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Lib. (MB)
Monsieur le Président, il y a 200 ans, le premier établissement d'enseignement de l'Ouest canadien fut fondé: le Collège de Saint-Boniface. Sa riche histoire témoigne de son rôle important dans la protection et la promotion de la langue française au Manitoba.
Alors qu'il était un établissement privé, le Collège a bravé l'interdiction de l'enseignement en français sous la loi Thornton pendant plus de 50 ans.
De nombreuses personnalités éminentes de la francophonie canadienne ont étudié au Collège, notamment Louis Riel.
Maintenant pleinement reconnue comme l'Université de Saint-Boniface, l'USB demeure la seule université francophone dans l'Ouest canadien et accueille des étudiants du monde entier.
Jeudi prochain, le 8 novembre, une grande célébration aura lieu pour reconnaître notre établissement francophone.
Bonne célébration et longue vie à l'Université de Saint-Boniface!
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, hier soir, pour la première fois en près d'un an et demi, la ville de Churchill a entendu le sifflement d'un train.
Ce matin, le premier ministre a rejoint les membres de la communauté pour célébrer la reprise du service ferroviaire dans cette porte d'entrée du Nord, un souffle de vie pour des milliers de résidants du Manitoba.
Ce matin, le premier ministre a annoncé un investissement de 3,8 millions de dollars pour aider à la revitalisation de Churchill et créer une croissance économique à long terme pour les gens du Nord du Manitoba. J'aimerais saluer le maire de Churchill, Mike Spence, et le remercier de ses efforts soutenus pour défendre les intérêts de sa ville, et de sa collaboration pendant cette période très difficile. Je tiens également à souligner le travail colossal de l'Arctic Gateway Group, qui travaille sans relâche depuis septembre pour que ce jour arrive.
Aujourd'hui est un jour mémorable pour les habitants de Churchill et des localités voisines, de même que pour l'ensemble du Manitoba et du Canada d'ailleurs.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je saisis volontiers l'occasion de participer au débat d'aujourd'hui. J'aimerais tout d'abord reconnaître que nous sommes rassemblés sur le territoire ancestral des Algonquins.
Le gouvernement s'est engagé à renouveler sa relation avec les peuples autochtones en s'appuyant sur les principes de reconnaissance des droits, du respect, de la coopération et du partenariat.
Nous nous sommes également engagés à faire croître la classe moyenne en permettant aux gens d'accéder à des possibilités qui leur permettent de s'y joindre. Personne n'ignore que, dans ce pays, depuis très longtemps, ce sont les Autochtones qui se heurtent à des désavantages économiques qui sont parmi les plus difficiles à surmonter.
Ce problème est profondément lié à notre passé colonialiste, y compris aux mesures strictes contenues dans des lois telles que la Loi sur les Indiens. Je donne un exemple. Ed Metatawabin, de la Première Nation de Fort Albany, est un survivant du pensionnat indien de St. Anne. Après être devenu chef de sa communauté, il a démarré une petite scierie pour que les membres de sa communauté aient du travail, car cela donnait un sens à leur vie. Toutefois, comme la Loi sur les Indiens lui interdisait d'être propriétaire du terrain où était située son entreprise, il n'a pas pu faire assurer cette dernière. Il a donc dû limiter la croissance de son entreprise pour réduire au minimum les responsabilités potentielles. Tout investissement de sa part comportait un risque personnel pour lui et sa famille. Bien des Canadiens ne comprennent pas cela. Ils ne comprennent pas les obstacles auxquels se heurtent les membres des Premières Nations au quotidien dans les réserves.
Aujourd'hui, nous avons l'occasion de rectifier certaines de ces mesures et de libérer le potentiel de croissance économique des Autochtones. Nous avons l'occasion de créer un environnement qui appuie l'autodétermination. Cela sera avantageux non seulement pour les Autochtones, mais aussi pour l'ensemble du Canada.
