Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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PCC (QC)
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2018-11-27 16:41 [p.24051]
Madame la Présidente, il est un peu malheureux de constater que le secrétaire parlementaire ne peut parler spontanément sans utiliser ses notes au sujet de leur prétendu engagement budgétaire important.
Je suis sorti quelques secondes et je suis sûr que j’ai manqué le moment où le député a dit quand son gouvernement allait équilibrer le budget. Je suis sûr que je l’ai manqué. Les libéraux semblent vouloir être un gouvernement responsable, alors je suis sûr que j’ai manqué ce moment important.
Le député pourrait-il me répéter en quelle année le gouvernement équilibrera le budget?
Madam Speaker, it is a bit unfortunate to notice that the parliamentary secretary cannot spontaneously speak without any notes about their supposedly great budget engagement.
I went out for a few seconds and I am sure I missed the point where the member said when his government would balance the budget. I am sure I missed that. The Liberals seem to want to be a responsible government, so I am sure I missed that point.
Could the member just repeat to me in which year the government will balance the budget?
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PCC (QC)
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2018-11-27 16:46 [p.24052]
Madame la Présidente, j’aimerais réagir à quelque chose qu’a dit la députée de Saanich—Gulf Islands. Elle a dit que le gouvernement avait toujours des mesures symboliques et sans précédent à annoncer. J’en suis venu à penser que c’est tout ce que ce gouvernement fait. C’est toujours sans précédent, incroyable, extraordinaire, mais nous n’avons jamais vu dans l’histoire du Canada un gouvernement dépenser tant d’argent pour si peu de résultats.
Je suis très content de prendre aujourd'hui la parole à la Chambre des communes, au nom des citoyens de Beauport—Limoilou.
L'édifice du Centre va bientôt fermer durant 10 ou 15 ans, parce que tout sera rénové. Je tenais à le dire. Cependant, il n'y a pas de crainte à avoir, parce que nous allons déménager à l'édifice de l'Ouest. Je vais donc pouvoir continuer à débattre au nom de mes concitoyens.
Aujourd'hui, je prends la parole pour discuter du projet de loi C-86, Loi no 2 portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 27 février 2018 et mettant en oeuvre d'autres mesures.
Je vais mettre l'accent sur le fait que les députés du Parti conservateur sont extrêmement déçus du projet de loi sur le budget. Depuis trois ans, on voit une série de promesses rompues. Ce qui est un peu paradoxal, c'est que le député de Papineau, l'actuel chef du gouvernement libéral, avait dit, pendant la campagne électorale, qu'il voulait faire en sorte que les gens soient moins cyniques envers la politique, que les gens croient plus en leurs politiciens, en la capacité de l'exécutif, du législatif et des représentants politiques d'effectuer des choses qui sont bonnes pour les gens et surtout de respecter les promesses phares faites en bonne et due forme lors de la campagne électorale.
À l'Université Laval, un groupe de recherche a créé ce qu'on appelle la Boussole électorale. Cela permet de connaître le nombre de promesses tenues ou non tenues par les gouvernements provinciaux et fédéral.
Je me rappelle que, quelques mois avant l'élection de 2015, à leur grand dam, cet institut de recherche avait dû confirmer que 97 % des promesses faites par M. Harper pendant la campagne de 2011 avaient été tenues.
Le gouvernement libéral de 2015 a rompu trois grandes promesses, et il continue de le faire dans le budget 2018. Il ne s'agit pas de promesse de pacotille, mais bien de promesses structurantes qui devaient permettre de fixer les balises quant à la façon dont le gouvernement allait se conduire et aux résultats pour les Canadiens.
Les citoyens qui nous écoutent connaissent ces trois grandes promesses, car je les répète souvent. Il faut le faire, parce que c'est grave.
Les libéraux avaient promis de faire seulement de petits déficits de 10 milliards de dollars durant les deux premières années et un déficit de 6 milliards de dollars la troisième année.
Qu'est-ce que nous avons vu? La première année, ils ont fait un déficit de 30 milliards de dollars. La deuxième année, ils ont fait un déficit de 20 milliards de dollars. Cette année, ils font un déficit trois fois plus élevé que ce qui était prévu, c'est-à-dire un déficit de 18 milliards de dollars.
C'est donc une première promesse rompue. On s'entend quand même pour dire qu'il ne s'agit pas d'une promesse faite sur le coin d'une table. En tout cas, je l'espère bien. En fait, je me rappelle très bien que la promesse a été faite sur une grue, en pleine campagne électorale. Le député de Papineau était à Toronto, sur une grue, quand il a dit qu'il ferait des déficits en faveur de l'infrastructure. Voilà la deuxième promesse rompue. Il a dit que les déficits de 10 milliards de dollars par année serviraient injecter davantage d'argent dans les infrastructures. Or sur les 60 milliards de dollars de déficit engrangés jusqu'à présent, seulement 9 milliards de dollars ont été dans les infrastructures. Voilà un autre point faible, une autre promesse rompue.
C'est pour la raison pour laquelle je disais plus tôt, en anglais, qu'on a rarement vu, dans l'histoire du Canada — c'est probablement la première fois qu'on le voit de cette manière —, un gouvernement dépenser autant pour en arriver à si peu de résultats.
Je vais donner un exemple. Il avait dit qu'il investirait 10 milliards de dollars dans les infrastructures en 2017, alors qu'il a investi seulement 3 milliards de dollars et qu'il a fait un déficit de 20 milliards de dollars. Où sont passés les 17 milliards de dollars? Ils ont servi à toutes sortes de fins pour satisfaire des groupes d'intérêt très précis qui se complaisent et se gargarisent à n'en plus finir dans l'idéologie libérale.
