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Lib. (ON)
Monsieur le Président, le député a tout à fait raison. Je suis entièrement d'accord avec lui quand il dit que cette affaire est essentiellement une question de confiance et de transparence.
Une bonne partie des discussions d'aujourd'hui fait en quelque sorte penser à un mauvais roman policier ou à une affaire de divorce où les dires des deux parties s'opposent, tandis que nous analysons en détail ce que contenait, ou non, le courriel et que nous tentons de déceler les intentions des diverses parties. Ce n'est pas comme cela que fonctionne une saine fédération. Ce genre de conflit n'existerait pas entre un gouvernement fédéral et des provinces si le gouvernement avait établi avec celles-ci de bonnes relations saines fondées sur la confiance. C'est indispensable pour que le Canada puisse fonctionner.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, avec tout le respect que je dois au député, les propos qu'il vient de citer ne sont pas pertinents. Il n'y a aucun désaccord entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador à propos des avantages que l'AECG présente dans son ensemble. D'ailleurs, le parti d'en face et le mien ne sont pas en désaccord à ce sujet. Nous croyons qu'il est essentiel que le Canada ait un accord commercial avec l'Union européenne. Notre seule déception vient du fait qu'on semble consacrer plus de temps à faire des annonces et à organiser des fêtes somptueuses qu'à véritablement conclure des accords.
Pour ce qui est de la conduite de Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui me préoccupe, c'est que les représentants élus de cette province ont exprimé sans détour leur mécontentement à l'égard de ce qu'ils perçoivent comme une trahison de la part du gouvernement fédéral. Je crois que ce sont les députés d'en face et le gouvernement fédéral qui doivent maintenant faire un effort pour rétablir les relations.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son excellente question. Comme beaucoup de députés le savent, il s'intéresse depuis longtemps, et de près, à toutes les voies navigables du Canada et il possède une vaste expertise dans ce domaine.
Si j'ai parlé de ce qui se passe à Prince Rupert, c'est parce qu'à mon avis, cet exemple montre bien que le gouvernement actuel adopte une approche autoritaire et impose sa façon de faire. Encore une fois, c'est ce qu'il fait dans le cadre de ce conflit avec Terre-Neuve-et-Labrador. Comme mon collègue l'a signalé, à juste titre d'ailleurs, nous avons un excellent service diplomatique et un excellent ambassadeur aux États-Unis. Cela dit, il a les mains liées, car il a le droit de livrer un seul message, soit que les choses doivent être faites à sa façon. Ces comportements, ces oeillères idéologiques et ces discours creux ne facilitent pas nos relations avec les États-Unis et, malheureusement, ils ne facilitent pas non plus les relations d'Ottawa avec les provinces. Il est temps que les choses changent.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, les faits que ma collègue a relatés montrent clairement pourquoi les provinces canadiennes ont en ce moment l'impression de ne pas avoir de contrepartie à Ottawa qui veuille travailler avec elles, qui veuille collaborer avec elles, et qui est prête à respecter les engagements qu'elle a pris par écrit.
Il est absurde et embarrassant que les députés en soient réduits à décortiquer les courriels et les lettres échangés par une province et le gouvernement fédéral pour prouver ce qu'on a voulu dire. Cela montre que les relations sont complètement rompues.
Ces relations sont au coeur de ce dont nous parlons aujourd'hui. Le gouvernement fédéral a le devoir d'entretenir des relations saines, productives et efficaces avec les provinces, plus particulièrement lorsqu'il faut présenter un front uni et négocier des accords commerciaux. Malheureusement, le gouvernement a échoué à cet égard.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, le Canada est solidaire de l'Ukraine démocratique, mais nos agissements doivent être à la hauteur de nos discours. Sergueï Tchemezov, un ami intime de Poutine depuis l'époque où ils faisaient tous deux partie du KGB, dirige maintenant une grande société militaire russe. Il a déjà été sanctionné par les États-Unis et par l'Europe, mais il ne figure pas sur la liste du Canada. Igor Setchine, un autre proche de Poutine qui a été sanctionné par les États-Unis, est toujours le bienvenu au Canada.
Le ministre des Affaires étrangères peut-il expliquer pourquoi ces deux proches camarades de Poutine ont été bannis par nos alliés, mais pas par le Canada?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée d'York-Ouest.
Je vous remercie de me donner cette chance de joindre ce débat important, monsieur le Président.
Le gouvernement fédéral a la responsabilité fondamentale d'insuffler un sentiment de confiance envers l'économie. C'est pourquoi nous avons besoin du budget dès maintenant. Ce délai cause de l'incertitude pour les marchés et les Canadiennes et les Canadiens. Le premier ministre a mis tous ses oeufs dans le même panier et maintenant, alors que la croissance économique ralentit et que le prix du pétrole chute, c'est évident qu'il n'a aucun plan B. La semaine dernière, la Banque du Canada a agi, mais le premier ministre improvise au fur et à mesure en annulant des rencontres avec nos principaux partenaires commerciaux et alliés et en retardant le dépôt du budget.
