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Lib. (ON)
Je tiens à être très claire sur l’orientation de cette question.
Nous avons un premier ministre féministe. Je suis féministe et je suis fière que nous ayons une politique étrangère féministe. Je crois que les femmes ont le droit absolu de contrôler leur corps. Je crois que la santé sexuelle et reproductive des femmes est leur droit. Je crois que c’est un droit pour les Canadiennes, et je suis fière de défendre ce droit pour les femmes du monde entier.
Malheureusement, nous vivons à une époque où les droits sexuels et reproductifs des femmes dans certains pays du monde sont limités. C’est inacceptable. Comme vous le savez, le Canada a renforcé son soutien à la santé sexuelle et génésique des femmes en partie pour combler ce vide. C’est une chose dont notre gouvernement est extrêmement fier. Si le Parti conservateur croit qu’une femme ne devrait pas avoir le contrôle de son propre corps, qu’elle soit Canadienne ou citoyenne de n’importe quel autre pays, je serais très heureuse de soumettre cette position aux électeurs du Canada.
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Lib. (ON)
Une fois de plus, je tiens à aborder le point sous-jacent qui est insinué et mis de l’avant et j'aimerais que les Canadiens soient bien conscients du côté tendancieux de cette question. Si le Parti conservateur du Canada tient à défendre les électeurs canadiens et à faire savoir qu'il s'oppose au droit des femmes de choisir au Canada, qu'il s'oppose à soutenir la santé sexuelle et reproductive des femmes partout dans le monde, je serais ravie d'en faire un enjeu électoral.
Je tiens également à dire qu'en cette année de #MoiAussi, l'année où les Irlandais — les Irlandaises, mais le peuple irlandais — se sont exprimés lors d'un scrutin libre et transparent en faveur du droit des femmes de choisir, je suis extrêmement fière de dire très clairement que notre gouvernement est en faveur du choix. Encore une fois, je serais heureuse que le Parti conservateur, au lieu de faire des insinuations s'il s'oppose à l'avortement, s'il veut limiter le droit des femmes de choisir au Canada ou ailleurs dans le monde, de le dire très clairement.
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Lib. (ON)
Permettez-moi d'abord de dire que je pense vraiment que nous, les membres du Comité, bien que nous puissions ne pas être d'accord sur des questions comme le droit des femmes de choisir, nous nous entendons tous pour dire qu'il est important de défendre et de protéger la démocratie canadienne. D'ailleurs, je tiens à féliciter ma collègue Karina Gould de son excellent travail à cet égard. Je suis sincèrement convaincue qu'il est important de rédiger un projet de loi efficace. Il est aussi absolument important de tenir le bon débat public à ce sujet.
Comme je l'ai dit plus tôt dans ma réponse en faisant allusion à la conversation avec le premier ministre de l'Estonie, il s'agit en grande partie de faire en sorte que le Canada ait les bonnes lois, qu'il ait les outils nécessaires pour détecter la cyberingérence et lutter contre elle, domaine à l'égard duquel le ministre Goodale travaille très efficacement.
Il faut aussi que le public en soit conscient et y soit sensibilisé. À mon avis, comme députés, nous avons tous la responsabilité commune d'en discuter avec les Canadiens, d'en discuter avec nos électeurs et de nous assurer que nous sommes tous prêts à lutter contre cette ingérence.
J'aimerais ajouter une dernière chose. J'ai eu le privilège d'être avec le premier ministre à la rencontre bilatérale aujourd'hui avec Emmanuel Macron. Je pense que les élections en France ont été un exemple d'un public très éclairé ainsi que de médias très éclairés et responsables qui se sont opposés à l'ingérence étrangère. J'aimerais féliciter les Français. Nous pouvons apprendre beaucoup d'eux.
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Lib. (ON)
Je vous remercie de me poser une autre question en français.
J'ai déjà parlé du féminisme et de l'importance d'avoir une politique internationale féministe.
La politique de notre gouvernement en la matière est axée sur quelques éléments. L'un d'eux est la Politique d'aide internationale féministe du Canada, dont ma collègue Mme Bibeau fait la promotion. Cette stratégie très importante a déjà permis de changer la vie des femmes et des filles dans le monde. Sur la scène internationale, on manifeste beaucoup d'intérêt envers cette stratégie. Plusieurs pays suivent avec beaucoup d'attention ce que le Canada fait dans ce domaine et ils sont très intéressés.
