Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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PCC (QC)
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2018-11-08 14:49 [p.23465]
Monsieur le Président, ce n'est pas juste une question d'investissements. Au-delà des promesses envers les vétérans que ce gouvernement a brisées, c'est une question de lourdeur administrative et d'un manque de respect au coeur même d'Anciens Combattants Canada envers les appels qu'ils reçoivent de nos valeureux militaires. Il y a des histoires de gens qui, chaque année, doivent prouver encore une fois qu'ils ont perdu leur bras en Afghanistan.
Pense-t-on que c'est juste et normal de faire cela à nos valeureux militaires qui continuent souvent à combattre ici-même ou ailleurs?
Le premier ministre doit comprendre et s'engager aujourd'hui à faire en sorte de réduire la paperasse et les règles encombrantes qu'il y a au sein du ministère.
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PCC (QC)
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2017-06-19 11:16 [p.12874]
Monsieur le Président, il est tout à l'honneur du député de présenter ce projet de loi d'initiative parlementaire, mais, sauf le respect que je lui dois, il semble bien que nous n'ayons pas lu la même mesure législative. Deux fois plutôt qu'une, le député a déclaré que le projet de loi permettrait de réduire les formalités administratives. Au contraire, les PME auraient à produire un rapport précisant les retombées locales du projet, alors que la décision finale serait laissée au bon vouloir du ministre.
Le député pourrait-il m'expliquer en quoi le projet de loi permettrait de réduire les formalités administratives, alors que ses dispositions annoncent le contraire?
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PCC (QC)
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2017-06-19 11:21 [p.12875]
Monsieur le Président, je vais poursuivre ce débat en français. D'emblée, j'aimerais vous informer que l'opposition officielle de Sa Majesté va s'opposer à ce projet de loi émanant d'un député et voter contre.
Je ne veux pas gâcher la fête, et je comprends que c'est malheureux pour mon collègue qui présente ce projet de loi, mais nous allons voter contre pour des raisons de gros bon sens que je vais spécifier.
J'aimerais faire quelques commentaires sur le discours du député de Brampton-Centre. D'abord, le gouvernement est là pour favoriser la compétitivité pour tous. Lorsqu'il octroie des contrats à de tierces parties  —qui ne font donc pas partie du gouvernement —, comme des petites et moyennes entreprises, des grandes entreprises et des organisations, il doit s'assurer que l'appel d'offres sera construit de manière à permettre le plus de possibilités pour tout un chacun. Cela implique le moins de paperasse et de contraintes possible, qui pourraient nuire à certaines petites et moyennes entreprises voulant participer à l'appel d'offres. En effet, au Canada, elles ont moins de ressources que les grandes entreprises de construction, par exemple.
Le député disait que ce projet de loi allait apporter une flexibilité sur le plan de l'octroi des contrats. C'est ironique car, en fait, c'est tout le contraire. Ce projet de loi alourdirait le processus qui rend l'appel d'offres ouvert à tout un chacun.
Il a dit également que cela aiderait les communautés. J'aimerais bien que ce soit le cas, mais en lisant ce projet de loi, qui ne contient presque aucun détail et qui ne comporte qu'une page et trois articles, on ne voit rien qui indique qu'une quelconque aide serait apportée aux communautés. Par contre, on constate que de contraintes, des complications et de la paperasse vont s'ajouter et nuire aux petites et moyennes entreprises. Lorsque le député dit vouloir aider les communautés et les localités canadiennes, je veux bien le croire, mais ce n'est vraiment pas ce que l'on comprend lorsqu'on lit le projet de loi. Je dis cela sous toute réserve car il s'agit de mon analyse, bien que ce soit aussi l'analyse de l'opposition.
Également, en parlant de retombées locales qui seraient bénéfiques pour les localités, le député a fait référence au village olympique de Vancouver. C'est l'un des plus gros projets qu'il y a eu au Canada depuis quelques années, et c'est loin d'être le genre de retombées locales dont parle notre collègue dans son projet de loi, comme des infrastructure, des ponts, et le reste. Le village olympique de Vancouver était un mégachantier avec de très grandes entreprises canadiennes qui sont très habituées à avoir un rendement important et à être très efficaces. Elles ont de bonnes relations avec le gouvernement et elles sont capables de respecter la date de tombée d'un projet comme celui des jeux olympiques.
