Si je ne me trompe pas, Marta est la première femme sous-ministre d'Affaires mondiales. Félicitations. C'est formidable.
M. Arun Thangaraj est notre dirigeant principal des finances. C'est lui qui s'assure que tout fonctionne à merveille. C'est un ministère énorme. Vous faites un excellent travail, Arun. Merci à vous aussi.
Voici un homme qui n'a pas besoin d'aucune présentation, M. Steve Verheul, notre négociateur en chef pour l'ALENA, l'AECG et l'article 232.
Comme j'ai récemment assisté aux réunions du Conseil de l'Arctique en Finlande, j'aimerais également profiter de l'occasion pour remercier publiquement les membres de ce comité pour leur leadership commun, collectif et multipartite sur les questions liées à l'Arctique et pour l'excellent rapport et les excellentes recommandations.
Les enjeux les plus urgents auxquels l'Arctique est confronté, notamment les changements climatiques et la promotion des intérêts des peuples autochtones du Nord, exigent une plus grande attention du public, et votre travail a contribué à faire progresser ces questions importantes. Je vous remercie beaucoup. C'est très impressionnant.
Partout dans le monde, nous observons une tendance croissante de dirigeants et d'électeurs qui remettent en question la valeur de l'ordre international fondé sur des règles et, en fait, de la démocratie libérale elle-même. Voilà pourquoi certains pays comme le Canada qui croient en la démocratie libérale et en l'ordre international fondé sur des règles doivent maintenant riposter. C'est dans l'intérêt supérieur du Canada, car notre pays, avec sa population de seulement 36 millions de Canadiens, ne pourra jamais prospérer dans un monde dominé par des puissances où la raison du plus fort est toujours la meilleure. Voilà pourquoi le Canada est aujourd'hui l'un des plus ardents défenseurs de la démocratie libérale et de l'ordre international fondé sur des règles.
Plus tôt ce printemps, j'ai représenté le Canada aux réunions ministérielles de deux des plus importantes institutions multilatérales dont le Canada est membre, l'OTAN et le G7. Ces rencontres ont été l'occasion de réitérer l'appui indéfectible du Canada à l'égard de l'ordre international fondé sur des règles; de discuter des façons de renforcer notre collaboration pour défendre cet ordre contre l'ingérence étrangère malveillante et la montée de l'autoritarisme; de discuter des façons de relever ensemble certains des principaux défis mondiaux de notre époque, notamment les changements climatiques, l'érosion de la classe moyenne des pays occidentaux industrialisés et les crises mondiales des réfugiés.
Permettez-moi de souligner certains domaines clés dans lesquels le Canada travaille concrètement à la défense et au maintien de l'ordre international fondé sur des règles, à commencer par le commerce.
Le commerce fondé sur des règles ne garantit pas la paix entre les nations et ne rend pas le système multilatéral infaillible, mais il aide.
Voilà pourquoi il est essentiel de travailler ensemble pour le libre-échange. L'automne dernier, le Canada a conclu les négociations sur le nouvel ALENA avec les États-Unis et le Mexique. En novembre, nous avons signé l'accord en marge du sommet du G20, en Argentine.
Tout au long de ces intenses négociations, nous sommes restés concentrés sur ce qui compte vraiment pour les Canadiens: les emplois, la croissance et l'élargissement de la classe moyenne. Nous avons tenu bon pour avoir une bonne entente, et c'est ce que nous avons obtenu. Nous avons garanti aux travailleurs et aux entreprises canadiens un accès continu à notre plus important marché d'exportation et nous avons réussi à préserver des éléments clés de l'ALENA, notamment le chapitre 19, le mécanisme de règlement des différends, qui revêt une importance capitale, et l'exemption culturelle.
Nous nous sommes attaqués à d'importants problèmes fondamentaux en réduisant les formalités administratives pour que les entreprises canadiennes aient plus de facilité à exporter leurs marchandises vers le marché américain. Malgré ce succès, un obstacle majeur demeure: les droits de douane sur l'acier et l'aluminium imposés en vertu de l'article 232, sous le prétexte de la « sécurité nationale ».
