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Lib. (ON)
Monsieur le président, je dois dire que je suis très déçue de la réponse du député à des remarques qui ne concernaient pas nos chicanes partisanes, mais plutôt la question très concrète de la démocratie et de l'avenir de l'Ukraine. C'est un enjeu crucial qui revêt une importance historique, contrairement à des remarques faites dans le cadre d'une émission de télévision.
Pour répondre rapidement à l'insulte que le député m'a lancée en disant que je me prétends d'origine ukrainienne, je lui signale que comme je ne suis pas le sujet du débat, je ne vais pas entrer dans une polémique à ce sujet. Néanmoins, j'assure au député et à tout le monde à la Chambre que mon engagement envers l'Ukraine est indéfectible, sincère et profond, à l'instar de mon engagement envers le Parti libéral.
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Lib. (ON)
Monsieur le président, je remercie la députée de ses observations. Je la remercie sincèrement d'avoir parlé de ma mère, qui est maintenant décédée, et qui a effectivement contribué, pendant une grande partie de sa vie, à rédiger la constitution démocratique de l'Ukraine.
Je conviens que c'est un message puissant que le Canada pourrait envoyer. J'aimerais souligner que j'éprouve un grand respect à l'égard de nombreux députés des autres partis, surtout ceux d'origine polonaise, qui ont une grande expérience, chèrement acquise, de ce que signifie la lutte pour la démocratie et qui sont de bons amis de l'Ukraine.
Ce soir, donner l'exemple aux Ukrainiens serait une excellente façon de conclure notre débat. Nous leur demandons de travailler ensemble après s'être littéralement entretués. Nous, qui venons de chahuter et d'échanger des remarques mesquines, pourrions certainement dire que la démocratie et l'avenir de l'Ukraine ont plus d'importance que cela.
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Lib. (ON)
Monsieur le président, le député d'Edmonton-Est fait valoir un excellent point au sujet de l'Ukraine. Ayant moi-même fréquenté l'école secondaire à Edmonton, je me réjouis de voir que le caucus d'Edmonton — si une telle chose existe — est si bien renseigné au sujet de l'Ukraine et en parle avec tant de clairvoyance et de chaleur.
Je suis tout à fait d'accord avec le député d'Edmonton-Est. Le Maïdan était réellement une place multilingue, où l'on parlait fièrement le russe.
Lorsque j'ai vécu en Ukraine, j'ai constaté à quel point sa culture et sa société sont véritablement bilingues. Rares sont les habitants de ce pays qui ne comprennent pas parfaitement à la fois le russe et l'ukrainien, et la plupart des Ukrainiens parlent les deux langues. Le fait qu'elles se ressemblent beaucoup facilite sans doute les choses. Quelqu'un qui arrive en Ukraine en ne parlant que la langue nationale — comme moi lorsque j'y ai travaillé comme journaliste — apprendra le russe assez facilement. L'inverse est aussi vrai: pour les personnes qui parlent russe, il n'est pas difficile d'apprendre l'ukrainien. Les Ukrainiens possèdent une bonne base.
Tout comme le député d'Edmonton-Est, je crois qu'en tant qu'alliés de l'Ukraine, nous devons exhorter les Ukrainiens, maintenant que le Maïdan a gagné, à accorder à l'aspect démocratique une importance encore plus grande et à être aussi inclusifs que possible. C'est essentiel.
Je suis entièrement d'accord avec le député d'Edmonton-Est lorsqu'il suggère — comme l'a aussi fait je crois le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration — que le Canada pourrait faire profiter à l'Ukraine de son expérience en tant que pays bilingue et société multiculturelle, surtout compte tenu du fait que les Ukrainiens nous font confiance étant donné le grand nombre de leurs compatriotes qui sont établis au Canada et le soutien que nous leur avons accordé au fil des ans. Ils sont convaincus que nous avons leurs intérêts à coeur. Le Canada jouit d'une position unique pour leur faire part de son expérience du bilinguisme et du multiculturalisme, et ce serait une façon pour nous de les aider. Présentons-leur l'unité canadienne et aidons-les à s'inspirer de ce modèle.
