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Kathi Sundstrom
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Kathi Sundstrom
2015-05-25 16:52
Bonjour à tous. Je vous remercie de me fournir l'occasion de vous parler de la danse à Calgary, de la danse jazz et de notre compagnie.
Decidedly Jazz Danceworks (DJD) a été créée en 1984 à l'Université de Calgary. Vicki Adams Willis avait mis sur pied l'un des seuls programmes de danse jazz offerts dans une université canadienne et avait deux finissantes qui souhaitaient pouvoir continuer à se livrer à leur passion sans avoir à déménager. Elles ont convaincu Vicki de se joindre à elles pour lancer une compagnie de danse. Pendant les premières années, DJD était une troupe à temps partiel qui fonctionnait au moyen de subventions pour l'emploi d'été. Elles rêvaient de pouvoir embaucher 10 danseurs 10 mois par année pour qu'ils s'entraînent à temps plein et présentent des spectacles.
En 1987, la compagnie a soumis une demande au Programme de planification de l'emploi, une stratégie canadienne qui n'était pas destinée à ce genre de projet. Malgré tout, la demande bien étayée par une foule de lettres de recommandation de la collectivité a finalement été acceptée. Ce fut la rampe de lancement qui nous a permis de devenir une compagnie de danse à temps plein. Qui aurait pu s'imaginer à l'époque que, 29 ans plus tard, nous travaillerions en partenariat avec la Calgary Foundation pour construire un centre de 43 millions de dollars?
À sa 31e année d'existence, DJD dispose maintenant d'un budget annuel de fonctionnement allant de 2 à 2,5 millions de dollars. Cinquante pour cent des sommes que nous dépensons vont directement à des gens: danseurs, personnel administratif, professeurs, musiciens, designers et techniciens de scène.
DJD a comme objectif fondamental de permettre à des danseurs de travailler. Nous souhaitons ainsi faire travailler de 8 à 12 danseurs à temps plein pendant une période de 32 à 42 semaines. Nous investissons dans leur formation et leur perfectionnement. Malheureusement, nous avons dû au cours des cinq dernières années réduire la taille de notre troupe et le nombre de semaines de travail. C'est directement attribuable au fait que notre budget de fonctionnement n'augmente pas, alors que nos frais d'exploitation ne cessent de grimper.
Comme nous devons composer avec une pénurie chronique de danseurs masculins, il nous arrive souvent d'embaucher des Américains, des Cubains, des Jamaïcains et des Brésiliens. Nous avions ainsi un danseur brésilien pour la saison qui vient de prendre fin. Étant donné que notre style est unique, il est rare que nous puissions embaucher un danseur dont le niveau est supérieur à celui d' « apprenti » selon nos critères. Il faut savoir que, suivant ces critères, un apprenti est quelqu'un qui s'entraîne depuis des années, qui a fait de la danse professionnelle et qui, bien souvent, a une formation postsecondaire en danse. Nous devons offrir à ces danseurs ce que Service Canada considère être le salaire courant. En 2014, c'était 17 $ l'heure. Cette année, lorsque nous avons amorcé le processus pour renouveler son permis de travail, le salaire courant était établi à 25 $ l'heure, une hausse draconienne totalement injustifiée, si on considère les salaires versés par notre troupe ainsi que par l'Alberta Ballet et les autres compagnies de danse auprès desquelles nous avons fait des vérifications.
Nous pourrions montrer que les données utilisées étaient inexactes, mais le processus ne nous permet pas de contester le salaire courant établi. Si nous ne sommes pas en mesure de verser un tel salaire, notre demande est rejetée. Il va donc nous manquer un danseur masculin pour la prochaine saison et nous aurons perdu les investissements consentis pour former ce danseur brésilien.
J'aimerais parler brièvement des salaires de nos danseurs et danseuses. Précisons d'abord et avant tout que nous avons pour principe de fixer le salaire de tous nos employés en fonction de ce que nous versons à un danseur. La rémunération de nos danseurs est établie à partir de comparaisons avec trois ou quatre autres compagnies de danse contemporaine au Canada. Dans une ville comme Calgary, vous pouvez vous imaginer à quel point il est difficile de combler certains de nos postes en marketing et développement avec des enveloppes salariales aussi réduites.
Malheureusement, les gens à la recherche de salaires élevés ne vont pas choisir le secteur des arts. Nos apprentis touchent 595 $ par semaine, soit 17 $ l'heure, ce qui donne un salaire net à la quinzaine de 978 $. Pour un danseur possédant cinq années d'expérience, nous versons 22 $ l'heure, soit 770 $ par semaine pour un salaire net à la quinzaine de 1 223 $. Nous assumons tous les frais associés aux assurances pour les soins de santé, les soins dentaires et l'invalidité à court terme.
Vous pouvez comprendre qu'il est plus que difficile pour nos danseurs de joindre les deux bouts dans une ville comme Calgary où le loyer moyen d'un appartement de deux chambres atteint 1 409 $. Dans le contexte actuel de nos frais d'exploitation qui augmentent, contrairement à nos subventions de fonctionnement qui diminuent même dans certains cas, sans compter les levées de fonds de plus en plus difficiles depuis 2008, il nous est impossible de hausser les salaires de façon significative.
Comme vous le savez peut-être, le jazz est une forme d'expression artistique résolument nord-américaine. La danse jazz a vu le jour en Amérique du Nord à la faveur de la fusion de formes artistiques européennes et de traditions africaines de chant et de danse que les esclaves ont amenées avec eux. DJD invite le public et les étudiants à voir comment le jazz peut façonner les mouvements et les sensations, à explorer les liens entre expression personnelle et collaboration, et à bouger eux-mêmes.
