni doit réduire et même éliminer ses barrières non tarifaires pour respecter ses engagements. Le secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire canadien ne doit pas faire les frais du Brexit. Si des ajustements doivent être faits quant aux échanges commerciaux, des redistributions de volumes doivent être réalisées entre le Royaume-Uni et l'Europe.
Par ailleurs, le Canada ne doit pas céder de nouvelles parts de marché pour ses produits sensibles, plus spécifiquement ceux assujettis à la gestion de l'offre, notamment dans ses négociations avec le Royaume-Uni, mais également dans ses négociations dans le cadre du Mercosur.
En outre, un ajustement doit être apporté aux frontières afin de pouvoir mieux identifier les importations de fromage selon les types de lait et ainsi avoir une meilleure analyse de l'incidence de l'ouverture de nos marchés à l'Europe, notamment pour les fromages de chèvre et de brebis, comme je l'ai mentionné plus tôt. Les codes SH utilisés actuellement se basent sur une classification des types de fromage, comme le cheddar, le parmesan, le romano, et le reste. Avec ce système, il est donc difficile, voire impossible, de repérer le commerce des fromages à base de lait de chèvre et de brebis.
Enfin, le Canada doit aussi apporter un soutien compétitif, tant financier que réglementaire, à ses entreprises agricoles équivalent à celui offert aux secteurs agricoles de ses principaux partenaires commerciaux.
Je suis prêt à répondre à vos questions.
Okay.
The United Kingdom is Canada's fifth-largest trading partner. Canadian exports to the United Kingdom were approximately $20 billion in 2019, and its imports from the UK totalled $9 billion, for a positive trade balance of $10.6 billion. It's a key partner.
One of the outcomes of Brexit is that the trade agreement will no longer apply to trade between Canada and the United Kingdom after December 31, 2020. That's why an interim trade agreement should be signed quickly before the ratification of a new comprehensive free trade agreement between the two countries. I should have said a comprehensive trade agreement and not a comprehensive free trade agreement.
For the time being, virtually all the measures in the European agreement have been renewed. In view of the tight deadlines, this may be the most sensible solution under the circumstances, but things will not be as simple going forward.
As with trade in goods, the balance for agricultural trade between Canada and the United Kingdom has been positive for several years. Exports of agricultural commodities from Canada to the United Kingdom totalled $307 million in 2019, compared to imports of $65 million. There is therefore a positive trade balance for agricultural commodities, but when agri-food trade is included, namely processed products, the balance is reversed. Canadian agricultural exports to the United Kingdom were $456 million, whereas imports totalled $608 million, for a negative trade balance.
The same is true for the 28 countries of the European Union. The agricultural balance is positive, but the agri-food balance between the countries of Europe, including the United Kingdom, and Canada is negative and totals $2.8 billion.
The above data show that our agricultural and agri-food trade with the United Kingdom is uneven. Indeed, agri-food exports from Canada to the United Kingdom mainly consist of agricultural commodities, whereas Canadian imports are primarily processed products. The pattern is similar to our trade with Europe.
A glance at recent developments in exports of Canadian agricultural goods to Europe shows that between 2016 and 2019, Canadian agricultural exports grew by only 10%, whereas Canadian agricultural imports increased by 30% over the same period. In a letter to the Prime Minister of Canada in September, five former provincial premiers condemned Europe's lack of openness towards Canadian agri-food exporters.
Let's look a little more closely at this state of affairs. The agreement with Europe did not turn out as well as expected. That's also what the five former provincial premiers said. The agreement did not meet its commitments to our agri-food exporters.
The European Commission and its member states continue to erect all kinds of barriers, for example for pork, beef, canola, sugar and grain. The expected reduction or elimination in CETA of several trade barriers were shelved. For example, there is the Italian regulation on labels of origin for pasta, which will be harmful to Canadian wheat exporters. This is inconsistent with the European Union's commitments under CETA and European Union law. Worse still, the ploy is likely to be copied for other products elsewhere in Europe.
In October, the Canadian Minister of Agriculture, Marie-Claude Bibeau, agreed with the former premiers by saying she would like to see Canada benefit from CETA, but we're still waiting. The minister added that the agreement had in some respects been beneficial—though in very few instances—for example, exports of canola and biofuel. She would like the agreement to be more balanced.
We could mention a few other examples of this imbalance. In 2019, cattle producers exported less than 3% of the 19,580 tons of fresh beef it was entitled to export to Europe without any customs duties. The situation is even worse for frozen beef, with no exports from Canada to Europe. On the other hand, Europeans exported 99% of the specialty cheese volumes to which they were entitled and 71% of industrial cheese volumes. These increased imports to Canada have affected Quebec in particular, because it produces 65% of specialty cheeses made in Canada.
Producers and processors of goat's milk and sheep's milk also suffered losses owing to additional cheese imports. This young but developing area of production in Canada is having trouble competing with a well-established European industry that receives significant government assistance. In Quebec, cheese imports totalled approximately $152 million in 2019. Of this amount, $6.6 million came from the United Kingdom.
Canadian farm producers must comply with standards not always applied to imported European products. Indeed, there is no reciprocity in terms of standards, particularly for cheese imported from Europe, such as the use of copper vats, which are allowed in Europe but prohibited in Canada, the maturation of unpasteurized milk cheeses, the use of certain additives, and the threshold value for certain bacteria. In other words, it's easier and there are fewer restrictions in Europe than in Canada, and we don't place restrictions in Canada on products imported from Europe. It's utterly unfair. As nearly all of the flaws in the agreement with the United Kingdom have been renewed, the situation will continue if something is not done in the eventual permanent agreement. The errors of CETA will simply be reproduced.
Added to the flaws in CETA is the fact that there is more agricultural support in Europe than in Canada. As the following table shows, in 2019, the OECD estimated European assistance at 19% of total farm revenue. For Canada, the figure was 8.8%. Despite Brexit, this support will continue for United Kingdom agricultural producers until 2022. The table shows that most OECD countries provide market price support, as Canada does with supply management.
I spoke about the European Union, but when Canada is compared to other countries, even to the United States, support for Canadian producers is lower. Hence our recent efforts with Ms. Bibeau to improve risk management programs in agriculture in Canada. We can sign all kinds of treaties with other countries, but if Canadian government support is not comparable to the support received by producers in the countries we want to compete with, they won't be of any benefit to Canada.
This, then, is what we're asking for. First of all, Canada needs to be firmer in its negotiations with the United Kingdom to avoid simply renewing the failings in the European agreement. The United Kingdom must reduce and perhaps even eliminate its non-tariff barriers to meet its commitments. The Canadian agriculture and agri-food sector should not take the hit for Brexit. If trade adjustments are needed, then volume redistributions have to be made between the United Kingdom and Europe.
And Canada should not give up further market share for its sensitive products, more specifically those subject to supply management, including in its negotiations with the United Kingdom, and also in its Mercosur negotiations.
Adjustments are also required at the border to better identify cheese imports by type of milk, particularly goat's milk and sheep's milk, as I mentioned earlier, to allow a more accurate analysis of the impact of opening our markets to Europe. The HS codes currently in use are based on a classification by type of cheese, such as cheddar, Parmesan, and Romano. With this system, it's difficult if not impossible to track trade in goat's milk and sheep's milk cheese.
Lastly, Canada needs to provide a competitive level of support, both financial and regulatory, to its agricultural enterprises, and it should be equivalent to the support received by the agricultural sectors of its main trading partners.
I can now take any questions you may have.
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Lib. (ON)
Merci, monsieur Groleau. N’avez crainte, nous en avons beaucoup.
Passons à M. Hoback pour une période de six minutes.
Thank you, Mr. Groleau. You can rest assured that we have many.
We'll go on to Mr. Hoback for six minutes.
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PCC (SK)
Merci, madame la présidente.
Je tiens d’abord à souhaiter un joyeux Noël à tout le monde et à offrir mes meilleurs vœux pour la période des Fêtes. Soyez prudents, détendez-vous bien en famille et restez à la maison.
Ma première question s’adresse à vous, monsieur Kingston.
Le point suivant a piqué ma curiosité. Nous savons que le secteur automobile est un système juste-à-temps très intégré. Je sais que de nombreuses pièces proviennent de l’Asie, en particulier de la Chine, et j’ai entendu dire au cours de l’été que le Canada se penche à nouveau sur la question et se demande s’il veut dépendre de la Chine pour ce volume de pièces, compte tenu de l’incapacité ou de l’imprévisibilité du pays relative à l’acheminement des produits au Canada pour les réseaux de transport et d’autres choses du genre.
Pensez-vous qu’il y aura des changements structurels ou s’agit-il simplement d’une question qui a été examinée et ensuite écartée?
Thank you, Chair.
First of all, merry Christmas to everybody, and all the best through the holiday season. Be safe, have a good time relaxing amongst your families and stay home.
I'm going to start with you, Brian.
I'm curious about this. In the auto sector, one of the things we know is that it's a very integrated just-in-time system. I know that a lot of the componentry was coming out of Asia, coming out of China, and I was hearing over the summer that they're relooking at this and asking whether we want to have that amount of it being beholden to China, with that inability or unpredictability in terms of getting the products here in Canada for transit systems and things like that.
Do you see some structural change happening there, or is this just something that they thought about and said “never mind”?
Brian Kingston
Voir le profil de Brian Kingston
Brian Kingston
2020-12-11 13:55
Merci. C’est une bonne question.
Tout d’abord, l’ACEUM entraînera des changements structurels pour la simple raison que les règles d’origine plus strictes qui sont prévues dans cet accord imposent un niveau plus élevé de contenu nord-américain. Ces changements se produisaient déjà avant la pandémie et ils continueront d’avoir lieu afin que les véhicules puissent effectivement bénéficier d’un traitement préférentiel dans le cadre de l’accord.
La question la plus importante... Tout au long de la pandémie de COVID, nous avons constaté des problèmes d’approvisionnement de pièces en raison des fermetures et d’autres perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. Cela a posé des problèmes non seulement au secteur automobile, mais aussi à l’ensemble des industries. Je pense qu’il est trop tôt pour se prononcer, mais on peut dire sans se tromper que les entreprises réexamineront les chaînes d’approvisionnement du point de vue de la résilience afin de pouvoir avoir accès à des fournisseurs secondaires et tertiaires et d’éviter d’être confrontées à nouveau à un tel problème si une situation semblable devait se reproduire.
En ce qui concerne la question des pièces en provenance d’Asie, cela dépendra vraiment du type de véhicule et de la technologie utilisée. De toute évidence, il y a de plus en plus de véhicules très connectés et de véhicules électriques. Une partie de cet apport viendra sans aucun doute de l’Asie. Nous sommes encouragés de voir que de nouveaux investissements importants ont été faits au Canada qui pourraient créer des débouchés ici.
Thank you. It's a good question.
First, there will be some structural changes as a result of CUSMA, simply because the stronger rules of origin in that agreement force a higher level of North American content. That was already occurring before the pandemic, and that will continue, to make sure that vehicles can actually receive preferential treatment through the agreement.
The bigger question of.... What we witnessed throughout COVID, due to lockdowns and then other supply chain disruptions, was problems in terms of procuring parts. That was problematic not just for the auto sector, but across industries. I think it's too early to tell, but it is safe to say that companies will be re-examining supply chains from a resiliency perspective to make sure that, should something like this happen again, they have secondary and tertiary suppliers they can access inputs from to make sure they don't face a problem like this again.
Regarding the question of parts from Asia, it really will depend on the type of vehicle and the technology being used. More and more, obviously, vehicles are highly connected, electrified. Some of that input will come from Asia, undoubtedly. We're encouraged to see that there have been new significant investments made in Canada that could create opportunities here.
Voir le profil de Randy Hoback
PCC (SK)
Nous entendons évidemment, monsieur Kingston, que nous devrions examiner les ressources dont nous disposons au Canada et veiller à avoir la capacité de fabriquer des produits au Canada ou dans un pays avec lequel nous nous entendons bien, de sorte que le pays nous donnera ces produits quel que soit le scénario qui se produit, notamment celui d’une pandémie. J’entends beaucoup parler des éléments des terres rares requis pour les batteries des voitures électriques et des composants utilisés dans les batteries que nous avons au Canada. À l’heure actuelle, la Chine a tendance à posséder tous ces éléments.
Pensez-vous que la crise de la COVID accélèrera ce processus, c’est-à-dire que nous devons avoir notre propre capacité relativement à ce type d’importations?
