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PCC (QC)
Merci, monsieur le président.
Je vous remercie encore une fois, monsieur Fraser.
Au début de votre présentation, vous avez dit que vous accorderiez une importance particulière aux fêtes du 150e anniversaire du Canada qui se tiendront en 2017. Patrimoine canadien a dévoilé il y a quelques semaines le programme pour les fêtes du 150e et il y a un volet qui concerne beaucoup le bilinguisme.
Que voudriez-vous que ce programme contienne concernant la façon dont les Canadiens pourraient commémorer la réalité des deux langues officielles du Canada? Dans ma région, il y a un organisme qui veut commémorer l'arrivée des Irlandais dans notre région et l'influence qu'ils ont eue au cours des 150 dernières années. Il y a d'autres communautés francophones dans l'Ouest du Canada qui pourraient faire la même chose. Dans les communautés d'immigrants francophones qui se sont établies dans l'Ouest, il y a maintenant beaucoup de non-francophones. Parmi les francophones, certains ont perdu la capacité de parle le français, mais leurs noms restent. On sait que les francophones qui se sont établis dans l'Ouest canadien à la fin des années 1800 et au début des années 1900 venaient en grande partie du Québec.
Qu'est-ce que le commissariat souhaiterait que contienne ce programme?
Graham Fraser
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Graham Fraser
2015-05-12 16:58
Je suis heureux d'apprendre que vous allez commémorer l'arrivée des Irlandais dans votre région. C'est exactement le genre de choses qu'on veut voir.
Il y a deux éléments à considérer. Il y a un élément que je qualifierais de contenu. Vous avez mentionné des éléments importants, soit l'arrivée des Irlandais, la colonisation de l'Ouest canadien par des francophones, le rôle que les francophones et les anglophones ont joué ensemble et l'histoire de l'accommodation linguistique au Canada. On a tendance à regarder les aspects négatifs de cette histoire, mais il y a aussi des éléments positifs. Les deux éléments devraient être traités sous l'angle du contenu.
Il y a également la question de la présentation. Nous avons déjà fait un manuel à l'intention des organisateurs d'événements sportifs de grande envergure. Celui-ci décrit la façon d'organiser un événement dans le respect des deux langues officielles. Il faut faire une planification et collaborer avec des communautés, souvent avec des écoles. Nous avons adapté ce manuel pour les organisateurs des célébrations communautaires qui auront lieu en 2017.
En planifiant et en investissant du temps et des efforts, il est possible de faire en sorte que les francophones et les anglophones voyageant à travers le pays participeront pleinement à ces célébrations dans le respect des deux langues officielles.
Je vais donner comme exemple le travail qui a été fait à Prince George dans le cadre des Jeux du Canada. Une communauté assez éloignée, au milieu de la Colombie-Britannique, a fait des efforts substantiels pour que les Jeux soient un événement accueillant pour les anglophones, les athlètes ainsi que leurs familles tant anglophones que francophones. Il y avait des affiches, des manuels, des annonces et de la documentation dans les deux langues officielles. Ce fut un grand succès. Cet exemple de bonne pratique pourrait être adopté par d'autres communautés qui préparent des célébrations pour 2017.
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PCC (QC)
Croyez-vous que ces célébrations seront une occasion de développer un sentiment de fierté à l'égard du bilinguisme? Vous semblez avoir une réponse toute prête à cet égard.
Voir le profil de Shelly Glover
PCC (MB)
Merci, monsieur le président.
Premièrement, je veux saluer mes amis ici présents. Je me sens un peu comme en famille. Je suis ravie d'être à nouveau parmi vous aujourd'hui.
Je tiens d'abord à saluer également le travail que vous faites en comité. Je sais que vous travaillez fort et nous l'apprécions énormément.
Notre gouvernement contribue de multiples façons à l'essor des communautés de langue officielle. Votre étude sur leur situation économique alimentera nos discussions sur les moyens à prendre pour continuer d'appuyer le développement de ces communautés. Je sais que chez moi, au Manitoba, le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba fait un travail extraordinaire. J'ai donc hâte de voir votre rapport et vos recommandations.
