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Lib. (ON)
Les chiffres ne mentent pas, monsieur le Président: le rendement du secteur de la fabrication est catastrophique, d'autant plus que le dollar ne vaut plus que 81 ¢, et s'inscrit dans une tendance plus vaste.
Le déficit commercial atteint des sommets historiques: 1,8 milliard en janvier, 2 milliards en février, 3,9 milliards en mars — un record absolu — et encore 3 milliards en avril. Le déficit totalise donc plus de 10 milliards de dollars depuis le début de l'année.
Sans recycler sa cassette, le gouvernement expliquerait-il comment il entend renverser cette tendance désastreuse?
Numbers do not lie, Mr. Speaker. The manufacturing performance is dismal, particularly with the dollar at 81¢, and it is part of a wider trend.
The trade deficit has soared to historic highs: in January, $1.8 billion; in February, $2 billion; in March, an all-time slump, $3.9 billion; in April, another $3 billion. That is a total deficit so far this year of more than $10 billion.
Without reciting talking points, could the government explain how it will turn those terrible numbers around?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, l'accord commercial entre l'Europe et l'Ukraine entrera officiellement en vigueur au début de 2016. Cependant, comme l'Union européenne comprend que l'Ukraine joue un rôle essentiel, elle a pris la décision unilatérale d'éliminer immédiatement les droits de douane imposés aux entreprises ukrainiennes.
En revanche, malgré tous ses beaux discours sur l'Ukraine, le gouvernement canadien a refusé de faire la même chose. Il préfère attendre la fin des discussions bilatérales officielles, qui prennent évidemment beaucoup de temps.
Pourquoi le premier ministre refuse-t-il de suivre l'exemple d'Angela Merkel et de faire la même chose pour aider l'Ukraine?
Mr. Speaker, the formal trade deal between Europe and Ukraine goes into force at the beginning of 2016, but the EU actually understands Ukraine's pivotal role and has therefore pre-emptively and unilaterally lifted tariffs for Ukrainian companies.
In contrast, despite much rhetoric about Ukraine, Canada has held back, awaiting the completion of inevitably time-consuming, formal, bilateral trade talks.
Why does the Prime Minister not do as much for Ukraine on trade right now as Angela Merkel has already done?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, malgré les annonces faites en grande pompe en octobre et en décembre 2013, puis, à nouveau, en août et en septembre 2014, l'Accord économique et commercial global n'a toujours pas été ratifié. À elles seules, les célébrations prématurées de septembre dernier ont coûté presque un demi-million de dollars aux vaillants contribuables canadiens.
Cyniquement, le gouvernement se vante du nombre d'ententes qu'il a signées, mais la triste réalité révèle plutôt des déficits commerciaux records, soit 3 et 3,9 milliards de dollars respectivement en mars et en avril. Quand le gouvernement finira-t-il par laisser tomber ses formules éculées pour annoncer quand l'Accord économique et commercial global sera conclu pour de bon?
Mr. Speaker, despite celebratory announcements in October and December of 2013, and then again in August and September of 2014, the CETA deal is still not done. Last September's premature party alone cost hard-working Canadian taxpayers nearly half a million dollars.
The government cynically boasts about the number of deals it has signed, but the grim reality is record high trade deficits of $3 billion and $3.9 billion in March and April. When will the government finally scrap its tired talking points and tell us when CETA will be finished?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, l'OCDE a réduit ses prévisions pour le Canada et prévoit que la croissance du PIB atteindra un piteux 1,5 % en 2015. Pour tenter de sauver la face, le ministre a affirmé aujourd'hui que « le Canada se porte mieux que la plupart des pays développés ». C'est tout simplement faux. Dans le classement de l'OCDE, le Canada arrive après l'Australie, l'Allemagne, l'Irlande, Israël, les Pays-Bas, la Corée du Sud, la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis, et même l'Espagne.
Le problème ne touche pas l'ensemble de la planète, comme le gouvernement aime le prétendre pour justifier sa piètre gestion. C'est plutôt un problème purement canadien, qui nous fait dégringoler vers la récession.
Quand le ministre des Finances...
