Comité
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 6 de 6
Brian Kingston
Voir le profil de Brian Kingston
Brian Kingston
2019-06-18 8:35
Merci, monsieur le président et mesdames, messieurs, les membres du Comité. Je vous remercie de m'avoir invité à participer à vos consultations.
Comme vous le savez, le Conseil canadien des affaires représente les chefs d'entreprise et les entrepreneurs de 150 grandes entreprises canadiennes. Nos membres emploient 1,7 million de Canadiens et représentent la majorité des exportations canadiennes, du mécénat d'entreprises et des investissements du secteur privé en R-D.
Il va sans dire que le commerce avec les États-Unis est essentiel à notre prospérité. L'économie canadienne dépend du commerce international, et les États-Unis sont de loin notre plus important partenaire en matière de commerce et d'investissement. Le commerce des biens et services représente 64 % du produit intérieur brut du Canada. Par ailleurs, les États-Unis étaient la destination de plus de 75 % de nos exportations de biens l'an dernier. Par conséquent, le Conseil des affaires appuie fermement l'ACEUM, l'ALENA 2.0, ou l'AEUMC — peu importe comment nous l'appelons — et demande l'adoption rapide du projet de loi C-100, pour les quatre raisons suivantes:
Premièrement, il protège notre accès au marché. Lorsque les négociations ont commencé, nous avions recommandé vivement au gouvernement que l'important était de « ne pas causer de tort ». Pour éviter de nuire à l'emploi, au commerce et aux investissements, les entreprises canadiennes, américaines et mexicaines devaient conserver leur accès préférentiel au marché et leurs débouchés commerciaux dans chaque pays. Sur ce plan, l'ACEUM est une réussite sur toute la ligne. L'accord négocié est fondé sur l'accès et le traitement réciproques, et aucune entreprise canadienne ne sera confrontée à de nouveaux tarifs ou à d'autres obstacles à l'accès au marché nord-américain.
La deuxième raison est la capacité de cet accord d'éliminer l'incertitude de l'économie. La ratification de l'ACEUM dissipera une grande partie de l'incertitude commerciale qui persiste depuis le lancement de ces négociations. Selon le récent rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada, l'incertitude commerciale pourrait réduire les investissements des entreprises au Canada d'environ 2,5 % d'ici 2021. Comme les États-Unis demeurent un marché clé pour les entreprises canadiennes qui prévoient investir à l'étranger — 65 % de ces entreprises ont d'ailleurs répondu à un sondage d'EDC récemment —, nous croyons que la réduction de l'incertitude dans la relation stimulera considérablement l'investissement et l'économie canadienne en général.
Troisièmement, l'accord modernise l'ALENA. L'ACEUM permettra d'améliorer les relations commerciales puisqu'il vient moderniser des éléments qui étaient devenus obsolètes dans l'ALENA. L'accord est fondé sur le texte du Partenariat transpacifique, qui est notre accord de libre-échange le plus moderne. Par exemple, il contient un chapitre sur le commerce numérique qui interdit l'application de droits de douane et d'autres mesures discriminatoires aux produits numériques. Il garantit également que les données peuvent être transférées librement au-delà des frontières. C'est un exemple des nouveaux chapitres modernes qui ne figuraient pas dans la version initiale de l'ALENA.
Quatrièmement, nous croyons que l'accord améliorera la capacité concurrentielle en Amérique du Nord. Il comprend d'importantes nouvelles dispositions qui aideront le Canada, les États-Unis et le Mexique à établir une relation trilatérale plus productive et mutuellement avantageuse. À titre d'exemple, il y a des chapitres qui portent particulièrement sur la capacité concurrentielle, et un sur les bonnes pratiques réglementaires qui prévoit l'établissement de comités pour la promotion de la croissance économique et le renforcement de la coopération en matière de réglementation. Nous demandons au gouvernement d'établir un mandat solide pour ces comités et de commencer à se préparer immédiatement, de sorte que, lorsque l'accord entrera en vigueur, nous serons prêts à faire des progrès dans ces domaines.