Parlons, premièrement, de la Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018: éducation, immigration, communautés.
Nous terminerons bientôt la deuxième année de mise en oeuvre de notre Feuille de route. Cet investissement de 1,1 milliard de dollars pour cinq ans porte ses fruits partout au pays dans les domaines ciblés. Les domaines sont l'éducation, l'immigration et l'appui aux communautés.
Nos actions se font en collaboration avec nos partenaires, y compris en éducation, la priorité numéro un des communautés.
Lorsque je vous ai rencontrés l'an dernier, j'ai confirmé le renouvellement de notre collaboration avec le Conseil des ministres de l'Éducation, Canada. Le protocole d'entente conclu avec le conseil prévoit des investissements fédéraux de près de 1,3 milliard de dollars sur cinq ans. Des ententes bilatérales avec les provinces et les territoires ont depuis été signées en application de ce protocole. Ces ententes permettent d'appuyer le fonctionnement et le développement des réseaux d'enseignement des communautés minoritaires et de l'enseignement de la langue seconde.
Concrètement, cela signifie que plus de 240 000 élèves des communautés de langue officielle reçoivent aujourd'hui une éducation dans leur langue. Le parcours scolaire de ces élèves se fait de plus en plus dans leur langue, et ce, de la petite enfance à l'âge adulte.
En janvier, nous avons annoncé un appui de 4 millions de dollars à un centre de formation professionnelle dans le domaine du bâtiment à Saint-Eustache, au Québec. Ce centre sera construit grâce à la collaboration entre deux commissions scolaires, l'une anglophone et l'autre francophone.
Voilà un partenariat gagnant! Nous travaillons ensemble et nos jeunes, anglophones et francophones, en bénéficient. L'été dernier, notre gouvernement a annoncé un appui de 1,2 million de dollars au
Réseau des cégeps et des collèges francophones du Canada.
C'est un autre exemple de notre soutien à la formation postsecondaire dans nos communautés. Notre gouvernement fournit les outils nécessaires pour former une relève solide. Cette relève contribue à son tour à l'avenir des communautés de langue officielle.
Notre dualité linguistique s'enrichit aussi de l'apprentissage de la langue seconde. Au Canada, près de 2,4 millions de jeunes apprennent l'anglais ou le français comme langue seconde.
J'ai moi-même appris le français dans une classe d'immersion, tout comme mes enfants, d'ailleurs. C'est aussi le cas de bon nombre de nos collègues. En fait, je pense que c'est la première fois dans notre histoire que le Parlement compte autant de ministres de l'Ouest qui sont bilingues. Ceux-ci sont de purs produits de l'immersion.
Connaître nos deux langues nationales est un avantage majeur sur le marché de l'emploi. Le fait d'être bilingues nous permet aussi de s'ouvrir à l'autre culture, en plus d'élargir nos horizons.
Un nombre croissant de Canadiens sont de cet avis. Cette année, nous avons atteint un nombre record d'inscriptions dans les classes d'immersion française. Ce sont plus de 370 000 jeunes qui sont en classe d'immersion au Canada, une hausse de 18 % en moins de 10 ans.
Ceci étant dit, je demeure néanmoins préoccupée du manque d'occasions offertes dans nos écoles pour que les élèves conversent dans leur langue seconde. Je vais donc continuer à encourager mes collègues des provinces et des territoires à faire en sorte que de telles occasions soient offertes au quotidien dans les écoles. Dans le nouveau protocole d'entente en matière d'éducation, j'ai proposé que les provinces et les territoires accordent une attention toute particulière à la mesure de l'acquisition de compétences langagières et qu'ils favorisent l'échange de pratiques exemplaires dans ce domaine. J'ai bon espoir que l'on pourra ainsi en arriver à une meilleure maîtrise des langues par nos étudiants.
Nos jeunes peuvent aussi tirer parti de 7 800 bourses et de 700 emplois d'été que nous finançons. Ces expériences sur le terrain viennent compléter l'apprentissage fait en classe, tout en leur permettant de mieux connaître notre pays.
