Monsieur le Président, c’est un honneur pour moi de prendre la parole à la Chambre au sujet du projet de loi C-74, la loi d'exécution du budget de 2018. J’en suis d’autant plus fier que ce budget aura un impact positif considérable sur la vie des électeurs de Saint-Boniface—Saint-Vital que je représente et sur celle de tous les habitants de ce magnifique pays.
J’ai déjà exprimé à la Chambre ce que j’ai entendu souvent en faisant du porte-à-porte pendant la campagne électorale. Aujourd’hui, quand je les rencontre, les électeurs me redisent la même chose. Il y a quelques semaines, nous étions dans nos circonscriptions et j’en ai profité pour frapper à des centaines de portes. J’ai eu d’excellentes discussions avec les électeurs, et j’ai parlé avec eux de tout ce que le budget 2018 proposait de positif.
Les Canadiens ont élu notre gouvernement, afin d'assurer une meilleure qualité de vie à la classe moyenne et à ceux qui travaillent fort pour en faire partie.
Ce budget continue le travail entamé par notre gouvernement dans les deux budgets précédents, afin de simplifier la vie des Canadiens, de veiller à ce que les Canadiens qui en ont besoin aient plus d'argent à leur disposition et de poursuivre notre investissement dans leur communauté pour y assurer un niveau de vie élevé.
La conversation a souvent porté sur les prestations de l’Allocation canadienne pour enfants, qui ont un impact très positif sur leur quotidien et qui ont allégé leur fardeau financier. Neuf familles canadiennes sur dix reçoivent cette allocation, qui représente, en moyenne, 6 800 $ par an. Cet argent sert directement à améliorer la qualité de vie des Canadiens en leur permettant d’acheter des aliments plus nutritifs ou de payer des activités parascolaires à leurs enfants, comme des cours de musique ou de hockey.
L’allocation sera indexée à partir de juillet, ce qui signifie que le programme représentera des prestations plus élevées chaque année. Je sais que, dans ma circonscription, Saint-Boniface—Saint-Vital, plus de 8 800 familles la reçoivent, ce qui bénéficie directement à 15 150 enfants. Si on fait le total, ce sont 4 938 000 $ de prestations qui sont versées à 15 150 enfants de Saint-Boniface—Saint-Vital.
Contrairement à l'ancien programme, l’Allocation canadienne pour enfants n’est pas imposée. Autrement dit, cette somme de près de 5 millions de dollars qui est allouée aux enfants de Saint-Boniface—Saint-Vital n’est pas récupérée par le fisc à la fin de l’année. Cet argent reste dans les familles.
Le budget de 2018 propose également une nouvelle Allocation canadienne pour les travailleurs, qui permettra de verser plus d’argent aux gagne-petit que ne le faisait le programme précédent. La nouvelle allocation augmente le plafond des prestations maximum ainsi que le seuil de revenus à partir duquel la prestation diminue. Cela donnera aux gagne-petit la possibilité de conserver une plus grande partie de leur chèque de paie et cela permettra de sortir environ 70 000 Canadiens de la pauvreté. Rien qu’au Manitoba, 86 000 travailleurs seront admissibles à ce programme, dont 13 000 sont nouvellement admissibles.
J'ai aussi été très heureux d'être sur place pour l'annonce du plan d'action pour les langues officielles, à l'égard duquel des fonds de plus de 400 millions de dollars ont été garantis dans le budget de 2018. En tant que représentant d'une communauté de langue officielle en situation minoritaire et ayant travaillé au Comité permanent des langues officielles au cours des deux dernières années, je sais que ces fonds sont essentiels pour les communautés partout au pays. Le plan d'action offrira un soutien aux médias de langue officielle locaux, aidera à l'augmentation de l'immigration francophone et appuiera l'éducation des jeunes enfants dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Toutes ces questions ont fait l'objet d'une étude approfondie en comité, et je tiens à remercier la ministre du Patrimoine canadien, qui a porté une attention marquée à ces enjeux, en plus de veiller à ce qu'ils constituent une priorité de notre gouvernement dans ce budget.
Le budget de 2018 prévoit également une augmentation de 290 millions de dollars des paiements de transfert fédéraux au Manitoba, qui passeront à 4 milliards de dollars en 2018-2019. Ces paiements comprennent 1,4 milliard de dollars au titre du Transfert canadien en matière de santé, soit une augmentation de 56,5 millions de dollars, et 518 millions de dollars au titre du Transfert canadien en matière de programmes sociaux.