Avant de conclure, j'aimerais parler de l'échéancier. La semaine dernière, un groupe de dirigeants d'entreprise des États-Unis, du Canada et du Mexique se sont rendus à Washington pour discuter de l'ACEUM ou AEUMC, pour rencontrer les démocrates à la Chambre des représentants et, essentiellement, pour voir comment les choses progressent au Congrès. Le message était très clair: la fenêtre pour la ratification se referme extrêmement rapidement. Une fois que les élections présidentielles de 2020 seront lancées, franchement, plus rien ne sera sûr.
Les chefs d'entreprise de toute l'Amérique du Nord appuient la ratification rapide de cet accord pour que l'absence de droits de douane en Amérique du Nord soit maintenue, que l'économie soit plus dynamique et plus concurrentielle et que nous puissions stimuler l'investissement et soutenir la création de bons emplois. Nous nous attendons à ce que le Sénat du Mexique approuve l'accord de libre-échange cette semaine. Nous croyons que si le Canada adopte le projet de loi C-100, il enverra un signal fort au Congrès que cet accord a l'appui des parties et devrait être ratifié.
Sur ce, je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de m'adresser à vous. Je serai heureux de répondre à vos questions.
Brian Kingston
Voir le profil de Brian Kingston
Brian Kingston
2019-05-16 11:01
Merci de me recevoir, monsieur le président.
Mesdames et messieurs, merci de m'avoir invité à prendre part à vos consultations sur le projet de loi C-97.
Comme vous le savez, le Conseil canadien des affaires représente les chefs de direction et les entrepreneurs de 150 grandes sociétés canadiennes dans tous les secteurs et toutes les régions du pays. Nos membres emploient 1,7 million de Canadiens, et ils sont à l'origine de la majorité des exportations canadiennes, des œuvres philanthropiques et des investissements du secteur privé dans la recherche et le développement.
Dans le mémoire prébudgétaire du Conseil, nous avons demandé au gouvernement d'adopter une stratégie globale pour améliorer la compétitivité, diversifier le commerce et attirer les investissements du secteur privé. Entre autres recommandations, nous avons invité le gouvernement à procéder à un examen exhaustif du régime fiscal canadien dans le but de renforcer les incitatifs à l'investissement et à la croissance.
Par conséquent, nous accueillons la décision du gouvernement du Canada d'autoriser la déduction intégrale des investissements dans les machines et le matériel, ainsi que la déduction accélérée pour tous les autres types d'investissements de capitaux. Nous croyons que cette nouvelle mesure permettra, en partie, de compenser les répercussions négatives sur l'économie du Canada des récents changements fiscaux américains tout en créant des incitatifs pour les entreprises canadiennes afin qu'elles réalisent de nouveaux investissements dans la création d'emplois. Dans un récent sondage auprès de nos membres, 25 % des répondants croient que l'Incitatif à l'investissement accéléré se traduira par une augmentation des dépenses en capital dans leurs entreprises.
Nous accueillons également avec plaisir l'introduction du crédit canadien pour la formation figurant dans le budget de 2019. Ce n'est pas un secret que les pressions internationales de concurrents dans le domaine des nouvelles technologies obligent les travailleurs à devenir plus qualifiés, plus rapidement. Reconnaissant ces défis, le Conseil canadien des affaires a lancé la Table ronde du milieu des affaires et de l'enseignement supérieur, également connue sous le nom de TRMAES. Nous l'avons lancée en 2015 afin d'établir des ponts entre des entreprises et des dirigeants du secteur postsecondaire et d'aider les Canadiens à faire la transition entre l'école et le travail.
Une initiative principale dans le cadre de la TRMAES est d'aider 100 % des étudiants canadiens de niveau postsecondaire à obtenir une expérience d'apprentissage intégré au travail, et c'est un programme coop ou un projet de recherche appliquée. Nous croyons que les engagements pris dans le budget de 2019, y compris le soutien à l'apprentissage intégré au travail et la TRMAES précisément, représentent de grands pas pour faire du Canada un des pays les plus qualifiés au monde.