Nous nous efforçons de rendre la danse accessible à tous, c'est-à-dire aussi bien au danseur professionnel qu'au grand public. Nous y parvenons en présentant des spectacles mais également, ce qui est tout aussi important, par le truchement de l'éducation et du rayonnement communautaire. Nous offrons des cours pour les gens de tous les niveaux et de toutes les catégories d'âge, de 2 à 90 ans. Nous sommes actifs au sein du système scolaire. Nous travaillons avec des écoles pour élèves ayant des besoins particuliers et d'autres groupes spéciaux comme les gens souffrant de la maladie de Parkinson et les femmes tentant de s'affranchir de problèmes de dépendance.
DJD offre l'un des seuls programmes de formation professionnelle en danse jazz au Canada. À ce titre, je pourrais vous citer Darwin Prioleau de la faculté de danse de SUNY Brockport à New York: « Qui aurait pensé qu'il faudrait que je me rende jusqu'à Calgary (Alberta) au Canada?... C'est le seul endroit en Amérique du Nord où l'on enseigne le jazz authentique. »
Cette année, 12 étudiants de différentes régions du Canada ont suivi pendant 32 semaines notre programme de formation professionnelle. Nous avons un partenariat avec l'Université de Calgary et Ryerson, et nous rêvons de pouvoir élargir ce programme, une fois installés dans notre nouveau centre. Nous nous sommes informés des possibilités de financement dans le cadre du Fonds canadien pour la formation dans le secteur des arts, mais il semblerait que ce programme soit déjà fortement sollicité et qu'il y ait peu de chances que l'on puisse accepter de nouvelles demandes.
DJD a déménagé dans ses installations actuelles en 1993. Nous payions alors un loyer annuel de 30 000 $ pour une superficie de 9 500 pieds carrés. Depuis, notre loyer a doublé tous les cinq ans. Lorsque le loyer a atteint 140 000 $, ce qui était encore inférieur au prix du marché, nous avions déjà optimisé toutes les perspectives d'augmentation de revenus que pouvaient nous offrir nos cours. Pour éviter d'avoir à mettre la clé dans la porte, il nous fallait absolument régler nos problèmes de locaux et, dans un monde idéal, nous associer à un propriétaire à l'esprit philanthropique.
En 2005, nous avons amorcé les discussions avec la Kahanoff Foundation qui envisageait d'agrandir son centre unique en son genre du fait qu'il louait des locaux à des organisations caritatives à 75 % du prix du marché au centre-ville de Calgary. On nous avait alors invités à participer au projet d'agrandissement. Ce fut une aventure de 10 ans où les embûches n'ont pas manqué. Les projets de cette envergure sont un peu comme un château de cartes; de nombreux partenaires sont nécessaires pour qu'ils se concrétisent, et le soutien de l'un peut être dépendant de celui de l'autre, sans compter qu'il faut composer avec différents exercices budgétaires.
Il y a donc plusieurs variables qui entrent en jeu, mais je suis fière de pouvoir vous dire que le nouveau centre de danse DJD ouvrira ses portes en avril 2016 en ayant respecté son budget et son échéancier. Ce centre de 40 000 pieds carrés servira de porte d'entrée à un édifice de 12 étages. Notre compagnie occupera les cinq premiers étages. On y trouvera sept studios, dont un pouvant se convertir en salle de spectacle de 200 places, un espace communautaire, un local pour la fabrication des costumes et des bureaux pour l'administration. Le centre offrira des espaces beaucoup plus grands à DJD et, ce qui est plus important encore, deviendra un véritable carrefour culturel pour Calgary et un foyer pour la danse.
DJD doit contribuer à l'investissement en capital à hauteur de 26 millions de dollars. Nous avons recueilli jusqu'à maintenant 23 millions de dollars et entamé le sprint final pour trouver les 3 millions qui manquent. À ce sujet, je dois avouer que je m'inquiète un peu des répercussions du ralentissement économique qui touche Calgary.
La planification de notre avenir financier doit essentiellement passer par l'établissement d'un fonds de dotation. La possibilité de subventions publiques égalant leurs contributions dans le cadre du programme Incitatifs aux fonds de dotation est une source de motivation importante pour les donateurs. Nos villes ont besoin d'organisations artistiques fortes et dynamiques. Il nous faut un financement stable pour continuer à faire sentir notre présence dans nos collectivités. Plus souvent qu'autrement, nous sommes de petites organisations qui devons mettre les bouchées doubles avec des ressources très limitées pour accomplir ce que nous faisons.
À titre de directrice exécutive d'une entreprise de 2 millions de dollars ayant un personnel administratif réduit, je peux vous dire qu'il est plus avantageux pour nous de pouvoir compter sur une base stable de fonds d'exploitation que de devoir faire appel à un large éventail de programmes de subventions que nous devons trouver et solliciter en espérant une réponse positive.
À l'approche du 150e anniversaire du Canada que nous devons effectivement prendre le temps de souligner, nous entendons mettre en valeur notre culture et nos arts, car c'est ce qui nous définit en tant que société. Parallèlement à ces célébrations, je vous encouragerais toutefois à manifester concrètement votre engagement à assurer l'avenir de notre secteur en consentant les importants investissements nécessaires pour que nos organisations puissent demeurer saines et dynamiques. Nous devons nous occuper de nos artistes, assurer leur formation et leur fournir de l'emploi.
J'ai eu le plaisir d'entendre récemment Zita Cobb, l'instigatrice de la revitalisation de l'île Fogo à Terre-Neuve, et il y a une de ses observations qui m'a frappée: « La nature et la culture revêtent un caractère essentiel pour la vie humaine. »
Je vous remercie.
Voir le profil de Stéphane Dion
Lib. (QC)
Très bien.
