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NPD (NS)
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2007-12-06 14:08
Merci beaucoup.
J'apprécie chacun de vos exposés. Il est difficile de savoir comment m'adresser à chacun de vous, mais je vais essayer de donner un aperçu des exposés que nous avons entendus jusqu'à maintenant.
Dix-neuf des 21 groupes ont fait des exposés très convaincants et très engageants et je pense que dans la plupart des cas, il s'agit de plaidoyers passionnés en faveur d'un réinvestissement des surplus considérables enregistrés année après année, neuf années de suite, dans diverses activités que les gens ont identifiées: santé, éducation, sports de base, culture, initiatives environnementales, et ainsi de suite. Je vous pose la question très directement à vous, Valerie: la chambre de commerce de la ville est très conséquente dans sa position cette année encore une fois, pour une neuvième année d'affilée, et cela, malgré le fait que nous amorçons une neuvième année de surplus. Vous avez toujours milité en faveur d'une réduction plus rapide de la dette et de réduction d'impôts plus prononcées et plus rapides.
Puisque vous avez reconnu vous-même qu'il y avait eu des réductions massives qui ont été très nuisibles pour nous du Canada atlantique entre 1993 et 1997, et qui n'ont jamais été compensées — il n'y a jamais eu de rééquilibre — ce qui signifie que l'écart entre le Canada atlantique et le reste du Canada pour ce qui est de l'infrastructure et de l'investissement fédéral continue de croître, comment pouvez-vous concilier la position que vous défendez et le tollé presque universel de tous les segments de la collectivité dans laquelle vous vivez concernant l'investissement?
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NPD (NS)
Merci beaucoup, monsieur le président.
Avant de poser quelques questions, j'aimerais saisir l'occasion de souhaiter la bienvenue à Mme Lalonde, dont la participation nous a beaucoup manqué ces derniers temps. Je suis certaine que tous les députés partagent le même sentiment que moi.
C'est peut-être parce que je souffre d'un énorme choc culturel après avoir passé les deux dernières semaines au Kenya et en Ouganda que j'ai tant de mal à comprendre où vous voulez en venir. Je dois être très honnête avec vous. Je suis tout à fait d'accord que l'absence d'infrastructure à divers égards en Afrique subsaharienne est un obstacle ahurissant à de véritables avancées, qu'il s'agisse des objectifs de développement du millénaire ou de n'importe quel autre indice que vous voudriez adopter. Mais je suppose qu'après le voyage que certains d'entre nous venons de faire, après avoir constaté l'absence totale d'infrastructure d'hygiène ou de distribution d'eau potable sûre, dans des endroits où les politiques de la Banque mondiale ont mené à l'anéantissement total des programmes d'éducation et de santé qui existaient, il y a un énorme pas à franchir pour essayer de comprendre l'application et la pertinence de ce que vous proposez, peut-être seulement parce que cela nous semble assez abstrait après ce que nous avons vu.
J'ai quelques questions très précises. Vous avez mentionné qu'il fallait accorder davantage la priorité à la primauté du droit. Il est absolument clair qu'il faut prendre des mesures et progresser vers l'élimination de la corruption, cela ne fait aucun doute. Je suppose que la grande question est la façon d'y arriver. Vous avez dit que les groupes de défense de l'extérieur n'y parviendraient pas. Vous parlez donc de véritable renforcement des capacités par le renforcement de la primauté du droit. Cela m'inquiète beaucoup que ce soit l'un ou l'autre.
Je vais vous poser quelques brèves questions, parce que je veux vraiment que vous preniez le temps d'y répondre.
Premièrement, où croyez-vous que le Canada en est dans ses efforts pour respecter les obligations internationales qu'il a prises et reprises dans le cadre des objectifs de développement du millénaire et ce qu'on considère comme le minimum, et non le maximum, de la norme internationale de 0,7 p. 100 du revenu national consacré à l'aide officielle au développement.
Deuxièmement, vous avez dit que l'instauration de la primauté du droit donnerait aux pauvres le pouvoir de se défendre, en plus de réduire efficacement la pauvreté et d'assurer l'accès aux services d'un avocat pour les pauvres. En fait, on observe plutôt au Canada, depuis une bonne dizaine d'années, l'érosion significative des programmes qui permettraient aux personnes qui vivent dans la pauvreté de faire valoir leurs droits, une érosion grave au point où nous faisons bien mauvaise figure dans le monde parmi les pays développés à cet égard. Je me demande ce que vous en pensez. Je ne sais pas s'il y a un équivalent juridique à l'adage « Médecin, guéris-toi toi-même », mais je pense que la barreau devrait vouloir jouer un rôle à cet égard.
Troisièmement, il est parfois tout aussi important de regarder chez le voisin que chez soi. Ce comité, et particulièrement le Sous-comité des droits internationaux de la personne, est très au courant qu'en Colombie, par exemple, il y a des personnes qui sont tuées sans ménagement pour avoir participé à des activités politiques, que les dirigeants syndicaux sont assassinés par millier. Je me demande si la situation actuelle en Colombie, par exemple, illustre la pertinence de votre proposition et si vous êtes intervenus d'une manière ou d'une autre en Amérique du Sud ou Centrale pour réagir à ces problèmes juridiques très graves et très évidents ou encore si vous considérez que ce que vous proposez à un quelconque lien avec tout cela.
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NPD (NS)
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2006-06-21 17:42
Merci, monsieur le président.
On pourrait poser des questions sur de si nombreux sujets que l'on a de la difficulté à savoir par où commencer. J'ai trouvé votre exposé très intéressant.
