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Lib. (ON)
Comme je l'ai déjà dit, je ne peux parler que de mes responsabilités.
En tant que ministre des Affaires étrangères, ma responsabilité est de signer — ou pas — les permis d'exportation. Nous n'avons pas reçu de demande de permis. Je veux être très claire et il est important que le monde comprenne que, si nous recevons une demande d'exportation aux Philippines, nous tiendrons compte des droits de la personne, qui constituent un enjeu très important pour le Canada. Le premier ministre et moi-même avons parlé de nos inquiétudes à ce sujet aux Philippines.
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Lib. (ON)
J'ai employé des termes très précis, et je l'ai fait intentionnellement. Quand les reportages des médias ont été diffusés, ce que j'ai dit, c'était que j'avais donné pour directive au ministère et à notre fonction publique objective et indépendante — dont vous avez déjà été un membre distingué, Hélène — d'effectuer une analyse approfondie. Selon le rapport que j'ai reçu de notre fonction publique, il n'y avait aucune preuve concluante de l'utilisation d'armes canadiennes pour commettre des violations des droits de la personne. Voilà le conseil que j'ai reçu, en tant que ministre.
Nous croyons en une approche fondée sur les faits, et nous croyons qu'il faut compter sur les conseils de notre fonction publique.
Cela dit, comme je l'ai affirmé dans ma déclaration, la question a suscité des préoccupations pour moi. Comme je l'ai annoncé aujourd'hui, c'est pourquoi je pense que le temps est maintenant venu pour le Canada de passer à un système plus rigoureux de contrôle des exportations d'armes pour l'avenir.
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Lib. (ON)
Je vais devoir le demander aux représentants du ministère.
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Lib. (ON)
Je suis d'accord avec vous sur un bon nombre d'enjeux, mais je ne suis pas entièrement de votre avis en ce qui concerne ce que vous venez de soulever. Je pense que les ajouts et les changements que j'ai annoncés aujourd'hui constituent une très grande amélioration. Le fait que notre gouvernement ait pris la décision de se joindre à ce traité est, à mon avis, très important pour le Canada et représente une amélioration majeure quant à notre réglementation sur les exportations.
En ce qui concerne nos liens avec les États-Unis en matière de défense, comme vous le savez très bien, ce pays est un important allié stratégique du Canada. Cette relation est importante pour nous et elle l'est également pour nos homologues américains. Nous sommes alliés, nous partageons une frontière et nous faisons tous deux partie de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, ou OTAN.
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Lib. (ON)
Merci beaucoup, Jati, de cette question.
Comme vous le savez, je représente actuellement une circonscription très urbaine, mais je suis née et j'ai grandi dans une région très rurale, alors je comprends cette question, et je pense qu'elle est très importante. Je suis ravie d'avoir l'occasion de fournir des précisions à ce sujet.
Le projet de loi C-47 apportera des modifications au processus d'importation et d'exportation de marchandises contrôlées à destination et en provenance du Canada. Il n'a pas d'incidence sur la réglementation intérieure du contrôle des armes à feu, ni sur le commerce intérieur d'armes. La Loi sur les armes à feu est régie par Sécurité publique et est gérée de façon tout à fait admirable et efficace par notre ami le ministre Goodale. Elle ne relève pas de la compétence d'Affaires mondiales Canada. Nous avons déjà assez de pain sur la planche sans cela.
Le projet de loi C-47 ne crée aucune forme de nouveau registre des armes à feu. Laissez-moi l'affirmer très clairement. Les obligations relatives à la tenue de documents prévues dans la Loi sur les licences d'exportation et d'importation existent depuis 1947, et le projet de loi ne change pas le système que les Canadiens connaissent déjà.
Laissez-moi citer le préambule du Traité sur le commerce des armes, qui reconnaît que, et je cite:
le commerce, la possession et l’usage de certaines armes classiques, notamment aux fins d’activités de loisirs, d’ordre culturel, historique ou sportif, sont licites ou légaux, dès lors que ce commerce, cette possession et cet usage sont autorisés ou protégés par la loi
Je sais que cet enjeu a soulevé des préoccupations, et je suis très heureuse d'avoir la possibilité de les dissiper complètement, alors je vous remercie de la question.
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Lib. (ON)
Je suis heureuse de m'être exprimée officiellement à ce sujet.