La troisième promesse rompue est une promesse structurante extrêmement importante. D'ailleurs, c'est une promesse qui, auparavant, n'était pas une promesse tellement cela allait de soi.
Tous les gouvernements canadiens, de manière tout à fait responsable et sans se poser de questions, adhéraient traditionnellement à cette pratique. Dans un budget, on indiquait, si déficit il y avait, une date de retour à l'équilibre budgétaire. Il y avait une date butoir, comme pour n'importe qui au Canada. Lorsque les familles de Beauport—Limoilou, qui nous écoutent en grand nombre, veulent s'acheter une voiture ou un appareil ménager, comme une laveuse ou une sécheuse, non seulement le vendeur leur demande de contracter un prêt à la banque, mais il leur demande aussi de signer un papier indiquant la date où la dette sera remboursée au complet.
Il n'y a donc rien de plus naturel que d'indiquer quand l'équilibre budgétaire sera atteint. Nous posons la question depuis trois ans, mais ce qui est encore plus intéressant, c'est que les libéraux avaient promis que l'équilibre budgétaire serait atteint en 2019, alors qu'il ne reste que 45 jours à l'année 2018. Ce serait la moindre des choses que les libéraux nous disent la date du retour à l'équilibre budgétaire.
Par ailleurs, quelles sont les conséquences de ces déficits importants? Le gouvernement libéral cumule des déficits gargantuesques dans une période économique mondiale plutôt favorable, bien que toutes les prévisions indiquent qu'on va tomber en récession d'ici 12 mois. Même s'il y a des situations difficiles en Alberta et en Ontario, où General Motors a fermé une usine, la situation est favorable. Il y a des régions du Canada qui souffrent énormément, mais le contexte économique mondial est quand même en santé. Touchons du bois; il y en a partout à la Chambre des communes.
La première erreur grave consiste donc à cumuler des déficits dans une bonne période. Lorsque nous sommes dans un contexte économique favorable sur le plan mondial et que nos institutions financières et le gouvernement font du fric, il faut mettre de l'argent de côté pour avoir des fonds d'urgence et des fonds d'aide, notamment pour les familles des employés de General Motors qui ont perdu leur emploi et pour toutes les familles de la circonscription de mon collègue de l'Alberta qui ont perdu leur emploi dans le secteur pétrolier.
Il faut surtout des fonds d'urgence pour la prochaine crise économique, puisque tel est fait notre système capitaliste: il y a des hauts et des bas. C'est la nature humaine. C'est aléatoire. On fait des ententes, on fait des choses, on avance et il y a des hauts et des bas. La situation favorable actuelle dure depuis cinq ou six ans, alors il faudrait se préparer. Voilà pourquoi cumuler des déficits dans un climat économique plutôt favorable a des conséquences très graves.
Je vais parler d'une autre conséquence grave, et je crois que cela va frapper l'imaginaire des citoyens de Beauport—Limoilou qui nous écoutent. Sait-on combien de milliards de dollars on consacre chaque année aux transferts fédéraux en santé? C'est 33 milliards de dollars par année. Quant au service de la dette, soit la somme que l'on doit rembourser aux gens de partout dans le monde qui nous prêtent de l'argent, on y a consacré 37 milliards de dollars l'année passée. On a donc consacré 4 milliards de dollars de plus au service de la dette qu'aux transferts en santé.
Une voix: C'est une honte.
M. Alupa Clarke: Oui, madame la Présidente, c'est une honte. De toute évidence, c'est une mauvaise gestion des affaires publiques. Cela n'a pas de sens et je suis convaincu que les Canadiens sont du même avis. Je suis convaincu qu'ils sont tannés de nous entendre parler des déficits de 10 milliards de dollars, de 20 milliards de dollars, de 30 milliards de dollars, etc.
D'autre part, la dette totale du Canada se chiffre à 670 milliards de dollars. Chers Canadiens, cela veut dire que vous avez une dette personnelle familiale de 47 000 $ en ce moment. C'est une dette que vous devez payer.
Le secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien était très fier de dire que le gouvernement envoyait, par l'entremise de l'Allocation canadienne pour enfants, près de 6 000 $ par année par enfant aux personnes qui gagnent moins de 45 000 $ par année. Ce n'est pas donner de l'argent, c'est acheter des votes. C'est malheureux, car cet argent va devoir être remboursé par les mêmes enfants qui en bénéficient présentement. C'est complètement inacceptable d'agir de cette manière.
Personnellement, je suis fier d'appartenir à un ancien gouvernement conservateur qui était responsable, qui a consenti des allocations sans faire de déficits et qui a réussi à atteindre l'équilibre budgétaire.
Madam Speaker, I would like to respond to something the member for Saanich—Gulf Islands said. She said the government always has iconic and historical engagement announcements. I have come to think that it is all the government is about. It is always historical, amazing, so great, but we have never in Canadian history seen a government spend so much money to do so little.
I am very happy to speak today in the House of Commons on behalf of the citizens of Beauport—Limoilou.
Centre Block will soon be closing for complete renovations for 10 or 15 years. I wanted to mention that. There is no cause for concern, however, because we will be moving to West Block. I will therefore be able to continue to speak on behalf of my constituents.
Today I am discussing Bill C-86, a second act to implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on February 27, 2018 and other measures.
