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Lib. (NB)
Monsieur le Président, le gouvernement a la troublante manie d'abandonner les Canadiens en difficulté à l'étranger.
Henk Tepper, un producteur de pommes de terre du Nouveau-Brunswick, est détenu dans une prison au Liban depuis près de trois mois en raison d'un différend commercial. L'épouse de M. Tepper et ses jeunes enfants affirment qu'il n'ont rien entendu de la part du gouvernement. Ils n'ont reçu aucune information.
Il est inacceptable que le gouvernement abandonne des Canadiens dans une situation aussi critique que celle de M. Tepper. Quand le gouvernement interviendra-t-il auprès des autorités libanaises, quand fera-t-il libérer M. Tepper et le ramènera-t-il au Canada?
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Lib. (NB)
Monsieur le Président, je suis heureux de pouvoir participer aujourd'hui au débat sur cette motion importante.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec un éminent parlementaire, le député de Scarborough—Guildwood.
J'aimerais commencer en remerciant les électeurs de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick. C'est la première occasion que j'ai de prononcer un discours dans ce nouveau Parlement. C'est la cinquième fois que les électeurs de Beauséjour m'accordent leur confiance et, pour cette raison, je tenais absolument à les remercier et à exprimer ma volonté de les servir au meilleur de mes capacités pendant les quatre prochaines années.
Je peux indiquer aussi à la Chambre, comme l'ont fait mes collègues de Cape Breton—Canso et de Toronto-Centre, que nous allons appuyer la motion déposée par le gouvernement, amendée par le NPD et aussi par le sous-amendement de mon collègue de Toronto-Centre.
Il est aussi important de noter que cette mission en Libye, à laquelle les Forces canadiennes participent activement, a été autorisée par les Nations Unies. Certains de mes collègues ont fait référence aux deux résolutions, 1970 et 1973, qui ont autorisé une intervention militaire visant à protéger les civils, à garantir que les personnes touchées par cette crise dévastatrice reçoivent de l'aide et à s'assurer que le régime du colonel Kadhafi n'est pas en mesure d'utiliser des avions ou des hélicoptères de combat, ou d'autres armes lourdes, pour attaquer la population civile non armée de la Libye.
Les Nations Unies, en adoptant la résolution 1973, ont imposé une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen le 17 mars de cette année.
Le Parlement canadien, comme on le sait très bien, a approuvé la participation canadienne le 21 mars. Le Parlement canadien a approuvé de façon unanime la participation du Canada avant les dernières élections fédérales.
L'OTAN a décidé de prolonger — ou d'étendre, si vous voulez — la durée de la mission jusqu'au 22 septembre 2011.
Il est également important d'indiquer l'appui de notre parti, et mon collègue de Scarborough—Guildwood s'étendra plus longtemps sur ce sujet dans quelques minutes, pour les hommes et les femmes servant dans les Forces canadiennes qui, comme toujours, font un travail remarquable dans des conditions très difficiles.
Du point de vue de la politique étrangère, le député de Toronto-Centre a bien expliqué la position du Parti libéral selon laquelle nous devrions élargir le rôle du Canada non seulement en Libye, mais aussi dans les autres démocraties fragiles de la région.
Au début du débat d'aujourd'hui, le ministre des Affaires étrangères a reconnu officiellement, à juste titre, le Conseil national de transition libyen et l'a félicité pour son travail important à Benghazi, ainsi que pour ses tentatives de construire des institutions démocratiques et des institutions d'État qui seront accessibles aux Libyens en cas de changement de gouvernement.
Nous croyons que le Canada peut jouer un plus grand rôle. Nous appuyons certainement la décision du gouvernement de reconnaître cette institution représentant les Libyens. Nous sommes également encouragés par la décision du gouvernement d'augmenter l'aide humanitaire de 2 millions de dollars. C'est un bon début.