Of course, one thing we're hearing, Brian, is that we should look at things we have here in Canada and make sure we have the capacity to either build them in Canada or build them in a country that we get along with, so that no matter what the scenario—a pandemic scenario, for example—we know the country is going to give us those products. One thing I hear about quite a bit is the rare earth elements for batteries for electric cars, and the components used in batteries that we have in Canada. China tends to own all of that at this point in time.
Do you see the COVID crisis actually speeding up that process, to say that we need to have our own capacity in those types of imports?
Brian Kingston
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Brian Kingston
2020-12-11 13:57
Je pense que c’est possible. Des efforts en matière de terres rares sont déjà en cours en Amérique du Nord pour faire en sorte qu’il y ait un niveau de résilience dans le continent.
La question des batteries est intéressante. Le fait que Ford assemblera des véhicules électriques au Canada commence à donner une véritable ampleur à notre production de véhicules électriques. Si le Canada obtenait quelques autres mandats de cette taille, il commencerait à atteindre une masse critique. Il serait alors logique qu’une partie de cette production — l’assemblage des batteries, peut-être — se fasse au Canada. Je pense qu’une occasion s’offre à nous.
Nous savons que nous avons les minéraux. La question est de savoir si nous pouvons rattraper notre retard sur le plan de l’expertise. Nous savons que d’autres pays ont fait des pas de géant dans le secteur de la technologie des batteries. Nous commençons donc avec un peu de retard, mais je n’exclurais pas la possibilité de produire ce type d’apport alors que nous commençons à nous pencher sur la résilience globale des terres rares et des batteries.
I think it may. There already are efforts under way in North America, with respect to the rare earth conversation, to make sure there is a level of resiliency there.
The question on batteries is an interesting one. The fact that Ford will be assembling electric vehicles here in Canada starts to give us some real scale in terms of EV production. If Canada were to win a few more mandates of that size, it would start to build a critical mass. It would make sense at that point to have some of that production—the actual battery assembly, perhaps—in Canada. I think there is an opportunity.
We know we have the minerals. The question is, can we catch up on the expertise front? We know that other countries have made leaps and bounds in terms of battery technology, so we are starting from a little bit behind, but I wouldn't rule out an opportunity to make that type of input as we start to look at overall resiliency in rare earths and batteries.
Voir le profil de Randy Hoback
PCC (SK)
D’accord. Bien sûr, nous voyons ensuite les pays se regrouper et créer un petit groupe ou bloc qui peut mettre en place des réglementations qui ont une incidence sur les gens en dehors de leur zone. Je pense que l’Accord Canada—États-Unis—Mexique était en fait... Lorsque nous en parlions au début, nous pensions qu’il représenterait une excellente occasion pour mettre en place des réglementations comme il se doit dans le secteur automobile afin d’être cohérent, mais que l’accord serait suffisamment important pour avoir une incidence sur l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud, voire l’Asie. Nous avons commencé à voir qu’un siège de voiture approuvé au Canada être approuvé dans toutes ces régions.
À votre avis, où en sommes-nous à cet égard? Croyez-vous qu’il y a encore du travail à faire dans ce domaine?
Okay. Then, of course, we're seeing countries go together, creating a bit of a cluster or bloc that can actually set its regs together that impact people outside their zone. I think Canada-U.S., CUSMA, was actually.... When we talked about it at the start, we thought it would be a great opportunity in the car sector to get the regs right so we are consistent, but it would be big enough that it would impact Central America and South America, and even go into Asia. We started looking at a car seat that was approved in Canada being approved in all those regions.
How do you think we're doing on that? Do you see more work needing to be done on that?
Brian Kingston
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Brian Kingston
2020-12-11 13:59
Oui, vous avez absolument raison. C’est extrêmement important pour le secteur automobile, surtout à mesure que les véhicules deviennent encore plus avancés sur le plan technologique grâce à des dispositifs de sécurité, de connectivité et autres. Il est essentiel d’avoir des réglementations cohérentes en place.
Nos réglementations sont tout à fait conformes à celles des États-Unis. Nous coopérons régulièrement avec eux dans des forums internationaux et d’autres marchés, mais c’est un travail de longue haleine qui doit être fait. Nous devons toujours coopérer avec les Américains et nos partenaires nord-américains et agir avec le soutien du gouvernement pour contribuer à l’élaboration de ces réglementations dans d’autres pays afin que nous puissions y vendre nos véhicules.
Yes, you're absolutely correct. It's hugely important for the auto sector, particularly as vehicles become even more technologically advanced, with safety features, connectivity and so on. Making sure we have consistent regulations in place is key.
We are totally aligned with the U.S. We co-operate with them regularly in international forums and in other markets, but it's a non-stop piece of work that has to be done. We always have to make sure that we co-operate with the Americans, our North American partners, with the support of government, to ensure that we're helping to shape those regulations in other jurisdictions so our vehicles can be sold there.
Voir le profil de Randy Hoback
PCC (SK)
Je vais m’adresser rapidement à M. Kennedy.
I'm going to turn to Mr. Kennedy quickly.
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Lib. (ON)
Soyez bref, monsieur Hoback.
Make it a short question, Mr. Hoback.
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PCC (SK)
Monsieur Kennedy, pourquoi le Canada ne fait-il pas partie de l’équation en 2050 ? Pourquoi ne sommes-nous pas membres de ce groupe de 20 pays?
Mr. Kennedy, why isn't Canada part of the picture in 2050? Why aren't we part of that group of 20 countries?
Douglas Kennedy
Voir le profil de Douglas Kennedy
Douglas Kennedy
2020-12-11 13:59
Il ne s’agit que d’une seule prévision de PwC, mais elle prévoit que le Canada se classera environ au 23e ou 24e rang en 2050 pour un certain nombre de raisons, notamment la taille, l'échelle et la démographie de la population, l'âge de la population et le fait que la croissance de la population canadienne est essentiellement attribuable à l’immigration. Il s’agit de notre principale source de croissance. Nous avons déjà atteint des niveaux de scolarité très élevés. Nous pourrions faire mieux en matière de productivité.
Dans d’autres pays, si vous déplacez des agriculteurs de subsistance et vous assurez leur éducation primaire afin qu’ils puissent utiliser des machines à coudre, conduire des camions ou faire fonctionner des tours, ils vont rattraper leur retard en ce qui concerne leur capacité à générer de la valeur beaucoup plus rapidement que nous essayons de croître progressivement à partir de... Nous en sommes actuellement à l’enseignement supérieur.
Ce n’est pas tant que le Canada prendra du retard — l’économie canadienne devrait dépasser les 3 billions de dollars d’ici 2050 comparativement à sa valeur actuelle d’environ 1,9 billion de dollars —, c’est plutôt que d’autres pays progressent plus rapidement.
Well, Canada in 2050—and again, this is just one forecast by PwC—is going to be ranking about 23rd or 24th, for a number of reasons: population size, scale, and demographics—the age of our population and the fact that growth in the Canadian population is essentially through immigration. That's our primary growth source. We've already achieved very high education levels. We could do better on productivity.
Other countries, if you move subsistence farmers and you give them a primary education so they can operate sewing machines, drive trucks or operate lathes, they are going to catch up, in terms of their ability to generate value, much faster than we are trying to grow incrementally from.... Tertiary education is where we are now.
It's not so much that Canada is going to fall behind. The Canadian economy is expected to top $3 trillion by 2050, up from about $1.9 trillion today. It's just that other countries are moving faster.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci, monsieur Kennedy.
Passons à M. Sarai pour une période de six minutes.
Thank you, Mr. Kennedy.
We go to Mr. Sarai, for six minutes.
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
Merci.
Tous vos commentaires sont très perspicaces.
Monsieur Kennedy, ma première question s’adresse peut-être à vous. J’entends sans cesse — et c’est un très bon point — que les fabricants devraient diversifier leurs exportations afin de ne pas dépendre d’un seul pays qui pourrait imposer des droits de douane, bloquer leurs exportations ou utiliser des mesures de sécurité injustes pour fermer une industrie. Cependant, je constate aussi qu’il n’est parfois pas en leur pouvoir de le faire. Certaines PME n’ont qu’un seul client qui achète tous leurs produits et qui leur paie un bon prix. Elles personnalisent leurs produits pour ce client. Puis, tout d’un coup, la situation actuelle se produit et elles sont incapables de se diversifier. Beaucoup d’entre elles finissent par être malmenées avant de décider de se diversifier. L’industrie du bois d’œuvre en est un excellent exemple. Elle dépendait fortement des États-Unis. Elle est maintenant diversifiée et fait affaire avec le Japon, la Chine et d’autres pays, de sorte qu’elle peut maintenant encaisser un coup et être encore capable de l’absorber parce qu’elle s’est restructurée pour d’autres clients.
Comment les PME canadiennes peuvent-elles se diversifier ou comment le gouvernement peut-il les aider à diversifier leurs exportations afin qu’elles ne dépendent pas d’un seul marché?
Thank you.
It's been very insightful to hear from all of you.
Mr. Kennedy, my first question is perhaps to you. I hear this all the time, and it's a very good point, that manufacturers should diversify their exports so they're not hinging on one country that may impose tariffs or block them or use unfair safety measures to shut an industry down. But what I also see is that SMEs don't have the ability sometimes. They get one client who is taking all of their product and paying them a good price. They customize it for them. Then all of a sudden this happens, and they're not able to diversify. Many of them end up being beaten up before they decide to diversify. The softwood lumber industry is a prime example. It was heavily reliant on the U.S. It's now diversified with Japan and China and others, so it can now take a hit and still be able to absorb it because it's retooled for others.
How can Canadian SMEs diversify or how can the government help them diversify their exports so they're not reliant on one market only?
Douglas Kennedy
Voir le profil de Douglas Kennedy
Douglas Kennedy
2020-12-11 14:02
Merci beaucoup de votre question. Elle est excellente. Elle revient constamment.
Je pense que la principale observation à faire sur ce sujet est qu’il s’agit peut-être moins d’une question de fabrication canadienne et d’exportation pure et simple et plus d’une question de participation des entreprises canadiennes sur les marchés internationaux. Par exemple, si vous produisez des pièces en plastique fabriquées à la presse pour l’industrie automobile et vous dépendez d’un nombre limité d’usines au Canada ou en Amérique du Nord et vous cherchez à élargir votre entreprise et à exporter ces pièces vers une industrie automobile en pleine croissance, notamment celle de la Thaïlande ou de certaines régions de l’Afrique ou du Moyen-Orient, il peut être moins efficace pour vous d’exporter les pièces proprement dites que de créer des coentreprises — en conservant les emplois d’ingénierie, de recherche et développement, de financement, de stratégie de marque ici au Canada, mais en construisant une chaîne d’approvisionnement ou de distribution où vous pouvez accéder indirectement à ces marchés.
Dans de nombreux cas, il y a beaucoup d’entreprises canadiennes qui peuvent tirer parti de leurs technologies et de leurs relations avec leurs clients, entre autres, dans ces autres marchés. Cela ne consiste pas uniquement à permettre aux entreprises canadiennes de se développer et de s’implanter à l’étranger d’un seul coup; il s’agit d’intégrer dans leurs plans d’affaires la capacité de profiter de ce qu’elles font le mieux au Canada et de trouver un moyen de l’exporter vers d’autres marchés.
Thank you very much for that question. It's a good one. It comes up all the time.
I think the key observation here is that it may be less about Canadian manufacturing and just doing pure exporting than about Canadian companies' engagement with international markets. If you are producing plastic stampings for the auto industry, for example, and you're reliant on a limited number of plants here in Canada or in North America and you're looking to grow your business and trying to export those same components to a growing auto industry like the one in Thailand, for example, parts of Africa or the Middle East, it may be less efficient for you to export the actual components than to do joint ventures—keep the engineering, research and development, finance, branding jobs here in Canada but build a supply chain or build a distribution chain where you can get access to those markets indirectly.
In many cases, there are lots of Canadian companies with technology, with client relationships and so on, that can be leveraged in these other markets. It's not just a matter of Canadian companies scaling up and then moving offshore all at once; it's actually building into their business plans the ability to take advantage of what they are best at here in Canada and finding a way of exporting that DNA to other markets.
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Lib. (BC)
Merci.
Dans la présentation que nous avons reçue du Centre for Global Enterprise, il est indiqué que, dans le cadre de futurs accords commerciaux internationaux, nous devrions « profiter de l’incertitude pour rechercher des partenaires qui ont des préoccupations similaires en matière de risques ». Selon vous, quels pays ont des préoccupations similaires en matière de risques?