I will focus on the fact that the members of the Conservative Party are extremely disappointed with the bill. We have witnessed a string of broken promises over the past three years. It is a little ironic that the hon. member for Papineau, the current head of the Liberal government, said during the election campaign that he wanted to do something to make people less cynical of politics, to help them have more confidence in politicians, in the ability of the executive branch, the legislative branch and members of Parliament to do things that are good for Canadians and especially to respect the major promises formally made during the campaign.
A group of researchers at Laval University have created what they call the Vote Compass. It shows the number of promises kept and broken by the provincial and federal governments.
I remember that, to their chagrin, a few months before the 2015 election, the research institute had to acknowledge that 97% of all promises made by Mr. Harper during the 2011 election campaign had been kept.
The Liberal government elected in 2015 broke three major promises and is continuing to break them in the 2018 budget. These were not trifling promises. They were major promises that were to set the guidelines for how the government was to behave and for the results Canadians would see.
The Canadians we talk to are familiar with the three major promises, since I often repeat them. I have to, because this is serious.
The Liberals promised to limit themselves to minor $10-billion deficits in the first two years and a $6-billion deficit in the third year.
What did they do? The first year, they posted a deficit of $30 billion. The second year, they posted a deficit of $20 billion. This year, the deficit is $18 billion, or three times what was announced.
That is the first broken promise, and it was not just some promise that was jotted down on the back of a napkin. In any case, I hope not. In fact, I remember quite well that the promise was made from a crane in the midst of the election campaign. The member for Papineau was in Toronto, standing on a crane when he said that he would run deficits to pay for infrastructure. That is the second broken promise. He said that the $10 billion a year in deficits would be used to inject more money into infrastructure. However, of the $60 billion in deficits this government has racked up to date, only $9 billion has gone to infrastructure. That is another problem, another broken promise.
That is why I was saying earlier that we have rarely seen, in the history of Canada, a government spend so much money for so few results. This is probably the first time we have seen this sort of thing.
I will give an example. He said that he would invest $10 billion in infrastructure in 2017, but he invested only $3 billion and yet racked up a deficit of $20 billion. Where did the other $17 billion go? It was used for all sorts of different things in order to satisfy very specific interest groups who take great pleasure in and boast ad nauseam about the Liberal ideology.
The third broken promise is an extremely important and strategic one. In fact, it was so obvious that we did not even really think of it as a promise before.
All Canadian governments, in a totally responsible manner and without questioning it, traditionally endorsed this practice. If there was a deficit, the document would indicate the date by which the budget would be balanced. There was a repayment date, just as there is for anyone in Canada. When the families of Beauport—Limoilou, many of whom are watching today, want to buy a car or appliance, such as a washer or dryer, not only does the seller ask them to get a bank loan, but he also asks them to sign a paper that indicates when the debt will be repaid in full.
Thus, it is quite normal to indicate when the budget will be balanced. We have been asking that question for three years, but what is even more interesting is that the Liberals had promised that the budget would be balanced in 2019, and now there are 45 days remaining in 2018. Telling us when the budget will be balanced is the least the Liberals could do.
There are consequences to running up large deficits, however. The Liberal government has been accumulating gigantic deficits at a time when the global economy is doing rather well, although forecasts indicate that we will enter a recession in the next 12 months. Although times are tough in Alberta and Ontario, where General Motors just closed a plant, the situation is positive. There are regions in Canada that are suffering tremendously, but the global economic context is nevertheless healthy. Knock on wood, which is everywhere in the House of Commons.
The first serious mistake is to run up deficits when times are good. When the global economy is doing well and our financial institutions are making money, we have to put money aside for an emergency fund and an assistance fund, especially for the employees of General Motors who lost their jobs and for all families in the riding of my Alberta colleague who have lost their jobs in the oil sector.
We have to have an emergency fund for the next economic crisis because that is how our capitalist system works. There are ups and downs. That is human nature. It is random. Agreements are signed, things are done, progress is made, and there are ups and downs. The current positive situation has been going on for five or six years now, so we need to be prepared. That is why growing the deficit during good economic times can have very serious consequences.
I would like to talk about another serious consequence, and I am sure this will strike a chord with the people of Beauport—Limoilou who are listening to us now. Does anyone know how many billions of dollars the government spends on federal health transfers? It is $33 billion per year. To service the debt, to pay back people around the world who lend us money, we spent $37 billion last year. We spent $4 billion more on servicing our debt than on health transfers.
An hon. member: That is shameful.
Mr. Alupa Clarke: Yes, Madam Speaker, it is shameful. It sure looks like bad management of public affairs. It makes no sense, and I am sure Canadians agree. I am sure they are sick and tired of hearing us talk about $10-billion, $20-billion, $30-billion deficits and so on.
Canada's total debt is now $670 billion. My fellow Canadians, that means that, at this point in time, your family owes $47,000. That is a debt you will have to pay.
The Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage was very proud to announce that the government was giving nearly $6,000 a year per child, through the Canada child benefit, to people earning less than $45,000 a year. They are not giving money away, however; they are buying votes, which is unfortunate, since the very children this money is helping will end up having to pay it back. This is completely unacceptable on the part of the government.
I am proud to be part of a former Conservative government that was responsible, that granted benefits without running deficits and that also managed to balance the budget.
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PCC (QC)
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2018-11-27 16:59 [p.24053]
Madame la Présidente, je vais répondre à cela parce que les conservateurs ne se cachent pas et n'ont pas peur de la vérité.
