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Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Cela ne marche pas, monsieur le Président. La relation s'envenime et la situation s'aggrave. S'agissant de la relation avec la Chine, les échecs du premier ministre causent de vraies souffrances pour les Canadiens. Il n'a pas encore nommé d'ambassadeur. Il refuse de téléphoner au premier ministre chinois. Des vies canadiennes sont en jeu et les producteurs agricoles souffrent.
Quand le premier ministre va-t-il enfin traiter cette crise avec le sérieux et l'urgence qu'elle mérite?
Voir le profil de Ted Falk
PCC (MB)
Voir le profil de Ted Falk
2019-06-05 15:03 [p.28584]
Monsieur le Président, comme il produit beaucoup d'énergie propre, le Manitoba peut aider d'autres administrations à réduire leur impact environnemental.
Le Minnesota est prêt à acheter de l'hydroélectricité du Manitoba, de manière à remplacer l'énergie des centrales au charbon de cet État par une source d'énergie propre et renouvelable. L'Office national de l'énergie et le gouvernement du Manitoba ont tous les deux approuvé la construction de la ligne de transport, mais le premier ministre refuse d'autoriser le projet.
Nous savons que le premier ministre manque régulièrement de respect envers les provinces, mais pourquoi punit-il tous les Manitobains et les empêche-t-il de profiter de cette occasion fantastique de vendre de l'énergie propre?
Voir le profil de Robert Sopuck
PCC (MB)
Monsieur le Président, je signale d'entrée de jeu que vous faisiez partie de mon équipe hier et que, grâce à vos efforts, notre équipe a gagné. Merci, monsieur le Président. Ce fut un plaisir de vous avoir comme coéquipier.
J'ai eu l'honneur d'être élu à la Chambre il y aura neuf ans en octobre. J'ai été élu en 2010 avec un gouvernement minoritaire; une autre fois en 2011, cinq mois après ma première victoire, avec un gouvernement majoritaire, puis en 2015. Je sais ce que c'est de faire partie d'un gouvernement minoritaire, d'un gouvernement majoritaire et de l'opposition. J'ai eu l'honneur de passer beaucoup de temps dans l'édifice du Centre. En neuf ans de carrière, j'ai eu beaucoup de chance.
Pourquoi entre-t-on en politique? Bien simplement, c'est pour changer les choses.
Ma transformation politique, d'adolescent sans expérience qui ne connaissait rien en un conservateur en devenir a commencé, à vrai dire, en 1968. Nous habitions à Winnipeg. Je viens d'une famille d'origine tchécoslovaque et nous faisions partie d'une petite communauté tchèque à Winnipeg. En 1968, les Soviétiques ont envahi la Tchécoslovaquie. Notre famille a accueilli des réfugiés de la Tchécoslovaquie. Cela nous amène à réfléchir au pouvoir gouvernemental et à la façon dont un gouvernement peut être une force du mal, mais qu'une personne, moyennant des efforts, peut être une force du bien.
Bien entendu, le fait d'être tchèques nous attire des moqueries. On m'a traité de tchèque sans provision, de tchèque annulé, de tchèque en blanc. Tant que je ne serai pas un faux tchèque, ça ira.
Alors que ma pensée politique évoluait, j'ai fait l'acquisition d'une ferme au sud du Parc national du Mont-Riding. Je rêvais de devenir agriculteur, de vivre de la terre, de construire une cabane en bois rond dans le bois, toutes ces choses.
Je pensais aux possibilités que ce pays offre. Les gens qui prennent des risques peuvent échouer, mais ils peuvent aussi réussir.
Étant donné que ma mère est née en Pologne, je suis d'origine slave. Les gens d'origine slave comme moi ont un penchant immodéré pour les droits de propriété. Nous avons une réaction viscérale lorsqu'il est question de nos biens immobiliers. En regardant le monde qui m'entourait, je pouvais voir qu'il y avait des forces qui menaçaient essentiellement mon mode de vie et celui de tous les autres propriétaires, et je ne parle pas uniquement des agriculteurs; je parle aussi de ceux qui ont bâti quelque chose au cours de leur vie et qui y accordent de l'importance. Lorsque le gouvernement nuit à une telle chose, c'est tout simplement méchant. Les gens ont besoin de vivre dans une société libre et ils doivent pouvoir prendre des risques.
Qu'est-ce qui vient avec une société libre? La responsabilité personnelle. Je commence à en avoir assez que les gens me parlent tout le temps des statistiques sur la criminalité. Je ne mâcherai pas mes mots: on dirait que c'est ma faute quand quelqu'un commet un crime.
La responsabilité personnelle relève de chaque personne. Donc, à la lumière des caractéristiques que je viens d'énumérer, à quel parti politique devrait-on se joindre? Les conservateurs, bien sûr. Ce sont les valeurs que nous défendons.