Mr. Speaker, the OECD has cut its 2015 GDP forecast for Canada to a dismal 1.5%. By way of excuse, the minister today claimed, “We are doing better than most developed countries”. That is simply not true. The OECD puts us behind Australia, Germany, Ireland, Israel, the Netherlands, South Korea, Sweden, the U.K., the U.S. and yes, even Spain.
This is no global problem, as the government likes to pretend to excuse its shoddy management. This is a made-in-Canada runway to recession.
When will the finance—
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, les données de vendredi sur le produit intérieur brut font état d'une baisse de 0,6 % au cours du premier trimestre de 2015, un rendement qualifié à juste titre de « terrible » par un économiste de Bay Street.
Le commentaire précédent du gouverneur de la Banque du Canada au sujet du début d'année « atroce » a malheureusement été confirmé. Le plus inquiétant, c'est la baisse de 0,2 % enregistrée en mars, un mois au cours duquel on attendait une reprise économique.
Quand les conservateurs cesseront-ils de répéter les mêmes points? Quand verront-ils la dure réalité en face et reconnaîtront-ils qu'ils n'ont aucun plan véritable pour l'emploi et la croissance?
Mr. Speaker, Friday's GDP numbers showed a 0.6% drop over the first quarter of 2015, a performance rightly described as “terrible” by a Bay Street economist.
The Governor of the Bank of Canada's previous remark about an “atrocious” start to the year has sadly been borne out. Most troubling was the 0.2% decline in March, a month which was supposed to show an economic rebound.
When will the Conservatives quit parroting their talking points, face this grim reality, and admit they have no effective plan for jobs and growth?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, la sécurité ferroviaire suscite une vive inquiétude chez les habitants de la circonscription de Toronto-Centre. Le gouvernement projette des changements au système de sécurité ferroviaire en place, mais ceux-ci sont loin d'être suffisants.
En effet, la nouvelle limite de vitesse qui a été proposée est plus élevée que celle que le CN et le CP s'imposent eux-mêmes dans les zones urbaines. Étant donné l'échéancier prévu pour remplacer et mettre à niveau le parc vieillissant des dangereux wagons-citernes DOT-111, ceux-ci demeureront en circulation bien trop longtemps.
L'approche fragmentée des conservateurs par rapport à la sécurité ferroviaire frustre nos communautés et leur cause des dangers. Dans ma circonscription, deux lignes de chemin de fer sur lesquelles est transporté du pétrole brut passent au travers de quartiers résidentiels. Les résidants et les organismes communautaires sont inquiets et veulent de meilleures règles de sécurité, mais la Direction de la sécurité ferroviaire à Transports Canada manque de personnel, de fonds et de formation.
Il faut en faire beaucoup plus pour améliorer la sécurité ferroviaire dans nos collectivités.
Mr. Speaker, in my riding of Toronto Centre, rail safety is an issue of immense community concern. The government has proposed changes to the current rail safety system, but they do not go nearly far enough.
A new proposed speed limit remains higher than self-imposed limits set by CN and CP in urban areas. The timeline to replace and upgrade aging DOT-111 tank cars would leave unsafe cars on the tracks for far too long.
The Conservatives' piecemeal approach to rail safety is frustrating our communities and putting them at risk. In my riding, two rail lines used for transporting crude oil run through residential areas. Residents and community organizations are worried and want better safety rules, but Transport Canada's Rail Safety Directorate lacks staff, funding and training.
We must do much more to improve rail safety in our communities.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, les résultats obtenus par le gouvernement dans le dossier du commerce ne sont pas à la hauteur de leurs beaux discours. La récente rupture des négociations bilatérales avec le Japon en est encore la preuve. Les pourparlers n'avancent pas depuis des mois. Les responsables canadiens attribuent le ralentissement des négociations au fait que le Japon n'en a que pour le Partenariat transpacifique, mais cet argument paraît peu crédible, car ce pays continue de mener des négociations bilatérales avec d'autres pays.
Les conservateurs redoubleront-ils d'efforts pour prévoir un cycle de négociations avec le Japon avant d'accuser trop de retard par rapport à nos concurrents étrangers? Car rappelons-nous que, dans le dossier de la Corée du Sud, les retards accumulés nous ont coûté des milliards de dollars et nous ont fait perdre des milliers d'emplois.