Le Conseil national de développement économique des Autochtones a estimé qu'une participation des peuples autochtones à l'économie égale à celle des non-Autochtones ferait croître le PIB du Canada de 1,5 % et engendrerait une croissance économique de près de 28 milliards de dollars. Nombreux sont ceux qui prétendent que ces chiffres seraient encore plus élevés.
Nous observons aujourd'hui que les Autochtones représentent une source importante d'innovations et de saines pratiques commerciales. En effet, il existe maintenant plus de 40 000 petites et moyennes entreprises dirigées par des Autochtones au Canada. C'est pourquoi j'affirme qu'il faut profiter de ces réussites. Supprimons les obstacles à la réussite future et à l'autodétermination. C'est l'objectif visé par les nouvelles mesures législatives adoptées en vertu de la loi d'exécution du budget proposée.
Je tiens à préciser que ces modifications ne sont pas des solutions descendantes; nous y sommes parvenus en consultant nos partenaires des Premières Nations et en leur demandant leur contribution et leur participation dès le début du processus.
Le gouvernement du Canada propose des modifications à la Loi sur la gestion financière des premières nations en vue de clarifier le libellé, de simplifier les questions d'organisation opérationnelle et de faciliter l'accès au programme en appui au nouveau financement du budget de 2018 de 50 millions de dollars sur 5 ans et au financement annuel récurrent de 11 millions de dollars. Il s'agit d'une mesure législative à adhésion facultative pour les Premières Nations qui leur permet de mettre en place un système de taxation et de gestion financière.
Les Premières Nations sont soutenues par trois institutions fiscales dont le travail est régi par la loi: la Commission de la fiscalité des Premières Nations, l'Administration financière des Premières Nations et le Conseil de gestion financière des Premières Nations. Ces institutions renforcent les capacités des Premières Nations et les unissent pour qu'elles accèdent à du financement à long terme; il s'agit d'une approche qui a été très fructueuse jusqu'à maintenant.
Par exemple, la cinquième débenture de l'Administration financière des Premières Nations de 138 millions de dollars, en septembre 2018, a fait passer le total des obligations émises à 514 millions de dollars. Des Premières Nations de partout au pays se servent de ces sommes pour investir dans les infrastructures communautaires et dans le développement économique; je pense notamment à la nouvelle école de la nation Siksika, à un projet de production d'électricité à Chehalis et à des logements dans la nation crie de Peter Ballantyne.
Les nouveaux investissements du budget de 2018 permettront aux institutions fiscales de collaborer avec deux fois plus de Premières Nations afin de développer leurs capacités et d'améliorer leur accès aux capitaux. Présentement, 239 Premières Nations sont inscrites à l'annexe de la loi.
L'accès au financement est une chose, mais nous pouvons tous convenir que l'accès à la terre est indispensable à l'autonomie économique. Le gouvernement du Canada propose 143 millions de dollars dans le budget de 2018 pour renforcer le régime de Gestion des terres des Premières Nations et aider 50 autres nations à devenir signataires, au cours des cinq années à venir, de l'Accord-cadre sur la gestion des terres des Premières Nations.
En outre, les modifications proposées à la Loi sur la gestion des terres des premières nations qui nous sont présentées aujourd'hui entérineraient des changements à l'accord-cadre qui ont été élaborés conjointement avec les Premières Nations. Ces solutions visent les seuils de vote et d'autres améliorations administratives qui faciliteront l'élaboration par les Premières Nations signataires de leurs propres codes fonciers ou de leurs propres lois, de façon à pouvoir s'exclure de l'application des dispositions de l'article 33 de la Loi sur les Indiens relatives à la gestion des terres. Cela représente un tiers de la Loi sur les indiens.
Les solutions élimineront également la surveillance fédérale et permettront aux Premières Nations de suivre le rythme des affaires et de profiter ainsi des possibilités d'investissement et de développement.
Par exemple, la nation des Stz'uminus, qui applique son propre code foncier depuis 2014, a pu créer Oyster Bay Development, un site d'environ 160 hectares et d'une valeur de plusieurs millions de dollars qui comprend un hôtel et une aire commerciale le long de la Transcanadienne. Elle l'a fait sans avoir eu besoin des approbations prévues par la Loi sur les Indiens.