En retardant le dépôt du budget, le premier ministre a baissé les bras et admis qu'il n'a aucun plan B. La prospérité économique du Canada est en jeu, mais le premier ministre demande aux familles de la classe moyenne encore plus de sacrifices afin que les mieux nantis de notre société puissent obtenir des milliards de dollars en allégements fiscaux.
Et pour qui le premier ministre travaille-t-il ces jours-ci? Sa principale priorité durant cette période difficile est de protéger le cadeau de plus de 2 milliards de dollars qu'il a fait aux Canadiens qui en ont le moins besoin. Les conservateurs devraient commencer par changer de cap en ce qui concerne le plan de fractionnement du revenu qui coûtera au Trésor 2 milliards de dollars par année, un allégement fiscal pour la classe moyenne qui ne sera profitable principalement qu'aux familles les mieux nanties au Canada.
Pendant la campagne électorale de 2011, le premier ministre a promis que lorsque le budget serait équilibré, son gouvernement permettrait aux familles de fractionner leurs revenus à des fins fiscales, jusqu'à concurrence de 50 000 $. Le 30 octobre 2014, le gouvernement annonçait un plan légèrement modifié offrant aux familles un crédit d'impôt théorique pour le fractionnement du revenu qui pourrait atteindre une valeur de 2 000 $. Or 85 % des ménages canadiens ne profiteront pas du fractionnement du revenu, dont les chefs de famille monoparentale, les parents dont les revenus sont semblables et les familles qui n'ont pas d'enfants de moins de 18 ans. Dans la plupart des cas, la prestation maximale de 2 000 $ sera versée à des ménages où une seule personne gagne un revenu, lorsque ce revenu est supérieur à 100 000 $ par année.
Ce programme coûtera au Trésor 2,4 milliards de dollars au cours de l'exercice 2014-2015 et 2 milliards de dollars par année au cours des exercices suivants.
Nous avons besoin d'un leadership avec un plan intelligent pour faire croître notre économie dans tous les secteurs d'activités et dans toutes les régions, pour l'ensemble de la population. La priorité du Parti libéral est claire: nous devons améliorer la solidité et la prospérité des Canadiennes et des Canadiens de la classe moyenne qui n'ont pas bénéficié d'une augmentation de revenu décente depuis 30 ans. Les familles canadiennes méritent d'avoir une chance réelle et équitable de réussir.
Dans sa vision économique, ce gouvernement a négligé de prendre en compte ce qui a toujours fait du Canada un pays prospère: la diversité, l'équilibre et le partenariat entre les régions et les secteurs d'activités.
La force du Canada ne devrait pas dépendre que d'une seule chose ni d'un seul endroit. Elle vient de la diversité de sa population et de la diversité de son économie. Oui, nous avons besoin de la force de l'Ouest, mais nous avons aussi besoin de la force de l'Est, de la force du Nord et de la force du Centre.
J'aimerais remercier mes collègues, surtout les francophones, d'avoir écouté mon mauvais français, en espérant avoir été compréhensible.
Je poursuivrai en anglais. Je remercie les députés de leur tolérance. Étant une députée anglophone qui représente une circonscription anglophone, ma maîtrise de la langue de Balzac est médiocre, et je tiens à m'en excuser, mais je crois qu'il est important d'essayer de parler cette langue. Soit dit en passant, Balzac était marié à une Ukrainienne. Je me sens donc très proche de lui.
Un de mes commentateurs économiques préférés est Warren Buffet. Dans une lettre de 2001 adressée à des actionnaires, il a fait cette remarque très intéressante: « Ce n'est que lorsque la marée se retire qu'on voit qui se baigne nu. »
Au Canada, la marée s'est retirée. C'est ce qui est arrivé au gouvernement. Maintenant qu'il n'y a plus de marée, la situation n'est plus aussi rose. Il y avait deux facteurs principaux qui favorisaient la performance économique relative du Canada, à savoir le prix élevé des produits de base et le fait que le Canada est le seul pays du G7 à avoir évité la crise financière grâce — il convient peut-être de le souligner — à la décision très sage et prudente du gouvernement libéral de maintenir une réglementation bancaire rigoureuse, allant ainsi à l'encontre des idées reçues.
La marée s'est maintenant retirée parce que le cours des produits de base, plus particulièrement celui du pétrole, qui favorisait notre rendement économique, s'est effondré. En outre, la crise financière, qui a eu des effets dévastateurs sur les autres pays du G7 et a réellement favorisé la performance économique relative du Canada, commence à se calmer et ne touche plus aussi durement ces pays.