Corrigez-moi si je me trompe, mais madame Sundstrom, je crois que vous êtes celle qui avez parlé du 150e anniversaire de la Confédération. Vous a-t-on indiqué clairement ce que vous deviez faire pour prendre part à ces célébrations? Avez-vous besoin de vous préparer? Le gouvernement, ou le ministre, a-t-il donné à la communauté artistique du Canada une idée de la façon dont elle pourrait être impliquée?
Kathi Sundstrom
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Kathi Sundstrom
2015-05-25 17:21
Jusqu'à maintenant, le seul programme dont je connais les détails est le Fonds Chantiers Canada, qui servira à financer la rénovation des installations et auquel nous ne sommes pas admissibles. Je n'ai pas encore les détails. On nous a dit que nous en saurions bientôt davantage, mais je n'ai pas vu les détails des autres programmes qui pourraient s'offrir à nous.
Voir le profil de Stéphane Dion
Lib. (QC)
Est-ce que vous considérez que 2017 est encore loin ou si, au contraire, vous estimez avoir besoin de temps pour vous préparer convenablement?
Kathi Sundstrom
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Kathi Sundstrom
2015-05-25 17:21
L'année 2017 arrive à grands pas, et le temps file. Si nous voulons faire les choses en bonne et due forme, nous devons pouvoir nous préparer à l'avance.
Voir le profil de Stéphane Dion
Lib. (QC)
Puis-je poser la même question à Mme Grenier? Avez-vous l'impression d'être impliquée dans la préparation du 150e anniversaire de la Confédération?
Margaret Grenier
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Margaret Grenier
2015-05-25 17:22
On commence à en entendre parler. Jusqu'à maintenant, je ne considère pas avoir reçu beaucoup d'information sur les célébrations en tant que telles ni sur la façon dont une compagnie artistique comme la nôtre pourrait y participer.
Pour ma part, j'aimerais voir quelque chose comme le Festival de danse des Premières Nations côtières, où nous tâchons de rejoindre une communauté des plus diversifiées. Cela pourrait servir de plateforme pour intégrer l'expression artistique à cette célébration de grande envergure.
Lata Pada
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Lata Pada
2015-05-25 17:23
Tout comme Kathi, je considère que 2017 est à nos portes, et nous aimerions certainement être informés à l'avance de ce que le gouvernement envisage pour 2017, particulièrement dans le domaine des arts. Je dirais que le plus tôt sera le mieux.
Voir le profil de Jacques Gourde
PCC (QC)
Merci, monsieur le président.
Je vous remercie encore une fois, monsieur Fraser.
Au début de votre présentation, vous avez dit que vous accorderiez une importance particulière aux fêtes du 150e anniversaire du Canada qui se tiendront en 2017. Patrimoine canadien a dévoilé il y a quelques semaines le programme pour les fêtes du 150e et il y a un volet qui concerne beaucoup le bilinguisme.
Que voudriez-vous que ce programme contienne concernant la façon dont les Canadiens pourraient commémorer la réalité des deux langues officielles du Canada? Dans ma région, il y a un organisme qui veut commémorer l'arrivée des Irlandais dans notre région et l'influence qu'ils ont eue au cours des 150 dernières années. Il y a d'autres communautés francophones dans l'Ouest du Canada qui pourraient faire la même chose. Dans les communautés d'immigrants francophones qui se sont établies dans l'Ouest, il y a maintenant beaucoup de non-francophones. Parmi les francophones, certains ont perdu la capacité de parle le français, mais leurs noms restent. On sait que les francophones qui se sont établis dans l'Ouest canadien à la fin des années 1800 et au début des années 1900 venaient en grande partie du Québec.
Qu'est-ce que le commissariat souhaiterait que contienne ce programme?
Graham Fraser
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Graham Fraser
2015-05-12 16:58
Je suis heureux d'apprendre que vous allez commémorer l'arrivée des Irlandais dans votre région. C'est exactement le genre de choses qu'on veut voir.
Il y a deux éléments à considérer. Il y a un élément que je qualifierais de contenu. Vous avez mentionné des éléments importants, soit l'arrivée des Irlandais, la colonisation de l'Ouest canadien par des francophones, le rôle que les francophones et les anglophones ont joué ensemble et l'histoire de l'accommodation linguistique au Canada. On a tendance à regarder les aspects négatifs de cette histoire, mais il y a aussi des éléments positifs. Les deux éléments devraient être traités sous l'angle du contenu.
Il y a également la question de la présentation. Nous avons déjà fait un manuel à l'intention des organisateurs d'événements sportifs de grande envergure. Celui-ci décrit la façon d'organiser un événement dans le respect des deux langues officielles. Il faut faire une planification et collaborer avec des communautés, souvent avec des écoles. Nous avons adapté ce manuel pour les organisateurs des célébrations communautaires qui auront lieu en 2017.
En planifiant et en investissant du temps et des efforts, il est possible de faire en sorte que les francophones et les anglophones voyageant à travers le pays participeront pleinement à ces célébrations dans le respect des deux langues officielles.
Je vais donner comme exemple le travail qui a été fait à Prince George dans le cadre des Jeux du Canada. Une communauté assez éloignée, au milieu de la Colombie-Britannique, a fait des efforts substantiels pour que les Jeux soient un événement accueillant pour les anglophones, les athlètes ainsi que leurs familles tant anglophones que francophones. Il y avait des affiches, des manuels, des annonces et de la documentation dans les deux langues officielles. Ce fut un grand succès. Cet exemple de bonne pratique pourrait être adopté par d'autres communautés qui préparent des célébrations pour 2017.
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PCC (QC)
Croyez-vous que ces célébrations seront une occasion de développer un sentiment de fierté à l'égard du bilinguisme? Vous semblez avoir une réponse toute prête à cet égard.
John Dalrymple
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John Dalrymple
2015-05-04 15:47
Merci beaucoup. Je suis ravi d'être parmi vous. Je suis ici pour représenter l'École nationale de ballet du Canada. Notre principale source de financement étant le ministère du Patrimoine canadien, vous comprendrez pourquoi nous sommes très heureux d'être ici aujourd'hui.