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Lib. (ON)
Monsieur le président, le député vient de Winnipeg, une autre ville qui compte de nombreux grands Canadiens d'origine ukrainienne.
L'hymne national de l'Ukraine commence comme suit: « Shche ne vmerla Ukrayina ». Cela signifie que l'Ukraine ne s'est pas encore éteinte. Pour moi, cela montre bien que l'Ukraine en tant que nation et les Ukrainiens en tant que peuple ont à peine réussi à survivre.
Nous avons maintenant la possibilité — les Ukrainiens eux-mêmes se sont battus et sont morts pour leur pays, et le reste du monde peut les aider — de voir à ce qu'à partir de maintenant, leur hymne national raconte leur passé, et non leur présent. Travaillons...
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Lib. (ON)
Monsieur le président, je souhaite poser une question en lien avec les observations formulées par mon collègue néo-démocrate. Il a dit qu'il n'était pas d'origine ukrainienne et qu'aucun Canadien d'origine ukrainienne ne vivait dans sa circonscription, et cela m'a particulièrement frappé. Il est formidable que le député prenne la parole ce soir.
Je suis d'origine ukrainienne, et je suis fière du travail que la communauté ukrainienne du Canada a accompli pour aider directement les gens en Ukraine et pour informer les parlementaires canadiens. Il faut toutefois se rappeler que cette crise touche tous les Canadiens, pas seulement ceux d'origine ukrainienne ou les gens qu'ils ont élus. J'aimerais savoir si mon collègue d'en face est d'accord.
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Lib. (ON)
Monsieur le président, j'aimerais d'abord dire que je crois qu'on vient de laisser entendre que l'engagement de la députée de Parkdale—High Park à l'égard de l'Ukraine vient d'être mis en doute et qu'elle est un peu en retard pour défendre la cause de l'Ukraine. Bien entendu, j'espère sincèrement que Parkdale—High Park redeviendra un jour une circonscription libérale. Maintenant que j'ai fait cette déclaration partisane, je vous signale que je suis une Canadienne d'origine ukrainienne. J'assiste à tous nos événements, où j'ai vu la députée de Parkdale—High Park. Elle s'engage activement auprès de la communauté ukrainienne du Canada depuis très longtemps et travaille très fort pour nous accueillir.
Compte tenu des connaissances qu'elle possède de l'Ukraine et de son engagement envers la communauté ukrainienne, j'aimerais lui demander ce qu'elle pense de l'évolution des relations entre l'Ukraine et la Russie. Il est très facile pour les Ukrainiens à l'heure actuelle d'éprouver une forte animosité à l'égard de la Russie compte tenu du rôle qu'elle a joué pour provoquer ce conflit. Il est également facile pour nous de le voir comme une reprise, une autre guerre froide. Je crois que c'est un mauvais dénouement pour les Ukrainiens, l'Ukraine et le monde. La députée est-elle d'accord, et comment ces relations évolueront-elles, à son avis?
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Lib. (ON)
Monsieur le président, j'aimerais remercier le député de Mississauga-Est—Cooksville d'avoir cité de la poésie ukrainienne. J'aimerais pouvoir citer Adam Mickiewicz en retour, mais mon polonais n'est pas assez bon.
Le prochain vers du poème Zapovit qu'a cité le député va comme suit:
[La députée s'exprime en ukrainien et fournit la traduction suivante:]
Arrosez votre liberté du sang de l'ennemi
[Traduction]
Espérons sincèrement que l'Ukraine n'ait pas à se rendre jusque-là.
Le député de Mississauga-Est—Cooksville pourrait-il parler de son expérience polonaise? La Pologne, étant une grande alliée de l'Ukraine — tout comme les Canadiens d'origine polonaise sont les alliés des Canadiens d'origine ukrainienne —, est parvenue à instaurer la démocratie à une époque où ses institutions démocratiques étaient faibles, voire inexistantes, et sous la menace d'un voisin hostile.