Nous avons aussi des initiatives touchant la question des femmes, de la paix et de la sécurité, comme l'Initiative Elsie sur les femmes dans les opérations de paix. Le Canada travaille activement à faire en sorte qu'il y ait plus de femmes dans les opérations de paix des Nations unies. Le Canada travaille avec plusieurs partenaires internationaux à ce changement structurel et je vois le début d'un changement ici.
Le Sommet du G7 sera une autre occasion, pour le Canada, de soulever les questions des femmes et de l'égalité des genres. La réunion du Conseil consultatif sur l'égalité des sexes sera une occasion très importante à cet égard.
Comme je l'ai annoncé pendant la réunion des ministres des Affaires étrangères et de la Sécurité du G7, Cecilia Malmström et moi avons décidé de convoquer une réunion en septembre avec toutes les femmes ministres des Affaires étrangères dans le monde. Cette réunion suscite beaucoup d'intérêt. En fait, pendant la réunion des ministres des Affaires étrangères et de la Sécurité du G7, nous avons soupé avec un petit groupe de ministres des Affaires étrangères qui sont des femmes. J'ai invité les autres ministres des Affaires étrangères du G7, dont Federica Mogherini, qui est évidemment une femme et qui était avec nous.
M. Taro Kono, le ministre des Affaires étrangères du Japon, a décidé de se joindre à nous. Il a trouvé cette réunion si intéressante qu'il m'a demandé, mardi, s'il pouvait assister à la réunion des femmes ministres des Affaires étrangères. Je lui ai répondu oui, bien sûr, et que j'allais inviter toutes les femmes ministres des Affaires étrangères du monde, en plus des ministres du G7, qu'ils soient des femmes ou non. C'est un élément très important de notre politique étrangère.
Je vais donner un autre exemple. M. Morrison était avec moi, à Washington, à la réunion de l'Organisation des États américains, ou OEA, à laquelle participait la nouvelle ministre des Affaires étrangères du Costa Rica. Elle est la première femme ministre des Affaires étrangères de ce pays. Elle nous a expliqué que le gouvernement du Costa Rica avait décidé d'avoir un cabinet fondé sur l'égalité entre les genres. Pendant cette réunion, elle m'a dit avoir été inspirée par la décision prise par notre premier ministre en 2015 pour agir de la sorte.
Nous devons donc comprendre que l'exemple donné par le Canada peut avoir un effet sur le monde entier.
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Lib. (ON)
Ne nous faites pas rater le vote, Bob. Nous aurons tous des problèmes avec nos whips.
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Lib. (ON)
J'aimerais remercier notre président et les membres du Comité de m'avoir invitée à venir ici aujourd'hui. J'ai préparé quelques notes, deux ou trois choses qui me sont venues à l'esprit.
Avant de commencer, j'aimerais présenter deux extraordinaires fonctionnaires canadiens qui m'accompagnent. Je crois que tous les Canadiens savent aujourd'hui qui est Steve Verheul. J'allais dire qu'il est le négociateur en chef de l'AECG, puisque c'est vrai, mais il est aujourd'hui, principalement, le négociateur en chef de l'ALENA. Merci d'être venu avec nous, Steve.
David Morrison est aussi venu avec moi. Il vient d'être nommé sous-ministre délégué des Affaires étrangères. David s'est occupé de manière phénoménale d'un certain nombre de dossiers, mais il est surtout un expert de l'Amérique latine, et il a orienté les efforts que nous déployons au Venezuela.
Muchas gracias, David.
Je souligne, à l'intention des Albertains ici présents, qu'il vient de Lethbridge.
Monsieur le président, honorables députés, je vous remercie de m'avoir invitée à prendre la parole devant le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international afin de parler de la façon dont notre gouvernement donne suite à ses priorités en matière de politique étrangère. En juin dernier, à la Chambre des communes, j'ai présenté les priorités du Canada en matière de politique étrangère. L'essence même de ces priorités, c'est qu'elles sont fondées sur l'importance du maintien d'un ordre international stable et fondé sur les règles.
