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Lib. (QC)
Madame la Présidente, je vais répondre directement à la question en affirmant que nous avons investi plusieurs milliards de dollars afin de lutter contre les changements climatiques et bâtir l'infrastructure adaptée nécessaire qui résistera aux changements climatiques. Nous savons que ces changements ont lieu, qu'ils sont attribuables aux activités humaines et que nous devons nous y adapter à l'aube du XXIe siècle.
Nous nous fions notamment à l'expertise de nos partenaires locaux qui déterminent les projets dont ils ont besoin pour contribuer à la croissance économique, à l'édification de collectivités inclusives et au soutien d'une économie verte à faibles émissions de carbone.
Nous sommes fiers d'apporter un soutien fédéral financier pour atteindre ces objectifs. En fait, dans le cadre de la première phase de notre plan, comme je l'ai dit dans la première moitié de ma présentation, le gouvernement fédéral a approuvé plus de 29 000 projets, pour une valeur totale de plus de 13,2 milliards de dollars de financement fédéral. D'ailleurs, c'est sans compter le financement accordé aux communautés et aux collectivités des provinces et des municipalités, entre autres. La grande majorité de ces projets sont en cours.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, juin est le mois de la fierté partout au pays. Nous célébrons l'espoir, le changement et la reconnaissance qu'en tant que Canadiennes et Canadiens, nous devrions tous être fiers d'être qui nous sommes. Le mois de la fierté par contre n'est pas seulement un temps de célébrations. Il sert aussi à nous rappeler que la lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie n'est pas finie. Que ce soit en adoptant des lois pour protéger les personnes trans et de diverses identités contre la discrimination, en présentant des excuses aux employés fédéraux et aux membres des Forces armées canadiennes pour les torts qu'ils ont subis à cause de leur orientation sexuelle, dont mon amie Martine Roy, congédiée injustement des Forces armées, ou en fournissant un soutien financier à la Rainbow Refugee Society pour protéger les réfugiés LGBTQ2, nous continuerons de défendre les droits des personnes LGBTQ2, autant au Canada qu'à l'étranger. Avant de conclure, je veux rappeler à mes collègues de tous les partis que les activités locales de la fierté se poursuivent tout l'été. J'espère vous voir en grand nombre dans ma circonscription pour le grand défilé de la fierté de Montréal le 19 août.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je suis fier de ce que nous faisons de ce côté-ci de la Chambre pour aider les Albertains et créer des emplois en Alberta.
Je vais citer des exemples de ce que nous avons fait pour l'Alberta.
En collaboration avec nos partenaires de l'Alberta, nous avons amélioré le transport en commun, les routes, les ponts et les réseaux d'aqueduc dans l'ensemble de la province. Nous avons approuvé 150 projets financés à hauteur de 3,9 milliards de dollars, dont 1,7 milliard de dollars en fonds fédéraux.
Le ministre de l'Infrastructure et moi sommes très fiers de ce que nous faisons de ce côté-ci de la Chambre. En trois ans, nous avons fait davantage pour l'Alberta que plusieurs dizaines de députés albertains en ont fait en 10 ans, et nous allons poursuivre nos efforts lorsque nous serons réélus.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, comme je suis entouré de vaillants députés manitobains, je suis très heureux d'informer la Chambre que, hier, le ministre de l'Infrastructure et des Collectivités a signé une entente avec le gouvernement du Manitoba aux termes de laquelle le gouvernement fédéral investira plus de 1,1 milliard de dollars en infrastructure sur 10 ans.
Grâce à ce financement, le transport en commun, les routes et les ponts seront améliorés et il y aura davantage de centres récréatifs et communautaires au pays. Ces investissements créeront des emplois et favoriseront la croissance économique; ils rendront les collectivités plus inclusives et soutiendront l'économie verte à faibles émissions de carbone...
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, le député se souvient sûrement que nous mettons en oeuvre un plan d'infrastructure historique de 180 milliards de dollars sur les 10 prochaines années.
