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NPD (NS)
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2006-10-02 17:19
Merci, monsieur le président.
Merci beaucoup pour vos exposés intéressants. Je voudrais revenir sur une ou deux choses en commençant par dire combien j'ai apprécié et combien j'ai été impressionnée par la façon dont le Centre parlementaire a organisé la visite en Haïti non pas pour les élections présidentielles, mais pour les élections qui ont suivi. J'ai été très, très impressionnée par toute cette organisation.
J'aurais une observation et une question. Vous avez mentionné la vulnérabilité d'un pays, lorsque les choses ne se passent pas de façon idéale -- et on ne peut jamais garantir que ce sera le cas -- lorsqu'il participe seul à une mission d'observation internationale ou d'assistance technique. J'ai l'impression, à tort ou à raison -- et si je me trompe, j'aimerais que vous me le disiez -- que le Canada a peut-être couru ce risque en Haïti, car il ne semblait pas y avoir beaucoup d'autres observateurs internationaux sur le terrain. D'autre part, c'est une entreprise assez coûteuse pour un pays qui a déjà beaucoup d'autres engagements. Je le dis sans vouloir minimiser le travail extraordinaire qui a été accompli, ni son importance.
D'autre part, il serait difficile de ne pas être complètement dépassé par l'ampleur de la tâche, les défis à relever, que ce soit sur le plan du développement économique, de la remise en état de l'environnement, de l'infrastructure de base, de l'infrastructure humaine et de ce genre de choses. Comment envisagez-vous le genre de processus à mettre en place suite au processus électoral qui a certainement haussé les aspirations et les attentes de la population, et pour relever ces nombreux défis?
D'après tout ce que nous avons entendu et observé, il est tout à fait inimaginable qu'on puisse éliminer la corruption, par exemple, quand les policiers touchent des salaires de misère, tout comme les travailleurs de la santé, et que les gardiens de prison ne sont pas payés. Je me demande si vous avez des recommandations à formuler afin qu'il y ait un suivi suffisant pour s'atteler à une tâche aussi herculéenne.
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NPD (NS)
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2006-06-21 16:28
Merci, monsieur le président.
Je m'excuse d'être en retard. J'ai été retenue à la Chambre. Je m'excuse si j'aborde des sujets dont on a déjà traité.
J'aurais deux types de commentaires à faire. Le premier concerne l'édification de la démocratie par le renforcement de la participation à la société civile, qui consiste à apprendre les compétences en matière de défense des intérêts des citoyens et les rouages du processus démocratique.
Mon récent voyage en Haïti m'a donné un excellent aperçu de la situation. J'en suis revenu avec la conviction qu'un optimisme authentique y règne, que nous avons des motifs d'être optimistes et de penser que certains problèmes peuvent être réglés de façon durable. Cependant, j'ai également eu l'impression très désagréable, du moins pendant mon court séjour là-bas, que les représentants de la société civile rencontrés semblaient être davantage les yeux et les oreilles ou les porte-parole d'intérêts commerciaux américains, ou d'une conception américaine de ce que devrait être Haïti, vraisemblablement de crainte que les États-Unis ne laissent tomber leur pays.
C'est légèrement exagéré, et je ne vise personne en particulier. Dans les assemblées, j'ai toutefois été agacée de constater notamment l'absence de représentants des travailleurs agricoles ou des petites coopératives actives dans la commercialisation ou la production agricole, malgré la prépondérance agricole rurale dans l'économie — l'agriculture en représente environ 90 p. 100, si je ne me trompe. On n'y voyait pas non plus de représentants des enseignants ou du personnel de la santé, ni de personnes que l'on pourrait considérer vaguement comme des travailleurs, qu'il s'agisse de travailleurs d'usine ou d'employés de prisons.
J'aimerais seulement avoir une idée de la façon dont vous procédez pour décider avec qui vous allez établir des contacts et travailler. Je me demande si, au cours des séances préparatoires au lancement de ce projet, vous auriez des commentaires à faire sur la nature de la société civile actuelle.