Notre gouvernement tire parti de la présence mondiale du Canada, tradition de longue date, afin de parler d'une voix forte pour défendre l'intolérance et le nativisme, tout en répondant aux préoccupations légitimes des personnes qui se sentent dépassées par la mondialisation. Cela signifie qu'il faut faire preuve d'un leadership constructif dans l'ordre international établi et avec nos partenaires pour promouvoir la paix, la sécurité et la prospérité aux quatre coins du monde.
Monsieur le président, c'est exactement ce que fait notre gouvernement.
Au sein des Nations unies, du G7, du G20, de l'OEA, de l'Organisation mondiale du commerce, du Commonwealth, de la francophonie et de l'OTAN, pour n'en nommer que quelques-uns, le Canada participe de façon créative pour composer avec dans la complexité du monde d'aujourd'hui.
Et c'est ce que nous faisons, monsieur le président, non seulement en paroles, mais aussi en actes. Nous avons prouvé que le Canada pouvait réunir et diriger ses partenaires afin de trouver des solutions aux problèmes mondiaux les plus pressants.
En octobre, à Toronto, j'ai présidé la troisième réunion du Groupe de Lima sur le Venezuela. Les ministres des Affaires étrangères de plus d'une dizaine de pays se réunissaient pour discuter des mesures à prendre afin d'assurer le rétablissement pacifique de la démocratie et de soulager les terribles souffrances du peuple vénézuélien. J'ai réitéré ce message il y a deux semaines, au Chili, à la quatrième réunion du Groupe de Lima en soulignant également l'importance des sanctions prises par le Canada contre le Venezuela dans nos efforts pour atteindre ces buts.
Il a encore été largement question du Venezuela à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Amérique du Nord, vendredi dernier, à Mexico. Il se peut qu'il se tienne une autre réunion du Groupe de Lima à Lima la semaine prochaine. La décision n'a pas encore été prise. Il y a quelques heures seulement, je parlais de cette possibilité avec le ministre des Affaires étrangères du Pérou.
Le Canada a également coprésidé récemment, avec les États-Unis, la Réunion des ministres des Affaires étrangères sur la sécurité et la stabilité dans la péninsule coréenne, qui avait lieu à Vancouver. La communauté internationale a donc eu une occasion précieuse de manifester sa solidarité et son opposition aux actes dangereux et illégaux commis par la Corée du Nord et de collaborer au renforcement des efforts diplomatiques visant à faire de la péninsule coréenne un endroit sûr, prospère et dénucléarisé.
De la même façon, dans le dossier du Myanmar, je suis fière du leadership que le Canada exerce et du fait que tous les partis ont donné leur appui. Il arrive trop souvent, en diplomatie, que l'on dise que les mots n'ont pas d'importance, mais pourtant ils en ont une. Il est important de souligner que le Canada a été l'un des premiers pays à dénoncer les crimes contre l'humanité et le nettoyage ethnique dont sont victimes les Rohingyas.
Depuis le début de 2017, le Canada a versé 37,5 millions de dollars pour aider à répondre aux besoins des personnes touchées au Myanmar et au Bangladesh. Cette somme comprend un montant de 12,5 millions de dollars que le gouvernement a versés pour égaler les dons de Canadiens généreux et préoccupés. Je tiens à remercier et féliciter sincèrement tous les Canadiens qui ont fait ce geste. C'est pour cette raison que nous avons nommé Bob Rae, un ami et un Canadien exemplaire, à titre d'envoyé spécial. Il est particulièrement important que le Canada, en tant que pays à majorité non musulmane, prenne la défense de cette minorité musulmane persécutée.
Parlons de l'Ukraine; j'ai eu le grand plaisir de me rendre à Kiev, en décembre, et de rencontrer le président Poroshenko, le premier ministre Groysman et le ministre des Affaires étrangères Klimkin.
J'ai fait part de notre soutien indéfectible à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de l'Ukraine et mentionné que nous avons récemment ajouté l'Ukraine sur la liste des pays désignés pour les armes automatiques, ce dont les Ukrainiens m'ont remerciée.
En juin dernier, j'ai également affirmé que nous allions prendre des mesures énergiques pour faire en sorte que tous les êtres humains soient traités avec dignité et respect, conformément à notre engagement inébranlable à l'égard du pluralisme, des droits de la personne et de la primauté du droit. Depuis cette date, nous avons adopté la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus — je remercie toutes les personnes ici présentes d'avoir appuyé cette mesure — pour permettre au Canada d'agir contre les personnes qui commettent de graves violations des droits de la personne et celles qui participent à des actes importants de corruption, n'importe où dans le monde.