Nous sommes aussi impatients de travailler avec le gouvernement et de consulter nos membres relativement à la conception de la nouvelle Allocation canadienne pour la formation, de manière à ce qu'il puisse atteindre son objectif d'aider les Canadiens à mettre à niveau leurs compétences et à jouer un rôle actif dans l'économie croissante et changeante.
Malgré ces annonces positives, nous estimons que le Canada se heurte toujours à des difficultés sur le plan de la concurrence qui vont beaucoup plus loin que toute mesure unique. Nous continuerons d'exhorter le gouvernement à adopter une stratégie exhaustive pour renforcer la confiance des entreprises, attirer les investissements et permettre la création de nouveaux emplois à valeur élevée. Cela suppose un examen exhaustif du régime fiscal en vue de le réformer et de le simplifier, en plus du rétablissement de notre avantage fiscal de longue date sur les États-Unis.
Selon un récent sondage auprès de nos membres, moins de 10 % des PDG ont dit avoir confiance dans la compétitivité du Canada. Selon ce sondage, le fardeau fiscal et réglementaire combiné aux craintes relatives à la disponibilité des talents, étaient les facteurs ayant la plus grande incidence sur les plans et les décisions d'investissement des entreprises au Canada.
Le budget fédéral a confirmé que l'économie du Canada est passée en vitesse réduite, ce qui démontre la nécessité d'agir pour stimuler la confiance du secteur privé et assurer de bons emplois et une qualité de vie élevée dans l'avenir. Avec une prévision de croissance de seulement 1,2 % cette année, nous croyons qu'il est plus important que jamais que le gouvernement cible très précisément la croissance économique et la compétitivité.
Merci beaucoup de m'avoir fourni l'occasion d'être ici. Je suis impatient de répondre à vos questions.
Brian Kingston
Voir le profil de Brian Kingston
Brian Kingston
2018-05-09 16:05
Merci, monsieur le président.
Je remercie les membres du Comité de m'avoir invité à participer à l'étude du projet de loi C-74.
Le Conseil canadien des affaires représente les chefs de direction et les propriétaires de 150 entreprises canadiennes de premier plan dans tous les secteurs et toutes les régions du pays.
Dans leurs propositions prébudgétaires, les membres du Conseil ont demandé au gouvernement de mettre en place une stratégie pour promouvoir la croissance économique, favoriser les investissements privés et renforcer la compétitivité. Parmi nos recommandations, nous avons demandé au gouvernement de mener un examen approfondi du système fiscal canadien dans le but de renforcer les mesures incitatives à l'égard des investissements et de la croissance. Depuis que nous avons présenté ces propositions au gouvernement, le besoin de mener un examen approfondi est devenu plus pressant à cause de la controverse soulevée par les propositions du gouvernement concernant les placements passifs, et, plus récemment, en raison de la Tax Cuts and Jobs Act adoptée aux États-Unis.
Même si nous accueillons favorablement les modifications apportées aux propositions touchant les placements passifs dans le budget de 2018, nous sommes d'avis que le gouvernement aurait pu en faire davantage pour s'attaquer aux causes du problème. Au lieu de réduire encore plus le taux d'imposition des petites entreprises et de limiter l'accès à la déduction, le gouvernement aurait dû éliminer la déduction à l'égard des petites entreprises dans le cadre d'une initiative plus large de réforme de la fiscalité visant à simplifier le régime.
En ce qui concerne la réforme fiscale aux États-Unis, nous sommes déçus que les défis importants au Canada sur le plan de la concurrence n'aient pas été abordés dans le budget de 2018. Aux États-Unis, le taux effectif marginal d'imposition sur les nouveaux investissements est maintenant de 18,8 %. Il était de 34,6 % auparavant, et il est maintenant inférieur au TEMI de 20,3 % en vigueur au Canada. L'avantage fiscal relatif dont jouissait le Canada par rapport aux États-Unis pendant plus d'une décennie a été éliminé du jour au lendemain.