Le fait est que le député de Papineau, le chef du Parti libéral, le premier ministre actuel, a dit au cours de la dernière campagne électorale qu’il ne présenterait jamais de sa vie un projet de loi omnibus. Il n’y avait aucune nuance. C’était « pas de projet de loi omnibus, jamais ». Le fait est qu’il s’agit du plus important projet de loi omnibus que nous ayons jamais vu au cours de cette législature. C’est plus gros qu’un éléphant. Sérieusement, c’est énorme. Il compte plus de 800 pages.
En réalité, nous n’avions pas honte de présenter des projets de loi omnibus parce que les Canadiens voulaient que la Chambre soit efficace. Les Canadiens voulaient que la Chambre aille de l’avant pour apporter des changements nécessaires. Parfois, lorsque nous devions débattre de chaque article, nous n’allions pas assez vite pour tenir compte de l’évolution rapide du monde et de tous les besoins de la population canadienne.
À l’heure actuelle, le député essaie de divertir les gens pour essayer de cacher le fait que les libéraux présentent des projets de loi omnibus. Ils ont honte de ce qu’ils font.
Madam Speaker, I will respond to that, because the Conservatives do not hide and we are not afraid of the truth.
The fact is that the MP for Papineau, the Liberals' leader, the Prime Minister presently, said during the last campaign that never in the world would he present an omnibus bill. There was no nuance. It was, “no omnibus bill, ever”. The fact is that it is the biggest omnibus bill we have ever seen in this Parliament. It is bigger than an elephant. Seriously, it is huge. It is over 800 pages.
The blunt fact is that we were not ashamed of putting forward omnibus bills, because Canadians wanted the House to be efficient. Canadians wanted the House to go forward to make changes when necessary. Sometimes, when we had to debate every article, it did not go fast enough for the quickly changing pace of the world and all the needs of the Canadian people.
Right now the member is trying to engage with people to try to hide the fact that the Liberals are doing omnibus bills. They are ashamed of it.
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PCC (QC)
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2018-11-27 17:01 [p.24054]
Madame la Présidente, personnellement, je pense qu'on devrait protéger les pensions des travailleurs lorsqu'une entreprise fait faillite.
En tant que société, on ne peut pas se permettre de dire à des travailleurs qui ont travaillé pendant 30 ou 40 ans et qui avaient l'espoir d'avoir une pension que tout à coup, à cause de décisions purement capitalistes, leur pension sera coupée de manière importante.
Il y a des gens de ma circonscription qui ont extrêmement souffert quand Papiers White Birch a presque fait faillite. Il y a eu d'incroyables coupes relativement aux pensions. La seule chose qui m'a réconforté lorsque j'ai rencontré les gens du conseil d'administration de Papiers White Birch, qui employait 400 personnes, c'est qu'ils m'ont dit que leur pension avait aussi été coupée.
Effectivement, le NPD travaille fort sur ce dossier. C'est tant mieux pour eux car c'est quelque chose d'important.
Madam Speaker, I personally believe we should ensure that workers pensions are protected when a company files for bankruptcy.
As a society, we cannot tell workers who have worked for 30 or 40 years and who were counting on a pension that, all of a sudden, for purely capitalist reasons, their pension will be slashed.
There are people in my riding who suffered a great deal when White Birch Paper almost went under. There were unbelievable cuts to employees’ pensions. The only comfort I could find when I met with the people on the board of White Birch Paper, which employed 400 people, was when they told me that their pensions had been cut as well.
The NDP is working hard on this. Good for them, because it is an important issue.
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PCC (QC)
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2018-11-27 17:16 [p.24056]
Madame la Présidente, je suis convaincu que le député a sauté le paragraphe dans son discours où il prévoyait annoncer que le gouvernement rétablirait l'équilibre budgétaire. Au cours de l'histoire du Canada, le gouvernement a toujours précisé quand il comptait revenir à l'équilibre. Il devrait peut-être vérifier son discours. Les gens de ma circonscription ne cessent de téléphoner à mon bureau quotidiennement pour demander quand l'équilibre budgétaire sera rétabli.
Madam Speaker, I am sure that the member must have skipped one of the paragraphs in his speech where he was intending to announce when the government would balance the budget. That has always been the case in Canada's history. Maybe he could check his speech once more. All of my constituents are calling non-stop every single day about when the budget will be balanced.
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PCC (QC)
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2018-11-06 16:04 [p.23347]
Monsieur le Président, je suis très heureux de prendre la parole. J'aimerais, comme d'habitude, saluer tous les citoyens et les citoyennes de Beauport—Limoilou qui nous écoutent en grand nombre sur CPAC ou sur les plateformes comme Facebook et Twitter plus tard.
J'aimerais faire un commentaire sur le discours de la ministre de la Condition féminine. Je trouve un peu hypocrite qu'elle dise espérer que ses collègues de l'opposition appuieront le projet de loi et les mesures féministes de son budget, qu'elle nous a présentées, alors que les libéraux ont justement et stratégiquement inclus toutes ces mesures dans un projet de loi omnibus, le projet de loi d'exécution du budget de 2018. De toute évidence, nous, les conservateurs, ne voterons pas pour le projet de loi C-86, car il présente encore une fois un budget déficitaire et dévastateur pour l'économie canadienne, pour les payeurs de taxes canadiens. C'est un peu hypocrite que la ministre nous dise qu'elles espère que nous appuierons les mesures pour donner plus de pouvoir aux femmes, alors qu'elle a elle-même participé à cette stratégie de camouflage au sein d'un projet de loi omnibus.
