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Lib. (ON)
Monsieur le Président, à notre avis, la politique économique du Canada doit reposer avant tout sur une grande vision d'ensemble, une vision adaptée aux réalités du XXIe siècle. C'est pourquoi nous appuyons l'accord, mais que nous estimons que ce n'est pas suffisant, qu'il faut conclure avec de plus grands marchés des accords qui s'inscrivent dans un plan d'action élargi.
Je dois cependant revenir sur le commentaire précédent du député, qui critique l'appui que nous accordons à la politique de son parti. Je lui répondrai que le Parti libéral sait passer outre les politiques d'attaque hargneuses qui empoisonnent malheureusement les débats à la Chambre depuis trop longtemps. Lorsque nous jugeons qu'une politique est sensée — comme c'est le cas avec le libre-échange — nous l'appuyons volontiers.
J'espère que vous vous réjouissez de l'appui que nous accordons à l'accord de libre-échange et, en retour, je vous encourage à appuyer la décision très audacieuse et extrêmement populaire que nous avons prise concernant le Sénat. Vous pourriez d'ailleurs faire la même chose dès aujourd'hui. Vous pourriez ainsi montrer à quel point vous êtes ouverts d'esprit et que vous pouvez, vous aussi, être en faveur du bipartisme.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, tout d'abord, je m'excuse de ne pas m'être adressée à vous. Je vous promets de mieux apprendre les règles au fil des prochains jours.
Je reviens sur le parallèle avec l'Ukraine. J'ai évidemment beaucoup réfléchi à la question. C'est très pertinent, eu égard à la situation actuelle.
Je rappelle à mon collègue que c'est la volonté de l'Union européenne de signer un accord d'association — lequel comprenait quelques dispositions commerciales — avec l'actuel gouvernement ukrainien, dirigé par le président Ianoukovitch, qui est à l'origine de la crise qui déchire actuellement l'Ukraine. L'actuel gouvernement, même avant les événements actuels, n'était pas un régime angélique. En effet, il a emprisonné Ioulia Timochenko, dont il a été question. L'Union européenne a pris une décision difficile, soigneusement équilibrée. Elle était prête à signer un accord avec l'Ukraine, elle était même très enthousiaste à cette idée, car elle était d'avis que l'accord aiderait l'Ukraine, qui tentait d'instaurer une démocratie, à devenir une démocratie en bonne et due forme.
La même chose s'applique aujourd'hui au Honduras. L'accord est loin d'être parfait. Voilà pourquoi j'ai — et que nous, en tant que parti, avons — soulevé des points importants. Voilà pourquoi nous pensons que cet accord doit être surveillé de près. La signature de cet accord n'est pas sans conséquence.
Dans sa forme actuelle, nous pensons que cet accord est bon tant pour le Canada que pour le Honduras.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie la députée de ses observations. Je répète que le Honduras est loin d'être un pays parfait ou irréprochable, nous en sommes très conscients. À notre avis, l'établissement de relations commerciales avec le pays nous permettrait de contribuer aux changements positifs au Honduras et aiderait le pays à se remettre sur la bonne voie.
Je répète également qu'on ne va pas simplement s'en aller après avoir conclu l'accord. Il incombe au gouvernement du Canada et à tous les députés ici présents de surveiller de très près son application, et nous sommes prêts à passer à l'action au premier signe d'une régression au Honduras.
Au sujet des entreprises canadiennes et de leur comportement au Honduras, c'est une question de responsabilité sociale des entreprises, comme je l'ai déjà dit. C'est une question très importante et en tant que représentants des habitants du Canada, nous devons nous efforcer d'encourager les entreprises canadiennes à se comporter à l'étranger comme on exigerait qu'elles se comportent ici, au Canada.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, mon collègue soulève un très bon point, qui vient renforcer le mien ainsi que l'argumentaire général: nous sommes pour le libre-échange, à condition qu'il s'inscrive dans un programme beaucoup plus audacieux et efficace en vue d'optimiser la compétitivité du Canada au XXIe siècle.
