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Lib. (NB)
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2012-05-31 11:11 [p.8613]
Madame la Présidente, loin de moi l'idée de passer devant mon collègue de Cape Breton—Canso, mais je suis certain qu'il prendra la parole au cours de l'après-midi pour faire une importante intervention.
J'espérais interroger la secrétaire parlementaire à propos de l'idée de faire une heure de route pour trouver un emploi, sachant que dans certaines régions du pays, cela serait impossible. Mais, supposons que, par une sorte de magie, il existe un emploi, qui n'est pas saisonnier, qui paye bien et qui est à une heure de route.
Dans les zones rurales du Nouveau-Brunswick, il n'y a pas de transports en commun. Comme je l'ai déjà dit, le métro le plus proche de ma circonscription est à Boston. Il se trouve que, d'une manière ou d'une autre, une personne qui pourrait devoir parcourir 100 kilomètres chaque jour, ce qui correspondait à une heure au Nouveau-Brunswick, peut ne pas avoir de voiture ou une deuxième voiture pour pouvoir accepter un emploi dont la rémunération correspondrait à 70 p. 100 de ce qu'elle gagnait auparavant. Si elle gagnait 11 $ ou 12 $ de l'heure, au Nouveau-Brunswick, dans les faits, elle devrait faire la navette pour un travail rémunéré au salaire minimum. En quoi la députée trouve-t-elle cela juste pour un chef de famille monoparentale pour qui cette solution ne fonctionnerait pas?
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Lib. (NB)
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2012-05-31 11:14 [p.8614]
Madame la Présidente, j'aimerais commencer par dire que j'ai l'intention de partager mon temps de parole avec ma collègue, la députée de Random—Burin—St. George's.
Comme premier commentaire, je veux remercier nos collègues du NPD et surtout la députée de Hamilton Mountain d'avoir amené cette discussion devant la Chambre. Je veux aussi dire que nous avons l'intention d'appuyer la motion du NPD avec enthousiasme parce que nous pensons que ce sujet touche énormément de personnes, en plus d'avoir soulevé énormément d'inquiétude, surtout chez les gens qui travaillent dans des industries saisonnières.
Mon collègue de Cape Breton—Canso a dit quelque chose d'important dans une question qu'il a posée à la ministre. Nous avons pensé que l'idée selon laquelle les projets-pilotes lancés en 2005 visant à calculer les gains hebdomadaires en les basant sur les 14 meilleures semaines de rémunération, si tel est le dénominateur dans la région économique dans laquelle on réside, était un élément positif du budget et une amélioration importante. Auparavant, les semaines les plus récentes étaient retenues et non les meilleures semaines, ce qui avait pour conséquence inattendue de décourager en fait les gens d'accepter un emploi même pour un, deux ou trois jours car cela exerçait un effet pervers sur leurs prestations d'assurance-emploi qui diminuaient alors qu'ils en avaient peut-être besoin à une époque de l'année où ils étaient sans travail. C'était une mesure importante. Je suis content de constater qu'elle a été reconduite et qu'elle sera appliquée à l'échelle nationale. Cette mesure permettra d'aider les Canadiens qui cherchent du travail.
L'autre élément important est la disposition relative au travail pendant une période de prestations. Ce projet-pilote ne durera que deux ans. J'espère qu'elle sera enchâssée dans la Loi sur l'assurance-emploi, en particulier pour ceux qui exploitent des gîtes touristiques ou une auberge dans une région rurale du Nouveau-Brunswick. Après la saison touristique, ces gîtes ne peuvent pas rester ouverts très longtemps après le début de l'automne. Ils demeurent peut-être ouverts les fins de semaine de novembre et de décembre, pour les fêtes de Noël ou pour y accueillir des familles qui se réunissent à cette époque de l'année, mais ils n'arrivent pas à trouver des employés. S'il se présentent au travail lorsqu'il y a du travail, ils seront pénalisés plus tard car leurs prestations d'assurance-emploi diminueront. Je suis content que ces changements ont été jugés positifs.
Un groupe de travailleurs et d'employeurs de ma circonscription, plus précisément des régions de Cap-Pelé et de Bouctouche, ont travaillé ensemble pour amener ces changements devant le Parlement et devant le gouvernement libéral de l'époque. On y retrouvait M. Rodrigue Landry, coprésident de ce comité, et un employé d'une usine de transformation de poisson de la région de Cap-Pelé, dans ma circonscription. Il y avait aussi un employé de Westmorland Fisheries, qui a travaillé avec Ronald LeBlanc, et d'autres employeurs. Il y avait également Aline Landry. Je suis content de voir que cela continue.