Mr. Speaker, the government's performance on trade continues to fall far short of its rhetoric. The most recent example is a breakdown in bilateral negotiations with Japan. Talks have been stalled for months, with Canadian officials citing Japan's focus on the trans-Pacific partnership as their excuse for the slowdown. However, Japan has continued bilateral negotiations with other countries, so this excuse rings hollow.
Will the Conservatives redouble efforts to schedule a round of negotiations with Japan before we fall behind our foreign competitors, as we did with South Korea, costing Canada billions of dollars and thousands of middle-class jobs?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, le déficit commercial du Canada s'élevait à 3 milliards de dollars en mars. Ce déficit record donne à penser que le programme commercial du gouvernement ne donne pas les résultats escomptés. Ce n'est pas la première fois que le gouvernement annonce la conclusion imminente d'un accord qui ne se concrétise pas. L'Accord économique et commercial global suscite de plus en plus de critiques des responsables européens à mesure qu'il franchit les étapes du processus d'examen par l'Union européenne. Il est même de plus en plus question de modifier des parties du texte pour dissiper ces craintes. Le gouvernement a pourtant affirmé aux Canadiens que cet accord était coulé dans le béton, et il a déjà dépensé des centaines de milliers de dollars en fonds publics pour l'annoncer en grande pompe.
Le ministre abandonnera-t-il ses subterfuges et nous dira-t-il enfin quand l'Accord économique et commercial global, dont nous nous sommes déjà félicités, sera bel et bien ratifié?
Mr. Speaker, a $3-billion trade deficit in March, a historic record, suggests the trade agenda is not working. This is not the first time the government has touted an imminent deal without showing any results. As CETA winds its way through EU institutions, it is facing mounting criticism from European officials. There is growing talk that portions of the text may even need to be changed to assuage these concerns, even though Canadians have been told that this is a done deal and have had hundreds of thousands of their dollars already spent to celebrate it.
Will the minister finally forego his smoke-and-mirrors act and tell us when CETA, which we have already celebrated, will finally be ratified?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, puisqu'on parle de séances de photos et de propagande, signalons que, malgré les milliards de dollars consacrés à des cérémonies et à des annonces, les négociations concernant l'Accord économique et commercial global sont au point mort.
Les conservateurs font de beaux discours sur le commerce mais obtiennent de piètres résultats. En mars, le déficit commercial du Canada a atteint 3 milliards de dollars, un record historique. Notre part des exportations occidentales vers l'Asie a été coupée de moitié, et nous risquons d'être expulsés du Partenariat transpacifique.
Le gouvernement trouve plus importants ses messages préfabriqués et ses séances de photo que l'accès aux marchés et les débouchés réels offerts aux entreprises et aux travailleurs canadiens. Quand les conservateurs poseront-ils des gestes concrets en faveur du commerce?
Mr. Speaker, speaking of shameless photo ops, despite hundreds of thousands of dollars spent on ceremonies and announcements, the CETA deal has stalled.
Conservative rhetoric on trade just does not match the results. There was a $3 billion trade deficit in March, a historic record. Our share of western export to Asia has been cut in half, and we are at risk of being kicked out of the Trans-Pacific Partnership.
The government prefers talking points over market access, photo ops over real export opportunities for Canadian businesses and Canadian workers. When will the Conservatives take some real action on trade?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, les conservateurs se vantent du nombre d'accords commerciaux qu'ils ont conclus, mais en mars, ils ont enregistré le plus grand déficit commercial de l'histoire du Canada, soit 3 milliards de dollars. Le déficit commercial total pour le premier trimestre s'élève à 7 milliards de dollars.
Cette faiblesse est particulièrement inquiétante compte tenu du récent rapport de Statistique Canada, qui révèle que les entreprises comptent réduire de 2,6 % leurs dépenses en R-D cette année, ce qui est de mauvais augure pour l'avenir. Les chiffres ne mentent pas.
Quand le gouvernement cessera-t-il de se cacher derrière ces discours tout à fait absurdes sur les CELI et admettra-t-il que ses politiques économiques ne servent pas les intérêts des Canadiens?
Mr. Speaker, the Conservatives like to brag about the number of trade deals they have done, but in March they presided over the largest trade deficit of $3 billion in Canada's history. That makes, for the first quarter, a trade deficit of $7 billion.