Selon un sondage récent mené auprès de 90 membres du Conseil canadien des affaires, près de deux tiers des répondants ont mentionné que la réforme fiscale américaine influencera certainement ou probablement les plans de leur entreprise relativement aux investissements futurs. Trois quarts des répondants sont préoccupés ou très préoccupés par la compétitivité du secteur commercial canadien. Selon nous, ces résultats sont fort alarmants dans une période où les investissements directs effectués au Canada ont chuté au point le plus bas depuis huit ans.
Il est temps de suivre les recommandations du Conseil consultatif en matière de croissance économique, qui, dans son rapport définitif, a réclamé qu'un groupe d'experts indépendants mène un examen du système fiscal. Selon les mots employés par les membres du Conseil consultatif, le groupe devrait « se pencher sur des changements aux taux d’imposition des sociétés et des particuliers; sur l’équilibre entre les types d’impôts; et sur l’utilisation d’instruments fiscaux conçus pour appuyer l’investissement ».
Avant de terminer, j'aimerais faire un commentaire sur les perspectives budgétaires. Nous demeurons très préoccupés par le fait que le gouvernement n'a pas dressé de plan clair pour rétablir l'équilibre budgétaire à moyen terme. Entre 2017 et 2023, le gouvernement fédéral prévoit ajouter près de 100 milliards de dollars à la dette, dont le total atteindra presque trois quarts de billions de dollars. Au cours de la même période, on prévoit que l'intérêt sur la dette publique augmentera de 36 %. C'est plus que le double du taux d'augmentation des dépenses sur les programmes directs.
Même si nous partageons l'avis du gouvernement selon lequel des investissements ciblés en infrastructure et en innovation créent le fondement d'une croissance économique à long terme, nous savons aussi, par expérience, que l'augmentation de la dette et des déficits publics ne fera que miner la confiance des consommateurs et des dirigeants d'entreprise et entraîner des répercussions négatives sur la croissance commerciale et la création d'emploi.
Je serai heureux de répondre à vos questions. Merci.
Brian Kingston
Voir le profil de Brian Kingston
Brian Kingston
2017-05-18 15:40
Merci.
Monsieur le président et membres du Comité, merci de nous avoir invités à prendre part à vos consultations sur le projet de loi C-44. Mon allocution sera très brève. Je vais vous présenter un survol des opinions du Conseil sur le budget, puis je m'arrêterai sur les questions relatives aux infrastructures et à l'investissement.
Le Conseil canadien des affaires représente les dirigeants de 150 grandes sociétés canadiennes de tous les secteurs et de toutes les régions du pays. Nos sociétés membres emploient en tout 1,7 million de Canadiens. Elles produisent à elles seules plus de la moitié des actions transigées à la bourse de Toronto. Elles génèrent la plus grande partie de l'impôt fédéral sur les sociétés. Enfin, elles assument la grande majorité de l'exportation, du mécénat d'entreprise et de l'investissement dans la R-D du secteur privé au Canada.
Dans son mémoire prébudgétaire, le Conseil exhorte le gouvernement à cibler très précisément la compétitivité, qui sera cruciale pour assurer une croissance économique à long terme et une meilleure vie pour tous les citoyens du pays. Nous sommes convaincus que le Canada doit établir une stratégie ciblée pour encourager l'investissement dans les jeunes entreprises, pour attirer les capitaux de l'étranger et pour renforcer sa capacité concurrentielle au sein de l'économie mondiale.
Nous avons recommandé au gouvernement, entre autres choses, de simplifier le processus d'approbation des projets d'infrastructure menés par le secteur privé, d'établir un plan global visant à élargir l'assiette fiscale et à réduire les taux d'imposition ainsi que d'élaborer un plan fiscal viable détaillé visant à équilibrer les budgets tout en s'engageant explicitement à maintenir un ratio précis de la dette au PIB. En suivant ces recommandations, le gouvernement placerait le Canada au centre mondial du commerce et de l'investissement. À notre avis, une telle stratégie devient de plus en plus cruciale face au protectionnisme et à la compétitivité qui nous menacent.