Plus précisément, toute proportions gardées, nous voyons sous leur vrai jour la performance économique du Canada et celle du gouvernement en matière d'administration de l'économie. Nous constatons que le gouvernement n'a pas su prendre la mesure de l'enjeu économique fondamental de notre génération, c'est-à-dire l'adaptation à la nouvelle donne de l'économie du XXIe siècle, une économie qui évolue à l'ère de la révolution technologique et de la mondialisation.
Dans cette économie du XXIe siècle, nous assistons à l'érosion implacable de la classe moyenne. Alors que les salaires des gens de la classe moyenne stagnent depuis 30 ans, les revenus et la richesse des plus nantis augmentent.
Il y a des années que le gouvernement refuse d'admettre cette réalité. D'ailleurs, lorsque le chef du Parti libéral a commencé à évoquer l'érosion de la classe moyenne, il s'est heurté à la dérision et au déni. Or, il est universellement admis que l'inégalité des revenus et l'érosion de la classe moyenne forment l'enjeu économique fondamental actuel. Il faut s'y attaquer.
Je vais conclure par une citation tirée du Forum économique mondial de Davos, lequel en général n'est pas perçu comme un lieu de rassemblement de gauchistes ou de communistes. Voilà ce qu'on y disait sur l'inégalité des revenus:
Dans les pays pauvres comme dans les pays riches, cette inégalité alimente le conflit, corrode les démocraties et nuit même à la croissance. Il n'y a pas si longtemps, ceux qui se préoccupaient de l'inégalité étaient accusés de se livrer à la politique de l'envie. Au cours de la dernière année, cette préoccupation est officiellement devenue digne de considération, alors que des personnalités telles que le pape et Christine Lagarde ont fait des mises en garde contre ses conséquences. Un consensus se forme: si on ne fait rien, l'inégalité économique fera régresser la lutte contre la pauvreté et menacera la stabilité mondiale.
Plutôt que de faire obstacle à ces forces économiques, le gouvernement, en particulier son plan imprudent et injuste de fractionnement du revenu, les accentue. Voilà pourquoi nous appuyons la motion de l'opposition.
Présentons un budget. Jouons cartes sur table. La mer s'est retirée. Nous voulons voir ce que les ministériels nous réservent.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, l'incidence du fractionnement du revenu sur l'égalité des sexes est une excellente question. L'une de nos grandes préoccupations à l'égard du fractionnement du revenu doit être la question de l'égalité, en particulier en cette période où nous venons de découvrir que les difficultés financières sont plus grandes que nous l'avions envisagé. Il est tout à fait inacceptable d'accorder un allégement fiscal aux Canadiens qui en ont le moins besoin. Une telle mesure est non seulement illogique sur le plan économique, elle est aussi tout simplement mauvaise.
L'incidence sur l'égalité des sexes est également importante. Le fractionnement du revenu décourage les femmes mariées de se joindre à la population active. En tant que mère et épouse qui travaille, je crois que notre politique économique ne doit pas être idéologiquement orientée vers cela. Des pays comme la Suède et des provinces comme le Québec ont découvert que si nous faisons le contraire, si nous adoptons des politiques économiques qui encouragent une participation maximale des femmes à la population active, cela amène une hausse mesurable du PIB et des recettes fiscales.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député d'en face de sa question mais je rejette catégoriquement sa prémisse.
Tous les calculs démontrent que le fractionnement du revenu profiterait de façon disproportionnée aux Canadiens au sommet de l'échelle des revenus. Ce programme viendrait en aide à la tranche de 15 % des Canadiens qui en ont le moins besoin. Par conséquent, il est très mal avisé si l'on souhaite favoriser l'équité économique.
Ce programme est également très mal avisé si l'on souhaite adopter une politique économique saine, car on commence à comprendre que la croissance économique ralentit lorsqu'on ne favorise pas le développement de la classe moyenne. Si la classe moyenne n'a pas les moyens de consommer, l'économie commence à stagner. De plus, les politiques économiques comme le fractionnement du revenu, qui bénéficient seulement aux mieux nantis, ont des répercussions négatives sur le PIB.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, la semaine dernière, la Banque du Canada a déclaré que la chute des prix du pétrole « pèsera de façon marquée sur l'économie canadienne ». Fortement préoccupée par la situation, elle a abaissé son taux directeur à 0,75 %, ce qui a étonné tout le monde. Pourtant, le ministre des Finances a le culot de prétendre — il l'a d'ailleurs fait aujourd'hui — que l'économie canadienne va bien. Ses actions démentent cependant ses paroles. Pourquoi sinon retarderait-il le dépôt du budget?