Pas un jour ne se passe sans que des électeurs me disent que leur priorité, c'est le système de santé. Compte tenu de l'augmentation des paiements de transfert, il est évident que la santé et le bien-être des Manitobains sont une priorité pour le gouvernement fédéral. Nous contribuons. Nous fournissons aux provinces les ressources dont elles ont besoin pour offrir aux Canadiens des services efficaces, sur lesquels ils peuvent compter. Même si le Manitoba veut continuer de jouer avec la santé des Manitobains à des fins partisanes, le gouvernement fédéral continuera, lui, de respecter ses obligations aux termes de l’accord canadien sur la santé.
Pour changer de sujet, je dirai que le Plan pour la diversification de l’économie de l’Ouest canadien et le Plan pour l’innovation et les compétences sont des dossiers extrêmement importants en raison de leur impact direct non seulement sur le Manitoba, mais aussi sur toutes les provinces des Prairies. Le budget de 2018 prévoit une augmentation de 148 millions de dollars sur cinq ans de l'enveloppe consacrée à la diversification de l’économie de l’Ouest canadien. Ainsi, nous pourrons poursuivre le développement de l’économie de chaque province de l’Ouest et investir dans les collectivités. Cette hausse comprend une somme de 35 millions de dollars allouée à la nouvelle stratégie pour les femmes en entrepreneuriat, qui s'inscrit dans l’engagement du gouvernement d'élargir les débouchés pour les femmes dans la population active. La stratégie sera coordonnée à l'échelle nationale, mais adaptée à chaque région de l’Ouest.
Je m’en voudrais de passer sous silence les investissements historiques que le budget consent à l’intention de la nation métisse. David Chartrand, vice-président du Ralliement national des Métis, a dit qu’« après avoir attendu 148 ans pour entrer dans la Confédération, nous sommes enfin chez nous grâce à ce budget ». Je partage entièrement ce sentiment et je suis fier de faire partie d'un gouvernement qui est résolu à renouveler la relation du Canada avec la nation métisse.
Le budget de 2018 investit plus de 500 millions de dollars sur 10 ans dans divers programmes, notamment dans une stratégie de logement propre à la nation métisse, dans l’enseignement postsecondaire et dans la création d’une stratégie en matière de santé. Ce financement accordé à la nation métisse est historique, à la fois par son ampleur et par son approche fondée sur les distinctions. Jamais un budget fédéral n’a octroyé un financement direct aussi conséquent à la nation métisse.
L’approche fondée sur les distinctions, conformément aux principes qui régissent la relation du gouvernement du Canada avec les peuples autochtones, est cruciale pour le processus de réconciliation. Le principe en question précise « qu’il est nécessaire d’avoir une approche qui tient compte de la particularité des collectivités détenant des droits pour s’assurer que les droits, les intérêts et la situation propres aux Premières Nations, à la Nation métisse et aux Inuits sont reconnus, confirmés et mis en œuvre ». Le présent budget reflète cette priorité et il réitère l’engagement du gouvernement envers la réconciliation et l’établissement d’une relation avec tous les peuples autochtones.
Les mots qui sont employés dans le budget relativement au financement consenti à la nation métisse méritent aussi d’être soulignés. Les nouvelles mesures de financement serviront à accompagner la nation métisse et à soutenir des initiatives menées par les Métis. Elles vont dans le sens de la vision de la nation métisse dans le dossier de l'autodétermination. Pendant trop longtemps, Ottawa a dicté ses solutions aux communautés autochtones. Pour parvenir à la réconciliation, il faut se débarrasser de ce modèle. Il y a des problèmes dans les communautés, mais les solutions doivent venir des communautés elles-mêmes.
À titre d'exemple, ce budget prévoit une somme de 6 millions de dollars sur cinq ans pour aider la nation métisse à recueillir des données sur la santé et à élaborer une stratégie en matière de santé. Le gouvernement du Canada appuiera la nation métisse, mais la stratégie sera élaborée par la nation elle-même, car c'est elle qui a l'expertise et les connaissances nécessaires pour régler ses propres problèmes.
Enfin, il est important de souligner que les engagements prévus dans le budget reflètent les engagements pris dans l’Accord Canada–Nation métisse et reflètent les priorités de la nation métisse.
Il est impossible de résumer en 10 minutes tous les avantages que ce budget offre aux Canadiens. Toutefois, depuis qu’il a été présenté, je sillonne la circonscription de Saint-Boniface—Saint-Vital pour en parler avec les électeurs, et je compte bien y retourner bientôt pour poursuivre ces discussions.