De notre point de vue, on ne peut pas mettre l'accent uniquement sur l'intervention militaire. Grâce à leur travail efficace, nos diplomates, nos organismes non gouvernementaux, nos organismes de développement et, bien entendu, l'Agence canadienne de développement international, peuvent jouer un rôle crucial pour ce qui est de protéger les habitants de ce grand pays qu'est la Libye. Leurs efforts peuvent également aider les Libyens à bâtir la capacité et les institutions nécessaires pour assurer les fondations d'une démocratie naissante, dotée d'institutions d'État durables dans une région du globe qui, malheureusement, a souvent été déchirée par des conflits armés à une époque où la démocratie aurait offert une solution tout à fait positive et progressiste à ces pays.
Le ministre des Affaires étrangères a annoncé ce matin une aide accrue du Canada, soit l'augmentation de notre aide humanitaire de 2 millions de dollars, ainsi que la reconnaissance officielle du Libyan National Council en tant que représentant de la population libyenne. On l'applaudit pour cela. Pour nous, c'est un début important. Comme je l'ai dit, le Canada a une longue tradition pour ce qui est d'appuyer des démocraties qui lancent cet aspect de la vie civile d'un pays, ce qui est souvent difficile.
Si quelqu'un doute que nous vivions dans un monde instable, les événements qui ont eu lieu au printemps dernier dans cette partie du monde, le Moyen-Orient — événements qu'on désigne maintenant sous le nom de printemps arabe — sont venus nous rappeler le rôle que la communauté internationale peut jouer.
Selon moi, la Chambre se mobilise aujourd'hui pour appuyer non seulement le travail des membres de nos forces armées, mais aussi les efforts déployés par les diplomates canadiens, les employés exceptionnels du ministère des Affaires étrangères et de l'Agence canadienne de développement international ainsi que les milliers d'autres personnes qui oeuvrent au sein d'organismes non gouvernementaux.
Il y a aussi les experts en droit constitutionnel. Je pense aux difficultés que représente l'établissement d'un système fédéral dans des régions du monde qui n'ont connu presque rien d'autre que le conflit. Des politicologues et des professeurs de droit international ont contribué à bâtir un avenir démocratique dans plusieurs pays dans la région où se trouve la Libye — le Moyen-Orient. Le gouvernement devra continuer à démontrer une ouverture beaucoup plus grande à l'égard de ce genre d'action et ne pas simplement viser une contribution militaire, quoique importante et autorisée par les Nations Unies. Nous croyons qu'on peut offrir une plus grande contribution et d'une durée plus importante en appuyant ces instances.
Je vais conclure en disant que le Parti libéral est très fier du rôle que le Canada a joué pour mettre sur pied des institutions démocratiques et pour aider et protéger les gens qui sont confrontés à de graves difficultés au chapitre des droits de la personne.
Je pense que nous avons tous été consternés quand nous avons vu, en février, des attaques sauvages et brutales du régime du colonel Kadhafi à l'endroit de civils non armés. Pendant ce temps, il y avait des manifestations pacifiques dans des pays comme la Tunisie, en Égypte et en Libye, des gens qui exprimaient leur désir de choisir leur propre avenir, d'élire les personnes qui gouverneront leur pays, de choisir ceux qui régiront leur pays dans le respect de la primauté du droit, des droits de la personne et des droits des femmes, qui sont très souvent brutalisées par ces régimes qui cherchaient à mettre fin à ces manifestations pacifiques. Quand nous avons été témoins de cette brutalité, je pense que tout le monde à la Chambre et au Canada a convenu, comme nous l'avons fait en mars, que nous devions jouer un rôle.
Nous avons commencé par jouer un rôle sur le plan militaire. Nous avons déployé le NCSM Charlottetown, du personnel des forces aériennes et des employés de soutien et, comme je l'ai dit au début de mon discours, nous avons fait de l'excellent travail. Je pense que personne ne remet en question notre contribution sur le plan militaire.