Cependant, je dois dire qu'il y a énormément d'inquiétudes partout au Canada quant aux réformes de l'assurance-emploi que propose l'actuel gouvernement.
C'est une source d'inquiétude nationale non seulement dans les régions rurales du Nouveau-Brunswick, mais également dans l'Est du Québec ou le Nord de l'Ontario. Ces régions seront parmi les plus durement touchées par les changements que proposent les conservateurs.
Ici même, au Parlement, il y a des travailleurs saisonniers. Ceux qui travaillent dans le secteur des services alimentaires, dans les cafétérias et dans le restaurant dans ce bâtiment même, sont licenciés lorsque ces services ne sont plus nécessaires. Le gouvernement punit par inadvertance, je l'espère, ceux qui travaillent sans ménager leurs efforts au Parlement chaque jour que nous siégeons, et pour un grand nombre d'entre eux, depuis de nombreuses années. Ces employés seront pénalisés par ces changements.
Et de nombreuses autres personnes très vulnérables, souvent des parents célibataires ou des femmes, qui travaillent dans des secteurs saisonniers de l'économie, le seront aussi. Il importe de ne pas oublier que ce ne sont pas les travailleurs qui sont saisonniers, mais les emplois dans certains secteurs de l'économie. Les industries saisonnières représentent jusqu'à 25 p. 100 du PNB du Canada et je ne parle pas uniquement de la transformation du poisson dans ma circonscription, des activités touristiques ou agricoles. Je parle de ceux qui travaillent pour des gouvernements municipaux, des conseils scolaires et certains secteurs de l'économie d'un bout à l'autre du pays. Dans chaque collectivité, des gens seront pénalisés par les changements qui sont proposés.
Il n'y a pas de doute: ceux et celles qui subiront le coup le plus dur sont ceux et celles qui travaillent pour des industries saisonnières.
J'ai reçu un courriel d'une femme nommée Patricia Fraser, qui exploite une moyenne entreprise d'aménagement paysager à Indian Mountain, près de Moncton. L'entreprise, qui fournit chaque année du travail à une équipe de 8 à 12 personnes, est en affaires depuis près de 30 ans. Mme Fraser ne voit pas comment elle réussira, compte tenu des changements proposés, à garder à son service les hommes et les femmes sur qui elle peut compter année après année pour travailler fort et offrir un service de qualité à ses clients. Elle perdra ces employés, et son entreprise risque d'en pâtir. Selon Mme Fraser, ces changements auront une incidence directe sur un important employeur d'un secteur de ma circonscription où les bons emplois ne sont pas légion.
Comme je l'ai indiqué dans la question que j'ai posée à la secrétaire parlementaire, il est ridicule de s'attendre à ce que les habitants des régions rurales du Nouveau-Brunswick fassent une heure de route pour se rendre au travail et une heure de route pour en revenir.
Effectivement, on va dire à quelqu'un habitant dans le village de Richibouctou, ou à Saint-Louis-de-Kent, situé à une heure de Moncton, qu'il va devoir voyager 105 km deux fois par jour, sur des chemins qui sont plus que dangereux l'hiver, pour peut-être être obligé de prendre un emploi à salaire très modeste, à salaire minimal.
Bon nombre des travailleurs de ma circonscription gagnent entre 10 et 12 $ l'heure, ce qui n'est pas beaucoup. S'ils refusent un emploi où ils recevront un salaire correspondant à 70 p. 100 de leur rémunération actuelle ou qui se trouve à Moncton, à une heure de route de leur maison, ils seront pénalisés et privés de leurs prestations d'assurance-emploi. Pour eux, il serait économiquement plus avantageux de dépendre des programmes provinciaux d'aide au revenu.
Le gouvernement dit aux gens qu'ils n'auront pas accès à l'assurance-emploi parce qu'il leur fera parvenir deux fois par jour un courriel concernant les emplois disponibles. Or, comme l'a si justement fait valoir la députée du NPD, entre 20 et 30 p. 100 des résidants des régions rurales du Canada n'ont pas accès à Internet ou à des services de courriel à la maison. De plus, le gouvernement ferme de nombreux centres d'accès communautaire, où allaient bon nombre de ces résidants pour consulter Internet. En ne répondant pas à un courriel concernant un emploi dans le secteur de la vente au détail situé à une heure de chez eux, les bénéficiaires de l'assurance-emploi risquent de perdre leurs prestations. Cette situation entraînera un exode des populations rurales au Canada.