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Lib. (ON)
Nous avons été très heureux, il y a seulement quelques semaines, de tenir conjointement avec les États-Unis le sommet sur la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne. Il s'agit de l'un des problèmes les plus urgents dans le monde aujourd'hui. Les essais de missiles nucléaires et balistiques de la Corée du Nord constituent une violation du droit international et posent une dangereuse menace pour la sécurité du monde entier. Notre réunion au sommet tenue à Vancouver a été une occasion de faire preuve de solidarité internationale et d'une détermination commune de régler ce problème important. Cet événement a été pour nous, les ministres des Affaires étrangères rassemblés, une occasion importante d'affirmer ensemble qu'une solution diplomatique est à la fois possible et essentielle dans cette crise.
Nous avons été très heureux de tenir la rencontre à Vancouver pour un certain nombre de raisons, le fait que le Canada accueille fièrement l'une des plus grandes communautés de la diaspora coréenne au monde n'étant pas la moindre. En tant que députée de University—Rosedale, j'ai le quartier coréen de Toronto dans ma circonscription. Nous avons une responsabilité et un intérêt particuliers. Comme le savent nos collègues de la Colombie-Britannique, nous sommes un pays pacifique, alors nous sommes particulièrement mobilisés à l'égard de cet enjeu.
De plus, cette rencontre avait une valeur et un but importants supplémentaires, car elle nous permettait d'afficher notre soutien à l'égard de notre partenaire, la Corée du Sud. Le ministre Kang — le ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud — est excellent et extrêmement efficace. Même si nous, au Canada, sommes certainement préoccupés par ce qui se passe en Corée du Nord, nous le sommes en raison de la menace pour le monde. De tous les pays du monde, la Corée du Sud est celui qui est le plus directement exposé. Il est très important pour nous de nous montrer solidaires et d'appuyer ce pays. Il s'agissait d'une très bonne occasion de le faire.
Nous avons été très heureux de tenir la rencontre. Je remercie nos collègues d'Affaires mondiales. Ils ont fait de l'excellent travail pour ce qui est de l'organiser malgré ce qui est considéré — selon les standards de ces types de sommets — comme un très court préavis. Ce sera un enjeu à l'égard duquel le Canada continuera d'être instamment mobilisé.
Enfin, il s'est avéré que le moment de la rencontre tombait très bien, car elle a eu lieu juste après que la Corée du Nord et la Corée du Sud ont été en mesure d'amorcer le dialogue au sujet d'une collaboration à l'égard des Jeux olympiques. Tous les participants à la rencontre ont pu reconnaître la valeur de ce dialogue, lequel représente un pas très petit, certes, mais dans la bonne direction.
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Lib. (ON)
Et « Allez, Canada, allez » pour nos athlètes aux Jeux olympiques.
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Lib. (ON)
Je vous remercie de la question, madame Vandenbeld.
Je vais commencer par réagir à votre préambule.
Le travail que nous faisons ensemble relativement au projet de loi C-47 est un exemple réel — et, monsieur le président, laissez-moi m'adresser à vous également — de la façon dont un comité parlementaire peut réaliser un travail important pour améliorer les lois. Comme je l'ai dit, ce n'est pas la première fois que le Comité a une incidence réelle sur le travail du gouvernement. Le rapport Magnitsky est un autre exemple de la façon dont les travaux du Comité ont façonné notre politique gouvernementale. C'est ainsi que la démocratie parlementaire est censée fonctionner, et je voudrais remercier le Comité et les témoins qui comparaissent devant lui d'être aussi efficaces. Ces travaux ont vraiment changé les choses du point de vue de ce que nous faisons en tant que pays.
En ce qui concerne le thème que vous et moi défendons, soit les femmes, le pays et la sécurité, je suis absolument d'accord avec vous. Je veux aussi vous féliciter, madame Vandenbeld, du travail que vous accomplissez pas seulement au Canada, mais aussi au Kosovo, au Vietnam, au Bangladesh et au Congo. Je pense que ces expériences de vie enrichissent votre travail en tant que députée et en tant que membre de ce comité; c'est très évident pour moi. Il est très utile pour le Canada d'avoir une femme ayant vécu de telles expériences.
Pour notre gouvernement, le fait d'inclure les femmes dans tout ce que nous faisons quant aux enjeux relatifs à la paix et à la sécurité est une priorité. Nous avons parlé de cela au sommet du maintien de la paix à Vancouver, et c'était seulement le début. Je suis tout à fait convaincue que notre plan visant à inclure davantage de femmes dans les opérations de maintien de la paix fera une très grande différence pour le Canada, pour le monde et pour les Nations unies.