This weakness is especially worrying, given Statistic Canada's recent report that businesses intend to cut R and D spending by 2.6% this year, a worrying indicator for the future. The numbers do not lie.
When will the government stop hiding behind absolutely ludicrous talking points on the TFSA and admit that its economic policies are failing Canadians?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, Michael Kinsley disait qu'une gaffe, c'est le moment où un politicien dit accidentellement la vérité. C'est ce qui s'est produit lorsque notre ministre des Finances habituellement invisible a déclaré que le coût élevé du doublement du plafond de cotisation à un CELI serait un problème à résoudre pour la petite-fille du premier ministre. Il a ainsi révélé le désabusement et l'approche à court terme dont est empreinte la politique économique du gouvernement conservateur ainsi que son manque total de vision à long terme pour le Canada.
Pourquoi les conservateurs creusent-ils des milliards de dollars de dette à léguer à nos petits-enfants avec cet allégement fiscal de 10 000 $ pour les bien nantis? Quel est leur plan pour la croissance et les emplois à long terme?
Mr. Speaker, Michael Kinsley defined a gaffe as the moment when a politician accidentally tells the truth. That is what happened when our usually invisible Minister of Finance said that the high cost of doubling the TFSA limit will be a problem for the Prime Minister's granddaughter. His remark revealed the Conservative government's profoundly cynical and short-term approach to economic policy, and its utter lack of a long-term vision for Canada.
Why are the Conservatives building up billions of dollars of debt for all of our grandchildren with this $10,000 tax break for the already wealthy, and where is their plan for long-term growth and jobs?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je suis fière de dire que nous nous inquiétons de la solvabilité à long terme du gouvernement du Canada. Nous sommes également préoccupés par l'emploi et la croissance à l'heure actuelle.
Selon Jennifer Robson, économiste à l'Université Carleton, le plan de fractionnement du revenu des conservateurs s'adressera tout au plus à 12,9 % de toutes les familles canadiennes et, au maximum, à un tiers des familles qui ont des enfants.
Les deux tiers des familles qui ont des enfants ne pourront même pas économiser un seul dollar grâce à ces soi-disant allégements fiscaux destinés aux familles. Quand les conservateurs commenceront-ils à aider ceux qui en ont besoin, au lieu de s'attarder à ceux qui n'ont pas besoin d'aide?
Mr. Speaker, I am proud to say that we are worried about long-term solvency for the Government of Canada, and we are worried about jobs and growth now.
According to Carleton University economist Jennifer Robson, the Conservative income splitting plan “will only reach, at most, 12.9% of all Canadian households and a maximum of one third of families with children”.
Two-thirds of families with children will not save even one dollar from these so-called family tax cuts. When will the Conservatives start giving help to those who need it rather than to those who do not?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, « les multiplicateurs à court terme associés aux dépenses en infrastructure [...] sont [...] élevés [...]. À l'opposé, une réduction de l'impôt sur le revenu des particuliers est associée à un multiplicateur beaucoup moins élevé [...] ». Ce n'est pas moi qui le dis. C'est l'argument économique rigoureux avancé par Jim Flaherty dans son budget de 2009.
Le ministre actuel peut-il expliquer pourquoi il ne tient pas compte de ce conseil judicieux et pourquoi il accorde des allégements fiscaux aux riches au lieu d'investir sérieusement dans l'infrastructure et dans la croissance économique dont la classe moyenne canadienne a un urgent besoin?
Mr. Speaker, “multipliers for infrastructure spending...are...high. In contrast, a reduction in personal income taxes has a considerably lower multiplier...”. Those are not my words. That is the sound economic argument laid out by Jim Flaherty in his 2009 budget.
Could the current minister explain why he is ignoring this wise advice and handing out tax breaks to the rich instead of investing seriously in infrastructure and the economic growth middle-class Canadians so urgently need?
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée de Mississauga—Brampton-Sud.
Les libéraux partagent l'inquiétude de la population canadienne au sujet de la sécurité ferroviaire au Canada. À la suite de la tragédie de Lac-Mégantic, le gouvernement avait promis de prendre des mesures afin d'assurer la sécurité et l'intégrité du réseau ferroviaire canadien. Toutefois, dans les deux derniers mois, trois déraillements graves se sont produits, uniquement en Ontario. En mars, un de ces trains, qui transportait des matières dangereuses, a brûlé pendant une fin de semaine complète.
