Interventions en comité
 
 
 
Fil RSS basé sur les critères de recherche Exporter les résultats de recherche - CSV (texte brut) Exporter les résultats de recherche - XML
Ajouter un critère de recherche
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
Vous avez parlé de connectabilité, d'éducation et de soins de santé. Je crois qu'ici dans le Sud, vous avez une meilleure connexion avec votre cellulaire que les résidants de la majorité des collectivités du Nunavut, et le coût de tous les projets que nous entreprenons dans le Nord est très élevé. Je sais qu'une proposition consistait à amener des fibres optiques sous l'eau du Groenland à Iqaluit, qui utilise probablement entre 60 et 70 % de la largeur de bande du territoire.
Selon vous, dans quelle mesure est-ce qu'un tel projet contribuerait non seulement à améliorer les services Internet et la connectabilité dans le reste du territoire, mais aussi à réduire le coût des soins de santé et à ouvrir de nouvelles occasions d'éducation pour les résidents du Nunavut?
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
Merci, monsieur le président.
Merci, Dan.
J'aimerais revenir à ce que vous avez mentionné plus tôt, c'est-à-dire votre demande de 250 millions de dollars sur 10 ans pour la modernisation et le maintien de la capacité de certaines de vos centrales hydroélectriques dans le territoire. Comme vous l'avez dit, la majorité de vos centrales datant d'avant ma naissance. Je ne sais pas pour vous, Joe.
Quelle est l'importance de cette modernisation? Lors de leur construction, on ne pensait probablement pas à l'efficacité énergétique, à l'énergie propre. Votre demande vise-t-elle l'intégration d'une technologie plus propre et d'une plus grande efficacité énergétique dans vos systèmes, en plus d'un accroissement de la capacité?
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
Merci, monsieur le président. Je suis ravi de vous revoir, monsieur le premier ministre. Je vois qu'il y a deux M. McLeod, ici. C'est le clan McLeod.
J'ai trois questions à vous poser. Vous avez mentionné avoir conclu, avec le Nunavut et le Yukon, un accord mutuel avec le gouvernement fédéral concernant la tarification du carbone. Je crois que nous comprenons et reconnaissons tous les trois la situation unique du Nord, où l'on dépend complètement du diesel et où le coût de la vie est le plus élevé au pays. Est-ce que votre objectif serait d'en venir à une sorte d'entente qui signifierait que pour tous les territoires, il s'agirait d'un exercice n'entraînant pas de coût?
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
Merci, monsieur le premier ministre.
Ma deuxième question porte sur quelque chose qui touche les trois territoires de la même façon.
Les formules nationales que vous avez mentionnées pour le financement proportionnel au nombre d'habitants n'ont jamais marché pour nous, et ce, pour les trois territoires. Compte tenu de l'immense déficit d'infrastructure, du faible niveau de services, des résultats en matière de santé obtenus avec le financement des soins de santé et de choses de ce genre, croyez-vous que ces formules nationales ne fonctionnent pas pour les territoires et que le gouvernement doit être créatif et trouver autre chose pour répondre à la situation unique du nord?
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
Merci, monsieur le président.
Je crois que vous avez visé juste, dans votre déclaration liminaire, quand vous avez parlé du manque d'infrastructures publiques. Je crois que c'est l'un des plus grands obstacles à une croissance économique durable dans les trois territoires. Le Canada a bâti des routes d'un bout à l'autre du pays. Il a bâti des voies ferrées et des aéroports, ainsi que des ports, à l'est et à l'ouest, mais il n'y a rien eu dans le nord. Je pense que le Canada doit beaucoup investir dans l'infrastructure dans le nord, en plus de ce qu'il investit en ce moment.
