Merci beaucoup, Randy, de cette question très éclairée, comme toujours.
Je veux d'abord vous remercier personnellement de votre travail et remercier aussi les partis de l'autre côté de la Chambre. Je suis vraiment reconnaissante de la façon dont nous avons collaboré pour faire avancer les intérêts nationaux du Canada, particulièrement au sud de la frontière. Je suis heureuse que vous reconnaissiez, comme moi, l'excellence de nos négociateurs. C'est aussi vrai que le fait d'avoir Kirsten Hillman à Washington constitue un avantage. Je ne revendiquerai aucunement les honneurs liés à l'excellence de notre fonction publique, surtout dans ce domaine.
Je sais que Gerry, qui est assis à côté de vous, a beaucoup interagi avec Steve en tant que ministre de l'Agriculture.
Gerry, je crois que vous ne direz pas le contraire si j'affirme que nous avons tous deux — enfin, vous me contredirez peut-être sur certaines choses — nos négociateurs commerciaux en très haute estime. C'est très, très important.
Je souhaite simplement m'arrêter sur une chose que vous avez mentionnée, Randy, et avec laquelle je suis tout à fait d'accord. L'un des aspects particuliers de cette négociation et qui diffère des autres grandes ententes auxquelles le Canada a participé est le fait qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle négociation. Dans le cadre d'un nouvel accord commercial, on veut évidemment que cela fonctionne, car il peut offrir de grands avantages pour les Canadiens. Toutefois, comme je l'ai dit dans mon allocution ce matin, cela se rapproche plutôt de la rénovation d’une maison pendant qu'on y demeure. Cela rend l'opération très délicate. Une très grande partie de notre économie repose sur l'ALENA actuel, et c'est une chose que nous avons entendue dans le cadre de nos consultations jusqu'à présent. Les Canadiens en sont très conscients, et je tiens à assurer au Comité que mon équipe et moi sommes très au fait de la nature délicate de ce à quoi nous participons.
Vous m'avez posé une question au sujet des consultations; laissez-moi commencer par dire que nous nous concentrons sur deux choses. D'abord, nous travaillons de façon acharnée avec nos partenaires et nous souhaitons les sensibiliser.
Nous avons travaillé fort avec nos partenaires mexicains, et je vous remercie, Dionisio, d'être ici. Nous nous sommes concentrés tout particulièrement sur le travail de liaison avec les États-Unis, et vous y avez pris part.
Je veux seulement rappeler aux gens que nous avons effectué 185 visites aux États-Unis. Nous avons communiqué avec 300 décideurs américains, 200 membres du Congrès, 50 gouverneurs et lieutenants-gouverneurs. Pour ce qui est de nos efforts pour entendre les Canadiens à ce sujet, nous avons reçu plus de 22 500 mémoires de Canadiens, ainsi que des contributions d'universitaires, de groupes de réflexion, de 158 associations et de 55 sociétés.
Comme je l'ai mentionné dans mon allocution plus tôt aujourd'hui, notre intention est que les consultations auprès des Canadiens se poursuivent tout au long des négociations. Il s'agit d'un modèle très semblable à celui de l'AECG, et c'est pour cela que je me tourne vers Steve. Je crois que les démarches de l'AECG ont supposé un nombre sans précédent de mémoires d'intervenants et de consultations permanentes, et nous allons perpétuer cette pratique. Permettez-moi de dire que la main-d'oeuvre, l'environnement, les groupes autochtones et les femmes occuperont une place importante dans le cadre de ces consultations. Je crois que les gens sont au courant du Conseil de l'ALENA que nous avons mis en place.