Monsieur le Président, à 5 h 30 le matin du 9 avril 1917, un barrage d'artillerie incessant a frappé les tranchées allemandes devant les lignes canadiennes à la crête de Vimy. Bien qu'il ait été fructueux pour la plus grande partie de la crête, le barrage n'a pas réussi à frapper un réseau critique de tranchées allemandes devant le 87e bataillon du Corps expéditionnaire canadien, les Canadian Grenadier Guards.
Affrontant la partie la plus escarpée de la colline, ces hommes courageux, dans la vingtaine pour la plupart, ont abandonné leurs tranchées pour faire face à la résistance la plus ferme des lignes allemandes. En six minutes, plus de la moitié de la vague initiale a été éliminée.
Bien que le Corps canadien soit sorti vainqueur cette journée-là, les Canadian Grenadier Guards, l'unité au sein de laquelle j'ai fièrement servi 73 ans plus tard, a enregistré l'un des taux de mortalité les plus élevés parmi toutes les unités, 155 de ses membres ayant été tués au combat et plus de 150 autres ayant été blessés, sur les quelque 800 ayant pris part à l'assaut. Grâce à ces hommes, qui se sont battus d'abord et avant tout pour leurs frères d'armes, un pays est né.
Le simple soldat que je suis, qui a eu la chance d'éviter la guerre, remercie ses frères et soeurs ainsi que ces fils qui ont aimé, qui étaient aimés, et qui jamais ne deviendraient pères. Puissent-ils reposer en paix.