C'est un travail considérable, qui ne sera pas facile. Il s'agit toutefois d'un travail important et nous avons maintenant un plan. Nous avons l'appui de nombreux pays du monde. Je sais que ce travail est nécessaire, et je suis persuadée que nous pourrons le réaliser.
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Lib. (ON)
Dans ce cas, laissez-moi simplement dire que nous avons besoin de faire précisément ce que vous proposez dans votre question.
Je suis tout à fait d'accord, et je pense que nous avons désormais un consensus national assez vaste relativement au fait — qui est maintenant prouvé par une très riche expérience et par des études empiriques — que, lorsque nous incluons les femmes dans les processus de paix et de sécurité, que nous amenons les femmes à participer au maintien de la paix et de l'ordre, nous obtenons de meilleurs résultats. Il s'agit de la bonne chose à faire parce que c'est juste et que cela correspond à nos valeurs, mais aussi parce que cela entraîne de meilleurs résultats, et c'est pourquoi le Canada est très fier d'être un champion dans ce domaine.
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Lib. (ON)
Je crains John que vous essayiez de me causer des ennuis avec François-Philippe, mon ami et voisin à la Chambre des communes. Nous devons tous essayer de ne pas empiéter sur les plates-bandes des autres.
Permettez-moi de dire au nom du gouvernement que, comme l'a annoncé le premier ministre, nous sommes très heureux d'avoir réussi à conclure un accord de principe concernant le PTPGP. Le Canada est fermement engagé à l'égard de cette entente, et nous sommes très satisfaits, en particulier en raison des modifications que nous avons réussi à faire apporter au cours des derniers mois de négociations.
Je crois que les protections supplémentaires en matière d'exemptions culturelles sont très précieuses pour le Canada. Je suis très satisfaite des modifications apportées en matière de PI, et nous avons obtenu des possibilités commerciales supplémentaires pour le secteur automobile canadien, qui, selon moi, rendent cet accord meilleur. Notre gouvernement est enthousiaste et engagé à l'égard de cette entente. Je vais laisser François-Philippe vous faire part des détails, mais je vous en donne l'assurance.
Nous sommes très attentifs. Pour ce qui est de la filière agroalimentaire, à mon avis, personne ne la connaît mieux que Steve Verheul. Nous sommes très attentifs aux nouvelles occasions d'affaires, en particulier dans le marché japonais. Il s'agit d'excellentes nouvelles, surtout pour les éleveurs canadiens.
Je vais vous laisser terminer votre...
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Lib. (ON)
Nous sommes très attentifs aux occasions favorables pour le secteur agricole canadien, en particulier, selon moi, pour les éleveurs canadiens. Nous sommes aussi conscients de la valeur que représente l'avantage d'être les premiers venus dans un marché.
Je crois que nous avons pu constater cela dans le cadre de l'accord commercial conclu avec la Corée. Le fait que le Canada a pris du retard s'est traduit par le fait que nos éleveurs et nos producteurs de porc étaient désavantagés, et ils se battent toujours pour surmonter cet effet négatif.
Il existe d'excellentes occasions dans ce marché, et j'ai hâte de voir nos producteurs et nos éleveurs canadiens en tirer avantage.
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Lib. (ON)
À juste titre, vous êtes bien renseigné sur l'accès au marché des produits laitiers qui a été octroyé dans le cadre du PTPGP, parce que, bien sûr, cela a été négocié par le gouvernement conservateur précédent. Steve et moi-même, ainsi que les membres de notre équipe de négociations, collaborerons très étroitement avec nos intervenants, tout particulièrement des représentants du secteur des produits soumis à la gestion de l'offre, dans le cadre des négociations sur l'ALENA. Nous sommes très au fait des préoccupations et des besoins très légitimes des acteurs de notre secteur des produits soumis à la gestion de l'offre.
Pour ce qui est des négociations sur l'ALENA, comme je l'ai dit dans mon exposé, nous faisons des progrès quant à l'élaboration de ce que j'appellerais des chapitres sur la modernisation qui traitent de choses comme la réduction des lourdeurs administratives, par exemple l'utilisation de formulaires électroniques à la frontière, ou les petites et moyennes entreprises. Nous avons terminé ce chapitre, celui sur la concurrence et celui sur la lutte contre la corruption, donc nous réalisons des progrès notables dans ces domaines. Comme les gens d'affaires vous le diront, il s'agit de chapitres très importants. De fait, nous avons trouvé dans notre...