Quand les conservateurs vont-ils dire la vérité aux Canadiens et présenter un plan pour stimuler la croissance et créer des emplois, au lieu de continuer d'offrir des allégements fiscaux imprudents et coûteux aux Canadiens qui en ont le moins besoin?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, en tardant à mettre la touche finale à l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne, le gouvernement en compromet l'adoption. L'Assemblée nationale et le Sénat de la France ont adopté tous les deux des motions non exécutoires contre l'accord le mois dernier. La fin de semaine dernière, le chef du NPD a aussi mis de l'huile sur le feu en contestant cet accord essentiel lors des états généraux du Parti socialiste à Paris.
Le ministre pourrait-il nous dire que ce que le gouvernement fait précisément pour conclure cet accord? Quand mettra-t-on le point final à cet accord tant vanté?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, l'Union européenne et l'Ukraine ont conclu un accord d'association qui sera en vigueur à compter du 1er janvier 2016. Entre-temps, l'Europe a déjà supprimé la plupart des droits de douane sur les marchandises en provenance de l'Ukraine. Cette mesure d'aide se chiffre à 635 millions de dollars.
Le Canada et l'Ukraine cherchent à conclure un accord de libre-échange, mais les négociations commerciales prennent beaucoup de temps. Compte tenu de l'appui ferme de tous les partis à l'égard de l'Ukraine, le gouvernement fera-t-il comme l'Union européenne et supprimera-t-il unilatéralement les droits de douane pour aider les entreprises ukrainiennes jusqu'à ce que cet accord soit conclu?
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Lib. (ON)
Quand je fus éveillé avant le jour,
J'entendis pleurer dans leur sommeil mes enfants
[...] et demander du pain.
Monsieur le Président, voilà comment Dante décrit l'enfer: des enfants affamés. Staline et son régime ont créé cet enfer en Ukraine en 1932 et 1933. L'Holodomor était un génocide, un acte délibéré visant à soumettre l'Ukraine et à imposer la collectivisation à une société agricole reconnue pour son ardeur au travail et son sens aigu de la communauté. Ce qui est horrible aussi, c'est que Moscou a carrément nié cette campagne meurtrière. Pendant beaucoup trop longtemps, une grande partie de la population a cru à ce mensonge.
Walter Duranty, journaliste au New York Times et récipiendaire du prix Pulitzer pour ses reportages sur l'Union soviétique, écrivait ceci:
Les conditions sont difficiles, mais il n'y a pas de famine [...] Mais, pour le dire un peu crûment, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.
Aujourd'hui, le Kremlin, qui a envahi l'Ukraine, tient encore un double discours orwellien. Il est donc d'autant plus important que la Chambre reconnaisse que l'Holodomor était un génocide, et qu'elle se souvienne des victimes. Vichna im pamiat.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, beaucoup de jeunes Canadiens ont abandonné la recherche d'un emploi à plein temps en raison de la stagnation des salaires et de la situation désastreuse sur le marché du travail. Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, 300 000 jeunes Canadiens travaillent actuellement sans être rémunérés. Si nous additionnons le nombre de jeunes chercheurs d'emploi découragés qui n'ont d'autre choix que de travailler à temps partiel et le nombre de stagiaires non rémunérés, nous obtenons un taux de chômage et de sous-emploi de près de 28 %. C'est honteux.
Pourquoi le gouvernement ne prévoit-il rien pour cette génération perdue de jeunes Canadiens?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, selon la Banque du Canada, 200 000 jeunes Canadiens n'arrivent pas à trouver un emploi. La situation est si désastreuse que les économistes s'amusent à dire que la banque centrale du Canada se sert d'un nouvel indice bien peu réjouissant: le taux de jeunes vivant au sous-sol de la maison de leurs parents. En fait, il est si difficile, pour les jeunes, de trouver un emploi qu'on leur recommande de travailler gratuitement. C'est notre génération perdue.
Comment le gouvernement se justifie-t-il d'accorder un allégement fiscal aux baby-boomers bien nantis et de laisser tomber ainsi les jeunes adultes?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, le gouverneur de la Banque du Canada nous a avertis: la relance de l'emploi sera nulle ou faible. Il a dit que plus de 900 000 Canadiens sont obligés de travailler à temps partiel et que 200 000 jeunes Canadiens sont tout simplement incapables de se trouver un emploi. Le gouverneur Poloz « doute fort que ces jeunes aient pris une retraite anticipée ». Selon lui, des mesures s'imposent, il faut notamment investir dans les infrastructures pour stimuler la croissance.
Pourquoi le gouvernement s'enlève-t-il de la marge de manoeuvre en adoptant le plan de fractionnement du revenu qui ne profitera nullement à 86 % des Canadiens?
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