Un autre mécanisme favorisera l'amélioration des relations entre le Canada et les Premières Nations et le progrès vers une réconciliation durable. C'est le retour des terres qui appartiennent aux Premières Nations en vertu des traités historiques et des ententes particulières sur le règlement des revendications territoriales. Avec des ajouts aux réserves, les Premières Nations peuvent aussi annexer des terres à la superficie actuelle d'une réserve ou créer de nouvelles réserves pour l'usage et le profit des membres de leur communauté, ainsi que pour le développement économique.
Le gouvernement du Canada propose ce projet de loi afin de simplifier le processus d'ajouts aux réserves, en se fondant sur les avantages des lois actuelles, qui sont seulement prévus pour certaines Premières Nations des Prairies. Ces changements sont attendus depuis longtemps. Ils font partie d'un certain nombre de mesures que le gouvernement s'est engagé à prendre lorsqu'il a adopté la nouvelle directive relative aux ajouts aux réserves, en 2016, après plusieurs années de dialogue et de collaboration avec des collectivités et des organismes autochtones. Le plus grand changement proposé aux ajouts aux réserves serait que dorénavant, ils seraient autorisés par un arrêté ministériel plutôt que par un décret du gouverneur en conseil, ce qui accélérerait de beaucoup les décisions.
Le projet de loi accélérerait aussi les processus en permettant aux Premières Nations de désigner à l'avance des terres à ajouter à une réserve, de façon semblable au zonage municipal, et de prendre des dispositions, comme accorder des baux ou des permis, avant l'ajout des terres. Il s'agit d'une mesure nécessaire pour favoriser les investissements. Elle permettrait de créer des territoires faisant partie des réserves et pouvant tout de suite être utilisés pour le développement économique.
Les ajouts aux réserves favorisent le développement économique, l'autonomie et la croissance des collectivités autochtones. Par exemple, en septembre 2018, la Nation des Dakotas de Sioux Valley a annexé 79 acres de terres à sa réserve. Ces terres accueillent actuellement une station-service et un dépanneur, et on prévoit y installer un restaurant, un hôtel, un espace commercial et une scène en plein air.
Globalement, ces modifications législatives concernant la gestion financière et les terres favorisent la réconciliation avec les peuples autochtones et seront avantageuses à long terme pour le Canada. J'invite tous les députés à les appuyer.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, mon expérience de conseiller municipal pendant plusieurs années et de candidat aux élections de 2015 m'aura appris une chose: l'augmentation des dépenses en infrastructures annoncée par le gouvernement figure parmi les politiques qui plaisent le plus aux habitants de Winnipeg, où j'habite, et j'imagine qu'il en va de même dans de nombreuses régions rurales. Partout au pays, nous revitalisons des villes, nous procédons à la réfection des régions rurales, nous investissons dans les municipalités rurales. Je ne peux pas parler précisément de la situation dans la région où habite le député — le Nord de l'Alberta, si j'ai bien compris —, mais je peux lui assurer qu'au Manitoba et à Winnipeg, l'argent est très certainement au rendez-vous. Qu'il s'agisse de routes ou de réseaux d'aqueduc, les travaux vont bon train. J'ai l'impression qu'il n'y a pas plus heureux au moment où on se parle que les maires, les conseillers municipaux et les échevins du pays, y compris dans les régions rurales.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, mon allocution portait sur les questions liées aux Autochtones, au Nord et aux Premières Nations. Je vais donc me renseigner pour le député.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, le député de Winnipeg-Nord a tout à fait raison. C'est un grand jour non seulement pour Churchill, mais aussi pour l'ensemble du Manitoba. Après avoir été abandonnés par l'ancien propriétaire du chemin de fer, le port et la voie ferrée ont été réparés par un consortium privé en partenariat avec le gouvernement fédéral et la Ville de Churchill. Ainsi, le chemin de fer est de nouveau en bon état. La collectivité est extrêmement heureuse. Le port a été réhabilité. Les produits et les services parviendront de nouveau à Churchill, et des emplois seront créés. Le premier ministre se trouvait à Churchill ce matin pour annoncer qu'après avoir dépensé des dizaines de millions de dollars pour réparer le chemin de fer, le gouvernement injecterait près de 40 millions de dollars dans une série de projets là-bas afin de créer des emplois, de susciter l'espoir et d'insuffler un dynamisme nouveau à Churchill.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, ce n'est pas une surprise que, encore une fois, les propos illustrent un manque de connaissance de nos communautés francophones à l'extérieur du Québec.