Je tiens à remercier tous les membres du Comité de leur important travail relativement à cette loi. En vérité, elle n'aurait pas pu voir le jour sans votre leadership et votre très importante contribution.
Nous continuerons à dénoncer fermement toute forme d'injustice et d'intolérance aux quatre coins du monde, comme nous l'avons fait notamment au Yémen, en Tchétchénie et en Iran au cours des derniers mois.
Vous m'avez également entendue parler des femmes et des filles. Comme je l'ai affirmé en juin, il est important qu'un premier ministre et un gouvernement s'autoproclament fièrement comme étant féministes. Cela a d'ailleurs marqué un jalon historique.
Les droits des femmes sont des droits de la personne et ils sont au coeur de notre politique étrangère. C'est pourquoi nous sommes déterminés à faire la promotion d'une politique étrangère féministe et ambitieuse. Cet engagement est au coeur de la Politique d'aide internationale féministe du Canada, qui a été lancée en juin par ma collègue Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, et au coeur du nouveau Plan national d'action du Canada consacré aux femmes, à la paix et à la sécurité, dont j'ai fait l'annonce en novembre dernier.
Je sais que la contribution de plusieurs membres du Comité ici présents a été précieuse pour élaborer ces politiques. Je voudrais donc les remercier une fois de plus.
À l'occasion de la conférence des ministres de la Défense sur le maintien de la paix des Nations unies tenue en novembre à Vancouver, le Canada a lancé l'Initiative Elsie sur la participation des femmes aux opérations de paix, qui vise non seulement à faire en sorte que les femmes puissent pleinement participer aux opérations de maintien de la paix dans le monde entier, mais également à garantir que les bonnes conditions sont en place pour leur participation à long terme. L'Initiative Elsie est conçue pour améliorer l'efficacité globale des opérations des Nations unies. Nous accueillerons des experts d'un certain nombre de pays ce mois-ci pour établir les prochaines étapes.
Nous avons une solide réputation de pays ayant des valeurs démocratiques claires qui lui sont chères et qui défendent les droits de la personne. Le Canada doit continuer d'agir comme un chef de file à l'échelle mondiale et de travailler à protéger ces valeurs et ces droits.
À ce sujet, j’aimerais aborder directement une question qui a fait couler beaucoup d’encre au Canada: les exportations d’armes. L’été dernier, nous avons eu connaissance de reportages dans les médias concernant l’utilisation potentiellement détournée de véhicules fabriqués au Canada dans le cadre d’opérations de sécurité dans la province orientale de l’Arabie saoudite. J’ai alors demandé à des représentants d’Affaires mondiales Canada de mener une enquête rigoureuse au sujet de ces reportages. Je peux confirmer aujourd’hui qu’ils n’ont trouvé aucun élément de preuve concluant indiquant que des véhicules fabriqués au Canada ont servi dans le cadre de graves violations des droits de la personne. Il s’agit là de l’opinion indépendante et objective de notre fonction publique ainsi que des conseils qui m’ont été donnés en ma qualité de ministre.
Cette expérience m’a cependant incitée à prendre le temps de réexaminer le système canadien de délivrance de licence d’exportation. J’en suis venue à la conclusion que le Canada peut faire mieux. Le Canada n’est pas le seul pays du monde à se questionner sur le fonctionnement et la surveillance des exportations d’armes et sur les aspects à prendre en considération au moment de prendre des décisions en cette matière. J’ai parlé à mes homologues en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas, notamment. Ces pays ont tous récemment, d’une façon ou d’une autre, remis en question la façon dont les armes sont exportées.
Je suis fière de l’important engagement que notre gouvernement a pris en déposant le projet de loi C-47, lequel vise à modifier la Loi sur les licences d’exportation et d’importation de manière à permettre au Canada d’adhérer au Traité sur le commerce des armes. C’est le premier traité à s’attaquer au commerce illégal d’armes conventionnelles, et il établit des normes essentielles pour la communauté internationale.