Thank you.
In the presentation we received from the Centre for Global Enterprise, it was mentioned that in future international trade deals we should “take advantage of uncertainty to seek out partners with similar risk concerns”. What countries would you identify as having similar risk concerns?
Douglas Kennedy
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Douglas Kennedy
2020-12-11 14:04
En ce qui concerne les préoccupations en matière de risques, ce sont essentiellement certains des risques qui ont été identifiés. Il y a les risques physiques: quels pays sont vulnérables aux pandémies? Quels pays sont vulnérables en ce qui concerne des éléments clés de leurs infrastructures dans le domaine de la logistique du transport, de l'entreposage et ainsi de suite.
De plus, si l'on tient compte de l'aspect politique, quels autres pays ont une relation commerciale dominante qui les rend mal à l'aise et qui cherchent des solutions de rechange? Là encore, l'Australie et les pays de l'ANASE ont une relation avec la Chine qui est similaire à la nôtre avec les États-Unis. Nous cherchons activement non seulement à accroître notre intégration avec les États-Unis, mais aussi à accéder à d'autres marchés. Ces pays ont exactement les mêmes objectifs, ce qui en font des partenaires naturels pour nous. Par conséquent, comme je l'ai dit, si l'on regarde l'exemple de la Chine, il y a les pays de l'ANASE, la Corée et l'Australasie.
In terms of risk concern, it's essentially some of the risks that have been labelled. There are physical risks: What countries are vulnerable to pandemics? What countries have key parts of their infrastructure in transportational logistics, warehousing and so on that are vulnerable?
Also, just looking at the political dimension, what other countries have a dominant trading relationship that they may no longer be completely comfortable with and are looking for alternatives? Again, Australia and ASEAN countries have a similar relationship with China as we have with the United States. We are actively seeking to grow our integration with the United States, but also to expand into other markets. These countries have exactly the same objectives, and they make them natural partners for us. So, again, looking at the China example, there are the ASEAN countries, Korea, Australasia.
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
Merci.
Monsieur Watson, nous savons que les communautés autochtones ont été touchées de manière disproportionnée par la COVID-19. Plus précisément, les femmes entrepreneures de votre communauté ont été touchées, ce qui représente un coup double pour vous. Comment pouvons-nous continuer à travailler avec les communautés autochtones pour combler les lacunes qu'elles subissent en raison de la COVID-19 et d'autres obstacles systémiques liés au commerce international?
Thank you.
Mr. Watson, we know that indigenous communities have been disproportionately affected by COVID-19. Specifically, women entrepreneurs in your community have been hit, so you have a double whammy on it. How can we continue to work with indigenous communities to bridge the gaps they are experiencing as a result of COVID-19 and other systemic barriers related to international trade?
Patrick Watson
Voir le profil de Patrick Watson
Patrick Watson
2020-12-11 14:05
Merci beaucoup pour la question.
Comme je l’ai décrit dans ma déclaration, il s’agit de créer ces possibilités et de renforcer la capacité des Autochtones. S’il y a une idée que j’aimerais laisser judicieusement au Comité aujourd’hui, c’est celle que nous devrions nous demander si ce que nous faisons renforce la capacité des Autochtones. Est-ce que nous renforçons des dirigeants, des nations et des institutions autochtones? Je pense que si nous le faisons, nous obtiendrons de bien meilleurs résultats.
Je tiens à souligner les commentaires que mon collègue a prononcés plus tôt, à savoir qu’une machine a besoin d’huile pour fonctionner plus efficacement. Je pense que le fait d’avoir beaucoup plus de soutien de CanExport pour renforcer les nations, les dirigeants et les institutions autochtones représente le type d’huile dont nous avons besoin pour faire fonctionner cette machine plus efficacement et pour obtenir des résultats plus équitables, peu importe où se trouve l’entreprise autochtone. Elle peut être dans une zone urbaine, une zone rurale ou une région éloignée.
En renforçant les institutions... Comme Mme Dawn Madahbee Leach, vice-présidente du Conseil national de développement économique des Autochtones, l’a demandé hier lors d’un événement organisé dans le cadre de Canada 2020, comment allons-nous construire des infrastructures institutionnelles pour les Autochtones ?
Je pense qu’il ne faut pas oublier que nous voulons favoriser la croissance des exportations autochtones et la prospérité des Autochtones tout en assurant la reprise économique des Autochtones. Nous voulons soutenir les institutions autochtones.
Merci.
Thank you very much for the question.
As I described in my statement, it's about creating those opportunities and building indigenous capacity. If there's one idea that I would like to leave with the committee today, in a good way, it is that when we ask ourselves what we're doing, we should ask whether it is building indigenous capacity. Is it raising up indigenous leaders, nations and institutions? I think if we do that, we'll find much greater success.
I want to note something that my colleague noted earlier, about needing oil in the machinery to make it work more efficiently. I think that having a lot more of that CanExport support for building up indigenous nations, leaders, and institutions is the kind of oil that we need in that machinery to make it work more effectively and allow more equitable outcomes, no matter where that indigenous business might be. It might be in an urban area, a rural area or a remote area.
By building up institutions.... As Ms. Dawn Madahbee Leach, who is the vice-chair of the National Indigenous Economic Development Board, asked yesterday at a Canada 2020 event, how are we building indigenous institutional infrastructure?
I think we want to be mindful that we want to see indigenous export growth and drive indigenous prosperity while being in indigenous economic recovery. We want to support indigenous institutions.
Thank you.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci, monsieur Watson.
Passons à M. Savard-Tremblay pour une période de six minutes.
Thank you, Mr. Watson.
We'll go on to Mr. Savard-Tremblay for six minutes.
Voir le profil de Simon-Pierre Savard-Tremblay
BQ (QC)
Je remercie tout d'abord l'ensemble des témoins de leurs commentaires et de leur apport.
Ma question s'adressera aux représentants de l'Union des producteurs agricoles. Je salue M. Groleau, que je remercie de sa présentation.
Nous sommes ici aujourd'hui pour commenter l'avenir du commerce une fois que la pandémie sera terminée. La crise sanitaire actuelle pourrait se reproduire sous d'autres formes. Selon certains, il faudrait peut-être que le commerce, tant et aussi longtemps que nous le favorisons — et nous le favoriserons encore plus —, protège davantage différents secteurs, diverses industries, l'environnement, l'être humain, une forme de justice sociale et l'agriculture.
Au Canada et au Québec, il existe le système de la gestion de l'offre. Comme vous le savez, c'est un système éminemment québécois. Vous nous avez parlé de l'accord avec le Royaume-Uni et de vos craintes, de vos attentes et de vos espoirs en ce qui a trait à un éventuel accord permanent qui aurait été renégocié. Nous avons reçu également les producteurs laitiers il y a peu de temps. On peut dire que leurs propos sur cet accord se résumaient par « on l'a échappé belle ».
Cependant, cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'autres brèches dans le système de la gestion de l'offre. Par exemple, on sait que, dans le cas de l'accord avec le Royaume-Uni, les producteurs fromagers de là-bas vont faire des pressions pour qu'il y ait davantage d'exportations. Ce n'est donc peut-être que partie remise.
Comme vous le savez, le Bloc québécois a déposé un projet de loi qui interdit toute brèche dans le système de la gestion de l'offre. Les partis qui se succèdent au gouvernement ne cessent de prendre des engagements, mais finissent par nous dire qu'il y a des brèches dans le système. Nous souhaitons interdire cela et nous souhaitons que le mandat des ministres concernés inclue la défense du système de gestion de l'offre.
Croyez-vous que ce projet de loi est une bonne idée?
I'll begin by thanking all the witnesses for their comments and their support.
My question is for the representatives of the Union des producteurs agricoles. Thanks to Mr. Groleau for his presentation.
We are here today to comment on the future of trade once the pandemic is over. The current health crisis could be repeated in other forms. Some people feel that trade, for as long as we continue to promote it—and we intend to promote it even more—provides protection to various sectors and industries, the environment, human beings, forms of social justice, and agriculture.
Canada and Quebec have a supply management system. As you know, it is eminently typical of Quebec. You spoke to us about the agreement with the United Kingdom and about your fears, expectations and hopes with respect to a future renegotiated permanent agreement. We also heard from the dairy producers a short while ago. If we were to summarize their comments on this agreement it would be something like, "that was a close call."
However, this doesn't mean that there won't be other gaps in the supply management system. For example, under the agreement with the United Kingdom, their cheese producers are applying pressure for more exports. So perhaps it's only a postponement.
As you know, the Bloc Québécois tabled a bill that prohibits any weakening of the supply management system. As the different parties take their turn running the government, they continually make commitments, but end up telling us that there are gaps in the system. We want to put an end to that and we hope that any mandate for the ministers in question will include defending the supply management system.
Do you believe that this bill is a good idea?
Marcel Groleau
Voir le profil de Marcel Groleau
Marcel Groleau
2020-12-11 14:09
Je vous remercie de votre question.
Bien sûr, ce projet de loi est une bonne idée s'il confirme l'engagement réel de tous les partis politiques à l'égard de ce principe, de même que celui des partis qui, un jour, formeront peut-être le gouvernement et participeront à des négociations bilatérales ou multilatérales.
Votre question est tout de même assez large. Que fera-t-on, dans le cadre des futures ententes, pour intégrer des questions autres que commerciales, notamment des questions environnementales et sociales? À mon avis, l'agriculture et l'agroalimentaire sont probablement l'un des secteurs par lesquels il faudrait commencer. On a constaté pendant la pandémie que les populations les plus pauvres étaient affectées, notamment par l'augmentation du prix des aliments. Cette année, le nombre de personnes souffrant de la faim est en croissance. Pour ce qui est de l'année précédente, si on veut être honnête, on dira que ce nombre s'est stabilisé et non qu'il a diminué.
Au sein de l'Union des producteurs agricoles et en Europe également, nous sommes de plus en plus nombreux à faire valoir, d'une façon qui varie parfois, la nécessité d'adopter une approche alimentaire mondiale ainsi qu'une approche mondiale pour traiter des questions de commerce alimentaire. On parle de plus en plus d'une convention pour l'agriculture durable. On y traiterait de la santé des populations, de l'environnement et des sols afin d'en arriver à une agriculture durable. C'est d'autant plus important que les défis du changement climatique vont affecter énormément le secteur agricole de plusieurs pays.
On parle de la nécessité de protéger les terres agricoles, qui sont à la base de l'alimentation humaine, partout sur la planète, et de préserver la biodiversité, ou du moins ce qu'il en reste. Si nous continuons à mettre en opposition et en compétition les agricultures du monde sans nous soucier des enjeux sociaux et environnementaux, nous risquons de voir augmenter le nombre de personnes souffrant de la faim et, en matière d'environnement, de ne pas respecter les engagements que nous avons pris dans le cadre de l'Accord de Paris. Il faut donc aborder le commerce agricole sous un angle qui ne soit pas uniquement commercial. Il faut intégrer les autres enjeux auxquels la société fait face et auxquels elle fera face au cours des décennies à venir, particulièrement.
La gestion de l'offre est un modèle qui répond à ces enjeux, mais il y en a d'autres également, entre autres les systèmes alimentaires territorialisés. On en parle de plus en plus en Europe. C'est d'ailleurs pour assurer en grande partie l'alimentation de sa population au moyen de son agriculture et protéger ainsi les revenus de ses agriculteurs que l'Europe maintient à tout prix des barrières non tarifaires. Sur le plan agricole, on voit également beaucoup de protectionnisme chez les Américains. Le Japon, pour sa part, a conservé des mesures qui touchent son riz et son bœuf afin de maintenir chez lui un minimum d'agriculture.
La sécurité alimentaire des nations repose d'abord sur leur degré d'autonomie alimentaire en tant que nation. Or le commerce international ne considère pas ce concept en ce moment.
Oui, il va falloir aborder le commerce alimentaire et agricole différemment au cours des années à venir.
Thank you for your question.
This bill is definitely a good idea if it confirms the genuine commitment of all the political parties to this principle, and even whichever of the parties might one day form the government and be involved in bilateral or multilateral negotiations.
Your question is nevertheless rather broad. What would we do, in the context of future agreements, to include aspects other than trade issues, such as environmental and social issues? In my view, agriculture and agri-food would probably be one of the priority sectors. We saw during the pandemic that the poorest segment of the population was affected in various ways, including higher food prices. This year, a growing number are suffering from hunger. As for the previous year, we would have to admit that while this number had been stabilized, it had certainly not been reduced.