Dans la foulée des droits de douane imposés par les États-Unis, le Canada a réagi en adoptant des contre-mesures équivalentes. Nous avons continué de faire valoir avec vigueur que ces droits n'étaient pas appropriés, étant donné que nos deux pays, en plus d'être d'importants partenaires et alliés en matière de sécurité nationale, ont aussi un accord de libre-échange. C'est un point que nous avons clairement exprimé à l'administration américaine, aux membres du Congrès et aux dirigeants syndicaux et patronaux au sud de la frontière.
Résultat: il y a un peu plus d'une semaine, le Canada a réussi à négocier la levée complète des tarifs imposés par les États-Unis. Comme je l'ai dit la semaine dernière en visitant des travailleurs canadiens de l'acier et de l'aluminium à Regina et au Saguenay, voici la raison pour laquelle nous avons réussi. Nous savions que les faits étaient de notre côté. Nous savions que nous ne représentions pas un risque pour la sécurité nationale des États-Unis. Nous savions que notre commerce de l'acier avec les États-Unis était équilibré. Nous sommes restés unis. Nous avons été patients. Nous avons été persévérants.
Par conséquent, le Canada a négocié avec succès la levée complète des droits de douane il y a un peu plus d'une semaine. Voici pourquoi nous avons réussi. Nous savions que les faits étaient de notre côté. Nous savons que nous ne représentons pas un risque pour la sécurité nationale des États-Unis. Nous savons que nos échanges commerciaux du secteur de l'acier avec les États-Unis sont équilibrés. Nous sommes restés unis. Nous avons été patients. Nous avons persévéré. Je pense que la persévérance et l'unité sont de grandes valeurs canadiennes, et je suis très fière de la façon dont notre pays tout entier a fait cause commune dans cet effort.
La position de notre gouvernement était qu'il serait difficile de ratifier le nouvel ALENA tant que les droits de douane seraient en vigueur. Maintenant qu'ils ont été levés, notre gouvernement a l'intention de ratifier l'accord. Nous savons que la ratification du nouvel ALENA apportera une certitude économique aux Canadiens.
Ailleurs dans le monde, le Canada se fait le porte-parole de l'ordre international fondé sur des règles. Je me suis récemment rendue à Kiev, après les élections présidentielles en Ukraine. J'ai eu l'occasion d'y rencontrer le président nouvellement élu, M. Volodymyr Zelensky. J'ai réitéré l'appui continu du Canada à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine ainsi que notre engagement à continuer de travailler avec la communauté internationale pour continuer d’exercer des pressions sur la Russie.
Pour appuyer les élections et la démocratie en Ukraine, notre gouvernement a dépêché des observateurs à court et à long terme dans le cadre de la mission canadienne d'observation des élections en Ukraine, une délégation dirigée de main de maître par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy. Nos observateurs seront de retour pour les élections parlementaires, en juillet. Nous avions également fourni une aide financière de 2,8 millions de dollars pour contrer les campagnes de désinformation étrangères lors des élections législatives et présidentielles ukrainiennes passées.
Dans une autre importante manifestation d'appui à l'Ukraine, le 15 mars, le Canada, l'Union européenne et les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions en réponse aux actions belliqueuses de la Russie en mer Noire et dans le détroit de Kertch, ainsi qu'à l'annexion et à l'occupation illégales de la Crimée par la Russie.
J'ai également eu le plaisir d'annoncer la prolongation, pour trois ans, de notre mission d'entraînement militaire en Ukraine, l'Opération Unifier. Dans le cadre de cette opération, les soldats canadiens ont aidé à former plus de 11 000 soldats ukrainiens. On m'a parlé du rôle précieux de cette formation.
L'agression russe contre la Crimée et l'Ukraine orientale menace l'existence même de l'Ukraine. Parallèlement, l'Ukraine est aux prises avec des défis internes majeurs, en particulier la nécessité de réformer son économie postsoviétique. Pour appuyer ce travail, le Canada sera l'hôte de la troisième conférence internationale annuelle sur les réformes en Ukraine au début de l'été, à Toronto.
