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Lib. (QC)
Monsieur le Président, avant d'entrer dans le vif du sujet, je signale que je partagerai mon temps de parole avec mon collègue, le député de St. John's-Est
Au printemps de 1847, les Montréalais ont appris qu'il y aurait une arrivée massive et sans précédent d'immigrants venant de la Grande-Bretagne, et surtout de l'Irlande, où sévissait alors une famine causée par des mauvaises récoltes de pommes de terre au cours des deux années précédentes. Parmi les 100 000 personnes qui ont navigué jusqu'à l'Amérique du Nord britannique, on estime que 70 000 sont arrivés à Montréal, multipliant instantanément sa population par plus de deux. Un journal local, le Witness de Montréal, avait lancé l'avertissement suivant: « nous serons probablement submergés par des vagues d'immigrants dont la majorité n'auront plus ou presque plus de possessions à leur arrivée. » Il exhortait la population à se préparer.
Toutefois, rien n'aurait pu préparer les Montréalais à ce qui se produisit. Les « navires-cercueils » surchargés qui transportaient les migrants vers le Nouveau Monde étaient un terrain propice au typhus. Même si la peur a saisi une partie de la population, beaucoup d'autres habitants sont venus en aide aux migrants, notamment des membres du clergé protestant, des religieuses, des prêtres et de simples citoyens. L'un d'entre eux était le maire montréalais de l'époque, John Mills, qui a par la suite succombé à la maladie. Toutes ces personnes ont fait fi de leur sécurité pour aider les nouveaux arrivants. Par ailleurs, les Mohawks de Kahnawake ont apporté de la nourriture pour les personnes affamées, tout comme leurs ancêtres l'avaient fait quelques siècles plus tôt pour les nouveaux immigrants.
Les événements survenus au milieu du XIXe  siècle ont façonné notre nation. En effet, 40 % des Québécois soutiennent maintenant avoir des racines irlandaises et, à l'exception des peuples autochtones, le Canada est un pays bâti par les immigrants et leurs descendants. Ce fait a forgé notre histoire. Cela fait du Canada un pays ouvert et accueillant qui est envié par le monde entier. Cela a aussi façonné nos lois et politiques.
Notre pays est ouvert et accueillant pour les personnes qui ont besoin de protection: les gens les plus vulnérables que nous avons un devoir légal et moral de protéger. C'est le cas notamment de l'accueil plus récent des réfugiés syriens, un accueil qui a fait notre fierté partout au Canada. Ces gens façonneront à leur tour notre pays.
Toutefois, dans tout pays moderne et pour la protection de ses citoyens, cette immigration se doit d'être faite de façon ordonnée, de concert avec tous les paliers de gouvernement. Fort de notre expérience récente avec les flux de passages irréguliers, le gouvernement estime très important de collaborer plus intimement avec ses divers partenaires dans la gestion de l'augmentation notée de passages à la frontière des États-Unis au cours de la dernière année.
Ces passages irréguliers à la frontière ont d'importants effets à l'échelle locale, lesquels requièrent une considération minutieuse, ainsi qu'une collaboration continue avec les provinces et les territoires touchés. Bien que ces passages irréguliers se font à différents endroits partout au pays, nous reconnaissons que le Québec reçoit un nombre disproportionné de demandeurs d'asile, notamment à la frontière de Lacolle.
C'est pourquoi nous travaillons très étroitement avec le Québec, afin de nous assurer de donner suite à leurs préoccupations. Nous avons notamment apporté notre soutien aux travaux du Groupe de travail intergouvernemental spécial sur la migration irrégulière qui offre un point de convergence aux ministres fédéraux, ainsi qu'à nos collègues du Québec et de l'Ontario, ce qui garantit une approche coordonnée entre les différents ordres de gouvernement.
À ce jour, le Groupe de travail s'est réuni neuf fois et il continue de se réunir régulièrement pour discuter des derniers progrès et des efforts de coordination en cours. Lors de sa plus récente réunion, qui s'est tenue le 18 avril dernier à Ottawa, les membres du groupe de travail ont accepté de prendre des mesures concrètes pour assurer une gestion coordonnée et efficace de la question de la migration irrégulière.
À cette fin, les membres ont annoncé qu'ils travailleront ensemble à l'évaluation des détails de la demande de ressources financières additionnelles du Québec, notamment en ce qui concerne l'hébergement. Bien que l'hébergement relève de la compétence des provinces, Québec a demandé de l'aide et notre gouvernement s'emploie actuellement à déterminer, avec ses homologues, la meilleure façon de prêter main-forte. Nous explorons plusieurs options, non seulement à Montréal, mais à l'échelle régionale.