Le Canada aurait dû il y a longtemps, comme l’ont fait bon nombre de ses partenaires de l’OTAN et du G7, adhérer au Traité sur le commerce des armes. Nous savons que la société civile, les ONG et les Canadiens et Canadiennes soutiennent le Traité sur le commerce des armes. Nous savons également qu’il existe un désir réel de faire mieux. Nous devons être ambitieux et renforcer le projet de loi C-47. Nous avions au départ l’intention d’inclure dans les dispositions réglementaires les critères en vertu desquels les exportateurs sont évalués, notamment les droits de la personne, mais certains membres du Comité et de la société civile nous ont fait savoir qu’ils souhaiteraient que les critères associés au Traité sur le commerce des armes soient directement intégrés dans les dispositions législatives. Ces critères comprennent notamment la prise en compte d’éléments comme la paix et la sécurité, les droits de la personne ainsi que la violence sexiste. Je peux affirmer aujourd’hui que nous accueillons favorablement cette idée.
Allant encore plus loin, notre gouvernement annonce aujourd’hui qu’il appuie l’inclusion dans la loi canadienne d’une disposition relative au risque substantiel. Une telle disposition ferait en sorte que notre gouvernement, et les gouvernements subséquents, n’autoriserait pas l’exportation d’une marchandise contrôlée s’il existait un risque substantiel qu’elle puisse servir pour attenter aux droits de la personne. En vertu d’une disposition relative au risque substantiel, Affaires mondiales Canada serait tenue, avant l’exportation d’une marchandise contrôlée, de s’assurer que nous sommes convaincus que cette marchandise contrôlée, une fois exportée, ne servira pas pour attenter aux droits de la personne.
Il s'agit là d'une décision importante puisqu'elle aura une incidence sur la façon dont le Canada réglemente la vente des armes, mais c'est la bonne chose à faire. Les Canadiens et Canadiennes attachent une très grande importance aux droits de la personne pour tous, et ils s'attendent, à juste titre, à ce que les marchandises exportées ne soient pas utilisées pour porter atteinte aux droits de la personne.
Je veux que les choses soient bien claires. Je veux que, dorénavant, nous nous soumettions à une norme plus élevée au sujet de l'exportation de marchandises contrôlées au Canada.
Il s’agit là d’une décision importante puisqu’elle aura une incidence sur la façon dont le Canada réglemente la vente d’armes. C’est la bonne chose à faire. Les Canadiens et les Canadiennes attachent une très grande importance aux droits de la personne pour tous, et ils s’attendent à juste titre à ce que les marchandises exportées ne soient pas utilisées pour porter atteinte aux droits de la personne.
Que ce soit bien clair: je veux que, dorénavant, nous respections des normes plus élevées s’appliquant à l’exportation par le Canada de marchandises contrôlées.
J’aimerais également clarifier une chose: par principe, le Canada honorera les contrats existants dans la mesure du possible. Nous pouvons tous comprendre et apprécier à quel point il est important que le Canada inspire confiance. Nous comprenons également qu’il est important d’assurer la stabilité et la certitude. Le Canada est un partenaire de confiance partout dans le monde, et les gens doivent continuer d’avoir la certitude que nous n’avons qu’une parole et que nous tenons nos engagements. Ils doivent savoir qu’une entente conclue avec le Canada perdure au-delà des élections. Et c’est important non seulement pour nos partenaires internationaux, mais également pour les entreprises canadiennes et les travailleurs canadiens qui doivent savoir qu’ils pourront poursuivre les projets dans lesquels ils investissent du temps et des ressources.
Ces deux modifications fourniront également des précisions aux intervenants du secteur en énonçant les attentes du gouvernement, et des Canadiens et Canadiennes, à l’égard de notre processus de surveillance des exportations. Nous collaborerons avec l’industrie canadienne afin de continuer à lui offrir l’orientation appropriée.
Monsieur le président, permettez-moi de vous parler maintenant du commerce.
En ce qui concerne l’ALENA, nous ne ménageons aucun effort à la table de négociation pour ce qui concerne les enjeux commerciaux de base. Nous avons pour objectif d’accroître la compétitivité et la croissance en Amérique du Nord et de rassurer les investisseurs.
Lors de la plus récente ronde de négociations, à Montréal, nous avons mis de l’avant certaines idées créatives en vue d’établir un dialogue constructif sur certaines questions importantes, notamment en ce qui concerne les règles d’origine, le règlement des différends en matière d’investissement et la modernisation continue de l’accord. D’importants défis subsistent, plus particulièrement en ce qui a trait aux propositions non conventionnelles des États-Unis. Comme l’a dit le premier ministre hier à Chicago, notre objectif est de conclure un bon accord, pas n’importe lequel.