Et nous ne visons pas que les jeunes. Notre gouvernement mise aussi sur la formation linguistique pour les nouveaux arrivants. Plus de 29 000 immigrants économiques sont inscrits à des cours de langue.
C'est un résultat direct de la Feuille de route, dont l'un des piliers est l'immigration.
La grande majorité des 250 000 immigrants que reçoit le Canada chaque année n'a ni le français ou l'anglais comme langue maternelle.
Bon nombre de ces immigrants s'intègrent à notre société grâce à nos deux langues nationales. Même si 20 % des Canadiens ont une autre langue maternelle, plus de 98 % de notre population parle le français, l'anglais ou les deux.
Nos langues nationales sont donc un outil d'intégration précieux. Pour faciliter cette intégration, nous appuyons plus 40 organismes qui aident à l'installation des nouveaux arrivants dans des communautés francophones hors Québec. Nous recrutons aussi des travailleurs francophones qualifiés à l'étranger. À ce titre, Destination Canada — Forum emploi, qui permet un jumelage avec des employeurs canadiens, connaît un succès croissant. Le nombre de requêtes est passé de 16 000 en 2011 à plus de 20 000 en 2013.
Nos actions touchent également l'appui aux communautés de langue officielle, dont les services directs aux citoyens. Afin d'aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à offrir des services aux Canadiens dans la langue de leur choix, nous avons renouvelé nos ententes bilatérales. On parle ici de 16,3 millions de dollars octroyés chaque année aux provinces et aux territoires.
Mais nous ne sommes pas le seul ministère à mettre les bouchées doubles. À titre d'exemple, des activités de réseautage, de formation et d'accès aux soins de santé sont aussi mises en oeuvre par Santé Canada dans le cadre de la Feuille de route.
Industrie Canada travaille à mieux comprendre les défis propres aux communautés dans le domaine du tourisme.
Des entreprises établies dans les communautés francophones de l'Ouest du pays peuvent bénéficier de l'aide du Programme de diversification de l'économie de l'Ouest canadien pour leurs projets sur la scène internationale.
Parlons maintenant des arts et de la culture. Je sais que plusieurs d'entre vous adorent ce sujet. Notre gouvernement soutient un grand nombre d'organismes culturels et d'artistes issus des communautés minoritaires.
Dans mon rôle de ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, je vois régulièrement de jeunes artistes francophones et francophiles qui sont fiers de leurs origines, de leur accent et de leur attachement à la langue française.
Ils marchent dans les pas de Lisa LeBlanc, des Hay Babies, de Damien Robitaille, de Caroline Savoie ainsi que de Chic Gamine. Ces derniers figurent parmi les artistes qui ont reçu un appui du Conseil des arts du Canada ou qui ont pris part à l'une des 750 vitrines musicales financées par Patrimoine canadien en 2014.
Je veux aussi vous parler de célébrations. Je tiens à réitérer mon accord avec le commissaire Fraser en ce qui concerne l'importance de promouvoir nos deux langues officielles dans le cadre d'événements d'envergure. Dans quelques mois, la grande région de Toronto recevra les Jeux panaméricains et parapanaméricains. Ce sera l'occasion de faire valoir notre dualité linguistique. Une entente a été signée avec les organisateurs des Jeux de Toronto pour assurer des services bilingues.
Les célébrations qui nous mènent vers le 150e anniversaire du Canada en 2017 se font aussi en gardant en tête notre engagement à promouvoir nos langues officielles. Elles sont l'occasion de rappeler que la coexistence de l'anglais et du français fait partie de ce qui nous définit en tant que Canadiens. En cette année où nous célébrons 400 ans de présence francophone ici même en Ontario, il importe de l'affirmer haut et fort.
En conclusion, je veux vous encourager, vous tous à titre de parlementaires, à promouvoir l'usage de nos deux langues nationales chaque fois que cela est possible. Il importe de donner l'exemple, et vos actions pourraient inspirer de jeunes Canadiens ambitieux qui rêvent de devenir bilingues.