Je peux assurer mes collègues qu'il existe une grande francophonie canadienne. Elle est diversifiée, fière et florissante. Le récent travail de notre gouvernement sur le renouvellement du Règlement sur les langues officielles en témoigne.
Nos communautés font preuve d'une vitalité impressionnante. Au Manitoba, il y a des accents franco-manitobain, franco-métis, franco-européen, franco-africain, québécois, acadien et j'en passe.
Grâce au taux d'inscription record dans nos écoles d'immersion, notre francophonie accueille des milliers de francophiles qui ont la langue de Molière à coeur.
De génération en génération, nous y sommes. De génération en génération, nous y serons.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, hier, à Winnipeg, des élections municipales et scolaires ont eu lieu.
Je veux féliciter Brian Bowman d'avoir été réélu pour un deuxième mandat comme maire de Winnipeg. Je félicite aussi tous les conseillers municipaux, nouveaux et réélus.
Je félicite particulièrement ceux de ma circonscription, Saint-Boniface—Saint-Vital: Brian Mayes, à Saint-Vital; Matthieu Allard, à Saint-Boniface; Markus Chambers, dans St. Norbert-Seine River; et Shawn Nason, à Transcona.
J'ai hâte de collaborer avec le maire et l'ensemble des conseillers municipaux pour améliorer l'infrastructure de Winnipeg, construire de nouveaux logements, appuyer le transport en commun et le transport actif, et contribuer à l'élaboration de stratégies de partenariat avec la population autochtone urbaine de la ville, qui est en pleine croissance.
Je tiens aussi à féliciter tous les commissaires scolaires qui ont été élus à la Commission scolaire franco-manitobaine et à la Commission scolaire Louis-Riel.
Nous remercions tous les candidats d'avoir présenté leur vision pour la ville de Winnipeg et la province du Manitoba.
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Lib. (MB)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question et je reconnais que nous nous trouvons sur le territoire traditionnel des peuples algonquins.
Le gouvernement est déterminé à combler le manque inacceptable de logements dans les communautés autochtones. En début de mandat, dans le budget de 2016, nous avons accordé 554,3 millions de dollars, un montant considérable, pour répondre aux besoins urgents en matière de logement dans les réserves. Grâce à ces investissements, un total de 14 107 unités d'habitation étaient en construction ou avaient été construites, rénovées, modernisées ou raccordées aux services publics le 30 juin 2018.
Services aux Autochtones Canada, en partenariat avec l'Assemblée des Premières Nations et la Société canadienne d'hypothèques et de logement, poursuivra ses efforts afin d'assurer une réforme du logement dans les réserves ainsi que des infrastructures fiables et durables pour les peuples autochtones.
Les dirigeants autochtones ont été clairs. Ils ne veulent pas d'une approche unique pour l'amélioration du logement chez les Autochtones. Le gouvernement est du même avis. C'est pourquoi, par l'entremise des investissements annoncés dans les budgets de 2017 et de 2018, le gouvernement propose de consacrer du financement pour appuyer le succès de la mise en œuvre de chacune des stratégies sur le logement fondées sur les distinctions, notamment: 600 millions de dollars sur trois ans destinés à financer les logements dans les réserves des Premières Nations, dans le cadre d'une stratégie de logement sur 10 ans qui est en cours d'élaboration avec les Premières Nations; 400 millions de dollars sur dix ans pour soutenir un plan de logement dirigé par les Inuits dans les régions inuites du Nunavik, du Nunatsiavut et des Inuvialuit. Ce montant s'ajoute au financement de 240 millions sur 10 ans annoncé dans le budget de 2017 afin d'appuyer le logement au Nunavut.