Le village olympique de Vancouver était justement le pire exemple que le député pouvait utiliser pour démontrer que son projet de loi aurait des retombées locales, ou du moins qu'il aiderait les petites ou moyennes entreprises.
Le député a dit deux fois plutôt qu'une, et c'était l'objet de la question que je lui ai posée, que ce projet de loi allait réduire la paperasse, la bureaucratie et le remplissage de formulaires par les PME. Or c'est tout le contraire. L'objet spécifique de ce projet de loi est est de faire que, désormais, les PME devront remplir un formulaire pour le ministre; les retombées locales seront donc à la discrétion de ce dernier. L'objet même de ce projet de loi créera de la paperasse. C'est donc incroyable de dire que cela réduira la bureaucratie.
C'était mon introduction.
La semaine dernière, lors de mon discours sur le budget 2017, j'ai dit que la majorité des projets de loi libéraux qui nous sont présentés depuis deux ans sont mis en place pour favoriser des groupes d'intérêts particuliers.
Ces projets de loi ne visent pas à favoriser les Canadiens en général, c'est-à-dire, tous les Canadiens pris individuellement, mais plutôt à aider des groupes d'intérêts particuliers. Je trouve que le projet de loi C-344 est un bel exemple de cette habitude législative du gouvernement.
J'aimerais également rappeler l'origine du projet de loi. En effet, il a d'abord été présenté par l'actuel ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, comme projet de loi C-227. Lorsque ce député a été nommé au Conseil des ministres, le projet de loi a été retiré du Feuilleton parlementaire il y a quelques mois, pour y être réinscrit ultérieurement.
Le député affirmait que ce projet de loi était significatif, fondamental et nécessaire au Canada, afin que les localités puissent faire connaître leurs besoins compte tenu des retombées attendues d'un projet X, Y ou Z. Si c'est le cas, pourquoi ce projet de loi ne fait-il pas l'objet d'une préférence gouvernementale? Pourquoi ne s'agit-il pas d'un projet de loi d'initiative ministérielle?
Je comprends que cela ne fait pas partie du portefeuille du présent ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, mais pourquoi n'a-t-il pas mis ce projet de loi à l'avant-scène le plus rapidement possible? On aurait pu régler cela il y a quelques mois. Si c'était un projet de loi si efficace et si important, il aurait pu être adopté il y a plusieurs mois.
Le fait que les libéraux aient été contents de l'enlever du Feuilleton et de l'y remettre démontre qu'ils se sont probablement dit que de toute façon, ce n'était pas un projet de loi important, puisqu'il n'y a presque rien dedans. Ils se sont probablement dit qu'ils s'arrangeraient pour le donner à un député, afin que ce dernier puisse dire qu'il présente un projet de loi. Je comprends toute l'histoire. C'est quand même important de faire cela aussi, et c'est bien pour les députés, mais ce projet de loi va essentiellement nuire aux petites et moyennes entreprises.
Je vais entrer dans les aspects techniques du projet de loi avant qu'il ne soit trop tard. Nous, l'opposition, avons identifié certains problèmes. En effet, il n'y aucun critère dans ce projet de loi pour déterminer comment les petites et moyennes entreprises devront répondre au formulaire qui sera requis par le ministre. Il n'y a ni critères, ni directives, ni balises, ni corps dans ce projet de loi qui indiquent exactement de quelle manière les PME devront remplir le formulaire.
On ne sait même pas quels seront les critères, de quelle longueur sera le formulaire ni s'il faudra que des anthropologues et des sociologues évaluent, pièce par pièce, toutes les retombées du projet, que ce soit pour des questions environnementales, économiques ou sociales. De plus, on lit à l'alinéa 21.1(1) du projet de loi:
[...] et toutes autres retombées précisées par la population locale.