Dans ma circonscription, Toronto-Centre, deux chemins de fer, voués notamment au transport de pétrole brut, traversent des quartiers résidentiels. Les résidants et les organismes communautaires, comme Safe Rail Communities, sont inquiets et veulent voir la mise en place de dispositifs de sécurité et de réglementation pour les protéger des dangers potentiels. Cependant, la Direction de la sécurité ferroviaire de Transports Canada manque de personnel, de financement et de formation.
À un moment où Transports Canada a beaucoup de chemin à rattraper, son budget a été amputé de 202 millions de dollars, 11 % dans le Budget principal des dépenses. Ces compressions font suite à un rapport cinglant du vérificateur général, qui a souligné, entre autres, que le gouvernement n'avait effectué que 26 % des vérifications prévues et n'avait pas supervisé VIA Rail, malgré ses 4 millions de passagers par année. Le rapport a aussi révélé que le gouvernement ne dispose pas de suffisamment d'inspecteurs et de vérificateurs de systèmes pour effectuer les vérifications des fonctions de sûreté essentielles. Lorsque le porte-parole libéral a posé la question à la ministre en comité, en mars 2015, celle-ci a déclaré qu'un seul inspecteur supplémentaire avait été embauché, portant le nombre total d'inspecteurs à 117.
Ce plus récent projet de loi n'est qu'un autre exemple d'une approche fragmentée en matière de sécurité ferroviaire de la part des conservateurs. Le Bureau de la sécurité des transports a affirmé, en février, que les nouvelles normes ferroviaires instaurées par les conservateurs ne vont pas assez loin, et les accidents survenus récemment appuient cette affirmation. Le BST a indiqué clairement qu'il fallait retirer immédiatement les vieux wagons-citernes les moins sécuritaires des rails. Les échéanciers prévus par le gouvernement pour le retrait de ces wagons sont irréalistes, et les conservateurs le savent.
Le Canada a été unifié grâce au chemin de fer et nous sommes nombreux à vivre encore à proximité de ces mêmes voies ferrées qui ont fait ce pays. Il incombe au gouvernement d'assurer la sécurité des Canadiennes et des Canadiens qui empruntent les chemins de fer pour se déplacer, de celles et ceux qui vivent près des voies ferrées, ainsi que la sécurité des employés des transporteurs ferroviaires.
La sécurité ferroviaire préoccupe beaucoup les gens de la circonscription que je représente, Toronto-Centre. L'automne dernier, le député de Trinity—Spadina, la députée de St. Paul's et moi-même avons organisé une assemblée publique qui a eu lieu une froide soirée d'automne. C'était un vendredi, et 200 personnes se sont présentées pour discuter de cette question. C'est ce qui m'a permis de voir à quel point cette question tient à coeur aux gens de ma circonscription.
Pour les gens que j'ai le privilège de représenter, ils ne s'agit pas d'une question abstraite et technique. Ils s'en préoccupent concrètement, au quotidien, car ils craignent pour la sécurité de leurs enfants et de leurs proches.
Nous comptons organiser une autre assemblée publique en avril, dans quelques semaines, pour la simple et bonne raison que les gens s'y intéressent énormément. Je ne peux pas dire à quel point cette question est capitale et prioritaire.
Il y a une chose que nous entendons tous les jours, que nous avons entendue aujourd'hui durant la période des questions et qui est l'un des fils conducteurs de la philosophie du gouvernement. C'est un point de vue qui me fait penser à une version réchauffée du républicanisme américain des années 1990. C'est la philosophie qui prône d'« affamer la bête », une philosophie qui dit que la principale responsabilité du gouvernement est de réduire les impôts pour permettre des compressions dans les services publics. C'est vraiment l'idéologie centrale du gouvernement.
Comme libérale, je suis personnellement en profond désaccord avec cette philosophie et ce point de vue. Je ne pense pas que ce soit logique pour notre économie ou pour la société.