À la table de négociation, le Canada adopte toujours une approche fondée sur les faits. Nous sommes toujours polis et nous sommes habiles pour trouver des solutions créatives et des compromis satisfaisants pour toutes les parties. Mais nous sommes également déterminés: le Canada n’acceptera un accord que s’il est dans son intérêt national et qu'il respecte les valeurs canadiennes.
Enfin, monsieur le président, permettez-moi de vous parler brièvement de l’une des priorités phares du Canada pour la prochaine année: notre présidence dans le cadre du G7. Cette présidence nous donne l’occasion de parler d’une voix forte sur la scène internationale.
Au cours de sa présidence du G7 en 2018, le Canada mobilisera ses homologues au sujet d'enjeux mondiaux qui exigent une attention pressante, notamment, investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde, se préparer aux emplois de l'avenir, travailler ensemble à l'égard des changements climatiques, des océans et de l'énergie propre, et construire un monde plus pacifique et plus sûr. Surtout, nous ferons la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes, et nous veillerons à ce qu'une analyse comparative des sexes soit réalisée en lien avec chacun des aspects de notre présidence.
Monsieur le président, je conclurai en affirmant que, au sein du G7 et de la communauté internationale dans son ensemble, le Canada continue de se porter à la défense d'un ordre international fondé sur les règles et de chercher des moyens de le renforcer. Nous le faisons chaque fois que nous en avons l'occasion, et ce, en tenant explicitement compte du lien qui existe entre la paix, la prospérité commune, le commerce ouvert et les droits de la personne.
Je vous remercie.
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Lib. (ON)
Merci beaucoup de poser la question, Garnett, si vous me le permettez, et vous pouvez m'appeler Chrystia, si vous le voulez. Nous n'avons pas à être aussi formels ici qu'à la Chambre.
Laissez-moi d'abord clarifier la question de la date de ma comparution. Je suis désolée de n'avoir pas été la première à en parler. J'aimerais tous vous remercier d'avoir accepté de me rencontrer aujourd'hui plutôt que jeudi dernier. Je sais que la comparution avait été fixée à jeudi dernier. Comme les gens le savent, nous avons décidé à la dernière minute de tenir une réunion avec les ministres des Affaires étrangères de l'Amérique du Nord, à Mexico, le vendredi.
Cela faisait longtemps que nous cherchions à organiser cette réunion. Il m'a semblé, étant donné l'évolution de la situation dans le monde et en Amérique du Nord, qu'il était très important que les trois ministres des Affaires étrangères de l'Amérique du Nord se réunissent, et il est devenu très rapidement évident que Rex et Luis, le secrétaire d'État des États-Unis et le secrétaire d'État du Mexique, étaient libres à la fin de la semaine dernière. Il m'a semblé qu'il convenait donc de tenir cette réunion. Je m'excuse à vous tous de vous avoir obligés à changer votre horaire. Je suis désolée que certaines personnes ne puissent pas être présentes, mais je devais vraiment pouvoir me rendre à Mexico pour cette réunion.
En ce qui concerne les négociations de l'ALENA, je tiens à vous remercier, Garnett, et à remercier les partis de l'opposition de même que l'ensemble des Canadiens, car vous nous avez permis d'entamer ces négociations dans un esprit d'équipe. Comme vous le savez tous, mon comité de l'ALENA comprend, outre des membres du NPD et du Parti conservateur, des représentants du milieu des affaires et des syndicats ainsi que des représentants des groupes autochtones. Je crois que l'approche « Équipe Canada » nous est extrêmement utile. Je tiens vraiment à remercier tout le monde, et en particulier les membres de l'opposition, d'avoir adopté cette approche.
En ce qui concerne les éléments progressistes que nous avons mis de l'avant, nos principales propositions progressistes concernent à mon avis les chapitres consacrés à la main-d'oeuvre, à l'environnement, à l'égalité entre les sexes et aux Autochtones. Chaque chapitre est différent des autres et traite d'un besoin particulier touchant une section différente de l'entente.
Le chapitre sur les Autochtones est à coup sûr une première, puisque le Canada n'a jamais inclus de tel chapitre dans un accord commercial...