En ce qui concerne nos processus d'approvisionnement, le député conviendra que nous sommes un pays libre-échangiste. Nous devons respecter nos engagements d'avoir un marché ouvert et libre à l'international. Cette approche inclut nos processus d'approvisionnement qui demeureront ouverts, transparents et libres, à l'image de notre pays qui prône le libre-échange.
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Lib. (QC)
Madame la Présidente, nos deux langues officielles sont au coeur de notre identité canadienne. La Banque de l'infrastructure du Canada doit respecter ses obligations en vertu de la Loi sur les langues officielles.
D'ailleurs, j'aimerais prendre l'occasion pour souligner l'arrivée du premier PDG de la Banque, M. Pierre Lavallée. Il est hautement qualifié et bilingue. Il a toutes les compétences requises pour assumer les fonctions de cette institution importante qui nous aidera à bâtir plus d'infrastructures après les 10 années de laisser-aller des conservateurs de M. Harper.
Nous nous attendons à ce que M. Lavallée mette en place une équipe qualifiée, diversifiée, bilingue et capable de servir les Canadiens dans les deux langues officielles.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, ce dimanche, les familles d'un bout à l'autre du Canada vont se réunir pour célébrer la fête des Mères. J'aimerais prendre quelques instants pour rendre hommage aux mères, aux grands-mères, aux marraines, aux tantes et à toutes celles qui jouent un rôle de mentor dans la vie d'un jeune, et surtout, la mère de mes enfants, Elin, ainsi que ma propre mère, Pam.
Tout le monde ici gagne pas mal d'argent — certains plus que d'autres —, alors il n'y a aucune raison de ne pas souligner la fête des Mères au moyen d'un bouquet de fleurs ou d'une boîte de chocolats. Les députés qui ont besoin de suggestions dans la région d'Ottawa ou de Montréal peuvent me contacter.
En fait, et j'espère que tous mes collègues se rallieront à moi, j'aurais surtout envie de dire aux gens: cette année à la fête des Mères, ne nous contentons pas de célébrer nos mères; continuons plutôt de tout faire pour leur vouer le respect qu'elles méritent. Luttons pour l'égalité hommes-femmes et donnons à tous les parents du pays les outils dont ils ont besoin pour faire le travail le plus important de tous: élever la prochaine génération de meneurs.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je tiens à féliciter ma collègue pour son nouveau rôle de porte-parole en matière d'infrastructure. Puisque j'ai tardé à la féliciter, on ne peut plus dire que c'est nouveau, mais comme elle est d'un parti qui se dit nouveau et qui ne l'est pas, peut-être est-ce toujours valable.
J'aimerais répondre directement à la question de ma collègue. Notre investissement historique de 180 milliards de dollars en infrastructure est en effet historique. Il représente le double de ce qu'on investissait auparavant en infrastructure. Cela permettra des projets transformateurs qui se feront en concertation avec les provinces et les municipalités, tout en respectant leurs champs de compétence et leurs priorités. Ma collègue n'est pas sans savoir que la détermination des priorités, que ce soit dans la phase 1 ou dans la phase 2 de notre plan d'infrastructure, pour ce qui est du volet de l'investissement traditionnel, revient d'abord aux provinces. La vérification diligente revient aux provinces, dont les ministères ont l'expertise nécessaire pour évaluer et exécuter les projets.
Il est donc très facile pour moi de me tenir debout aujourd'hui et de confirmer qu'en effet, le respect des champs de compétence des provinces et des territoires et des peuples autochtones est de mise. C'est même une priorité. C'est ce que nous avions dit lors de notre campagne électorale, et c'est une promesse que nous remplissons.
Il s'agit d'un aspect important de notre plan d'infrastructure et du plan Investir dans le Canada. Les gouvernements provinciaux et leurs priorités sont au coeur des ententes bilatérales que nous négocions actuellement. Jusqu'à présent, sept ententes ont été conclues, et les autres sont en phase finale. C'est précisément pour cette raison que nous avons pris le temps de négocier de bonne foi avec les provinces et les territoires, laissant aux provinces une marge de manoeuvre quand elles en ont besoin pour investir.
Par ailleurs, il faut rappeler, parce que c'est un aspect important de notre plan d'investissement, que nous demandons aux provinces et aux municipalités d'apporter elles aussi une contribution financière. Leurs besoins et leurs priorités en matière d'investissements de capitaux, de même que leurs plans quinquennaux et décennaux, doivent être examinés, puis négociés. Je suis heureux d'annoncer que nous avons terminé la majorité d'entre eux à ce jour.
Quant à la question de ma collègue sur la Banque de l'infrastructure, il est important de répéter que c'est un outil facultatif grâce auquel le gouvernement fédéral investira 35 milliards de dollars dans des projets qui génèrent des revenus, de concert avec des capitaux privés, afin que nous puissions déployer ces actifs et investir dans eux maintenant, selon les besoins.
C'est avec grand plaisir que je rappelle et que je confirme à la députée d'en face que le respect des provinces et de leurs priorités est prioritaire et est essentiel pour s'assurer que ces actifs sont correctement déployés et qu'on y investit de l'argent.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, effectivement, il faut rappeler que depuis au moins les 10 dernières années, il y a un sous-investissement en capital dans nos infrastructures partout au pays. Nous avons annoncé ce projet transformateur de 180 milliards de dollars pour bâtir le Canada du XXIe siècle. En effet, il est très ambitieux et les attentes sont élevées, mais nous prévoyons l'argent nécessaire.
C'est avec grande fierté que je confirme que les municipalités qui attendent depuis une dizaine d'années pour effectuer la réfection de leur centre communautaire ou de leur système de traitement des eaux usées voient maintenant leur demande de financement être acceptée. C'est une de mes plus grandes fiertés que de parler aux maires des petites villes qui n'ont pas les moyens d'investir dans leurs infrastructures et qui obtiennent la confirmation qu'ils recevront du financement du gouvernement fédéral. J'ai hâte de faire des annonces avec ma collègue dans sa circonscription.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais d'abord remercier la députée de tout le travail qu'elle fait au quotidien pour défendre les intérêts des résidants de sa circonscription, plus particulièrement dans ce dossier.
Comme elle le sait très bien, le gouvernement libéral fait des investissements sans précédent dans les infrastructures partout au pays, soit plus de 180 milliards de dollars au total, dans le cadre du plan Investir dans le Canada. L'infrastructure de transport en commun est une des grandes priorités du gouvernement. Ces investissements permettent d'améliorer les déplacements des travailleurs, de réduire la pollution atmosphérique et de faire prospérer l'économie.
Le Fonds pour l'infrastructure de transport en commun, que nous avons lancé dans le cadre de la première phase de notre plan d'infrastructure, est axé sur la remise en état des réseaux de transport en commun partout au pays. Cela comprend des investissements de plus de 29 millions de dollars partout en Saskatchewan.
Jusqu'à présent, le gouvernement a investi dans 15 projets d'une valeur de plus de 38 millions de dollars en Saskatchewan.
Ce financement appuie des projets comme le renouvellement de la flotte de véhicules à Saskatoon, le remplacement de 17 autobus et de 9 autobus de transport adapté à Regina, et les améliorations de la flotte de véhicules de transport en commun à Prince Albert.
De tels projets contribuent à moderniser les parcs de véhicules de transport en commun partout en Saskatchewan, rendant le transport en commun plus accessible et plus fiable tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
Comme le sait très bien la députée, la Saskatchewan Transportation Company était un service assuré par la province, et la décision d'y mettre fin a été prise par la province. Il appartient aux provinces de décider de la meilleure façon de fournir des services de transport en commun aux municipalités qui se trouvent sur leur territoire. C'est un principe que nous connaissons tous parfaitement bien.
Le gouvernement fédéral a des programmes en matière d'infrastructure pour appuyer les installations et les services de transport en commun. Le gouvernement du Canada n'exploite pas le réseau de transport en commun, mais il peut investir dans les immobilisations requises pour le soutenir. Il faudrait qu'un promoteur en Saskatchewan soit prêt à présenter cette proposition.
À l'heure actuelle, nous collaborons étroitement avec la province de la Saskatchewan pour conclure la nouvelle entente bilatérale de financement à long terme dans le cadre du plan d'infrastructure Investir dans le Canada. Pour les citoyens de la Saskatchewan, cela signifie un investissement fédéral d'un peu plus de 307 millions de dollars dans le transport en commun.
Le gouvernement du Canada reconnaît que les administrations locales sont les mieux placées pour connaître les priorités et les besoins de leurs collectivités. C'est pourquoi nous collaborons étroitement pour appuyer des investissements prioritaires et transformateurs qui entraîneront un impact positif et concret dans les collectivités.
Nous sommes déterminés à appuyer les provinces, les territoires et les collectivités autochtones alors que nous travaillons à l'amélioration des infrastructures dont les Canadiens ont besoin et qu'ils utilisent tous les jours.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, j'invite la députée d'en face à continuer de défendre les gens de sa circonscription, notamment en communiquant avec le gouvernement provincial au sujet de cette priorité en particulier.
Comme le sait la députée, le gouvernement du Canada a fait de cette infrastructure publique une priorité. Dans la première étape du plan Investir dans le Canada, nous avons consacré 29 millions de dollars spécifiquement aux réseaux de transport en commun dans les diverses régions de la Saskatchewan.
Pour la prochaine étape de notre plan à long terme, nous travaillons en étroite collaboration avec la Saskatchewan. Nous espérons conclure une nouvelle entente bilatérale de façon à concrétiser l'investissement de 307 millions de dollars dont j'ai parlé pour répondre aux priorités de la province en matière de financement du transport en commun.
Le transport en commun est essentiel pour bâtir des collectivités fortes, inclusives et vertes. Le gouvernement du Canada est fermement déterminé à soutenir la construction des réseaux de transport en commun modernes et efficaces partout au pays. Nous sommes impatients de travailler avec les collectivités de la Saskatchewan afin de soutenir leur plan en matière de transport en commun.
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Lib. (QC)
[Le député s'exprime en mohawk.]
[Traduction]
Monsieur le Président, les mots que je viens de prononcer en Kanienkehaka, c'est-à-dire en mohawk, auraient été interdits dans un pensionnat autochtone. La personne qui les aurait employés, un jeune enfant dans la plupart des cas, aurait eu droit à une punition, probablement un châtiment corporel, parfois à la limite de la torture pour bien veiller à ce que la douleur soit associée à l'utilisation de cette langue soi-disant barbare. Or, cette langue, comme le constate rapidement quiconque tente de l'apprendre, est d'une richesse et d'une complexité incroyables, bien plus encore à certains égards que les deux langues qui sont les miennes.
Un de mes amis, l'aîné Satewas Gabriel de Kanesatake, parle de l'expérience qu'a vécue sa mère Oronhiokon, ou Gladys, au pensionnat de Shingwauk, à Sault Ste. Marie. Envoyée dans ce pensionnat à 5 ans, elle a été malheureuse parce que sa mère lui manquait. Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans qu'elle a pu rentrer chez elle. Sa langue y était interdite, mais elle s'est battue farouchement contre cette restriction, continuant de l'employer avec sa soeur Wahri, ou Mary, dès que personne ne pouvait les entendre.
Ce seul acte de défi a permis à la branche de la famille Gabriel de Kanesatake de préserver une chaîne de transmission de la langue intacte à ce jour, et ce, grâce à la conviction spirituelle profonde d'Oronhiokon, qui croyait que la Créatrice serait offensée si ses enfants ne parlaient pas la langue qui leur avait été donnée.
Le 6 août 1993, l'archevêque Michael Peers — étant donné qu'il s'agit de pensionnats anglicans —, a présenté des excuses partielles au nom de l'Église anglicane aux victimes des pensionnats autochtones anglicans. Il a déclaré ceci:
Je suis désolé, plus que les paroles ne peuvent l'exprimer, que nous ayons essayé de vous refaire à notre image, de vous priver de votre langue et de votre identité.
Je suis désolé, plus que les paroles ne peuvent l'exprimer, qu'un si grand nombre ait fait l'objet de mauvais traitements physiques, sexuels, culturels et émotifs dans nos pensionnats.
Au nom de l'Église anglicane du Canada, je vous présente nos excuses.
Ces excuses, manifestement symboliques, ont placé l'Église anglicane sur la longue voie encore tortueuse de la réconciliation. Malheureusement, l'Église catholique, qui a causé des blessures tout aussi profondes, n'a rien fait de tel, et c'est pourquoi nous appuyons la motion dont nous sommes saisis aujourd'hui. Si je suis irrité que nous passions du temps à débattre de la motion d'aujourd'hui, c'est parce que cela nous empêche, en tant que Canadiens et que gouvernement, de discuter des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation.
Je vais parler de quelques-uns de ces appels à l'action, qui apporteront des changements concrets dans la vie des gens.
Les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones guident nos efforts. La totalité des appels à l'action exige que nous prenions des mesures concrètes et mesurables pour fournir aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis, les outils, les ressources et les mesures de soutien dont ils ont besoin pour surmonter les torts causés par les pensionnats.
Notons que les dépenses totales du gouvernement fédéral pour les programmes autochtones passeront de plus de 11 milliards de dollars en 2015-2016, à plus de 15 milliards de dollars en 2021-2022, ce qui représente une hausse de 34 % sur six ans.
Ces investissements dans l'éducation, les infrastructures et la formation contribuent directement à rehausser la qualité de vie des peuples autochtones et à rendre le Canada plus fort, plus uni et plus prospère.
En plus, nous travaillons avec les partenaires des Premières Nations pour établir une nouvelle relation fiscale qui accorde aux communautés des Premières Nations un financement adéquat, prévisible et durable.
Pour donner suite à l'appel à l'action 11, le budget de 2016 a prévu 1,53 milliard de dollars sur cinq ans pour bonifier le montant des bourses d'études canadiennes, suivi de 329 millions de dollars par année par la suite.
Le budget de 2017 a pris d'autres mesures concrètes pour fournir les outils nécessaires, en investissant 3,4 milliards de dollars supplémentaires sur cinq ans afin de faire progresser la réconciliation et de promouvoir les compétences et les débouchés qui permettraient aux Autochtones de saisir les occasions dans l'économie d'aujourd'hui et de demain.
En 2018, nous avons ajouté un investissement de 5 milliards de dollars sur cinq ans pour combler les écarts socioéconomiques, y compris de nouveaux fonds pour éliminer la tuberculose dans l'Inuit Nunangat, des fonds pour l'eau potable, le logement des Premières Nations et des Métis et le logement dirigé par les Inuits, ainsi que des fonds réservés pour favoriser le cadre de reconnaissance des droits et renforcer la capacité d'autodétermination des Autochtones.
Examinons les répercussions que ces changements ont sur les enfants des Premières Nations. Pour donner suite à l'appel à l'action no 3 qui demande à tous les ordres de gouvernement de mettre en oeuvre le principe de Jordan, le gouvernement du Canada a engagé 382,5 millions de dollars sur trois ans en juillet 2016.
De juillet 2016 à mars 2018, plus de 70 000 demandes de produits, de services et de mesures de soutien ont été approuvées pour les enfants des Premières Nations, conformément au principe de Jordan. Il s'agit notamment de services de santé mentale, d'orthophonie et d'éducation, ainsi que d'équipement médical.
Avec la création de Services aux Autochtones Canada, nous donnons suite à l'appel à l'action no 5 qui demande au gouvernement fédéral, aux gouvernements provinciaux et territoriaux, de même qu'aux gouvernements autochtones d'élaborer des programmes d'éducation destinés aux parents et adaptés à la culture des familles autochtones.