On peut s'entendre pour dire que cela pourrait avoir des conséquences très vastes sur ce qui pourrait être requis des petites et moyennes entreprises lorsqu'elles remplissent le formulaire. Je vais donner un exemple: si une localité décide d'évaluer les retombées locales en vertu d'un groupe historique quelconque, comme les Autochtones par exemple, cela va certainement prendre des anthropologues et des historiens. Peut-on imaginer qu'une petite ou moyenne entreprise, de Toronto, par exemple, d'où vient le député, soit obligée d'engager des anthropologues et des sociologues pour construire un pont? C'est complètement ridicule.
Il y a également le problème lié à la discrétion du ministre qui peut exiger ou non un formulaire qui explique les retombées. Il peut également le présenter au Parlement ou ne pas le présenter. C'est ce qui me fait dire que c'est un projet de loi plus ou moins sérieux, puisque cela peut être appliqué ou non, à la discrétion du ministre. En effet, le projet de loi stipule:
[...] À la demande du ministre, les parties contractantes lui présentent une évaluation précisant si les travaux ont généré des retombées locales.
Je vais terminer en disant que le pire, c'est que le ministre pourrait demander un rapport sur les retombées locales après que les soumissions aient été faites et après que la petite ou moyenne entreprise ait terminé les travaux. On sait pourtant qu'il faut absolument avoir, avant le début des travaux, une bonne idée des dépenses qui seront encourues par la partie contractante. Or on leur dit qu'après les travaux, elles devront peut-être satisfaire à d'autres exigences qui vont leur faire dépenser plus d'argent.
C'est vraiment un mauvais projet de loi dans sa forme actuelle. Il doit certainement être renvoyé en comité ou même enterré, parce que c'est de la paperasse, et qu'il ne contient aucune direction comme telle.
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PCC (QC)
Toutefois, à l'heure où on se parle, ce projet de loi n'est plus. Il fait dorénavant partie du projet de loi C-15, lequel constitue le budget fédéral de 2016, sous la forme d'une loi omnibus. Ce faisant, puisque je compte m'opposer au budget fédéral de 2016 pour des questions de fond et de forme, et puisque les mesures relatives aux anciens combattants y logent dorénavant sous l'emprise d'une partisanerie de mauvais goût, je porte dorénavant le fardeau de voter de facto contre ces mesures.
Je souhaite dire aux anciens combattants qui m'écoutent que mon appui à leur égard est indéfectible et que mon vote contre le budget ne signifie aucunement que je vote contre les mesures qui leur sont favorables.
Je promets aux vétérans une chose: une franchise froide et brute parfois qui ne daigne pas déplaire, lorsque c'est nécessaire.
C'est pourquoi je vais aujourd'hui exprimer au grand jour ce qui, d'une part, me semble adéquat dans les mesures proposées et ce qui, d'autre part, me semble préoccupant, voire contre-productif dans celles-ci.
Car, oui, l'approche du gouvernement en ce qui concerne les anciens combattants n'est pas parfaite et, oui, il est de mon devoir de porte-parole de l'opposition officielle de faire en sorte que les lacunes importantes soient identifiées.
Identifions alors ensemble ce que sont les mesures mises en avant dans le budget fédéral de 2016 pour les vétérans, celles qui concernent tout particulièrement les prestations financières.
Il est prévu d'accroître le montant maximum de l'indemnité de validité, d'élargir l'accès aux tranches supérieures de l'allocation pour déficience permanente et d'augmenter le bénéfice de l'allocation pour perte de revenus.
Une observation vient immédiatement à l'esprit en ce qui concerne la volonté politique et, dans ce cas-ci, législative du gouvernement libéral de mettre en avant la bonification de ces allocations et avantages.
En effet, celles-ci s'inscrivent dans une approche déjà tracée par le Parti conservateur du Canada depuis 2006, une approche qui consiste à améliorer de façon constante les prestations financières auxquelles ont droit les vétérans en vertu de la Nouvelle Charte des anciens combattants. Cette dernière doit être interprétée et amendée à travers le prisme philosophique de l'arbre vivant, lequel prévoit l'évolution interprétative et législative de nos textes de loi.