Je représente une grande région rurale de 66 000 kilomètres carrés. Dauphin—Swan River—Neepawa est l'un des plus beaux endroits au Canada. Ma région est très diversifiée: on y fait de l'élevage, de l'agriculture, de la foresterie, de la chasse, du trappage, de l'exploration pétrolière, et cetera, et pourtant, malgré l'exploitation de toutes ces ressources, elle demeure un endroit d'une beauté extraordinaire.
La conservation figure d'ailleurs parmi les principales activités des habitants de ma circonscription. Les gens dont le travail consiste à couper des arbres passent leur soirée à réaménager des ruisseaux en compagnie des membres de leur groupe de conservation de l'habitat du poisson. C'est ce que font les électeurs de ma circonscription, et je viens dans une colère bleue quand quelqu'un ose s'en prendre à eux. Qu'il s'agisse de défenseurs des droits des animaux, d'extrémistes de l'environnement ou de fanatiques qui veulent leur enlever leurs armes à feu, j'ai beaucoup de mal à me contenir. Je sais que les députés ne sont pas censés se mettre en colère, mais je n'y peux rien. L'injustice subie par les gens comme eux peut seulement me convaincre de défendre encore plus ardemment leur mode de vie.
Je ne crois pas me tromper en disant qu'un certain nombre de mes collègues voient les choses du même œil que moi. Je suis très fier d'être le collègue des députés de Red Deer—Lacombe, de North Okanagan—Shuswap et de Bruce—Grey—Owen Sound.
Je me suis rendu sur la ferme du député de Bruce—Grey—Owen Sound. Je défie n'importe quel environnementaliste d'y aller aussi et d'y trouver la moindre chose qui cloche. Le député prend bien soin de la terre. Il prend aussi soin de la faune et de la flore et du monde qui l'entoure. Le député de North Okanagan—Shuswap a été président de la Fédération britanno-colombienne de la nature. Quant au député de Red Deer—Lacombe, il a fait carrière dans les pêches, tout comme moi, alors les conservateurs n'ont aucune raison de s'excuser pour leur éthique en matière de conservation.
Nous sommes les gens qui obtiennent des résultats. Qui a négocié le traité sur les pluies acides? Brian Mulroney. Qui a négocié le traité sur l'ozone? Brian Mulroney. Quand j'entends toutes ces choses à propos de l'environnement, je sais une chose: les conservateurs peuvent être très fiers de leur apport dans ce domaine.
Je n'ai pas voyagé aussi loin que mon ami de Chatham-Kent—Leamington. Je suis resté à la maison et j'ai consacré tout mon temps aux travaux des comités des pêches et de l'environnement, ce que j'ai beaucoup aimé. Nous avons traité des projets de loi très controversés, comme le projet de loi C-69, le projet de loi C-68, la LCEE 2012 et ainsi de suite. Je dois cependant dire que j'ai vraiment pris plaisir à mon travail au sein du comité des pêches parce que, aussi étrange que cela puisse paraître, la collaboration était de mise. C'est un groupe très collégial et la plupart des rapports ont été unanimes. Je vois que le président du comité des pêches est ici et je tiens à le remercier de son travail pour les pêches canadiennes.
Revenons à ma circonscription. Que dire des gens de notre circonscription? Ils nous accordent leur confiance. Rien ne me fait plus plaisir que lorsqu'une personne que je ne connais pas vient me dire qu'elle a voté pour moi. C'est quelque chose, non? Cela nous est arrivé à tous, car nous ne pouvons pas connaître tous les habitants de notre circonscription.
Je tiens évidemment à remercier les associations de circonscription et les bénévoles. Le regretté Jeff MadDonald était mon mentor, de même que Bob Lepischak. Je remercie tous ces gens qui ont travaillé tellement fort, les solliciteurs de fonds, les associations et tous les autres.
Que puis-je dire de ma famille et de ma chère Caroline? Je sais qu'elle nous regarde — bonjour, chérie. Elle était ma meilleure conseillère politique. Comme je l'ai dit, c'est une épouse qui faisait mes éloges quand il le fallait et qui me faisait savoir ce qui n'allait pas quand il le fallait aussi.
Caroline m'a envoyé un texto. Aujourd'hui, elle est allée planter des tomates dans le jardin. Elle est ce qu'on appelle une « fille des bois », expression que j'utilise avec le plus grand respect. Elle vit dans les bois et sait comment se débrouiller.
Tony et Marsha sont nos enfants, qui sont mariés respectivement à Lainee et Graham. Nous avons trois petits-enfants absolument magnifiques, Eden, Senon et Esmee. L'une des raisons de mon départ est que je veux passer du temps avec mes trois petits-enfants à la ferme. Ils adorent la ferme. Ils adorent éviscérer un canard, nettoyer un poisson, conduire un quatre-roues et faire toutes ces choses avec leur père.