C'est pourquoi nous sommes heureux que le gouvernement ait fondé la Banque de l'infrastructure du Canada pour inciter le secteur privé et les institutions à investir dans de nouveaux projets d'infrastructures qui généreront des revenus. Une stratégie ciblant la productivité et les projets d'infrastructures qui stimulent le commerce accroîtra à long terme la compétitivité du Canada. À notre avis, la Banque de l'infrastructure devrait viser à stimuler le développement des projets d'infrastructures — que le gouvernement fédéral ainsi que les instances provinciales et municipales rejetteraient autrement —, en favorisant un processus d'appel d'offres ouvert et concurrentiel.
Soulignons cependant que l'injection de capitaux n'améliorera pas à elle seule les infrastructures. Le gouvernement fédéral peut contribuer à la préparation de nouveaux projets d'envergure en veillant à maintenir des processus d'approbation réglementaire transparents, prévisibles, fondés sur des faits et capables de rendre les décisions très rapidement.
Quant aux investissements de l'étranger — qui constituent un autre volet important du projet de loi C-44, le Conseil canadien des affaires demande depuis longtemps que l'on crée un guichet unique, ce qui attirerait d'importants placements au Canada. C'est pourquoi nous sommes très heureux que le gouvernement annonce son intention de créer l'organisme Investir au Canada. La capacité d'attirer des investissements de l'étranger s'était affaiblie. Au début des années 1980, la part du PIB que produisaient les investissements directs étrangers entrants, les IDE, était plus grande au Canada que dans des pays comme l'Australie, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni. À l'heure actuelle, c'est exactement le contraire. Ces quatre pays attirent plus d'investissements de l'étranger que le Canada, et pendant cette même période, la part que génèrent les stocks d'IDE dans le PIB est tombée de 8 à un peu moins de 3 %. Selon le « Rapport sur l'investissement dans le monde 2016 » de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, le Canada ne se trouvera même pas parmi les 15 plus grandes économies d'accueil de 2016 à 2018. C'est toute une chute, pour un pays qui se trouvait au 11e rang l'année dernière. Ces chiffres proviennent d'un sondage mené auprès de dirigeants de sociétés multinationales. Cette position du Canada nous inquiète profondément.
Nous sommes convaincus que ce futur organisme, Investir au Canada, aidera à renverser ces tendances inquiétantes en attirant des investissements de l'étranger. À notre avis, les investissements étrangers avantagent le Canada, sauf dans certaines circonstances très particulières. C'est pourquoi nous appuyons la hausse du seuil d’examen des investissements prévu dans la Loi sur Investissement Canada à un milliard de dollars comme le propose le projet de loi C-44.
Je conclus ici mon allocution et je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.
Merci.
Andrea van Vugt
Voir le profil de Andrea van Vugt
Andrea van Vugt
2017-05-15 15:46
Merci, monsieur le président et honorables députés.
J'apprécie l'opportunité de prendre part à vos consultations sur le projet de loi C-23. Je serai brève pour que nous ayons beaucoup de temps pour les questions.
Le Conseil canadien des affaires représente les dirigeants et les entrepreneurs des quelque 150 premières sociétés canadiennes provenant de tous les secteurs et régions du pays. Nos membres emploient 1,7 million d'hommes et de femmes, représentent plus de la moitié de la capitalisation de la bourse de Toronto, sont les plus gros contribuables au titre de la taxe fédérale sur les sociétés, et se taillent la part du lion dans les exportations du Canada, en matière de philanthropie d'entreprise et d'investissement du secteur privé dans la recherche-développement.
La santé économique de notre pays dépend en très grande partie de la facilité avec laquelle les biens, les personnes et les investissements franchissent la frontière entre le Canada et les États-Unis. Selon Stephen Schwarzman, président du forum stratégique et politique du président Donald Trump, la relation commerciale entre le Canada et les États-Unis « est vraiment très équilibrée et constitue un modèle à suivre pour les relations commerciales ».
Comme le sait le Comité, le projet de loi C-23 répond à une des principales exigences du plan d'action transfrontalier, visant non seulement l'efficacité mais aussi la sécurité. L'adoption de cette loi offre l'occasion de consolider les progrès réalisés aujourd'hui dans le cadre de cette initiative, initiative que notre conseil appuie vigoureusement.