Un de mes bons amis, le Dr Donald Savoie, un expert en questions de développement régional et professeur titulaire d'une chaire de recherche canadienne à l'Université de Moncton, a clairement dit que le résultat de ces changements sera la mort de plusieurs communautés rurales et éloignées.
Le véritable objectif du gouvernement est peut-être de rendre la vie encore plus difficile et plus compliquée à ceux qui habitent dans les régions rurales de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador ou du Nouveau-Brunswick, où se trouve ma circonscription. Le gouvernement cherche peut-être à compliquer la vie des travailleurs et de leurs employeurs, de ceux qui payent leur salaire, qui bâtissent des entreprises et qui créent de l'emploi dans une conjoncture économique pourtant très difficile et très précaire. Le gouvernement a peut-être décidé qu'il fallait dire à tous ces gens-là que ça n'en valait plus la peine et qu'ils feraient mieux de faire leurs valises pour aller voir ailleurs.
Les conséquences sociales de ces changements seront considérables et dévastatrices.
Dans les petites collectivités que je représente, la plupart des pompiers volontaires sont des jeunes, qui ont une famille et qui travaillent dans des industries saisonnières. Ces gens-là vont être obligés de prendre un appartement à Halifax ou d'aller s'installer ailleurs au Canada. Le gouvernement a beau prétendre qu'il n'oblige pas les gens à déménager, mais en droit du travail, la notion de congédiement déguisé existe bel et bien. Un employeur n'a pas besoin de dire à un employé qu'il est congédié, il lui suffit de changer ses conditions de travail, de rendre l'atmosphère tellement insupportable que l'employé se voit contraint de quitter son emploi. En droit, cela revient au même que de convoquer l'employé pour le congédier. C'est ce qu'on appelle un congédiement déguisé.
Le gouvernement est en train de faire de la délocalisation déguisée. Il prétend qu'il n'oblige pas les gens à partir, mais si ces gens-là ne peuvent pas trouver un emploi qui leur permettra de payer leurs factures et de subvenir aux besoins de leurs familles, si les petites entreprises pour lesquelles ils travaillent sont obligées de fermer leurs portes faute d’avoir accès à un bassin de travailleurs qualifiés, la conjoncture économique va être telle que ces gens-là vont partir et que ce sera donc une délocalisation déguisée. Nous n'aurons plus de pompiers volontaires qui, pourtant, font un travail extraordinaire, pas seulement en combattant les incendies mais en accomplissant toutes sortes d'opérations de sauvetage.
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Lib. (NB)
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2012-05-31 11:26 [p.8615]
Madame la Présidente, j'ai bien sûr déjà eu l'occasion de me rendre dans des endroits où les gens doivent faire des trajets d'une heure pour se rendre au travail. Je suis allé à l'Université de Toronto, et je peux vous dire que c'est un bon exemple car les gens sont souvent obligés de faire des trajets de plus d'une heure pour se rendre à leur travail.
Puisque le député représente une circonscription rurale, je suis surpris qu'il n’ait pas fait remarquer qu'un trajet d'une heure, à Toronto, c'est peut-être 8 ou 10 km, mais qu’il y a des services de transport en commun qui, même s'ils ont besoin d'être améliorés, sont quand même une option pour les gens.
Dans ma circonscription, il n'y a pas de transport en commun. Et un trajet d'une heure, c'est souvent un trajet de 100 km alors, avec les prix de l'essence, cela représente une dépense considérable et des difficultés économiques supplémentaires, sans compter que les routes sont très dangereuses.
Le député n'était peut-être pas là quand je l'ai dit, mais le métro le plus proche de ma circonscription est celui de Boston. Et au cas où le député se pose encore des questions, je tiens à lui dire que je suis déjà allé à Boston.