Je remercie mon frère et ma sœur, Tim et Joyce, de leur soutien au fil des ans. Je remercie également les voisins. Les gens qui vivent en milieu rural savent à quel point les voisins sont importants. Quand mon épouse Caroline est seule à la ferme, je sais que les voisins sont là pour elle. C'est très important.
Je remercie ma mère et mon père, Joe et Ida Sopuck. Ils sont malheureusement décédés. Les deux sont nés en Europe de l'Est: mon père en Tchécoslovaquie et ma mère en Pologne.
Je remercie mes mentors, notamment Alan Scarth, un avocat de Winnipeg spécialisé dans l'environnement et un grand philosophe qui m'a aidé; Ted Poyser, qui a été chef de cabinet de Duff Roblin — je vais parler de Duff dans un instant; Charlie Mayer, que beaucoup de députés connaissent puisqu'il a représenté une partie de ma région; et le vénéré Harry Enns, le député provincial qui a servi le plus longtemps dans l'histoire du Manitoba.
Harry m'a donné quelques conseils très politiques. Il m'a dit: « Robert, mon gars, il y a deux choses auxquelles un politicien ne renonce jamais. Il ne laisse jamais passer la chance de prononcer un discours ou d'aller aux toilettes. » Quand on a une circonscription aussi grande que la mienne, on sait où se trouvent tous ces endroits. J'en resterai là.
Je remercie mes employés d'Ottawa, Branden et Alex, qui sont actuellement au bureau, ainsi que Duncan, Brett, Jay, Dan, Olivier, Kyle, et le personnel de mon bureau de circonscription, Judy, Janell, Megan, Grace, Nellie et Valerie. Je suis désolé de parler si vite, mais je n'ai pas le temps de ralentir.
Je tiens à remercier le personnel de la Chambre des communes, les agents de sécurité et les conducteurs d'autobus. Ils sont le sel de la terre. Comme l'a dit le député de Battle River—Crowfoot, j'étais ici, en octobre, lors de l'attentat sur la Colline du Parlement. Nous ne pouvons jamais oublier les gens qui sont prêts à nous servir de bouclier. Ils méritent tout notre respect.
Pour terminer, je remercie mes collègues des quatre coins de la Chambre. J'ai noué des amitiés qui dureront longtemps. Notre équipe est tellement importante. Je remercie tout spécialement le caucus du Manitoba — le député de Brandon—Souris, le député de Selkirk—Interlake—Eastman, la députée de Portage—Lisgar et le député de Provencher — de leur aide, de leur soutien et, oui, de leur amour au fil des ans.
Moi aussi, je souhaite parler de l'époque du premier ministre Harper, qui, l'histoire le prouvera, est l'un des meilleurs premiers ministres que le Canada ait connu.
À la fin de mon aventure politique, je peux dire que ce fut un honneur et un privilège de siéger aux côtés de tous mes collègues, quel que soit leur parti.
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PCC (MB)
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2019-06-05 22:31 [p.28644]
Monsieur le Président, je tiens à remercier mon collègue le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola d'avoir partagé son temps de parole avec moi ce soir. Cela me permettra de me concentrer sur un problème en particulier. Il a dit que je pourrais parler de bien des problèmes, mais je vais m'en tenir à un seul ce soir.
Dans son projet de loi d'exécution du budget, le gouvernement libéral a glissé des changements importants aux dispositions législatives canadiennes sur les réfugiés. En fait, les libéraux ne voulaient même pas faire examiner la section 16 par le comité de l'immigration. Heureusement, l'ancien président libéral du comité, qui, je pense, s'oppose vivement aux changements proposés par son propre gouvernement, a réussi à faire en sorte que le comité soit saisi de ces changements.
J'aimerais expliquer pourquoi les changements proposés, c'est trop peu, trop tard. Il se peut fort bien qu'ils soient jugés non conformes à la décision prise par la Cour suprême dans les années 1980 dans l'affaire Singh.
Depuis que des gens ont commencé à franchir la frontière entre les ports d'entrée en nombres comme ceux que nous voyons depuis quelques années, les libéraux n'ont absolument rien fait pour éliminer l'échappatoire que contient l'Entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis. Certains députés à la Chambre souhaitent voir disparaître complètement cette entente, mais les fonctionnaires, qui sont en communication constante avec leurs homologues américains, restent convaincus que les États-Unis respectent l'esprit de l'entente.
Ce que nous ne savons pas, par contre, est si le gouvernement libéral a tenté de renégocier l'entente. Il est encore plus difficile d'obtenir une réponse directe du ministre de l'Immigration que d'amener le ministre des Finances à nous dire quand l'équilibre budgétaire sera rétabli.