Je rêve que le français soit aussi présent dans les communautés linguistiques minoritaires qu'il l'est chez moi, à Saint-Boniface. Les Canadiens ne seraient alors plus surpris d'entendre les gens parler français. Ce serait la façon tout à fait normale et authentique de vivre au Canada.
Je vous remercie de votre attention.
Monsieur le président, je suis prête à répondre aux questions des membres du comité.
Voir le profil de Jacques Gourde
PCC (QC)
Vous avez annoncé le versement de 110 millions de dollars pour réaménager le Centre national des Arts pour le 150e anniversaire du Canada. Quel sera l'impact de ce réaménagement pour nos artistes?
Voir le profil de Shelly Glover
PCC (MB)
C'est un investissement important, mais il est nécessaire. Évidemment, ce centre reçoit nos artistes pendant toute l'année. Ces artistes méritent d'avoir un centre qui leur donne l'occasion de montrer leurs oeuvres et de démontrer leurs talents. Cette somme de 110 millions de dollars va vraiment aider le centre à recevoir les artistes, à accueillir les visiteurs et à accueillir ceux qui veulent participer aux arts et à la culture. Pour les célébrations du 150e anniversaire, ce sera essentiel puisque nous nous attendons à recevoir des visiteurs de partout ici, à Ottawa. De tels investissements dans le Centre national des Arts constituaient un des faits saillants des montants alloués par le ministère du Patrimoine canadien et des Langues officielles.
Voir le profil de Corneliu Chisu
PCC (ON)
Merci beaucoup.
Notre gouvernement se prépare à célébrer le 150e anniversaire du Canada. Ce sera l'occasion pour les Canadiens de réfléchir à notre histoire et à notre identité, laquelle comprend bien évidemment le bilinguisme, une facette très importante à nos yeux.
Pourriez-vous faire le point pour nous concernant les préparatifs du 150e anniversaire en nous indiquant comment on mettra en valeur les deux langues officielles de notre pays et en quoi le bilinguisme peut être profitable aux Canadiens?
Voir le profil de Shelly Glover
PCC (MB)
Merci de me permettre de parler de ce dossier qui accapare une grande partie de mon horaire de ministre.
Nous avons mené des consultations partout au pays. Il va de soi que nous nous sommes assurés dans le cadre de cet exercice de donner la parole aux communautés, et surtout à celles en situation minoritaire, de manière à obtenir les suggestions les plus pertinentes possibles quant aux mesures à prendre pour améliorer les choses. Nous avons aussi fait un effort particulier pour que les jeunes puissent participer à ces consultations. Nous avons fourni à tous les députés une trousse de consultation pour qu'ils puissent nous transmettre les suggestions des citoyens de leurs circonscriptions. Nous avons créé un site Web qui nous a permis de recueillir pas moins de 12 000 suggestions en provenance de toutes les régions du pays. J'ai moi-même mené des consultations, tout comme mon secrétaire parlementaire à Patrimoine canadien et M. Gourde dans son propre rôle de secrétaire parlementaire.
Graham Fraser
Voir le profil de Graham Fraser
Graham Fraser
2014-05-08 8:46
Merci beaucoup.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du comité, bonjour.
C'est un honneur d'être avec vous aujourd'hui et de vous présenter le Budget principal des dépenses du Commissariat aux langues officielles.
Pour accomplir son mandat, le Commissariat aux langues officielles dispose d'un budget de 20,8 millions de dollars pour l'exercice 2014-2015. Ce montant comprend les 13 millions de dollars versés en salaires, ce qui représente 62,8 % de notre budget principal des dépenses. L'effectif de l'organisation s'élève à 170 équivalents temps plein.
Le mandat du commissariat se décline en trois activités de programme: la protection des droits linguistiques des Canadiens et des Canadiennes, la promotion de la dualité linguistique et les services internes.
Avant d'examiner ces activités plus en détail, j'aimerais vous parler de notre récent déménagement.
Le 17 mars, nous avons réinstallé l'ensemble de nos effectifs de la région de la capitale nationale dans de nouveaux bureaux, situés au 30, rue Victoria, à Gatineau.