J'aimerais revenir à la référence que vous avez faite tout à l'heure aux facteurs qui sont les principes fondamentaux à mettre en oeuvre pour essayer d'obtenir des résultats constructifs, à savoir l'autorité, la légitimité et la capacité. Je me demande si vous pourriez faire d'autres commentaires au sujet de ce qui est manifestement un défi d'envergure — à savoir assister le nouveau gouvernement dûment élu à effectuer le type de transition nécessaire pour qu'il prenne en main les rênes de sa destinée. Je pense que, d'une certaine façon, c'est la tâche la plus colossale de toutes et qu'elle est essentielle à une réussite digne de ce nom.
J'aimerais vous poser deux ou trois questions précises. Ceux parmi nous qui sont allés là-bas pendant les élections avaient de grandes idées sur ce que le parlementaires pouvaient faire pour aider ce pays. Cependant, après avoir constaté de visu les bases sur lesquelles les nouveaux parlementaires devraient reconstruire le pays, il était impossible de savoir par où commencer pour leur fournir certains des outils nécessaires. Il s'agissait d'abord, sur un plan purement pratique, de fournir des bureaux et des fauteuils, sans parler des processus démocratiques qui nécessitent un soutien, ou des ressources de dotation et bien d'autres formes d'aide. Je me demande si vous pourriez faire des commentaires dans le contexte d'éventuels engagements concrets du Canada en la matière.
Ensuite, surtout en ce qui concerne la notion de légitimité, on entend de nombreux commentaires au sujet de la corruption, mais je pense que les messages que nous avons entendus — et ils étaient très impressionnants et très convaincants — étaient assez cohérents et indiquaient qu'il n'y avait aucune possibilité de mettre un terme à la corruption sans avoir mis en place un cadre de justice, pratiquement inexistant. Même en ce qui concerne nos forces policières et militaires, il était manifeste que leur capacité de remplir leurs fonctions était considérablement restreinte. On peut suivre la piste d'une personne impliquée dans des actes de corruption présumés ou dans des dommages aux personnes ou aux biens, mais en l'absence de système judiciaire, il y a des chances que l'on contribue seulement à faire condamner des personnes sans qu'elles aient la possibilité de subir un procès équitable, par exemple.
Je me demande si vous pouvez faire des commentaires à ce sujet. Existe-t-il un programme auquel nous contribuons en apportant les outils qui sont nécessaires ou ceux qui le seront, visant à mettre en place l'infrastructure indispensable à la réussite de toute cette entreprise?
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NPD (NS)
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2006-06-14 16:18
Merci, monsieur le président.
Je suis ravie d'avoir entendu mentionner à plusieurs reprises qu'il est important de s'assurer sérieusement que toutes les actions, quelles qu'elles soient, se fondent sur un consensus haïtien. Il n'y a rien de plus dangereux que quelqu'un qui visite un pays pendant quatre ou cinq jours et qui en revient convaincu de l'avoir compris.
Avec certains de mes collègues, j'ai eu l'occasion de me rendre en Haïti juste avant l'inauguration de René Préval. Ce qui m'a profondément troublée, à vrai dire, ce n'est pas seulement le lourd bagage historique du pays, auquel vous avez fait référence, mais aussi l'impression d'être en présence d'une société civile de type ONG presque artificielle, qui semble avoir très peu de marge de manoeuvre. De toute évidence, cette situation est en partie créée par des forces extérieures ou exogènes. J'ai aussi eu l'impression que si Haïti ne s'alignait pas sur une démarche foncièrement d'inspiration américaine, on lui retirerait sans doute cette marge de manoeuvre ou elle perdrait son financement.
J'ai tellement de questions à poser.
Tout le monde semble s'entendre aisément sur la criante nécessité d'apporter des améliorations matérielles — j'entends par là un véritable relèvement de la qualité de vie, ce qui veut dire des emplois, une infrastructure, etc. La question est de savoir comment s'y prendre pour que tout cela se concrétise assez rapidement pour engendrer des succès avant que les gens perdent toutes leurs illusions.
J'ai été étonnée d'entendre M. Graham, si je ne m'abuse, dire qu'il faudrait peut-être mettre en veilleuse les priorités environnementales. En effet, l'une des choses qui s'est imposée à mon esprit, lorsqu'il a été question des mesures à prendre, est l'urgence d'apporter des mesures correctives environnementales. En fait, l'un de nos propres officiers militaires a fait à cet égard une déclaration plutôt brutale. Il a dit que même si l'on garantit la sécurité, à moins d'agir rapidement pour contrer l'érosion à grande échelle résultant de la déforestation et de régler les graves problèmes de salubrité de l'eau et de gestion des déchets, et ainsi de suite, on créerait sans contredit une société non viable qui ne pourrait tout simplement pas survivre, et encore moins prospérer.
La deuxième priorité qui a été mentionnée est le réseau routier. Il semble assez évident que l'on a de sérieuses difficultés ne serait-ce qu'à acheminer des denrées vers les marchés locaux, sans parler des marchés internationaux. Il faut donc régler cela.
La troisième priorité dont vous avez parlé est la faible rémunération des officiers de police. On nous a dit souvent qu'il est arrivé qu'ils ne soient pas payés pendant des mois et des mois. On nous a répété a maintes reprises qu'à moins de remédier à la situation sans délai, il serait impossible de mettre un terme à la corruption au sein des forces de sécurité ou à l'épidémie de vols, d'agressions, de kidnappings, etc., parce que les Haïtiens et leurs familles ne mangent pas à leur faim.
J'aimerais avoir vos commentaires sur ces trois priorités, qui semblent assez évidentes. Quels sont les obstacles? Que peut faire le Canada pour contribuer aux processus, quels qu'ils soient, qu'il faudrait entreprendre si l'on veut vraiment obtenir des résultats?
Trois questions simples...
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