Je crois comprendre en outre que la section 16 a été la source d'une grande consternation au sein du caucus libéral. C'était tout un revirement par rapport à la position antérieure voulant qu'il soit impossible de faire quoi que ce soit en raison des obligations du Canada et des lois internationales. On ne sait comment, ce changement, venu de nulle part, semble avoir obtenu l'approbation du ministère de la Justice.
Les changements proposés par les libéraux ont été critiqués par pratiquement tous les professionnels de l'immigration au Canada et sont peu susceptibles de résister à une quelconque contestation devant les tribunaux. Nous avons demandé l'examen fondé sur la Charte de la mesure législative, mais le gouvernement ne nous l'a pas encore fournie. Tout ce qu'il nous a fourni est une réponse très générale indiquant qu'elle était conforme.
De nombreuses personnes ont témoigné devant le comité de l'immigration et ont dit que ces changements risquaient même d'accroître l'arriéré administratif et le fardeau qui pèse sur le système de détermination du statut de réfugié, car on orienterait les gens vers l'examen des risques avant renvoi. Ce changement a également soulevé des inquiétudes, qui sont attribuables au fait que ce processus serait mené par des fonctionnaires du ministère plutôt que par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, qui est indépendante et quasi judiciaire.
Après avoir ignoré les préoccupations concernant leur réaction face à l'afflux de personnes traversant la frontière pour demander l'asile, les libéraux ont mis près de deux ans et demi pour présenter une mesure législative. En fait, ils l'ont insérée dans le projet de loi d'exécution du budget, et le comité de la citoyenneté et de l'immigration n'a même pas eu le droit de l'amender. Les libéraux ont voulu la faire adopter à la hâte et ont essayé de limiter les retombées politiques. Cela ressemble à la façon dont ils ont présenté la question des accords de suspension des poursuites dans l'affaire SNC-Lavalin.
Pour ajouter à la confusion, il y a des informations contradictoires dans les médias quant à savoir si les libéraux ont tendu la main aux Américains pour modifier l'Entente sur les tiers pays sûrs. Selon l'Agence des services frontaliers du Canada, ils ont eu des discussions fructueuses avec leurs homologues américains, mais ni le ministre de la Sécurité frontalière ni le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté n'ont voulu dire s'ils voulaient ou non modifier l'Entente sur les tiers pays sûrs.
De plus, le Bureau du vérificateur général vient de donner aux libéraux une note d'échec pour leur gestion du système canadien d'accueil des réfugiés. Le vérificateur général a clairement indiqué que le gouvernement n'avait « pas traité les demandes d’asile avec efficience et dans un délai convenable ».
La vérification a révélé que les libéraux n'ont pas réagi adéquatement à l'afflux de personnes qui ont traversé la frontière en provenance des États-Unis, et le vérificateur général a mis au jour de graves inefficacités, qui contribuent à d'importants retards.
Ces retards dans le traitement des demandes ont causé une augmentation des coûts totaux pour tous les ordres de gouvernement pour des éléments comme le logement, l'aide sociale et les soins de santé. Ce rapport a confirmé que les libéraux ont réagi de manière incroyablement lente. Ils auraient dû réagir immédiatement, plutôt que d'attendre deux ans.
Le vérificateur général a effectué cet audit, disant que c'était parce que « le nombre croissant de demandes d’asile met à l’épreuve la capacité du système de détermination du statut de réfugié du Canada de traiter les demandes dans un délai convenable ».
Selon le rapport, si les libéraux n'améliorent pas le système, les dossiers continueront de s'accumuler et les délais d'attente de s'allonger. Selon les prévisions, si le nombre de nouveaux demandeurs d'asile se maintient à environ 50 000 par année, le délai d'attente d'une décision augmentera pour atteindre cinq ans d'ici 2024, ce qui est plus du double du délai d'attente actuel. Il va sans dire que ces délais coûtent des millions de dollars aux contribuables et grèvent les ressources des provinces et des municipalités.
Dans le rapport, il est écrit qu'environ 65 % des audiences de demandeurs d'asile sont reportées au moins une fois avant qu'une décision soit rendue, ce qui veut dire que, pour les personnes qui demandent une décision de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, les délais pour déterminer si leur demande est recevable ou si elles recevront un ordre d'expulsion sont plus longs.
Les libéraux ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Le vérificateur général a été clair lorsqu'il a déclaré que les reports « avaient été causés par des problèmes administratifs qui relevaient du contrôle du gouvernement ».
Le vérificateur général a aussi mis en lumière le fait que, bien que le gouvernement enregistre les documents d'identité des demandeurs d'asile, certains étaient illisibles.