Il y a un an environ, nous avons pris la décision de quitter nos bureaux du centre-ville d'Ottawa pour les raisons suivantes: premièrement, favoriser la collaboration et partager des services communs avec d'autres agents du Parlement déjà installés au 30, rue Victoria, soit le directeur général des élections, la commissaire à la protection de la vie privée et la commissaire à l'information; deuxièmement, adopter le nouvel environnement de travail connu dans la fonction publique sous le nom de Milieu de travail 2.0, plus propice à la collaboration entre employés; et troisièmement, profiter des coûts de location moins élevés associés à une superficie occupée moindre, ce qui représente la réalisation d'une économie annuelle d'environ 800 000 $ par le commissariat pour les contribuables. Une avance sur des crédits futurs a été accordée en 2013-2014 pour défrayer les coûts associés au déménagement du commissariat.
Pour protéger les droits linguistiques de la population canadienne, le commissariat mène des enquêtes au sujet des plaintes et donne suite à celles-ci, effectue des vérifications, évalue la performance des institutions fédérales et intervient, si nécessaire, devant les tribunaux. Les dépenses prévues en 2014-2015 pour cette activité de programme s'élèvent à 6,8 millions de dollars, ce qui représente 32,8 % du budget total.
Au cours du présent exercice, le commissariat procédera à des vérifications auprès de l'Agence des services frontaliers du Canada, de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, d'Élections Canada et du Secrétariat du Conseil du Trésor. De plus, nous amorcerons une vérification auprès de l'École de la fonction publique, nous publierons les suivis des vérifications d'Air Canada et d'Industrie Canada, et nous amorcerons également le suivi de la vérification de Parcs Canada.
Je continuerai d'utiliser mon pouvoir d'intervention devant les tribunaux au nom des Canadiens et des Canadiennes. Par exemple, en ce moment, nous attendons que la Cour suprême se prononce sur l'affaire Thibodeau c. Air Canada, et la poursuite contre CBC/Radio-Canada est toujours en cours.
Au total, plus de 400 plaintes recevables sont déposées au commissariat chaque année. Nous poursuivons toujours nos efforts pour réduire la durée de nos enquêtes. Dernièrement, nous avons amélioré notre processus d'enquête en mettant en place un formulaire de plainte en ligne et un sondage sur la satisfaction des clients.
Les dépenses liées à la promotion de la dualité linguistique sont de 6,5 millions de dollars, ce qui représente 31,5 % du budget total. Pour favoriser la dualité linguistique canadienne, le commissariat communique régulièrement avec les parlementaires, les communautés de langue officielle en situation minoritaire, les institutions fédérales et le public canadien.
Nos travaux de recherche, nos études, la distribution de produits d'information et nos échanges avec un grand nombre d'intervenants et de représentants des communautés contribuent à promouvoir la dualité linguistique auprès des Canadiens et des Canadiennes, un élément fondamental de mon mandat.
Dans le cadre de nos nombreuses activités de planification, nous continuerons de collaborer avec les institutions fédérales et les comités organisateurs pour les aider à intégrer la dualité linguistique aux différentes activités qui précéderont le 150e anniversaire de la Confédération, en 2017. Les langues officielles du Canada occupent une place importante dans l'histoire de notre pays et constituent un facteur déterminant pour l'avenir.
Nous souhaitons examiner de plus près la situation de l'immigration dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire, ainsi que les enjeux dans le domaine de la petite enfance. Dans les deux cas, nous travaillerons avec les institutions gouvernementales et les organismes communautaires qui oeuvrent déjà dans ces domaines.
Nous interviendrons auprès des institutions fédérales pour effectuer le suivi de la recommandation de notre étude d'août 2013 sur la capacité bilingue de la magistrature des cours supérieures. Dans le même registre, nous organiserons une conférence sur l'accès à la justice avec le Barreau de Montréal.
Grâce à notre troisième activité de programme, les services internes, le commissariat peut se prévaloir des ressources qui permettent à l'organisation dans son ensemble de fonctionner, soit la gestion de l'actif, les finances et la gestion des ressources humaines. Cette activité est dotée d'un budget de 7,4 millions de dollars, ce qui représente 35,7 % du budget total. Ces services, essentiels à toute organisation, font en sorte que l'argent des contribuables est utilisé de façon efficace et transparente.