Within the Union des producteurs agricoles, and also in Europe, more and more people are arguing in various ways that it is essential to adopt a global approach to food as well as a global approach to dealing with food trade issues. By this we mean more than an agreement on sustainable agriculture. It would include population health, the environment,and soil, with a view to achieving sustainable agriculture. Doing so is all the more important because climate change is going to have a major impact on the farming sector in many countries.
What we're talking about is the need to protect farmland, which is what feeds humanity everywhere on the planet, and to protect biodiversity, or at least what's left of it. If opposition and competition between the world's agricultural systems continues without any concern for social and environmental issues, then we'll see a rising number of people suffering from hunger, and a failure to meet the environmental commitments we have all made under the Paris Accord. It's therefore important to view agricultural trade from a standpoint that is not strictly commercial, and equally important to include other challenges facing society today and for decades to come.
Supply management is a model that addresses these issues, but there are others too, including national agri-food systems. In Europe, people are talking about this more and more. Europe fiercely maintains non-tariff barriers to ensure that it can feed most of its population from its own farming operations, and at the same time protect its farmers' revenue. The Americans too are applying a significant amount of protectionism for its agricultural sector. Japan has maintained measures for its rice and beef to assure a basic level of agriculture at home.
National food security is mainly based on each nation's level of food self-sufficiency. International trade has not yet factored in this concept.
Food and agricultural trade will definitely have to be approached differently over the coming years.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci beaucoup, monsieur Groleau.
Je tiens à souligner que MM. Green et Sangha sont ici à titre de remplaçants aujourd’hui.
Bienvenue au Comité.
Monsieur Green, vous avez la parole pour six minutes.
Thank you very much, Mr. Groleau.
I want to recognize that, filling in today, we have Mr. Green and Mr. Sangha.
Welcome to our committee.
Mr. Green, you're on for six minutes, please.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
C'est le dernier jour de la dernière semaine de l'apocalypse de COVID sur Zoom et j'ai fait ce que tout le monde a fait. Je suis resté silencieux.
Je tiens tout d'abord à remercier les membres de m'avoir permis de participer à cette réunion importante du Comité aujourd'hui à la place de mon très estimé collègue M. Daniel Blaikie. Je vois que mon collègue M. Ziad Aboultaif, avec qui je siège sur un autre comité, est ici. Je suis heureux d'être ici.
Monsieur Watson, je souhaite profiter de cette occasion pour souligner les appels à l'action cruciaux du sondage sur la COVID-19 dans les entreprises autochtones, en particulier les points relatifs à l'élaboration et à la mise en œuvre d'une stratégie d'approvisionnment proactive pour les agents d'approvisionnement du gouvernement afin de mobiliser directement les entreprises autochtones qui peuvent fournir de l'équipement de protection individuelle ou réorienter leur production pour en fournir.
J'en parle parce que, lors d'une des réunions des autres comités auxquels je siège, j'ai demandé des documents sur le Programme de contrats fédéraux du gouvernement. Je voulais juste attirer l'attention du Comité sur ce point, car il existe de nombreuses politiques qui fixent les mises en réserve à 5 %.
J'aimerais savoir ce que pense M. Watson de cette politique bien intentionnée qui continue à ne pas être à la hauteur de la situation jour après jour. Dans quelle mesure est-il convaincu que le gouvernement pourra concrétiser la réorientation de la production d'équipement de protection individuelle dans le contexte du rapport?
It's the last day of the last week of the Zoom apocalypse of COVID, and I have done what everybody has done. I remained muted.
I want to begin by thanking members for allowing me to join this important committee today in the place of my very esteemed colleague Mr. Daniel Blaikie. I see my friend Mr. Ziad Aboultaif here from another committee. I'm pleased to be here.
Mr. Watson, I want to take this opportunity to draw out the critical calls to action in the COVID-19 indigenous business survey, particularly the points on development and implementing a proactive procurement strategy for government procurement officers to directly engage indigenous businesses that can supply or pivot to PPE.
I bring that up because in one of my other committees I've actually done a demand for documents on the federal government contractors program. I just wanted to draw attention to that in this committee, as there are many policies in place that state the set-asides at 5%.
I would like Mr. Watson to comment on what we know to be a well-intentioned policy, but which continues to fall short on any given day. What confidence does he have that this government will be able to actually deliver on this pivot to PPE in the context of the report?
Patrick Watson
Voir le profil de Patrick Watson
Patrick Watson
2020-12-11 14:15
Merci beaucoup, monsieur, de votre question.
Je m’en voudrais de ne pas souligner que cet objectif découle d’un rapport de recherche très détaillé, intitulé « Industry and inclusion », qui a été publié l’année dernière par le Conseil canadien pour le commerce autochtone. Ce rapport a essentiellement fixé le point de référence pour la cible de 5 % dans les recommandations et pour les hausses de 1 % par an, qui se sont retrouvés dans la lettre de mandat de la ministre Anand. Je remercie mes collègues de l'équipe de recherche pour cet important document.
Nous avons découvert, particulièrement pendant la pandémie, que l’approvisionnement joue un rôle incroyablement important dans l’assurance d’un bon service dans les communautés autochtones. Nous constatons que ce service est, au mieux, irrégulier. J’estime que des améliorations considérables pourraient être apportées sur le plan des dépenses gouvernementales par les entreprises autochtones. Je vous suis reconnaissant d’être à la recherche de documentation. Selon les informations que nous a fournies SPAC, c’est moins de 5 %.
Je pense qu’il s’agit d’une facette importante de la reprise économique autochtone. Nous devons faire en sorte que le gouvernement continue à réaliser des progrès vers l’atteinte de sa cible de 5 % et continue à inclure les organisations autochtones comme le CCCA, entre autres, dans la discussion sur la manière dont le gouvernement du Canada peut atteindre avec succès cet objectif de 5 %.
Comme je l’ai dit plus tôt, il s’agit de renforcer la capacité des Autochtones. Il s’agit également de savoir comment les organisations autochtones peuvent contribuer au débat politique parce que, au bout du compte, il faut une politique pragmatique qui s’inspire des réalités sur le terrain et qui est réalisable par les entreprises autochtones.
Je voudrais faire remarquer que le CCCA et d’autres organisations autochtones nationales ont travaillé très étroitement avec des organisations autochtones australiennes, principalement Supply Nation, qui a réussi à mettre en œuvre une politique d’approvisionnement autochtone en Australie. En 2014, le gouvernement du Commonwealth d’Australie a déclaré qu’il s’agissait d’un objectif trop ambitieux et qu’il ne savait pas vraiment comment il l’atteindrait. Il l’a ensuite atteint en peu de temps et dépasse même maintenant ses objectifs. Je pense que c’est...
Thank you very much, sir, for that question.
I would be remiss if I didn't note that that objective did come through a very detailed research report that the CCAB published last year, called “Industry and Inclusion”. That report essentially set the benchmark for the 5% in recommendations, and for 1% increases per annum, which found its way into the mandate letter of Minister Anand. I just want to thank my colleagues on the research team for that important piece.
What we found, especially during the course of the pandemic, is the incredible importance of procurement to ensure that indigenous communities are well serviced. We're finding that it's spotty at best, if I may be so bold. I do find that there could be significant improvements, in terms of the government spend from indigenous businesses. I appreciate that you're seeking documentation. What we have found, in information provided to us by PSPC, is that it is less than 5%.
I think this is an important facet of indigenous economic recovery. We need to ensure that the government continues to make progress towards its 5% target and continues to include indigenous organizations such as the CCAB, among others, in the conversation about how the Government of Canada can successfully obtain that 5% objective.
As I said earlier, it's about building indigenous capacity. That also includes how indigenous organizations can contribute to the policy conversation, because at the end of the day, you need to have pragmatic policy that's informed by the realities on the ground and achievable for indigenous businesses.
I would like to make a note that the CCAB, among other national indigenous organizations, has worked quite closely with indigenous organizations in Australia, principally Supply Nation, which has been quite successful in the implementation of indigenous procurement policy in that country. Back in 2014, the government of the Commonwealth of Australia was saying that this is an overly ambitious target and they were not sure how they were going to meet it. Then they met it in short order, and now they're actually exceeding their targets. I think that's—
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Revenons en arrière à ce sujet. Si je comprends bien ce qu’on me dit, nous n’obtenons qu’une mise en réserve d’environ 2 % pour certaines des politiques axées sur l’approvisionnement. Je me pose des questions à ce sujet, étant donné que votre rapport sur la sensibilisation et la programmation conclut que plus d’un quart, ou 28 %, des personnes interrogées ne savent même pas si elles vont demander de l’aide gouvernementale.
Je me demande s’il existe un lien entre cette réticence et les obstacles que doivent surmonter les entreprises autochtones et des Premières Nations pour obtenir de l’aide et certains des obstacles qui se présentent sur le plan de l’approvisionnement.
Let's actually dial down on that. As I understand it, I'm hearing that we're only getting something like a 2% set-aside on some of the procurement side policies. I'm wondering about that, given that your report on outreach and programming states that over a quarter, or 28%, of the respondents were unsure if they would even apply for government supports.
I'm wondering if there's a correlation between that reluctance or the barriers presented to first nations and indigenous businesses for supports and some of the barriers that are presented on the procurement side.
Patrick Watson
Voir le profil de Patrick Watson
Patrick Watson
2020-12-11 14:18
Absolument. Grâce à notre travail important avec nos homologues autochtones en Australie, nous avons déterminé qu’il y a un besoin pour une fonction de navigateur. C’est une chose que ma patronne, la PDG Tabatha Bull, a fait valoir à maintes reprises. Une fonction de navigateur est nécessaire pour aider les entreprises autochtones à s’y retrouver dans la bureaucratie afin de tirer parti de ces possibilités d’approvisionnement.
Si vous êtes une petite entreprise qui se trouve peut-être dans une région rurale et éloignée et vous voyez un appel d’offres qui comporte de nombreuses pages... Je ne connais pas beaucoup de PME qui ont la possibilité de passer en revue un tel document en détail. Ce dont elles ont vraiment besoin, c’est d’un peu de soutien. Elles veulent et recherchent ce soutien, souvent auprès d’organisations autochtones. Qui jouera le rôle de navigateur?
Nous réalisons actuellement un excellent travail en matière de politiques qui a été commandé par Services aux Autochtones Canada, qui parle de l’approvisionnement allant de la sous-traitance aux entreprises autochtones du Canada. Il y a beaucoup de très bonnes leçons apprises que nous avons soumises sous forme de projet à Services aux Autochtones Canada, à SPAC, au SCT et à d’autres.
J’espère vraiment que cela constituera une partie des fondements d’un excellent processus d’élaboration de politiques à l’avenir. L’élément clé est la fonction de navigateur qui veillera à donner aux entreprises locales la possibilité de tirer parti de ces possibilités d’approvisionnement.
Absolutely. What we've found from our important work with our indigenous counterparts in Australia is that there is a need for a navigator function. This is something that my boss, president and CEO Tabatha Bull, has made the case for time and time again. There is a need for a navigator function to assist indigenous businesses in navigating the bureaucracy to draw down these procurement opportunities.
If you're a small-scale enterprise, perhaps in a rural, remote area, and you see a bid, and it's many pages long.... I don't know many SMEs that have the opportunity to go through that in detail. What they really need is a bit of support. They want and seek that support, often from indigenous organizations. Who's going to play that navigator function?
We're doing some excellent policy work right now that's been commissioned by Indigenous Services Canada, which is talking about procurement from subcontracting to indigenous businesses from corporate Canada. There are a lot of very good lessons learned that we've submitted through draft to Indigenous Services Canada, PSPC, TBS and others.
I'm really hoping that this will form some of the foundation of excellent policy development going forward. The key in that is that navigator function, to ensure that indigenous businesses have the opportunity to pull down these procurement opportunities.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
J’aimerais attirer l’attention sur mon collègue M. Blaikie, qui a fait... C’est un homme humble et je ne sais pas s’il aurait soulevé cette question, mais je le ferai certainement puisqu’il s’agit d’un de mes intérêts. Je tiens à attirer l’attention sur l’Accord de continuité commerciale entre le Canada et le Royaume-Uni, ou l’ACC. M. Blaikie a présenté une motion visant à ajouter une disposition dans le prochain ACC — il a essayé de faire de même avec l’ACEUM, mais n’a pas eu de succès et tente maintenant sa chance avec l’accord avec le Royaume-Uni — afin d’inclure l’expression « peuples autochtones du Canada » et de lui donner la signification attribuée par la définition de « peuples autochtones du Canada » prévue à l’alinéa 35(2) de la Loi constitutionnelle. La motion indiquait aussi qu’il « est entendu que la présente loi ne porte pas atteinte à la protection des droits des peuples autochtones du Canada » découlant de la Constitution.