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NPD (NS)
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2006-06-21 17:42
Merci, monsieur le président.
On pourrait poser des questions sur de si nombreux sujets que l'on a de la difficulté à savoir par où commencer. J'ai trouvé votre exposé très intéressant.
J'aimerais revenir à la référence que vous avez faite tout à l'heure aux facteurs qui sont les principes fondamentaux à mettre en oeuvre pour essayer d'obtenir des résultats constructifs, à savoir l'autorité, la légitimité et la capacité. Je me demande si vous pourriez faire d'autres commentaires au sujet de ce qui est manifestement un défi d'envergure — à savoir assister le nouveau gouvernement dûment élu à effectuer le type de transition nécessaire pour qu'il prenne en main les rênes de sa destinée. Je pense que, d'une certaine façon, c'est la tâche la plus colossale de toutes et qu'elle est essentielle à une réussite digne de ce nom.
J'aimerais vous poser deux ou trois questions précises. Ceux parmi nous qui sont allés là-bas pendant les élections avaient de grandes idées sur ce que le parlementaires pouvaient faire pour aider ce pays. Cependant, après avoir constaté de visu les bases sur lesquelles les nouveaux parlementaires devraient reconstruire le pays, il était impossible de savoir par où commencer pour leur fournir certains des outils nécessaires. Il s'agissait d'abord, sur un plan purement pratique, de fournir des bureaux et des fauteuils, sans parler des processus démocratiques qui nécessitent un soutien, ou des ressources de dotation et bien d'autres formes d'aide. Je me demande si vous pourriez faire des commentaires dans le contexte d'éventuels engagements concrets du Canada en la matière.
Ensuite, surtout en ce qui concerne la notion de légitimité, on entend de nombreux commentaires au sujet de la corruption, mais je pense que les messages que nous avons entendus — et ils étaient très impressionnants et très convaincants — étaient assez cohérents et indiquaient qu'il n'y avait aucune possibilité de mettre un terme à la corruption sans avoir mis en place un cadre de justice, pratiquement inexistant. Même en ce qui concerne nos forces policières et militaires, il était manifeste que leur capacité de remplir leurs fonctions était considérablement restreinte. On peut suivre la piste d'une personne impliquée dans des actes de corruption présumés ou dans des dommages aux personnes ou aux biens, mais en l'absence de système judiciaire, il y a des chances que l'on contribue seulement à faire condamner des personnes sans qu'elles aient la possibilité de subir un procès équitable, par exemple.
Je me demande si vous pouvez faire des commentaires à ce sujet. Existe-t-il un programme auquel nous contribuons en apportant les outils qui sont nécessaires ou ceux qui le seront, visant à mettre en place l'infrastructure indispensable à la réussite de toute cette entreprise?
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NPD (NS)
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2006-06-21 18:04
Oui. Il s'agit en partie d'une question, mais le comité a en fait voté à l'unanimité pour indiquer qu'il serait très utile de mettre en place un cadre législatif en ce qui concerne nos obligations en matière d'aide internationale, qui pourrait peut-être donner une forme à tout le mécanisme de présentation de rapports, en commençant par la transparence. Je me demande si vous avez des commentaires à faire à ce sujet en ce qui concerne ce que je considère comme un désir de mieux comprendre ce que nous faisons, quels résultats nous obtenons et leur mesurabilité. Si on adoptait un cadre législatif, tout le reste en découlerait et pourrait être une contribution constructive à l'évaluation, aux rapports ou à la divulgation de nos activités et des résultats obtenus, n'est-ce pas?
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NPD (NS)
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2006-06-20 17:40
Cela va être très difficile, parce qu'il y a, je pense, beaucoup de questions sans réponse et nous voulons des réponses.
La première question est une simple question de fait, et peut-être que n'importe lequel d'entre vous pourrait y répondre.