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Lib. (NB)
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2012-05-31 11:28 [p.8616]
Madame la Présidente, ma collègue d’Algoma—Manitoulin—Kapuskasing a un très bon argument. D'un côté, le gouvernement prétend qu'il veut rapprocher les gens et les emplois disponibles. Pour y parvenir, un des instruments disponibles est très certainement l'accès à Internet. Or, le gouvernement a supprimé le financement du Programme d'accès communautaire qui, dans de nombreuses régions rurales du Canada, était pour les gens le seul moyen d'accès à Internet. Le gouvernement a congédié des employés de Service Canada. Il a fermé un certain nombre de petits bureaux dans les régions rurales, y compris dans ma circonscription, où les employés de Service Canada se dépensaient sans compter pour aider les gens, même s'ils étaient débordés et qu'ils étaient en nombre insuffisant. Tous ces gens-là ont perdu leur emploi, eux aussi.
Pour couronner le tout, le ministre responsable de l’APECA a fait, au Nouveau-Brunswick, une annonce absolument renversante la semaine dernière. Toutes les agences de développement économique, y compris les Services de réseau d'entreprise, vont être éliminées.
Le gouvernement supprime l’accès au développement économique, à Internet et aux bureaux de Service Canada. Bref, il dit aux gens de se débrouiller tout seuls.
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Lib. (NB)
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2012-05-31 11:29 [p.8616]
Madame la Présidente, notre collègue met encore une fois en évidence l'une des conséquences perverses des modifications proposées. C'est exactement ce qui se produira. Si, en raison de leur niveau de compétence ou de leur expérience, des gens sont incapables d'effectuer un travail qu'ils sont obligés d'accepter de peur de voir leurs prestations réduites s'ils le refusent et qu'ensuite ils perdent leur emploi sans que ce soit leur faute, leur licenciement signifiera qu'ils n'auront pas accès à l'assurance-emploi. Or, ces personnes auront peut-être auparavant occupé un emploi saisonnier qu'elles ne pourront pas reprendre. C'est une situation bien malheureuse et bien complexe.
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Lib. (NB)
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2012-05-31 11:58 [p.8620]
Madame la Présidente, je remercie mon collègue du Nouveau-Brunswick de son discours. Il a décrit les conditions de travail, les conditions économiques et sociales de son comté qui s'avèrent être celles de plusieurs communautés que je représente en cette Chambre.
J'aimerais poser deux questions très précises à mon collègue. Au début de son allocution, il a référé aux commentaires totalement inacceptables du ministre d'État à l'Agence de promotion économique du Canada atlantique. Ce qu'il nous dit du Nouveau-Brunswick c'est que les travailleurs sont paresseux, qu'ils préfèrent rester sur l'assurance-emploi et ne pas travailler afin d'avoir des activités récréatives pendant l'hiver. J'ai trouvé cela complètement débile. Je demande à mon collègue d'élaborer là-dessus.
Dans la même veine, ce même ministre, qui s'est moqué de sa circonscription, a aussi aboli, dans sa circonscription et dans la mienne, le financement nécessaire pour les agences « Entreprises » qui constituent le réseau de développement économique local au Nouveau- Brunswick. À mon avis, cette action fera en sorte que ce sera plus difficile de créer des emplois. Mon collègue peut-il commenter là-dessus aussi?
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Lib. (NB)
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2012-05-30 15:27 [p.8572]
demande à présenter le projet de loi C-424, Loi modifiant la Loi électorale du Canada (contestation d’une élection et peines).
-- Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour présenter ce que j'estime être une mesure législative importante qui renforcerait notre régime électoral en dissuadant ceux qui envisagent de commettre une fraude électorale.
Notre objectif est double. Nous souhaitons premièrement que la Loi électorale du Canada prévoie que le directeur général des élections ait le pouvoir de contester en cour les résultats d'une élection dans une circonscription donnée. La loi actuelle ne donne ce pouvoir qu'aux électeurs ou aux candidats de la circonscription. Comme nous le savons, si une fraude de grande envergure a été commise, les coûts associés à une action en justice peuvent être prohibitifs et dissuader les gens de faire appel aux tribunaux. À notre avis, il serait judicieux que le directeur général des élections puisse comparaître en cour, grâce aux nouvelles technologies, pour contester les résultats d'une élection en particulier.
Deuxièmement, le projet de loi prévoit des sanctions plus sévères. Il n'est aucunement question d'imposer une peine minimale. Nous voulons plutôt augmenter les amendes que le tribunal compétent peut infliger à une personne reconnue coupable d'une infraction à la loi. Les amendes actuelles pour certaines infractions punissables par voie de déclaration sommaire s'élèvent à 2 000 $. Nous proposons que le Parlement les fasse passer à 20 000 $. Pour les infractions punissables par mise en accusation, l'amende de 5 000 $ devrait plutôt être de 50 000 $.