De plus, le vérificateur général a prélevé un échantillon des demandes d'asile et a signalé que le gouvernement n'avait pas vérifié le casier judiciaire ni déterminé l'identité de 400 personnes. Le vérificateur général a conclu que ni l'Agence des services frontaliers du Canada ni le ministère de l'Immigration ne s'étaient assurés de la vérification systématique du casier judiciaire.
Il y a un manque de leadership au sommet de la hiérarchie qui se répand dans l'ensemble du gouvernement. Si les libéraux ne peuvent pas gérer adéquatement le système d'immigration et d'octroi de l'asile, il est temps d'avoir un nouveau gouvernement. Les libéraux devraient cesser de blâmer les autres et ils devraient assumer leurs responsabilités. Ils ont eu des années pour apporter les changements nécessaires afin d'améliorer l'efficacité, et maintenant tout le système est engorgé pour des années à venir.
Si les libéraux estiment que les modifications proposées dans la loi d'exécution du budget constituent un pas dans la bonne direction, ils devraient écouter la multitude de personnes qui les dénoncent, disant que cela ne fera que créer plus de confusion. Ce que nous aurions aimé voir, c'est un engagement concret à régler la situation une fois pour toutes.
L'année dernière, j'ai écrit au directeur parlementaire du budget pour demander une analyse financière complète de la situation concernant les entrées illégales au Canada. Cette demande découlait des renseignements financiers insuffisants qu'avait fournis le gouvernement libéral.
Depuis janvier 2017, plus de 40 000 personnes ayant traversé la frontière ont été interceptées par la GRC au Manitoba, au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Le directeur parlementaire du budget a révélé que ces personnes ont coûté 340 millions de dollars aux contribuables en 2017-2018, 368 millions de dollars cette année et, si un nombre semblable de personnes traversent la frontière l'année prochaine, il en coûtera encore 396 millions de dollars. On prévoit que cette situation coûtera au moins 1,1 milliard de dollars au cours de ces trois exercices seulement, tandis que les coûts ne feront qu'augmenter à mesure que les délais de traitement des demandes à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié s'allongent.
Ces chiffres ne représentent que les dépenses du gouvernement fédéral et ils excluent les centaines de millions de dollars que les provinces et les municipalités doivent débourser pour le logement et l'aide sociale.
Les chiffres présentés dans le rapport sont alarmants. Si les libéraux ne font rien pour éliminer l'échappatoire dans l'Entente sur les tiers pays sûrs ou pour dissuader les gens de traverser la frontière, on peut s'attendre à ce que l'ensemble des coûts continue à augmenter.
Dans son rapport, le directeur parlementaire du budget a souligné que le coût moyen par demande d'asile passera de 14 321 $ à 16 666 $ d'ici 2019-2020, à mesure que l'arriéré continue à croître.
Cette augmentation des coûts s'explique par le fait que, tandis que les demandeurs d'asile sont au Canada en attendant leur audience relative à leur statut de réfugié, ils sont admissibles à divers services gouvernementaux. De plus, les demandeurs d'asile qui sont déboutés par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié peuvent interjeter appel de la décision, ce qui peut coûter jusqu'à 33 738 $ au moment où l'appel est entendu.
Le directeur parlementaire du budget a également révélé que seulement 18 % des personnes qui traversent la frontière ont été entendues lors d'une audience de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié et que seule une fraction des demandeurs déboutés ont été expulsés du pays.
À cause de cet afflux de nouveaux arrivants, les ressources de tous les organismes prenant part à ce processus ont subi des pressions énormes, ce qui a entraîné des retards dans le traitement de ces demandes.
En conclusion, non seulement je m'oppose à la section 16, mais je veux aussi que les libéraux se mettent immédiatement au travail pour renégocier l'Entente sur les tiers pays sûrs. Ce n'est qu'à ce moment-là que nous pourrons rétablir la confiance dans notre système de détermination du statut de réfugié et annuler les changements irréfléchis comme ceux prévus dans le présent projet de loi d'exécution du budget.
Voir le profil de Larry Maguire
PCC (MB)
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2019-06-05 22:42 [p.28646]
Monsieur le Président, je remercie le député de sa question et je le félicite d'avoir été nommé président du comité de l'immigration.
Pour répondre à sa question, non, je ne suis pas en faveur de la section 16. S'il avait écouté mon allocution, il saurait que nous considérons que des mesures encore plus énergiques sont nécessaires pour indiquer plus clairement comment traiter les problèmes à la frontière.
Pour ce qui est des personnes qui traversent la frontière ailleurs qu'aux postes frontaliers, le gouvernement a eu une idée tout à fait inattendue qui, je crois, a surpris la moitié de son propre caucus. Selon moi, il faut faire preuve de cohérence dans la façon d'approcher la question.