Nous travaillerons également avec le Québec, afin de trouver des méthodes permettant d'effectuer le triage des demandeurs d'asile et de faciliter les déplacements des personnes qui souhaitent se rendre à l'extérieur du Québec.
Pour ce qui est de la préparation à d'éventuels afflux futurs, soulignons les progrès considérables réalisés au cours des derniers mois.
J'aimerais aussi souligner que ces récents engagements s'inscrivent dans une série de mesures prises par notre gouvernement et s'ajoutent aux 3,2 milliards de dollars que touchera le Québec dans le cadre du transfert social canadien en 2018-2019, ainsi qu'à une augmentation de 112 millions de dollars à l'appui des services d'établissement et d'intégration offerts dans la province, en vertu de l'accord Canada-Québec.
De plus, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada accélère le traitement des demandes de permis de travail de tous les demandeurs d'asile au Canada et s'est engagé à respecter une norme de service de 30 jours. Ces gens-là veulent aussi travailler et contribuer à l'économie canadienne.
De plus, dès qu'une demande d'asile est jugée recevable et renvoyée à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, le gouvernement fédéral couvre les coûts des services de santé admissibles, en vertu du Programme fédéral de santé intérimaire qui fournit une protection en matière de soins de santé limitée et temporaire aux réfugiés réinstallés, aux demandeurs d'asile et à certains autres groupes, y compris les victimes de la traite des personnes et les personnes qui ont été détenues, en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.
Compte tenu des circonstances exceptionnelles et des retards dans le traitement des demandes d'asile découlant du volume accru d'arrivées irrégulières en août dernier, nous délivrons actuellement les certificats du Programme fédéral de santé intérimaire aux demandeurs d'asile à Lacolle, après le contrôle de sécurité, la vérification des références et la détermination de la date de l'entrevue initiale sur la recevabilité.
Il est également à noter que, en plus de collaborer avec nos homologues des provinces, le gouvernement du Canada travaille également avec le gouvernement des États-Unis et avec l'ambassade américaine à Ottawa sur cette question alors que nos deux pays continuent de coopérer en matière de migration irrégulière à la frontière. Le ministre de la Sécurité publique rencontre régulièrement son homologue américain et discute de ces questions dans les moindres détails. De plus, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a récemment rencontré la nouvelle ambassadrice des États-Unis à Ottawa pour discuter précisément de cette question.
Alors que nous collaborons avec nos différents partenaires en matière d'immigration, nous demeurons fermement résolus à favoriser une immigration ordonnée ainsi qu'à assurer la sécurité de tous les Canadiens. C'est pourquoi, dans le contexte du budget de 2018, après les coupes draconiennes du gouvernement Harper vers la fin de son règne, 173,2 millions de dollars ont été réinvestis dans la gestion de la migration irrégulière. Ces fonds serviront à offrir une aide ponctuelle visant à appuyer les contrôles de sécurité à la frontière et la capacité décisionnelle à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada.
Le Canada est un magnifique pays bâti par les immigrants. On entend souvent des commentaires qui stigmatisent un groupe entier en le qualifiant d'« illégal ». Or, s'il est déconseillé — et même parfois dangereux — de traverser irrégulièrement la frontière, stigmatiser un groupe entier a un effet pervers et envoie un message en sous-main à la base militante d'un certain parti, ce qui est tout à fait méprisable. Si quelqu'un traverse la frontière de façon irrégulière et qu'il est considéré comme un demandeur d'asile et un réfugié protégé par les conventions, son geste n'a rien d'illégal.
En tant que descendants de populations malheureuses qui aspiraient à la liberté, qu'enfants des rejets misérables de pays surpeuplés, nous ne devons pas seulement veiller sur la santé et la sécurité de notre population, mais aussi demeurer ouverts, libres et accueillants à l'égard de ceux qui demandent notre protection, comme l'exige l'État de droit.
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Lib. (QC)
Madame la Présidente, je tiens à féliciter le député d’en face de son choix de termes. Il est, pour tout dire, un exemple pour la Chambre et pour son parti en particulier.