Ce que le député a dit à propos du déficit commercial est très révélateur et fait ressortir une situation inadmissible à une époque où le prix des produits de base est à un sommet historique. Comme nous le savons tous, nous sommes un pays exportateur de produits de base, alors on ne peut que s'étonner de la situation actuelle.
Que faut-il faire pour améliorer les choses? Comme l'a dit mon collègue, lorsqu'il est question de négocier des ententes de libre-échange ou de faire du Canada un incontournable de l'économie mondiale, il ne faut pas se contenter de signer un bout de papier et de débiter de belles paroles: on doit absolument s'assurer que les éléments sous-jacents de ces ententes favorisent l'emploi pour la classe moyenne au Canada et, de manière plus générale, que les ententes stimulent le lancement d'entreprises canadiennes qui n'auront pas leur pareil dans le monde et qui sauront conquérir une part du marché mondial.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député de son accueil, mais, malheureusement, le Plan d'action n'avait pas été publié le jour de mon élection, le 25, et non le 27, novembre, date qui, manifestement, revêt une plus grande importance pour moi que pour d'autres députés. Trois autres députés peut-être la jugent aussi importante.
J'ai bien hâte de collaborer avec le député au Comité du commerce et je promets de bien étudier ce document et de lui faire savoir quels sont les pays que nous jugeons prioritaires. Je dirais, cependant, qu'il ne s'agit pas seulement de déterminer quels sont les pays prioritaires, mais d'avoir une vision plus vaste.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, quand le ministre des Finances a déposé le budget de 2013, il a déclaré que la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée représentait le plus grand défi économique du Canada. Il voyait dans la subvention canadienne pour l'emploi la solution à ce problème. Un an a passé depuis, et le gouvernement n'a encore rien fait, sinon dépenser des millions de dollars pour annoncer un programme qui n'existe toujours pas.
Si aucun plan n'est mis en place d'ici le 1er avril, le gouvernement prolongera-t-il les ententes relatives au marché du travail qu'il a actuellement avec les provinces et les territoires, ou décidera-t-il de mettre fin au financement et de laisser tomber ce dossier?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, en tant que Canadienne d'origine ukrainienne qui entame sa première journée au Parlement, je suis à la fois honorée et désolée de parler à la Chambre des événements tragiques et violents qui se déroulent en Ukraine.
Ma mère est née dans un camp de réfugiés. À l'instar de bien d'autres Canadiens d'origine ukrainienne, ses parents, ses trois soeurs et elle-même étaient ravis de trouver refuge au Canada. Ils éprouvaient tellement de gratitude et d'émerveillement à l'égard du Canada et de ce que le pays avait à offrir que mon grand-père ne pouvait tolérer que l'on critique le gouvernement canadien sous son toit, quel que soit le parti au pouvoir. Je crains que ma nouvelle carrière ne me permette pas de suivre à la lettre les instructions de mon grand-père.
J'aimerais parler des événements en Ukraine et dire pourquoi les enjeux sont très élevés pour les Ukrainiens, les Canadiens et le monde entier. Comme mon collègue vient de l'expliquer, la lutte actuellement menée en Ukraine est liée à un accord d'association avec l'Europe. Qui aurait cru que des traités commerciaux pouvaient causer autant d'émoi chez des gens ordinaires?
Aujourd'hui, elle a plutôt pour enjeu l'opposition entre la démocratie et la dictature. C'est ce qui est clairement ressorti des événements de la semaine dernière, lorsque le président Ianoukovitch a tenté de forcer illégalement le Parlement à adopter une série de lois qui auraient sérieusement restreint le droit d'association, la liberté d'expression, la liberté de réunion et jusqu'aux droits des organismes religieux, y compris l'Église catholique ukrainienne.
Les Ukrainiens sont conscients qu'ils luttent actuellement pour cette démocratie qu'ils s'efforcent d'instaurer depuis 20 ans, malgré de nombreux reculs. Leur exemple devrait nous inspirer. En tout cas, moi, je suis inspirée par ce qui se passe actuellement en Ukraine. Les élus que nous sommes sont bien placés pour parler du cynisme qui peut parfois animer les électeurs.