Accroître votre limite d'emprunt, c'est un peu comme ajouter des roches dans un bateau qui prend l'eau. Reconnaître que les territoires ont des possibilités limitées de produire des revenus autonomes, et ce, parce que nous avons tellement de retard à cause de la façon dont les choses ont historiquement été faites, pour moi, c'est un investissement. C'est très coûteux pour certains des projets, comme le projet de la baie Grays, ou le projet visant la route et les installations hydroélectriques au Manitoba, ainsi que le port en eau profonde d'Iqaluit. Tous les projets d'infrastructure de ce genre sont très coûteux. Vous devez garder à l'esprit qu'un dollar ici, c'est 33 cents là-bas, à cause des coûts élevés. Investir dans l'infrastructure du nord, ou faire n'importe quel investissement dans le nord — comme quelqu'un la signalé —, c'est investir indirectement dans l'économie du sud.
Trouvez-vous que le gouvernement fédéral doit faire un investissement important dans l'infrastructure du nord pour y créer une économie solide, stable et dynamique qui mènerait à l'autonomie des territoires et vous aiderait à résoudre le problème des gens qui partent, faute de possibilités?
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
D'accord. Merci, madame la présidente, et merci à vous, monsieur Bossio.
Je souhaite la bienvenue aux témoins.
Vous avez dit tout à l'heure que le gouvernement vous abreuve de belles paroles, mais qu'il ne fait pas grand-chose. Dans la dernière série de questions, vous avez ajouté que les séquestres-administrateurs vous offrent peu de soutien. J'aimerais établir une distinction claire entre le gouvernement et la bureaucratie. Les séquestres-administrateurs devraient s'efforcer d'accomplir leur mandat le plus rapidement possible pour renforcer les capacités, mais on dirait qu'ils laissent les choses comme elles sont parce que c'est dans leur intérêt — un demi-million de dollars par année.
Du point de vue de la bureaucratie, ils savent combien cela va leur coûter, et c'est probablement en fonction de cela qu'ils agissent. Ils n'ont pas à s'inquiéter de l'expansion de la base de dépenses, chose qui pourrait s'avérer nécessaire et qui a été négligée pendant des années. D'après ce que je vois — et j'en ai beaucoup entendu parler —, cela semble être une culture ancrée dans la bureaucratie. Je me demande si les deux groupes semblent entendre un message de la part des dirigeants politiques pour ensuite se heurter aux mêmes vieilles difficultés liées à la bureaucratie.
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
Merci, monsieur le président.
Je commencerai en disant que je suis un peu moins nerveux que la dernière fois que j'ai comparu devant ce comité.
[Le témoin parle en inuktitut.]
Bonjour. Merci de me donner l'occasion de parler de la chasse au phoque et en particulier de la Loi instituant la Journée nationale des produits du phoque.
Je voudrais remercier personnellement les membres de ce comité ainsi que M. Simms pour son travail en faveur de cette loi et de m'avoir invité à vous parler aujourd'hui. Je voudrais aussi en profiter pour remercier les nombreux députés, dont certains siègent à ce comité, qui se sont continuellement exprimés en faveur de cette loi à la Chambre des communes.
Enfin, et c'est peut-être le plus important, je voudrais remercier l'ancienne sénatrice Céline Hervieux-Payette qui a parrainé cette initiative au Sénat en 2014 et dont le travail acharné nous a conduits à ce stade du processus aujourd'hui. Merci.
La chasse au phoque est un aspect crucial de la culture et du mode de vie inuit au Canada et cela depuis des milliers d'années. La triste vérité, c'est que très peu de gens comprennent l'importance de cette question aux yeux des Inuits. De nombreux Canadiens du Sud connaissent l'existence du marché de la fourrure de phoque et peuvent comprendre comment cela peut être bénéfique du point de vue économique. Ce que les gens ont du mal à comprendre c'est la nécessité de cette chasse pour l'alimentation de nos communautés.
Bien que le programme Nutrition Nord Canada soit bien intentionné, il est insuffisant, d'ailleurs il est interrompu. Sur ce point, je dois dire que je me réjouis de voir bientôt des changements positifs.
L'insécurité alimentaire est l'un des principaux problèmes du Nunavut, où presque 50 % des foyers y sont confrontés. Ce qui est encore pire que cela et très inquiétant, c'est que 60 % des enfants vivent dans des foyers connaissant des problèmes d'insécurité alimentaire. Les Inuits ont besoin du phoque pour se nourrir. Lorsqu'un chasseur revient dans sa communauté avec un phoque, cela permet de nourrir sa famille et plusieurs autres membres de la communauté. Cela procure des protéines et des vitamines indispensables et permet à la communauté de survivre. Cela permet aussi de rassembler la communauté et cela a toujours été comme ça.