Toutefois, le temps est maintenant venu pour le gouvernement, pour la Chambre, et je l'espère, pour le Comité des affaires étrangères, d'examiner les mesures additionnelles qu'ils pourraient prendre, au chapitre de la gouvernance, du renforcement des capacités, de respect des droits des femmes, ainsi que pour veiller à ce que la Cour pénale internationale soit en mesure de traduire en justice les responsables de ces massacres. C'est une idée canadienne. Nous devrions continuer d'appuyer les institutions multilatérales comme celle-ci pour aider les Libyens dans leur cheminement vers la démocratie et la liberté.
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Lib. (NB)
Monsieur le Président, j'ai également hâte de collaborer avec le député et nos collègues qui siègent au Comité des affaires étrangères. Je suis heureux que notre première séance ait lieu cette semaine. J'espère que le comité pourra s'attaquer précisément à cette question. Le député d'Ottawa-Centre a été très éloquent à ce sujet. Pour accroître l'aide à la gouvernance, développer les capacités, créer une institution démocratique et aider à la construction, il faut avoir un partenaire fiable.
La nomenclature entourant le Conseil national de transition a créé beaucoup de confusion. Souvent, lorsque des noms étrangers sont traduits, ils deviennent difficiles à comprendre. À notre avis, c'est un bon début. Le fait que le gouvernement a décidé aujourd'hui de reconnaître le conseil et d'entamer avec ses membres des pourparlers directs et, nous l'espérons, sérieux, aura d'importantes conséquences.
Cependant, je conviens avec le député que cette intervention ne pourra prendre fin en septembre. Ce degré d'assistance et ce principe doivent être appliqués pendant encore plusieurs mois, si nous voulons faire le travail adéquatement.
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Lib. (NB)
Monsieur le Président, le député de Scarborough—Guildwood mentionne l'un des problèmes fondamentaux du débat. La résolution des Nations Unies n'autorise pas le changement de régime et n'incite pas au renversement du régime en place, mais il est de plus en plus évident — les ministres des Affaires étrangères des pays du G8, entre autres, l'ont selon moi admis — que le maintien d'un dictateur aussi cruel que le colonel Kadhafi, qui bafoue aussi manifestement les droits humains, n'est pas envisageable si nous voulons changer ce qui doit être changé en Libye.
Il faut dire toutefois que des accusations ont été portées contre lui par la Cour pénale internationale. Il ne pourrait donc pas se retirer d'une façon ou d'une autre dans un autre pays. Il devra subir les conséquences des gestes horribles et cruels qu'il a commis à l'égard de civils innocents et de femmes en Libye. Suivant le principe de la primauté du droit, il faut faire en sorte que Kadhafi subisse les conséquences des gestes horribles qu'il a commis à l'égard des civils innocents.
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Lib. (NB)
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de Gatineau de sa question très appropriée.
Je partage son inquiétude. Je pense que la motion reconnaît l'importance d'un engagement équilibré, mais j'espère qu'au Comité permanent des affaires étrangères et du développement international, avec les députés de sa formation politique et d'autres, nous pourrons nous assurer que, dans le contexte, l'accent sur le développement et sur la diplomatie demeurera aussi important que sur les attaques militaires.
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Lib. (NB)
Monsieur le Président, lorsque le gouvernement a annoncé la participation du Canada à la mission en Libye, il a indiqué que c'était dans le but de protéger les civils. Or, par la suite, il y a eu une certaine confusion quant aux objectifs de la mission.
Nous aimerions que le ministre des Affaires étrangères confirme que la mission vise toujours à protéger les civils et que, advenant une prolongation de la mission, il n'y aura pas de modifications de cet objectif fort clair et que l'empreinte militaire ne changera pas et que le gouvernement s'engage à ne pas déployer les forces canadiennes sur le terrain en Libye.
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Lib. (NB)
Monsieur le Président, la France et l'Italie reconnaissent le Conseil national libyen comme étant le gouvernement légitime de ce pays.
Le ministre des Affaires étrangères peut-il nous éclairer sur la position du Canada?
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