L'école de ballet existe depuis 55 ans. Nous avons essentiellement pour vocation de faire valoir l'utilité de la danse dans la vie de chaque Canadien. La danse enrichit la qualité de vie, améliore la santé et procure des bienfaits émotionnels et cognitifs, que vous soyez spectateurs ou danseurs. Quel est notre rôle dans ce processus? Il s'agit principalement — et ce, depuis la création de notre organisation — de fournir aux jeunes une formation de calibre olympique pour faire d'eux les grands interprètes et vedettes de demain. L'école repose sur ce principe indéfectible.
Dans le cadre de nos réflexions sur l'avenir de notre art et de notre organisation, il y a une question qui nous paraît essentielle: comment faire pour exposer un plus grand nombre de personnes à l'utilité de la danse? En général, seul un petit segment de la population est exposé à la danse à un jeune âge, et ces gens deviendront, nous l'espérons, les spectateurs de demain. Mais qu'en est-il des autres jeunes Canadiens et du reste de la population canadienne, notamment des personnes âgées pour qui la danse peut également s'avérer très bénéfique?
Nous avons lancé un programme appelé Sharing Dance, et c'est vraiment là-dessus que portera mon exposé d'aujourd'hui. Sharing Dance est un programme-cadre qui comporte trois volets. Le premier s'adresse aux jeunes. Il s'agit d'appuyer les enseignants du système scolaire public, partout au pays, en offrant un contenu qui est déjà inclus dans le programme d'éducation physique et qui est lié à la danse. Quand j'étais enfant — et c'est encore le cas dans de nombreuses écoles —, on nous apprenait la danse carrée dans le cadre de trois cours d'éducation physique, et c'est à peu près tout ce qu'on avait comme initiation à la danse. Le problème, c'est qu'il y a très peu de spécialistes de la danse dans les écoles publiques ordinaires. La danse fait partie du programme général d'éducation physique. Nous estimons donc qu'il nous incombe d'aider les enseignants à faire rayonner la danse à l'école.
Le deuxième volet s'adresse aux personnes âgées. Le vieillissement entraîne des troubles cérébraux, mais il est possible d'en combattre les effets grâce à des activités régulières, dont la danse spécialisée. C'est justement l'objectif d'un programme appelé Dancing With Parkinson, que nous administrons.
Le troisième volet, appelé Sharing Dance Day, se veut l'occasion de présenter une chorégraphie de danse amusante et très accessible à l'ensemble de la collectivité. Elle s'adresse aux participants des deux autres volets ainsi qu'à toute autre personne qui souhaite y prendre part. Une fois par année, nous organisons une célébration multigénérationnelle de la danse au Canada et, maintenant que le compte à rebours avant 2017 est enclenché, notre but est d'amener un million de Canadiens à participer à ce programme tout au long de l'année du 150e anniversaire.
Le programme Sharing Dance aborde de grands enjeux sociaux. À mon avis, c'est là un rôle important pour toute forme d'art ou toute discipline artistique. Il ne suffit pas de dire qu'il faut financer les arts pour le simple plaisir de la chose. Nous devons absolument examiner certaines des grandes questions qui se posent à la société. L'obésité juvénile et le manque d'activité physique constituent de véritables priorités pour la plupart des Canadiens. Il y a un manque de ressources pour les arts, la danse, et même les activités d'éducation physique dans la plupart des écoles publiques. Tous ces cours subissent une pression à la baisse. La santé émotionnelle des jeunes est une question qui préoccupe les gens. Par ailleurs, les Canadiens considèrent que les questions liées au vieillissement constituent une autre priorité, à mesure que vieillissent les membres de la génération du baby-boom. Nous croyons que les efforts visant à intégrer la danse dans la collectivité peuvent avoir des effets positifs sur toutes ces questions.
Durant le reste de mon exposé, je voudrais faire un lien entre mes observations et les grandes lignes qui m'ont été fournies en prévision de ce témoignage.
Pour commencer, nous avons sollicité des commentaires sur la façon dont la danse peut définir et exprimer les divers aspects de la culture canadienne. À la lumière des programmes que nous offrons dans le système scolaire, nous savons que certains élèves ont du mal à s'exprimer en anglais ou en français comme ils le voudraient. Un des aspects positifs de la danse, c'est son caractère inclusif. Ainsi, la danse leur permet d'être sur un pied d'égalité avec leurs camarades de classe. Il en va de même pour les élèves qui ont de graves handicaps physiques ou problèmes de mobilité.
Les enfants manifestent un intérêt envers la danse, souvent en raison de leurs origines culturelles. Donc, si nous donnons aux enfants plus d'occasions de danser dans le cadre scolaire, nous leur permettrons de miser là-dessus et d'y aller de pied ferme. La danse célèbre nos différences, mais elle souligne aussi nos similarités, parce que même si les styles de danse varient d'une culture à l'autre, nous racontons tous la même histoire.
Par ailleurs, nous voulions savoir comment les jeunes Canadiens peuvent profiter de la danse pour acquérir et perfectionner leurs aptitudes physiques ou leurs talents musicaux. Vous avez demandé à obtenir des renseignements sur les bienfaits de la danse sur la santé. En fait, la danse est une excellente forme d'activité physique. Il n'y a probablement aucune autre forme d'art qui met en jeu la même intensité ou qualité d'activité physique. À preuve, d'après des études réalisées par l'Université de l'État de l'Arizona et le National Cancer Institute aux États-Unis, les niveaux d'intensité d'équivalent métabolique de la danse, exécutée dans un contexte scolaire, dépassent souvent ceux de la plupart des autres activités physiques traditionnelles pratiquées en classe, notamment le hockey, le basketball et le baseball. En somme, nous avons là une activité qui offre tous les bienfaits émotionnels et cognitifs associés à l'expression artistique, mais qui procure aussi des bienfaits physiques supérieurs à ceux offerts par les autres activités physiques qui sont traditionnellement pratiquées dans le système scolaire. Ces avantages sur le plan mental et émotionnel sont d'une importance cruciale.