L'Ukraine peut-elle tirer aujourd'hui des enseignements de l'expérience polonaise?
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Lib. (ON)
Monsieur le président, je tiens tout d'abord à rassurer la députée d'Edmonton—Strathcona. Les Ukrainiens disent souvent que tout le monde est Ukrainien, mais qu'il ne le sait peut-être pas encore. Elle a donc encore des chances.
J'ai trouvé très intéressants les commentaires de la députée au sujet de la création d'institutions démocratiques dotées de fonctionnaires capables d'appliquer la loi plutôt que de l'enfreindre.
La députée peut-elle nous dire quelles mesures peut prendre le Canada pour aider l'Ukraine à établir des institutions civiles, dont l'absence manifeste en Ukraine a contribué à cette situation de crise?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, le budget présenté hier ne tient pas compte de l'aspect le plus inquiétant de notre économie: la stagnation de la croissance. Le ministre des Finances lui-même a reconnu que l'économie ratera la cible qu'il a fixée dans ses propres prévisions économiques de l'automne.
Les experts partagent tous la même opinion, qui contredit ce que vient d'affirmer le premier ministre. Le FMI dit que nous accuserons un retard par rapport aux États-Unis et au Royaume-Uni en matière de croissance cette année. L'OCDE prédit que notre taux de croissance sera inférieur à la moyenne qu'il a fixée pour 2015, se classant au 16e rang sur 30. Pourquoi le gouvernement a-t-il donné aux Canadiens de la classe moyenne un budget immobiliste?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, l'endettement des Canadiens n'a jamais été aussi élevé. De nos jours, le Canadien moyen doit 1,64 $ pour chaque dollar qu'il gagne. Les Canadiens de la classe moyenne empruntent de l'argent parce qu'ils en gagnent moins. Nous avons déjà vu ce scénario. Tout comme aux États-Unis avant la crise financière, l'accroissement de l'endettement des particuliers cache la faiblesse sous-jacente de notre économie.
Pourquoi le gouvernement fonde-t-il notre économie sur cette montagne instable de dettes personnelles? Que fait-il pour nous diriger vers une assise plus durable?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, récemment, des économistes du FMI se sont dits préoccupés par l'affaiblissement de la compétitivité du Canada au chapitre des exportations non énergétiques. Le FMI a souligné qu'un écart de productivité croissant « érode la compétitivité externe du Canada, particulièrement dans [...] le secteur manufacturier ». Les Canadiens de la classe moyenne peuvent en témoigner, puisque cette situation se répercute sur leur chèque de paie.
Le budget de la semaine prochaine offrira-t-il enfin des solutions à ces problèmes? Allégera-t-il enfin le fardeau des Canadiens de la classe moyenne?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, le Fonds monétaire international a publié un rapport ce mois-ci sur les perspectives économiques du Canada. Le FMI parle d'une décennie perdue, on peut y lire: « En matière d'exportation, le Canada s'est à peine remis de la grande récession [...] » Le FMI a déclaré que la faible croissance de la productivité a — et je cite encore le rapport — « nuit à la compétitivité du Canada à l'étranger »...
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, l'opinion du FMI n'intéresse peut-être pas le gouvernement, mais je pense que les Canadiens, eux, veulent la connaître. Je vais continuer de citer le rapport. Le FMI a déclaré...
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, pourquoi le ministre des Finances continue-t-il de faire fi de la dure réalité exposée dans rapport du FMI, et ce, au détriment des emplois et de la croissance économique du pays?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, les libéraux appuient le projet de loi C-20. Le Parti libéral adhère tout à fait au principe selon lequel le libre-échange est essentiel à la croissance économique du Canada au XXIe siècle.
J'aimerais parler un instant de la vision d'ensemble que nous avons des échanges commerciaux et de la manière dont ils s'inscrivent dans notre vision économique globale. Je passerai ensuite à l'accord dont il est question aujourd'hui et aux efforts qu'il faudra faire pour que sa mise en oeuvre respecte les principes sur lesquels repose la démocratie canadienne et corresponde à la façon dont le Canada se doit d'agir sur la scène internationale.