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Lib. (ON)
Attendez un instant; je vais y venir, d'accord? Je veux vous expliquer le contexte.
Dans le cadre des consultations que nous avons menées avant les négociations sur l'ALENA, et au début des négociations, nous avons su que 40 % des exportateurs canadiens ne se prévalent pas du traitement tarifaire préférentiel que leur offre l'ALENA. Ce chiffre est très élevé, et ce que cela signifie, c'est que la lourdeur administrative qu'impose le processus de demande de ces tarifs préférentiels est très importante et que la différence entre les tarifs préférentiels qu'offre l'ALENA et ceux imposés par l'OMC est probablement plus petite qu'elle ne l'était au moment de la mise en oeuvre de l'ALENA. En conséquence, nous mettons beaucoup l'accent sur les aspects à moderniser et nous réalisons des progrès importants en ce sens.
Cela dit, il y a encore des différends importants dans d'autres domaines. Le secteur que vous mentionnez en fait partie.
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Lib. (ON)
Merci beaucoup, Mark. J'aimerais vraiment remercier tous les membres du Comité de leur présence. Comme Mark l'a dit, on n'a pas l'habitude de tenir des audiences intenses du Comité au milieu du mois d'août. Selon moi, le fait que vous nous ayez rassemblés ici témoigne du travail acharné et du réel engagement de chaque membre du Comité pour ce qui est d'assurer à ses électeurs et aux Canadiens d'excellents résultats issus de ces discussions. C'est un privilège et un honneur pour moi d'être ici pour vous parler et je veux remercier tout le monde qui est présent. Comme Mark l'a fait remarquer, la salle est assez bondée pour une réunion estivale du Comité, et cela témoigne aussi, je pense, de l'importance que revêtent ces discussions pour les Canadiens.
J'aimerais présenter une déclaration liminaire, puis je serai heureuse de répondre à vos questions.
Je désire reconnaître que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel des Algonquins.
Le commerce concerne les personnes. Il consiste à créer les conditions optimales pour favoriser la croissance, l'emploi ainsi que la prospérité des personnes et des familles des travailleurs. Voilà pourquoi nous modernisons l'ALENA. Voilà pourquoi nous saisissons cette occasion d'améliorer un accord qui est déjà bon. La zone de libre-échange nord-américain est devenue la plus grande zone économique au monde. Le Canada, les États-Unis et le Mexique représentent conjointement le quart du PIB mondial, alors qu'ils abritent 7 % de la population mondiale.
Depuis 1994, le commerce entre les partenaires de l'ALENA a, grosso modo, triplé. Ce marché régional vaut maintenant 19 billions de dollars et englobe 470 millions de consommateurs. Grâce à l'ALENA, l'économie du Canada est 2,5 % plus importante qu'elle ne le serait autrement. C'est comme si, depuis la ratification de l'ALENA, le Canada avait reçu annuellement un chèque de 20 milliards de dollars. En raison de l'ALENA, l'économie nord-américaine est fortement intégrée. La compétitivité de nos sociétés sur le marché mondial est accrue, et des emplois supplémentaires sont créés sur notre continent.
Ces négociations historiques concernant l’ALENA doivent s’amorcer dans deux jours. Nous sommes enthousiastes à l’idée de commencer à travailler, surtout parce que nous savons que l’incertitude n’est jamais une bonne chose pour notre économie.
À chaque occasion, nous avons expliqué à nos amis du Sud — et bon nombre d'entre vous ont joué un rôle dans ces efforts — que le Canada est le plus important marché d'exportation des deux tiers des États américains et leur plus gros client en général, et de loin. De fait, le Canada achète plus des États-Unis que de la Chine, du Royaume-Uni et du Japon réunis. Je pense que nous sommes nombreux à avoir prononcé cette phrase au cours des derniers mois.
Nos partenaires américains ont écouté. À présent, ils comprennent, comme nous le faisons, que notre relation, le plus important partenariat économique à l’échelle mondiale, est équilibrée et mutuellement profitable. Ainsi, en 2016, les échanges de biens et de services entre le Canada et les États-Unis se sont élevés à 635,1 milliards de dollars américains. Ces échanges ont été quasiment parfaitement réciproques. De fait, les États-Unis ont engendré un léger surplus de 8,1 milliards de dollars américains, soit moins de 1,5 % de notre commerce total. Notre relation est donc très équilibrée.