Une conférence internationale des donateurs devait avoir lieu où, on l'espérait, un engagement sérieux allait être pris par la communauté internationale afin de faire ce dont M. Préval a parlé quand il est venu au Canada récemment.
Ceux d'entre nous qui sont allés à Haïti lors d'une mission parlementaire ont identifié la même priorité essentielle et la plus pressante, c'est-à-dire une grande activité économique ainsi qu'une action pour que les habitants sentent qu'il existait une possibilité de vraiment les sortir de leur marasme économique et de faire des progrès pour améliorer leurs conditions de vie. Pouvez-vous me dire si cela a eu lieu et quels sont les résultats à ce jour?
Deuxièmement, madame Bouchard, vous avez parlé de l'importance des perceptions. Je dois dire que ce que j'ai trouvé d'extrêmement difficile à Haïti était justement deux perceptions. La première, je l'appellerais « le syndrome de l'éléphant dans une pièce ». Tout le monde savait qu'il y avait d'énormes problèmes non résolus, dont on ne s'occupait pas, concernant les prisonniers politiques et d'autres détenus qui ne savaient pas pourquoi ils étaient en prison, car aucune accusation n'avait été portée contre eux. Encore une fois, on avait l'impression que ce problème allait se résoudre de lui-même.
Mais quelques-uns des chefs politiques du parti Lavalas sont encore emprisonnés et M. Neptune, l'ancien premier ministre, également. Il n'y a pas de progrès dans ce dossier, il n'y a pas de processus de vérité et de réconciliation, comme je l'appellerais. Parlez d'un problème de perception.
Le Canada ferme sa porte au nouveau premier ministre qui vient nous rendre visite. Pourquoi? Est-ce en raison de liens étroits avec le parti Lavalas? Nous n'avons entendu aucune allégation, justifiant cette position du Canada. Nous sommes donc impliqués dans cette affaire.
Que peut faire le Canada et que doit faire le Canada? Que doit faire le Canada pour résoudre ces problèmes de perception, voire ces problèmes juridiques internationaux? Ils doivent être résolus si nous voulons avoir les mains propres et si nous voulons être considérés comme un intermédiaire honnête et un partenaire véritable d'un nouveau Haïti, avec un nouveau chef, élu avec un mandat très fort.
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NPD (NS)
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2006-06-14 16:18
Merci, monsieur le président.
Je suis ravie d'avoir entendu mentionner à plusieurs reprises qu'il est important de s'assurer sérieusement que toutes les actions, quelles qu'elles soient, se fondent sur un consensus haïtien. Il n'y a rien de plus dangereux que quelqu'un qui visite un pays pendant quatre ou cinq jours et qui en revient convaincu de l'avoir compris.
Avec certains de mes collègues, j'ai eu l'occasion de me rendre en Haïti juste avant l'inauguration de René Préval. Ce qui m'a profondément troublée, à vrai dire, ce n'est pas seulement le lourd bagage historique du pays, auquel vous avez fait référence, mais aussi l'impression d'être en présence d'une société civile de type ONG presque artificielle, qui semble avoir très peu de marge de manoeuvre. De toute évidence, cette situation est en partie créée par des forces extérieures ou exogènes. J'ai aussi eu l'impression que si Haïti ne s'alignait pas sur une démarche foncièrement d'inspiration américaine, on lui retirerait sans doute cette marge de manoeuvre ou elle perdrait son financement.
J'ai tellement de questions à poser.
Tout le monde semble s'entendre aisément sur la criante nécessité d'apporter des améliorations matérielles — j'entends par là un véritable relèvement de la qualité de vie, ce qui veut dire des emplois, une infrastructure, etc. La question est de savoir comment s'y prendre pour que tout cela se concrétise assez rapidement pour engendrer des succès avant que les gens perdent toutes leurs illusions.