L'année dernière, le Canada a déployé environ 1 000 soldats canadiens pour assurer la sécurité de l'OTAN et la sécurité euro-atlantique, notamment sous la direction de la mission de l'OTAN en Irak et du groupement tactique de la présence avancée renforcée de l'OTAN en Lettonie, de la police aérienne en Roumanie et de notre soutien militaire à l'Ukraine.
Le Canada est fier de diriger la mission de l'OTAN en Irak. Dans le cadre de cette mission d'instruction et de renforcement de capacités ne comportant aucune composante de combat, l'OTAN soutient les efforts visant à former les forces de sécurité irakiennes dans leurs efforts pour empêcher la réémergence de Daech et d'autres groupes terroristes.
En ce qui concerne le maintien de la paix, les Nations unies et les pays partenaires appuient fortement et publiquement le travail du Canada. Lors de la récente réunion ministérielle des Nations unies sur le maintien de la paix, le secrétaire général a fait l'éloge de la contribution canadienne, en particulier de l'Initiative Elsie, qui vise à accroître la participation significative des femmes aux opérations de paix.
Dans notre propre partie du globe, le monde a observé avec beaucoup d'inquiétude que le Venezuela, sous le règne de Nicolas Maduro, a systématiquement démantelé les institutions démocratiques et violé les droits de la personne. Le régime de Maduro a provoqué une crise politique, économique et humanitaire. En conséquence, des millions de personnes ont fui le pays et des millions d'autres souffrent de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de produits de première nécessité.
Le Canada a joué un rôle de premier plan dans ce dossier aux côtés de ses partenaires, les autres membres du Groupe de Lima, c'est-à-dire l'Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, la Guyana, le Honduras, Panama, le Paraguay, le Pérou et Sainte-Lucie. Depuis sa création en août 2017, le groupe s'est réuni 13 fois. Ces pays se sont d'ailleurs joints à près de 50 autres de par le monde pour reconnaître Juan Guaido comme président par intérim, conformément à la constitution vénézuélienne.
Il y a deux semaines, j'ai assisté à une réunion à La Havane, à Cuba, pour discuter de la crise économique, politique et humanitaire au Venezuela et du travail que nous pouvons faire collectivement pour y remédier. Nous continuerons d'appuyer la feuille de route tracée par l'Assemblée nationale et le président par intérim Guaido et de nous opposer à toute intervention militaire extérieure. Ce sont les Vénézuéliens eux-mêmes qui devront piloter la passation pacifique des pouvoirs.
L'automne dernier, la Chambre des communes a reconnu que les violences perpétrées contre les Rohingyas par les forces de sécurité du Myanmar constituaient un génocide. Je félicite une bonne partie des membres du Comité du leadership qu'ils ont exercé dans ce dossier. J'aimerais également souligner le travail de Bob Rae, notre envoyé spécial au Myanmar. M. Rae a publié un important rapport sur le travail qu'il a fait là-bas et sur les choses qu'il y a constatées.
Les atrocités commises contre ce peuple, y compris les terribles violences sexuelles, ont conduit près d'un million de Rohingyas à fuir le pays vers le Bangladesh voisin. Le Canada s'est engagé à verser 300 millions de dollars sur trois ans pour soutenir l'aide humanitaire, le développement, et les efforts de paix et de stabilisation. Nous continuerons de travailler avec nos alliés et partenaires, y compris le Bangladesh, pour résoudre la crise et faire en sorte que les survivants de ce génocide soient traités avec justice.
Dans notre travail pour soutenir la démocratie libérale et un ordre international fondé sur des règles, nous reconnaissons que nous sommes plus efficaces lorsque nous travaillons avec des partenaires qui voient les choses comme nous. C'est pourquoi nous avons été particulièrement ravis de voir le Canada se joindre au Royaume-Uni pour accueillir conjointement la première conférence mondiale sur la liberté des médias. La conférence aura lieu au Royaume-Uni en juillet. Nous allons travailler ensemble pour faire avancer la cause d'une presse libre et indépendante à l'échelle mondiale, un pilier on ne peut plus important de la démocratie libérale.
Monsieur le président, j'aimerais terminer sur un sujet délicat, mais non moins important. Je suis certaine que les membres de ce comité, comme tous les Canadiens, sont préoccupés par les détentions arbitraires de Canadiens en Chine. C'est en effet une période difficile pour nos relations avec ce pays.