Je voudrais dire aux citoyens que c'est un privilège pour moi de prendre la parole aujourd'hui, comme je le dis souvent, mais pas pour la même raison cette fois. J'aurais pu ne pas pouvoir parler du projet de loi C-86, puisque, ce matin, le gouvernement libéral a imposé un bâillon à la Chambre, comme on dit en bon québécois. Il a imposé une attribution de temps aux discours relatifs au budget. C'est la première fois en trois ans que je vois cela à la Chambre. Depuis 2015, nous avons eu trois présentations de budget. C'est la sixième fois que nous débattons d'un budget depuis 2015, en cette 42e législature. C'est la première fois que je constate que la majorité des mes collègues conservateurs et la majorité des mes collègues du NPD ne pourront pas prendre la parole pour s'exprimer sur une chose aussi importante que le projet de loi C-86, qui porte sur l'exécution des mesures budgétaires. La loi d'exécution du budget, en fait, c'est ce qui rend réel le budget présenté par le gouvernement en février. L'exécution se fait en deux temps. Nous sommes dans la deuxième partie, qui met en oeuvre le budget du gouvernement libéral.
Par hasard, j'ai la chance de parler du budget aujourd'hui et je veux en profiter, parce que je voudrais rappeler aux gens qui nous écoutent actuellement certains des attributs phares de ce projet de loi sur le budget qui, selon nous, vont dans la mauvaise direction. D'abord, les libéraux perpétuent leur habitude, qui est carrément rendue psychologique chez eux. Ils poursuivent cette approche déficitaire. Il apparaît qu'ils sont dans une incapacité financière. C'est pourquoi ils créent de nouvelles taxes comme la taxe sur le carbone. Ils ont aussi une incapacité gouvernementale qui semble personnelle. On dirait que ce n'est pas dans leurs gènes de pouvoir équilibrer un budget. Les mesures des budgétaires des libéraux sont mauvaises et leur plan économique est mauvais. Ils sont tellement incapables d'équilibrer le budget qu'ils ne peuvent même pas nous donner une date d'échéance. Ils ne peuvent même pas nous dire quand ils pensent arriver à un équilibre.
C'est la première fois qu'on voit cela dans l'histoire de notre belle démocratie parlementaire canadienne, depuis 1867, et probablement avant, dans les Parlements qui ont siégé avant cette date dans le Canada-Uni. Depuis 1867, c'est la première fois qu'un gouvernement ne peut pas donner une date de retour à l'équilibre budgétaire. Je n'aime pas faire de la rhétorique politique, mais ce n'est pas de la rhétorique, c'est un fait.
Les libéraux nous avaient fait de grandes promesses à cet égard en 2015 lors de l'élection. Malheureusement, les libéraux les ont reportées. Ils nous avaient promis un retour à l'équilibre budgétaire pour 2019. Maintenant, c'est remis aux calendes grecques, c'est-à-dire, à 2045, si l'on se fie au directeur parlementaire du budget, une institution créée par M. Harper, il faut le rappeler. Ce grand démocrate voulait qu'il y ait de la responsabilité budgétaire au Parlement. Également, les libéraux nous avaient promis qu'ils feraient des petits déficits de 10 milliards de dollars pour les trois premières années, avant d'atteindre l'équilibre budgétaire. La première année, ils ont fait un déficit de 30 milliards de dollars. La deuxième année, ils ont fait un déficit de 20 milliards de dollars. La troisième année, ils ont fait un déficit de 19 milliards de dollars. Or, le directeur parlementaire du budget nous annonce que, finalement, un montant de 4 milliards de dollars qui a été mal calculé par le gouvernement libéral se rajoute à la dette. On l'a su il y a une ou deux semaines. On est rendu à 22 milliards de dollars. C'est 6,5 fois plus que ce que les libéraux avaient prévu dans leur plan de retour à l'équilibre budgétaire.
L'autre promesse budgétaire phare des libéraux, c'était que les petits déficits de 10 milliards de dollars allaient être au service de la construction de nouveaux projets d'infrastructure, dans un programme de 187 milliards de dollars.
À ce jour, seulement 9 milliards de dollars sont sortis des coffres pour subvenir à des projets d'infrastructure. Il manque encore 170 milliards de dollars. Où sont-ils? Le premier ministre est tellement conscient du problème qu'il a lui-même fait un remaniement de son Cabinet l'été dernier. Il a nommé l'ancien ministre du Commerce international au poste de ministre de l'Infrastructure, et la lettre de mandat de ce dernier dit qu'il doit absolument se pencher sur cette fâcheuse situation de l'argent qui ne sort pas des coffres pour financer les projets d'infrastructure.
Ce n'est pas pour rien que les libéraux ne veulent pas que nous ayons plus que deux ou trois jours pour discuter du budget. Ils ne veulent pas que les conservateurs et le NPD s'expriment sur le budget autant qu'ils le pourraient, parce que nous aurions beaucoup de mauvaises choses à leur dire et à dire aux Canadiens.
Heureusement, nous sommes dans une démocratie et nous pouvons nous exprimer par l'entremise des médias, alors les Canadiens peuvent savoir ce que je vais dire. Toutefois, il est important que nous puissions nous exprimer à la Chambre également, car c'est en écoutant ce que nous disons ici que les Canadiens apprennent ce qui est arrivé dans l'histoire.
Les choses ne sont pas aussi roses que le prétendent les libéraux en ce qui a trait à l'économie et à leur plan. Par exemple, sur le plan des exportations, on est incapable d'exporter le pétrole canadien comme on le devrait. Nous possédons l'une des plus grandes réserves au monde, mais les libéraux ont resserré les règles à l'Office national de l'énergie au cours des dernières années. Cela a fait en sorte que de nombreux projets sont tombés à l'eau, comme le projet Trans Mountain de Kinder Morgan, que les libéraux ont finalement sauvé avec 4,5 milliards de dollars des contribuables, le projet Northern Gateway et le corridor de l'Est. Bref, en matière d'exportation, cela ne va pas très bien.