Je me demande si M. Watson peut commenter la nécessité de veiller à ce que nos accords commerciaux internationaux soient rédigés dans un langage intégré afin de garantir que ces protections soient mises en place par la loi.
I want to draw attention to my colleague Mr. Blaikie, who has done.... He is a humble man, and I don't know that he would bring this up, but I certainly will, because it's an interest of mine. I want to point to the Canada-U.K. trade continuity agreement, the TCA. He moved a motion to put a clause in the forthcoming TCA—he attempted to do this in past with CUSMA, but he was unsuccessful, and now he is trying with the U.K. agreement—to include the language of “indigenous peoples of Canada” to have the meaning assigned by the definition “aboriginal peoples of Canada” in subsection 35(2) of the Constitution Act. It also said, “For greater certainty, nothing in this Act is to be construed as abrogating or derogating from the protection provided for the rights of the Indigenous peoples of Canada” by the Constitution.
I am wondering if Mr. Watson can comment on the need to ensure that our international trade agreements have baked-in language to ensure that these protections are in place via legislation.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Dans la mesure du possible, veuillez donner une brève réponse, monsieur Watson.
Give a short answer, if possible, Mr. Watson.
Patrick Watson
Voir le profil de Patrick Watson
Patrick Watson
2020-12-11 14:20
Oui, merci, madame la présidente.
Yes, thank you, Madam Chair.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Pour ne pas couper court, combien de temps me reste-t-il?
So as not to cut this up, how much time do I have left?
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Il ne vous en reste pas. Votre temps de parole est écoulé, monsieur.
You don't; your time is up, sir.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Y aura-t-il un deuxième tour de questions?
Will we have a second round?
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Oui, il y aura un deuxième tour de questions. Vous disposerez de deux minutes et demie pendant ce tour.
We have a second round, yes. You'll have two and a half minutes on that round.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Sachez simplement, monsieur Watson, que je vais vous poser cette question au prochain tour et que vous pourrez alors me fournir une excellente réponse.
Just know, Mr. Watson, that I am going to ask you that in the next round, and you can have a great answer for it then.
Voir le profil de Rachel Bendayan
Lib. (QC)
Madame la présidente, j’invoque le Règlement.
Je suis très intéressée par ce que M. Green vient de dire et je ne suis pas au courant d’une motion présentée par M. Blaikie à cet effet. Serait-il donc possible de demander à M. Green de me la faire parvenir.
I have a point of order, Madam Chair.
I am very interested in what Mr. Green just mentioned, and I am not familiar with any motion by Mr. Blaikie to that effect, so perhaps Mr. Green could circulate that to me.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci.
Passons à M. Aboultaif pour une période de cinq minutes.
Thank you.
We will move on to Mr. Aboultaif for five minutes.
Voir le profil de Ziad Aboultaif
PCC (AB)
Je remercie les témoins, qui ont donné d'excellents témoignages cet après-midi à l'occasion de la dernière réunion du Comité pour cette année.
Je crois que MM. Kingston et Kennedy ont parlé des infrastructures et du fait que nous sommes prêts à ce chapitre. Bien sûr, le gouvernement parle beaucoup des infrastructures. Nous croyons évidemment qu'elles sont très importantes pour l'avenir afin de se tailler une place sur la scène internationale en 2050, surtout en ce qui concerne le commerce international. Cela représente un défi énorme. Nous savons qu'un virage économique s'opère au profit de l'Asie du Sud-Est et de la région indo-pacifique.
Ce qui me préoccupe le plus en ce moment — et je suis essentiellement un ancien homme d'affaires en commerce international —, c'est la chaîne d'approvisionnement. Avant la pandémie de COVID-19, la chaîne d'approvisionnement était un sujet de préoccupation, et elle le demeurera après.
Monsieur Kingston, croyez-vous que le gouvernement fédéral peut en faire davantage pour protéger la chaîne d'approvisionnement? Pouvez-vous nous donner une idée de la situation générale?
Thanks to the witnesses for great testimony this afternoon, in our last meeting for this year for our committee.
I believe Mr. Kingston and Mr. Kennedy mentioned the infrastructure and how ready we are. The government, of course, talks big about infrastructure. We believe that it's very important in facing the future, of course, to reserve a spot among the nations on the world stage in 2050, especially in trade. It's going to be a big challenge. We know that there is an economic shift toward Southeast Asia and the Indo-Pacific region.
The biggest worry here on my mind—and I am basically a former businessman in international trade—is the supply chain. The supply chain, before and after COVID, is an issue.
Mr. Kingston, do you believe that the federal government can do more to protect our supply chain? Can you give us an assessment on how we are doing overall?
Brian Kingston
Voir le profil de Brian Kingston
Brian Kingston
2020-12-11 14:22
Récemment, deux exemples de problèmes liés à la chaîne d'approvisionnement sont survenus et ont vraiment fait ressortir, selon moi, à quel point l'infrastructure commerciale est vulnérable. Il y a eu les blocus ferroviaires, puis la grève au port de Montréal. Bien sûr, il y a eu ensuite la pandémie de COVID-19, qui a causé des perturbations mondiales.
Ces deux situations ont vraiment montré l'importance capitale de l'infrastructure ferroviaire du Canada, les liens qu'elle a avec les ports ainsi que ses limites partout au pays. Quand un élément de cette infrastructure tombe en panne à cause de perturbations, peu importe les raisons... Ces situations ont eu des répercussions considérables non seulement sur le secteur de l'automobile, mais aussi sur l'ensemble de l'économie. Les entreprises ne pouvaient pas acheminer leurs produits vers un autre port ou par une autre voie ferrée. Il n'y avait aucune autre option. Les entreprises n'avaient qu'un seul choix, alors elles ont dû avoir recours à des camions ou à des avions pour acheminer leurs marchandises, et ce, à grands frais.
Alors que le gouvernement réfléchit à la mise en place d'une stratégie sur l’infrastructure commerciale après la pandémie de COVID-19, je l'exhorte à renforcer la résilience de certains des principaux liens au Canada pour s'assurer que de telles situations ne se reproduisent pas.
We've had two recent examples of supply chain issues that have arisen that I think really underline how vulnerable we are with respect to our trade infrastructure. We had the rail blockades, then the port of Montreal strike and then, of course, COVID, which was a global disruption.
Those two instances really showed how critically important Canada's rail infrastructure is and the connections it then has to the ports and how narrow that band of infrastructure is across the country. When one element of it goes down due to disruption, whatever the reason may be.... The knock-on effects that we saw, not just in the auto sector but throughout the economy, were massive. Companies weren't able to say, “Okay, we'll divert to a different port” or “We'll divert to a different rail line.” There was no other option; that was the only way, so we ended up having to use trucks or airplanes at great expense to move goods.
I would just urge that, as the government thinks about a post-COVID trade infrastructure strategy, we think about building some resiliency into some of those key linkages across Canada to make sure we avoid those situations.
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PCC (AB)
Merci.
Pourquoi estimez-vous que le gouvernement n'en ait pas fait encore assez dans ce dossier? Nous sommes des politiciens. Nous savons que tout devrait reposer sur les politiques. Certes, les gens d'affaires font des affaires, les fournisseurs approvisionnent les détaillants, et les importateurs et les exportateurs font leur travail, mais, en définitive, c'est une question de politique.
Que conseillez-vous aux parlementaires et au gouvernement pour protéger la chaîne d'approvisionnement et veiller à ce qu'elle réponde adéquatement à nos besoins, surtout après la pandémie de COVID-19?
Thank you.
Why do you think the government hasn't done enough there yet? We are politicians. We know that policy really should drive everything. Yes, business people do the business, the suppliers will do the supply, and the importers and exporters will do their job, but at the end of the day it's about the policy.
What kind of advice would you give us, as parliamentarians and as a government, on how to protect the supply chain and how to make sure it's going to serve us very well, especially post-COVID?
Brian Kingston
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Brian Kingston
2020-12-11 14:24
Maintenant que nous avons traversé cette crise — eh bien, pas tout à fait, mais, j'espère que nous approchons de la relance —, ce serait l'occasion de faire le point sur les faiblesses des infrastructures et de cibler certains des goulots d'étranglement ainsi que les secteurs de la chaîne d'approvisionnement qui comportent peut-être des lacunes. Maintenant que nous avons affronté ces situations, nous pouvons les examiner afin de déterminer où il faut investir.
Il y a eu d'excellentes initiatives par le passé, comme les corridors commerciaux, où les problèmes étaient signalés, mais, ce qui est arrivé, c'est qu'ils ne faisaient pas l'objet d'un suivi. Des fonds ont déjà été annoncés, mais ensuite, le début des travaux et la construction des nouvelles infrastructures sont retardés, prennent trop de temps ou n'ont tout simplement pas lieu.
J'insiste sur le fait que le moment est venu de réfléchir sérieusement à la question, surtout alors que le gouvernement cherche à stimuler l'économie, comme nous avons pu le constater dans l'énoncé économique de l'automne. C'est le genre de mesures de relance qui génèrent des retombées économiques. Ces mesures se prennent relativement rapidement et serviront les intérêts du Canada pendant des décennies.
Now that we've come through this scenario—well, not quite yet, but hopefully we're approaching a recovery—this would be a time to take stock of our infrastructure weaknesses, identify some of those choke points and identify areas in the supply chain that are potentially weakened. Now that we've gone through these instances, we can look at it and determine where we need that investment to be directed.
We've had great initiatives in the past, like the trade corridors, where the problems have been flagged, but what has happened is that we haven't seen the follow-through. There have been funds announced, but then getting shovels in the ground and building this additional infrastructure gets delayed, takes too long or doesn't happen.
I would just urge that now is the time to really think this through, particularly as the government is looking to stimulate the economy, as we saw in the fall economic statement. This is the type of stimulus that has economic benefits. It can be done relatively quickly, and it will serve the country going forward for decades.
Voir le profil de Ziad Aboultaif
PCC (AB)
Je viens de l'Ouest canadien et je sais que, alors que nous nous tournons vers l'avenir, on ne peut pas faire grand-chose sans le secteur des hydrocarbures, qui fait très bonne figure dans les provinces de l'Ouest et qui est essentiellement le principal gagne-pain des habitants de cette région.
Nous savons que nous sommes devant une montée du protectionnisme, qui se présente sous différentes formes. À l'aube de la nouvelle ère post-COVID-19, de nouveaux noms apparaissent, comme le bloc de Chine, de l'autre côté du Pacifique, qui nous laissent encore croire que l'équilibre de l'économie basculera en faveur de cette région.
Que devrions-nous faire pour soutenir aussi l'industrie des hydrocarbures jusqu'en 2050 ou 2100? C'est dans 30 ou 80 ans, période durant laquelle nous ne pourrons pas survivre sans protéger cette industrie.
Pouvez-vous nous dire comment nous pouvons mieux protéger cette industrie, du moins à court terme, soit jusqu'en 2050?
I'm from western Canada and I know that, as we look towards the future, there's not much that can be done without the oil and gas sector, which we do very well and it's our main bread and butter, basically, in the western provinces.
We know we're facing protectionism under different banners, with the new era, post-COVID, just the different names, the China bloc on the other side, and thinking again that for the economy the balance is going to tip to that region.
What should we do to make sure that we also maintain the oil and gas industry, going forward, to 2050 or 2100? We're talking 30 to 80 years from now, during which time we cannot survive without protecting this industry.
Do you have any comment on how we can do better to make sure that we protect this industry, at least for the short term to 2050?
Brian Kingston
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Brian Kingston
2020-12-11 14:26
Voulez-vous que je réponde à la question?
Would you like me to answer that?
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PCC (AB)
Absolument.
Absolutely.
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Lib. (ON)
Monsieur Kingston, pouvez-vous répondre brièvement, s'il vous plaît?
Mr. Kingston, can you give just a short answer, please?
Brian Kingston
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Brian Kingston
2020-12-11 14:26
Bien sûr.
D'abord, je sais qu'on l'a probablement dit à maintes reprises, mais les infrastructures sont essentielles pour permettre au secteur pétrolier d'acheminer le pétrole jusqu'aux côtes. Nous avons encore beaucoup à faire au chapitre des protections en travaillant avec l'Organisation mondiale du commerce et, espérons-le, la nouvelle administration Biden pour s'attaquer aux barrières commerciales qui sont érigées partout dans le monde. Si nous pouvons nous associer à notre plus puissant allié, soit les États-Unis, nous serons toujours plus forts.
