Je vous remercie, madame la présidente.
C'est pour moi un grand plaisir d'être ici. J'aimerais commencer en remerciant nos trois invités pour leurs absorbants témoignages provenant de sphères aussi variées dans la vie des femmes. Je crois qu'il est important de prendre le temps de réfléchir à l'importance de notre conversation aujourd'hui. D'ailleurs, cela m'estomaque qu'on en soit encore à ces conversations.
Ma mère a obtenu son diplôme en droit de l'Université de l'Alberta en 1970. Je me rappelle à quel point j'étais fière d'elle, une féministe et une pionnière professionnelle canadienne, mais j'étais surtout convaincue que ce genre de conversations, qui étaient courantes dans la cuisine de ma mère, n'auraient plus cours aujourd'hui. Notre génération, les femmes autour de cette table, doivent s'assurer que nos propres filles n'auront pas à avoir ces mêmes conversations d'ici 20 à 30 ans.
Mme McDonald a expliqué comment des progrès peuvent être réalisés, mais nous a aussi parlé de la lenteur avec laquelle ces derniers ont lieu. Il nous revient, ensemble, de décider d'accélérer le tempo.
J'aurais quelques questions.
Madame McDonald, vos commentaires au sujet des femmes dans les conseils d'administration m'ont rejointe. J'aimerais savoir à quel point la situation doit être améliorée par des lois. Que pensez-vous des quotas imposés au conseil, et d'une politique « se conformer ou s'expliquer »? Y a-t-il un pays qui a réussi le pari?