En plus de prendre les dernières dispositions logistiques et administratives associées à l'installation dans nos nouveaux bureaux de Gatineau, nous explorons les possibilités d'accroître la collaboration avec d'autres agents du Parlement pour la prestation des services internes du commissariat, tout en respectant notre mandat et en préservant notre indépendance.
Nous procéderons également à la migration vers le système d'information sur les ressources humaines PeopleSoft du gouvernement du Canada. Nous rendrons le programme de gestion de rendement du personnel du commissariat conforme à la nouvelle directive sur la gestion du rendement du Secrétariat du Conseil du Trésor. De plus, nous mettrons en oeuvre la solution de gestion partagée des dossiers pour les ministères et les organismes de petite taille. En dernier lieu, nous préparerons d'autres outils technologiques pour aider les employés à travailler de façon plus efficace et plus productive.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du comité, je vous remercie de votre attention. C'est avec plaisir que je vous fournirai plus de détails concernant les différents aspects de nos opérations.
Voir le profil de Shelly Glover
PCC (MB)
Merci, monsieur le président.
Bonjour à tous mes collègues. Je vous remercie de m'accueillir pour la première fois à titre de ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles. Je me souviens de mes visites à ce comité quand j'étais secrétaire parlementaire. Je tiens à saluer M. Godin, qui était alors membre du comité et qui l'est encore. Tous les autres membres ont changé.
Alors, commençons.
J'aimerais saluer le travail de ce comité. Votre étude sur les programmes d'immersion au pays témoigne de votre engagement à promouvoir nos langues nationales. J'étais pourtant un peu déçue de ne pas avoir reçu une invitation à comparaître, étant donné que je suis le produit de l'immersion et que je répète souvent que je suis inquiète des changements depuis ma formation en immersion.
Cela dit, la vitalité de nos langues nationales me tient à coeur, en raison de mon rôle de ministre ainsi que de mon appartenance à la communauté franco-manitobaine. Je suis honorée de travailler à Saint-Boniface comme à Ottawa pour favoriser le sort du français et de l'anglais ainsi que des communautés de langue officielle.
Comme vous le savez, à l'été 2012, nous avons mené des consultations pancanadiennes sur les langues nationales. Les Canadiens nous ont dit que nous avions fait d'importants progrès dans des secteurs clés depuis 2008. Ils nous ont toutefois mentionné qu'il restait du travail à faire pour mettre pleinement en valeur notre dualité linguistique et contribuer avec encore plus de succès à l'épanouissement des communautés linguistiques en situation minoritaire.
Dans son rapport sur la précédente feuille de route, votre comité a fait part des préoccupations du public et des intervenants d'organismes communautaires des minorités anglophone et francophone. Dans le budget déposé le 21 mars 2013, notre gouvernement s'est engagé à maintenir son appui destiné à soutenir nos langues nationales et à faire valoir leur importance pour notre identité. Une semaine plus tard, nous présentions la Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018.
Cette nouvelle stratégie pour les langues nationales, c'est 1,1 milliard de dollars investis sur cinq ans dans l'éducation, l'immigration et les communautés. Je suis fière de confirmer que toutes les initiatives de la Feuille de route sont financées sur une base permanente. C'est important, car dans la précédente Feuille de route, seulement les trois quarts du financement bénéficiaient d'un appui permanent. La Feuille de route 2013-2018 constitue un témoignage fort de notre engagement permanent en faveur des langues nationales au pays.
Comme je l'explique dans le Rapport annuel sur les langues officielles 2011-2012 que j'ai déposé au Parlement en novembre dernier, le ministère du Patrimoine canadien gère deux grands programmes d'appui aux langues officielles. L'un vise le développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire et l'autre porte sur la mise en valeur du français et de l'anglais dans la société canadienne.