C'est pourquoi, dans les dernières années, nous, les conservateurs, en concordance avec cette approche philosophique, avons mis en avant diverses modifications et nouvelles mesures relatives à cette Charte et ayant une incidence positive sur les vétérans. Parmi elles, on trouve l'amélioration de l'allocation pour défiance permanente, la nouvelle allocation de sécurité du revenu de retraite, la nouvelle allocation de secours pour les aidants familiaux et aussi la nouvelle indemnité pour blessures graves.
Tout comme nous, les libéraux s'affairent à rajouter des bénéfices et des allocations à la Charte, en d'autres mots à augmenter les prestations financières ici et là, selon les besoins évolutifs de nos vétérans.
Cela est de toute évidence louable. Toutefois, quelques problèmes criants émanent, selon moi, de la priorité faite par le ministre des Anciens Combattants de poursuivre dans cette voie. En effet, les bonifications dans le budget fédéral de 2016 ne s'attaquent pas aux enjeux les plus urgents dont me font part les vétérans à titre individuel.
En ce qui concerne l'indemnité d'invalidité, l'augmentation rétroactive du seuil maximum exploite des ressources financières considérables, environ 3,7 milliards de dollars qui auraient pu être utilisés à meilleur escient. Par exemple, on aurait pu les utiliser pour bonifier l'aide destinée aux membres de la famille d'un vétéran qui souffre, pour augmenter les services en santé mentale et aussi, et surtout, pour mettre en oeuvre une approche complètement renouvelée en ce qui concerne la transition de la vie militaire à la vie civile et les services bureaucratiques rendus à nos vétérans.
Relativement à ces questions de transition et de services, je crois très sincèrement que nous sommes actuellement à la croisée des chemins en ce qui concerne nos anciens combattants et l'aide qu'on souhaite leur accorder.
Soit que l'on continue à augmenter les bénéfices, puisque cela est la chose la plus facile à faire, soit que l'on attaque le noeud gordien à la base du problème que vivent les anciens combattants dans leur vie de tous les jours. Il s'agit du deuxième combat de leur vie, celui qu'ils doivent livrer chaque jour afin d'obtenir de l'aide et une simple écoute auprès du ministère des Anciens combattants du Canada, lequel, malheureusement, fait trop souvent preuve de rigidité bureaucratique, systématique et calculée.
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PCC (QC)
Le ministre dit vouloir aider les vétérans et c'est bien. Il faut alors qu'il mette fin une fois pour toutes à la bureaucratie parfois abusive du ministère, et qui est empreinte d'un état structurel trop souvent réfractaire aux demandes et aux besoins des anciens combattants.
Prenons acte d'une réalité indéniable: nos anciens combattants ont souffert au front, et ils en reviennent souvent avec des problèmes occasionnant des troubles de santé mentale ou des conditions physiques exécrables. Ces hommes et femmes en uniforme n'ont pas seulement fait des sacrifices d'ordre personnel, ils ont plus que tout consacré leur vie à la sauvegarde du drapeau canadien et ce, par l'entremise d'une défense assumée de nos principes politiques, lesquels vacillent de temps à autre ici même à la Chambre.
C'est pourquoi, pour ceux d'entre eux qui sont forcés de quitter les Forces armées canadiennes pour des raisons médicales, le sentiment en est un, plus souvent qu'autrement, d'amertume, de trahison et de perte de solidarité de la patrie envers leur engagement, et au bout du compte, de leur propre personne.
Le mouvement actuel des anciens combattants comprend une multitude de groupes et de revendications qui traitent souvent de l'augmentation des prestations financières.
Je crois profondément que derrière ces revendications financières, il y a une autre revendication résultant de blessures nettement plus profondes et nécessitant une aide systémique qui va bien au-delà de tout montant d'argent particulier.