J'ai été étonnée d'entendre M. Graham, si je ne m'abuse, dire qu'il faudrait peut-être mettre en veilleuse les priorités environnementales. En effet, l'une des choses qui s'est imposée à mon esprit, lorsqu'il a été question des mesures à prendre, est l'urgence d'apporter des mesures correctives environnementales. En fait, l'un de nos propres officiers militaires a fait à cet égard une déclaration plutôt brutale. Il a dit que même si l'on garantit la sécurité, à moins d'agir rapidement pour contrer l'érosion à grande échelle résultant de la déforestation et de régler les graves problèmes de salubrité de l'eau et de gestion des déchets, et ainsi de suite, on créerait sans contredit une société non viable qui ne pourrait tout simplement pas survivre, et encore moins prospérer.
La deuxième priorité qui a été mentionnée est le réseau routier. Il semble assez évident que l'on a de sérieuses difficultés ne serait-ce qu'à acheminer des denrées vers les marchés locaux, sans parler des marchés internationaux. Il faut donc régler cela.
La troisième priorité dont vous avez parlé est la faible rémunération des officiers de police. On nous a dit souvent qu'il est arrivé qu'ils ne soient pas payés pendant des mois et des mois. On nous a répété a maintes reprises qu'à moins de remédier à la situation sans délai, il serait impossible de mettre un terme à la corruption au sein des forces de sécurité ou à l'épidémie de vols, d'agressions, de kidnappings, etc., parce que les Haïtiens et leurs familles ne mangent pas à leur faim.
J'aimerais avoir vos commentaires sur ces trois priorités, qui semblent assez évidentes. Quels sont les obstacles? Que peut faire le Canada pour contribuer aux processus, quels qu'ils soient, qu'il faudrait entreprendre si l'on veut vraiment obtenir des résultats?
Trois questions simples...
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NPD (NS)
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2006-06-14 17:19
Très brièvement, j'essaie de mieux comprendre de quoi il retourne.
du Regroupement des organismes canado-haïtiens pour le développement.
Parlons-nous en l'occurrence d'ONG distinctes qui se sont regroupées sous une même structure parapluie. La structure de gouvernance de ces organisations a-t-elle une base haïtienne ou canadienne? C'est ma première question.
Au lieu de prendre beaucoup de temps du comité pour répondre, vous pourriez nous envoyer ces renseignements généraux pour que nous puissions avoir une idée de la portée et de la taille des projets, du nombre d'employés, etc. Je veux aussi avoir des précisions : quelle est la proportion des Haïtiens de la diaspora engagés dans cette entreprise qui sont rentrés ou qui comptent rentrer au pays, par rapport aux Haïtiens qui ne sont pas partis.
Voilà qui m'amène à poser une question connexe. On parle beaucoup de l'importance de l'aide de la diaspora. Pouvez-vous nous dire si elle est source de tensions? Serait-il possible que des personnes ayant quitté le pays — peut-être lors de certaines périodes très difficiles — et ayant pu bâtir des entreprises, faire des études, etc. soient encouragées à revenir, vraisemblablement pour assumer des postes de direction dans des établissements d'enseignement, dans diverses entreprises, quelles soient de nature commerciale ou non gouvernementale. Je veux savoir si c'est là une source de frictions ou de tensions, ou si un partenariat fondé sur l'esprit d'ouverture et l'entraide caractérise vraiment les projets que vous décrivez tous les deux.
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NPD (NS)
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2006-06-06 17:19
Merci, monsieur le président.
Merci d'être venue devant le comité, madame Verner.
Vous nous avez rappelé qu'Haïti est en 153e position sur 177 pays dans l'indice de développement humain, et que c'est le pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental. Vous avez aussi exprimé des préoccupations sur la hausse alarmante du VIH/sida en Haïti.
Mes questions découlent de ces deux éléments que vous avez soulevés. Il y en a de nature plus générale, et l'une concerne particulièrement Haïti.
Vous savez certainement que ce comité a adopté à l'unanimité — et ensuite, le Parlement a adopté à l'unanimité — une motion appelant le gouvernement de l'époque, qui était alors libéral, à accélérer l'application des mesures pour nous acquitter nos obligations d'aide au développement outre-mer, et particulièrement pour se dépêcher d'atteindre le niveau de 0,7 de l'APD.