Les États-Unis peuvent-ils avoir un intérêt à veiller à ce que les voyageurs et les marchandises légitimes puissent traverser la frontière aussi efficacement que possible? La sécurité de notre frontière est un avantage concurrentiel pour le Canada par rapport à tous les pays au monde. Bien que le précontrôle en matière de transport aérien ne soit pas l'apanage du Canada, la possibilité de l'étendre au transport terrestre, ferroviaire et maritime, l'est. C'est une opportunité qui s'offre uniquement à notre pays, et nous devrions en profiter.
Nos amis du Rocky Mountaineer ont déjà parlé de ces avantages lors de notre dernière séance, mais comme chacun sait, les voyageurs qui prennent l'avion cherchent la voie de la plus grande commodité et de la moindre résistance. Le fait de pouvoir passer un précontrôle au canada, de descendre de l'avion et de sauter dans un taxi ou de prendre une correspondance constitue un immense avantage pour le Canada et les Canadiens en visite d'affaires ou autres aux États-Unis. Étendre cette possibilité à d'autres aéroports et d'autres modes de transport nous semble une simple question de bon sens. De plus, donner au personnel frontalier canadien la possibilité de procéder au précontrôle aux États-Unis, donne au Canada un avantage concurrentiel.
Étant donné le désir de notre pays de voir se développer les investissements commerciaux et le tourisme, en particulier l'année de notre anniversaire, il y va clairement de notre intérêt économique de faciliter le franchissement sécurisé de nos frontières. Au-delà de cela, le Canada peut et devrait se servir de cette loi comme d'un tremplin pour aménager des moyens supplémentaires de précontrôle des marchandises afin de soulager les installations frontalières existantes surchargées.
Nous savons qu'il s'agit là d'une entreprise particulièrement complexe, étant donné la multitude d'intervenants ayant un rôle à jouer dans le précontrôle des marchandises du côté des États-Unis, mais il est dans l'intérêt économique du Canada de faire en sorte que cela fonctionne.
En conclusion, nous pensons que cette loi établit un cadre pour une gestion novatrice du risque frontalier, qui devrait servir de modèle au reste du monde.
Sur ces mots, monsieur le président, j'en ai fini avec mes remarques et je me ferai un plaisir de répondre aux questions.
Brian Kingston
Voir le profil de Brian Kingston
Brian Kingston
2016-11-17 11:02
Merci.
Monsieur le président, distingués membres du Comité, je vous remercie de m'avoir invité à prendre part à vos consultations sur le projet de loi C-30.
Le Conseil canadien des affaires représente les hauts dirigeants et les entrepreneurs de 150 entreprises canadiennes chefs de file de tous les secteurs et de toutes les régions du pays. Nos compagnies membres emploient 1,4 million de citoyens, représentent plus de la moitié de la valeur du TSX, versent la plus large part des impôts fédéraux des sociétés et sont responsables de la plupart des exportations, des activités philanthropiques d'entreprise et des investissements du secteur privé en R-D au Canada.
Le Conseil des affaires appuie fortement la ratification et la mise en oeuvre de l'AECG. En son nom, j'aimerais féliciter la ministre Freeland, Steve Verheul, l'équipe d'Affaires mondiales et le gouvernement précédent des efforts qu'ils ont déployés sans relâche pour obtenir la signature de cet accord de calibre mondial.
Nous considérons que l'AECG profitera au Canada et nous en appuyons la mise en oeuvre rapide pour quatre raisons.
Tout d'abord, l'AECG stimulera la croissance économique. Même si cela peut sembler évident, cela mérite d'être souligné, compte tenu de la croissance lente observée au Canada et de par le monde. L'accord sera bénéfique pour les entreprises canadiennes de toute taille en leur donnant un accès préférentiel au bloc économique le plus grand et le plus riche du monde, dont la population compte plus de 509 millions de personnes et dont le PIB combiné s'élève à plus de 17 000 milliards de dollars.