Nous espérons qu'un grand nombre de députés appuieront ce projet de loi.
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Lib. (NB)
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2012-05-30 15:39 [p.8574]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition au nom d'un groupe de pêcheurs de homards qui exploite cette ressource sur la côte de l'Atlantique.
J'ai eu le privilège d'assister à une grande réunion communautaire dans la belle localité de Stratford, à l'Île-du-Prince-Édouard, où des centaines de pêcheurs côtiers se sont joints à nous pour exprimer une réelle inquiétude face à la proposition du gouvernement d'abolir les politiques sur la séparation des flottilles et les propriétaires-exploitants, qui sont à la base de la gestion des pêches côtières et des pêches semi-hauturières. Dans les provinces de l'Atlantique, 30 000 emplois reposent dans une large mesure sur ces politiques.
Ces pêcheurs côtiers, y compris ceux de ma circonscription, craignent que le gouvernement emprunte une voie qui leur sera très préjudiciable et ils lui demandent de reconsidérer sa décision.
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Lib. (NB)
Monsieur le Président, dans le récent budget, une autre phrase au sujet de l'assurance-emploi fait peur à plusieurs travailleurs. Selon cette phrase, la ministre tiendra compte des antécédents d'assurance-emploi des prestataires.
Cela punira les travailleurs saisonniers, les parents qui ont déjà réclamé des congés parentaux et tous les gens qui ont déjà eu besoin de l'assurance-emploi dans le passé.
Pourquoi les conservateurs veulent-ils diminuer ou éliminer complètement leurs prestations? Est-ce l'arrivée du « three strikes and you're out » ou est-ce un régime d'assurance-emploi à deux vitesses?
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Lib. (NB)
Madame la Présidente, je voudrais féliciter ma collègue d'Argenteuil—Papineau—Mirabel pour son discours.
Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'elle a dit à la Chambre au sujet de l'importance d'un équilibre entre les consommateurs et les créateurs. Je crois qu'elle sera d'accord avec moi pour dire qu'on ne retrouve pas cet équilibre dans le projet de loi. C'est pourquoi nous nous y opposons.
J'espère que ma collègue pourra nous dire si elle pense que le manque d'équilibre dans cette mesure législative sur le droit d'auteur tient au peu d'importance que les conservateurs et leur gouvernement accordent, à mon avis, au soutien des arts et de la culture au Canada. Si le gouvernement voulait soutenir les activités de création et les industries culturelles, il n'aurait pas fait certaines des compressions qui ont été faites, notamment à Radio-Canada et à CBC, au Conseil des arts et à Téléfilm Canada.
Ma collègue est-elle d'accord avec moi pour dire que cela témoigne d'un manque d'intérêt pour les arts en général?Je représente une région où réside une communauté artistique dynamique qui pâtit sous le gouvernement actuel.
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Lib. (NB)
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2012-05-10 12:20 [p.7860]
Monsieur le Président, je félicite ma collègue pour son discours. Je trouve qu'elle a soulevé plusieurs points intéressants avec lesquels je suis d'accord.
Je suis très préoccupé par le fait que, dans ce budget et ce projet de loi omnibus, le gouvernement s'attaque aux institutions environnementales. Il a affaibli énormément la protection dans la Loi sur les pêches, par exemple. La protection de l'habitat du poisson a de beaucoup été affaiblie. Je pense que c'est une erreur. À long terme, les industries vont souffrir à cause de l'obsession de ce gouvernement d'abolir toutes les contraintes possibles empêchant de faire traverser une rivière à un pipeline, par exemple. À long terme, ça va causer beaucoup de dommages économiques pour les gens qui dépendent des ressources naturelles comme la pêche.
Ma collègue est-elle préoccupée, comme moi, par les attaques de ce projet de loi omnibus contre les institutions et les lois environnementales?
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Lib. (NB)
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2012-05-10 12:37 [p.7862]
Monsieur le Président, notre collègue de Saint John a parlé de son mandat à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, où il a fait partie du Cabinet d'un de mes amis, Bernard Lord.
Étant donné son expérience au gouvernement provincial, il connaît certainement une institution très importante du comté de Kent, la ferme expérimentale Sénateur Hervé J. Michaud. Cette station de recherche agricole, administrée par le gouvernement du Canada, va malheureusement fermer ses portes.