De toute évidence, cela aurait une incidence sur le genre d'engagements que nous pouvons prendre à l'égard d'Haïti. Je pourrais ajouter que lorsque M. Greenhill a comparu devant ce comité l'année dernière, il a soutenu que nous devrions accélérer ce programme, et il a ainsi influencé quelque peu la position du comité.
Ma première question, c'est si nous pouvons compter sur vous pour respecter ce consensus et vous faire la championne de cette position, parce que si le ministre de la Coopération internationale ne le fait pas, je ne vois pas qui d'autre le pourra.
Deuxièmement, vous savez aussi qu'il y a eu un consensus entre les partis, au sujet de la nécessité d'une loi sur le développement international pour bien clarifier le mandat et faire de la pauvreté l'objectif principal... Là encore, Haïti serait un bénéficiaire de cette démarche. Pouvons-nous compter sur vous pour nous aider à accélérer la réalisation de cet engagement à créer ce genre de loi aussitôt que possible?
Troisièmement, vous savez que la tuberculose est la principale cause de décès des personnes qui vivent avec le sida. Dans le contexte d'Haïti, je pense ne pas me tromper en disant que le programme d'Haïti pour la tuberculose a été financé à 100 p. 100 par le mécanisme de fonds mondial, dont le Canada est l'un des principaux contributeurs, et il ne fait pas de doute que les programmes sur la tuberculose sont très efficaces par rapport aux coûts et sauvent des vies. Je ne suis pas sûre de l'incidence de la malaria en Haïti. J'aimerais savoir ce que vous pensez de cela — mais on entend exprimer de véritables craintes sur la possibilité que l'ACDI puisse réduire sa participation dans les programmes de lutte contre la tuberculose et la malaria.
Pourriez-vous éclairer le comité là-dessus, et expliquer pourquoi le Canada devrait aller dans le sens contraire de toute réduction budgétaire à cause de l'efficacité par rapport aux coûts de ces programmes et de l'importance qu'ils ont pour Haïti et d'autres pays?
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NPD (NS)
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2006-06-06 17:26
Oui, d'après ce que j'ai comme renseignement, le programme de lutte contre la tuberculose en Haïti est financé à 100 p. 100 par le mécanisme de fonds mondial, dont le Canada est un des principaux contributeurs. Des signes de réduction éventuelle de ces programmes ont suscité de vives préoccupations, et j'aimerais obtenir l'assurance que ces préoccupations ne sont pas fondées.
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NPD (NS)
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2006-06-06 17:27
Je suppose que je pourrais revenir, alors, aux chiffres que je vous ai entendu citer, en ce qui concerne les augmentations budgétaires. Bien entendu, vous savez que ce taux d'augmentation ne nous approche pas beaucoup de l'objectif de 0,7 p. 100. L'une des grandes ironies de ce fait est que sous le gouvernement conservateur antérieur, le niveau d'APD était déjà de 0,5 p. 100 et, malheureusement, le gouvernement libéral l'a réduit à 0,23 p. 100.
La question qui se pose vraiment, c'est s'il y a vraiment détermination de votre part, et de celle du gouvernement — mais surtout de votre part — pour vous faire les champions de cet engagement d'atteindre 0,7 p. 100, qui exigera, sans le moindre doute, une augmentation des fonds d'aide au développement international qui sont libérés.
Le chiffre que vous avez cité nous amènerait, tout au plus, à 0,43 p. 100, et ce n'est que grâce au montant que le NPD a fait ajouter au budget au tout dernier moment, lors de la dernière législature, que vous avez inclus dans vos chiffres. Avec tout cela, nous n'en sommes qu'à 0,43 p. 100, ce qui signifie que nous sommes encore très loin de nous acquitter de nos obligations et d'atteindre les objectifs de développement du Millénaire. D'après les évaluations de tous les experts, cela dépend de ce que les pays donateurs atteignent 0,7 p. 100.