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Lib. (ON)
Vous m'avez posé une question sur les éléments progressistes, et j'aurais aimé y répondre.
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Lib. (ON)
Garnett, je suis en train de répondre. Sincèrement.
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Lib. (ON)
C'est donc assurément la première fois que le Canada propose un chapitre sur les Autochtones. Nous pensions que c'était la première fois qu'un tel chapitre était intégré dans un accord commercial, mais j'en ai parlé avec la Nouvelle-Zélande, qui était d'avis qu'il y en avait déjà un dans l'entente entre la Nouvelle-Zélande et Taiwan, en raison de certaines relations ethniques des peuples autochtones de ces deux États. C'est un terrain à défricher, pour le Canada, et je suis très fière que nous ayons fait cette proposition.
En ce qui concerne les chapitres sur la main-d'oeuvre et sur l'environnement, nous sommes convaincus — et les organisations de travailleurs sont d'accord avec nous — que la proposition en matière de main-d'oeuvre que nous avons soumise est la proposition la plus solide et la plus progressiste que le Canada ait déjà présentée dans le cadre d'une négociation commerciale. Il s'agit d'un ensemble de propositions qui ont du mordant, qui permettraient d'accomplir les choses importantes qu'il faut accomplir.
J'ai dit dans ma déclaration d'ouverture que nous soutenions la mondialisation. En même temps, nous savons que cette mondialisation a laissé pour compte certaines personnes. Il n'est pas juste que les travailleurs canadiens soient exposés à un processus de nivellement par le bas, qu'ils doivent faire face à des pays où les normes de travail et les normes environnementales sont moins strictes. Nos chapitres sur la main-d'oeuvre et l'environnement sont conçus et formulés dans le but très précis de protéger nos travailleurs contre cette éventualité.
En ce qui concerne le chapitre sur l'égalité des sexes, je suis contente que vous ayez mentionné la question en parlant de notre accord commercial avec le Chili. C'est tout à fait révolutionnaire. Ce chapitre s'inspire beaucoup de ce travail. Du moins, nos propositions s'en inspirent. Aucun de ces chapitres n'est définitif, et c'est pourquoi il est important de discuter ici des propositions canadiennes.
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Lib. (ON)
Garnett, dans la réalité, la Chine est aujourd'hui la deuxième économie du monde en importance. C'est un pays avec lequel nous entretenons déjà de très importantes relations commerciales, tout comme de nombreux autres pays le font. L'existence et l'importance de la Chine sont un fait et il est certain que, puisque, en tant que personne, je me préoccupe beaucoup d'enjeux comme le commerce du canola, je suis tout à fait consciente de l'importance des relations du Canada avec la Chine.
Tous les gouvernements du Canada ont le devoir d'entretenir des relations solides et significatives avec la deuxième économie du monde en importance. Et notre pays déploie d'importants efforts pour s'acquitter de ce devoir.
Cela dit, il faut aussi savoir — et c'est un sujet que nous avons exposé en toutes lettres aux représentants de la Chine, pendant nos réunions — que, à de nombreux égards et chapitres, les valeurs du Canada et le système politique du Canada sont très différents du système politique de la Chine. C'est aussi une réalité, et c'est quelque chose que nous devons tous dire clairement.
Voir le profil de Chrystia Freeland
Lib. (ON)
J'ai été très claire sur la question du système politique canadien et des valeurs politiques du Canada par rapport aux valeurs d'autres pays. Permettez-moi de dire très clairement quelque chose à tous les Canadiens: je crois sincèrement, particulièrement à ce moment de l'histoire du monde, que, s'il y a un dossier que le Canada s'est engagé à régler et qui, selon les Canadiens, vaut vraiment la peine d'être défendu, c'est celui des minorités religieuses et ethniques persécutées dans le monde. C'est un dossier à l'égard duquel je suis personnellement très engagée, et je crois que nous pouvons compter sur l'appui de tous les partis, en cette matière.
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Lib. (ON)
Comme je l'ai dit dans ma déclaration d'ouverture, la question de la persécution des Rohingyas préoccupe tout particulièrement notre gouvernement et les Canadiens. Je suis vraiment fière de pouvoir dire que tous les partis soutiennent les efforts déployés dans ce dossier par le gouvernement du Canada.