Des scientifiques reconnus dans le monde entier, comme Jean-Pierre Privé, sont venus au Nouveau-Brunswick pour y mener des recherches de calibre mondial, plus particulièrement sur les petits fruits tels que les fraises et les baies. Ils ont tissé des liens avec les producteurs locaux. Mon collègue de Saint John connaît sans doute La Récolte de Chez Nous, qui est une coopérative composée de producteurs locaux. De tout petits producteurs locaux se sont associés à cette ferme expérimentale. Ils craignent que la fermeture de cette ferme et la perte de ces recherches nuisent grandement à la compétitivité de l'industrie agricole locale.
Je me demande si mon collègue de Saint John pourrait penser aux pauvres agriculteurs du comté de Kent, un peu à l'est de sa circonscription, eux que le gouvernement semble abandonner.
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Lib. (NB)
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2012-05-08 11:36 [p.7705]
Madame la Présidente, le secrétaire parlementaire et moi avons travaillé ensemble dans le domaine des affaires étrangères, dont il a une longue expérience. Il y a quelques années, j'ai eu le privilège de me rendre avec lui en Tanzanie, et nous sommes allés à l'école d'Arusha où il a terminé ses études secondaires il n'y a pas si longtemps. C'est encore un jeune homme. Voilà pourquoi je voudrais lui poser une question très importante pour mes électeurs et pour les autres habitants des régions rurales du Canada atlantique.
Le travail saisonnier est un énorme problème dans ma circonscription. Les gens qui travaillent dans des usines de transformation de poisson, en foresterie et en agriculture dépendent du système d'assurance-emploi pour avoir un revenu pendant la saison morte. Je m'inquiète beaucoup de certains changements proposés dans le budget, par exemple une redéfinition des critères d'admissibilité à l'assurance-emploi qui feraient en sorte qu'une personne serait obligée d'accepter un emploi qui lui serait offert dans une autre partie du pays ou dans une autre partie de la même région.
Je soupçonne le gouvernement conservateur de vouloir effectuer des changements insidieux. Mon collègue, qui vient de l'Alberta, pourrait-il assurer aux travailleurs saisonniers du Nouveau-Brunswick que le gouvernement dont il fait partie ne s'attaquera pas à eux?
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Lib. (NB)
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2012-04-26 15:29 [p.7228]
J'aimerais féliciter ma collègue de Saint-Hyacinthe—Bagot de son discours. Je partage beaucoup de ses inquiétudes quant aux politiques du gouvernement. J'aimerais poser deux simples questions à ma collègue.
Est-elle d'accord avec moi pour dire que les raisons fiscales et financières qu'avance le gouvernement pour justifier cette augmentation idéologique ne tiennent pas la route? Est-elle d'accord avec moi pour dire qu'il ne faut pas créer une fausse crise financière pour justifier une décision idéologique?
Je partage exactement les inquiétudes de ma collègue quant à ces mesures et à l'implication qu'elles auront sur les travailleurs qui oeuvrent dans un domaine physique, par exemple, les gens qui travaillent dans les usines de pêche dans ma région, en Acadie, ou d'autres qui travaillent physiquement. Selon moi, l'idée de simplement rester deux ans de plus sur le marché du travail est complètement déraisonnable.
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Lib. (NB)
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2012-04-03 14:03 [p.6845]
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à la municipalité de Sackville, au Nouveau-Brunswick, à l'occasion de son 250e anniversaire.
Sackville est connue dans tout le Canada parce qu'on y trouve l'Université Mount Allison et parce que c'est une capitale culturelle canadienne et une ville progressiste, accueillante et axée sur le développement durable, l'innovation économique et l'inclusion. Située près de la frontière de la Nouvelle-Écosse, au bord du célèbre marais Tantramar, Sackville est bien connue partout au Canada pour la beauté de sa nature et l'importance de son écosystème. La population locale a de bonnes raisons de célébrer ce merveilleux jalon de l'histoire de Sackville et d'envisager l'avenir avec optimisme et fierté.
Je voudrais en outre rendre un hommage spécial à mon ami le maire Pat Estabrooks, qui prendra sa retraite de la politique municipale en mai. Pat a su diriger l'administration municipale de Sackville avec honneur et vaillance et il lègue à la ville d'importantes réalisations.
Nous applaudissons la Ville de Sackville pour son 250e anniversaire et nous lui souhaitons du succès dans l'avenir.
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