Les Inuits travaillent actuellement en partenariat avec Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, la Société canadienne d'hypothèques et de logement et Emploi et Développement social Canada à l'élaboration d'une stratégie provisoire sur le logement pour l'Inuit Nunangat. On prévoit que cette stratégie sera achevée au cours des prochains mois. De plus, 500 millions de dollars ont été annoncés sur 10 ans pour donner aux Métis un accès au contrôle et à la gestion de logements sociaux abordables, une première au Canada.
Le 19 juillet, la ministre des Relations Couronne-Autochtones, le président du Ralliement national des Métis, Clément Chartier, et les présidents des organisations membres du Ralliement national des Métis ont signé l'Accord auxiliaire sur le logement de la nation métisse. Cet accord illustre un engagement commun à combler le manque impérieux de logements et à accroître l'autodétermination des peuples autochtones dans cet important domaine de la politique sociale.
Nous continuerons de travailler avec nos partenaires pour soutenir les approches dirigées par les peuples autochtones en vue de rattraper le manque de logements pour les peuples autochtones. Je me réjouis de travailler avec la députée d'en face dans ce dossier critique et je la remercie de ses grands efforts.
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Lib. (MB)
Madame la Présidente, nous voulons tout mettre en oeuvre pour renouveler les relations de nation à nation entre les Inuits et la Couronne, et les relations de gouvernement à gouvernement avec les peuples autochtones. Nous croyons que tous les Canadiens devraient avoir accès à un logement sûr, adéquat et abordable. Je sais que ma collègue défend ardemment cette cause également.
Les dirigeants autochtones nous ont dit que, en matière de logement dans les communautés des Premières Nations, dans les communautés inuites et dans les communautés de la nation métisse, la meilleure approche consiste à tenir compte des besoins propres à chaque groupe. Nous allons continuer de collaborer avec nos partenaires inuits et métis et avec ceux des Premières Nations pour concevoir et mettre en oeuvre des stratégies de logement axées sur ces distinctions qui seront adaptées aux besoins de chacun.
Ce n'est jamais une mauvaise chose de garder espoir; c'est le conseil que je donnerais à la députée.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, c'est pour moi un grand honneur de prendre la parole au nom de mes concitoyens de Saint-Boniface—Saint-Vital.
J'ai le grand plaisir de me lever à la Chambre pour appuyer le projet de loi du gouvernement, soit le projet de loi C-83. Il s'agit d'un projet de loi révolutionnaire en matière de services correctionnels.
Comme l'a dit le ministre de la Sécurité publique, le gouvernement reconnaît deux choses. Premièrement, il reconnaît que la sécurité dans les établissements carcéraux est un impératif absolu que Service correctionnel Canada doit toujours respecter. Deuxièmement, il reconnaît que la sécurité des communautés canadiennes repose sur le travail de réadaptation fait dans les établissements carcéraux sûrs.
La sécurité est bel et bien au cœur du projet de loi. Nous savons que certains détenus sont beaucoup trop dangereux ou agressifs pour qu’on puisse les gérer dans la population carcérale générale. Les fonctionnaires du Service correctionnel doivent donc avoir un moyen de les séparer des autres détenus.
La pratique actuelle est d'isoler ces détenus, en isolement cellulaire comme diraient nos amis américains. Cependant, les tribunaux ont décidé par deux fois que cette pratique est contraire à la Constitution. Il a été fait appel de ces décisions, pour l’une, par le gouvernement et, pour l’autre, par le parti d'en face, mais il n’en reste pas moins qu’elles sont exécutoires dans un délai de quelques mois.