À ce propos, 19,2 % des emplois canadiens sont directement liés au secteur des exportations, et selon la manière dont on fait le calcul, l'économie canadienne elle-même repose sur les exportations dans une proportion pouvant atteindre 80 %. Nous ne sommes qu'un petit pays dans la vaste économie mondiale, et si le Canada ne s'ouvre pas au reste du monde, s'il ne cherche pas à devenir un partenaire commercial actif et dynamique, il n'a aucune chance de réussir; alors adieu aux emplois pour les Canadiens de la classe moyenne, dont nous avons pourtant besoin et que nous sommes loin de créer en nombre suffisant pour l'instant, d'autant que ceux qui sont créés ne sont pas toujours de la qualité souhaitée.
Nous avons cependant besoin de plus qu'une série d'accords à la pièce avec de petits pays comme le Honduras. Pour assurer son avenir, le Canada a besoin d'une vision économique et commerciale bien plus ambitieuse et plus globale, qui rivalisera d'audace et permettra au Canada de s'intégrer pleinement à l'économie mondiale. Alors, bien que les libéraux appuient l'accord commercial conclu avec le Honduras, ils sont d'avis que le Canada doit se rapprocher activement des économies de marché émergentes qui connaissent une forte croissance et qui suscitent l'appétit du reste du monde.
J'aimerais attirer plus particulièrement l'attention des députés sur ce qui se passe actuellement en Afrique. Nous sommes nombreux à avoir toujours considéré les pays africains comme en développement, voire pauvres. Or, l'Afrique d'aujourd'hui figure parmi les marchés émergents les plus prometteurs. Dans certains pays d'Afrique, par exemple, la croissance économique a crû de 5 % par année pendant 5 ans d'affilée. C'est énorme, et c'est bien réel. Les investisseurs accourent, et les pays les plus ambitieux du monde, comme la Chine et les États-Unis, luttent pour se tailler une place de choix en Afrique. Où est le Canada dans tout ça? Le continent africain doit rapidement devenir la cible de nos prochains accords commerciaux, d'autant qu'il offre une excellente occasion d'avoir une incidence positive sur le monde.
L'autre aspect d'un programme économique et commercial ambitieux et global pour le Canada consiste à réfléchir à la position que nous souhaitons voir notre pays occuper sur l'échiquier économique mondial. Dans le contexte économique mondial actuel, c'est le gagnant qui rafle tout. Cette situation s'applique tant aux pays qu'aux particuliers et aux entreprises. À vrai dire, le programme économique du gouvernement actuel n'est pas suffisamment ambitieux et avant-gardiste pour notre pays.
Un de mes ouvrages préférés ces jours-ci est un livre rédigé par l'économiste Tyler Cowen et qui s'intitule Average is Over. Selon son argument central, les meilleures entreprises, les meilleurs talents, les meilleures villes et les meilleurs pays sont appelés à connaître du succès. Toutefois, si on se classe simplement dans la moyenne, il n'y a pas d'avenir. Voilà une leçon que le Canada doit absolument retenir et un thème que le gouvernement fédéral doit placer au centre de ses politiques.
Nous devons élaborer un programme commercial global, une vision économique générale, qui permettra au Canada de participer pleinement à l'économie mondiale et qui permettra aussi à des sociétés établies au Canada de faire des affaires dans le monde entier. La vieille économie axée sur les succursales ne fonctionne plus. Ce n'est pas elle qui va créer suffisamment d'emplois de qualité au XXIe siècle. Nous croyons que, en 2014, la nécessité d'élaborer un programme commercial et économique ambitieux, adapté au XXIe siècle, sera encore plus évidente.