Sure.
Number one, I know it has probably been said a lot, but infrastructure is critical for the oil sector, getting oil to tidewater. We have much more to do there on the protections front, working with the WTO and hopefully working with the new Biden administration to tackle trade barriers that we're seeing around the world. If we can partner with our strongest ally, the Americans, we will always be stronger.
Voir le profil de Ziad Aboultaif
PCC (AB)
Merci.
En passant, joyeux Noël à tous.
Thank you.
By the way, Merry Christmas to all of you.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci, monsieur Aboultaif.
Nous passons à M. Sheehan, qui dispose de cinq minutes.
Thank you, Mr. Aboultaif.
We'll go on to Mr. Sheehan, for five minutes.
Voir le profil de Terry Sheehan
Lib. (ON)
Merci beaucoup.
Il y a eu d'excellents témoignages sur les réalités de la COVID-19 et sur la manière dont nous pouvons renforcer notre position pour les personnes que vous représentez et que nous représentons, et j'en suis vraiment reconnaissant.
Pour en rester aux chaînes d'approvisionnement, il est évident que le Canada a plus d'accords commerciaux que tout autre pays du G7: il en a pratiquement conclu avec l'ensemble de ces derniers. Néanmoins, en raison d'observations que j'ai entendues plus tôt au cours du débat, j'ai dû réfléchir à des événements récents.
Ron Irwin, un habitant de ma circonscription, était ministre. C'était un homme assez grandiloquent, mais il était aussi ambassadeur en Irlande. Quand j'étais jeune, j'ai assisté à une présentation à l'université d'Algoma et je me rappelle qu'on a posé à M. Irwin une question sur le commerce, les débouchés et la situation de Sault Ste. Marie et du Canada en général. Il a répondu : « Est-ce que cela coûte toujours 1,50 $ pour traverser le pont? » De toute évidence, les États-Unis seront toujours l'un de nos meilleurs alliés. Puis, il a poursuivi en expliquant la situation irlandaise.
J'ai ensuite exercé différentes fonctions, tant dans le secteur public que le secteur privé, dans le cadre desquelles j'ai effectué des missions commerciales au Canada et à l'étranger, notamment en Irlande, où il y a une foule de débouchés. M. Irwin plaisantait. Cependant, la réalité est que 80 % de la population de la région, les colons, se sont installées le long de la frontière pour diverses raisons. Les Premières Nations viennent à Sault Ste. Marie et dans la région environnante depuis des milliers d'années pour pêcher et en raison des liens naturels qui existent entre les Grands Lacs. Lorsque les Premières Nations sont venues dans cette région pour pêcher, cet endroit est devenu un lieu sacré où elles ne faisaient pas la guerre, mais plutôt du commerce et diverses choses.
En réfléchissant à cette réalité, j'ai surtout pensé à l'exemple du secteur de l'automobile. Que se serait-il passé si on avait imposé au secteur de l'automobile les droits de douane au titre de l'article 232? Nous en avons entendu parler avant la pandémie, mais imaginez ce qui se passerait maintenant, surtout en parlant des chaînes d'approvisionnement, si nous n'avions pas éliminé les droits de douane sur l'acier et l'aluminium imposés au titre de l'article 232, qui toucheraient également des circonscriptions des quatre coins du Canada.
Je commencerai par poser cette question aux témoins, puis j'en formulerai d'autres.
Thank you very much.
There has been some very excellent testimony as we deal with the realities of COVID-19 and how we can strengthen our position for the people you represent and we represent, so I truly appreciate it.
Keeping on the motif of supply chains, obviously Canada has more trade agreements than any G7 country, virtually with all G7 countries, but in remarks that I heard earlier in this discussion, I had to reflect on recent events.
Ron Irwin, who is from my riding, was a cabinet minister. He was a fairly bombastic fellow, but he was also the ambassador to Ireland. I remember when I was a young fellow and I was at a presentation at Algoma University, and the question was posed to him about trade, about what the opportunities are and where Sault Ste. Marie, and Canada itself, should look. He said, “Is it still a buck fifty for the bridge?” Obviously, the United States is always going to be one of our greatest places. Then he went on and explained the Irish situation.
I went on to actually work in different capacities, in both the public and private sector, doing inbound and outbound trade missions, including those with Ireland, and there's a ton of opportunity there. He was joking. However, the reality is that 80% of our population, the settlers, settled along the border for various reasons. The first nations have been coming to Sault Ste. Marie and area for thousands of years for the natural linkages through the Great Lakes and to fish. When they came here to fish, it became a sacred area where they did not do war; instead, they did trade and various things.
In particular, in reflection of that, I think about the example of the auto sector. What would have been the reality if there had been those section 232 tariffs on the auto sector? We heard it before the pandemic, but think in the context of what that would mean now, and in particular, speaking of supply chains, had we not gotten rid of the section 232 tariffs on steel and aluminum, which would affect ridings across Canada as well.
I'll start with that question to the presenters, and then I'll frame some other questions.
Brian Kingston
Voir le profil de Brian Kingston
Brian Kingston
2020-12-11 14:29
Merci. C'est une excellente question.
L'imposition directe au secteur de l'automobile de droits de douane au titre de l'article 232 aurait eu des conséquences désastreuses. Notre industrie est étroitement intégrée aux États-Unis. Plus de 90 % des véhicules que nous produisons sont destinés aux États-Unis, de sorte que l'imposition d'importants droits de douane sur ces produits aurait causé énormément de tort. En imposant seulement des droits de douane sur l'acier et l'aluminium au titre de l'article 232, cela a eu des répercussions sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement. C'est tout à l'honneur du gouvernement d'avoir réussi à s'y retrouver et à éliminer ces droits de douane, puis à négocier un accord commercial qui a permis au secteur de l'automobile de demeurer en franchise de droits.
Bien franchement, cet accord a permis d'attirer fortement de nouveaux investissements au Canada. Si on envisage un nouveau mandat de fabrication d'automobiles au Canada, on ne le fait pas parce qu'on vise uniquement le marché canadien. Nous sommes trop petits. Il faut pouvoir accéder au marché des États-Unis, et ce, en franchise de droits.
Il est donc essentiel de garder ouvertes les voies commerciales vers les États-Unis.
Thank you. It's an excellent question.
The effect of the section 232 tariffs on the auto sector in particular, if they had ever been unveiled directly on autos, would have been disastrous. Our industry is so tightly integrated into the U.S. Over 90% of the vehicles we're producing are going to the United States, so to have significant tariffs on those products would have been hugely damaging. Even with the section 232 tariffs on steel and aluminum, we saw the impact throughout the supply chain. It's a testament to the government that they managed to navigate through that and keep those tariffs off and then negotiate a trade agreement that has kept our auto sector trade duty-free.
Frankly, that has been a very big enabler of new investments in Canada. If you're considering a significant new auto mandate here, you don't do that because you're only going to service the Canadian market. We're too small. You have to be able to access the U.S. and to do so in a duty-free fashion.
Therefore, it's critically important that we keep those trade lanes open into the United States.
Voir le profil de Terry Sheehan
Lib. (ON)
Ma prochaine question s'adresse à M. Watson. Nous avons entendu le témoignage du chef Perry Bellegarde, qui, apparemment, ne briguera pas un autre mandat et qui a parlé de l'importance de tenir compte de l'opinion des Autochtones lors des négociations de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique.
À votre avis, quels avantages les Autochtones du Canada ont-ils tirés ou pourraient-ils continuer à tirer de cet accord, étant donné qu'il est assez récent?
My next question is for Mr. Watson. We heard testimony from Chief Perry Bellegarde, who apparently is not running again, about how important it was to have indigenous voices at the CUSMA table.
In your view, how has that benefited—or potentially continues to benefit, because it's a fairly recent agreement—indigenous peoples across Canada?
Patrick Watson
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Patrick Watson
2020-12-11 14:31
Il est essentiel que des dirigeants autochtones prennent part aux négociations, et ce, activement. Ils ne doivent pas se contenter de prendre des informations: ils doivent faire des propositions significatives pour orienter les négociations.
La participation ne s'arrête pas aux négociations ou une fois que l'encre est sèche sur l'Accord Canada—États-Unis—Mexique, ou l'ACEUM. Les Autochtones doivent aussi participer aux comités de mise en œuvre. Nous sommes heureux de recevoir des invitations à participer aux divers comités de mise en œuvre de l'ACEUM — le chapitre 4 sur les règles d'origine; le chapitre 25 sur les petites et moyennes entreprises; le chapitre 26 sur la compétitivité — parce que c'est là que les choses se décident. Comment interprète-t-on les règles énoncées dans l'Accord? Le fait-on de la bonne façon afin d'établir des relations avec les Autochtones des États-Unis d'Amérique et du Mexique?
C'est là où je veux en venir, et j'anticipe en quelque sorte la question de M. Green. Voit-on ces éléments comme des occasions de renforcer les capacités des Autochtones et de faire participer ceux-ci?
Il n'est pas seulement question de faire participer les peuples, les dirigeants, les nations et les institutions autochtones à la première étape du processus, soit les négociations — même si c'est très important, non seulement pour l'ACEUM, mais aussi pour le Mercosur, l'Alliance du Pacifique, etc. —, mais aussi de les inclure tout au long du processus, ce qui les met sur la voie de la réussite pour qu'ils puissent mettre en valeur des biens et des services et tirer profit des dispositions de ces accords de libre-échange.
It's critically important to have indigenous leaders at the table, actively involved, not just taking information but also providing meaningful proposals to inform the negotiations.
It doesn't just stop at the negotiating table or once the ink is dry on the FTA. It's also about involvement in the implementation committees. We welcome invitations to participate in the various implementation committees of the CUSMA—chapter 4, rules of origin; chapter 25, small and medium-sized enterprises; chapter 26, competitiveness—because that's where the rubber hits the road. How are you interpreting the rules as articulated in the FTA? How are you doing that in a good way where you build relationships with indigenous peoples in the United States of America, as well as Mexico?
This is where I want to go, and I'm kind of anticipating Mr. Green's question. How do we see these things as opportunities to build indigenous capacity and involve indigenous peoples?
It's not just about the front end in terms of the negotiation—although that's very important, not just for CUSMA but also Mercosur, the Pacific Alliance and others—but also about how to include indigenous peoples, leaders, nations and institutions throughout the entire process, which sets them up for success to ensure they can move in a good way to showcase goods and services and take advantage of the provisions within those free trade agreements.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Nous passons à M. Savard-Tremblay, qui dispose de deux minutes et demie.
We're on to Mr. Savard-Tremblay, for two and a half minutes.
Voir le profil de Simon-Pierre Savard-Tremblay
BQ (QC)
Je vous remercie, madame la présidente.
Je me tourne à nouveau vers vous, monsieur Groleau.
Au fond, et c'est très intéressant, votre présentation résumait les raisons pour lesquelles l'accord avec l'Europe fonctionnait sur papier, mais pas dans les faits. Je ne pense pas trahir vos propos en les résumant de cette façon.
Si je comprends bien, ce sont vraiment les barrières non tarifaires qui constituent un problème. Nous l'avons souvent dit lorsque nous parlions de cet accord. Étant donné que l'accord avec le Royaume-Uni est presque un copier-coller de l'AECG, vous craignez que cela crée les mêmes problèmes.
À la lumière de la situation particulière du Royaume-Uni — une entente avec l'Europe touche quand même l'ensemble d'un continent —, y a-t-il des industries, des secteurs ou des pans précis que nous devrions surveiller et auxquels nous devrions être particulièrement attentifs dans le cas du Royaume-Uni précisément?
Thank you, Madam Chair.
Over to you once again, Mr. Groleau.
Basically, and this is very interesting, your presentation summarized the reasons why the agreement with Europe worked well on paper, but not in practice. I don't think that's an unfair summary of your comments.
If I have understood you properly, the problem really lies with the non-tariff barriers. This has been frequently mentioned in discussions of this agreement. As the agreement with the United kingdom is virtually a copy and paste of CETA, you're worried that it would give rise to the same problems.
Given the particular situation the United Kingdom is in—an agreement with Europe, after all, covers an entire continent—are there specific industries, sectors or areas that we should monitor and pay special attention to for the United Kingdom?