Comme l'a déclaré le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola il y a quelque temps, le budget manque de cohérence et la façon dont le gouvernement gère la situation des personnes qui traversent illégalement la frontière est un autre exemple d'incohérence. Il a fallu attendre deux ans avant que les libéraux parlent aux Américains pour leur demander s'ils pouvaient entamer le processus.
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PCC (MB)
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2019-06-05 23:14 [p.28650]
Monsieur le Président, que les députés soient rassurés, mon allocution sera plus calme et plus posée que celle qui l'a précédée. Les députés et bien des gens qui nous regardent à la télévision ce soir seront peut-être très heureux de ce répit. J'aimerais également mentionner que je vais partager mon temps de parole avec le député néo-démocrate de Beloeil—Chambly. Je vais faire cela pour le NPD.
Je suis heureux d'intervenir sur le projet de loi d'exécution du budget. À mon avis, ce projet de loi et le budget lui-même ne servent qu'à essayer de faire oublier les scandales et les échecs des libéraux. Avant d'aller plus loin, j'aimerais faire une petite mise en contexte.
J'ai fait mon entrée dans le monde du travail en 1975, à l'âge de 15 ans. J'avais décroché un boulot chez Steinbach Toyota: je lavais des voitures. Je travaillais pour un monsieur du nom d'Henry Kliewer. Ce monsieur m'a montré comment laver des voitures. Avec lui, j'ai appris à aimer les véhicules propres et tout ce qu'il faut savoir sur l'esthétique automobile. Il était pointilleux, très minutieux et exigeant dans tout ce qu'il faisait.
Un jour que nous traversions son atelier à l'arrière de la concession, j'ai remarqué un sou par terre alors que nous approchions de la salle d'exposition. J'étais sur le point de le pousser du pied. Voyant ce que j'allais faire, il a ramassé le sou et il a dit: « Voilà un sou pour lequel je n'aurai jamais à travailler. Je vais te dire une chose: c'est avec des sous qu'on fait des piastres. » Je ne l'ai jamais oublié. C'était en 1975, je gagnais 1,95 $, mais lui faisait attention à la petite monnaie.
Je peux tracer un parallèle entre cette anecdote et la situation d'aujourd'hui. Quel privilège que celui d'être ici et de parler des finances du Canada. C'est un privilège extraordinaire qui suscite en moi un sentiment d'humilité. Aujourd'hui, par contre, c'est à des millions de dollars qu'il faut faire attention parce qu'un budget fédéral se calcule en milliards de dollars. Si nous gérons bien les millions de dollars qui nous sont confiés en tant que députés, avec ces millions, nous ferons probablement des milliards.
Parlons donc de ces millions de dollars auxquels on n'a pas fait assez attention.
L'actuel gouvernement libéral, avec à sa tête le premier ministre, a donné de l'argent des contribuables canadiens à la Fondation Clinton. Il en a donné au Hamas. Il a convaincu le gouvernement indien d'investir 250 millions de dollars au Canada, mais seulement après que nous avons accepté d'investir 750 millions en Inde. On voit tout de suite que l'équation ne fonctionne pas.
L'arrivée de migrants illégaux à notre frontière avec les États-Unis est une véritable crise. Cette crise nous a coûté environ 200 millions de dollars en 2017 et 400 millions en 2018. En 2019, c'était 600 millions de plus. Nous avons déjà payé 1,1 milliard de dollars parce que notre frontière est mal gérée et que des migrants illégaux ont pu entrer au pays, et nous avons payé la note. De plus, cela a entraîné des dépenses supplémentaires pour les municipalités et les provinces. On prévoit que cette somme devrait grimper à près de 2 milliards de dollars l'an prochain.
Passons au projet d'expansion du réseau Trans Mountain. La société Kinder Morgan était propriétaire du pipeline Trans Mountain. Elle l'évaluait à 600 millions de dollars et elle avait investi 1,2 milliard de plus en vue de la construction d'un deuxième pipeline. C'est ce qu'on appelle le projet d'expansion du réseau Trans Mountain. Le gouvernement actuel a décidé d'acheter le pipeline actuel et les investissements déjà faits dans le projet d'expansion pour 4,5 milliards de dollars, puisés à même l'argent des contribuables canadiens.
Kinder Morgan avait investi 1,8 milliard de dollars dans ce projet. Le gouvernement libéral est allé voir l'entreprise et lui a offert 4,5 milliards de dollars pour ses installations de 1,8 milliard de dollars. Kinder Morgan a donc réalisé un gain en capital de 2,7 milliards de dollars. Ce sont des deniers publics qui ont quitté le pays, qui ne serviront pas au secteur canadien des ressources et qui sont allés aux riches investisseurs texans de Kinder Morgan, qui était propriétaire de l'oléoduc Trans Mountain.