En ce qui a trait aux investissements, de 2015 à 2017, les investissements canadiens aux États-Unis ont augmenté de 65 %, alors que les investissements américains au Canada ont baissé de 52 %.
Par ailleurs, une chose qui touche davantage la vie quotidienne de nos concitoyens et nos concitoyennes, c'est la dette massive qui pourrait mettre à mal tous nos futurs projets pour notre glorieuse fédération. En 2018, la dette totale accumulée est de 670 milliards de dollars. Cela équivaut à 47 000 $ par famille. Alors, avant même de penser aux dettes étudiantes, aux paiements de voiture et à l'hypothèque, chaque famille a aussi une dette de 47 000 $, dont un bon pourcentage a augmenté au cours des trois dernières années à cause de la mauvaise gestion budgétaire des libéraux.
D'ailleurs, c'est sans parler des frais d'intérêt sur la dette. Je suis certain que cela enrage les citoyens qui nous écoutent. En 2020, les frais d'intérêt sur la dette seront de 39 milliards de dollars par année. C'est 3 milliards de dollars de plus que ce que nous investissons chaque année en santé.
Le gouvernement se targue d'avoir fait avec les provinces un merveilleux plan de transferts fédéraux en santé, mais ce plan ne respectait pas les champs de compétence provinciaux. De plus, il a imposé des conditions aux provinces pour avoir accès à l'argent des transferts fédéraux, ce que nous n'avions pas fait à l'époque du gouvernement Harper. Nous investissons 36 milliards de dollars par année en santé et notre service de la dette est de 39 milliards de dollars. Imaginons tout ce que nous pourrions faire avec cela.
Je terminerai sur la pénurie de main-d'oeuvre. J'aurais aimé avoir 20 minutes afin d'en dire plus, mais à cause du bâillon, il nous est impossible de parler autant que nous le voulons. C'est triste que je ne puisse pas continuer.
À Québec, on a besoin d'environ 150 000 travailleurs de plus. J'ai trouvé cela ahurissant que la ministre tourne mes questions en dérision à trois reprises. Le député de Louis-Hébert, quant à lui, a osé dire que nous, les conservateurs, n'aimions pas l'immigration. Cela n'a aucun rapport. Nous sommes pour l'immigration, mais cela représente seulement 25 % de la solution à la pénurie de main d'oeuvre. À Québec, la crise est grave.
Il y a plusieurs choses que le gouvernement fédéral peut faire qui relèvent de son champ de compétence et qui, combinées à l'immigration, aideront à pallier les pénuries de main-d'oeuvre. Toutefois, tout ce que les libéraux sont capables de faire, c'est se moquer de moi, seulement parce que je suis un député de l'opposition. J'ai pourtant organisé des tables rondes économiques à Québec avec mes collègues, et tous les entrepreneurs disaient que la crise est grave. Les libéraux devraient se comporter en bon gouvernement et arrêter de se moquer de nous chaque fois que nous prenons la parole. En fait, c'est encore pire; ils veulent nous empêcher de parler.
Mr. Speaker, I am very pleased to rise. As usual, I would like to say hello to the many people of Beauport—Limoilou who are watching us live on CPAC or on platforms such as Facebook and Twitter later.
I would like to comment on the speech by the Minister of Status of Women. I found it somewhat hypocritical when she said that she hopes her opposition colleagues will support the bill and the budget's feminist measures, which she presented, when the Liberals actually and strategically included all these measures in an omnibus bill, the 2018 budget implementation bill. Clearly, we, the Conservatives, will not vote in favour of Bill C-86 because it once again presents a deficit budget that is devastating for Canada's economy and for Canadian taxpayers. It is somewhat hypocritical for the minister to tell us that she hopes we will support the measures to give women more power when she herself was involved in hiding these measures in an omnibus bill.
I would like say, as I often say, that it is a privilege for me to speak today, but not for the same reason this time. I might have been denied the opportunity to speak to Bill C-86 because this morning, the Liberal government imposed closure on the House. It imposed time allocation on the speeches on the budget. This is the first time in three years that I am seeing this in the House. Since 2015, we have had three budget presentations. This is the sixth time we are debating a budget since 2015 during this 42nd Parliament. This is the first time I have seen the majority of my Conservative colleagues and the majority of my NDP colleagues being denied speaking time to discuss something as important as Bill C-86 to implement budgetary measures. The budget implementation legislation is what formalizes the budget the government brought down in February. Implementation is done in two phases. This is the second phase and it implements the Liberal government's budget.
By chance, I have the opportunity to speak about the budget today and I want to do so because I would like to remind those listening about some key elements of this budget which, in our view, are going in the wrong direction. First, the Liberals are continuing with their habit, which has become ingrained in their psyches. They are continuing with their deficit approach. It appears that they are in a financial bind. That is why they are creating new taxes like the carbon tax. They also lack the personal ability to govern. You might say that it is not in their genes to balance a budget. The Liberals' budget measures are bad and their economic plan is bad. They are so incapable of balancing the budget that they cannot even give us a timeline. They cannot even tell us when they think they will balance the budget.