Il est du devoir du Parlement de veiller à ce que le Service correctionnel ait les pouvoirs juridiques nécessaires pour assurer la sécurité de son personnel et des personnes confiées à sa garde, et ce, dans le respect de notre Constitution. Or, nous pouvons nous acquitter de ce devoir en adoptant ce projet de loi qui propose de supprimer l’isolement dans les établissements fédéraux pour le remplacer par une approche sûre, mais fondamentalement différente.
Aux termes du projet de loi C-83, des unités d’intervention structurée, les UIS, seront créées dans des établissements partout dans le pays. Ces unités permettront de séparer au besoin des délinquants de la population carcérale générale, mais sans les priver des programmes de réadaptation, des soins de santé mentale et de différentes interventions.
Les détenus placés dans une UIS bénéficieront d’interventions structurées et de programmes adaptés à leurs risques et aussi à leurs besoins particuliers. Ils passeront au moins quatre heures par jour en dehors de leur cellule, soit le double du temps prévu dans le système actuel. Quatre heures, c'est un strict minimum. J’insiste bien, il s’agit d’un minimum. Ce pourrait être plus.
Les détenus auront aussi au moins deux heures de réelle interaction humaine par jour, y compris avec le personnel, avec des bénévoles, des aînés, des aumôniers, des visiteurs et d’autres détenus compatibles. C’est quelque chose qui n’existe pour ainsi dire pas dans le système actuel. Ils recevront par ailleurs au moins une fois par jour la visite d’un professionnel de la santé agréé.
Autrement dit, le projet de loi opte pour une nouvelle approche plus efficace de la gestion des cas les plus difficiles dans le système correctionnel fédéral. Il accroît la sécurité non seulement des établissements correctionnels, mais aussi des collectivités canadiennes dans tout le pays.
Je rappelle que presque tous les détenus sous responsabilité fédérale vont un jour terminer leur sentence et être remis en liberté. Ainsi, le fait de leur donner la possibilité de poursuivre leurs traitements et leur travail de réadaptation permettra d'augmenter leurs chances de succès quant à leur réinsertion dans la population carcérale générale et, ultimement, dans la société.
La réduction du risque de récidive protégera davantage les Canadiens et toutes les communautés, les grandes villes et les villages.
D’autres mesures importantes prévues par le projet de loi complètent la création proposée d’UIS. Ainsi, il inscrit dans la loi l’obligation du Service correctionnel du Canada de tenir compte de facteurs systémiques et historiques lorsqu’il prend des décisions concernant des détenus autochtones. Cette mesure découle de l’arrêt Gladue rendu par la Cour suprême en 1999. C’est prévu dans la politique correctionnelle depuis de nombreuses années, mais nous donnons dorénavant à ce principe pleinement force de loi.
Cette mesure permet de tenir en partie les engagements du mandat que le premier ministre a confié à la ministre de la Justice et au ministre de la Sécurité publique pour ce qui est de remédier aux lacunes dans les services aux Autochtones au sein du système de justice pénale. Les deux ministres ont également reçu pour mandat de remédier aux lacunes dans les services aux personnes souffrant de maladie mentale dans le système de justice pénale.
Comme je le soulignais plus tôt, les détenus placés dans une UIS recevront la visite quotidienne d’un professionnel de la santé. Qui plus est, les changements proposés dans le projet de loi C-83 obligeront le Service correctionnel à favoriser l’autonomie et l’indépendance clinique des professionnels de la santé qui travaillent dans les établissements correctionnels.
Le projet de loi autorise aussi des services de défense des droits des patients à aider les personnes détenues dans les établissements fédéraux à comprendre leurs droits en matière de soins de santé et à veiller à ce qu’elles reçoivent les soins médicaux nécessaires. C’est ce que recommandait l’enquête du coroner sur le décès d’Ashley Smith.