Comme je l'ai dit dans ma déclaration préliminaire, dans le monde d'aujourd'hui, nous attachons une signification et une importance particulières, en tant que citoyens d'un pays à majorité non musulmane, à l'oppression dont est victime cette minorité musulmane, qui forme l'un des groupes les plus persécutés du monde entier. J'ai dit dans ma déclaration préliminaire que les mots comptent, et je crois qu'il est important que nous disions clairement que les Rohingyas sont bel et bien victimes d'un nettoyage ethnique. Il s'agit là de crimes contre l'humanité.
Il est également important que les auteurs de ces atrocités comprennent qu'ils seront personnellement tenus responsables de leurs gestes. C'est ce que réclame la communauté internationale, et le Canada appuie sans réserve cette réclamation.
Vous avez mentionné l'envoyé spécial du premier ministre, Bob Rae. Il a été chargé d'examiner cette question — il s'est rendu au Myanmar, dans l'État de Rakhine —, et cette nomination est un geste très important et illustre le fait que nous nous sommes engagés à prendre la défense des Rohingyas.
J'aimerais dire pour conclure que je me suis sentie vraiment fière de l'engagement de notre Parlement, en général, et de tous les partis qui y sont présents à l'égard des peuples persécutés, mais davantage encore de l'engagement des Canadiens. Nous savions tous que les Canadiens désiraient sincèrement que le gouvernement du Canada donne autant qu'eux pour soutenir les Rohingyas, et les Canadiens ont répondu avec largesse. Nous sommes un grand pays, et je crois que nous ne sommes jamais plus grands que lorsque nous prenons la défense des peuples les plus persécutés du monde.
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Lib. (ON)
Nous pouvons tous être fiers du traité d'Ottawa. L'an dernier, nous avons célébré ensemble son 20e anniversaire. Il s'agissait d'une grande réalisation internationale canadienne qui a changé les choses de façon importante dans le monde. Compte tenu de la dévastation causée par les mines terrestres, tout ce que nous pouvons faire pour réduire le nombre de celles qui sont en cours d'utilisation signifie que moins de gens sont mutilés et que moins de personnes meurent dans le monde.
Voilà pourquoi, le 4 décembre, nous avons été vraiment fiers d'annoncer l'affectation d'une somme additionnelle de 12 millions de dollars à la poursuite de notre but consistant à débarrasser le monde des mines terrestres antipersonnel. Les hommes et les garçons sont disproportionnellement représentés au sein du groupe des victimes directes des mines terrestres, mais ce sont habituellement les femmes et les filles qui prennent soin d'eux, alors nous appliquons notre analyse sexospécifique lorsque nous nous penchons sur les conséquences des mines terrestres.
Pour ce qui est d'où le financement ira, nous nous concentrons sur la Syrie; l'Ukraine, parce que, comme le savent les membres du Comité, parmi les nombreux maux qui affligent ce pays, la région du Donbass est jonchée de mines terrestres; la Colombie; le Cambodge; et la République démocratique populaire lao. Dans le cadre de ce projet, nous travaillons avec des partenaires étrangers de confiance.
Je vois Anita acquiescer, car elle a beaucoup travaillé partout dans le monde.
Le problème des mines terrestres en est vraiment un où la communauté internationale reconnaît le leadership canadien, et nous devrions tous être fiers de mettre à profit cet héritage de 20 ans. Je le suis certainement.
Voir le profil de Chrystia Freeland
Lib. (ON)
Madame Laverdière, j'aimerais commencer par vous remercier personnellement de votre travail sur le dossier des exportations. Comme je l'ai déjà dit, nous allons vous écouter, et nous sommes prêts à utiliser les amendements dont vous avez parlé. Merci de votre contribution.
En ce qui concerne les Philippines, les permis d'exportation relèvent de ma responsabilité. Comme je l'ai dit hier et aujourd'hui, nous n'avons reçu aucune demande de permis, et les droits de la personne sont très importants pour nous. Dans le cas d'une demande de permis d'exportation, nous sommes tout à fait prêts à faire une analyse rigoureuse. Je signerai un permis seulement après une analyse rigoureuse.
Vous avez aussi parlé d'une enquête de la Cour pénale internationale sur les Philippines. J'accueille chaleureusement cette enquête; c'est une étape importante.
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