Imaginons-nous un instant ce que vivent les Ukrainiens qui ont connu la révolution orange. C'était il n'y a pas si longtemps, après tout: en 2004 et en 2005. Les Ukrainiens croyaient qu'ils pouvaient crier victoire et que la démocratie était réellement à portée de main. Mais les choses ont tellement mal tourné qu'ils ont fini par élire Ianoukovitch. Pourtant, ils ont toujours soif de démocratie. Ils croient tellement au pouvoir du peuple et à sa capacité de changer les choses qu'ils ont pris les rues d'assaut, au péril de leur vie.
Les événements qui secouent l'Ukraine ont des répercussions sur le reste du monde, et plus particulièrement, comme le disait mon collègue, sur les pays avoisinants qui faisaient partie de l'ancienne Union soviétique et de l'ancien Pacte de Varsovie. Dans cette partie-là du globe, la démocratie ne tient qu'à un fil. L'histoire ne s'est pas terminée en 1991, quoi qu'ait pu prédire Francis Fukuyama. À l'heure où on se parle, tout le monde, là-bas, a les yeux rivés sur l'Ukraine et attend avec impatience de savoir comment tout cela va se terminer et de voir si nous, les représentants démocratiques du peuple, allons passer à l'action au lieu de nous contenter de belles paroles et si nous avons assez foi en la démocratie pour lui donner notre appui quand elle est en danger.
Le Canada a aujourd'hui une excellente occasion de se faire entendre sur la scène internationale. Comme de nombreux députés l'ont dit ce soir avec beaucoup d'éloquence, nous sommes nombreux à compter une forte présence ukrainienne dans nos circonscriptions. La communauté ukrainienne joue un rôle important au Canada, et quand le Canada parle, l'Ukraine écoute. Nous en avons eu un excellent exemple en 1991, lorsque le gouvernement conservateur au pouvoir a fait en sorte que le Canada soit le premier pays, avec la Pologne, à reconnaître l'indépendance de l'Ukraine.
L'Ukraine écoute le Canada, et le monde s'intéresse à ce que nous faisons et à ce que nous pensons de l'Ukraine. Nous avons donc l'occasion, comme le disait mon collègue, de mettre en pratique les enseignements de Lester B. Pearson et de nous distinguer sur la scène internationale en prenant les devants dans le dossier ukrainien.
Les mesures que nous pouvons prendre sont très claires. Je suis ravie, moi qui suis d'origine ukrainienne, que le sort des Ukrainiens suscite autant de craintes et d'inquiétudes et que les gens témoignent autant de sympathie pour eux, mais il est maintenant temps d'agir. Il ressort très clairement que nous devons faire trois choses. Il faut premièrement imposer des sanctions ciblées aux président Ianoukovitch et à ses alliés du gouvernement. Ces mesures ne seront pas sans conséquences. En effet, l'une des blagues qui circulent dans l'ancienne Union soviétique, c'est que les dictateurs de cette région veulent gouverner comme Staline, mais vivre comme Abramovitch. Voilà ce que la mondialisation permet de faire aujourd'hui: on peut être un dictateur chez soi, mais avoir une villa à Cap Ferrat. Nous ne pouvons accepter qu'une telle chose se produise; il faut que nous fassions comprendre à ces gens qu'ils ne peuvent pas tout avoir.
Deuxièmement, il faut donner rapidement des visas aux gens qui ont mis leur vie en danger lors des manifestations de l'EuroMaïdan. Comme on le sait, ce serait une façon très important d'exprimer de notre solidarité.
Troisièmement, il faut envoyer des observateurs de haut niveau. Le grand jour est le meilleur désinfectant; si nous sommes là pour observer ce qui se passe, je peux vous assurer qu'il y aura moins de brutalité.