Cette semaine déjà, la première semaine de la reprise des travaux parlementaires, les conservateurs ont fait de nombreuses déclarations sur l'excellence économique du Canada, sur le fait que nous sommes meilleurs que quiconque au sein du G7 et ainsi de suite. Cela deviendra moins vrai en 2014 puisque les autres pays du G7, qui ont tant souffert de la crise financière qui a épargné le Canada — grâce aux judicieuses politiques de réglementation du secteur bancaire mises en place par le gouvernement libéral dans les années 1990 —, se sont maintenant rétablis. Nous allons le constater en 2014. On constate déjà un retour en force aux États-Unis et au Royaume-Uni. Notre performance relative semble déjà bien pire et le premier mois de 2014 n'est même pas encore terminé.
Cela signifie que nous nous sommes laissé aller. Nous nous sommes laissé porter par le fait que nous ne subissions pas de crise financière. Nous n'avons pas mis en place un programme économique dynamique et tourné vers l'avenir favorisant la prospérité de la classe moyenne au cours du XXIe siècle, ce qui comprend des échanges commerciaux. Des accords à la pièce avec de petits pays sont un bon départ. Cependant, nous devons être beaucoup plus ambitieux et avoir une vision beaucoup plus large.
Pour revenir à l'accord avec le Honduras, mes collègues du NPD ont mentionné un point important: ce pays affiche un bilan peu reluisant et des problèmes marqués en ce qui concerne le domaine politique, le travail et l'environnement. Le Parti libéral croit qu'il est important pour le Canada de conclure cet accord. Il existe peu de pays parfaits, et le Canada doit participer à l'économie mondiale. Nous croyons qu'un partenariat économique solide peut avoir une incidence positive sur les pays en question. Mais pour que cela soit possible, les paroles creuses ne suffisent pas.
Pendant la mise en oeuvre de cet accord, il faudra porter attention à ce qui se passe au Honduras et être conscients que, en raison de l'accord commercial et des activités des entreprises canadiennes, le Canada pourrait se retrouver complice de violations touchant la politique, le travail ou l'environnement. Il ne suffit pas de signer un accord puis de l'oublier. Il faut suivre les choses de près et être absolument certains que le comportement du Canada est irréprochable.
J'aimerais souligner que les accords parallèles ne comportent pas de mécanisme contraignant à l'égard des normes du travail et des normes environnementales, mais que l'article 816 de l'accord de libre-échange prévoit ceci:
Chaque Partie devrait encourager les entreprises exerçant leurs activités sur son territoire ou relevant de sa compétence à intégrer volontairement des normes de responsabilité sociale des entreprises internationalement reconnues dans leurs politiques internes [...]
C'est donc dire que nous avons la responsabilité de rester à l'affût de ce qui se passe, et de bien nous assurer que les normes concernant la politique, le travail et l'environnement fassent l'objet d'un suivi attentif.
J'aimerais, à titre de députée de Toronto-Centre, souligner particulièrement l'immense répression et les terribles abus que subissent les membres de la communauté LGBT du Honduras. C'est une situation que nous devrons suivre de près dans le contexte du renforcement de nos échanges commerciaux avec ce pays. Nous devons être très vigilants et voir à ce que les entreprises canadiennes qui travailleront au Honduras ou auront des liens commerciaux avec ce pays ne soient pas impliquées dans ces abus, et qu'elles contribuent plutôt à les contrer en donnant le bon exemple.
Il faut rester vigilants en ce qui concerne les normes environnementales. Si, comme le croit le parti travailliste, nous devons nous servir des accords commerciaux pour donner un élan positif aux pays en difficulté, il faut aussi faire très attention. Il faut tenir compte des normes du travail et des normes environnementales. En procédant ainsi, on fait en sorte que l'accord commercial soit une bonne affaire pour les Canadiens de la classe moyenne. Si on néglige les normes du travail et les normes environnementales, le commerce avec un pays comme le Honduras, qui est plus pauvre que le Canada, peut être dangereux pour la classe moyenne.
Il ne s'agit pas simplement de signer un document et de passer à autre chose. Cet accord commercial a beaucoup de potentiel. C'est pour cette raison que nous l'appuyons, mais il faut rester très vigilants. Il faut avoir une perspective globale au lieu de nous contenter d'un accord à la fois.
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