Nos programmes appuient l'offre de services des provinces et territoires dans la langue de la minorité dans des secteurs comme l'éducation, la justice, la culture et la santé. Nos actions donnent des résultats concrets. Par exemple, en collaboration avec les provinces et territoires, nous soutenons l'éducation dans la langue de la minorité. Chaque matin, aux quatre coins du pays, plus de 240 000 élèves des communautés minoritaires vont à l'école dans leur propre langue.
Nous appuyons l'apprentissage de la langue seconde. Au Canada, pas moins de 2,4 millions de jeunes apprennent le français ou l'anglais comme langue seconde. Plus de 340 000 d'entre eux sont en classe d'immersion. Les jeunes sont l'une de nos plus grandes richesses. C'est pourquoi je suis heureuse que nous ayons pu offrir en 2011-2012 des bourses à 7 800 étudiants. Ces bourses leur ont permis d'améliorer leurs compétences dans leur seconde langue nationale. Nous avons aussi créé quelque 700 emplois d'été ou de courte durée pour de jeunes Canadiens bilingues. Ils peuvent ainsi mettre en pratique leur connaissance du français et de l'anglais.
Le rapport annuel rend également compte de mon rôle de coordination de l'appui aux langues officielles au sein des institutions fédérales. En 2011-2012, Patrimoine canadien a adopté une approche élargie de coordination pour uniformiser la reddition de comptes de toutes les institutions. Nous sommes maintenant au terme de trois années d'application de cette approche, adoptée de concert avec le Secrétariat du Conseil du Trésor.
Quelque 170 institutions fédérales ont dorénavant la possibilité de mettre en valeur leurs réalisations. Les Canadiens obtiennent ainsi un portrait complet des efforts déployés au pays en faveur du français et de l'anglais.
Par souci d'efficience, nous avons aussi entamé en 2013 l'examen de notre appui aux organismes des communautés de langue officielle. Avec cet examen, nous voulons nous assurer que nos mesures répondent vraiment aux besoins des communautés, notamment dans des secteurs clés comme la jeunesse et la culture. Cet examen se fait en consultation avec les organismes communautaires. Notre investissement demeure le même, mais je souhaite simplement m'assurer que nous atteignons les meilleurs résultats possibles.
Le commissaire aux langues officielles a d'ailleurs reconnu ces résultats dans son rapport annuel de 2012-2013. Il a salué les efforts que le ministère du Patrimoine canadien et d'autres institutions fédérales ont déployés en matière de respect des langues officielles. Nous allons poursuivre dans cette voie. Nous accueillons le rapport du commissaire et les recommandations qu'il contient. Ils viendront éclairer notre action gouvernementale. Je tiens d'ailleurs à mentionner que notre gouvernement a renouvelé, l'an dernier, le mandat du commissaire aux langues officielles, M. Graham Fraser, pour trois ans. Ce renouvellement a été salué par plusieurs intervenants clés du domaine des langues officielles. Je tiens aussi à souligner que je suis d'accord avec le commissaire en ce qui concerne l'importance de promouvoir notre dualité linguistique lors d'événements d'envergure.
Parlons maintenant de célébrations.
En ce moment, nous menons des consultations en ligne et organisons des tables rondes partout au pays pour savoir comment les Canadiens veulent célébrer le 150e anniversaire du Canada, en 2017. Nous tenons ces consultations en gardant en tête notre engagement à promouvoir notre dualité linguistique lors des célébrations.
Le commissaire a également mentionné dans son rapport qu'il allait surveiller la mise en place du Protocole d’entente relatif à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde. Je suis ravie que nous ayons récemment renouvelé notre collaboration avec le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada. Le protocole d'entente que nous avons conclu avec le conseil prévoit des investissements fédéraux de plus de 1,3 milliard de dollars pour cinq ans afin d'appuyer les gouvernements provinciaux et territoriaux dans le domaine de l'enseignement des langues officielles.
Nous avons posé des gestes concrets en faveur du respect de nos langues officielles. Nous continuerons d'agir en ce sens parce que nos actions produisent des résultats pour les Canadiens et profitent aux communautés linguistiques en situation minoritaire.
Je vous remercie de votre attention. Je suis prête à répondre à vos questions.
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