Le projet de loi comporte aussi une mesure importante pour mieux soutenir les victimes de crime. À l’heure actuelle, les victimes peuvent demander à recevoir l’enregistrement audio des audiences de libération conditionnelle, mais seulement si elles n’y assistent pas. Dans le cas contraire, elles n’y ont pas droit. Cela n’a aucun sens. Les groupes de défense des victimes expliquent qu’assister à une telle audience est parfois tellement difficile psychologiquement que les victimes ne se souviennent pas toujours de ce qui s’est dit, ce qui est tout à fait compréhensible. Aux termes du projet de loi C-83, les victimes auront droit à un enregistrement de l’audience, qu’elles y aient assisté ou pas. Elles pourront ensuite l’écouter, plus tard, dans un cadre plus rassurant et à leur convenance.
La principale priorité de tout gouvernement doit être de protéger ses citoyens. Lorsqu'une personne enfreint la loi, il y a des conséquences. Dans l'intérêt de la sécurité publique, il nous faut un système correctionnel capable d'aborder des facteurs qui mènent à la criminalité afin que les délinquants deviennent moins susceptibles de récidiver et de faire d'autres victimes.
Un service correctionnel adapté et efficace tient les délinquants responsables des méfaits qu’ils ont commis, mais il crée aussi un environnement propice à la réadaptation. Le système correctionnel canadien fait déjà un excellent travail en matière d’aide à la réadaptation et à la réintégration des détenus dans des conditions très difficiles. Cependant, le projet de loi C-83 renforcera ce système et, avec des établissements plus sûrs pour le personnel et les détenus, avec moins de délinquants récidivistes et moins de victimes à la longue, la sécurité publique sera améliorée.
Pour toutes ces raisons, j’appuie sans réserve cette mesure législative importante et révolutionnaire, et j’invite tous les députés à faire de même.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je trouve intéressant que, pendant leurs 10 années au pouvoir, les conservateurs ne se soient guère souciés de soutenir les ministères et la fonction publique, qui font un travail extraordinaire, et que tout à coup, ils s’en préoccupent.
Il s’agit clairement d’une priorité du gouvernement. Je fais entièrement confiance au ministre des Finances, au premier ministre et au ministre de la Sécurité publique pour que les ressources nécessaires pour mettre en œuvre le projet de loi soient là le moment venu.
Cependant, il faut procéder dans l’ordre. Nous devons renvoyer le projet de loi au comité. Nous devons entendre les syndicats et d’autres personnes que cette mesure législative intéresse. Nous devons renvoyer le projet de loi au comité pour en discuter et le renvoyer à la Chambre pour qu’il prenne force de loi au Canada.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, la sécurité publique est au cœur même du projet de loi. Les députés d’en face refusent toujours de reconnaître que l’immense majorité des détenus finissent dans nos villes, nos villages et nos municipalités rurales. Quand ils se trouvent à la caisse au Safeway à côté de nos tantes, nos oncles, nos mères ou nos pères, je voudrais être certain que nous avons fait tout notre possible en matière de réadaptation pour que nos collectivités, nos villes et nos municipalités rurales soient plus sûres. Au lieu de nous concentrer sur la seule répression, nous devons mettre l’accent sur la réadaptation afin qu’à leur sortie des pénitenciers, les communautés soient plus sûres en raison du temps qu’ils y ont passé.
Pour ce qui est des agents, le projet de loi prévoit des scanners corporels, ce qui renforcera aussi la sécurité des agents syndiqués.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je suis tout à fait d’accord. Nous en avons déjà longuement débattu. Il est important de renvoyer le projet de loi au comité pour entendre les agents correctionnels, d’autres syndicats, d’autres personnes et d’autres groupes d’intérêt que cette politique intéresse. J’insiste sur le fait que la sécurité publique est au cœur de ce projet de loi. Nous devons le renvoyer au comité pour entendre ce que le public a à dire.
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Lib. (MB)
Monsieur le Président, je voudrais présenter mes excuses à la Chambre des communes pour mon comportement non parlementaire à un certain moment, hier. La journée a été longue. Le débat a soulevé les passions. Malheureusement, je me suis laissé emporter. Par conséquent, je voudrais présenter mes excuses à la Chambre des communes pour mon comportement non parlementaire d'hier. Cela ne se reproduira plus.
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