J'espère qu'en cette Chambre, indépendamment de notre parti, c'est un domaine dans lequel nous pouvons tous convenir que le gouvernement joue un rôle essentiel. Le gouvernement ne peut pas être sous-financé. Les organismes de réglementation doivent avoir les pouvoirs nécessaires. Nous ne pouvons pas compter sur l'industrie pour s'autoréglementer dans un domaine aussi important que la sécurité ferroviaire, qui touche la sécurité personnelle de tant de familles canadiennes.
Je crains que la division de la sécurité ferroviaire de Transports Canada manque de personnel, de fonds et de formation. C'est une division qui est victime de la valse des ministres conservateurs, cinq en neuf ans.
Je m'en voudrais de ne pas souligner que l'un des autres aspects de la question de la sécurité ferroviaire — aspect auquel le député d'en face vient de faire allusion — est le fait qu'il y a beaucoup plus de pétrole qu'avant qui voyage par rail. C'est l'une des principales raisons qui ont fait que la sécurité ferroviaire est devenue une si grande priorité pour les personnes de Toronto-Centre que je représente.
Même si l'information donnée en temps opportun au sujet des chargements reste modeste, les gens savent que des quantités beaucoup plus importantes de pétrole brut circulent maintenant sur nos chemins de fer, phénomène qui s'est traduit à la fois par une accentuation de la perception de danger potentiel et une augmentation des risques de danger réels.
Cette réalité n'est pas accidentelle. Le fait qu'une telle quantité de pétrole soit transportée par rail à grand coût et avec tous les risques que cela suppose pour la sécurité publique est la faute du gouvernement conservateur, qui n'a pas réussi à faire construire les pipelines dont les producteurs canadiens ont besoin pour acheminer leurs ressources jusqu'aux marchés.
Cet échec est dû en partie à des ratés dans les relations avec les peuples autochtones, les provinces et les collectivités locales. Mais il est avant tout attribuable à des ratés sur le plan diplomatique et à une incapacité de nouer des liens féconds et efficaces avec les États-Unis, notre plus important voisin et notre premier partenaire commercial.
Voilà un échec qui préoccupe énormément les gens de Toronto-Centre que je représente, puisqu'ils ont l'impression, à juste titre, qu'il a fait en sorte que leurs collectivités sont maintenant exposées à un danger accru. Pour moi, ce qui est le plus consternant, c'est que cet échec a causé des problèmes pour l'ensemble de l'économie canadienne.
En conclusion, je tiens à dire que nous reconnaissons que ce projet de loi apporte certaines améliorations modestes, mais que nous estimons qu'il ne va pas assez loin. Ce que nous aimerions voir plus que tout serait une stratégie exhaustive et efficace pour assurer le transport de nos ressources naturelles et leur acheminement jusqu'aux marchés.
Mr. Speaker, I will share my time with the member for Mississauga—Brampton South.
The Liberals share Canadians' concern about rail safety in Canada. After the Lac-Mégantic tragedy, the government promised to take steps to ensure the safety and integrity of Canada's rail network. However, in the past two months, there have been three major derailments in Ontario alone. In March, one of those trains, which was transporting dangerous goods, burned for a whole weekend.
In my riding, Toronto Centre, two rail lines used to transport crude oil go through residential neighbourhoods. Residents and community organizations, such as Safe Rail Communities, are worried and want the government to introduce safety measures and regulations to protect them from potential dangers. However, Transport Canada's rail safety directorate lacks staff, funding and training.
Transport Canada has a lot of catching up to do, but its budget was cut by $202 million, or 11%, in the main estimates. These cuts followed a scathing report by the Auditor General, who pointed out that the government had conducted just 26% of the required audits and did not audit VIA Rail, even though the company transports 4 million passengers a year. The report also revealed that the government does not have enough inspectors and system auditors to audit critical safety functions. When the Liberal critic questioned the minister in committee in March 2015, the minister said that a single additional inspector had been hired, which brings the total number of inspectors to 117.
This latest bill is yet another example of the Conservatives' piecemeal approach to rail safety. The Transportation Safety Board said in February that the Conservatives' new rail standards do not go far enough, and the recent accidents support that assertion. The TSB clearly stated that the older, least safe tank cars should be removed from the rails immediately. The government's timeline for removing these cars is unrealistic, and the Conservatives know it.