Le Canada n'a pas exercé une saine gestion de ses millions de dollars. Il a donné 2,7 milliards de dollars des contribuables canadiens à des investisseurs américains. En plus, le Canada aurait pu avoir droit à des investissements supplémentaires de Kinder Morgan avoisinant les 10 milliards de dollars si l'entreprise avait pu procéder à l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain. Ce sont, encore une fois, les contribuables canadiens qui devront payer.
Le Canada n'a pas exercé une saine gestion de ses millions de dollars sous le règne du gouvernement libéral et du premier ministre. Ce fut un échec et ce sont les contribuables canadiens qui devront essuyer la facture.
Le Canada a donné 10,5 millions de dollars à des terroristes notoires. Il a versé des millions de dollars à Bombardier au Québec. Il a acheté de vieux CF-18 australiens tout rouillés pour équiper ses forces armées et regarnir sa flotte d'aéronefs. C'est de l'argent que nous ne reverrons jamais.
Nous sommes en train de débattre d'un projet de loi d'exécution du budget que le gouvernement a présenté à la Chambre — un budget qui n'est toujours pas équilibré. Les libéraux prévoient encore une fois un déficit de 20 milliards de dollars.
J'ai travaillé pendant 30 ans dans le système des coopératives de crédit. Au cours de 17 de ces années, j'ai présidé la plus grande coopérative de crédit du Manitoba. Je suis bien placé pour savoir que, lorsque l'économie va bien, c'est le temps d'épargner en vue des périodes difficiles qui ne manqueront pas d'arriver.
On nous a promis des jours ensoleillés, mais ces jours-là sont passés. En fait, je pense qu'ils l'étaient au lendemain des élections. Des nuages sombres se profilent à l'horizon. Il fallait investir l'argent et l'épargner quand le soleil brillait. Mon expérience dans le système des coopératives de crédit m'a permis de le constater à maintes reprises. Les gens qui ont la sagesse d'épargner pendant les périodes fastes arrivent à bien gérer leurs finances en fin de compte.
Les députés libéraux se vantent dans cette enceinte de leurs bons résultats financiers en invoquant la bonne tenue de l'économie canadienne. Ils nous parlent des nombreux emplois qu'ils ont créés et de l'essor de l'économie. Pourtant, la croissance économique n'est pas aussi forte qu'ils le prétendent, car si c'était le cas, ils seraient parvenus à dégager des excédents et à réduire la dette nationale, de manière à ce que nous ayons des réserves pour affronter la tempête qui viendra un jour.
C'est lorsque l'économie va bien qu'on peut faire ce genre de chose, et les libéraux veulent faire croire aux Canadiens que nous traversons une période de bonne croissance économique. Si tel est le cas, pourquoi le budget est-il encore déficitaire? Il nous faut atteindre l'équilibre budgétaire. Le premier ministre a promis en 2015 que l'équilibre serait atteint au plus tard en 2019, mais ce n'est pas ce qui s'est passé.
On s'attendait à ce que le budget de cette année soit à saveur électorale, c'est-à-dire rempli de bonnes nouvelles. Il prévoit pourtant 41 milliards de dollars de nouvelles dépenses d'ici cinq ans. Il devait s'agir d'un budget accrocheur, avec tout ce qu'il faut pour séduire les Canadiens. Or, avec tous les scandales et les fiascos auxquels on a eu droit de la part du gouvernement, on en a à peine parlé le jour où il a été annoncé. Les 41 milliards de dépenses additionnelles sur cinq ans n'ont pas suffi à détourner l'attention des contribuables canadiens des échecs et des scandales du gouvernement libéral.
Voir le profil de Ted Falk
PCC (MB)
Voir le profil de Ted Falk
2019-06-05 23:25 [p.28651]
Monsieur le Président, je tiens à remercier le député de Winnipeg-Sud de ses compliments à l'égard de ma circonscription. Lorsqu'il a besoin de bons employés au bureau de sa circonscription, il vient dans la mienne me voler des résidants de Provencher. C'était probablement le seul libéral de ma circonscription et il l'a eu, tant mieux pour lui.
Environ 40 000 personnes ont immigré illégalement au Canada au cours des trois dernières années, et pas toutes en traversant la frontière à Emerson. La plupart ont traversé la frontière au chemin Roxham, au Québec. Tout cela à la suite d'un petit message irréfléchi sur Twitter qui disait: « Bienvenue au Canada ». Peu importe de qui il s'agit ou d'où ils viennent, ils sont les bienvenus ici au Canada et, en passant, cela va nous coûter 1,4 milliard de dollars et nous enfoncer un peu plus dans les dettes. Voilà ce qui s'est passé.
Ce député est un député ministériel. Pour l'instant, le premier ministre veut empêcher sa province d'exporter l'énergie hydroélectrique propre et renouvelable du Manitoba vers le Minnesota. Il veut empêcher la construction de la ligne de transmission.