Au-delà de l'utilisation immédiate du phoque comme source de nourriture, la fourrure était traditionnellement utilisée comme vêtement pour rester au chaud durant les mois d'hiver. Au fil des années, les fourrures sont devenues une marchandise utilisée pour faire du commerce avec les marchands qui se rendent dans le Nord, ce qui a permis de générer des revenus très utiles aux collectivités du Nord. La vente des produits du phoque tels que la fourrure et la commercialisation internationale des produits du phoque a conduit à une durabilité économique, ce qui a permis aux Inuits de continuer à chasser le phoque et à profiter de la sécurité alimentaire.
Toutefois, avec la Marine Mammal Protection Act adoptée aux États-Unis en 1972, plus tard suivie de l'interdiction des produits du phoque prononcée par l'Union européenne, le marché des produits du phoque a lentement décliné. En conséquence, le prix et la demande de nos produits ont baissé, ce qui a réduit les bénéfices du commerce et a rendu le marché non viable.
C'est une industrie de petite taille. Il est important que nous travaillions ensemble pour garantir son succès.
Il y a des exemptions dans l'interdiction de l'Union européenne qui permettent le commerce de produits du phoque produits par les Inuits au Nunavut. Cependant, les Inuits de plusieurs autres régions du Canada, en particulier ceux du nord du Québec et du Labrador, ne font pour l'instant pas partie de cette exemption. J'encourage fortement les organisations des produits du phoque à tenter de nouvelles approches des acteurs de ces régions afin d'établir des partenariats, dans un effort visant à les inclure dans une optimisation et une maximisation de l'exemption inuite de cette interdiction.
La limitation de notre capacité à faire commerce de ces produits sur le marché international a réduit une source de revenus cruciale et les Inuits ont désormais des difficultés à pouvoir aller chasser le phoque. La chasse au phoque coûte cher. Il faut acheter du matériel, du carburant pour les motoneiges et les bateaux et des munitions pour les armes à feu. Ce n'est pas bon marché, surtout dans le Nord. Avec ces coûts de la chasse et l'augmentation du coût de la vie au Nunavut, le besoin de générer un revenu grâce à l'industrie du phoque se fait plus que jamais sentir.
Les groupes de défense des animaux européens sont à l'origine de l'interdiction du commerce des produits du phoque et cela a conduit à la perte d'une source majeure de croissance économique. Ils ont jusqu'à ce jour présenté de fausses informations sur la population de phoques et la chasse de bébés phoques.
C'est bouleversant parce que ces arguments mensongers ont pour but d'obtenir des dons mensuels et sont aujourd'hui utilisés même en Chine, un marché potentiel pour les produits du phoque. En réalité, la population de phoques, comme nous l'avons entendu, a triplé au cours des 30 dernières années et la population actuelle, estimée entre 8 et 9 millions d'individus, pourrait doubler d'ici 2030. De plus, la chasse des bébés phoques blanchons, comme nous le savons tous, est illégale et n'est plus pratiquée depuis presque 30 ans.
Il y a aussi des abattages de phoques européens qui, de façon surprenante, se poursuivent. Le secret est bien gardé. Des milliers de phoques ont été tués sur plusieurs années au large des côtes de Grande-Bretagne pour tenter de protéger les stocks de poissons. Ces abattages sont très différents des pratiques des chasseurs inuits et canadiens parce que les phoques ne sont pas récupérés. Ils sont simplement tués, laissés dans l'eau et gaspillés. Comme vous l'imaginez, c'est très frustrant pour les chasseurs inuits et canadiens puisque ce sont les activistes européens, certains venant de Grande-Bretagne, qui sont à l'origine du mouvement hostile à la chasse au phoque. Je trouve cela assez ironique et parfaitement hypocrite que ces abattages soient faits dans l'intention de préserver une bonne source de nourriture.