Nous reconnaissons que les enfants d'aujourd'hui font face à un grand nombre de sources de stress complexes. La possibilité de favoriser les compétences sociales et le bien-être affectif grâce à une activité créatrice est quelque chose de vraiment important. En outre, cette spécialité nous permet de redonner à la collectivité, ce qui compte pour notre grande organisation artistique.
J'ajouterais, en dernier lieu, qu'environ 15 % des enfants canadiens ont accès à la danse dans le cadre d'activités récréatives payées par leurs parents. Mais cela signifie que 85 % des enfants y ont accès de façon officielle uniquement par l'entremise du système scolaire. Donc, c'est pour nous une occasion en or de remédier à la situation.
En ce qui concerne les répercussions sur les économies locales, en gros, nous cherchons à créer les spectateurs de demain. On ne peut pas s'attendre à ce qu'un individu s'intéresse à la danse avant-gardiste, créative et de calibre olympique, s'il n'y a jamais été exposé dans son enfance. C'est fondamental, et il y a des tonnes de recherches pour le démontrer.
Par conséquent, nous estimons que les investissements dans les activités de danse pour les enfants sont d'une importance capitale pour l'avenir de notre art. Nous examinons aussi des programmes qui nous permettent d'identifier les enfants ayant des capacités de leadership afin de leur fournir des expériences d'immersion.
Quant à savoir comment le gouvernement appuie la danse au Canada, comme je l'ai dit, entre 10 et 15 % des jeunes Canadiens participent à des programmes officiels. Notre organisation étant la plus grande organisation de formation de danse, nous recrutons, chaque année, des jeunes à partir de cette petite tranche de danseurs engagés afin de les inviter à suivre notre programme de ballet professionnel. Par conséquent, il y a un nombre inconnu de jeunes qui sont doués sur le plan kinesthésique et qui ont le potentiel de poursuivre une excellente carrière en danse, mais qui n'ont pas encore été découverts parce qu'ils n'ont pas encore été exposés à cette forme d'art. L'aspect le plus merveilleux de cette initiative, c'est que non seulement elle nous aide à repérer un plus grand nombre de danseurs formidables de calibre olympique au Canada, mais elle donne aussi l'occasion à tous les jeunes Canadiens de profiter de ces bienfaits.
Pour ce qui est d'encourager nos danseurs à rester au Canada, si on revient à l'argument selon lequel il faut former les spectateurs de demain, je pense que ces efforts encourageront un plus grand nombre d'artistes à demeurer au Canada. Beaucoup de danseurs vont en Europe parce que leur travail est plus valorisé à l'étranger qu'ici. Selon moi, le financement de ces programmes permettra de faire rayonner la pertinence de la danse, ce qui en fera augmenter la valeur ici, au Canada.
Enfin, nous cherchons à recueillir de l'information sur la façon dont nous pouvons aider les danseurs qui envisagent un changement de carrière. D'ailleurs, comme notre organisation administre le plus grand programme de formation pour les professeurs de ballet professionnel et récréatif au Canada, nous savons que l'occasion d'exposer plus de jeunes à la danse permettra de bâtir et d'appuyer une plus grande collectivité de danse récréative, ce qui offrira plus de débouchés aux professeurs et plus d'emplois aux danseurs qui sont en réorientation de carrière.
Je serai heureux de répondre à vos questions, et je vous remercie de votre attention.
Piers Handling
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Piers Handling
2015-04-29 16:47
Merci, monsieur le président et membres du comité.
Merci beaucoup de m'avoir invité à éclairer votre examen de l'industrie canadienne du long métrage. Je vais vous présenter un bref aperçu du Festival international du film de Toronto, ou TIFF. Je vais vous parler du rôle qu'il joue pour appuyer le secteur et de la nouvelle orientation que notre organisme a adoptée pour l'avenir et je vais vous présenter des recommandations bien précises pour notre industrie du long métrage.
Le TIFF est un organisme de bienfaisance sans but lucratif qui transforme l'idée que le public se fait du monde par le film. Vous nous connaissez surtout grâce à notre événement vedette, le festival international du film qui a lieu chaque année à Toronto. C'est l'un des plus importants festivals du film au monde et c'est le plus grand festival du film public au monde. Les représentants de l'industrie du film du monde entier se doivent d'y assister, et ils viennent y faire énormément de transactions d'affaires. Ce festival est mondial, mais il constitue aussi un tremplin crucial pour la plupart des nouveaux longs métrages canadiens.
À l'heure actuelle, notre organisme exploite un immeuble où l'on projette des films sur cinq écrans chaque jour de l'année pour des publics de tous les âges. Nous faisons partie d'un très petit groupe de festivals du film qui sont en fait propriétaires de leur infrastructure. Notre immeuble nous identifie et nous permet de communiquer avec le public tous les jours de l'année. Depuis plus de 20 ans, nous amenons aussi des films dans plus de 152 régions situées dans toutes les provinces canadiennes. Ce circuit de projection très spécial, ce modèle que plusieurs pays ont étudié, se compose de clubs de cinéma, de festivals du film organisés par des groupes communautaires, d'écoles, de galeries d'art et même de bibliothèques.
Nous avons un grand rêve pour les célébrations du 150e anniversaire: nous voulons sélectionner 150 grands chefs-d'oeuvre d'images en mouvement retraçant notre histoire, les numériser, puis les distribuer gratuitement à tous les Canadiens en 2017.