Nous avons aussi collaboré énergiquement avec nos amis du Mexique. J'aimerais souhaiter la bienvenue à l'ambassadeur mexicain, mon ami Dionisio, dont nous avons célébré l'anniversaire autour d'un dîner à Mexico, avec le ministre des Affaires étrangères et le ministre de l'Économie et du Commerce. Bien sûr, la relation a également supposé des conversations régulières entre le premier ministre Trudeau et le président mexicain Enrique Peña Nieto.
Fait plus important encore, nous avons écouté les Canadiens. Le gouvernement avait demandé aux citoyens de faire connaître leurs opinions et leurs préoccupations au sujet de l’ALENA; à ce jour, il a reçu plus de 21 000 mémoires. Parmi ces documents se trouvent des contributions de 16 universitaires et groupes de réflexion, de 158 associations et de 55 entreprises et sociétés.
Les objectifs des Canadiens dont je parlerai maintenant sont fondés sur ces vastes consultations. Ce processus ne fait que commencer. Nos négociations avec nos partenaires de l’ALENA seront guidées par des consultations continues auprès des Canadiens.
Voici donc certains objectifs fondamentaux du Canada.
Premièrement, nous voulons moderniser l’ALENA. L’accord a été conclu il y a 23 ans. Depuis, la révolution technologique a transformé les économies mondiale, nord-américaine et canadienne. L’ALENA doit en tenir compte afin que nous puissions nous assurer de conserver un secteur des technologies de pointe dynamique et concurrentiel à l’échelle mondiale et pour que tous les secteurs de notre économie puissent tirer pleinement parti de la révolution numérique.
Deuxièmement, l'ALENA devrait être plus progressiste. Sur ce point, nous pourrons nous appuyer sur les idées de l'AECG, l'accord commercial le plus progressiste de l'histoire, qui a été amorcé par les conservateurs et fièrement achevé par notre gouvernement.
Plus particulièrement, nous pouvons rendre l'ALENA plus progressiste: d'abord, en insérant de solides mécanismes de protection relatifs au travail au coeur même de l'accord; deuxièmement, en intégrant des mesures de protection de l'environnement pour assurer qu'aucun des pays membres de l'ALENA ne peut réduire la protection de l'environnement en vue d'attirer les investissements, par exemple, et qui appuient pleinement les efforts pour s'attaquer aux changements climatiques; troisièmement, en ajoutant un nouveau chapitre sur les droits en matière d'égalité entre les sexes, conformément à notre engagement en la matière; quatrièmement, en ajoutant un chapitre sur les Autochtones, conformément à notre engagement consistant à améliorer notre relation avec les peuples autochtones; enfin, en réformant le processus de règlement des différends entre investisseurs et États pour nous assurer que les gouvernements possèdent un droit inattaquable d'édicter des règlements dans l'intérêt public.
Une des raisons qui soutiennent l'importance de ces éléments progressistes, en particulier dans les secteurs de l'environnement et du travail, tient au fait qu'ils représentent la façon dont nous garantissons que l'ALENA modernisé sera un accord de libre-échange exemplaire et un accord commercial équitable. De manière générale, les Canadiens soutiennent le libre-échange. Toutefois, leur enthousiasme s'étiole lorsque les accords commerciaux désavantagent injustement nos travailleurs en raison d'une norme élevée que nous exigeons de plein droit. Nous devons plutôt rechercher des accords commerciaux progressistes qui bénéficient à tous et qui aident les travailleurs au pays et à l'étranger à obtenir de meilleurs salaires et de meilleures conditions.
Troisièmement, cette négociation est une occasion précieuse de faciliter la vie des gens d'affaires des deux côtés de la frontière en réduisant les lourdeurs administratives et en harmonisant les règlements. Nous partageons le désir du gouvernement américain de libérer nos entreprises de cette bureaucratie inutile. Ces négociations sont une occasion d'agir, tout à fait bienvenue, en vue d'atteindre cet objectif.
Quatrièmement, le Canada cherchera à obtenir des marchés publics plus libres, une réalisation importante de l'AECG. Les dispositions relatives à un contenu local dans le cadre des contrats gouvernementaux d'importance sont la malbouffe politique, alléchantes en surface mais malsaines à long terme. La libéralisation des marchés publics devrait aller de pair avec une meilleure harmonisation de la réglementation.