Pourquoi le député n'encourage-t-il pas le premier ministre à signer l'entente que l'Office national de l'énergie et la province ont déjà approuvée?
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PCC (MB)
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2019-06-05 23:27 [p.28651]
Monsieur le Président, comme le député le sait, en 2015, nous avons laissé un budget équilibré. Le pays venait alors de traverser la pire récession économique depuis la Grande Crise. Nous sommes parvenus à traverser cette période sans trop de mal. Le Canada en est sorti moins amoché que les autres pays du G7. C'était grâce à Stephen Harper, que le député de Winnipeg-Nord a tellement en haute estime que, ce soir, il ne cesse de parler de l'excellent travail qu'il a accompli. Les livres d'histoire diront que le Stephen Harper a été le plus grand premier ministre du Canada. Le député de Winnipeg-Nord a reconnu ce soir l'excellent travail réalisé par Stephen Harper, et je suis ravi qu'il en soit aussi épris.
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PCC (MB)
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2019-06-05 23:29 [p.28651]
Monsieur le Président, au Canada, nous sommes choyés de pouvoir compter sur d'immenses ressources naturelles. Notre plus grand défi consiste à trouver une façon de les acheminer vers les marchés. Les ressources naturelles sont un dossier qui me tient beaucoup à cœur.
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PCC (MB)
Monsieur le Président, aujourd'hui, un vote doit avoir lieu très tard en soirée, à 23 h 25. Je sais que nous prévoyons tous être ici pour y participer, mais je voudrais proposer une motion que j'ai distribuée aux autres partis. Je crois que nous pourrions passer au vote tout de suite après la période des questions orales, ce qui permettrait probablement une meilleure organisation des travaux. Nous avons envoyé une copie de la motion plus tôt.
Je voudrais proposer que, nonobstant tout article du Règlement, ordre spécial ou usage habituel de la Chambre en ce qui concerne les travaux de la Chambre aujourd'hui, le vote par appel nominal différé sur la motion de l'opposition inscrite au nom du député de Louis-Saint-Laurent, prévu ce soir à 23 h 25, soit différé à nouveau jusqu'à immédiatement après la fin de la période prévue pour les questions orales plus tard aujourd'hui; qu'à la conclusion de l'étude à l'étape du rapport du projet de loi C-97, Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 19 mars 2019 et mettant en œuvre d'autres mesures, ou des déclarations de députés qui ne se représentent pas...
Des voix: Non.
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, Manitoba Hydro prévoit construire une ligne de transport vers les États-Unis pour y exporter de l’énergie propre et verte. Contrairement à l’inutile taxe sur le carbone des libéraux, le projet de transport Manitoba-Minnesota serait bénéfique pour l’environnement, car il accroîtrait le recours à l’énergie verte. Des consultations ont été menées pendant cinq ans, et ce projet a reçu l’aval de l’Office national de l’énergie et de la Commission de protection de l’environnement du Manitoba.
Pourquoi le premier ministre fait-il obstacle à ce projet et empêche-t-il sa mise en chantier?
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, c'est une pure invention. La ligne d'Hydro-Manitoba a été approuvée par deux organismes de réglementation indépendants, et toutes les questions en suspens ont été résolues. Ce projet réduirait les émissions en fournissant de l'électricité propre aux régions des États-Unis qui brûlent du charbon. Cependant, le premier ministre bloque ce projet écologique et fait ainsi perdre des centaines de millions de dollars aux Manitobains, ainsi que des emplois aux Canadiens.
Le premier ministre fait de l'ingérence politique et tente de faire échouer un autre projet énergétique canadien. Pourquoi?
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PCC (MB)
Monsieur le Président, les libéraux doivent refaire leurs devoirs à l'égard du plan d'aide aux médias. En nommant Unifor, un syndicat ouvertement anti-conservateur au sein du groupe d'experts responsable, le premier ministre compromet non seulement l'indépendance des médias, mais aussi la crédibilité du groupe. Même l'Association canadienne des journalistes dénonce le manque de transparence du sauvetage.
Le premier ministre commencera-t-il à respecter les journalistes et remédiera-t-il à ce gâchis qu'il a créé?
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, en ce qui a trait au groupe, les libéraux font preuve d'un manque total de respect envers les journalistes. Le premier ministre se sert du groupe à ses propres fins politiques. Nous avons appris que les membres du groupe seront muselés, qu'ils ne pourront pas discuter de ceux qu'ils auraient rejetés. Devinons quoi? Si le premier ministre n'aime pas la décision du groupe, il va passer outre, alors il n'y a pas d'inquiétude à y avoir. Quelle reddition de comptes et quelle transparence! Ce groupe ne montre aucun respect pour les journalistes.
Pourquoi le premier ministre tente-t-il toujours de s'ingérer dans les processus démocratiques à ses propres fins politiques?
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