Le député d’en face devrait savoir que nous sommes en conversation constante avec nos homologues américains sur ces questions et sur d’autres encore. Il s’agit d’une des frontières les plus souvent franchies du monde de façon régulière et aussi d’une des mieux gérées. Je sais que le député d’en face est attentif et il sait donc que beaucoup de ministres se sont rendus aux États-Unis, y compris le ministre de la Sécurité publique et le ministre de l’Immigration, pour parler précisément de ces questions et pour arriver à une réponse concertée en ce qui concerne la migration irrégulière et aussi la gestion de la frontière. Le député peut être rassuré et je le remercie encore d’avoir utilisé les termes « migration irrégulière ».
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Lib. (QC)
Madame la Présidente, là encore, l’hypothèse de travail dans la question de la députée est que cela devrait se faire unilatéralement. Or, ce serait fort peu souhaitable, étant donné notre partenaire de l’autre côté de la frontière. Là encore, il doit y avoir des discussions en privé et dans le calme, dans une approche pangouvernementale de la gestion de la frontière. Des centaines de milliers de personnes traversent cette frontière normalement. Nous avons de la chance par rapport à nos partenaires européens de n’avoir qu’un partenaire de l’autre côté de la frontière. Les gens ne peuvent pas tout simplement entrer au Canada et traverser le pays. Nous avons trois frontières quasi imperméables, et le partenaire avec lequel nous partageons notre grande frontière de 9 000 kilomètres est, de fait, un pays sûr, mais il arrive que des problèmes surviennent et nous les traitons avec calme et méthode.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, Rusty Staub ou « Le Grand Orange », comme l'appelaient ses supporteurs en raison de ses cheveux d'un roux ardent, fut l'un des premiers joueurs des Expos de Montréal, et de loin, leur première vedette.
Arrivé à Montréal à la saison 1969, Rusty Staub a aidé à bâtir la jeune équipe et à introduire le baseball professionnel dans le coeur des Montréalais.
Ce 29 mars, le jour d'ouverture de la saison de baseball de 2018, « Le Grand Orange » est décédé et le baseball à Montréal a perdu une de ses plus grandes figures. Sur le terrain, il a été un des meilleurs frappeurs des Expos. Hors du terrain, Staub n'a pas perdu de temps pour s'intégrer à la culture montréalaise et québécoise, et il a même suivi des cours de français afin de pouvoir communiquer avec les médias locaux, ses admirateurs francophones et, surtout, les jeunes. Par son effort, le « Grand Orange » a laissé une trace indélébile dans les coeurs des amateurs des Expos.
C'est avec grande tristesse que nous disons au revoir pour la dernière fois à la première grande vedette de baseball du Canada.
Monsieur le Président, par votre intermédiaire, je dis: reposez en paix, Rusty; il y a des enfants qui ont besoin de vous là-haut.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, les Canadiens de partout au pays profitent de plus de 3 400 projets approuvés dans le cadre des programmes de la phase 1 d'Infrastructure Canada. Ces projets modernisent le transport en commun et les conduites d'eau et créent des communautés plus saines après une décennie d'inaction du gouvernement précédent. Plus de 4 milliards de dollars en financement fédéral ont été approuvés pour ces projets et l'argent sera déboursé dès que nos partenaires voudront en soumettre la demande.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, la Banque de l'infrastructure est une importante partie de notre plan d'infrastructure de 186 milliards de dollars pour bâtir des communautés durables, fortes et inclusives.
Le groupe de leaders qui compose le comité exécutif possède une vaste expérience à la Banque pour attirer du capital privé au capital public, afin de bâtir des infrastructures du XXIe siècle. Soyons clairs: l'affiliation politique n'était ni un facteur de qualification ni de disqualification au comité exécutif.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je vais répéter ce que j'ai dit en anglais. La Banque de l'infrastructure du Canada est un élément important du plan du gouvernement d'investir 186 milliards de dollars sur 12 ans pour bâtir des collectivités solides, durables et inclusives partout au Canada, comme promis lors de la dernière campagne électorale. Les dirigeants qui forment le conseil d'administration possèdent une expérience diversifiée et attirent des capitaux privés à la banque qui peuvent être investis avec l'argent des contribuables pour bâtir plus d'infrastructures dans l'intérêt de la population.
Je tiens à ce qu'il soit bien clair que l'affiliation politique n'était ni une condition d'admissibilité ni une condition d'inadmissibilité des candidats au conseil d'administration. Le député remarquera qu'un membre du conseil d'administration a déjà fait un don au NPD.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, on trouve à Montréal les esprits les plus brillants et des établissements de recherche parmi les meilleurs du pays. Lors de mes visites, j'entendais toujours les mêmes propos. Les gens du milieu de la recherche étaient préoccupés. Ils s'inquiétaient de voir que le soutien manquait, qu'il n'y avait pas assez de possibilités pour les personnes qui voulaient lancer leur carrière de chercheur et qu'ils n'auraient peut-être pas les ressources nécessaires pour conserver leurs installations.
Qu'on pense aux 925 millions de dollars en nouveau financement pour la recherche fondamentale versés par le biais des conseils subventionnaires, au nouvel investissement de 210 millions de dollars pour les chercheurs en début de carrière, à l'augmentation de 231 millions de dollars du Fonds de soutien à la recherche ou aux 763 millions de dollars versés à la Fondation canadienne pour l'innovation, on sait que le budget de 2018 est avantageux pour les étudiants et les chercheurs.
Nous savons que les emplois de l'avenir dépendent de la capacité des Canadiens de s'adapter, d'innover et de conserver l'avantage concurrentiel du Canada dans une économie qui change rapidement et qui se mondialise de plus en plus. C'est pourquoi nous continuerons d'investir dans les chercheurs canadiens et leurs recherches. Cet appui est essentiel si nous voulons vraiment encourager les prochaines générations et relever les défis de l'avenir.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, la Banque de l'infrastructure du Canada investira dans des projets d'intérêt public, procurera un nouvel outil novateur de financement et attirera des investissements du secteur privé pour permettre des projets de transformation qui seraient autrement impossibles. C'est un outil facultatif que nos partenaires provinciaux, territoriaux, autochtones et municipaux peuvent utiliser pour accroître l'abordabilité et la viabilité de l'infrastructure dans leurs collectivités.
La Banque ne réorientera pas les dépenses d'infrastructure traditionnelles et le gouvernement continue d'investir des sommes sans précédent, 186 milliards de dollars, pour créer des milieux de vie inclusifs où tous peuvent profiter de possibilités de réaliser leur potentiel.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, la Banque n'imposera absolument rien. La Banque de l'infrastructure du Canada investira dans des infrastructures d'intérêt public offrant ainsi un outil novateur en matière de financement d'infrastructure. Cela permettra notamment d'attirer des investissements du secteur privé, comme il a été mentionné, pour la réalisation de projets innovants qui ne pourraient voir le jour autrement.
Je le répète, il s'agit d'un outil optionnel que nos partenaires provinciaux, territoriaux, autochtones et municipaux peuvent utiliser pour accroître l'accessibilité financière à long terme et la durabilité de l'infrastructure dans leurs collectivités.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, c'est avec une immense fierté que j'appuie la motion de mon collègue et ami le député de Saint-Léonard—Saint-Michel. J'espère que je ne trahis pas sa confiance aujourd'hui en disant à la Chambre combien cette initiative le touche et le passionne. Cela vient de ce qu'il nous a confié très récemment, à savoir que tout ce qu'il a fait dans sa vie, il l'a fait pour ses trois filles. Quiconque s'est intéressé aux circonstances entourant l'avènement de cette motion sait qu'elle trouve précisément son origine dans les traumatismes physiques et psychologiques que sa fille a subis.
C'est une brillante et importante motion, et je suis heureux de constater qu'elle fait l'unanimité à la Chambre. Elle représente une cause vraiment personnelle et elle est essentielle pour le député. C'est quelque chose qu'il a fait avant même d'entrer en politique, notamment en lançant une initiative appelée Cool Taxi. Dans le cadre de ce programme, des tickets étaient donnés à des personnes aux facultés affaiblies afin qu'elles prennent un taxi — aucune question ne leur était posée —, et puissent rentrer chez elles en toute sécurité.
J'aimerais parler de Peter Cullen, un de mes bons amis. C'est un de mes anciens collègues au cabinet d'avocats Stikeman Elliott, où j'ai travaillé pendant un certain nombre d'années. Il n'y a rien là de partisan. En fait, son frère est un organisateur néo-démocrate, et lui-même m'a rappelé plusieurs fois qu'il a tendance à pencher du côté des conservateurs. Les députés peuvent bien applaudir de ce côté-là de la Chambre, mais il y en a à peu près trois comme cela dans la région de Montréal. Ce n'est donc vraiment pas beaucoup. Je voulais vraiment insister sur le fait que cela n'a rien de partisan, loin de là.
Lorsque Peter Cullen a appris que je me lançais en politique, il a lu dans un journal local un article sur l'histoire de ma famille — le genre d'article très embarrassant dont nous avons tous été la vedette. Il est venu me voir dans le salon des avocats pour me demander si Graham Gales était mon oncle. Peter est un avocat en droit maritime. Étant donné que ce n'était pas mon domaine d'exercice, nous n'avions pas vraiment travaillé ensemble et nous n'avions pas eu la chance de nous raconter nos vies. Je lui ai répondu que Graham était mon oncle. Il m'a regardé et, sous le coup de l'émotion, il m'a donné ce que j'appelle l'accolade de l'Anglo-Saxon protestant, c'est-à-dire ce qui se rapproche le plus de quelque chose de plus intime qu'une poignée de main. Cela dit, l'émotion était palpable. Il m'a raconté qu'il ne le savait pas même si nous étions collègues depuis des années. Il a ajouté que Graham avait été son meilleur ami, qu'il s'était rendu à pied à l'école avec lui tous les jours et qu'il lui manque toujours. Ce matin, j'ai demandé à Peter si je pouvais parler de lui à la Chambre. Il m'a dit qu'il pense à mon oncle tous les jours.
Graham est mort à 18 ans lorsqu'il a été heurté par une personne en état d'ébriété, près de Hawkesbury. Je n'ai jamais pu rencontrer mon oncle, et Peter a perdu son meilleur ami, ce que j'ignorais. Je savais que ma mère avait été ébranlée. C'était en 1972. Elle était enceinte de moi depuis quelques mois. Évidemment, ses parents, mes grands-parents, ont aussi connu une grande peine. Ils ne s'en sont jamais remis, comme tout parent, je pense, qui perd un enfant. Graham a laissé dans le deuil beaucoup de proches, y compris mon collègue et ami Peter.
Cet enjeu a touché chaque personne ici, que ce soit directement ou indirectement. En tant que députés, nous entendons parler des traumatismes. Toutefois, sur le plan personnel, nous avons tous été profondément touchés dans une certaine mesure.
Si je raconte l'histoire de Peter à la Chambre, c'est pour illustrer les répercussions dévastatrices de la conduite avec facultés affaiblies sur la société, non seulement sur les proches des victimes, mais aussi sur des gens qu'on ne soupçonne pas et qui en demeurent marqués à vie. Lorsque je me suis entretenu avec Peter ce matin, de même qu'il y a quelques jours, au sujet de cette perte, j'ai constaté à quel point il est encore visiblement traumatisé par l'accident. Il m'a demandé de l'aider à trouver le lieu où Graham a été enterré, car il l'a cherché mais ne l'a jamais trouvé. Je l'ai aidé et j'espère qu'il l'a trouvé et pourra faire son deuil.
Mon collègue de Saint-Léonard—Saint-Michel a vécu un traumatisme semblable. Sa fille, Dieu merci, a survécu et étudie maintenant à l'école de droit. Je n'ai pas vérifié ses notes, non pas qu'il devrait m'en faire part, mais je suis convaincu qu'elle excellera. Le Barreau du Québec a d'ailleurs souligné ses exploits scolaires. Cette jeune chef de file québécoise a une brillante carrière devant elle. Il est malheureux qu'elle ait été victime d'un accident causé par l'alcool au volant et ait dû prendre du temps pour s'en remettre.
Si le gouvernement appuie la motion, si mes collègues d'en face l'appuient en tant que membres de l'opposition officielle, si je l'appuie sur le plan personnel, c'est parce qu'elle est logique, et ce, pour des raisons personnelles et professionnelles.
Nous avons longuement parlé de la légalisation du cannabis. J'avais préparé un discours et j'étais prêt à parler à la Chambre des initiatives et des millions de dollars que le gouvernement est disposé à investir dans la sensibilisation à la conduite avec facultés affaiblies à cause du cannabis. En dehors de cela, la raison pour laquelle la motion aujourd'hui reçoit autant d'appui, c'est qu'elle relève du bon sens. Pour être fructueuse, il faut seulement qu'elle remplisse un seul et unique objectif et c'est de changer une seule vie et de sauver une seule vie. Si cette initiative s'avère fructueuse, mon collègue à ma gauche pourra être extrêmement fier de ce qu'il sera parvenu à accomplir grâce à elle. Par ailleurs, je vais laisser tomber le discours que j'avais préparé. J'attendais que ma mère m'appelle et me donne la permission de parler de tout cela. J'espère qu'elle me pardonnera.
Cela nous touche tous au plus profond de nous-mêmes. Comme je l'ai dit plus tôt, en notre qualité de députés, nous avons tous entendu d'horribles histoires. C'est pourquoi nous devrions tous rester humbles. Nous avons tous été à deux doigts de faire le mauvais choix, de nous montrer stupides et de monter dans une voiture dans un état plus que discutable. Si des jeunes écoutent mon discours, il y a un message que je voudrais leur faire passer. Si leurs pairs exercent une pression énorme sur eux pour qu'ils montent dans une voiture avec une personne dont ils savent qu'elle est en état d'ébriété, qu'ils prennent les foutues clés et les jettent dans la neige ou peu importe où. Il vaut mieux perdre un ami pendant une semaine, voire deux, plutôt que le perdre à jamais.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, les conservateurs ont 10 ans pour parfaire cette chanson.
Que l'on décide de patiner dans le Vieux-Port, de faire ses emplettes au marché Atwater ou d'assister à un concert de Noël à la basilique Notre-Dame, Montréal est un endroit pittoresque où passer le temps des Fêtes.
L'an passé, Montréal a ajouté le plus grand sapin de Noël au Canada à sa liste d'attractions, un sapin capable de rivaliser avec le célèbre sapin du Rockefeller Center de New-York.
Hélas, même s'il n'a certainement pas passé inaperçu, le sapin de 88 pieds n'a pas vraiment été à la hauteur des attentes. Les images de cet arbre, décrit par certains comme étant laid, frêle et inégal, se sont rapidement répandues. Toutefois, comme Charlie Brown et ses amis, notre ville a appris à aimer son sapin laid.
On a l'a tellement aimé, que le sapin laid de Montréal est de retour cette année. En forme de bonnet de Schtroumpf, cette fois, il trône au centre d'un village de Noël, le Village du Vilain Sapin. Le sapin laid est en train de devenir une vraie tradition à Montréal.
Le message à retenir dans cette histoire, c'est que la véritable beauté est intérieure, qu'il soit question du sapin, de Noël ou même de moi. Je sais que je m'y prends un peu tôt, mais je veux souhaiter un joyeux Noël à tous.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais remercier le député d'avoir présenté ce projet de loi. En tant qu'ancien combattant moi-même et député ministériel dans un gouvernement qui compte en son sein neuf anciens combattants, je crois, dont le député de Winnipeg-Nord à ma droite, qui a servi fièrement dans les forces armées, le ministre de la Défense nationale, mon collègue et ami de Kelowna—Lake Country et mon collègue membre du caucus québécois, le ministre des Transports représentant la circonscription contiguë à la mienne, Notre-Dame-de-Grâce—Westmount. Nous sommes tous honorés d'être membres du Parti libéral et de siéger au Parlement et d'avoir servi notre pays avec fierté et orgueil.
Un certain nombre d'entre nous, par pur hasard seulement, ont échappé aux affres de la guerre. Néanmoins, nous faisons front commun avec les anciens combattants qui les ont connues, ainsi que d'autres calamités, puisque nous sommes tous prêts à sacrifier notre vie pour notre pays. C'est quelque chose qui nous unit profondément et nous unit aux députés d'en face qui ont servi leur pays et même à la famille étendue des gens qui, il y a quelques générations de cela, ont servi pendant la Deuxième Guerre mondiale, la Première Guerre mondiale et d'autres encore dans le cadre desquelles des Canadiens ont fièrement servi leur pays.
Le projet de loi attire l'attention de la Chambre sur les courageux militaires canadiens parce que, en raison de leurs compétences et de leurs sacrifices, ils méritent la gratitude et l'estime de tous les Canadiens. Les intentions du projet de loi sont admirables Ce sont des objectifs que le gouvernement est en train d'atteindre.
Comme la secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants en a parlé plus tôt, en novembre 2015, le gouvernement s'est engagé à rétablir l'accès des anciens combattants à des services essentiels ainsi qu'à améliorer la sécurité financière à long terme et l'autonomie des vétérans et des membres de la GRC qui sont malades ou blessés, sans oublier leur famille.
Le ministre des Anciens Combattants a reçu un mandat qui reconnaît l'obligation du gouvernement de traiter les anciens combattants avec le respect et la gratitude qu'ils méritent.
Dès sa première journée au pouvoir, le gouvernement s'est engagé à offrir aux vétérans de nouvelles possibilités de carrière, à leur permettre d'accéder plus facilement aux services, à améliorer les services de santé mentale, et à en faire plus pour appuyer les familles des vétérans.
De plus, on a demandé au ministre de collaborer avec le ministre de la Défense nationale pour assurer la transition efficace et harmonieuse des membres libérés des Forces armées canadiennes vers la vie civile. Depuis, le gouvernement a investi beaucoup de temps et de ressources pour garantir que les militaires qui ont servi le Canada bénéficient du respect, de l'appui, des soins et des débouchés qu'ils méritent, et ce, d'une façon juste et équitable.
Le budget de 2016 a prévu des sommes qui ont permis au ministère des Anciens Combattants de rouvrir les neuf bureaux du pays, qui avaient été fermés par le gouvernement précédent, d'en ouvrir un nouveau à Surrey, en Colombie-Britannique, et d'élargir les services pour les anciens combattants dans le Nord. Le ministère a recruté plus de 400 employés pour fournir des services aux vétérans, y compris des gestionnaires de cas supplémentaires.
Dans le cadre du budget de 2016, le gouvernement a investi 5,6 milliards de dollars pour bonifier les prestations aux anciens combattants et à leur famille. Nous avons haussé la valeur de l'indemnité d'invalidité, nous avons augmenté le montant de l'allocation pour perte de revenus à 90 % du salaire préalable au congé et, ce qui est très important, nous les avons indexés à l'inflation.
De plus, grâce aux modifications de l'allocation pour incidence sur la carrière, chaque vétéran reçoit le montant approprié selon l'impact sur sa carrière d'une déficience liée au service.
Nous avons également augmenté la valeur du Fonds du Souvenir afin de rendre hommage comme il se doit au service et aux sacrifices des anciens combattants. Nous avons également augmenté le montant de l'exemption pour la succession afin qu'il soit plus facile pour les familles d'anciens combattants d'organiser les funérailles de leurs proches en toute dignité. Ce n'était que le début.
L'année suivante, le ministère a continué d'investir dans l'aide aux anciens combattants. Pour aider les militaires à trouver de nouvelles carrières et à mettre à profit leurs compétences dans la vie civile, nous avons créé l'Allocation pour études et formation des vétérans qui leur offrira jusqu'à 80 000 $ afin qu'ils puissent payer leurs frais de scolarité et d'autres coûts connexes en fonction de leurs années de service.
Le ministère des Anciens Combattants remanie en outre les services de transition de carrière, afin qu'un plus grand nombre de personnes puissent en bénéficier, incluant les survivants, les époux et les conjoints.
Toutefois, une transition réussie ne dépend pas seulement d'un changement de carrière. Le ministère a mis en place une série de mesures pour favoriser le bien-être, dont un grand nombre implique les familles. En reconnaissance du soutien vital que fournissent les familles aux militaires actifs et aux anciens combattants, le gouvernement a élargi l'accès au Programme de soutien aux familles des militaires. Auparavant réservés aux militaires actifs, les 32 centres de ressources pour les familles des militaires ouvriront leurs portes aux anciens combattants malades ou blessés et à leur famille.
Un nouveau fonds d'urgence pour les vétérans a été créé; il fournit une aide financière immédiate aux vétérans et à leur famille lorsqu'ils sont aux prises avec une situation financière urgente ou inattendue.
Nous améliorons la reconnaissance et l'appui pour les conjoints, les partenaires et les aidants naturels qui soutiennent quotidiennement les vétérans touchés par des maladies ou des blessures. La prestation pour proches aidants passera à 1 000 $ par mois, sera non imposable et sera versée directement aux aidants naturels.
Nous éliminons la limite de temps imposée aux conjoints et aux survivants pour présenter une demande de services de réadaptation et d'assistance professionnelle afin qu'ils puissent réintégrer le marché du travail.
Le ministère est également à la recherche de nouvelles idées et il investira 14 millions de dollars sur quatre ans dans un nouveau fonds pour le bien-être des vétérans et de leur famille qui servira à la recherche sur des enjeux et de nouvelles initiatives visant à améliorer le soutien aux vétérans. Cela s'ajoute au centre d'excellence sur l'état de stress post-traumatique et les problèmes de santé mentale connexes que le ministère est en train de mettre en place.
Anciens combattants Canada et la Défense nationale mettent tout en oeuvre pour améliorer la coordination avant la libération, un autre élément essentiel et critique à la réussite de la transition.
Nous savons que certains membres des Forces armées canadiennes libérés pour raisons médicales reçoivent leurs prestations en retard, ce qui est inacceptable. Dans le cadre du plan de transition harmonieuse, les deux ministères prennent des mesures importantes pour assurer à tous les membres libérés, à tous les vétérans et à leur famille un accès rapide et facile aux programmes et aux services qu'ils méritent.