Cinquièmement, nous voulons simplifier le déplacement des professionnels, lequel est de plus en plus essentiel pour que les entreprises puissent innover de part et d’autre des chaînes d’approvisionnement mixtes. Le chapitre 16 de l’ALENA, qui traite de l’admission temporaire des gens d’affaires, devrait être revu et étendu pour refléter les besoins de nos entreprises. Encore une fois, l’AECG pourrait servir de modèle.
Sixièmement, le Canada confirmera et préservera les éléments de l’ALENA que les Canadiens jugent essentiels dans l’intérêt national, y compris un processus pour s’assurer que les droits antidumping et compensateurs sont appliqués équitablement lorsque c’est vraiment nécessaire, l’exception dans l’accord visant à préserver la culture canadienne et le système de gestion de l’offre du Canada.
Durant toutes les discussions, nous nous présenterons à la table en faisant preuve de bonne volonté ainsi qu’en montrant la capacité et la volonté caractéristiques du Canada de parvenir à un compromis et de trouver des solutions gagnantes pour tout le monde. Toutefois, nous nous engageons à conclure un bon accord, pas n’importe quel accord.
Ainsi, j'aimerais dire aujourd'hui aux Canadiens ce que je dirai mercredi à nos partenaires de négociation. Au cours de ces pourparlers, notre attitude sera conforme à notre caractère national, c'est-à-dire que nous travaillerons fort, nous nous appuierons sur des faits, nous serons cordiaux et nous serons animés par un esprit de bonne volonté et par la recherche de compromis. Nous savons également que la politesse et la force ne sont pas contradictoires. Ce n'est pas un hasard si le hockey est notre sport national.
Ces négociations marquent un moment très sérieux et lourd de conséquences pour nous tous. Les accords commerciaux sont toujours importants. S'ils sont bien faits, ils contribuent à créer des emplois bien rémunérés pour la classe moyenne.
La préparation à ces négociations a déjà pour effet d’unifier notre pays. Je suis stupéfaite et émue lorsque je vois tout le soutien et toute la collaboration que nous apportent, à mon équipe et à moi, le milieu des entreprises, des travailleurs, de la société civile, tous les ordres de gouvernement et beaucoup d'entre vous réunis autour de la table, même si nous ne sommes pas tous membres du même parti politique. À maintes reprises, des personnes m’ont dit à quel point elles étaient fières d’être canadiennes et à quel point elles étaient déterminées à faire tout en leur pouvoir pour apporter leur aide dans le cadre de ces négociations lourdes de conséquences.
Notre conseil de l’ALENA, un organe consultatif et bipartisan de premier plan, en est la preuve par excellence. Tous les Canadiens sont vraiment chanceux qu’à l’occasion de ces pourparlers, ils seront représentés par les meilleurs négociateurs commerciaux dans le monde. Les représentants commerciaux du Canada sont reconnus à l’échelle mondiale pour leurs exploits, et c'est un réel privilège pour moi de collaborer avec cette équipe extraordinaire de fonctionnaires canadiens. J'en profite pour reconnaître les excellents Canadiens qui sont assis à mes côtés et auxquels les membres du Comité pourront s'adresser directement plus tard: Tim Sargent, notre sous-ministre du Commerce; Steve Verheul, notre négociateur en chef pour l'AECG — que bon nombre des personnes dans la salle connaissent — et Martin Moen, qui travaille également très fort sur le dossier du bois d'oeuvre dans ses temps libres.
Comme je l'ai déjà dit, ces négociations sont lourdes de conséquences. Nous allons peut-être vivre des moments dramatiques. Cependant, je suis foncièrement optimiste quant au résultat final.
Mon optimisme repose sur la réalité fondamentale suivante: les relations économiques entre le Canada et les États-Unis sont les plus importantes, les plus efficaces et les plus mutuellement avantageuses du monde entier. Nous le savons, et nos voisins américains le savent aussi.
En me fondant sur ces agents économiques fondamentaux remarquables, je suis essentiellement optimiste au moment d'entamer ces négociations. En collaboration avec cette équipe fantastique de négociateurs commerciaux, nous travaillerons très fort et nous conclurons un excellent accord pour les Canadiens.
Merci. Je suis maintenant heureuse de répondre à vos questions.
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