Maintenant je vais vous présenter quelques chiffres. Nous apportons une contribution économique de 189 millions de dollars et chaque année, 1,4 million de personnes assistent à toutes nos activités.
Je vais vous parler de deux domaines qui, selon moi, sont cruciaux pour le succès de l'industrie canadienne du long métrage: la distribution dans le monde entier et le développement des talents.
De nos jours, si vous ne vous présentez pas dans le monde entier, on vous ignore. L'économie de la création évolue à une telle vitesse et subit tant de changements que pour réussir, ou en fait pour simplement survivre, vous devez établir des liens internationaux et vous placer dans les marchés mondiaux.
Le TIFF s'est fixé une orientation stratégique mondiale: nous placer en tête de file de la culture cinématographique et établir de nouvelles orientations pour nos publics et pour notre industrie. Dès cette année, nous amènerons des films et des producteurs canadiens dans les plus grands marchés mondiaux. Nous viserons tout d'abord Londres, New York, Los Angeles et Beijing. Nos initiatives viseront la promotion du cinéma canadien et ouvriront des débouchés aux talents canadiens pour qu'ils acquièrent plus de visibilité, plus de coproductions, un accès à de nouveaux partenariats de financement et un plus vaste public.
Nous recommandons au gouvernement fédéral d'assumer la direction de la croissance du potentiel d'exportation du cinéma canadien. Il serait extrêmement efficace d'instaurer un programme de financement visant à développer des marchés mondiaux pour permettre aux producteurs de films, aux artistes et aux organismes artistiques canadiens de promouvoir les industries culturelles canadiennes à l'étranger. Toutes les autres grandes industries du film reconnaissent maintenant l'importance cruciale du marché mondial. Il faut que nous agissions beaucoup plus activement dans ce domaine. Pour assurer la réussite des longs métrages canadiens, notre industrie doit pouvoir les amener à des publics de l'étranger et attirer du financement et des occasions de partenariat.
Pour réussir sur les marchés mondiaux, le secteur du divertissement doit offrir un contenu intéressant et concurrentiel. Il nous faut pour cela des artistes créateurs qui sachent capter l'imagination du public. Le développement des talents est essentiel. C'est l'élément de R et D de notre industrie. Nous devons former et entraîner nos talents, leur fournir du mentorat ainsi que des occasions de travailler et de se produire dans ce milieu mondial qui leur est nouveau. Il ne leur suffit plus d'exceller ici au pays. Nous devons continuer à offrir autant d'occasions que possible aux générations futures pour perfectionner les talents.
Le festival du film de Toronto est le meilleur tremplin pour lancer les films canadiens sur la scène mondiale. Nous fournissons aux talents canadiens l'occasion de fréquenter plus de 5 000 professionnels de l'industrie venant du monde entier. Nous menons plusieurs programmes pendant la période du Festival et pendant le reste de l'année qui visent à former nos meilleurs jeunes talents canadiens et à leur offrir du mentorat — réalisateurs, rédacteurs, producteurs et acteurs. Nos programmes de développement des talents enrichissent leurs profils, ils leur ouvrent l'accès à des réseaux et leur offrent de la formation pour qu'ils puissent développer une carrière viable dans le milieu concurrentiel de l'industrie mondiale.
Il est urgent que le gouvernement fédéral investisse dans des programmes de développement des talents — non seulement dans nos programmes, mais dans ceux des autres établissements d'enseignement cinématographique qui font un excellent travail partout au pays. Cet investissement est crucial pour l'avenir du pays. La technologie prend toujours plus d'importance dans notre monde, mais elle ne remplace pas la créativité humaine. Nous nous devons d'investir dans la créativité des Canadiens des générations futures. Leur créativité édifiera notre économie.
Je m'en voudrais de ne pas mentionner l'importance des organismes fédéraux qui soutiennent notre secteur. Citons en particulier Téléfilm Canada, qui est un organisme essentiel pour notre industrie du long métrage. Téléfilm est un partenaire de longue date du TIFF, et ensemble nous continuerons à poursuivre une orientation mondiale. Nous continuerons à soutenir et à promouvoir les producteurs canadiens talentueux autant au pays qu'à l'étranger.
En résumé, les films canadiens ont besoin d'un champion qui les place sur la scène mondiale, et les producteurs de films canadiens ont besoin d'une formation adéquate, d'un bon perfectionnement professionnel et d'occasions de se mesurer à la concurrence mondiale.
Merci beaucoup.
Voir le profil de Shelly Glover
PCC (MB)
Merci beaucoup.
Monsieur le président, je suis ravie d’être ici et je remercie les membres du comité.
Comme c’est peut-être l’une de mes dernières comparutions devant un comité, je vous présente tous mes voeux de succès pour l’avenir et vous remercie à nouveau des excellentes études que vous avez menées pour appuyer, comme le gouvernement du Canada l’a fait d'ailleurs, les arts, la culture et le patrimoine.
Je suis ravie d’être ici aux côtés du sous-ministre et du dirigeant principal des finances du ministère pour traiter divers sujets, y compris ceux que le comité m’a demandé de discuter par rapport au Budget principal des dépenses.
Le comité m'a demandé d'aborder le Budget principal des dépenses pour le ministère du Patrimoine canadien et les organismes du portefeuille en 2015-2016.
Commençons par les points importants du Budget principal des dépenses de Patrimoine canadien.
Le budget du ministère pour l'exercice 2015-2016 est de 1,25 milliard de dollars.
Cette somme comprend 173,7 millions de dollars en dépenses de fonctionnement et 1,06 milliard en subventions et contributions. Le budget principal total de cette année représente une diminution de 135,4 millions de dollars par rapport à celui de l’an dernier. Cela s’explique principalement par le fait que nous avons déjà versé la majeure partie des 500 millions de dollars consacrés aux Jeux panaméricains et parapanaméricains de 2015 à Toronto.