Comme il s'agit de ma première déclaration à la Chambre et qu'il est question de l'Ukraine, permettez-moi de reprendre l'un des slogans de l'EuroMaïdan.
[La députée parle en ukrainien et donne la traduction suivante:]
Solidaire, le peuple est invincible.
[Traduction]
Cette maxime ne s'appliquera au peuple ukrainien que si nous lui sommes solidaires et que nous agissons. Moi qui suis d'origine ukrainienne et qui ai l'honneur d'être députée au Parlement du Canada, je peux dire que les paroles de soutien sont formidables, mais nous devons agir maintenant.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député de sa question, qui dénote une expérience profondément marquante semblable à ce qui ce passe en Ukraine.
Si je peux me permettre, j'aimerais fournir la même réponse que j'ai donnée hier à ma fille de neuf ans. Nous étions à une manifestation pour l'Euromaïdan à Toronto. Une fois rentrées chez nous, elle m'a dit: « Tu parles de sanctions, mais ça va faire du tort au peuple ukrainien. N'est-ce pas une mauvaise idée? » Je lui ai répondu qu'il faut imposer des sanctions personnelles ciblées. En particulier, nous devons cibler les visas de voyage, repérer et geler les avoirs dans l'Ouest et signaler que le régime ne peut pas jouer sur les deux tableaux. Le gouvernement ne peut pas agir en dictateur au pays, puis voyager à l'étranger pour y acheter des biens immobiliers.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député de son excellente question. Cette position semblable explique peut-être la raison pour laquelle les Ukrainiens se sentent tellement chez eux au Canada.
D'après un dicton, les politiciens ukrainiens n'ont pas besoin de parapluie, car il leur faut apprendre à éviter les gouttes de pluie pour trouver leur chemin entre la Russie et l'Occident. Je pense que le président Ianoukovitch a été aux prises avec un tel dilemme et a effectivement subi d'énormes pressions avant de prendre sa décision à l'automne.
Toutefois, en ce moment, je ne crois pas que ce soit une question de subtilité. Selon moi, le président Ianoukovitch a tenté de restreindre radicalement les libertés démocratiques dont jouissent les Ukrainiens depuis 20 ans. Maintenant, il doit déterminer ce qu'il devrait faire de ses concitoyens ukrainiens.
J'espère que les observateurs canadiens dont nous avons parlé pourront jouer un rôle crucial là-bas. En ce moment, il faut que des médiateurs interviennent entre l'opposition et le gouvernement. Des Canadiens pourraient servir d'interlocuteurs fiables, et j'espère que nous dépêcherons bientôt une délégation de haut niveau là-bas.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, est-ce que la réponse du député de Mississauga—Erindale signifie que le Canada a rejeté l'idée d'agir unilatéralement? Attendons-nous la permission des États-Unis et de l'Union européenne pour imposer des sanctions ciblées au gouvernement de l'Ukraine, qui opprime son peuple?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, j'aimerais tout d'abord remercier le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration d'avoir loué ma maîtrise de l'ukrainien. Ma première rencontre avec lui a eu lieu à Kiev, alors qu'il représentait très habilement et admirablement notre pays en tant que diplomate. C'était il y a très longtemps.
Le ministre a déclaré que c'est une situation qui commande que le Canada prenne position et affiche ses couleurs, qu'il montre qu'il est du côté de la démocratie. Je pense que nous sommes tous d'accord. Le ministre a également affirmé que tous les partis sont d'accord avec le principe de cette discussion. Je pense encore une fois que nous sommes tous d'accord. J'aimerais néanmoins poser une question précise.
Le Parti libéral du Canada est d'avis que nous devrions — en réponse à la gravité de la situation en Ukraine — imposer unilatéralement des sanctions ciblant le président Ianoukovitch et ses alliés du gouvernement. Voilà la position sans équivoque du Parti libéral du Canada. Je crois qu'elle reflète parfaitement le principe de notre discussion de ce soir. Le gouvernement du Canada se range-t-il, oui ou non, derrière cette position?
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