Alors la question que je vais poser, c'est encore est-ce que vous y êtes déterminé, et si nous pouvons compter sur vous pour lutter pour cela, puisque le consensus est tellement vaste dans tous les partis, à ce Parlement.
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NPD (NS)
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2006-05-31 16:14
En fait, j'aimerais poursuivre plus ou moins dans la même veine. Je vois un lien direct entre les sujets que vous avez tous deux abordés.
J'aimerais poser deux questions bien précises. Je viens de revenir d'Haïti avec un groupe de parlementaires. On nous a rappelé à plusieurs reprises que l'une des raisons qui explique que la corruption soit très répandue parmi les membres des forces policières, c'est que, abstraction faite des événements récents, il est assez fréquent que les policiers ne sont pas payés pendant des mois. Pour pouvoir nourrir leur famille, ces policiers n'ont souvent d'autre choix que d'accepter des pots-de-vin. je crois que ce problème est lié à celui du développement économique.
Voici le deuxième point que j'aimerais aborder. Bien que la plupart d'entre nous convenons que la société civile a un rôle très important à jouer dans le développement économique et dans le respect des droits de la personne, j'ai trouvé assez inquiétant la stratégie qui semble être mise en oeuvre de façon délibérée, à savoir de créer des organismes de la société civile qui défendent à la fois des intérêts commerciaux et des intérêts américains. On semble vouloir créer un mouvement étranger qui parlerait au nom des Haïtiens.
J'ai demandé s'il existait un mouvement syndical qui souvent joue un rôle important puisqu'il se fait souvent le champion des droits de la personne. Il n'y en a pas. J'ai aussi demandé s'il existait un regroupement de producteurs primaires ou de paysans? Il n'y en a pas.
J'aimerais savoir ce que vous pensez de l'absence de ces forces qui, à mon sens, ont un rôle très important à jouer dans les deux domaines dont nous venons de parler.
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NPD (NS)
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2006-05-31 16:18
J'ai constaté que les groupes de droite recevaient beaucoup de fonds mais que ce ne semblait pas être le cas des groupes de gauche, ou des groupes progressistes.
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NPD (NS)
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2006-05-31 17:28
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je suis heureuse d'avoir pu entendre vos témoignages. J'aurais beaucoup de questions à vous poser. Je vais commencer par m'adresser au surintendant Beer.
On a parfois l'impression que la MINUSTAH et CivPol sont à Haïti depuis déjà un bon moment mais que cela n'a rien changé à la terrible corruption qui existe au sein de la police nationale d'Haïti, dont on a des preuves et que tous reconnaissent. On a beaucoup critiqué la MINUSTAH et CivPol pour leur apparente complicité -- je le dis entre parenthèses -- pour avoir toléré ou refusé de voir des actes et des omissions inacceptables de la part de la police nationale haïtienne.
Quelle relation structurelle y a-t-il entre la MINUSTAH, CivPol et la police nationale haïtienne? On a fait des allégations graves d'usage de force abusive et d'assassinats d'adversaires politiques. Y a-t-il une structure de responsabilité? Est-on en mesure d'agir quand de telles choses se produisent? Si le mandat ou la capacité de surveillance de la police nationale haïtienne a des lacunes, comment pouvons-nous être certains d'assumer nos responsabilités conformément à nos objectifs et à la règle de droit? Voilà ma première question.
Voici ma deuxième: En ce qui concerne le désarmement, il est inquiétant d'imaginer 170 000 armes de poing aux mains de n'importe qui, et encore plus d'apprendre que, pour le gouvernement provisoire, le désarmement n'est pas une priorité. Quelle indication avez-vous à ce sujet et que faut-il faire pour inciter le gouvernement à s'engager de façon sérieuse et réelle dans le désarmement? Manifestement, si rien n'est fait à ce chapitre, on ne respectera jamais les lois.
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NPD (NS)
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2006-05-30 16:26
Merci, monsieur le président.