Marcel Groleau
Voir le profil de Marcel Groleau
Marcel Groleau
2020-12-11 14:33
Au Royaume-Uni, naturellement, il y a des fromages de spécialité intéressants pour les Canadiens. Le Royaume-Uni va certainement cibler ce marché, ici, au Canada. Il y a également le bœuf. Peut-être que les gens ne le savent pas, mais nous importons plus de bœuf du Royaume-Uni que nous y en exportons. Or le Canada est un producteur bien plus gros sur la scène mondiale.
Cela relève toujours des mêmes phénomènes. D'abord, il s'agit de la protection des marchés. Le Royaume-Uni a appliqué les mêmes mesures non tarifaires que l'Europe. Nous ne voulons pas que cela se répète lors de la renégociation d'un accord bilatéral avec le Royaume-Uni.
Ensuite, le soutien aux producteurs agricoles peut prendre toutes sortes de formes. En Europe, on utilise beaucoup le soutien par des mesures vertes. Il reste que cela rend les producteurs européens plus concurrentiels en matière d'exportations.
En fait, les producteurs canadiens ne jouent pas sur la même patinoire que les producteurs européens et américains. C'est comme si nous étions sur une autre patinoire, que nous n'avions pas les mêmes patins, que nous ne jouions pas avec le même genre de bâton et que nous n'avions pas le même équipement pour arrêter les rondelles. Cependant, nous sommes quand même comparés à eux.
In the United Kingdom, there are of course specialty cheeses of interest to Canadians. The United Kingdom will definitely target this market here in Canada. There is also beef. People may not know this, but we import more beef from the United Kingdom than we export to them. And yet Canada is a much larger producer on a world scale.
It all stems from the same phenomena. Firstly, market protection. The United Kingdom has applied the same non-tariff measures as Europe. We would not want to see this repeated in the renegotiation of a bilateral agreement with the United Kingdom.
Then of course, support for farm producers can take many forms. In Europe, such support often comes via green measures. This makes European producers more competitive in terms of exports.
The fact is that Canadian producers are not playing on the same hockey rink as European and American producers. It's as if we were on a different ice surface, with different skates, a different kind of stick and none of the goalie equipment needed to stop a puck. And yet we're compared to them.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci beaucoup, monsieur Groleau.
Nous passons à M. Green, qui dispose de deux minutes et demie.
Thank you very much, Mr. Groleau.
We'll go to Mr. Green, for two and a half minutes.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Tout à l'heure, j'ai indiqué que mon collègue Daniel Blaikie avait tenté de présenter un amendement au comité qui a examiné l'ACEUM en vue d'inclure une disposition dans la loi habilitante qui confirmerait simplement les droits existants des peuples autochtones, ce qui constitue un pas important vers la réconciliation.
Dans une lettre adressée à la ministre Ng et datée du 7 décembre dernier, il a écrit ceci:
« Peuples autochtones du Canada » s’entend au sens du paragraphe 35(2) de la Loi constitutionnelle [...]
Il est entendu que la présente loi ne porte pas atteinte à la protection des droits des peuples autochtones du Canada découlant de leur reconnaissance et de leur confirmation au titre de l’article 35 [...]
Monsieur Watson, pouvez-vous nous parler de la nécessité d'inscrire ces droits dans nos accords internationaux?
On my earlier comments, I want to note that my colleague Daniel Blaikie, at the committee dealing with CUSMA, tried to move an amendment to include a clause in the enabling legislation that would “simply confirm the existing rights of Indigenous peoples”, which is an important step toward reconciliation.
He put it in a letter to Minister Ng, dated December 7:
“Indigenous peoples of Canada” has the meaning assigned by the definition “aboriginal peoples of Canada” in subsection 35(2) of the Constitution Act....
For greater certainty, nothing in this Act is to be construed as abrogating or derogating from the protection provided for the rights of the Indigenous peoples of Canada by the recognition and affirmation of those rights in section 35....
Mr. Watson, can you comment on the need to have these rights enshrined in our international agreements?
Patrick Watson
Voir le profil de Patrick Watson
Patrick Watson
2020-12-11 14:36
Merci beaucoup, monsieur.
Je crois que c'est très important, mais il est aussi très important d'utiliser les accords de libre-échange non seulement de manière défensive, mais aussi offensive dans la façon de créer des débouchés tant pour le commerce que pour les investissements.
Je tiens à souligner — parce que j'ai eu un peu de temps, merci — que, d'après nos recherches, les PME autochtones sont en fait deux fois plus susceptibles d'être exportatrices que les PME non autochtones. Nous constatons que, à ce chapitre, il existe une capacité assez importante de tirer parti des dispositions des accords de libre-échange.
Nous voulons vraiment mettre les Autochtones sur la voie de la réussite et renforcer leur capacité, mais nous voulons aussi qu'ils participent au processus de négociation pour que leurs besoins soient pris en compte au cours des négociations et de la mise en œuvre des accords.
J'espère avoir répondu clairement à la question.
Thank you very much, sir.
I think that is very important, but also to use free trade agreements not just defensively but offensively in how we are creating opportunities when it comes to not just trade but also investment.
I just want to note—because I have had some time, thank you—that indigenous SMEs, from our research, were actually found to be twice as likely to be exporters as non-indigenous SMEs. We see that there's actually quite a lot of capacity there, potentially, to draw down the provisions of free trade agreements.
We really want to set them up for success and build that capacity, but we also want their involvement in the negotiation process to ensure that their needs are reflected at the table and also through the implementation.
I hope that provides a fulsome answer.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Si vous me le permettez, j'ai une dernière question. Je sais que la légalisation du cannabis est tombée dans une zone grise de la loi au sein des territoires assujettis à la Loi sur les Indiens et que les vendeurs de cannabis locaux souhaitent énormément avoir accès aux marchés nationaux et internationaux.
Pouvez-vous nous dire en quoi cela a constitué un obstacle au commerce du cannabis au sein des communautés des Premières Nations?
If I could, in my last question.... I know that cannabis legalization has been a grey area of law with Indian Act territories, and I know there is tremendous interest in local cannabis deals having access to both domestic and international markets.
Would you care to comment on how this has been a barrier for cannabis trade within first nations communities?
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Veuillez répondre brièvement.
Give a brief answer, please.
Patrick Watson
Voir le profil de Patrick Watson
Patrick Watson
2020-12-11 14:37
Merci.
Je dirai simplement que les règles sont établies par chaque communauté des Premières Nations. Je m'en remets à leurs dirigeants.
Merci.
Thank you.
I would just say that those rules are determined by each individual first nation community. I would defer to their leadership.
Thank you.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Y a-t-il...
Is there—
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Je suis désolée, monsieur Green, mais votre temps de parole est écoulé.
Nous passons à Mme Gray, qui dispose de cinq minutes.
I'm sorry, Mr. Green. Your time is up.
We move on to Mrs. Gray, for five minutes.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
J'invoque le Règlement. J'ai une minuterie et...
Just as a point of order, I do have a timer here and—
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Vous avez eu droit à deux minutes et demie, monsieur.
You had two and a half minutes, sir.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Je calcule mon temps de parole assez précisément.
I time it quite sharply.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Tout comme moi. Merci.
Madame Gray, la parole est à vous.
So do I. Thank you.
Mrs. Gray, go ahead, please.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Merci, madame la présidente.
Je tiens à remercier tous les témoins d'être ici aujourd'hui.
J'ai quelques questions pour M. Kennedy. Vous avez fait quelques observations au sujet de la pandémie de COVID-19 et de la période qui suivra la crise. Vous avez notamment parlé des barrières non tarifaires, du fait qu'elles sont de plus en plus répandues et de la façon de composer avec elles.
Je me demande si vous pouvez en dire un peu plus à ce sujet en formulant quelques observations sur ce que nous devons faire à ce chapitre.
Thank you, Madam Chair.
I'd like to thank all the witnesses for being here today.
I have a couple of questions for Mr. Kennedy. You were going into a number of different observations during COVID-19 pandemic time and then after this time. One of the points you mentioned was around non-tariff barriers, how they have become even more prevalent and how to deal with them.
I'm wondering if you would be able to expand on that a little bit with some of your own observations on how we move forward on those.
Douglas Kennedy
Voir le profil de Douglas Kennedy
Douglas Kennedy
2020-12-11 14:38
Merci beaucoup pour cette question.
Je pense que M. Groleau a souligné certains des problèmes que nous avons concernant les questions purement commerciales.
J'essayais de dire que, si on examine les relations économiques par rapport à l'exportation pure et simple, il y a des problèmes liés au fonctionnement général des industries, comme les subventions, la fiscalité, les sociétés d'État et leur traitement, les protections des investisseurs contre les États et l'exécution des contrats ainsi que les droits d'auteur. Il y a beaucoup d'autres problèmes pour lesquels il n'existe pas de plateformes mondiales ou des plateformes mondiales limitées. De plus en plus d'organisations comme l'Organisation mondiale du commerce sont bloquées ou mises sur la touche, car les gens optent pour des accords bilatéraux.
En ce qui concerne l'engagement des entreprises canadiennes sur les marchés internationaux, qu'il s'agisse de licences de propriété intellectuelle, de coentreprises ou d'exportations traditionnelles, je crois que, dans bien des cas, la mise en place de ce type d'infrastructures commerciales ou d'engagement est aussi importante que les droits de douane, car ceux-ci sont marqués par une tendance à la baisse dans la plupart des cas. Dans certains cas, ils ne sont plus particulièrement importants par rapport aux quotas, aux normes industrielles, à l'étiquetage et à une pléthore d'autres questions qui entravent le commerce et qui mettent du sable dans les rouages de l'engagement économique international.
Je pense qu'il serait utile de travailler sur ces questions, même séparément des accords commerciaux traditionnels.
Thank you very much for that question.
I think Mr. Groleau has outlined some of the issues we face on pure trade issues.
The point that I was trying to make is that if we're looking at economic engagement, as opposed to just exporting, there are issues in terms of the way industries operate in general, such as subsidies, taxation, state-owned enterprises and their treatment, investor protections against states and against contract enforcement, and copyright. There are lots of other issues on which there are no global platforms, or limited global platforms. Increasingly, organizations like the WTO are being stymied or sidelined in that people are opting for bilateral agreements.
In terms of Canadian companies' engagement with international markets—be it IP licensing, joint ventures or traditional exporting—I believe getting these sorts of trade infrastructures or engagement infrastructures in place is as important as tariffs, in many cases, because tariffs have been trending down in a lot of cases. In some cases, they are no longer particularly important compared to quotas, industry standards, labelling and a plethora of other issues that are stymying trade and putting sand in the machinery of international economic engagement.
I think those would be worth working on, even separately from the traditional trade agreements.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Excellent. Merci.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la question des sociétés d'État, les réflexions à ce sujet et la façon dont le Canada pourrait vouloir aborder ce type d'organismes après la pandémie?
Great, thank you.
Can you just expand a little bit on the state-owned enterprises issue, the thoughts around that and how Canada might want to approach those types of organizations coming in at a post-pandemic time?
Douglas Kennedy
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Douglas Kennedy
2020-12-11 14:40
C'est une question extrêmement difficile parce que, dans le cas des sociétés d'État ou des entreprises dirigées par l'État — ce qui ne signifie pas nécessairement qu'elles lui appartiennent: il pourrait s'agir d'entreprises réglementées, de compagnies aériennes, etc. —, il y des problèmes de favoritisme dans les marchés publics, par exemple. Dans de nombreux pays, il arrive que le traitement réservé aux concurrents étrangers soit quelque peu opaque. Il peut être difficile d'obtenir des éclaircissements sur ce qu'est une subvention, surtout dans le cas d'ententes multilatérales ou avec des multinationales. Comment définit-on les subventions? Elles peuvent avoir une définition étroite, comme c'est généralement le cas, mais leur définition peut aussi englober les marchés publics, le soutien de l'État pour la recherche, etc.
Il existe toutes sortes de domaines où il serait beaucoup plus facile pour les entreprises canadiennes de livrer concurrence si on avait une compréhension commune des subventions et s'il y avait des normes applicables à l'échelle mondiale.
That is an extremely difficult question, because with state-owned enterprises or state-controlled enterprises—which doesn't necessarily mean owned; it could be regulated enterprises, airlines and so on—you have issues of favouritism in procurement, for example. In some cases, the treatment of foreign competitors is somewhat opaque in many countries, so trying to get clarity, particularly if you could get multinational or multilateral clarity on.... What is a subsidy? How is that defined? Subsidies can be narrowly defined, as they tend to be, but it can also be in terms of procurement, state support for research and so on.
