Merci beaucoup de la question, Jati.
En fait, elle me donne l’occasion de saluer un autre fonctionnaire, Mark Gwozdecky. Il est le directeur politique du ministère. En m'en venant ici, j'ai demandé à Mark où nous en étions concernant certaines des questions abordées dans le communiqué.
En fait, c’est un thème central de la politique étrangère canadienne depuis un certain temps et c'est un thème majeur du G7 cette année. Comme vous l’avez dit, les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont réunis peu après l’attaque de Salisbury, autre cas de violation flagrante des normes internationales par la Russie. En fait, avant la réunion des ministres des Affaires étrangères, le G7 a été en mesure d’agir par une déclaration ferme de solidarité avec nos partenaires et alliés britanniques qui condamnait cette attaque.
Je sais que cela a été très apprécié par le Royaume-Uni, et je pense qu’un message très puissant a été envoyé à la suite de l’attaque de Salisbury grâce à l’action très forte de la collectivité internationale, dont le Canada, qui a expulsé des diplomates russes. Je pense que cette manifestation de l’unité internationale a été très puissante et qu'elle a été un exemple de la façon dont le Canada se sert de sa présidence du G7 cette année pour vraiment jouer un rôle de leadership en rassemblant cette coalition et en appuyant la démocratie et la souveraineté de nos alliés.
Je remercie le Comité de son travail sur la loi Magnitsky, dont j’ai parlé tout à l'heure. Il s’agit, bien sûr, d’un instrument supplémentaire important, mis à notre disposition dans notre panoplie diplomatique et que nous avons pu utiliser dans le cadre de notre politique à l’égard de la Russie.
Le Canada est très engagé et il appuie ses partenaires, les Pays-Bas et l’Australie, dans le récent rapport sur la tragédie du MH17, autre exemple important. Comme nous en avons discuté au sujet des Rohingyas, c’est un exemple de l’importance de l’ordre fondé sur des règles, de l’importance de recueillir des preuves et de l’importance et de la valeur de demander des comptes. C’est une question que le Canada suit de très près et qu’il continuera de suivre de près. Je pense que c’est une question importante qui émerge en cette année de présidence du G7.
J’aimerais faire une dernière remarque, qui a certainement intéressé les ministres des Affaires étrangères du G7 et qui, je crois, sera un enjeu important lorsque les dirigeants du G7 se réuniront très bientôt. Je parle de l’importance de défendre nos démocraties contre l’ingérence étrangère. Nous constatons, particulièrement de la part de la Russie, une tentative très orchestrée pour miner nos institutions démocratiques de l’intérieur et pour compromettre la crédibilité et l’efficacité du fonctionnement de nos démocraties. Il est très important pour nous Canadiens d’en être conscients et de travailler fort pour défendre nos démocraties. Je dis bien « nous Canadiens » et pas seulement parlementaires.
C’est une question dont j’ai discuté avec le premier ministre de l’Estonie la semaine dernière. Il est venu, accompagné du responsable de la lutte contre les cybermenaces en provenance de la Russie. Ce fonctionnaire a dit que c’était peut-être plus facile en Estonie que dans d’autres pays, parce que leur population est très bien préparée et a des défenses naturelles. Je pense que c’est une leçon que toutes les démocraties peuvent et doivent tirer de pays comme nos partenaires des pays Baltes et de pays comme l’Ukraine. C’est une menace qui a peut-être commencé dans les pays Baltes et en Ukraine, mais c’est un problème qui nous touche de près aussi, au Canada.
Je pense que c’est une question importante à laquelle les grandes démocraties industrielles du monde — c’est ce qu’est le G7 — doivent s’attaquer. Nous le constatons, et le Canada joue un rôle de premier plan à cet égard.