Je tiens à dire combien j'ai apprécié l'occasion qui m'a été donnée d'aller en Haïti juste avant la cérémonie d'entrée en fonction de René Préval. J'ai appris beaucoup de choses. Certaines de mes craintes ont été confirmées, et sur d'autres choses, j'ai changé d'avis. J'espère bien que c'est ce que nous faisons tous quand nous faisons un tel voyage.
J'ai tellement de questions à poser; j'essaierai de me résumer.
Je suis très heureuse de vous entendre souligner l'importance des droits de la personne et de la règle de droit, et tout cela, mais j'aimerais commencer par parler de ce qui pourrait provoquer de l'embarras, quelque chose à quoi nous devons vraiment faire face.
Vous savez que nous avons eu le privilège de rencontrer M. Préval en Haïti, avec son conseiller principal, Jacques Edouard Alexis. Quand M. Préval est venu au Canada, juste avant son entrée en fonction, M. Alexis a été empêché d'entrer au Canada — ce qui a été source d'un embarras monumental, je pense, pour le Canada — parce qu'en principe son nom figurait sur une « liste noire ». Je me demande si vous pouvez préciser exactement ce que cela signifie.
Par la suite, la nomination de M. Alexis a été confirmée par une vaste majorité du Sénat et du Parlement, au poste de premier ministre désigné de Préval. Je me demande si vous pouvez m'expliquer comment nous allons remettre de l'ordre dans nos affaires et ce que cela signifie.
Deuxièmement, je partage cet optimisme prudent, vraiment. On a, jusqu'ici, l'impression d'une véritable célébration, à en juger des espoirs qu'exprime la population, mais en même temps, des violations terribles des droits de la personne continuent, notamment la détention de prisonniers politiques qui n'ont jamais été accusés de quoi que ce soit. J'ai eu l'impressions, lorsque nous étions là, que l'une des tensions sous-jacentes venait de la nécessité de s'attaquer à cela avec détermination. Neptune, par exemple, est encore en prison. J'avais eu clairement confirmation qu'il serait libéré avant la cérémonie d'entrée en fonction. Il semble que ce ne soit pas arrivé. Je me demande ce que fait le Canada à ce propos.
Troisièmement, je pense que ce que nous nous efforçons de faire, en matière de réforme pénale, de réforme des prisons, et de rendement du système judiciaire est très important. Je devrais préciser que je n'ai pas été étonnée, à la veille de la cérémonie, qu'il y ait eu un vaste soulèvement dans ce qui est certainement le pire pénitencier que j'ai vu de ma vie. Je n'en ai pas vu énormément, mais les conditions y étaient absolument épouvantables. Des adolescents qui avaient peut-être volé des poules pour sauver leur famille de la famine sont détenus avec des prisonniers politiques — coupables d'on ne sait quoi, et jamais accusés de quoi que ce soit — avec des assassins et des revendeurs de drogue. Personne ne sait exactement qui est coupable de quoi, parce que personne n'a jamais fait l'objet d'accusations. Nous avons vu une prison ou, selon les normes internationales, il devrait y avoir quatre ou six prisonniers par cellule, mais il y étaient 40. Ils pouvaient à peine se tenir debout, et ils avaient droit à une heure de sortie par jour. Je me demande si vous pourriez parler de ces choses-là.
Enfin, j'aimerais dire combien j'ai été impressionnée par le leadership dont ont fait preuve les policiers, nos soldats, et quelques fonctionnaires là-bas. C'était rafraîchissant de les entendre insister sur le fait que la sécurité et le développement économique sont liés. Ils ont plaidé, vraiment, pour la réduction de la pauvreté et l'assainissement environnemental. Comme ils l'ont dit, nous pourrions nous retrouver à tenter de sauver un pays qui n'est pas viable si nous ne le faisons pas, et il est certain que c'est beaucoup de travail à faire.
Je sais que j'ai posé quatre questions. J'aimerais entendre vos commentaires.
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