Les responsables chinois ont clairement indiqué qu'en ce qui les concerne, ces difficultés ont commencé par une demande d'extradition des États-Unis, demande à laquelle nous nous sommes conformés, comme nous nous sommes engagés à le faire en vertu du traité d'extradition que nous avons conclu avec les États-Unis en 1976. Je suis convaincue que c'était la bonne chose à faire, et je suis convaincue que les Canadiens le savent. Nous sommes un pays qui souscrit à la primauté du droit et qui respecte les engagements qu'il prend dans le cadre de traités.
Ce n'était pas une décision politique. Ce n'était pas un message politique et il n'y a eu aucune ingérence politique.
Nous condamnons fermement l'arrestation arbitraire de Michael Kovrig et Michael Spavor. Le gouvernement du Canada continue de demander leur libération immédiate. Je tiens à ce que tous ceux qui sont ici et tous ceux qui nous écoutent sachent que cette affaire est une priorité absolue pour le premier ministre, pour l'ensemble de notre gouvernement et pour moi, personnellement.
De nombreux pays partagent nos préoccupations et nous avons rallié un nombre sans précédent de partenaires un peu partout dans le monde pour appuyer la position du Canada. Le Canada continue d'exprimer sa reconnaissance envers ceux qui ont pris la parole en faveur des deux détenus canadiens et de la primauté du droit. Je pense ici, entre autres, à l'Australie, au Danemark, à l'Estonie, à la France, à l'Allemagne, à la Lettonie, à la Lituanie, aux Pays-Bas, à l'Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, sans oublier le G7, l'Union européenne et l'OTAN.
Notre gouvernement est saisi de ces cas et il profite de toutes les occasions pour en parler à ses alliés et à ses partenaires. Ici comme en Chine, nous avons clairement fait connaître notre position aux autorités chinoises. Pas plus tard que la semaine dernière, mon secrétaire parlementaire, Rob Oliphant, est allé en Chine dans le cadre d'une délégation parlementaire et il a abordé directement cette question auprès des fonctionnaires qu'il a rencontrés.
Merci de ce que vous avez fait, Rob.
Nous continuerons de défendre les intérêts de ces braves Canadiens.
En conclusion, je tiens à exprimer toute ma sympathie pour les familles Spavor et Kovrig, qui soutiennent les deux Michael avec un discernement et une détermination incroyables.
Sur ce, je serai heureuse de répondre à vos questions.
Je vous remercie.
Marta is, I believe, the first woman deputy minister of global affairs. Congratulations. It's great.
Arun Thangaraj is our Chief Financial Officer. He is the guy who keeps the trains running on time. It's a huge department. You do a great job, Arun. Thank you also.
Here's a man who needs no introduction: Steve Verheul, our chief NAFTA negotiator and CETA and section 232.
Having recently attended meetings of the Arctic Council in Finland, I would also like to take the opportunity to publicly thank the members of this committee for their shared, collective, cross-party leadership on the Arctic and for the excellent report and recommendations.
The most pressing issues facing the Arctic, such as climate change and advancing the interests of indigenous people in the north, require broader public attention, and your work has helped to advance these important issues. Thank you very much. It's very impressive.
Around the world we see a growing trend of leaders and voters who question the value of the rules-based international order and, indeed, of liberal democracy itself. That's why countries, like Canada, who believe in liberal democracy and the rules-based international order now need to fight back. Doing so is vitally important to our national interest. Canada, with just 36 million Canadians, can never thrive in a great power world where might makes right. That's why Canada today is one of the most ardent defenders in the world of liberal democracy and the rules-based international order.
Earlier this spring I represented Canada at ministerial meetings of two of the most important multilateral institutions of which Canada is a member: NATO and the G7. These gatherings offered the opportunity to reiterate Canada's strong support for the rules-based international order; to discuss how we can further work together to defend this order from maligned foreign interference and the rise of authoritarianism; and to discuss how, working together, we can solve some of the greatest global challenges of our time, like climate change, the hollowing out of the western industrial middle class, and global refugee crises.