This is the first time that we have seen this in the history of our great Canadian parliamentary democracy, established in 1867, and probably before that, in the parliaments of the United Canadas. This is the first time since 1867 that a government has not been able to say when they will balance the budget. I am not one for political rhetoric, but this is not rhetoric, this is a fact.
The Liberals made big promises to us in that regard during the 2015 election. Unfortunately, the Liberals put off keeping those promises. They promised to balance the budget by 2019. Now, they have put that off indefinitely, or until 2045, according to the Parliamentary Budget Officer, a position that, let us not forget, was created by Mr. Harper. That great democrat wanted to ensure that there was budgetary accountability in Parliament. The Liberals also promised that they would run small deficits of $10 billion for the first three years and then balance the budget. The first year, they ran a deficit of $30 billion. The second year, they ran a deficit of $20 billion. The third year, they ran a deficit of $19 billion. Just a week or two ago, we found out from the Parliamentary Budget Officer that the Liberals miscalculated and another $4 billion in debt has been added to that amount. The Liberals have racked up a deficit of $22 billion. That is 6.5 times more than what they set out in their plan to balance the budget.
The other key budget promise the Liberals made was that the small deficits of $10 billion would be used to build new infrastructure as part of a $187-billion program.
To date, only $9 billion has flowed from the coffers to pay for infrastructure projects. Where is the other $170 billion? The Prime Minister is so acutely aware of the problem that he shuffled his cabinet this summer. He appointed the former international trade minister to the infrastructure portfolio, and the new infrastructure minister's mandate letter says he absolutely has to get on this troublesome issue of money not being used to fund infrastructure projects.
There is a reason the Liberals do not want to give us more than two or three days to discuss the budget. They do not want the Conservatives and the NDP to say quite as much about the budget as they would like to say because we have a lot of bad things to tell them and Canadians.
Fortunately, we live in a democracy, and we can express ourselves in the media, so all Canadians can hear what I have to say. However, it is important for us to express our ideas in the House too because listening to what we say here is how Canadians learn what happened in history.
Things are not as rosy as the Liberals claim when it comes to the economy and their plan. For instance, in terms of exports, they have not been able to export Canadian oil as they should. We have one of the largest reserves in the world, but the Liberals tightened rules surrounding the National Energy Board in recent years. As a result, several projects have died, such as the northern gateway project and energy east, and the Kinder Morgan Trans Mountain project, which the Liberals managed to save in the end using $4.5 billion of taxpayers money. In short, our exports are not doing very well.
As for investments, from 2015 to 2017, Canadian investments in the U.S. increased by 65%, while American investments in Canada dropped by 52%.
On top of that, one thing that affects the daily lives of Canadians even more is the massive debt, which could jeopardize all our future projects for our glorious federation. In 2018, the total accumulated debt is $670 billion. That comes out to $47,000 per family. Not counting any student debt, car payments or mortgage, every family already has a debt of $47,000, and a good percentage of that has increased over the past three years because of the Liberals' fiscal mismanagement.
That is not to mention the interest on the debt. I am sure that Canadians watching at home are outraged by this. In 2020, the interest on the debt will be $39 billion a year. That is $3 billion more than we invest every year in health.
The government boasts about how it came up with a wonderful plan for federal health transfers with the provinces, but that plan does not respect provincial jurisdictions. What is more, it imposes conditions on the provinces that they must meet in order to be able to access those transfers. We did not do that in the Harper era. We are investing $36 billion per year in health care and spending $39 billion servicing debt. Imagine what we could have done with that money.
I will close by talking about the labour shortage. I would have liked to have 20 minutes so I could say more, but we cannot take the time we want because of the gag order. It is sad that I cannot keep going.
Quebec needs approximately 150,000 more workers. I am appalled that the minister would make a mockery of my questions on three occasions. Meanwhile, the member for Louis-Hébert had the nerve to say that the Conservatives oppose immigration. That has nothing to do with it. We support immigration, but that represents only 25% of the solution to the labour shortage. This is a serious crisis in Quebec.
There are many things under federal jurisdiction that the government could do and that, in combination with immigration, would help fill labour shortages. However, all the Liberals can do is make fun of me, simply because I am a member of the opposition. I hosted economic round tables in Quebec City with my colleagues, and all business owners were telling us that this is a serious crisis. The Liberals should act like a good government and stop making fun of us every time we speak. Actually, it is even worse; they want to prevent us from speaking.
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PCC (QC)
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2018-11-06 16:15 [p.23349]
Monsieur le Président, c'est tellement déshonorant comme question. Il fait exactement ce que je viens de reprocher à son collègue de Louis-Hébert. C'est du fearmongering, pour employer le terme anglais. Les libéraux font exactement ce qu'ils nous accusent de faire. Ils tournent en dérision ce que nous disons et le travail que nous faisons ici en tant qu'opposition de Sa Majesté.
Lorsque nous étions au pouvoir, plus de 300 000 immigrants entraient chaque année au Canada et il n'y avait aucune crise à nos frontières, puisque nous, nous faisions en sorte que notre système d'immigration soit ordonné, juste et paisible.
Le directeur général de l'Association des économistes du Québec nous a dit, lors d'une table ronde économique, que l'immigration était seulement 25 % de la solution à la pénurie de main-d'oeuvre. Même si on faisait entrer 500 000 immigrants par année, cela ne réglerait pas complètement la pénurie de main-d'oeuvre.
Il faut aider les aînés qui veulent revenir sur le marché du travail. Il faut permettre aux étudiants étrangers dans nos universités de rester plus longtemps. Il faut faire en sorte que moins de jeunes hommes au Québec abandonnent l'école secondaire. Il y a toutes sortes de mesures à prendre, mais tout ce que les libéraux sont capables de faire, c'est de nous envoyer des insinuations complètement erronées et des attaques hyper partisanes.