Railways united Canada, and many of us still live close to those same railways that helped build our country. The government has a duty to ensure that Canadians who travel on these railways and who live close to them are safe, and it also has a duty to keep the employees of rail carriers safe.
I represent Toronto Centre, which is a riding where rail safety is an issue of intense community concern. Last fall, my colleagues the member for Trinity—Spadina, the member for St. Paul's, and I held a town hall. We held it on a cold autumn night. It was a Friday, and 200 people showed up to discuss this issue. For me, that was a real measure of how strongly the community feels about this issue.
This is not some remote technical question for my constituents, for the people I have the privilege of representing in this House. This is something that people are concerned about every day, that people worry in a very real, very present way affects the safety of their families, the safety of their children.
We are planning to hold another town hall meeting in April, in a few weeks, simply because there was such intense community concern about this issue. I cannot underscore too much for this House how central this issue is, and what priority we must accord it.
Something that we hear every day, and that we heard again today in question period, is one of the threads that runs through the government's philosophy, and that is a point of view which for me feels like warmed over 1990s U.S. Republicanism. It is a “starve the beast” philosophy, a philosophy that says the central responsibility of government is to cut taxes so that government services can be cut. That really is the central ideological idea of the government.
I personally, as a Liberal, strongly disagree with that philosophy and that point of view. I do not think it makes sense for our economy, and it does not make sense for our society.
I hope that in this House, regardless of the party to which we belong, this is one area where we can all agree that government plays an essential role. Government cannot be underfunded. Regulators must be given the authority they need. We cannot count on industry to regulate itself in this crucial matter of rail safety which touches on the personal safety of so many Canadian families.
My concern is that Transport Canada's rail safety division is understaffed, underfunded and undertrained. It is a division which has been a victim of the revolving door of Conservative ministers, with five ministers in nine years.
I would be remiss if I did not point out that another essential aspect of the rail safety issue to which one of the hon. members opposite has just alluded is the fact that we are seeing far more oil being transported by rail than in the past. That is a big part of the reason that rail safety has jumped so high up the agenda of the people whom I represent in Toronto Centre.
People know, even though the level of information given in a timely manner about what is being transported is low, and people appreciate that vastly increased amounts of crude oil are being shipped along our railway lines. That has increased both the perception and the reality of the potential danger that this poses.
I must say that reality did not happen by accident. The reality that so much oil is being transported by rail at great cost and posing a great potential public safety hazard is the fault of the Conservative government which has failed to get the pipelines built that Canada's natural resource producers need to get our resources to market.
That failure is partly a failure of a relationship with aboriginal people. It is partly a failure of relationships with the provinces. It is partly a failure of relationships with local communities. It is, above all, a failure of diplomacy and building an effective productive relationship with the United States, our most important neighbour, our most important trading partner.
This is a failure that is of tremendous concern to the people I represent in Toronto Centre, because they feel, quite rightly, that it has put their communities in greater danger. What is really astonishing to me is that it is a failure which, above all, has caused problems for the Canadian economy as a whole.
In closing, we do see some modest improvements in this bill, but we feel that it does not go far enough. What we would like to see above all is a comprehensive, effective strategy for transporting Canada's natural resources and getting them to market.
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, ces deux points posent problème, en effet. Comme mon collègue et moi-même l'avons souligné, le changement constant de ministre n'a rien fait pour arranger les choses. De plus, la division responsable de la sécurité ferroviaire a perdu une grande partie de son expertise.
En tant que Canadiens, nous sommes très chanceux de pouvoir compter sur des fonctionnaires efficaces, dévoués et chevronnés, qui connaissent la culture de leurs institutions. L'affaiblissement de ces institutions fait malheureusement partie du triste héritage que laisse le gouvernement conservateur.
Mr. Speaker, that is absolutely right. There are a couple of issues here. As my hon. colleague has pointed out and as I mentioned in my remarks, the revolving door of ministers has not helped this situation. Equally though, we have seen a real erosion of expertise in the division responsible for rail safety.
In Canada, we are very lucky to have some excellent, dedicated, devoted public servants who have tremendous experience and cultural experience in their institutions. One of the tragic legacies of the Conservative government is the hollowing out of those institutions.
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