Allow me to highlight some of the key areas in which Canada is working concretely to defend and maintain rules-based international order, starting with trade.
Rules-based trade doesn't guarantee peace between nations and doesn't make the multilateral system infallible, but it does help.
That is why working together for free trade is essential. Last fall, Canada concluded negotiations on the new NAFTA with the U.S. and Mexico. In November, we signed the agreement on the margins of the G20 summit in Argentina.
Throughout our intense negotiations, we stayed focused on what really matters to Canadians: jobs, growth and expanding the middle class. We held out for a good deal and that's what we got. We guaranteed continued access to our largest export market for Canadian workers and Canadian businesses, and we succeeded in preserving key elements of NAFTA, including chapter 19, the all-important dispute settlement mechanism, and the cultural exemption.
We addressed important bread and butter issues by cutting red tape to make it easier for Canadian businesses to export to the U.S. market. Despite this success, one major hurdle remained. The U.S. section 232 “national security” tariffs on steel and aluminum.
When the U.S. imposed tariffs, Canada retaliated, imposing dollar-for-dollar countermeasures. We stood firm in our position that these tariffs were not appropriate between two countries which, in addition to being important national security partners and allies, also had a free trade agreement. This was a point we made clearly to the U.S. administration, to members of Congress and to labour and business leaders south of the border.
As a result, just over a week ago, Canada successfully negotiated the complete lifting of U.S. tariffs. As I said last week when I visited Canadian steel and aluminum workers in Regina and Saguenay, that is why we succeeded. We knew that the facts were on our side. We knew we were not a risk to the national security of the United States. We knew that our steel trade with the United States was balanced. We remained united. We have been patient. We have been persistent.
The result was that Canada successfully negotiated a full lift of the tariffs just over a week ago. Here is why we succeeded. We knew the facts were on our side. We know that we are not a national security risk to the United States. We know that our trade in steel with the United States is balanced. We stayed united. We were patient. We were persistent. I think persistence and unity are some great Canadian values, and I'm really proud of the way our whole country came together in this effort.
Our government's position was that it would be difficult to move ahead with the ratification of the new NAFTA while the tariffs were in place. Now that the tariffs have been lifted, our government intends to move ahead with ratification. We know that having the new NAFTA ratified will provide economic certainty for Canadians.
Elsewhere in the world, Canada is using its voice to advocate for the rules-based international order. I recently travelled to Kiev, following the presidential elections in Ukraine. This was an opportunity for me to meet with the newly elected president, Volodymyr Zelensky. I reiterated Canada's continued support for Ukraine sovereignty and territorial integrity as well as our commitment to continue working with the international community to maintain pressure on Russia.
To support elections and democracy in Ukraine, our government contributed short-term and long-term election observers as part of the Canadian election observation mission. It has been very ably led by former foreign affairs minister Lloyd Axworthy. Our observers will be back for the parliamentary elections in July. We have also provided a $2.8-million assistance package to counter foreign disinformation in the Ukrainian parliamentary elections and presidential elections now past.
In another important show of support for Ukraine, on March 15, Canada, the EU and the U.S. announced new sanctions in response to Russia's aggressive actions in the Black Sea and the Kerch Strait and Russia's illegal annexation and ongoing occupation of Crimea.
I was also pleased to announce a three-year extension of our training mission to Ukraine, Operation Unifier, through which Canadian soldiers have helped to train more than 11,000 Ukrainian troops. I've heard first-hand about how valuable that training has been.
Russian aggression to Crimea and eastern Ukraine poses an existential threat to Ukraine. At the same time, Ukraine faces serious domestic challenges, particularly the need to reform its post-Soviet economy. To support this work, Canada will host the third annual international Ukraine reform conference early this summer in Toronto.
Last year, Canada deployed about 1,000 Canadian soldiers to provide NATO and Euro-Atlantic security, including under the leadership of the NATO mission in Iraq and NATO's enhanced Forward Presence battlegroup in Latvia, the air force in Romania and our military support to Ukraine.
Canada is proud to lead the NATO mission in Iraq. As part of this non-combat-oriented training and capacity-building mission, NATO supports efforts to train Iraqi security forces in their efforts to prevent the re-emergence of Daesh and other terrorist groups.