Mr. Speaker, that is such a dishonourable question. He is doing exactly what I just criticized his colleague from Louis-Hébert for doing. That is fearmongering. The Liberals are doing exactly what they are accusing us of doing. They are making a mockery of what we are saying and the work we are doing as Her Majesty's opposition.
When we were in power, over 300,000 immigrants entered Canada every year, and there were no crises at our borders because we made sure that the our immigration system was orderly, fair and peaceful.
At an economic round table, the executive director of the Association des économistes du Québec told us that immigration was only 25% of the solution to the labour shortage. Even if we welcomed 500,000 immigrants a year, that would still not completely solve the labour shortage.
We need to help seniors who want to return to the workforce. We need to allow foreign students in our universities to stay longer. We need to make sure that fewer young men in Quebec drop out of high school. All kinds of action could be taken, but all the Liberals are capable of doing is launching completely false insinuations and hyper-partisan attacks on us.
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PCC (QC)
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2018-11-06 16:17 [p.23349]
Monsieur le Président, il faut être sérieux et faire preuve de leadership. Cela signifie être capable de prendre des décisions pour le futur bien-être de la collectivité canadienne.
Pourquoi les libéraux inventent-ils une taxe sur le carbone et des plans de lutte contre les changements climatiques qui n'ont aucun effet sur ceux-ci, alors qu'ils savent qu'une récession s'en vient? Tout le monde en parle au pays: il y aura une récession d'ici 2020. Que vont-ils faire devant une récession avec un déficit de 30 milliards de dollars? Ils ont accumulé des déficits totalisant plus de 100 milliards de dollars en trois ans et demi. Lorsque arrivera la prochaine récession, que vont-ils faire pour redémarrer l'économie sans argent?
Nous, nous savons quoi faire. Le gouvernement conservateur, de 2006 à 2015, a réussi à traverser la pire crise économique de l'histoire depuis la récession des années 1930. Nous avons eu le meilleur résultat des pays du G7 et de l'OCDE.
Mr. Speaker, the government needs to be serious and show some leadership. That means being capable of making decisions for the future well being of Canadian society.
Why are the Liberals coming up with a carbon tax and bogus plans to fight climate change when they know a recession is coming? Everyone is talking about it. There will be a recession by 2020. What are they going to do in a recession with a $30-billion deficit? They have run up deficits or more than $100 billion in three and a half years. When the next recession hits, what are they going to do to get the economy moving again without any money?
We know what to do. From 2006 to 2015, the Conservative government managed to get through the worst economic crisis in history since the recession of the 1930s. We had the best result in the G7 and the OECD.
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PCC (QC)
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2018-11-06 16:19 [p.23349]
Monsieur le Président, il existe une expression selon laquelle les temps sont durs sous les conservateurs. C'est le cas parce qu'il nous faut chaque fois réparer les dégâts causés par les libéraux. Ils ont été au pouvoir plus souvent que nous parce qu'ils n'ont aucun principe. Le pouvoir est tout ce qui les intéresse. Nous défendons les gens et les principes.
Mr. Speaker, there is the expression that Conservatives times are tough times. Why is that? We always have to clean up the Liberals' mess every single time. They were in power more often than us because they do not have principles. All they want is power. We stand up for the people and principles.
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PCC (QC)
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2018-11-01 11:34 [p.23119]
Madame la Présidente, je remercie le député de Louis-Hébert de son discours.
Au tout début, il a dit que les investissements prévus en infrastructure étaient historiques. Malheureusement, ce n'est historique que sur papier pour l'instant, puisque seulement 9,3 milliards des 187 milliards de dollars qui ont été annoncés il y a quelques années sont sortis.
De notre côté, entre 2010 et 2015, les 80 milliards de dollars de notre plan de relance économique ont non seulement été dégagés, ils ont été dépensés en temps réel. Plusieurs commentateurs disaient même à quel point ce plan était efficace, puisque l'argent sortait. J'aimerais donc remettre les pendules à l'heure à cet égard.
J'aimerais également demander à mon honorable collègue ce qu'il en est du retour à l'équilibre budgétaire. Il n'en a pas parlé dans son discours. En 2015, une des promesses phares du gouvernement libéral était d'équilibrer le budget avant 2020. Les promesses doivent être tenues pour que le cynisme canadien ne grandisse pas et pour qu'au contraire, il diminue. C'est une notion importante dans notre démocratie. Or, non seulement cette promesse a clairement été remise aux calendes grecques, mais le gouvernement ne compte pas la respecter du tout.
Quand allons-nous voir l'équilibre budgétaire?
Madam Speaker, I thank the member for Louis-Hébert for his speech.
At the beginning of his speech he talked about historic investments in infrastructure. Sadly, it is historic in theory only, since we have seen just $9.3 billion of the $187 billion announced a few years ago.
Between 2010 and 2015, the Conservative government not only released the $80 billion from our economic action plan, but we also spent it in real time. Many observers even talked about how effective the plan was, since the money was getting out. I just wanted to set the record straight.
I would also like to ask my hon. colleague when the government plans to balance the budget. He did not mention that in his speech. One of the Liberal government's key promises in 2015 was to balance the budget by 2020. Promises must be kept if we want to reduce cynicism among Canadians instead of fuelling it. This is important to our democracy, and yet, it is clear that the government has shelved this promise and that it has absolutely no intention of keeping it.
When will the government balance the budget?
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