À ce sujet, je crois qu'il est important que le gouvernement poursuive ses recherches sur les populations aquatiques et des approches basées sur la science doivent être mises en oeuvre pour garantir qu'une population croissante de phoques n'appauvrisse pas les populations de cabillaud, de saumon et de crevettes dans les eaux canadiennes.
Pour terminer, je crois qu'il est extrêmement important que le Canada soutienne ce projet de loi afin de promouvoir les produits du phoque et pour inverser la mentalité négative qui existe actuellement vis-à-vis de ce marché. L'adoption de la Loi instituant la Journée nationale des produits du phoque renforcera le soutien du Canada envers ses communautés culturelles des côtes. En tant que personne qui s'exprime au nom des peuples du Nunavut et comme connaisseur de cette industrie dans l'est du Canada, je crois que cette reconnaissance est très importante. Elle renforcera la relation entre le Canada et les Inuits. Elle peut contribuer au renouveau d'une source très utile de revenus pour les Inuvialuit et pour ceux qui en ont besoin sur la côte Est.
Merci beaucoup, j'attends vos questions.
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
Merci pour la question.
Vous connaissez ce vieux dicton selon lequel « le bonheur est dans l'ignorance ». Avec ces groupes, ce n'est pas le cas. M. Sopuck a dit qu'ils ne sont pas gentils; ils ne sont pas drôles. Ils ne le sont vraiment pas. S’il est un qualificatif qui les décrit bien cependant, c’est l’ignorance. Une des choses qui me répugne le plus, c'est quand des gens profitent de l'ignorance d'autrui, et c'est exactement ce que font ces organisations en présentant des informations fausses et trompeuses pour en tirer profit. Pour moi, c'est de la fraude pure et simple.
Les Européens, qui ont tout massacré sur leur continent, se mêlent maintenant de ce qui se passe sur notre continent, pendant qu’il reste encore quelque chose à sauver, sans prendre conscience de leur comportement. C'est la même chose pour les baleiniers américains. Ce sont eux qui sont venus ici et qui ont chassé la baleine à grande échelle, en ne laissant derrière eux que les restes de cette chasse. Ils n’ont pris que l'huile, et ils ont laissé les os ici. En 1999, si vous vous en souvenez, des marionnettes en os de baleine ont été envoyées aux États-Unis pour être examinées par un marionnettiste professionnel. Elles ont été confisquées à la frontière. Les Américains n’ont même pas voulu laisser entrer dans leur pays des os qu’ils avaient eux-mêmes laissé traîner derrière eux. C'est important de le rappeler.
Ce sont des projets de loi comme celui-ci et des gens comme nous qui devons ramener les gens à la réalité, plutôt que de laisser se perpétuer des mythes qui n’ont rien à voir avec la réalité.
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
Le gouvernement l’a clairement expliqué au cours de la campagne, et la question fait l'objet d'un examen du Comité permanent des affaires autochtones et du Nord. On est passé d’un programme visant à fournir de la nourriture abordable aux habitants du Nord... Le passage du programme Aliments-poste au programme Nutrition Nord ne fonctionne tout simplement pas. Moins de produits sont subventionnés. En conséquence, d’autres produits qui étaient auparavant subventionnés ne le sont plus, si bien que le coût d'achat des produits essentiels, au lieu de baisser, ne cesse d’augmenter.
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
Il s’agit simplement d’avoir les moyens de faire la chasse. Bien des gens au Nunavut n’ont pas les moyens d’acheter le matériel ou les munitions. Ils se préoccupent davantage de consacrer les maigres ressources qui leur restent à l’achat de la nourriture dont ils ont besoin. Ils n’ont pas les moyens d'acheter l'équipement, le gaz, les munitions et d'autres choses pour aller à la chasse.
Voir le profil de Hunter Tootoo
Ind. (NU)
C'est le problème dans le Nord. Les débouchés économiques sont très rares. Le déclin du marché de la fourrure a éliminé une source de revenu que les gens ont dû remplacer.
Résultats : 76 - 90 de 168 | Page : 6 de 12

|<
<
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
>
>|