Nous allons continuer d'assurer le financement de notre stratégie culturelle dans le cadre des Jeux panaméricains et parapanaméricains de 2015 à Toronto. Nous avons aussi prévu 16 millions de dollars pour la réalisation de divers projets commémoratifs en vue de célébrer notre histoire et notre patrimoine à l'approche du 150e anniversaire de la Confédération canadienne en 2017.
En route vers 2017 est une excellente occasion d'aider les Canadiens à mieux connaître leur histoire et les événements qui ont contribué à façonner leur pays, et nos musées jouent un rôle majeur à cet égard.
Permettez-moi de mentionner deux expositions. Au Musée canadien de l’histoire, « 1867—Rébellion et Confédération », et au Musée canadien de la guerre, le « Salon d’honneur de la Légion royale canadienne », qui sera présentée jusqu’en décembre 2017.
Depuis 2012, notre gouvernement encourage les Canadiens à mieux connaître et à célébrer les nombreux jalons qui marquent la route nous menant vers le 150e anniversaire de la Confédération. Cet anniversaire sera l’occasion de célébrer tout ce qui fait du Canada un pays remarquable, y compris notre riche histoire. Ce sera aussi le moment idéal de réfléchir aux moyens que nous pouvons prendre pour donner en retour à nos communautés et ainsi rendre notre pays encore plus fort et uni.
Nous avons demandé aux Canadiens ce qu'ils souhaitaient faire de ces célébrations, et nous les avons écoutés. L'esprit d'initiative des citoyens et la capacité de nos communautés à tisser des liens entre elles seront au coeur des célébrations en 2017. Le 150e anniversaire du Canada nous appartient à tous et à toutes, et ensemble, nous allons en faire un moment inoubliable.
Patrimoine canadien collaborera avec tous les ministères pour que les Canadiens puissent participer à l’organisation de cet anniversaire. Nous mettrons les personnes qui ont de bonnes idées et de bons projets en contact avec des partenaires de financement afin que tous puissent en tirer profit. Nous encouragerons et appuierons les efforts des Canadiens qui désirent organiser des célébrations dans leur communauté.
Pour sensibiliser encore davantage la population à l'importance des célébrations en 2017, nous avons lancé un certain nombre de projets, de célébrations et de commémorations.
Au cours des deux prochaines années, nous espérons que tous les Canadiens en apprennent encore plus sur l'histoire de leur pays et soient fiers de leur patrimoine. L'an prochain, nous appuierons des activités commémoratives pour plusieurs autres anniversaires historiques.
Nous sensibilisons également les Canadiens à l’importance de ces anniversaires. Par exemple, en 2014, nous avons élaboré des messages médiatiques pour souligner le 150e anniversaire des conférences de Charlottetown et de Québec, qui ont mené à la Confédération. Ces messages ont été diffusés à la télévision, dans le Web et dans les médias sociaux. La campagne portant sur les Pères de la Confédération a donné lieu à 48 millions de clics dans les comptes de médias sociaux, et les vidéos de la campagne ont été regardées plus de 480 000 fois.
Nous avons également souligné d'autres moments importants de notre histoire. Par exemple, en 2013, nous avons marqué le 200e anniversaire de la guerre de 1812 et la lutte pour le Canada grâce à la création d'un monument commémoratif.
En 2014, nous avons souligné le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale et le 75e anniversaire de la Seconde Guerre mondiale.
Cette année, nous avons célébré le 200e anniversaire de naissance de Sir John A. Macdonald, le tout premier premier ministre du Canada, et le 150e anniversaire de notre drapeau national.
Nous sommes également engagés envers nos jeunes. Le programme Échanges Canada, qui est doté d’un budget de 17,7 millions de dollars, permet à près de 12 500 jeunes d’en apprendre plus sur le Canada, de créer des liens entre eux et de découvrir ce qui différencie les communautés du Canada et ce qui les rapproche.
À l’approche de 2017, nous avons bien des choses à célébrer, y compris notre identité en tant que grande nation sportive. Comme vous le savez, 2015 a été déclarée l’« Année du sport » au Canada. Notre pays sera l’hôte de plusieurs rencontres sportives internationales. Nous espérons que vous y prendrez tous part.
L'Année du sport au Canada a bien commencé avec le Championnat mondial de hockey junior. D'autres moments forts de l'Année du sport s'en viennent, comme la Coupe du monde féminine FIFA, Canada 2015 du 6 juin au 5 juillet, les Jeux panaméricains du 10 au 26 juillet et les Jeux parapanaméricains du 7 au 15 août à Toronto.
Les jeux de 2015, à Toronto, présenteront l'excellence sportive canadienne et auront des retombées durables. Ils créeront aussi des possibilités de développement économique, culturel et communautaire, entre autres pour le Sud de l'Ontario.
La Coupe du monde féminine de la FIFA sera également une expérience unique pour nos athlètes et les villes hôtes. Comme j’ai joué au soccer, que j’ai entraîné une équipe de soccer féminin et que je suis fière de venir de Winnipeg, je suis ravie que notre pays accueille cette compétition et que les matches se déroulent à Winnipeg ainsi qu’à Vancouver, Edmonton, Ottawa, Montréal et Moncton.
J’invite tous les Canadiens à participer aux jeux et aux diverses rencontres sportives ainsi qu’à applaudir nos athlètes.
Durant l'Année du sport, nous voulons encourager les personnes de tous les âges, peu importe leurs capacités, à faire du sport à tous les niveaux de compétition et dans toutes les communautés du pays. Le sport est l'activité physique qui nous garde en santé et qui nous aide à prendre part à la vie de nos communautés. Nous voulons célébrer toutes les facettes de notre magnifique pays à l'approche de son 150e anniversaire: son histoire, son patrimoine, ainsi que le secteur florissant des arts et de la culture.