Les anciens combattants veulent que l'instance institutionnelle qui leur est vouée, en l'occurrence Anciens Combattants Canada, les respecte. Ce ministère, qui agit à titre de premier acteur auprès de nos vétérans dans le besoin, doit effectuer des changements en profondeur à son approche administrative et à sa culture constitutive. Cela doit se faire de façon pratique, et non seulement dans le cadre d'énoncés sans signification réelle.
Je crois que le ministre des Anciens Combattants doit enclencher une révision complète de la culture administrative de son ministère. Cette révision doit comprendre, entre autres, un examen de la conduite des fonctionnaires, ainsi que des règlements et des structures qui déterminent la pratique de tous les jours de ces fonctionnaires et, finalement, qui déterminent le genre et la nature des services rendus à nos vétérans.
Le ministre doit briser le statu quo. Voilà la vraie tâche qui lui incombe.
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PCC (QC)
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2016-05-06 13:18 [p.3022]
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de son excellente question.
Ce que je tentais justement de dire dans mon discours, c'est que les libéraux mettent en place des mesures pour augmenter les prestations financières, que nous avons faites. Cela doit être fait parce que les groupes d'intervenants des anciens combattants le demandent.
Or je vais plus loin que cela aujourd'hui. Je dis que ce paradigme conçu au Canada depuis 15 ans, bien qu'il soit important parce que les avantages doivent exister, doit aller plus loin. On doit s'attaquer à un des autres problèmes que vivent les vétérans, soit leur relation de tous les jours avec les fonctionnaires et Anciens Combattants Canada. Non seulement la transition n'est pas effectuée adéquatement, mais il y a un problème en ce qui concerne le fait de remplir les formulaires et concernant l'attitude du ministère envers les vétérans.
Nous devons absolument aborder cet enjeu. Nous le faisons d'ailleurs au comité, et c'est pourquoi j'en parle également aujourd'hui.
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PCC (QC)
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2015-12-07 15:37 [p.59]
Monsieur le Président, honorables députés du Parlement, Canadiens et Canadiennes, bonjour à tous.
Je compte partager le temps de parole qui m'est présentement alloué avec l'honorable députée de Yorkton—Melville, ma collègue que je salue et que je félicite pour son élection.
D'entrée de jeu, je tiens à féliciter l'ensemble des parlementaires de la Chambre pour leur victoire électorale ainsi que pour leur engagement fort important à la vitalité des institutions démocratiques qui composent notre système politique.
C'est avec un grand honneur et une immense fierté que je me lève ici pour la première fois, et ce, afin de m'adresser à l'ensemble des Canadiens, tout particulièrement aux Québécois qui résident dans Beauport—Limoilou. C'est à eux que je dois le privilège ô combien incommensurable d'être député de cette institution parlementaire si chère à mes yeux.
Si je suis ici aujourd'hui, c'est également grâce à un certain nombre de personnes importantes dans ma vie. D'abord, il y a mes parents, sans qui tout cela n'aurait pu être possible. Ce sont eux qui, tout au long de ma jeune vie, m'ont guidé, éduqué, instruit et, plus que tout, aimé. Ensuite, il y a ma femme, Pascale, qui est à mes côtés depuis 11 ans déjà, et ce, en me soutenant dans mes diverses entreprises rocambolesques, notamment celles politiques. Enfin, ma fille, Victoria Clarke, me rappelle tous les jours l'essentiel de la vie sur Terre. Je remercie toutes ces personnes chères à mon coeur, incluant mon frère et ma soeur.
En dernière analyse, et non la moindre, j'aimerais remercier l'ensemble de nos aïeux qui ont su bâtir un pays où règnent les principes de la primauté du droit et de la liberté politique.
Le Canada, dans son entièreté, fait partie de mon identité. En effet, je suis issu d'un mariage pancanadien, c'est-à-dire d'une mère canadienne-française de Beauport, au Québec, et d'un père canadien-anglais de Victoria, en Colombie-Britannique. La dualité canadienne, réalité indéniable de notre histoire commune et de notre vie politique antérieure et contemporaine, vit en moi vigoureusement et m'anime à tout instant.