L'Union européenne est le deuxième importateur de biens du monde, ainsi qu'un importateur de services de premier plan. Selon une analyse récente réalisée par le Conference Board du Canada, l'élimination des tarifs sur les biens permettra à elle seule d'accroître de plus de 1,4 milliard de dollars les exportations de marchandises du Canada vers l'Union européenne d'ici 2022. Voilà qui donnera tout un coup de fouet au rendement commercial du Canada, anémique ces temps-ci.
Au Canada, dans des industries comme la transformation des produits alimentaires, les produits chimiques, les sciences de la santé et les services professionnels, l'élimination des tarifs et d'autres obstacles qui nuisent actuellement aux exportations canadiennes permettra de créer des emplois, d'améliorer la productivité et de favoriser la croissance. L'accord profitera également aux consommateurs canadiens en éliminant les tarifs, puisque cela augmentera la concurrence et réduira les prix que paient des consommateurs canadiens, tout en permettant aux entreprises d'avoir accès à des intrants moins chers.
De plus, l'AECG est le premier accord de partenariat économique global conclu avec un pays occidental développé. Voilà qui offre aux entreprises canadiennes un important avantage de précurseur sur leurs concurrents.
Comme les négociations relatives au Partenariat transatlantique de commerce d'investissement entre les États-Unis et l'Union européenne piétinent, les entreprises canadiennes pourront tirer parti de l'avantage qu'elles ont sur leurs concurrentes américaines grâce à leur accès préférentiel au vaste marché européen. De nombreux employeurs canadiens, grands et petits, profiteront de nouveaux débouchés, ce qui pourrait accroître leurs ventes. Cet avantage de précurseur contribuera également à attirer l'investissement au Canada. Les entreprises qui cherchent à accroître leurs ventes en Europe dans le cadre de l'AECG peuvent utiliser le Canada comme plateforme, et nous pensons que cela attirera les investissements et les emplois dans les communautés du pays.
Qui plus est, l'AECG envoie un signal favorable et porteur d'espoir au reste du monde au sujet des avantages que présentent la coopération économique internationale et les marchés ouverts. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le commerce constitue le principal moteur de croissance et de prospérité de pays de toutes les régions du monde. À mesure que les échanges commerciaux ont pris de l'expansion, les revenus ont augmenté et les travailleurs ont profité de nouvelles occasions.
Malgré les avantages nets du commerce, nous assistons malheureusement à une montée du protectionnisme sur la scène mondiale. Selon l'OMC, les économies du G20 ont instauré près de 1 600 mesures de restriction du commerce et n'en ont éliminé que 387 depuis 2008, ce qui a contribué à ralentir la croissance mondiale des échanges. L'OMC prévoit d'ailleurs que le commerce mondial augmentera d'à peine 1,7 % en 2016, ce qui est largement en deçà de la prévision précédente de 2,8 %. Fait notable, si cette prévision s'avère, 2016 sera la première année depuis 15 ans au cours de laquelle le ratio entre la croissance du commerce et le PIB mondial sera inférieur à 1:1. Bref, je considère que l'AECG fait fond sur la réputation d'ouverture au monde du Canada à une époque à laquelle les autres pays se replient sur eux-mêmes.
Sachez enfin que l'AECG contribuera à diversifier les activités commerciales du Canada. Compte tenu du résultat des élections de la semaine dernière aux États-Unis et de l'incertitude que suscite la renégociation potentielle de l'ALENA, les efforts de diversification du commerce du Canada sont plus essentiels que jamais pour assurer notre prospérité collective. Le Canada doit faire tout ce qu'il peut pour trouver de nouveaux clients pour ses exportations et de nouvelles occasions économiques pour ses citoyens. Le meilleur moyen d'y parvenir, c'est de faire du Canada un des marchés les plus ouverts et les plus internationaux du monde dans le cadre d'une stratégie commerciale renouvelée, dont le premier élément serait la mise en oeuvre rapide de l'AECG.
Je conclurai ici mon propos et je répondrai à vos questions avec grand plaisir.
Merci.
Résultats : 1 - 6 de 6

Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes