Monsieur le Président, j'aimerais remercier le député d'avoir présenté ce projet de loi. En tant qu'ancien combattant moi-même et député ministériel dans un gouvernement qui compte en son sein neuf anciens combattants, je crois, dont le député de Winnipeg-Nord à ma droite, qui a servi fièrement dans les forces armées, le ministre de la Défense nationale, mon collègue et ami de Kelowna—Lake Country et mon collègue membre du caucus québécois, le ministre des Transports représentant la circonscription contiguë à la mienne, Notre-Dame-de-Grâce—Westmount. Nous sommes tous honorés d'être membres du Parti libéral et de siéger au Parlement et d'avoir servi notre pays avec fierté et orgueil.
Un certain nombre d'entre nous, par pur hasard seulement, ont échappé aux affres de la guerre. Néanmoins, nous faisons front commun avec les anciens combattants qui les ont connues, ainsi que d'autres calamités, puisque nous sommes tous prêts à sacrifier notre vie pour notre pays. C'est quelque chose qui nous unit profondément et nous unit aux députés d'en face qui ont servi leur pays et même à la famille étendue des gens qui, il y a quelques générations de cela, ont servi pendant la Deuxième Guerre mondiale, la Première Guerre mondiale et d'autres encore dans le cadre desquelles des Canadiens ont fièrement servi leur pays.
Le projet de loi attire l'attention de la Chambre sur les courageux militaires canadiens parce que, en raison de leurs compétences et de leurs sacrifices, ils méritent la gratitude et l'estime de tous les Canadiens. Les intentions du projet de loi sont admirables Ce sont des objectifs que le gouvernement est en train d'atteindre.
Comme la secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants en a parlé plus tôt, en novembre 2015, le gouvernement s'est engagé à rétablir l'accès des anciens combattants à des services essentiels ainsi qu'à améliorer la sécurité financière à long terme et l'autonomie des vétérans et des membres de la GRC qui sont malades ou blessés, sans oublier leur famille.
Le ministre des Anciens Combattants a reçu un mandat qui reconnaît l'obligation du gouvernement de traiter les anciens combattants avec le respect et la gratitude qu'ils méritent.
Dès sa première journée au pouvoir, le gouvernement s'est engagé à offrir aux vétérans de nouvelles possibilités de carrière, à leur permettre d'accéder plus facilement aux services, à améliorer les services de santé mentale, et à en faire plus pour appuyer les familles des vétérans.
De plus, on a demandé au ministre de collaborer avec le ministre de la Défense nationale pour assurer la transition efficace et harmonieuse des membres libérés des Forces armées canadiennes vers la vie civile. Depuis, le gouvernement a investi beaucoup de temps et de ressources pour garantir que les militaires qui ont servi le Canada bénéficient du respect, de l'appui, des soins et des débouchés qu'ils méritent, et ce, d'une façon juste et équitable.
Le budget de 2016 a prévu des sommes qui ont permis au ministère des Anciens Combattants de rouvrir les neuf bureaux du pays, qui avaient été fermés par le gouvernement précédent, d'en ouvrir un nouveau à Surrey, en Colombie-Britannique, et d'élargir les services pour les anciens combattants dans le Nord. Le ministère a recruté plus de 400 employés pour fournir des services aux vétérans, y compris des gestionnaires de cas supplémentaires.
Dans le cadre du budget de 2016, le gouvernement a investi 5,6 milliards de dollars pour bonifier les prestations aux anciens combattants et à leur famille. Nous avons haussé la valeur de l'indemnité d'invalidité, nous avons augmenté le montant de l'allocation pour perte de revenus à 90 % du salaire préalable au congé et, ce qui est très important, nous les avons indexés à l'inflation.
De plus, grâce aux modifications de l'allocation pour incidence sur la carrière, chaque vétéran reçoit le montant approprié selon l'impact sur sa carrière d'une déficience liée au service.
Nous avons également augmenté la valeur du Fonds du Souvenir afin de rendre hommage comme il se doit au service et aux sacrifices des anciens combattants. Nous avons également augmenté le montant de l'exemption pour la succession afin qu'il soit plus facile pour les familles d'anciens combattants d'organiser les funérailles de leurs proches en toute dignité. Ce n'était que le début.
L'année suivante, le ministère a continué d'investir dans l'aide aux anciens combattants. Pour aider les militaires à trouver de nouvelles carrières et à mettre à profit leurs compétences dans la vie civile, nous avons créé l'Allocation pour études et formation des vétérans qui leur offrira jusqu'à 80 000 $ afin qu'ils puissent payer leurs frais de scolarité et d'autres coûts connexes en fonction de leurs années de service.
Le ministère des Anciens Combattants remanie en outre les services de transition de carrière, afin qu'un plus grand nombre de personnes puissent en bénéficier, incluant les survivants, les époux et les conjoints.
Toutefois, une transition réussie ne dépend pas seulement d'un changement de carrière. Le ministère a mis en place une série de mesures pour favoriser le bien-être, dont un grand nombre implique les familles. En reconnaissance du soutien vital que fournissent les familles aux militaires actifs et aux anciens combattants, le gouvernement a élargi l'accès au Programme de soutien aux familles des militaires. Auparavant réservés aux militaires actifs, les 32 centres de ressources pour les familles des militaires ouvriront leurs portes aux anciens combattants malades ou blessés et à leur famille.
Un nouveau fonds d'urgence pour les vétérans a été créé; il fournit une aide financière immédiate aux vétérans et à leur famille lorsqu'ils sont aux prises avec une situation financière urgente ou inattendue.
Nous améliorons la reconnaissance et l'appui pour les conjoints, les partenaires et les aidants naturels qui soutiennent quotidiennement les vétérans touchés par des maladies ou des blessures. La prestation pour proches aidants passera à 1 000 $ par mois, sera non imposable et sera versée directement aux aidants naturels.
Nous éliminons la limite de temps imposée aux conjoints et aux survivants pour présenter une demande de services de réadaptation et d'assistance professionnelle afin qu'ils puissent réintégrer le marché du travail.
Le ministère est également à la recherche de nouvelles idées et il investira 14 millions de dollars sur quatre ans dans un nouveau fonds pour le bien-être des vétérans et de leur famille qui servira à la recherche sur des enjeux et de nouvelles initiatives visant à améliorer le soutien aux vétérans. Cela s'ajoute au centre d'excellence sur l'état de stress post-traumatique et les problèmes de santé mentale connexes que le ministère est en train de mettre en place.
Anciens combattants Canada et la Défense nationale mettent tout en oeuvre pour améliorer la coordination avant la libération, un autre élément essentiel et critique à la réussite de la transition.
Nous savons que certains membres des Forces armées canadiennes libérés pour raisons médicales reçoivent leurs prestations en retard, ce qui est inacceptable. Dans le cadre du plan de transition harmonieuse, les deux ministères prennent des mesures importantes pour assurer à tous les membres libérés, à tous les vétérans et à leur famille un accès rapide et facile aux programmes et aux services qu'ils méritent.
Nous collaborons afin d'atteindre un but: que tous les militaires libérés en processus de libération aient accès à toutes leurs prestations avant d'être libérés. Non seulement le ministère des Anciens Combattants ajoute de nouveaux services et avantages pour les vétérans et leur famille, en plus de bonifier ceux qui existent, mais il apporte également d'importants changements à la façon de les fournir.
Une approche centrée sur le vétéran répond aux besoins individuels de chaque vétéran et à ceux de leur famille.
Comme ma collègue l'a souligné, à la suite d'un examen approfondi de la prestation des services, le ministère a publié le rapport « Atteindre l'excellence du service », qui recommande des mesures ambitieuses pour élaborer des programmes utiles et efficaces qui répondent aux besoins des anciens combattants. Le ministère y donne suite et il apportera 90 % des changements recommandés au cours des trois prochaines années.
Le gouvernement honore la mémoire des braves hommes et femmes qui ont servi en uniforme et de ceux et celles qui ont fait le sacrifice ultime en temps de conflit et de paix.
Je crois qu'aucun d'entre nous ne pourra oublier les émouvantes cérémonies qui ont été organisées au Canada, en France et en Belgique afin de commémorer le centenaire des batailles de la crête de Vimy et de Passchendaele, menées pendant la Première Guerre mondiale, ainsi que le 75e anniversaire du raid de Dieppe, survenu pendant la Seconde Guerre mondiale. Tous ces événements ont façonné le Canada et l'identité canadienne. Nous n'oublierons pas non plus les Jeux lnvictus, auxquels ont pris part des militaires et des anciens combattants qui souffrent de blessures ou de maladies. Ces jeux ont grandement contribué à sensibiliser la population et à lui inspirer du respect envers ceux qui ont servi et qui continuent de servir le pays au sein des forces armées.
Le gouvernement est déterminé à veiller à ce que les anciens combattants et leur famille reçoivent les soins et jouissent de la compassion et du respect qu'ils méritent pour avoir servi leur pays. Nous avons rétabli des services et des programmes qui avaient été supprimés sous le gouvernement précédent et nous avons fait des investissements dans les soins de santé mentale, les services aux familles et aux aidants ainsi que les mesures qui améliorent la sécurité financière à long terme et les débouchés professionnels, et ce, dans la dignité, le respect et l'équité que méritent amplement les anciens membres des Forces canadiennes et de la GRC.
Je vais prendre le train de VIA Rail pour retourner à Montréal. VIA Rail s'efforce d'embaucher des anciens combattants. J'en rencontre chaque fois que je prends le train et je les remercie de leur service.
Nous veillerons sans relâche à améliorer la vie des courageux militaires canadiens.