Les arts, la culture et le patrimoine représentent près de 50 milliards de dollars en activité économique et plus de 647 000 emplois partout au Canada.
Nos artistes, créateurs et interprètes font notre fierté. Par leur talent, ils enrichissent notre vie quotidienne et renforcent la réputation de notre pays à l’étranger.
Dans la seule province du Manitoba, on a vu naître des artistes de grande renommée comme Daniel Lavoie — que le Québec a d'ailleurs adopté — et Chic Gamine. Ma province et ma ville ont aussi la chance d’avoir un orchestre symphonique de calibre international, qui a été invité à présenter l'an dernier au Carnegie Hall à New York un programme entièrement canadien.
Notre engagement envers les arts et la culture demeure ferme. L'an dernier, nous avons renouvelé, de façon permanente, le financement des programmes appuyant les arts et la culture. Dans le Budget principal des dépenses de 2015-2016, mis à part Patrimoine canadien, les organismes du portefeuille reçoivent 1,8 milliard de dollars en crédits parlementaires. Par exemple, le Conseil des arts du Canada reçoit environ 182 millions de dollars. Cela inclut le renouvellement permanent d'un investissement de 5 millions de dollars par année.
Nous soutenons le secteur créatif canadien et nous reconnaissons son apport culturel et économique majeur. Dans le secteur de l’industrie audiovisuelle, par exemple, nous accordons environ 95 millions de dollars à Téléfilm Canada et près de 60 millions à l’Office national du film.
Nous sommes fiers du secteur canadien de la musique. Le Canada se classe au troisième rang en termes d’exportation de talents musicaux et nous sommes le septième plus grand marché de l’enregistrement sonore au monde. Le Fonds de la musique du Canada permet d’offrir un meilleur accès à la musique canadienne aux gens d’ici et d’ailleurs. Chaque année, en moyenne, le Fonds soutient au-delà de 400 projets de production d’albums et 1 100 projets de commercialisation, de tournées et de vitrines.
Je suis aussi ravie des succès que connaît notre secteur audiovisuel. Chaque année, nous investissons plus de 660 millions de dollars par l'entremise de Téléfilm Canada, de l'Office national du film du Canada, du Fonds des médias du Canada et des programmes de crédit d'impôt. En 2013-2014, nous avons versé 134,1 millions de dollars au Fonds des médias du Canada, qui a été renouvelé de façon permanente.
Notre appui se traduit par de belles réussites. Par exemple, j'ai eu le bonheur de participer à la remise des prix Juno ainsi qu'à celle des prix Écrans canadiens, au Gala de l'ADISQ et à la Soirée des Jutra. J'ai pu constater à quel point notre pays est rempli de talents, pas seulement en musique, mais aussi en théâtre, en arts visuels, en cinématographie et en production vidéo.
Dans le domaine des arts et de la culture, les Canadiens ont beaucoup de choix. Nous croyons que la même chose devrait s'appliquer pour ce qui est de leur accès à la télévision.
Comme nous l’avons rappelé dans le discours du Trône d’octobre 2013, notre gouvernement croit que les familles canadiennes doivent pouvoir choisir les forfaits de chaînes sur mesure qu'elles souhaitent obtenir. Nous nous sommes engagés à exiger que les chaînes soient dissociées dans les forfaits. L'engagement que nous avons pris de fournir aux Canadiens un plus grand choix de chaînes n’est qu’une des mesures de notre gouvernement pour assurer aux consommateurs un plus vaste choix, des prix plus abordables et une concurrence avantageuse.
Les Canadiens savent que le fait de mettre les intérêts des consommateurs au premier plan profite à tout le monde. À la suite du discours du Trône, le CRTC a lancé l'initiative Parlons télé: une conversation avec les Canadiens afin d'examiner le système de télévision au Canada. Notre gouvernement veut s'assurer que le système de télévision favorise le choix et la souplesse dans les forfaits et qu'il encourage la création d'une programmation captivante et variée. Il veut aussi que les Canadiens puissent faire des choix éclairés et avoir un recours en cas de différends avec leur fournisseur de services de télévision.
À notre demande, le CRTC a produit un rapport en avril 2014 sur la façon d’améliorer l’accès des consommateurs canadiens à des services de télévision payante et spécialisée à la carte. À la suite d’un processus public, le CRTC a proposé un cadre obligeant l’industrie à offrir aux Canadiens un choix plus vaste, y compris un service de base abordable et la capacité de concevoir leur propre forfait télé. Notre gouvernement salue la décision prise par le CRTC le 19 mars dernier. Cette décision prouve que le CRTC a tenu compte de l’opinion des consommateurs canadiens.
Il s'agit d'une étape importante vers un système de télévision qui offre du choix et de la souplesse aux Canadiens. Notre gouvernement surveillera la mise en oeuvre de ces mesures et encouragera tous les acteurs de l'industrie à offrir aussitôt que possible aux Canadiens la diversité qu'ils méritent.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du comité, notre gouvernement a réalisé beaucoup de choses au cours des dernières années pour renforcer le secteur des arts et de la culture, assurer l'efficacité du système sportif et encourager les Canadiens à mieux connaître leur histoire et leur patrimoine. Nous avons prévu plusieurs activités d'ici 2017, et j'en suis ravie.
Je suis maintenant prête à répondre à vos questions.
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Lib. (QC)
Tout le monde a compris.
Par ailleurs, si vous me permettez, j'aimerais aborder le point suivant:
Il s’agit de la célébration de la Confédération. Le Budget principal des dépenses de 2015-2016 mentionne en effet une enveloppe de 16 millions de dollars. Pouvons-nous avoir plus de détails à propos de cette somme? Je ne sais rien d’autre pour le moment.
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