There is a whole range of issues where it would be much easier for Canadian companies to compete if there was a common understanding of what those were, and enforceable standards globally.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Merci.
Vous avez également mentionné avoir remarqué que beaucoup de pays, voire d'industries souhaitent peut-être régionaliser davantage une grande partie de leur distribution et de leur commerce. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet? Quelle est la proximité de ce phénomène? S'agit-il de pays qui ont des frontières? Parlez-vous de régions plus vastes? Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet et nous expliquer quel est le rôle du Canada dans ce dossier?
Thank you.
One of the other things you mentioned was that you were noticing more of a regionalization in terms of how a lot of countries and even industries might want to regionalize a lot of their distribution and trade. Can you go into that a little more? What would be the proximity of that? Are we talking about countries that have borders? Are you talking about larger areas? Can you maybe expand a bit more on that and specifically on how Canada might fit into it?
Douglas Kennedy
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Douglas Kennedy
2020-12-11 14:42
C'est une très bonne question.
C'est difficile parce que la situation varie selon l'industrie. Par exemple, en ce qui concerne l'approvisionnement régional, mon collègue M. Kingston a parlé de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique et de l'industrie de l'automobile.
L'industrie canadienne de l'automobile travaille essentiellement avec une plateforme nord-américaine. Certains de nos fabricants de pièces d'automobile sont d'envergure mondiale, mais en ce qui concerne l'assemblage, le marché et ainsi de suite, nous avons essentiellement décidé de fonctionner à l'échelle régionale. Étant donné que le marché se trouve ici, il serait logique pour nous que, dans certains cas, une partie des acquisitions faites à l'étranger se fassent plutôt ici, ou que nous diversifiions au moins les sources de nos acquisitions à l'étranger.
Pour d'autres industries, qui peuvent déplacer leur production d'un endroit à l'autre très rapidement, il ne s'agit peut-être pas d'un problème si grave. Si on fabrique des articles ménagers en plastique, des confiseries ou peu importe, ce n'est pas si difficile. Or, beaucoup d'industries manufacturières complexes, comme celle à très haut rendement, ont besoin de beaucoup d'espace.
That is a very good question.
It's difficult, because it really varies by industry. For example, in terms of regional supply, my colleague Mr. Kingston mentioned CUSMA and the auto industry.
With the auto industry, Canada basically works off a North American platform. Some of our parts manufacturers are global, but essentially, in terms of assembly and market and so on, we have decided to go regionally. It would make sense for us, because the market is here, that in some cases portions of the procurement done overseas would move here, or for us to at least diversify sources of overseas procurement.
For other industries, it may not be such an issue if you can move production very quickly from one place to another. If you're doing plastic housewares, confectionary or whatever, those are not so difficult, but a lot of complicated manufacturing—for example, very high-run manufacturing—requires scale.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Merci beaucoup, monsieur Kennedy.
Nous passons à Mme Bendayan.
Thank you very much, Mr. Kennedy.
We'll go on to Ms. Bendayan.
Voir le profil de Rachel Bendayan
Lib. (QC)
J’aimerais remercier tous les témoins d'avoir accepté notre invitation à comparaître un vendredi après-midi. Nous leur en sommes très reconnaissants.
Ma question s'adresse à vous, monsieur Groleau. Je vous remercie de votre présentation et je souhaite attirer votre attention sur le fait que le Comité a accueilli Mme Citeau, de l'Alliance canadienne du commerce agroalimentaire. En réponse à l'une de mes questions, elle nous avait dit qu'il était très important de comprendre que les problèmes de l'AECG ne sont pas liés au texte lui-même, mais à « la réticence de l'Union européenne à respecter les engagements et à éliminer les obstacles ». Elle a ensuite expliqué quels étaient ces obstacles. J'aimerais entendre vos commentaires à ce sujet.
Par ailleurs, nous avons également accueilli M. Gobeil, des Producteurs de lait du Québec. Je voulais avoir des suggestions sur la manière dont on pourrait collaborer étroitement avec les producteurs laitiers au Québec, et il m'a répondu ceci:
Il faut aider les producteurs et les transformateurs à trouver de nouveaux débouchés et des marchés à valeur ajoutée. Cela peut être dans les productions animales, par exemple, la nourriture pour chiens et chats. Je pense aussi au marché de formules pour bébés. Il faut trouver des marchés à valeur ajoutée canadiens.
J'en ai parlé à la ministre Bibeau. Elle m'a expliqué que nous avions des transformateurs de très grosse taille ici, au Canada, ce qui complique l'arrivée de plus petites entreprises sur le marché. Vous qui êtes expert dans le domaine, avez-vous des suggestions?
I'd like to thank all the witnesses for having accepted our invitation to appear on a Friday afternoon. We're very grateful to them.
My question is for you, Mr. Groleau. I'd like to thank you for your statement and would like to draw your attention to the fact that the committee heard from Ms. Citeau of the Canadian Agri-Food Trade Alliance. In response to one of my questions, she told us that it was very important to understand that the problems with CETA had nothing to do with the wording of the agreement itself, but what rather with, "the reluctance of the European Union to comply with commitments and to eliminate barriers". She then explained what these barriers were. I'd like to hear your comments on this.
We also heard from Mr. Gobeil of the Producteurs de lait du Québec. I asked him for suggestions about how we could work closely with Quebec's dairy producers, and he told me:
We need to help producers and processors find new opportunities in value-added markets. It could be in animal production, dog and cat food for example. There is also the baby formula market. It's important to find value-added Canadian markets.
I spoke about this with Minister Bibeau. She explained to me that we had large-scale processors here in Canada, which makes it difficult for smaller companies in the market. As an expert in this field, do you have any suggestions?
Marcel Groleau
Voir le profil de Marcel Groleau
Marcel Groleau
2020-12-11 14:45
Il y a plusieurs volets à votre question.
D'abord, en ce qui concerne l'AECG, il est vrai que le problème n'est pas dans le texte de l'accord. Le problème, c'est que le Canada n'oblige pas les Européens à respecter leurs engagements, notamment en ce qui a trait à toutes les barrières non tarifaires. Comme on l'a mentionné, il y en a pour le blé, et il y en a eu pour le bœuf, par exemple. Je ne les énumérerai pas; vous les connaissez sans doute. Bref, j'abonde dans le même sens.
Pour sa part, le marché mondial de la protéine laitière repose sur un prix très bas provoqué par le surplus de cette protéine. On peut donc s'approvisionner en Océanie, aux États-Unis et en Europe à un prix vraiment plus bas que la valeur réelle de cette protéine, pour en fabriquer des produits à valeur ajoutée comme la nourriture pour animaux ou des formules pour enfants.
Par contre, le Canada a de la difficulté à offrir cette protéine à un prix concurrentiel à cause de son climat, de ses coûts de production et de la taille de ses entreprises. Il faudrait donc soutenir les entreprises qui voudraient investir dans la transformation de cette protéine.
Nos grands transformateurs laitiers seraient prêts à le faire, mais ils hésitent à se lancer dans ce marché à cause de la concurrence mondiale et de tout ce que je viens de vous expliquer. En effet, les grands acteurs comme Nestlé sont très difficiles à déloger des marchés qu'ils occupent. Il faut donc aider davantage les entreprises à investir dans de l'équipement de pointe permettant la transformation de cette protéine en produits à valeur ajoutée.
There are several parts to your question.
First of all, with respect to CETA, it's true that the problem is not in the actual wording of the agreement. The problem is that Canada doesn't force Europeans to meet their commitments, in particular with respect to non-tariff barriers. As was mentioned, there's one for wheat and one for beef, for example. I won't list them all because you're no doubt familiar with them. In short, I fully agree.
The world dairy protein market is based on a very low price caused by a surplus of this protein. Supplies are therefore available in Oceania, the United States and Europe at a price that is really below its actual value, and used to make value-added product products like animal feed or baby formula.
However, Canada has trouble selling this protein at a competitive price because of its climate, production costs and the scale of its enterprises. Undertakings that would like to invest in processing this protein should therefore be supported.
Our large-scale dairy processors are prepared to do so, but they hesitate to enter this market because of world competition and everything that I've just explained. Indeed, the major players like Nestlé are very difficult to dislodge from the markets they hold. We should therefore provide assistance to firms prepared to invest in state-of-the-art equipment to process milk protein into value-added products.
Voir le profil de Rachel Bendayan
Lib. (QC)
Très bien.
Plus tôt, vous avez également dit entrevoir la possibilité d'une approche internationale en ce qui a trait au commerce agricole, ou même juste une entente pour le secteur alimentaire. La voyez-vous avec les Nations unies, l'Organisation mondiale du commerce? Comment pouvons-nous faire donner à...
Good.
Earlier, you also mentioned considering the possibility of an international approach to agricultural trade, or even simply an agreement for the food sector. By this do you mean the United Nations, the World Trade Organization? How can we give…
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Pouvez-vous donner une réponse brève, si possible, monsieur Groleau?
Can we get a short answer, Mr. Groleau, if possible?
Marcel Groleau
Voir le profil de Marcel Groleau
Marcel Groleau
2020-12-11 14:48
Je vois cela un peu comme l'approche adoptée pour le climat. On ne peut pas régler l'enjeu du climat dans un pays uniquement. C'est un enjeu mondial. C'est la même chose pour l'alimentation. Nous pensons que l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture pourrait être le réceptacle d'une convention internationale sur l'alimentation durable. Le Canada pourrait certainement être un leader à cet égard.
I consider it to be somewhat like the approach adopted for climate. No single country can settle the climate issue. It's a world issue. The same is the case for food. We think that the Food and Agriculture Organization might be an appropriate body for an international agreement on sustainable food. Canada could certainly be a leader in this area.
Voir le profil de Rachel Bendayan
Lib. (QC)
C'est très intéressant.
Je vous remercie.
That's very interesting.
Thank you.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Je remercie les membres du Comité.
Je tiens à remercier les témoins d'être venus nous rencontrer aujourd'hui.
Comme nous l'avons mentionné, un vendredi après-midi n'est pas toujours le meilleur moment pour convoquer des témoins, alors nous vous remercions pour les informations que vous nous avez données. Vous pouvez quitter la réunion si vous le souhaitez, étant donné que nous devons discuter des affaires du Comité pour les dernières minutes.
Comme les membres du Comité le savent, bien sûr, le rapport sur un éventuel accord commercial entre le Canada et le Royaume-Uni, le rapport provisoire, a été déposé hier au nom du Comité. Bien entendu, l'autre accord a été déposé mercredi.
Nous devons parler de... Pour la réunion du 25 janvier, je propose que nous convoquions trois témoins pour parler de COVID-19 et du plan de relance des exportateurs et que, au cours de la même réunion, nous fournissions aux analystes des instructions pour rédiger un rapport sur le plan de relance en réponse à la COVID-19. Puis, nous pourrions utiliser le reste du temps pour discuter des travaux à venir.
Pour le moment, nous devons terminer l'étude de la réforme de l'Organisation mondiale du commerce, comme nous l'avons déjà approuvé.
Ce plan convient-il aux membres du Comité, ou y a-t-il des observations?
Oui, monsieur Hoback.
Thank you very much, committee members.
I want to thank the witnesses for being with us today.
As we said, a Friday afternoon is not always the best time to have witnesses, but we thank you all very much for your information. All of you can leave the screen if you'd like, as we have some committee business to take up for our last few minutes.
As the committee is aware, of course, the report on the Canada-U.K. potential trade agreement, the interim report, was tabled yesterday on behalf of the committee. Of course, the other agreement was tabled on Wednesday.
We need to talk about.... I'm going to make a suggestion for our meeting of January 25 that we have three witnesses on COVID-19 and the exporters recovery plan and that, at the same meeting, we provide analysts with instructions to write a report on the issue of the recovery plan for COVID-19. We would then use the balance of the time to discuss future business.
At the moment, WTO is outstanding for us to complete, based on what we previously approved.
Is the committee okay with that, or are there comments?
Yes, Mr. Hoback.
Voir le profil de Randy Hoback
PCC (SK)
Oui, je suis tout simplement curieux. On nous a avisés que nous devions examiner les nominations au conseil d'administration de la Corporation commerciale canadienne dans les 30 jours suivant la date de réception de l'avis, et nous avons reçu l'avis en question le 3 décembre dernier. Comment allons-nous gérer cette situation?
Yes, I'm just kind of curious. We were given notice that we have to go through the CCC appointments within 30 days of receiving that notice, and that notice was received on December 3. How are we going to figure that out?
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