Cette caractéristique personnelle m'enjoint à croire depuis mon plus jeune âge, avec humilité, dois-je préciser avec précaution, que mon investissement au sein de la communauté politique canadienne est de l'ordre du nécessaire.
C'est pourquoi, depuis mon adolescence, j'ai comme objectif singulier et principal de servir mon pays, et conséquemment, mes concitoyens. Ce désir ardent, renforcé par une volonté de fer, m'a poussé, dès l'âge de 18 ans, à m'impliquer activement au sein de la politique canadienne, et dès l'âge de 24 ans, à joindre les rangs des Forces armées canadiennes.
Par conséquent, dans les dernières années, j'ai à la fois milité au sein du Parti conservateur du Canada, servi au sein du 6e Régiment d'artillerie de campagne, à Lévis, oeuvré au sein de ma communauté par l'entremise d'organismes caritatifs et, pour être à même de bien saisir la signification de ces multiples engagements, l'histoire du Canada et son système politique, j'ai complété une maîtrise en sciences politiques.
J'ai demandé et obtenu ma libération des Forces armées canadiennes le 11 novembre dernier, jour du Souvenir. À ce titre, dans ma famille paternelle, nous servons les Forces armées canadiennes de père en fils depuis les années 1890. Ainsi, mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon père, mon frère et moi-même sommes des vétérans.
On comprendra alors pourquoi le privilège d'avoir été nommé porte-parole de l'opposition officielle en matière d'anciens combattants revêt dans mon coeur une symbolique tout à fait particulière qui se rattache à une filiation historique bien ancrée.
À cet égard, je tiens à remercier la leader de notre formation politique pour la confiance qu'elle porte en moi. Notre chef, ainsi que l'ensemble des anciens combattants de ce pays, peuvent compter sur le sérieux que caractérise mon investissement politique de tous les jours, ainsi que sur mon acharnement politique, lorsque nécessaire, qui me permettra de tenir le gouvernement élu responsable de ses actions relativement aux vétérans.
Par ailleurs, j'aimerais présenter à la Chambre mes priorités en tant que député de la circonscription de Beauport—Limoilou. À cet effet, mon équipe et moi voulons accomplir trois grands objectifs que nous appelons les « p »: poursuivre, promouvoir et participer.
Le premier objectif est celui de poursuivre la revitalisation économique du comté. Plus précisément, il s'agit de mettre l'accent sur le développement des axes centraux suivants: celui d'Estimauville, celui des Canardières et des Capucins, la 1re avenue, la 3e avenue, ainsi que la rue Seigneuriale.
Le deuxième objectif, quant à lui, est de promouvoir le flux d'investissements continus dans les infrastructures de proximité.
Enfin, le troisième objectif est de participer à l'épanouissement des nouveaux arrivants et des plus démunis en allant vers eux, en faisant du porte-à-porte durant l'ensemble du mandat, afin de répondre à leurs besoins, et surtout, afin de briser le sentiment d'exclusion sociale.
De plus, l'été dernier, le gouvernement conservateur précédent a annoncé son appui à un projet très important pour ma circonscription et pour l'ensemble de la grande région de Québec. Il s'agit du projet Beauport 2020, lequel consiste à presque doubler la superficie des quais du Port de Québec, avec raison puisque « le Port de Québec est un lieu de transbordement stratégique entre le coeur industriel et agricole de l'Amérique du Nord et le monde. Ouvert à la navigation à l'année, il est l'un des plus importants ports canadiens en termes de tonnage et de retombées économiques. » Par conséquent, j'ose espérer que le nouveau gouvernement va poursuivre dans la même voie en ce qui concerne ce projet qui revêt une importance cruciale tout en s'assurant bien sûr qu'il soit mené à terme en vertu des critères environnementaux les plus stricts qui soient.