In terms of peacekeeping, the United Nations and partner countries strongly and publicly support Canada's work. At the recent UN Peacekeeping Ministerial, the Secretary-General praised Canada's contribution, in particular the Elsie Initiative, which aims to increase the meaningful participation of women in peace operations.
In our own hemisphere, the world has watched with great concern as Venezuela, under Nicolas Maduro's rule, has systematically dismantled democratic institutions and violated human rights. The Maduro regime has created a political, economic and humanitarian crisis. As a result, millions have fled the country and millions more are suffering due to severe shortages of food, medicine and the necessities of life.
Canada has been leading on this issue alongside our partners, the other members of the Lima Group, which has met 13 times since its formation in August 2017. The members of the Lima Group are Argentina, Brazil, Chile, Colombia, Costa Rica, Guatemala, Guyana, Honduras, Panama, Paraguay, Peru and St. Lucia. These countries joined—indeed, led—almost 50 others around the world in recognizing Juan Guaido as interim president, in line with the Venezuelan constitution.
Two weeks ago, I was at a meeting in Havana, Cuba, to discuss the economic, political and humanitarian crisis in Venezuela and the work we can undertake together to address it. We will continue to support the path forward as outlined by the national assembly and interim President Guaido and to oppose outside military intervention. A peaceful transition of power needs to be led by Venezuelans themselves.
Last fall, the House of Commons recognized that the violence perpetrated against the Rohingya by Myanmar's security forces constitutes genocide. I commend many members of this committee for your leadership on this issue. I would also like to recognize the work of Bob Rae, who was appointed as Canada's special envoy to Myanmar. He published an important report on his work and findings there.
The atrocities committed against the Rohingya, including terrible sexual violence, have led nearly one million Rohingya to flee the country into neighbouring Bangladesh. Canada has committed $300 million over three years for humanitarian assistance, development, and peace and stabilization efforts. We will continue to work with our allies and partners, very much including Bangladesh, to resolve the crisis and ensure justice for the survivors of this genocide.
In our work to support liberal democracy and the rules-based international order, we recognize that we are most effective when we work with like-minded partners. That is why we are so pleased that Canada will join the U.K. in co-hosting the first global conference for media freedom. The conference will take place in the U.K. in July. We will be working together to further advance the cause of a free and independent press globally. This is such an important pillar of liberal democracy.
Mr. Chair, I would like to end on a difficult but important note. I am sure members of this committee, like all Canadians, are concerned by the arbitrary detentions of Canadians in China. This is indeed a difficult time in our relationship with China.
Chinese officials have been clear that from their perspective, these difficulties began with an extradition request from the United States. We complied, as we are committed to doing under our extradition treaty with the United States in place since 1976. I am confident that was the right thing to do, and I am confident Canadians know that. We are a rule-of-law country, and we are a country that honours our treaty commitments.
This was not a political decision. It was not a political message, and there has been no political involvement.
We strongly condemn the arbitrary arrest of Michael Kovrig and Michael Spavor. The Government of Canada continues to call for their immediate release. I want to assure everyone here and everyone listening that this is a top priority for the Prime Minister, for our whole government and for me personally.
Many countries share our concern, and we have rallied an unprecedented number of partners around the world in support of Canada's position. Canada continues to express its appreciation to those who have spoken in support of these detained Canadians and the rule of law, including: Australia, Denmark, Estonia, France, Germany, Latvia, Lithuania, the Netherlands, Spain, the United Kingdom and the United States, as well as the EU, the G7 and NATO.
Our government is seized of these cases and is using any and every opportunity to raise them with our allies and partners. Here and in China, we have made our position clear to the Chinese authorities. Just last week, my parliamentary secretary, Rob Oliphant, was in China as part of a parliamentary delegation, where he raised this issue directly with the officials he met.
Thank you for doing that, Rob.
We will continue to advocate on behalf of these brave Canadians.
In conclusion, I do want to express how much sympathy I have for the Spavor and Kovrig families. They are supporting both Michaels with incredible grace and determination.
With that, I will be happy to answer your questions.
Thank you.