Nous collaborons afin d'atteindre un but: que tous les militaires libérés en processus de libération aient accès à toutes leurs prestations avant d'être libérés. Non seulement le ministère des Anciens Combattants ajoute de nouveaux services et avantages pour les vétérans et leur famille, en plus de bonifier ceux qui existent, mais il apporte également d'importants changements à la façon de les fournir.
Une approche centrée sur le vétéran répond aux besoins individuels de chaque vétéran et à ceux de leur famille.
Comme ma collègue l'a souligné, à la suite d'un examen approfondi de la prestation des services, le ministère a publié le rapport « Atteindre l'excellence du service », qui recommande des mesures ambitieuses pour élaborer des programmes utiles et efficaces qui répondent aux besoins des anciens combattants. Le ministère y donne suite et il apportera 90 % des changements recommandés au cours des trois prochaines années.
Le gouvernement honore la mémoire des braves hommes et femmes qui ont servi en uniforme et de ceux et celles qui ont fait le sacrifice ultime en temps de conflit et de paix.
Je crois qu'aucun d'entre nous ne pourra oublier les émouvantes cérémonies qui ont été organisées au Canada, en France et en Belgique afin de commémorer le centenaire des batailles de la crête de Vimy et de Passchendaele, menées pendant la Première Guerre mondiale, ainsi que le 75e anniversaire du raid de Dieppe, survenu pendant la Seconde Guerre mondiale. Tous ces événements ont façonné le Canada et l'identité canadienne. Nous n'oublierons pas non plus les Jeux lnvictus, auxquels ont pris part des militaires et des anciens combattants qui souffrent de blessures ou de maladies. Ces jeux ont grandement contribué à sensibiliser la population et à lui inspirer du respect envers ceux qui ont servi et qui continuent de servir le pays au sein des forces armées.
Le gouvernement est déterminé à veiller à ce que les anciens combattants et leur famille reçoivent les soins et jouissent de la compassion et du respect qu'ils méritent pour avoir servi leur pays. Nous avons rétabli des services et des programmes qui avaient été supprimés sous le gouvernement précédent et nous avons fait des investissements dans les soins de santé mentale, les services aux familles et aux aidants ainsi que les mesures qui améliorent la sécurité financière à long terme et les débouchés professionnels, et ce, dans la dignité, le respect et l'équité que méritent amplement les anciens membres des Forces canadiennes et de la GRC.
Je vais prendre le train de VIA Rail pour retourner à Montréal. VIA Rail s'efforce d'embaucher des anciens combattants. J'en rencontre chaque fois que je prends le train et je les remercie de leur service.
Nous veillerons sans relâche à améliorer la vie des courageux militaires canadiens.
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Lib. (QC)
Monsieur le Président, je suis ravi de m'en tenir à la question et de parler de soleil et des quelques politiques infectées du gouvernement précédent que le ministre des Finances a désinfectées au cours des deux dernières années.
Le secrétaire parlementaire peut-il parler un peu plus des quelques politiques infectées que le ministre des Finances a désinfectées à l'aide de son soleil au cours des deux dernières années?
Voir le profil de Marc Miller
Lib. (QC)
Monsieur le Président, chaque année, dans le cadre de McGill -- Femmes au Parlement, un groupe de 35 à 40 jeunes femmes de l'Université McGill viennent passer ici deux jours inoubliables.
Le but de ce programme non-partisan est de susciter l'intérêt des femmes envers la politique et de rencontrer les politiciennes inspirantes, pour qu'elles puissent partager leurs expériences et discuter de leurs travaux passionnants avec les étudiantes.
Comme je représente la circonscription abritant l'Université McGill et que j'appartiens à la quatrième génération de diplômés de cette université dans ma famille, tout en étant le premier homme à porter ce flambeau, j'espère sincèrement que ces jeunes et brillantes étudiantes trouveront dans leur visite l'inspiration qu'il leur faudra pour tenter de se faire élire.
La sous-représentation des femmes dans le monde politique est un problème systémique notoire qui ne pourra être surmonté qu'à grand renfort d'éducation et d'occasions comme le programme Femmes au Parlement, de l'Université McGill.
À toutes les jeunes femmes de McGill présentes ici aujourd'hui, je souhaite la bienvenue.
La Chambre des communes leur appartient. J'espère que l'une d'entre elles y siégera en 2019.
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