Sur une autre note, je crois que rien n'illustre mieux l'idéal de servir son pays que de revêtir l'uniforme militaire pour affronter les dangers qui guettent toute société libre. Justement, nous avons des vétérans courageux qui l'ont fait pour le pays et pour notre liberté, au cours du XXe siècle, dans divers endroits du monde et plus récemment en Afghanistan. Aujourd'hui, au Canada, nous comptons plus de 700 000 anciens combattants; si on y ajoute les membres de leur famille, cela représente des millions d'individus. Tous à leur manière ont servi et servent le Canada.
La chose la plus étonnante que j'ai constatée lors de mes rencontres avec les anciens combattants au cours des dernières années, c'est la passion indéfectible qui est la leur et qui les anime lorsqu'ils parlent du service rendu à leur pays, notamment afin d'assurer un meilleur avenir pour tous, y compris nous, députés à la Chambre?.
Or, dans le discours du Trône de la 42e législature prononcé vendredi dernier, j'ai constaté avec stupéfaction qu'une seule phrase a été formulée à l'égard des anciens combattants. Néanmoins, par l'entremise d'autres moyens de communication, le gouvernement libéral a proposé des mesures qui entraîneront des déficits annuels importants les prochaines années, et ce, même si l'économie canadienne se porte bien, selon le contexte économique mondial.
En effet, le gouvernement propose de faire des déficits à répétition, d'endetter le Canada en période de prospérité économique, d'augmenter les impôts et, ce faisant, de défavoriser la consommation, ainsi que la croissance économique. Cela aura inévitablement pour effet de ralentir la création d'emplois de façon importante.
Dans ce sillage, le gouvernement propose de créer de nouvelles mesures et d'en bonifier plusieurs en ce qui a trait aux anciens combattants, ce qui est très bien. Cela étant dit, là où notre formation politique et la leur font bande à part, c'est que nous, les conservateurs, voulons financer ces mesures avec de l'argent comptant provenant d'une économie saine et non provenant de futurs déficits annuels.
Où est la vitalité à long terme de ces mesures? Comment ces mesures peuvent-elles être permanentes, si elles sont financées avec une dette nationale? Comment le gouvernement peut-il assurer un avenir à long terme pour ces nouvelles mesures gouvernementales, alors que cette avenue elle-même est financée par des déficits? Est-ce en augmentant les taxes et les impôts aux citoyens et aux entreprises?
Mes amis, sachons que c'est un mirage libéral de penser que toutes les nouvelles mesures proposées seront mises de l'avant; du moins elles ne le seront jamais de manière permanente. Sachons que les premiers qui ne croiront pas ce que les libéraux proposent, ce que j'appelle dorénavant le mirage libéral, ce sont les anciens combattants.
Nous, à contrario, nous étions et nous sommes encore pour des mesures viables à long terme pour les anciens combattants, des mesures qui ne reposent point sur des déficits à répétition. À ce titre, sous le précédent gouvernement conservateur, nous avons mis l'accent sur la viabilité à long terme des services essentiels aux anciens combattants. C'est pourquoi nous avons, entre autres, réduit de manière draconienne la paperasserie bureaucratique du ministère, et ce, dans le but de rendre ce dernier plus productif. Cela a permis du même coup d'effectuer une réduction nécessaire des dépenses et, surtout, une amélioration souhaitable en ce qui a trait aux services offerts aux anciens combattants.
Nous avons toujours eu comme premier fondement celui d'assurer une viabilité à long terme des mesures et des programmes relatifs aux anciens combattants tout en ayant une économie forte basée sur des budgets équilibrés et, bien entendu, sur une réduction constante des taxes et des impôts.
Cependant, en ce temps des Fêtes qui débute, nous serons tous appelés bientôt à nous rassembler en famille pour célébrer mais aussi assurément pour nous remémorer les nombreux sacrifices qu'ont fait et que font toujours aujourd'hui nos anciens combattants. C'est d'ailleurs grâce à eux que je me trouve ici aujourd'hui.
En conclusion, je tiens à préciser qu'il ne fait nul doute, dans mon esprit, que tout un chacun ici présent n'espère que le mieux pour les anciens combattants. À cet égard, on trouvera toujours en ma personne un allié pour travailler au bien-être de ceux-ci.
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