Pour répondre aux pressions liées au financement avec lesquelles sont aux prises les organismes de services à l'enfance et à la famille, tout en augmentant les ressources en matière de prévention de façon à ce que les enfants soient en sécurité et que les familles puissent rester ensemble, le gouvernement du Canada propose un financement supplémentaire de 1,4 milliard de dollars sur six ans pour les services à l'enfance et à la famille des Premières Nations.
En réponse directe à l'appel à l'action 41, le gouvernement du Canada a tenu une enquête publique concernant les causes de la victimisation disproportionnée des femmes et des filles autochtones, et les solutions. La commission d’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a produit un rapport provisoire le 1er novembre 2017.
À cette fin, je souhaite saluer le courage des femmes qui se sont manifestées et qui ont partagé publiquement leur douleur, en particulier mon amie Cheryl McDonald, qui a perdu sa soeur Carleen il y a 29 ans. Il s'agit de blessures encore ouvertes et il faudra beaucoup plus que la durée d'une enquête pour guérir. Cependant, Cheryl doit savoir que tous les députés et tout le Canada sont là pour elle.
Que ce soit par l'éducation, par les services de santé, par l'appui de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, par la protection des langues, ou par la demande au pape de s'excuser au nom de l'Église catholique, le gouvernement prend des mesures afin de parvenir à la réconciliation.
Je souhaite terminer en remerciant mon honorable collègue de cette motion qu'il a présentée, de sa détermination, et de tout le travail qu'il a réalisé afin de concrétiser l'appel à l'action 58 et, en fait, tous les appels à l'action.
Je veux encore m'excuser personnellement à au moins deux des députés qui ont vécu l'expérience des pensionnats, pour les blessures que cela peut rouvrir. En mon nom personnel, je m'excuse.
[Le député s'exprime en mohawk. ]
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, ce que dit le député est légitime. Cela revient au fait qu’il nous reste encore beaucoup à faire en tant que gouvernement, en tant que peuple et en tant que particuliers pour faire avancer la réconciliation.
Le député a mentionné des chiffres. J’ai parlé à un certain nombre d’Autochtones et je ne prétends pas parler pour eux. Cependant, quand je parle de cette résolution, ils en reconnaissent la valeur symbolique. Parallèlement, ils demandent ce que nous faisons concrètement et, inévitablement, la conversation tourne vers les montants d’argent. Je crois que les gens en savent peu sur l’argent que le gouvernement consacre à la réconciliation, aux services financiers, à l’avancement des langues et à s’assurer que nous travaillons de façon significative.
À mon avis, cet appel à l’action n’est pas le plus important. De fait, il détourne l’attention de ce que le gouvernement peut faire directement pour faire avancer la réconciliation. Bien des gens ont remis en question l’existence de cet appel à l’action. Il a une profonde valeur symbolique, mais je crois qu’il est bien plus utile pour nous de consacrer nos efforts aux appels à l’action pour lesquels le gouvernement peut effectivement faire quelque chose. En effet, réparer près d’un millénaire d’injustice en quatre ans n’est pas réaliste, et nous devons prendre le temps nécessaire pour le faire correctement.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je serais heureux de m'asseoir avec la députée d'en face, avec plus de deux budgets en main, pour lui donner la liste de toutes les mesures concrètes que nous mettons de l'avant. Si elle prend la question des avis d'ébullition d'eau, des mesures concrètes ont été prises.
En réponse à ses commentaires voulant que cela aurait dû être fait en trois ans, je dirais que nous devons agir rapidement et que nous devons garder le cap. Cependant, comme je l'ai dit plus tôt, s'attendre à ce que nous puissions réparer un demi-millénaire d’injustice en trois ans n’est pas seulement irréaliste, cela suscite des sentiments indésirables, alors que nous devons réaliser des avancées importantes et précises dans diverses communautés très différentes. C'est pourquoi je ne partage pas l'avis de ceux qui s'attendent à ce que tout soit réglé en trois ans.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je crois que tous les Canadiens devraient juger ces excuses nécessaires.
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